LESSARD ET LE-CHENE



NOTES sur :
A – LESSARD
B – LE CHESNE


A – LESSARD

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie :

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, page 354.

BILLY Jacques, Haras et élevages de Normandie, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1984, 319 p., ill.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1021.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Voir
Exposition rétrospective de Lisieux 1870 p48 n°865
L. Delisle – Catalogue des Actes de Philippe Auguste art 766

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Lessard-Le-Chêne, Ecclesia de Essartis Evrardi, de Essartis.
Notes de M. Pannier.

L’église de Lessard, placée sous l’invocation de Notre-Dame, est bâtie sur le penchant d’un coteau, près d’un plateau couvert de bruyères, d’où l’oeil embrasse un magnifique panorama : à l’ouest et au sud-ouest se déroule une vaste étendue de pays qui se prolonge au-delà de Falaise et de Caen ; au midi, la vue plane sur la profonde et pittoresque
vallée du Mesnil-Durand.
Cette église, primitivement romane, a été réparée et repercée au XVIe siècle.
Le portail occidental, soutenu par quatre contreforts avec glacis très-inclinés, offre une porte ogivale à nervures, dont le tympan est orné d’un cul-de-lampe qui supportait autrefois une statue. Le linteau est formé d’une ogive en accolade. Ce portail, resté inachevé, a reçu une couverture surmontée d’un clocher construit en charpente et recouvert
en ardoise. Nous donnons l’inscription des deux cloches que renferme ce clocher. La plus petite, fondue en 1713, a
pour diamètre 72 centimètres :

1713. BÉNITE PAR Mrsc FRANÇOIS DE BIGARD CVRÉ DE CE LTEV. NOMMEE
PAR Mre EMAR ROBERT DE PRYE, FILS DE NOBLE SEIGr Mlf. EMAR ANTHOINE
DE PRYE CHer BARON HAVLT JVSTICIER DE PLANES ET DE CHANFRAY
ET DE NOBLE DAME JACQVELINE DE SERRE DAME ET BARONNE DE
COCQVAINVILLIERS DV CHESNE ET LESSART , ET PAR NOBLE DAME MARIE DE
PLANTEROSE VEVe DE FEV MONSIEVR HÉBERT COen DV ROY MAISTRE DES
COMPTES A ROUEN.
JEAN AUBERT M’A FAITE.
L’AN 1846 J’AI ÉTÉ NOMMÉE HENRIETTE SOPHIE PAR M. HENRI ANATOLE
FRÉMIN D’LESSART ET DAME SOPHIE MARGUERITTE DE COURTHEIL, NÉE DE
VOYNE BÉNITE PAR M. PIERRE LOUIS MARESCOT , CURÉ DR LESSARD ET LE
CHÊNE EN PRÉSENCE DE MM. PIERRE PETIT MAIRE, Jn LE VILLAIN , TRÉSORIER.
BAILLY, FRÈRES, FONDEURS A CAEN , BERNAY ET ALENÇON.

