AMFREVILLE


NOTES sur AMFREVILLE – 14

Amfrevilla, 1198 magni rotuli, p 106
Onfiervilla, 1277 cart.norm n° 904 p 218
Unfarvilla 1277 ibid. p 215
Onfreville 1277 assiette des feux
Amfréville XVIII ème

Archives Calvados:
Amfreville (Calvados)
Canton actuel : Cabourg
Arrondissement actuel :Caen
Code INSEE : 14009

Les Noms des Communes de Normandie – Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur
30. — Amfréville Troarn C.)
Asfredivilla [1035-1037] : A. d. G., NPSN, p. 437.
Vraisemblablement formé sur n. h. vx-sc. Asfridhr, Asferdh, etc. Les onze A. figurant au Diet, des Postes sont tous en Normandie nordique et inconnus hors de notre pays. C’est pourquoi A.d.G., dans NPSN, les rattacherait plus volontiers à un n. h. nordique qu’au n. h. franc Ansfred, Ansfrid, dont l’étymologie est la même. V. sur ce problème complexe NPSN, p. 179-183.

Diocèse de : Bayeux
Doyenné de : Troarn
Généralité de: Caen
Election de :
Sergenterie de: Varaville

Hameaux d’Amfréville:
Basse-Écarde (La). – Ecarde (Haute et Basse, FORGE (La), Haute-Ecarde (La), Hoger, Lieu-Bbûle (LE), Longuemare, Mézaise, Mont (LE), Montier (Le), Moutier (LE), Oger, PLAIN (LE) Plein, 1848 (état-major), Poste (La), RUE (LA), Rue-Longuemare ( La),

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
– Dumont Fief de Rose ou d’Anne Dumont, ou de dame Anne Dumont, mouvant de la baronnie de Roncheville.
– Fief mouvant de la vicomté d’Auge. Le huitième de fief d’Ecajeul s’étendant à Biéville et Gonneville, était assis à Amfréville.
– Le fief au Sénéchal, dit le fief Saint-Julien, à Charles Gouppil, escuyer, sieur d’Anfreville, tenu du Roi par un 8° de fief de haubert, vaut l2 livres.

Monographie historique et statistique de la paroisse et commune de Bréville.
Extaits:
Maison de Venoix.

En 1382, 1389, Jean de Venoix, écuyer, tient le fief d’Amfréville, relevant de la Baronnie de Beaufou-Beuvron.
En 1418, Richard de Venoix compte parmi les nobles qui prêtèrent serment au Roi Henri V d’Angleterre, qui venait de reprendre la Normandie. Une charte de 1427 le qualifie de seigneur de Grouchet, (Gruchet), et nous apprend que le fief de Bréville relevait de celui de Gruchet.
En 1455, Jean de Venoix, probablement fils du précédent, tient toujours le fief d’Amfréville ; il est reconnu noble par Montfault en 1463.
A partir de ce dernier, nous possédons la filiation ininterrompue de la famille.
1er Degré. — Robert, fils de Jean, qui vivait à la fin du XVe siècle, épousa, en 1493, Madelaine de Bailleul.
2e Degré. — Jean et Jacques, fils de Robert ; le premier avait épousé Radegonde Vauquelin en 1557 (Cette filiation est donnée par Chamillart. D’après lui, il se serait donc écoulé 64 ans, entre le mariage de Robert, (1493), et celui de Jean, son fils, (1557). Ce n’est pas impossible, mais c’est peu probable. On peut donc présumer qu’il y a un échelon intermédiaire, qui pourrait bien être Charles, dont nous parlons dans cet alinéa, et qui serait fils de Robert, par conséquent, père de Jean.) ; — quant au second, nous sommes sans renseignements. — Dans une procédure pour la muaison des dîmes d’Amfréville, en 1570, figurent les noms de Jean et Charles de Venoix, qualifiés de seigneurs de Bréville et d’Amfréville. Charles était sans doute un frère de Jean et de Jacques.
3e Degré. — Trois fils et une fille de Jean.

