Puce La poétesse du Maquis Surcouf


Puce
La poétesse du Maquis Surcouf.

C’est au cours d’une conférence, organisée pour la présentation de mon livre Au cœur du Vièvre, invité par Laurence Martin, responsable de la Médiathèque de Routot, qu’Alain Joubert et Michèle Lesage amis de Puce m’offrirent les œuvres de cette dernière. Pour ma plus grande joie ils ajoutèrent pour accompagner ce trésor, ces mots: «Avec vous, ils seront en de bonnes mains». Ces recueils de poèmes sont maintenant entre mes mains et, avec la Société historique de Lisieux, nous allons au fil du temps, en faire profiter le plus grand nombre.
Découvrez Les poèmes à la fin de l’article.

Personnage principal de mon travail, Puce devait, vous en conviendrez, être mieux traitée dans cette présentation que tout autre protagoniste de l’épopée du Surcouf. Je me suis donc attaché à illustrer la vie de cette grande dame par des détails qui la feront mieux connaître. Bien qu’ayant peu d’appétence à livrer l’intimité de mes personnages au public, je vais pour une fois déroger à ma règle, il est vrai, pour ma défense, que Puce me facilita involontairement la tâche par la teneur de ses lettres échangées avec Jules Palmade.

La très jolie secrétaire maquisarde, Simone Sauteur alias Puce, est née le 19 juin 1921 à 16 heures et quarante minutes, au lieu dit Trisay à La Vieille-Lyre (Eure), de sexe féminin, elle est la fille de Frédéric Antoine Sauteur, vingt-sept ans, couvreur et de Duval Rachel Elise vingt-trois ans sans profession, domiciliés à La Vieille-Lyre. Les prénoms donnés à ce premier enfant du couple Sauteur, sont: Simone, Madeleine, Juliette.

Notre Simone est l’aînée d’une fratrie de sept enfants; le lecteur intéressé par l’histoire contemporaine notera, qu’à l’époque, « l’ascenseur social » vanté abusivement encore aujourd’hui, par nos politiciens et les médias, fonctionnait encore. Notre Simone en est l’exemple, née dans une famille modeste, le père est ouvrier couvreur, la mère est au foyer, et pourtant, la République d’alors en fit une institutrice.

Pour livrer à votre curiosité le curriculum vitae de mon héroïne, je vais sans plus de complications, me contenter de recopier scrupuleusement celui qu’elle rédigea le 21 décembre 1956 dans un courrier de dix-huit pages adressées à son ami Jules Palmade.

Ce courrier commence par ces mots : «Thierville 21 XII 1956. Face à l’hiver. Face à l’hiver, ami grand, et face à votre lettre.» Puis elle rédige six pages avant d’en arriver à son curriculum vitae : « Pour l’instant je me contente de vous indiquer les postes, nombreux, que j’ai tenus en peu d’années. Je vous indiquerai plus tard les raisons de mes changements. Née le 19 juin 1921 à La vieille-Lyre (Eure) après quatre ans d’études au CC3 de Nonancourt j’entre à l’EN4 en 1937, le jour de mes seize ans. Major de promotion. (J’ai deux relevés de notes de CC que je ferai recopier pour vous, ce sera un document pour vous.) Je sors de l’EN sous les bombardements d’Evreux le 10 juin 1940 et passe jusqu’à la fin juillet chez Mr Pothier à Noyers-sur-Serein (Yonne) où j’entends, dans ses poèmes mon premier chant de Résistance.

Alors je passe mon BS, en rentrant à Evreux, il n’avait pas eu lieu en juin. Après un mois terrible dont je vous ferais le détail dans mes papiers que vous toucherez, mes parents rentrent enfin. Je gagnais ma vie à coudre et à laver.