Le mur méridional de la nef, soutenu par quatre contreforts à double glacis, est construit en grand appareil. Il est percé de trois fenêtres carrées, dont deux à nervures accusent le XVIe siècle ; celle du milieu a été considérablement
élargie.
Une partie du mur, qui se trouve en retraite près du choeur et qui n’offre aucun contrefort, dépendait de l’ancienne nef qui était romane. La fenêtre cintrée que l’on voit date seulement du XVIII, siècle. Du côté du nord, il n’existe aucune ouverture.
Le mur septentrional, flanqué de trois contreforts du XVI, siècle, est percé de deux fenêtres carrées, très-laides,
qui remplacent deux autres fenêtres étroites à plein-cintre, du XVIe siècle, semblables à une ouverture bordée d’un simple chanfrein que l’on voit de ce côté.
Le choeur, construit en retraite sur l’ancienne nef, offre des murs romans en cailloutis. Il est éclairé, au nord, par deux fenêtres carrées munies de leur ancienne résille en plomb. L’une de ces fenêtres remonte au XVIe siècle ; l’autre a été refaite. Les deux fenêtres carrées en, brique, que l’on voit du côté du midi, avaient été aussi percées au XVIe siècle ; elles ont également conservé leurs anciens plombs.
La voûte du choeur et celle de la nef sont en merrain.
A droite du maître-autel est une piscine ogivale, à double cuvette, ornée d’un simple chanfrein.
Le tabernacle du maître-autel, dans le style Louis XIII, est décoré de trois statuettes et garni sur les angles de colonnettes dont la base est formée de feuilles galbées. Les parties latérales du tabernacle sont ornées de deux médaillons, peints sur bois, représentant Jésus-Christ et la Sainte-Vierge.
Deux beaux chandeliers en bois, dans le style Louis XV, sont placés sur le maître-autel. Le milieu de la tige représente un vase, garni sur les angles de plusieurs anses. Le pied est également orné d’anses sur les angles.
Le lutrin, de même style que les chandeliers, représente un aigle tenant dans ses serres un serpent. Cet aigle repose sur un joli pied décoré de feuilles galbées, renflé vers le milieu. Il se termine dans sa partie supérieure par un chapiteau ionique de fantaisie, orné de guirlandes de fleurs.
La base est formée de trois consoles terminées par des griffes.
A l’extrémité de la nef, près du choeur, s’élèvent deux petits autels. Celui de droite est dédié à saint Joseph. On y retrouve le couronnement du tabernacle du maître-autel, dont les pans sont percés de baies, découpées dans leur partie supérieure en forme d’éventail. Le parement de cet autel est en bois peint, dans le style Louis XIV. Au centre, dans un médaillon formé de feuilles de chêne, est représenté Jésus-Christ portant sa croix. Aux extrémités sont peints des vases de fleurs.
Le parement de l’autel de la Vierge offre également des peintures sur bois. Dans un médaillon de forme ovale, est représenté le martyre de saint Sébastien. De chaque côté s’épanouissent de jolies fleurs.
La chaire, dans le style Louis XV, provient de l’ancienne église de St-Hippolyte-du-Bout-des-Prés.

Entre le choeur et la nef est placée la trabs ou poutre crucigère. On voit, de chaque côté de la croix, les statues miniaturées de la Sainte-Vierge et de saint Jean-Baptiste qui paraissent dater du XVII, siècle. Saint Jean est représenté avec une robe rouge, recouverte d’un manteau bleu. La robe de la Vierge est également rouge et son manteau bleu.
Une ancienne statue en pierre du XVe ou XVII, siècle, représentant saint Firmin, second patron de l’église, est placée dans le choeur, du côté de l’épître. L’évêque porte une chasuble en pointe, relevée sur les épaules. Sa mître est basse.
On voit du côté de l’évangile la statue de saint- Hildebert, évêque, en grande vénération dans le pays, et que l’on implore pour faire cesser les coliques. Cette statue date du même, temps que la précédente.

On remarque dans la nef une, belle statue miniaturée de la Sainte-Vierge, également gothique. La mère du Sauveur porte une robe verte. Par-dessus est un manteau d’or avec doublure blanche semée d’hermines. La tête de la Vierge est surmontée d’une couronne ducale. L’enfant Jésus, enveloppé d’une tunique rouge avec frange d’or, tient à la main une grappe de raisin.
Dans la nef sont placées deux autres statues, du moyen âge. L’une de ces statues représente saint Bonaventure; l’autre, jadis miniaturée, est celle de saint Richer.
L’église de Lessard était placée, au XIVe siècle, sous le patronage du duc de Normandie. Au XVIe, le roi était patron de cette paroisse; au XVIII, le roi et le seigneur alternativement.
Lessard comptait, avant la Révolution, 3 feux privilégiés et 34 feux taillables. La population a notablement diminué.

– L’Evêque de Porphyre était Guillaume Chevron, qui bénit l’église du Chêne en 1494.

2 – Références historiques :

Insinuations :

Lessart et le Chêne
En 1494 on l lisait sur la voûte de l’église du Chêne : « En 1494 cette voûte fut faicte et le grand autel fut béni et l’église avec tout le cimetière réconciliés par Dom Guillaume Chéron évêque de Porphire ».
Cette église est détruite.