I. — Robert, fils aîné, écuyer, seigneur d’Amfréville, né vers 1560, mort à Amfréville le 10 août 1645, à l’âge de 85 ans.
II — Charles, second fils, écuyer, seigneur d’Escajeul, né vers 1563, mort au manoir seigneurial d’Amfréville le 28 juin 1649, âgé de 86 ans.
III. — Jean, troisième fils, (sans renseignements).
IV. — Anne, née vers 1371, épousa dans les dernières années du XVIe siècle, Henry Lebrun, sieur de Sallenelles et de Beuzeval, auquel elle apporta en dot le fief de Bréville ; elle mourut à Amfréville le 16 novembre 1631, en la maison de son frère Robert.

4e Degré. — Un fils de Robert ; une fille de Jean.

Gilles, né vers 1584, écuyer, sieur ou seigneur d’Amfréville, aussi seigneur d’Acqueville, mourut au manoir seigneurial d’Amfréville le 7 juillet 1649, à l’âge de 65 ans. Il avait épousé dame Françoise de Foulognes. En mai 1649, Gilles de Venoix est qualifié de seigneur honoraire d’Amfréville.
Catherine, qui épousa le 24 juin 1628, Guillaume de SainteMarie-outre-l’Eau.
Ils avaient une contemporaine, Françoise, qui pouvait bien être la fille de Charles, du 3e degré, auquel on ne connaît pas de descendance.
Mentionnons en outre, un fils naturel de Robert nommé Charles, né d’Andrée Normand, et qui épousa le 26 février 1650, Rogère Saulin ?

    5e Degré. — Onze enfants de Gilles, tous nés à Amfréville.

  • 1° Robert, né le 29 janvier 1623, décédé à Amfréville le 19 juin 1638.
  • 2° Jacques, né le 16 février 1624, écuyer, seigneur et patron d’Amfréville, épousa Marie de Monteuil.
  • 3° Bénédic, né le 20 mars 1625, chevalier, seigneur de Fonteuil, épousa noble dame Anne Cheminguy de Blouet ; il mourut à Amfréville le 15 avril 1704 ; sa femme y était décédée également le 18 juin 1681.
  • 4° François, né le 1erjuin 1627 ; décédé à l’âge de 8 mois.
  • 5° Françoise, née le 2 septembre 1628 ; mariée le 25 octobre 1651, avec messire Bernardin Binard, écuyer, garde de la côte d’Ouistreham.
  • 6° Marie, née le 28 octobre 1630, épouse de messire Guillaume de Boctey.
  • 7° Madelaine, née le 4 novembre 1632.
  • 8° Margueritte, née le 2 novembre 1634.
  • 9° Jean, né le 23 novembre 1635, écuyer, sieur d’Acqueville.
  • 10° François, né le 18 octobre 1638, décédé à l’âge de cinq mois.
  • 11° Tanneguy, né le 21 juin 1640, écuyer.
    6e Degré.-— Deux filles et un fils de Jacques.

  • 1° Magdeleine, baptisée à Amfréville, le 6 février 1681, décédée le 8 février 1692.
  • 2° Marie, née au même lieu le 16 novembre 1682.
  • 3° Gilles François, né à Amfréville le 4 août 1684, qui épousa Charlotte de Robillard, et fut la souche des seigneurs d’Anctoville, comme héritier de son parent, Guillaume de Foulognes, seigneur et pairon d’Anctoville ; il mourut en mars 1758.
    Un fils de Jean, nommé aussi Jean, né vers 1670.
    Celui-ci Jean II 0, seigneur d’Amfréville et d’Acqueville, épousa noble dame Suzanne Devicq, qui mourut à Amfréville le 26 octobre 1737 ; il y était lui-même décédé en avril 1760, laissant un fils né vers 1717.

7e Degré. — Ce dernier, Jean IIIe de Venoix, chevalier, puis marquis, seigneur d’Amfréville et de Bréville, avait épousé, vers 1749, Marie-Anne-Félicité Le Normand de Victot ; il mourut à Amfréville le 30 août 1772, à l’âge de 55 ans, laissant deux fils ; sa veuve mourut à Caen en 1801.

