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MEDIATHEQUE2015


Un bon travail d’équipe entre le lycée Jacques Prévert de Pont-Audemer, la Médiathèque de Lisieux et la Société historique de Lisieux  :


Dans le cadre de la mission du centenaire 1914 – 1918, la bibliothèque patrimoniale de Rouen a lancé un appel à projet auprès des lycées haut-normands. Sept établissements ont répondu présents pour la transcription puis l’enrichissement d’un manuscrit inédit, le Journal de Guerre de Jean Gaument.

L’auteur, Ferdinand Verdier de son vrai nom, fut à la fois écrivain et professeur de lettres au collège de Lisieux jusqu’en octobre 1916, avant d’obtenir sa mutation pour Elbeuf. Réformé pour raison de santé, il retrace la vie quotidienne à l’arrière, du 10 août 1914 au 11 novembre 1918.

C’est ainsi qu’en octobre nous avons été contactés par Nathalie Verstraete, professeure d’histoire au lycée Jacques Prévert de Pont-Audemer (Eure). Une classe de seconde et une autre de 1ère ESL faisaient une recherche sur les mémoires de Jean Gaument.

Madame Verstraete nous a rendu visite un mercredi après-midi à la permanence de la Shl pour affiner ses connaissances de Lisieux.
Une deuxième visite en novembre à l’occasion de l’importante exposition du Cercle Philatélique (voir le compte rendu dans notre dernier bulletin N° 79) lui permit de compléter sa documentation avec de nombreuses photos de documents d’époque.

Enfin, point d’orgue de ce travail collaboratif, ce 20 mars dernier, jour d’éclipse… les fidèles de la Shl n’étaient pas cachés ! Mme Verstraete et sa classe de seconde au complet étaient reçues à la Médiathèque de Lisieux par Madame Christiane Boulan, responsable du Fonds Normand, et ses collègues.

Sollicités à nouveau, nous étions présents : Raymond Raveaux, Francis Martin, Michel Catherine ont ainsi pu répondre aux nombreuses questions de la jeunesse présente.

A cette réunion de travail qui dura toute la matinée étaient aussi présents : leur professeur de Français D.Bonnet, les collaborateurs de la Médiathèque : Geoffrey Vigan ainsi que notre collègue Laurent Ridel, médiateur numérique. Des documents authentiques furent présentés et les élèves, bien curieux dans l’ensemble, réalisèrent de nombreuses photos. Des points d’ombre, comme l’histoire des « Joyeux » (Bataillons d’Afrique disciplinaires), les hôpitaux de Lisieux et de la Côte Fleurie, le noeud ferroviaire stratégique de la gare ou les trains de prisonniers allemands, ont pu être commentés.

Madame Boulan avait mis à la disposition des élèves les journaux lexoviens de l’époque : ils nous ont fait part de leur surprise quand au format et à la fragilité du papier, et ils ont pu apprécier la qualité de perception de « l’original » par rapport au travail sur internet/! Ils ont aussi pu, sur des plans de Lisieux, localiser les différents lieux de leur texte, caserne, hôpitaux, gare et maison rue de Caen, où Gaument dit voir passer les trains de prisonniers.

Enfin, sur la question de l’industrie à Lisieux à cette époque, nous avons évoqué principalement les usines textiles et il fut précisé aussi l’importance de l’usine Leroy qui, venant de développer les techniques nouvelles du contreplaqué dans son usine de Lisieux, a été mise à contribution pour la construction des avions, et aussi des bateaux.

Cette intéressante matinée nous permet ici de mettre en valeur la grande disponibilité bénévole des différents groupes du mercredi. C’est l’exemple idéal pour redire toute l’aide que chacun peut apporter, à différents niveaux de compétences et de connaissances, auprès de tous chercheurs de bonne volonté.
Ajoutons pour conclure, qu’en plus des importantes archives de la Shl, de celles du Pôle muséal de l’Intercom, certains membres du groupe de travail de la Shl détiennent des collections privées, en particulier dans tous les domaines du vieux papier, dont l’importance et la grande variété permettent de répondre à de très nombreuses recherches.
Ainsi intégrée dans la vie quotidienne des Lexoviens, avec les bonnes relations d’autres associations amies, notre belle Société montre son dynamisme en atteignant les jeunes générations.
Ceci amène la conclusion en forme de souhait/: venez nous rendre visite à la Shl, adhérez et faites connaître la Shl à notre jeunesse. La transmission étant l’élément vital de notre présence. Merci à tous.