La Barre-en-Ouche il faut prendre la garderie dès le premier septembre si je me souviens bien. Après une histoire dont la cocasserie vous amusera quand vous la lirez, je vais à Saint-Etiennel’Allier, où Mme Leblanc et M. Robert Leblanc me prennent sous leur protection, d’où vint plus tard pour Robert le surnom de Parrain lorsque les misères supportées ensemble m’eurent définitivement créée son enfant. 1er octobre 1941. J’obtiens sur ma demande La Haye-de-Routot, d’où je dois partir pour le Maquis en septembre 1943. »

A partir de là, il me faut reprendre la main, car son courrier dit : « Après cinq ans d’arrêt ». Ces cinq ans sont partiellement ce que vous avez lu dans le texte : Au cœur du Vièvre, elle y relate, mieux que je puis le faire, sa vie de secrétaire-maquisarde-agente de liaison aux côtés de son héros, Robert Leblanc; cette vie de demi-sauvage, court du 1er septembre 1943 au 26 août 1944, jour de la libération de Pont-Audemer. Du premier septembre 1944 à la fin 1945, elle est sous-lieutenant F.F.I et suit ses camarades, d’abord, à Bernay dans le 1er Bataillon de Marche de Normandie, puis à Cherbourg dans le 129e R.I., et, enfin, en Allemagne dans le secteur de Coblence, où là, comme ses amis elle est démobilisée au cours du quatrième trimestre de 1945.

Son activité au sein de la Résistance sera récompensée par l’attribution de la Croix de Guerre avec citation à l’ordre de la division. Puce à ce sujet écrit : « Mon Parrain connaissait mon opinion à ce sujet, il n’a rien réclamé comme récompense de mes actes de résistance. Le général Legentilhomme m’a apporté à l’inauguration du monument à Saint-Etienne-l’Allier le 10 octobre 1948 la Croix de Guerre avec citation à l’ordre de la Division qu’avaient sollicitée pour moi le colonel Abraham et le commandant Lesage, révoltés parce que des hommes avaient depuis 1945 des médailles et moi rien. Je n’en éprouvais aucune amertume. Mon bonheur fut si grand de partager la vie de ceux que j’aimais ! Je n’ai pas de mérite à avoir été heureuse tout de même ! »

Quelle est l’activité de notre héroïne, entre cette date et le premier octobre 1948 qu’elle nous dit être celui de sa nomination au poste d’institutrice à Saint-Paul-de-Fourques? Mystère ! J’ai seulement découvert qu’il y avait eu son premier mariage : « Le 26 octobre 1946, elle épouse à Sanvic (Seine-Inférieure), André Yves Hardelle alias Serpent, son ancien camarade de combat, au Maquis Surcouf. Je n’ai aucun élément sur sa vie d’épouse. A-t-elle, sacrifiant aux usages du temps, été femme au foyer ?

L’état civil, plus prosaïque, nous indique que ce mariage est dissous par le jugement de divorce prononcé par le tribunal civil d’Evreux le 17 décembre 1948. » Extraordinaire brièveté de cette union pour l’époque : les divorces, généralement, y duraient de nombreuses années avant d’être effectifs. Seul le témoignage d’un de ses camarades de Maquis peut nous éclairer sur cet échec, parlant de ce mariage, il m’a confié : « On n’a jamais compris ce qui lui avait pris, Serpent c’était un docker au Havre et elle une institutrice ! » Je n’ai pas d’autres éléments sur cette rupture, si elle se plaint de son second mari, Emile Lissignol, jamais ses nombreuses lettres en ma possession ne font montre de récriminations à l’encontre de Serpent son premier mari.

Puce poursuivant son récit, écrit : «1 er octobre 1948. Après cinq ans d’arrêt : Saint-Paul-de Fourques, j’en pars, car le manque de courant électrique m’est pénible, au bout de 3 ans après avoir, comme me l’a demandé l’IP « remonté la classe ». » «1 er octobre 1951. Epreville d’où je pars en 1952 pour accéder au désir de mon mari, habitant Pont-Audemer ».

Et là, il me faut, à nouveau, reprendre la main ainsi que l’acte n°17 de l’état civil de La Vieille-Lyre, acte qui enregistre le mariage de notre Puce avec Emile Lissignol alias Milou, autre camarade de maquis, épousailles qui ont lieu le 9 août 1950 à la mairie de Brestot (Eure). Ce second mariage va être pour Puce un nouvel échec, il sera enfin dissout après une longue procédure le 25 juin 1956 par le tribunal civil de Grenoble.