Michaut de Coursery, du Quesne, sergenterie de Cambremer fut renvoyé par Montfaut en 1463. (p.31)

En 1540 lors de la Recherche des Elus de Lisieux trois gentilshommes résidaient au Chesne mais aucun n’est qualifié seigneur du lieu.
1°) Jacques de Martinville, sieur de St Martin, descendant de Guillaume de Martinville, sieur de Soubsmonts, vivant en 1385.
2°) Jean de Soliers, autrement de la Fosse, descendant de Robert de la Fosse, valet de chambre du Roi en 1402.
3°) François de Sidebray, issu de Roger de Sidebray, écuyer, vivant en 1459. (p.74)

Un autre gentilhomme habitait en même temps la paroisse du Chesne et il en devint ensuite seigneur c’est Pierre le Sauvage qui figure dans les actes de 1516 et 1538 ; la première fois sans aucune qualification, la seconde avec le titre d’écuyer. En effet il avait été anobli en 1522 seulement moyennant 500 livres. (Recherche p.52)
Il eut un fils qui vivait en 1540 et se nommait Pierre comme son père.
Le premier était décédé en 1541.

Pierre Ii se titrait écuyer, sieur du Chesne. Il paraît avoir eu plusieurs enfants, cependant sa fille Damoiselle Robert le Sauvage, fut son héritière et porta sa succession à Mathieu de Serres, qui était décédé en 1594. Elle-même avait en 1598 abandonné es biens par avancement d’hoirie à Nobles Hommes Charles et Jacques dit de Serres, sieurs de Montfort et de Monstereul, ses enfants.
Charles fut seigneur du Chesne, Il épousa Noble Damoyselle Suzanne de Bonequetot (ou Boucquetot), dame de la terre et sieurie de Coquainvillaires comme héritière de Jacques de Bonequetot (ou Boucquetot), son frère (aveu du XVIIe siècle).
Charles de Serres demeurait au Chesne suivant une transaction du 6 octobre 1612.
A Charles succéda noble seigneur Jean de Serres, escuier, seigneur et patron des paroisses de Coquainvilliers, le Chesne et Lessard, demeurant en son manoir sieurial dudit Coquainvilliers, suivant un acte d’échange du 13 mars 1651. Il épousa Cécile Ruault qui ne lui donna qu’une fille Jacqueline de Serres, mariée en 1667 à Aimar-Antoine de Prie, seigneur et baron de Plasnes, seigneur de Coquainvilliers, le Chesne, Marigny … Elle mourut en 1688 et fut enterrée dans l’église de Coquainvilliers. Son mari lui survécut, il ne mourut qu’en 1714 à l’âge de 84 ans.
De leur union 8 enfants dont 5 garçons. C’est le 5e, François, Louis, Léonard, que nous trouvons en possession des terres de Coquainvilliers, le Chesne, et Lessard, auxquelles il joignit après la mort de son frère aîné, le marquisat de Plasnes et Courbépines.
Il mourut dans ses terres le 9 novembre 1772 âge de 90 ans. Il avait épousé le 27 septembre 1731 Marie Madeleine Geneviève Coquet de Tolleville, qui lui donna un fils nommé Louis, né le 25 février 1734, qui épousa le 24 novembre 1754 Louise Camille Victoire de Villette. L’ayant perdue il se maria en secondes noces à Madeleine de Manville et Ward, veuve de Lord Guillaume Schirley. Il en mourut qu’à l’âge de 82 ans mais il avait dès sa jeunesse dissipé sa fortune. (La Chesnaye Tome XI p.543)

Une autre famille noble faisait sa résidence au Chesne, la famille le Normand.
Jean le Normand, sieur de la Garenne et du Buchet, demeurant en la paroisse du Chesne, près Saint Julien le Faucon, servit dès 1638 et épousa en 1651 Renée de Bonnet. Il mourut en 1697 à l’âge de 76 ans, laissant 3 enfants.
Gabriel, son fils, fut seigneur du Buchet. Il est probable qu’il résida aussi au Chesne, car plusieurs de ses 7 enfants firent des alliances dans les environs. Il mourut à Orbec en 1737. Il avait épousé en 1680 Marie du Pommeret, fille de Jean, sieur du Castellier. L’ayant perdue ; il épousa en secondes noces Marie de Lyée qui ne lui laissa pas d’enfants.
Cette famille est représentée aujourd’hui pas un colonel de la Garde Impériale.

« La Hoguette », au Sud de l’église, indique sans doute des vestiges antiques, sinon une butte
fortifiée (4).
(4) Carte E. M., Falaise, N-E

– 1544, lundi 29 décembre – Mesnil-Simon
Inventaire des biens meubles appartenant à Geoffroy Collert, escuier, demeurant en la paroisse de Mesnil-Simon, estant en sa garde et saisine sur ses héritages et maisons scituez aud. lieu, et vente de ces boiiens à noble homme François de Defedebry, seigneur du Buchet, demeurant en la paroisse du Chesne.
= Arch. M.C. Minute papier, 2 ff. – Analyse Et. Deville.