8e Degré. — L’aîné des fils, Claude-Jean, marquis de Venoix, seigneur et patron de Bréville, Amfréville, Ecajeul et autres lieux, né à Caen le 18 janvier 1750, chevalier de Saint-Louis, capitaine-commandant au régiment du Roy-Infanterie, épousa en 1775, Haute et Puissante Dame Marie-Antoinette Joséphine Desfriches de Brasseuse-Doria. Claude-Jean, dernier seigneur de Bréville, y mourut accidentellement en son manoir le 26 février 1811 ; il fut inhumé dans le cimetière de celte paroisse.

Le second fils, Jean-François de Venoix, né à Bréville le 6 janvier 1752, chevalier, puis comte d’Amfréville, patron honoraire du dit lieu, capitaine au régiment d’EnghienInfanterie, chevalier de Saint-Louis, épousa vers 1777, Haute et Puissante Dame Marie-Thérèse-Léopoldine de Giovanni de Verclos. Il mourut à Amfréville le 23 décembre 1887, âgé de près de 86 ans. Sa femme l’avait précédé dans la tombe, étant décédée aussi à Amfréville le 9 décembre 1828, âgée de 75 ans.

    9e Degré. — Enfants de Claude-Jean :

  • 1° Un fils, Marie-Charles-Pierre-Jean, marquis de Vénoix d’Amfréville, né le 9 janvier 1776, à Amfréville, qui fut colonel de la garde nationale de Caen, membre du conseil municipal de cette ville, chevalier de la Légion d’honneur ; il mourut à Caen le 14 juillet 1838 ; (inhumé à Bréville) ; il avait épousé Marie-Constance Texier d’Hautefeuille, de la paroisse d’Escoville. Le mariage eut lieu à Bréville en l’an VII, par devant la municipalité du canton de Ranville. Le marquis de Venoix fut membre du conseil municipal de Bréville pendant de longues années, et à ce titre, il prit une part active à l’administration de la commune.
  • 2°-3° Deux filles jumelles, Louise-Flore-Thérèse-Antoinette, et Maria-Louise-Thérèse-Joséphine, nées le 16 juin 1777, à Caen, paroisse Saint-Etienne, (sans autres renseignements.)

Enfants de Jean-François :

  • I° Marie-Jean-Louis de Venoix d’Amfréville, né à Amfréville le 12 juillet 1778.
  • 2° Jean-Claude-Marie de Venoix, né au même lieu le 16 juin 1780.
  • 3° Marie-Louise-Adélaïde, née à Amfréville le 1er octobre. 1781, y décédée le 6 avril 1785.
  • 4° Maria-Pauline-Claudine-Charlotte-Françoise, née aussi à Amfréville le 7 mars 1783.
  • 5° Adélaïde-Louise-Delphine, née vers 1786, décédée à Amfréville le 3 février 1814.

10e Degré. — Enfants de Marie-Charles-Pierre-Jean :

Descendance des enfants de Jean François.
Quant aux trois enfants du comte d’Amfréville, dont le décès n’est pas mentionné ci-dessus, ils ont dû mourir jeunes et certainement sans postérité.

– Enfin, Jacques Le Brun, fils du précédent, dernier du nom, sieur de Sallenelles, Amfréville, Brréville, Venoix, Gruchet, la Luzerne, et en partie de Bavent, figurant dans un aveu de 1601, (Arch. du Calvados), et qui présenta encore à la cure de Sallenelles, en 1628, ne laissa qu’une fille, Françoise, dame des mêmes lieux, laquelle par son mariage, en date du 10 mai 1610, avec le baron de Mailloc, porta dans la Maison de ce nom, la seigneurie de Bréville et ses divers autres fiefs……………
………..M. Housset de Catteville, trésorier principal des guerres à Caen, acquéreur en 1782 de la terre et fief de Béneauville, possédait également au Bas-de-Bréville, avec extension sur Bavent et Amfréville, un domaine acquis vers la même, époque, et qui fut la dot de l’une de ses filles, la comtesse d’Angerville.On trouve son nom au registre paroissial en 1779……….
…………..Au printemps 1788, une épizootie très grave sévissait dans les paroisses de Bréville, Amfréville, Sallenelles, Ranville, Hérouvillette et Escoville.