Pour tenter de comprendre l’origine de ses déboires sentimentaux, j’ai repris ses courriers et trouvé dans l’un d’eux, rédigé dans un style que je n’ai pas, ce passage écrit à l’adresse de Jules Palmade : « Vous le voyez, Ami Grand, vous ne pouvez pas accepter un être de mon acabit. Non pas parce que l’opinion publique, (celle des esprits tachés hélas) a couché dans mon lit à peu près tous les hommes que j’approche ! Si tous les amants qu’on m’a prêtés ne me flattaient point, d’autres, par contre, seraient à mon honneur. Et mes maris sont les seuls à regretter, je crois, cette réputation « d’amoureuse » qu’on m’avait octroyée généreusement, (ma conception de l’Amour ne correspondant pas du tout avec la leur), et qui les avait réjouis d’un choix, regretté après le mariage. Puritaine ? Non. (Si le puritanisme veut dire bégueule). J’aimerai autant physiquement que moralement un être dont le moral, d’abord, serait digne, de mon aspiration, c’est tout. Il doit y avoir beaucoup de femmes de cette sorte. On n’est pas la race adulée et choyée par le sexe fort, paraît-il. Mais malgré mon besoin d’être aimée, je ne changerais pas dans ce but. »

Puis, Puce reprend son curriculum vitae : «1 er octobre 1952 Manneville-sur-Risle, j’ai le CP, 48 élèves, la classe idéale pour moi… [Elle raconte sa vie à Manneville]. Le départ de mon mari ne m’a rien enlevé de cette gaîté que je promène partout… L’idéal est à Manneville pour moi, site splendide, enfants adorables. Je monte des fêtes, mes petits lisent bien. L’Inspecteur monte ma note. »
Ce bonheur affiché, va être de courte durée. Si le départ de son mari, parti à Grenoble avec sa maîtresse, ne semble pas affliger plus que cela notre Puce, les récriminations de sa mère viennent, elles obscurcir ce moment où le ciel enfin se dégageait pour elle. Je reprends le texte de Puce : « En plein bonheur, les récriminations de Maman m’obligent à demander mon changement. Elle veut partir de La Neuve-Lyre où mon père a fait des dettes, vendre la maison pour les régler. Il faut que je les loge… [les propositions de logement, faites par Puce à ses parents ne leur conviennent pas, il lui faut alors, une fois de plus, abandonner ce morceau de bonheur qu’elle pensait avoir acquis]. Je regarde machinalement la liste des postes pour le 1er mouvement. Thierville ! Ce petit village niché dans la forêt, où l’on grimpe parmi les pins, où Mme Bluet nous a sauvés en juin 44 !… Je bondis voir le logement en scooter, et je passe en même temps dire bonjour à Mme Bluet, à Mr Sagot le Maire [Le maire promet que le logement destiné à l’institutrice sera remis à neuf. Et là, nous retrouvons Robert Leblanc, qui depuis 1945 est devenu artisan peintre, il propose à Puce d’exécuter les travaux dans les six pièces et les deux couloirs].

Parrain Robert passe voir les travaux et propose une somme dérisoire [pour la réalisation]. Il tient à faire le décor de ma vie pour apaiser mon désespoir de ce changement… Pendant plusieurs mois nous habitons un bâtiment.
Mes parents liquident le commerce d’artisan couvreur, font la vente etc.…Maçons, menuisiers, électriciens, peintres sont enchantés. » «1 er octobre 1954. La rentrée se fait. Un mois après Papa est mourant, crise cardiaque, chagrin d’avoir quitté son village et son métier.

Maman toujours très dure pour moi, me reproche de l’avoir amené ici ! Alors la mesure est comble pour moi. (Jamais plus depuis ce jour je n’aurai la confiance en Maman.) C’était pour elle que je faisais ce terrible sacrifice. Elle attendait que je demande un poste entre Evreux et Paris pour la rapprocher des frères et sœurs. Or c’est cette attache d’autrefois pour mes camarades du Maquis, pour tous les paysans qui nous aidèrent, pour les tombes à fleurir, pour Parrain dont je ne pouvais m’éloigner tant, qui m’en avait empêchée.