– 1563
Noble homme Loys Lepellerin, seigneur du Chesne et de Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

– 1569
Robert de la Masure, sieur du Chesne, à Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

– 1580 – Mesnil-Simon
Noble homme Me Guillaume Lusson, docteur régent en la Faculté de médecine en l’Université de Paris, conseiller et médecin ordinaire de Monseigneur, frère unique du Roi et Me Jehan Lusson, notaire du roi en son Châtelet de Paris, son frère, vendant à Lambert Hurel, de Saint-Julien-le-Faucon, tous les biens et héritages provenant de la succession de leur père Jehan Lusson, aux paroisses de Mesnil-Simon, Lessart et Grandchamp, moyennant 633 écus d’or sol. Passé aud. Lisieux, en la maison du Cheval Blanc.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

– 1581, vendredi 23 juin – Mesnil-Simon
Vénérable personne Me Georges Leproulx, prêtre, curé du Chesne, demeurant aud. lieu, remet ès mains de Guillaume Huchon, du mestier de brouderye, et Nicolle Bourg, sa femme, de la paroisse de Saint-Germain-de-Lisieux, deux pièces de terre en un tenant, l’une nommée la Court et l’autre la Peppinière, assises en la paroisse de Mesnil-Simon, au Hameau ès Huchons, que led. curé avait acquise desd. mariés, par le prix de 80 livres, le 30 décembre 1574.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville.

– 1604-1810 – Le Chesne, Lisieux, Glos-la-Ferrière, Coquainvillers
Dossier concernant les familles Aubert, Maillet, Cordier, Le Cordier, Hauvel, Surlemont; Trésor de saint-Jacques de Lisieux
= Arch. SHL. 11 FA – 34

– 1659, 20 juin
Aveu rendu à Jean de Carrey, écuyer, seigneur chastelain de Saint-Gervais, et seigneur du Chesne, de Goville, du Val, conseiller en la Chambre des Comptes de Normandie, par Robert de la Vigne, pour l’aînesse au Bienvenu, sise à Moyaux, en la sieurie du Chesne.
= Arch. SHL. Ms. FB 249

1721
Aveu rendu à Robert de Carrey, écuyer, seigneur, sieur de Goville et du Chesne, par Louis-Nicolas DelaVigne, pour l’aînesse au Bienvenu, sise à Moyaux, en la sieurie du Chesne.
= Arch. SHL. Ms. FB 249

– 1755, 8 janvier – Le Mesnil-Simon
Par devant Louis Questel Notaire, tabellion royal au Bailliage d’Auge pour le siège de Cambremer Crévecoeur
Fut présent Messire Adrien Lambert Chevalier, Seigneur de Formentin et autres Lieux, Conseiller au Parlement de Normandie, demeurant à Rouen, Paroisse Saint Patrice, maintenant en son Château de Formentin.
Lequel a par ces Présentes Vendu et Promis Garantir
A Messire Gabriel Auguste de Lyée, Chevalier Seigneur de Belleau, Cropus et la Christinière, demeurant en sa terre de Belleau, paroisse de Notre-Dame de Courson, acquéreur pour luy, ses hoirs ou ayant Cause
La terre Noble Du Mesnil-Simon qui Est un plein fief de haubert Entier, nommé le fief du Mesnil-Simon et S’étend ledit fief Tant en ladite Paroisse qu’en celle du Chesne De Lessard et des Monceaux, et Consiste tant en domaine fieffé, Rentes, Seigneuriales et droits seigneuriaux, qu’en domaine non fieffé, Sur lequel il y a Manoir Seigneurial, plusieurs autres maisons un Colombier et un Moulin à Bled.
……. (voir fichier après 1700.doc)
= Arch. M. de Longcamp – MC photocopie.

Archives SHL : 1F583 : 8 pluviôse An 8 :
partage de la succession Le Cordier – Lessard et Le Chêne.

Archives SHL : 11FA – Fonds Michel COTTIN :
– 1604-1810 – Le Chesne, Lisieux, Glos-la-Ferrière, Coquainvillers
Dossier concernant les familles Aubert, Maillet, Cordier, Le Cordier, Hauvel, Surlemont; Trésor de Saint-Jacques de Lisieux.

3 – Archives ShL :

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
3 feux privilégiés
34 feux taillables

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage :
XIVe : dux Normania
XVIe Rex
XVIIIe le seigneur et le roi alternativement

Noms des curés :
Le Villain 1764/1774
Mariolle 1781/1787

N. Curé de l’Essard : d’azur à la croix a laisée d’or cantonnée de 4 croissants d’argent (d’Hozier 337)
Noms mentionnés : sieur de Dulongchamp, Léonard Trinité, Marquis de Prye, Brière,


B – LE CHESNE

(communes réunies le 16 février 1791.)
Le Chesne – de Queren
– Voir : Formeville II p.207

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
4 feux privilégiés
28 feux taillables

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage :
XIVe Duc Normania
XVIe Capitulum de Clery
XVIIIe le seigneur de Cléry

Curés :
Poignant 1764
Gosset 1764/1787

N. curé du Chesne : d’or à fasces de gueules (d’hozier 329)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

LE CHESNE.
— L’ancienne paroisse du Chesne, aujourd’hui réunie à Lessard, faisait partie, comme cette dernière, de
l’élection de Pont-l’Évêque. Il y avait 4 feux privilégiés et 28 feux tàillables.
Le patronage de celte paroisse appartenait, au XIVe siècle, au duc de Normandie ; au XVI », au chapitre de Cléry.
L’église a été démolie. Elle avait été dédiée en 1119 a par dôm Guillaume Chevron, évêque de Porphyre, moine de Ste,-Barbe. Cette dédicace était mentionnée sur la voûte, qui datait de cette époque. Il est probable que les murs étaient
plus anciens.
L’église du Chesne (ecclesia de Quercu) avait pour patron saint Pierre.
Sur l’emplacement de l’ancien cimetière, qui entourait cette église, s’élève un if magnifique qui étend au loin ses
rameaux.

Les seigneuries du Chesne et de Lessard ont presque toujours été dans les mêmes mains. On peut donc ici les réunir.
M. Charles Vasseur nous apprend que Pierre Le Sauvage, anobli en 1522, devint peu de temps après seigneur du Chesne :
Il eut un fils, nommé aussi Pierre, qui lui succéda.
Bien qu’il paraisse avoir eu plusieurs enfants, sa fille, demoiselle Roberte Le Sauvage, fut son héritière et porta ses
biens à Mathieu de Serres, ou plutôt elle les partagea par avancement d’hoirie entre nobles hommes Charles et Jacques, dits de Serres, sieurs de Montfort et de Monstereul, ses enfants.
Charles fut seigneur du Chesne où il établit sa résidence. Il épousa noble damoiselle Suzanne de Boucquetot, dame de Coquainvilliers, comme héritière de Jacques de Boucquetot, son frère.
A Charles succéda noble seigneur Jean de Serres, ecscuier, seigneur et patron des paroisses de Coquainvilliers, le Chesne et Lessard, demeurant en son manoir seigneurial de Coquainvilliers. De sa femme, Cécile Ruault, il n’eut qu’une fille, Jacqueline de Serres, mariée en 1667 à Aimar-Antoine de Prie, seigneur et baron de Plasnes, seigneur de Coquainvilliers, le Chesne et Marigny (Le nom de ce seigneur figure sur la petite cloche de Lessard,
dont nous avons donné l’inscription.
)
Elle mourut en 1688 et fut enterrée dans l’église de Coquainvilliers. Son mari lui survécut. Il ne décéda qu’en 1714, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.
De leur union sortirent huit enfants. C’est le cinquième, François-Louis-Léonard, qui obtint la possession des terres
de Coquainvilliers, le Chesne et Lessard, auxquelles il ajouta, après la mort de son frère aîné, le marquisat de Plasnes et Courbépine. Il mourut dans ses terres, le 9 novembre 1772, âgé de 90 ans. Il avait épousé, le 27 septembre 1731, Marie-Madeleine-Geneviève Coquet de Tolleville, qui lui donna un fils, nommé Louis, né le 25 février 1734, qui s’unit, le 24 novembre 1754, à Louise-Camille-Victoire de Villette. L’ayant perdue, il se maria en secondes noces à Madeleine de Manville et Ward, veuve de lord Guillaume Schirley. Il ne mourut qu’à l’âge de quatre-vingt-deux ans. Il avait, dès sa jeunesse, dissipé sa fortune.

– Le fief de La Londe-Montfort, demi fief assis en la paroisse de Lessard, possédé par Jehan de Serres, Ecuyer.

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