– La Révolution apportait donc à tous l’espérance d’une rénovation sociale et présageait la fin des mauvais jours ; aussi la Fête de la Fédération, anniversaire de la prise de la Bastille, (14 juillet), fut-elle célébrée avec enthousiasme dans le canton de Ranville. On avait choisi, pour la réunion des citoyens du canton et des communes limitrophes, le Plain d’Amfréville, dont les vastes proportions permettaient le rassemblement de toute une population. La cérémonie avait été annoncée la veille, dans les paroisses, par des salves de mousqueterie et la sonnerie des cloches.

Le 14 au matin, les municipalités et les notables des communes, accompagnés des citoyens en armes, se réunirent à l’église d’Amfréville (L’ancienne église d’Amfréville, située dans le cimetière de cette paroisse.), pour, de là, se rendre en procession sur le Plain, au milieu duquel avait été construit un autel, et où les attendait un immense concours de citoyens. Cette procession se mit en marche à dix heures et demie, tambours en tête, saluée sur son passage par la fusillade ; le conseil général d’Amfréville et les autres municipalités, formées sur deux rangs, escortaient le clergé, qui marchait précédé de trois drapeaux.

L’arrivée à l’autel fut signalée par de nouvelles salves, lé curé d’Amtréville, M. Antoine (1) célébra la messe et prononça un discours « plein d’énergie et de patriotisme, qui mit la joie dans le coeur de tous les auditeurs ». Au sacrifice de la messe, feux de mousqueterie ; à l’issue de l’office, les municipalités et tous les citoyens présents prêtèrent serment à la Constitution, toujours avec accompagnement de mousqueterie. La procession opéra dans le même ordre, son retour à l’église, où fut chanté un Te Deum d’actions de grâces, auquel assistaient le marquis et la marquise de Venoix, seigneurs d’Amfréville et de Bréville. Enfin, la solennité se termina par une dernière décharge.
– La procession, arrivée devant l’autel, M. Le Prieur, nouveau curé d’Amfréville, bénit le drapeau de la commune de Gonneville (2), puis célébra la messe,
– Le maire d’Amfréville prêta ensuite le serment fédératif, qui fut répété par tous les citoyens présents.
– 1792 En cette même année, et en exécution des instructions du gouvernement, lés croix existant dans les paroisses durent être abattues. Nous n’avons pu trouver la date exacte à laquelle eut lieu cet acte de persécution religieuse. A Bréville, les croix étaient au nombre de trois ; celle du cimetière ; une seconde placée vers l’angle de la pièce de terre, dite la Belle-Étoile, en face du cimetière d’Amfréville ; la troisième, dite la Croix-Rouge, à l’angle O. du Plain du Bas-de-Bréville, (carrefour de la Croix), dont le piédestal, transporté plus tard de l’autre côté de la route, en terroir d’Amfréville, s’y voit encore et sert de borne.

(Du 22 septembre 1798 au 22 septembre 1799.)
L’administration centrale, confirmant le 7 vendémiaire un arrêté du canton, du 15 fructidor an VI, transfère à Amfréville le marché de Béneauville. Cette mesure est motivée sur ce que, malgré les prescriptions légales, le marché continue, par la force de la coutume, à se tenir à Béneauville les anciens dimanches. On abolit, à la même époque, l’assemblée de la Saint-Mathieu, d’Amfréville, comme rappelant une fête religieuse.
A cette époque vivait à Bréville, chez des personnes de sa famille, Jean Othon, dit Desportes, natif d’Amfréville, ancien
maréchal-des-logis au régiment de Berry, alors âgé de 80 ans, sorti en l’an II de l’hôtel des Invalides avec un brevet de pension de 200 livres.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Monographies communales-Archives du Calvados.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dép. d’Archéologie. 1999 pages 145, 146,147.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 357.

Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand. Les noms des communes de Normandie
30. — Amfréville (Troarn C.) (2) :
Asfredivilla [1035-1037] : A. d. G., NPSN, p. 437.
Vraisemblablement formé sur n. h. vx-sc. Asfridhr, Asferdh, etc.
Les onze A. figurant au Diet, des Postes sont tous en Normandie nordique et inconnus hors de notre pays. C’est pourquoi A. d. G., dans NPSN, les rattacherait plus volontiers à un n. h. nordique qu’au n. h. franc Ansfred, Ansfrid, dont l’étymologie est la même. V. sur ce problème complexe NPSN, p. 179-183.