Je n’avais accompli qu’en partie, et avec égoïsme, ce sacrifice. Mais c’eût été au-dessus de mes forces. [Suivent de longues tirades, inutiles à la compréhension du texte, sur sa santé, celle de sa mère et sur ses nièces qui habitent alors, avec elle et sa maman].

Voilà deux ans et demi que je suis ici. J’y mourrai. La disparition de mon Parrain fait que je tiens à cette habitation. Dans chaque pièce je me rappelle ses attitudes, ses paroles. Dans ma classe, à chacune de ses visites, le soir quand il venait chercher son fils et ses ouvriers s’il n’avait pu les accompagner tout le temps, il contrôlait tous mes efforts, s’assoyait à une table regardait mes cahiers en fumant, demandait les dessins. Il me savait encouragée par son attention. Il reste mon Inspecteur spirituel, et le meilleur ! Et le plus sévère. Je me souviens de ses paroles «Plus une chose est difficile, plus je m’acharne à la vaincre, plus elle m’intéresse. » Je ne veux pas avoir honte devant son regard. » . Le 20 mars 1957, Puce écrit de Thierville à Jules Palmade. Dans ce courrier, elle relate les problèmes qu’elle rencontre auprès de ses anciens camarades de Maquis, qui refusent, sous de fallacieux prétextes, la publication d’Au Cœur du Vièvre, le livre qu’elle désire faire paraître. Elle parle également de son projet de mariage avec Willy Supper, l’homme qui à cet instant partage sa vie. Elle écrit: « Le soleil rit. C’est le printemps, la nature est bonne, et les hommes sont restés méchants comme le froid de l’hiver qui tue les plus faibles.

Vous lirez mes pauvres pages. Vous ne savez tout ce qu’on me fait ! Je serre précieusement sur mon cœur, et relis souvent à M. Supper, les jolies, les bonnes lettres reçues pour notre mariage, de vous et de quelques grands amis de la Résistance. Cela efface la sottise et la méchanceté des jaloux ! Et comment peut-on jalouser un pauvre être infirme ? Ah je perds un peu confiance dans la possibilité de changer le cœur humain et d’établir, par cela, la Paix dans le Monde. »

10 février 1963 : Ce mariage ne se fit pas et Puce semble avoir quitté la région qui pourtant lui était chère, la dernière de ses lettres, en ma possession, est adressée de Pitres le 10 février 1963 à son ami Jules Palmade. Il semble, m’a dit une de ses amies, que cette mutation fut d’ordre disciplinaire ? Il est vrai que j’ai trouvé la réponse qu’elle fait à son inspecteur qui lui demande de ficher les parents d’élèves sur leurs opinions politiques et religieuses, cette demande, vous vous en doutez fut vertement refusée par notre rebelle. Toujours aussi lyrique et peut-être mystique, Puce écrit de Pitres: «A Pitres, nous formons une « équipe spirituelle » pour l’école, pour «l’Europe Afrique», pour la démocratie. La véritable Laïcité, la véritable religion de Dieu en l’Humain et de l’Humain pour Dieu, également pour Vent Nouveau qui passe dans les mains de tous (qui ont reçu de moi en cadeaux de Noël «Arc en Ciel et Les Poètes ».)

Les enfants savent les textes de Vent Nouveau. Monsieur Brûlfert, notre Inspecteur Primaire, a lu ce que je vous ai envoyé pour le concours et je lui ai fait offrande des 2 dernières anthologies dont il m’a vivement remerciée. (Il m’a félicitée et suppliée de réserver un peu de mon temps pour écrire de « jolies choses » !…) Puis elle termine cette lettre par : C’est avec ma foi bien particulière que j’ai chargé ma lettre de fluides où j’appelle, pour vous, la Puissance et l’Amour du seul Etre qui guérit nos corps lorsqu’il a guéri nos Esprits, qui nous les change pour le meilleur si nous sommes las du médiocre ou de l’impuissant parce qu’Il sait combien notre tâche de perfectibilité a besoin d’un repos avant de reprendre l’ «outil neuf » pour l’éternel message. A vous si respectueusement et bien amicalement. Simone S. »

Après Pitres, Puce intégra l’école primaire de Pont-de-l’Arche où elle exerça jusqu’à sa nomination au poste de professeur au collège Hyacinthe Langlois, poste qu’elle tint jusqu’à l’heure de la retraite. Elle continua son travail de poète, composant et éditant ses écrits. Du Maquis Surcouf, elle conserva l’amitié des membres de l’Amicale des anciens du 1er Bataillon et la mémoire du héros de ses vingt ans, Robert Leblanc.
Et puis, doucement les jours passèrent dans l’impasse des Avettes, la santé de Puce déclina, sa mémoire s’estompa, le présent n’était plus, seule subsistait la richesse d’un passé qu’elle n’était plus que seule à avoir connu. Elle dut intégrer la Résidence des Pins, puis la Résidence de Bosc-Guérard le 15 mai 2012, elle est décédée à Saint-Aubin-les-Elbeuf le 26 mai 2012.

Je vous ai, plus haut, parlé de sa mémoire du passé, Madame Hauvel, filleule de Puce, m’a relaté une anecdote représentant bien le mal d’ont souffrait Puce ; n’ayant plus la mémoire du présent, et rentrant au bras de sa filleule après une promenade, Puce lui dit, montrant la Résidence des Pins : «Tu vois, c’est Robert et moi qui avons fait construire ce bâtiment pour les gars. » Robert Leblanc et ses camarades maquisards restaient les seuls souvenirs qui l’habitaient encore.

Et Puce, fragile et vieillissante, dit au revoir à tous, il me plait à croire qu’elle me salue aussi. Elle est partie pour toujours rejoindre ses amis, Robert, Jean l’abbé, Morpion et tant d’autres… qu’au fil de sa longue vie, il lui fallut pleurer.

Pot-Pourri, à propos du Temps,1
Certes, de Mots qui sont les Vôtres !
Mais, en soulevant « Sa Poussière »
Afin de rendre à Sa Lumière
Des Souvenirs qui sont les Nôtres,
Les Miens ! de façon singulière…
Et Vous offrir, à ma Manière :
Souhaits de Bonheur en tous Temps !
1 Extrait d’un recueil de poèmes de Simone Sauteur.


Mon Epitaphe2
Ici repose enfin
Celle qui n’a dormi
Qu’épuisée de travail
Celle qu’on dit
« Putain »…
Mais celle à qui
L’Amour
Tenait lieu de courage…
Qui
Eut souvent très peur
Mais Fit
Tout son ouvrage
Avec le seul secours
De sa Foi et de ses Amis,
l’Eternel… et les « Choisis »
si nombreux Qu’en ce repos sans faim [sic] Elle pourra peut-être à chacun apporter
Ce qu’elle préférait : la fleur de l’Amitié
la corolle aux tons purs
mais froids comme vitrail
lorsque dort le soleil comme les yeux éteints
15 septembre 1973

2. Texte rédigé sur une demi-feuille volante par Simone Sauteur : archive, Jacqueline Dupont-Sauteur.

Simone Sauteur, institutrice puis professeure fut tout au long de sa vie une artiste, en témoignent ces livrets qu’elle composait, mettait en page et décorait.
Ce travail était exécuté chez elle, sans le secours de l’informatique, mais avec une petite presse manuelle et des caractères mobiles, des crayons, des pinceaux et du talent, beaucoup de talent.

Plutôt que de taper la liste de ses travaux, je préfère vous livrer deux feuilles rédigées par Puce, feuilles sur lesquelles elle énumère et ses œuvres et les distinctions qui lui furent accordées pour leur composition.


Nous allons vous présenter quelques œuvres de notre Puce.


Le n°1 composé en 1978 à pour titre : Pot-pourri, à propos du temps.
Le n°2 composé en 1982 à pour titre : Bestiaire de Puce.
Le n°3 composé en 1983 à pour titre : Honorable Sou-Mé-Li-Ma.
Le n°4 composé en 1983 à pour titre : En ma douce Eure.
Le n°5 composé en 1986 à pour titre : Bêche à la main.
Le n°6 composé en 1996 à pour titre : Un menu de Puce.
Le n°7 composé en 1998 à pour titre : La punition.
Le n°8 composé en 1998 à pour titre : Mots de la fin.