2 – Pièces Justificatives:

Caumont, Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados. 1850.
AMFRÉVILLE.
Aimfréville, Onfrevitta, Humfrevilla, Unfrevilla.
L’église d’Amfréville a été reconstruite il y a deux ans ; l’ancienne que j’avais analysée n’offrait aucun intérêt(L’ancienne église était dans le cimetière au Hameau des Moutiers) ; la nef et la tour qui surmontait le pignon occidental ne devaient dater que du XVIIe. ou du XVIIIe. siècles. Le choeur appartenait au dernier gothique et datait probablement du XVII.
Amfréville est sous l’invocation de saint Martin. L’abbaye d’Aunay en avait le patronage et percevait les 2/3 de la dîme, l’autre tiers appartenait au curé.
Il résulte de différentes pièces, que les d’Agnaux de St-Contest prenaient aussi le titre de seigneurs d’Amfréville au commencement du XVe. siècle. En 1571, un Jean de Venoix était seigneur d’Amfréville.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux

319. — Le 29 janv. 1749, dispense de bans pour le mariage entre Msre. Jean de Venois, Esc, seig, d’Amfréville, fils de Msre. Jean de Venois, seig honoraire de la parr. d’Amfréville, seig. et patron d’Anctoville et autres lieux, et de noble dame Suzanne d’Hériry,de lad. pair. d’Amfréville, diocèse de Bayeux, d’une part, et noble dame Marie— Anne-Félicité Le Normand de Victot, fille de Msre François-Claude Le Normand, Esc, seig et patron de Victot, du Bois et autres lieux, et de feue noble dame Anne-Françoise-Madeleine Hodebourg, de Lad. parr. de Victot.

247. — Le 3 janv. 1764, Mes. Jean-Baptiste-Nicolas Gannel d’Amfreville, pbfê, originaire de Fresneuse, curé de Glos-sur-Risle, diocèse de Rouen, constitue 150 livres de rente en faveur de M. Etienne Gilles, acolyte de lad. parr. de Fresneuse-sur-Risle, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jean Lisot, receveur de la baronnie de st-Philbert-sur-Risle, demeurant en lad. parr, de St-Philbert. Fait et passé au manoir presbytéral de Fresneuse-sur-Risle, en présence de M. Jean-Joseph Grenet, pbfe, curé du lieu, et autres témoins.

23 juin – Amfréville 1791
Les officiers municipaux d’Amfréville accusent réception des décrets de l’assemblée nationale concernant « l’enlèvement du Roi et de la famille Royalle et les ordres à exécuter pour maintenir la tranquillité publique dans un moment aussi critique. Se sont assemblés pour prendre les mesures convenables à ce que les Ennemis de la nation ne profitent pas de cette fâcheuse nouvelle pour soulever les bons habitants de cette paroisse qui depuis longtemps sont obsédés et séduits par les discours fanatiques et séditieux des prêtres réfractaires et Leurs associés en Conséquence les représentants arrêtèrent que La Garde Nationale serait assemblée que le texte de cet décret serait donné à tous les citoyens a l’issue de des Vêpres et affichés aux lieux accoutume. De plus ils arrêtèrent que vu l’état de fermentation qui Regnoit dans ladite paroisse et les propos séditieux tenus journellement par les mauvais citoyens Gangrenés d’aristocratie et par la devenus plus suspects ils seroient Désarmés…. » – Visites domiciliaires et saisie d’armes – opposition de la femme Bourianne et de son beau-frère.
= (A.D. Calvados – L Administration – IV Police – 45)

211. — Le 28 sept. 1770, Me Jean-Raptiste-Nicolas Gannel, Sr d’Anfreville, pbre, curé de Glos-sur- Rille, diocèse de Rouen, constitue
150 livres de rente en faveur de Mr Joseph Gilles, acolyte de la parr. de Fresneuse, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur une terme, nommée la ferme du Mont-Gannel, sise à Fresneuse et appartenant aud. Sr constituant.

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE NORMANDIE.
M. le Dr Gosselin lit l’étude suivante sur une découverte e sépultures mérovingiennes à Amfréville (Calvados, cant de Troarn) :
Les cantonniers des Ponts et Chaussées, sous la direction de M. Le Portier, continuant les travaux d’élargissement et de redressement de la route de Caen à Cabourg, Par Sallenelles, viennent de mettre à jour, sur le bas côté e la route, en bordure du mur de l’ancien parc du châtau d’Amfréville, vis-à-vis de la carrière d’Amfréville, si riche en fossiles, sept sarcophages en pierre et une sépulture creusée directement dans la couche caillouteuse recouvrant la roche calcaire.
A cet endroit, la route actuelle est en contre-bas des terres qui la bordent à l’Est ; le redressement du profil de la route se fait de ce côté, et les ouvriers doivent enlever les fondations du mur qui servait de clôture à la propriété de M. Leboucher. C’est en exécutant ce travail qu’à une profondeur de 0,70 environ, ils mirent à jour, le mercredi 8 janvier, sept sarcophages orientés Est-Ouest.
Ils avaient tous, sauf un (celui situé vers le Sud), été coupés par le bout correspondant à la tête sur environ 20 à 30 cen. Tous, sauf le septième, avaient été fouillés anciennement, et je n’ai pu y retrouver les os en place. Les ouvriers qui, suivant les ordres reçus, avaient respecté ces Cercueils, m’ont dit avoir recueilli un grand nombre d’ossements éparpillés dans les terres voisines.
Le septième cercueil avait été seulement écorné lors qu’on a construit le mur. Il conservait donc les ossements en place. Je n’y ai trouvé aucun mobilier. Tous ces cerueils sont recouverts de plaques calcaires à l’aspect tectiforme. Ils vont être dégagés. Je me propose d’aller les photographier.
A 100 mètres environ plus bas, vers Ranville, sous le même mur, on a découvert une huitième sépulture. Celle-ci a été faite à même le sol : on a seulement creusé dans le cailloutis qui recouvre le rocher une fosse de la profondeur d’un cercueil. Le dessus a été recouvert de pierres plates. A l’intérieur, se trouvait un squelette légèrement incliné sur le côté gauche. Le tiers inférieur des os des jambes a disparu, toujours du fait de la construction du mur ; mais, cette, fois, la tête était à l’Est. Il n’y avait pas de mobilier.
Depuis, on a mis à jour un neuvième cercueil de pierre, en arrière des précédents, à la même profondeur. Il n’avait jamais été fouillé. Le squelette en place était complètement noyé au milieu des boues entraînées par les infiltrations. Pas plus que dans les premiers, on n’y a trouvé de mobilier. En dehors, sur le côté Sud-Ouest, les ouvriers ont mis à jour les morceaux d’un pot en terre cuite et une plaque carrée de fer de 0,055, de côté, recouverte d’une épaisse couche de rouille, que je crois être une boucle de ceinturon. J’ai pu reconstituer le pot que je vous présente. Si certains fragments montrent une fracture récente (terre noire), les autres étaient cassés anciennement. Sa reconstitution, malgré de nombreuses lacunes, montre bien qu’il appartient à la période mérovingienne.

Des sarcophages de même nature avaient été déjà découverts, en 1880, en travaillant à la route de Dive à Ranville (Bulletin, t. X, p. 538 et suiv.).Au lieu-dit le Champ de Mondane, huit sarcophages engagés sous le mur de M. Thibout, renfermaient des scramassaxes, des boucles de ceinturon, un mors de cheval, une fiole de verre, des francisques, une hache bipenne, etc. L’un de ces sarcophages fut donné par M. Thibout à notre musée, où il porte le n° 1391.

C’est, sans doute, ces sarcophages fouillés en 1880 qui viennent d’être remis à jour. M. Le Portier se propose de nous remettre le dernier sarcophage signalé. Le cimetière mérovingien d’Amfréville, s’il pouvait être exploré méthodiquement, nous réserverait, sans doute, d’intéressantes découvertes.

3 – Archives ShL.

Archives NEDELEC Communes – Consultables.
Com.1. 5. 1 Amfreville Notes historiques 6 art. 1997-1999
Com.1. 5. 2 Amfreville La vie quotidienne 14 art. 1997-2006

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *