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OUVILLE la BIEN TOURNEE



NOTES sur OUVILLE-la-BIEN-TOURNEE – 14489

Ouville la Bien Tournée – Vicaria de Ouvilla – Ulwilla – Olvilla.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
Annuaire Normand 1853 p.44 et 1866 p.518.
Histoire de St Pierre sur Dive par l’Abbé Denis p.173 – 181 – 183.
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 166.

MANEUVRIER Christophe : La ferme de la Croix … OUVILLE LA BIENTOURNEE, une exceptionnelle construction rurale du XIIIe siècle. Bull.du Foyer rural du Billot, décembre 1996, n°56

VASSEUR Charles : l’église d’OUVILLE LA BIEN TOURNEE.Bull. du Foyer rural du Billot, Décembre 1996, n° 56.

FOURNIER Dominique : Toponymie d’Ouville la bien Tournée
Bulletin du Foyer rural du Billot n°57 Mars 1997

BULLETIN du FOYER RURAL du BILLOT n°59 Sept. 1997 – Petite chronique judiciaire année 1897.

DORANLO Dr R., « Note sur des sarcophages découverts en novembre 1921,… Percy-en-Auge », BSAN, XXXV, 1925; et t. … p.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Un cahier comprenant le relevé au crayon de l’inscription de la cloche.

Description de l’église datée du 5 novembre 1857

Ouville est une localité ancienne possédée à l’origine par des familles riches et puissantes. Aux XIIe et XIIIe siècle, on voit figurer parmi les donataires du Prieuré de Ste Barbe :
Etienne d’Ouville,
Guillaume d’Ouville,
Foulques d’Ouville,
Hélie d’Ouville.
Ouville passa plus tard dans la Maison de Hottot florissante au XIIe et qui portait à la fasce d’argent accompagnée de quatre aiglettes de sable.
En 1463, Montfaut trouva noble à Ouville : Jean de Bailleul.
Au XVIIIe siècle, la terre d’Ouville fut portée à Antoine Louis Camille d’Orglandes, comte de Briouze par Marie Hélène Gautier de Montreuil, qualifiée Dame de Montreuil, Ouville, Doux marais, Beaumais, Bernières etc … fille de Jacques François seigneur de Montreuil et de feue Françoise Gabrielle Geneviève le Verrier, dame de Trezesants, le Désert, Ouville, Doux Marais, Hauteville etc…
d’Orglandes porte d’hermines à six losanges de gueules, une tête de levrette en cimier – supports deux griffons au deux anges. Devise : Candore et Ardore
La Dame d’Orglandes mourut en 1766.

L’église d’Ouville et toutes ses dépendances, donnée à Ste Barbe par Guillaume d’Ouville au commencement du XIIe siècle.
Etienne d’Ouville confirme la donation faite à Ste Barbe par Guillaume, son père, du patronage de Notre Dame d’Ouville.
Foulques d’Ouville, fils de Hélie d’Ouville donne à Ste Barbe diverses terres à Ouville.

Robert d’Ouville, sieur d’Ouville régent au conseil,
Jacques le Maignen régent au conseil,
Gabrielle Lemoulinet, veuve d’Augustin Lemouton et Joseph le Mouton, sieur de Morcent, son fils, régent au conseil,
Thomas le Maignen, sieur de St Clément, régent au conseil.

Relevé d’une inscription

Ouville la Bien Tournée
Robert de Douville, seigneur d’Ouville
Jacques le Maignen
Gabrielle Lemoulinnet veuve de Augustin Lemouton
Joseph le Mouton, sieur de Morcent son fils
Thomas le Maignen, sieur de St Clément

Origines et Familles d’Ouville
Etienne d’Ouville
Guillaume d’Ouville
Foulque d’Ouville
Hélis d’Ouville

Maison de Hottot et ses armoiries

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Ouville-la-bien-Tournée, Ouvilla, Olvilla, Ulvilla.
En suivant,à partir de Vieux-Pont, la rive droite de la rivière d’Oudon jusqu’au confluent de cette rivière avec la Dive, on arrive sur le territoire d’Ouville-la-bien-Tounée ainsi appelée, dit-on, parce qu’elle n’est pas parfaitement
orientée. Effectivement, le coteau qui borde, à l’est, la rive droite de la Dive, là où se trouve l’église, présente une pente rapide qui a fait dévier de l’orientation normale.
De là la dénomination de la bien tournée. D’autres pensent que la dénomination la bien tournée fait allusion à l’élégance et à la beauté de l’oeuvre.
Quoi qu’il en soit, celle église, assez vaste, dans laquelle le style le ogival primitif porte encore les moulures caractéristiques de l’architecture romane qui l’avait précédé, est une des plus belles et des plus intéressantes du canton. Une vue générale, dessinée du côté du sud-est par M. Pépin. On voit qu’elle est déforme rectangulaire et qu’au centre, entre choeur et nef, s’élève une tour massive rappelant celle d’Airan (canton de Bourguébus), et quelques autres.
Le chevet est ajouré par deux fenêtres-lancettes très élégantes surmontées d’un oculus; les fenêtres latérales du choeur sont de même forme, accolées deux à deux dans chaque travée et ont la tête ornée de zig-zag légers.
Une porte ogivale aujourd’hui bouchée s’ouvrait, du côté du sud, dans la première travée du choeur. Le bandeau de cette porte est couvert d’étoiles et porte à son centre un écusson sans armoiries. Les archivoltes sont finement sculptées et ornées de cannelures, sur lesquelles se détachent des fleurons -et des zig-zag. J’ai figuré cette jolie porte dans le t.X du Bulletin monumental.
En 1842, j’avais déterminé M. Target, préfet du Calvados, à accorder à l’église d’Ouville 500 francs sur les 2,000 francs votés annuellement par le Conseil général, pour aider à l’entretien des églises monumentales du département
(V. mon Rapport à ce préfet, dans le 1. VIII du Bulletin monumental, p. 464).
Alors on voyait des dislocations considérables provenant de la poussée des voûtes ou de la charpente ; elles s’étaient manifestées il y avait, disait-on, plus de quatre-vingts ans, et on y avait porté remède au moyen d’un tirant en fer qui s’attachait à une poutre traversière et reliait l’un à l’autre les deux murs latéraux. Ce moyen , tout en modérant les progrès du mal, n’avait pu y remédier entièrement, et l’écartement avait fait des progrès considérables.
Mais ce n’est pas là que je priais Mr.Target de faire employer les 500 fr. accordés : « Cette somme, disais-je dans mon Rapport, suffira à peine au rempiétement des murs et des contreforts. Un maçon intelligent peut faire convenablement ces rempiétements; il suffira de surveiller l’emploi de la somme, de peur qu’elle ne soit employée à décorer l’intérieur de l’église; car c’est là que toutes les ressources de la paroisse paraissent avoir reçu jusqu’ici leur application.
Je ne suis pas retourné à Ouville, je sais seulement que les 500 fr. accordés sur ma demande ont été employés en travaux utiles. Le pourtour de l’édifice a été dégagé des terres qui s’y étaient amoncelées; niais il reste toujours des réparations urgentes à exécuter.
Les rempiétements n’ont pas encore été faits, et les dislocations du choeur sont toujours affligeantes. La restauration ne devrait être entreprise que par un architecte habile ; elle entraînerait des dépenses assez considérables : aucune église, du reste, n’est plus digne d’intérêt et ne mérite mieux les sacrifices d’argent qui pourraient être faits par l’Administration.
Une charmante garniture de feuilles entablées supporte la corniche et décore l’entablement du choeur : on voit sortir de ces feuillages des têtes d’hommes et d’animaux sculptées avec beaucoup de délicatesse; j’en ai fait mouler quelques
parties.
La nef est moins ornée que le choeur (Voir la planche). Pourtant elle montre aussi de belles fenêtres, disposées deux à deux dans chaque travée. La porte occidentale a été refaite.
Trois fenêtres en lancettes : celle du milieu, plus élevée que les deux autres, occupe la façade au-dessus de cette porte.
La disposition binaire des belles fenêtres en lancettes de la nef et du choeur mérite une mention spéciale : on ne la rencontre pas ordinairement. Or, en voyant l’élégance et l’élévation de cette remarquable église, on se demande quels motifs ont pu déterminer à élever une pareille construction dans une paroisse qui n’est pas plus peuplée que bien d’autres.
Je ne connais pas d’église du XIIIe siècle aussi élégante que belle d’Ouville, dans la contrée et même assez loin à la ronde.
La cloche d’Ouville porte une inscription en lettres gothiques qui commence ainsi :
L’an mil Ve VIII (1508) je fus faicte pour Nostre-Dame d’Ouville.
Le reste de l’inscription n’a pu être complètement déchiffré.
L’église d’Ouville est sous l’invocation de Notre-Dame. Le prieur de Ste-Barbe nommait à la cure.

Fermes de la Croix et de Brucourt.
-Sur la rive opposée de la Dive (rive gauche), la ferme de la Croix montre un bâtiment bien construit avec deux ouvertures en ogive, qui paraît avoir été une grange dîmière.
J’ai pensé que cette ferme qui, aujourd’hui, appartient M. le marquis d’Eyragues, avait pu appartenir à l’abbaye de Ste-Barbe, patronne d’Ouville, ou à une autre maison religieuse: c’est ce que je me propose d’éclaircir. La porte principale de la ferme de la Croix paraît du temps de Louis XIII.
M. d’Eyragues possède aussi, sur la rive droite de la Dive, la ferme de Brucourt qui doit être un ancien fief.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE MONTREUIL.

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre dus Dive
78 feux.

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
XIVe, XVIe et XVIIIe : Prior de S. Barbara
Curés:
Massuë 1764
Hubert 1771/1787.

1 – EGLISE

Michel COTTIN.
 
Arcisse de Caumont, très impressionné par la qualité architecture de l’église d’Ouville la Bien-Tournée, nous a en a laissé une fort bonne description à laquelle il est toujours utile de se reporter et que je me contenterai de vous conseiller de lire…..
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HISTORIQUE
 
On peut cependant y ajouter quelques remarques complémentaires et en premier lieu, comme lui, s’étonner de la richesse d’un tel monument dans une paroisse au demeurant de peu d’importance si l’on s’en rapporte au montant des décimes versés à l’évêque au milieu du XIVe siècle [1] 16 sous, ce qui la place parmi les quatre paroisses les moins imposées du doyenné de Mesnil-Mauger. Mais s’agit-il d’un bon critère ? Certes elle se trouve au même rang que la petite paroisse du Tilleul, mais aussi en compagnie de Saint-Julien-le-Faucon, chef-lieu de baronnie, Mesnil-Mauger, siège théorique du doyen.
 
Au XIIe  siècle, il s’agit d’un patronage laïque qui appartient à une famille portant le nom de la paroisse. A une date indéterminée, sans doute vers la fin du siècle, nous apprenons que Guillaume d’Ouville à fait don au prieuré de Sainte-Barbe du droit de présentation. Quelques années plus tard, un membre de la même famille, Foulques d’Ouville, fils de Hélie d’Ouville, accroit le patrimoine du prieuré dans cette paroisse.
 
L’édification s’inscrit donc dans un contexte de prospérité économique pour le prieuré où les dons affluent et à l’époque du rattachement du duché au royaume de France et qui est une période de calme [2].

Dans son inventaire des Archives communales, Georges BESNIER [3] signalait la découverte dans un des murs de l’église à l’occasion de travaux, d’une cédule d’indulgence pour la réédification de l’église abbatiale de l’abbaye de Cordillon à Lingèvres, datée des années 1261-1264.
 
DESCRIPTION
 
Au delà des remarques toujours pertinentes de de CAUMONT, il nous faut apporter une grande attention à son appareillage. Nous avons eu l’occasion de souligner la présence dans cette région de quelques petites églises, telle celle toute proche de Sainte-Marie-aux-Anglais, offrant des similitudes quant à l’emploi de blocs de pierre à grain fin, de moyen appareil,  aux arêtes franches et à la taille très soignée. La construction de ce monument dut s’étaler sur quelques décennies ainsi qu’en témoignent à la fois des différences dans le format de ses pierres que la modification du parti architectural.
 
Le mur du chœur, comme à Sainte-Marie, comporte au deux tiers de sa hauteur un cordon mouluré sur lequel reposent les baies en lancettes. Le mur sud-Ouest est raidi d’un contrefort plat sur lequel s’appuie un autre contrefort à ressaut terminé en bâtière.
 
La porte d’accès au chœur, percée dans ce mur, bouchée à l’époque de de CAUMONT, présente une décoration mêlant à la fois des motifs empruntés au vocabulaire roman: étoiles et bâtons brisés et au gothique naissant: marguerites, tores dégagés de cavets, sourcil terminé par des têtes dans l’esprit de celle sculptées sur les piles du narthex de la cathédrale saint-Pierre.. La conjonction de ces éléments permet donc bien de situer ce monument dans le dernier quart de XIIe siècle mais plus vraisemblablement aux premières années du XIIIe . Certes il cet emploi de bâtons brisés peut paraître archaïque, mais on le retrouve sur la porte Nord de l’abbatiale de saint-Pierre, associée avec des chapiteaux typiques de la seconde moitié du XIIIe siècle.
 
Quant à la corniche, qui couronne le mur gouttereau de ce côté, elle nous paraît se rattacher à un mode décoratif courant à l’extrême fin du XIIe dans la décoration intérieure de monuments où nous retrouvons, comme à Saint-Pierre-de-Lisieux ces petites têtes sortant des feuillages.
 
La construction du chœur et du clocher sont plus tardives et ne doivent pas remonter au delà du milieu du XIIIe siècle. On peut s’interroger également sur la présence dans le murs sud d’une grande baie bouchée. S’agit-il d’un projet de collatéral comme on en trouve également la trace à Saint-Hymer ? Seule une fouille pourrait nous renseigner avec certitude sur ce point.
 
De telles constructions doivent être étudiées par comparaison avec les grands monuments qui leur sont contemporains et, parmi les premiers, il nous faut classer la cathédrale de Lisieux [4], l’abbatiale de Saint-Pierre-sur-­Dives [5] et les abbayes caennaises, tout en faisant l’impasse sur les grands monuments monastiques totalement disparus: Sainte-Barbe-en-Auge [6] , Saint-Désir-de-Lisieux [7], Troarn, Le Val-Richer, Fontenay, Barbery, etc. qui n’ont pu être sans influencer ces petites oeuvres rurales aussi.
 
Nous trouvons donc des oeuvres variées, parfois très curieuses, mais mal répertoriées à ce jour car se rattachant à de multiples types et sous-types. Contemporaines les unes des autres, pour la plupart, elles accusent de notables différences révélatrices d’ateliers distincts, les uns oeuvrant sous la direction de l’évêque ou des abbés, les autres, sans doute itinérants travaillant à la commande dans une zone comprise d’Ouest en Est, entre le Bessin et les avant-buttes d’Auge; et du Nord au Sud, de la Manche, au Sud de la Plaine de Caen.
 
Notre connaissance de la gestion de ces petits chantiers dus à des patrons, généralement laïques [8], est inexistante. Les seuls documents dont nous disposions concernant les grands chantiers ecclésiastiques [9]. La lettre d’Haimon nous montre dans le détail la gestion d’un chantier de construction depuis l’extraction de la pierre jusqu’à sa mise en place. Et s’il n’était pas fréquent de pouvoir mobiliser de grandes foules de bénévoles pour la construction d’une basilique lieu de pèlerinage, rien n’interdit de penser que, l’émulation aidant, des groupes de paroissiens ne se soient mobilisés pour amener les matériaux à pied d’oeuvre.
 
A notre avis, si l’influence lexovienne n’est nullement avérée et peu vraisemblable au delà de la Dives, les liens entre ces deux églises rurales et l’œuvre de Saint-Pierre-de-Lisieux sont peut-être plus évidents.
 
Les constructeurs – ici Arnoult, là Haimon – des grands monuments étaient entourés sans doute d’une « loge » et rien ne s’oppose à ce que celles-ci aient participé à des petites oeuvres. Tout au plus, la comparaison par Georges HUARD des bases de Lisieux au boudin aplati avec celles de Saint-Pierre-sur-Dives au boudin épais, fort proches de celles de Sainte-Marie, laisse à supposer sur ce point à Sainte-Marie aux-)Anglais, une influence plus pétruvienne que lexovienne.
 
En l’absence d’une recherche d’ensemble [10], on peut proposer l’hypothèse de l’existence d’un certain nombre de courants qui parfois s’interpénètrent :
 
– Type à clochers à pyramides de pierre et hautes baies, simples ou géminées (Cuverville, Demouville,  Norrey-en-Bessin, Rouvres, Saint-Sylvain, Fierville, Condé-sur-Laison, Mézières)[11].
 
– Type à décoration d’arcatures [12] extérieures (Putot-en-Auge, Cintheaux, Moult, Ouézy, Ouville-­la-Bien-Tournée, Saint-Laurent-de-Condel, etc.)
 
– Type à clocher-porche ou sans clocher de pierre: Cabourg, Lieury, Mittois, Sainte-Marie-aux-Anglais, Valsemé, Branville, Grainville-la-Campagne, etc.
 
L’église de Sainte-Marie-aux-Anglais se rattache à ce dernier type, dont la décoration fort discrète, mais révélatrice de la transition de l’architecture romane à l’architecture gothique, est parfois d’ailleurs classée avec les premières. Parfois, mais ce n’est pas la règle, ces églises possèdent un chœur voûté sur croisée d’ogives et n’offrent aucune décoration d’arcatures, conservant la tradition pré-romane des petites fenêtres en meurtrières.

[1] Auguste LONGNON , Pouiillés de la province de Rouen , Paris, 1903, p. 257 c . FIN NOTEB,

[2] Sur les liens entre le prieuré et l’église d’Ouville, voir René-Norbert SAUVAGE .- Archives départementales du Calvados. Répertoire numé­rique de la série D (Université de Caen (fin), Prieuré de Sainte-Barbe-en-­Auge , Collège des Jésuites de Caen, de Beaumont-en-Auge, etc. Académie des belles–lettres de Caen ) , Caen, Bigot, 1942, In-4°, 52 p.; 2D 138, 139, 140..

[3] Georges BESNIER .- Répertoire sommaire des documents antérieurs à 1800 con­servés dans les archives communales, département du Calvados , Caen, Delesques, 1912, In-8°, XCIX-657 p.; p. 460.

[4] Voir entre autres l’étude Alain ERLANDE-­BRANDEBOURG .- « La cathédrale de Lisieux, les campagnes de construction », CAF , 135, 1974.

[5] Outre la notice de Arcisse de CAUMONT dans sa Statistique monumentale , voir : Elisabeth GAUTIER-DESVAUX –  » Saint-Pierre-sur-Dives « , CAF , 132, 1974, pp. 188-214.

[6] Sur cette église dont la trace se lit très nettement sur les photographies aériennes, voir les travaux en cours de M. FOUQUES.

[7] Voir les travaux de Georges-Abel SIMON et de François COTTIN .- « L’abbaye bénédictine de Notre-Dame-du-Pré-lès-Lisieux d’après les dernières fouilles » BSHLx., 1930-1940, pp. 16-26; et t. à p.: Caen, Ozanne, s.d., 11 p., 1 pl. h.t.

[8] L’ouvrage de Bernard BECK Bernard .- Quand les Normands bâtissaient leurs églises , 15 siècles de vie des hommes, d’histoire et d’architecture religieuse dans la Manche , Coutances, OCEP , 1981 , 185 x 230 , 204 p. ill. couv. ill. , comme son titre l’indique concerne surtout la Manche et les mentions de constructions par des patrons laïques ne remontent pas au delà du XVe siècle.

[9] Sur la cathédrale de Lisieux, voir les documents analysés par George HUARD .- La cathédrale de Lisieux aux XIe ey XIIe siècles in Etudes lexoviennes , II, 1919, pp. 1-36.; sur l’abbatiale de Saint-Pierre-sur-Di­ve, voir les différentes éditions de la lettre d’Haimon et la traduction de l’abbé J. DENIS .- L’église de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives en 1148. Lettre de l’abbé Haimon sur les circonstances merveilleuses qui ont accompagné la construction de cet édifice, précédée d’une notice historique sur l’abbaye , Caen, Chénel, 1867, plan.

[10] Il serait intéressant de cartographier ces divers types de constructions et de rechercher leurs liens avec les grands établissements monastiques de la région: Saint-Pierre-sur-Di­ves, Sainte-Barbe-en-Auge, Troarn, Barbery, Saint-Martin-de-Fontenay et les abbayes caennaises.F

[11] Les travaux de E. LEFEVRE-PONTALIS sur « Les clochers du Calvados » , CAF, 1908, pp. 652-684, ill. – ont été repris par Denise JALABERT .- Clochers de France , Paris, Picard, 1968, ix-101 p. mais certaines de ses analyses ne doivent être acceptées qu’avec la plus extrême réserve..

[12] Cf. Pierre HELIOT .- « Les arcatures décoratives sur les murs des églises romanes en Normandie et leur influence », Annales de Normandie , XVII , 3-1967, pp. 187-222.

MESNIL SIMON Le



NOTES  sur MESNIL-SIMON – 14425

En ce qui concerne la commune de  Mesnil-Simon, Michel COTTIN nous a laissé deux fichiers sous SPRINT,.MESNILSI.SPR et MESNSIVA.SPR.

1 – BIBLIOGRAPHIE
2 – NOTES sur LA VARENDE
3 – Ancien fichier MESNILSI.SPR. (Michel COTTIN).(note extraite de )
4 – PIECES JUSTIFICATIVES
5 – Notes : recherche de Monfaut, Maladrerie, Famille LAMBERT.
6 – Autres documents ou références. (dont « doyenné de Mesnil-Mauger »)

1 – BIBLIOGRAPHIE

Ms. 13905 f 115, 116, 117
Au crayon : B 174; 188; 189; 190 v°; 44; 117 hi; 77 ho : Calendre tenu dans l’église du Mesnil-Simon; 286 (?); 91 ha.

Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados – Arrondissement de Lisieux, t. V, Caen, 1867, pp. 396-397
Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III page 392
« Le Mesnil-Simon en 1790 », P.A., 2, 12-1952

BSHL, 5, p. 57

Extraits de la SHL, 131
Georges BESNIER, Répertoire sommaire des documents antérieurs à 1800 con­servés dans les archives communale, département du Calvados, Caen, Delesques, 1912,In8°, XCIX-657 p.

Jean-Michel BOUVRIS, « Une famille de barons de la Normandie moyenne au XIe siècle, les seigneurs d’Aunou (le-Faucon) près d’Argentan », Annales de Norm., mai 1986, pp. 349-351 (résumé de communication)

Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados – Arrondissement de Lisieux, t. V, Caen, 1867, pp. 396-397
Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III page 392

Philippe DETERVILLE, Le Mesnil-Simon, Le Manoir des Boves ou de Mesnil-Violaine in Le charme discret des manoirs du Pays d’Auge, Condé-­sur-

Noireau, Corlet, 1985, 250 x 330, 317 p. p. 200-206; brique et pierre  XVIIe siècle, lucarne à fronton triangulaire, chronogramme cadran solaire 1635, chronogramme four à pain 1786

Editions Flohic: le patrimoine des communes du Pays d’Auge page 1054.

HIPPEAU, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883, p. 190:
« Mesnil Simoni, 1148 (charte de Sainte Barbe, p. 7) – Mesnillum Symonis, XIVe (pouillé de Lisieux, p. 40)
Par. de Notre-Dame; patr. l’abbé du Bec. Chapelle de saint Jean et de saint Marc. Dioc. de Lisieux, doyenné du Mesnil-Mauger. Gén. de Rouen, élect. de Pont-L’Evêque, serg. de Saint-Julien le Faucoin.
Fief de la Maison des Douaires . »

Pierre LE FERON de LONGCAMP, « Une énigme éclaircie », in Bulletin des Amis de La Varende, n° 18, Juin 1981, pp. 71-73 – photocopie

Yves NEDELEC, Généalogie très provisoire de la famille Collet des Boves (Le Mesnil-Simon et Grainville-la-Campagne ), s.l.s.d. (multig., Arch. de la Manche, 1983), 210×297, 1 p. + 2; 3 tableaux généalogiques. (Archives SHL NE26)
Chanoine André POREE, Histoire de l’abbaye du Bec, Evreux, Hérissey, 1901, 2 vol.. In-8°, 664-676 p.; rééd. Bruxelle, Culture et Civilisation,1980 rééd.
PANNIER Arthème:  voir Archives SHL, NE12, 2e carton.
PAUMIER S. et H.: Le moulin de Rocques à Mesnil-Simon,,  BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 15 page 63.

Charles VASSEUR, Notes (au crayon: B 174; 188;189; 190 v°; 44; 117 hi; 77 ho : Calendre tenu dans l’église du Mesnil-Simon; 286 (?); 91 ha.
= Arch. SHL – Dossier Ch. VASSEUR, Doyenné du Mesnil-Mauger

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – NOTES sur LA VARENDE.  Ancien fichier  MESNSIVA.SPR.

MALADRERIE

Le Manoir de la Varenne [1], de La Varende[2] ou de la Varanne [3], est situé sur le territoire de la commune du Mesnil-Simon, en bordure d’un ruisseau dont il a tiré son nom. Cet hydronyme constitué sur le radical italo-celtique var a été identifié par M. BERTHOUD puis étudié par Albert DAUZAT [4] et selon cet auteur signifierait produit de l’eau, délaissé par l’eau.
Les fiefs du Mesnil-Simon
Sur cette paroisse existaient un certain nombre de fiefs ou de grandes propriétés, dont subsistent, outre celle-ci, les intéressantes constructions des Douaires, des Boves et le manoir situé à quelque distance de l’église [5]
Ceci peut s’expliquer par l’étude des mouvances féodales décelables dans les paroisses du Mesnil-Simon et avoisinantes où plusieurs grands seigneurs sont possessionnés: en premier lieu, le duc de Normandie, les Montfort, représentés par l’abbaye du Bec-Hellouin, mais aussi vraisemblablement les Stigand dont le prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge dut recueillir quelques propriétés.
La baronnie de Saint Julien-le-Faucon
Par le contrat de vente de 1755 [6], nous savons que le fief de la Varende relevait de la seigneurie de Saint-Julien-le-Faucon [7]. Le premier possesseur connu Foulque d’Aunou (est-ce de lui que la paroisse tiendrait son nom ?) puis, par succession, cette terre passa aux du Merle. dont l’un, Foulque, donna son nom, selon la tradition, au bourg de Saint-Julien-sur-Vie.
Après eux, la baronnie passa aux d’Hallenvillers, aux d’Anisy, aux Baratte, et enfin aux Le Prévost dans la famille desquels elle resta jusqu’à la Révolution [8]

L’abbaye du Bec-Hellouin

D’autre part, le patronage du Mesnil-Simon, de temps immémorial, appartenait à l’abbaye du Bec-Hellouin. La donation par Robert de Montfort de toutes ses églises d’Auge à cette abbaye[9] , est sans doute à l’origine de la présence de cet établissement dans notre région[10]. Aux XIIe et XIIIe siècles, les moines continuaient d’ailleurs à agrandir leur domaine, au dépens soit de particuliers[11] ou d’un établissement religieux.
Les biens de Sainte-Barbe-en-Auge
En troisième lieu, le prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge fondé par Odon Stigand qui démembra une notable partie de son domaine, y est également possessionné. Si la charte de fondation du prieuré [12] est muette sur des donations dans la paroisse qui nous intéresse [13], une transaction passée au XIIe siècle avec l’abbaye du Bec au sujet des dîmes du fief de Turouff de Magny [14] suffirait pour témoigner de leur présence, d’autant qu’une charte de 1148 [15] la confirme. Au demeurant, cette paroisse se trouve située pratiquement au cœur du domaine concédé par Odon STIGAND à Sainte-Barbe qui comprend entre autres : Saint-Pierre-ds-Ifs, La Motte, La Boissière, Lécaude, Les Monceaux, etc. [16]

Le plein fief de la Varenne
C’est d’ailleurs dans la charte de confirmation des donations d’Odon Stigand par Henri Ier roi d’Angleterre que paraît pour la première fois le nom de la Varenne avec le signum de Guillaume de La Varenne.
Ce nom, sous cette forme ou celle de Guarenne, revient fort souvent, entre 1066 et 1141, dans l’Histoire ecclésiastique d’Orderic Vital [17]. Le berceau de la famille des deux premiers personnages de ce nom, paraît être Bellencombre [18], près de Saint-Saëns [19]  mais les liens de Guillaumme III avec Galeran de Meulan, successeur d’Odon Stigand à Mézidon – Orderic Vital en fait le frère de Galeran de Meulan [20] fils de Robert de Meulan, lui-même fils de Robert de Beaumont [21] – nous rapprochent du Pays d’Auge où nous trouvons une famille de ce nom au XIVe siècle en la personne de Thibaut de La Varende, mentionné en 1393. Pour sa part, une Jeanne de La Varende est citée entre 1400 et 1490 [22]
Il faut bien entendu être fort prudent dans ce genre d’attributions, puisque, nous le savons par la présence du gisant qui se trouve dans l’église des Authieux-Papion – bien identifié par la longue inscription qui orne son enfeu.: « Cy devant repose le corps de noble homme Jean de la Varende escuier en son vivant seigneur dudit lieu de la Varende de Sassie et Bonneauville, patron de cette église lequel a eu la conduyte et faictz de guerre dont a eu charge continuelle en son vivant soubz nostre sire le Roy Charle septième lequel trespassa lan mil iiij lxiiij le xe jour de juillet. Priez Dieu pour luy pater nr. ave maria »- une famille de ce nom vivait dans cette paroisse [23]
Ce personnage, dont la fonction militaire ne fait pas de doute, peut vraisemblablement être confondu avec ce Jean de La Varende dont les biens, confisqués par l’occupant anglais furent donnés à Pierre Surreau, Receveur général de Normandie qui, entre 1423 et 1434 se fit confirmer par lettres royaulx à de multiples occasions, son envoi en possession [24]. Cette précaution n’était pas inutile, car il semblerait que les femmes des possesseurs spoliés aient tenté de récupérer les biens de leurs époux tandis que des groupes de brigands cachés dans les bois environnants mettaient en péril la vie et les biens des nouveaux propriétaires, qu’ils soient anglais ou ralliés[25]
En ce qui concerne ce fief de La Varende au Mesnil-Simon, il faut attendre le XVe siècle pour pouvoir établir avec certitude les premières filiations. et, à partir des documents qu’il avait pu étudier, M. FERON de LONGCAMP avait dressé la liste suivante des possesseurs du domaine :

– 1491 : Jean de Coursery
– 1534-1530 : Jean de la Fresnay époux de N. de Coursery
– 1531-1577 : Jean de Soubzmont à cause de sa femme
– 1577-1585 : Jean de La Luthumière à cause de Jeanne de Soubzmont, sa femme
– 1611 : Jean Lambert, Vicomte d’Auge et Robert Lambert, seigneur de Formentin, en vertu d’échange.
– 1658 : Charles Lambert
– 1684 : Robert Lambert.
– 1734 : Adrien Lambert.
– 1755 Gabriel-Auguste de Lyée de Belleau et M.-Ch. Labbey de la Roque,
– 1775-1806 : Jean-Baptiste-Louis-Auguste de Lyée de Belleau
– 1806 : Challemel de La Rivière
– 1859 : Marie-Théodore Lasne des Hayes, à cause de sa femme
– 1890-1906 : Joseph Lasne des Hayes
– 1906 : Georges Lasne des Hayes
– 1931 : Pierre de Longcamp, héritier de Georges Lasne des Hayes, son oncle

Cette liste ne nous paraît pas devoir être remise en question. Tout au plus, en l’absence de la connaissance des sources de M. FERON de LONGCHAMP, doit-on reconstituer, et peut-être compléter, les notices concernant les différents possesseurs.
Voyons donc cette liste dans le détail.

Famille de LA VARENDE

Un aveu rendu à l’évêque de Lisieux, en 1452, par Jean de Heudreville [26] précise qu’il tenait un fief situé à Mesnil-Eudes qui avait appartenu à Jehan Osmond et à la veuve de Thibault de La Varende [27]. C’est la seule mention que nous connaissions de ce personnage, mais nous pouvons penser qu’il s’agit peut-être de la famille qui nous intéresse.
Nous ne pouvons par contre établir aucun lien entre ce Thibault et Jeanne de La Varende mentionnée comme femme de Jean de Coursery: est-elle sa fille ou une parente, nous ne pouvons le dire mais en raison des relations ayant existé ultérieurement entre les Courséry et Mesnil-Simon, nous nous trouvons probablement ici devant le premier jalon  en rapport avec notre manoir.

Famille de Courséry

La famille de Courséry est la première dont nous sachions avec certitude qu’elle posséda ce manoir, mais les grands ouvrages de recherches généalogiques[28]  sont muets à son sujet. Il ne fait de doute cependant qu’il s’agisse d’une famille bien implantée dans notre région. Ainsi, Montfaut, en 1463 lors de sa Recherche des nobles, Montfaut releva dans la paroisse du Chesneun, un Michaut de Coursery, qui fut d’ailleurs renvoyé [29]
La première date rapportée par M. FERRON de LONGCAMP concerne Jean de Courséry signalé en 1491. Dans sa notice généalogique sur la famille Lambert, Henri de Frondeville[30] mentionne l’union de Pierre LAMBERT, fils de Guillaume, avocat au bailliage d’Orbec en 1503, élu de Lisieux, « ménager »de cette ville en 1516, 1517 et 1521 et receveur des deniers communs, assesseur des tailles en 1522, échevin de 1504 à 1530, avec Jeanne de Courséry, dont il eut trois fils. Là aussi, nous ignorons les liens entre ce Jean et cette Jeanne, mais c’est aussi la première fois que le nom des Lambert se trouve associé au Mesnil-Simon.
Le jalon suivant – 1534-1530 – est représenté par Jean de la Fresnay époux de N. de Coursery.

1531-1577 : Jean de Soubzmont à cause de sa femme
La famille de Soubmont nous est connue dans la région de Saint-Pierre-sur-Dives où elle possédait l’important fief de Mittois – il est taxé pour 800 livres – et semble-t-il une partie de l’honneur d’Ecajeul, un 1/4 de fief à Callevile.
Pour sa part, le fief du Mesnil-Simon est estimé à 100 livres. [31]

Vicomté de Fallaize

57.- Jean de Soubmons, sieur de Mittoys, est tenant du dict fief et du fief appelé le Pontollain vallant huict cens livres tournois de rente, pour ce                                                           VIIIc l.t.
Item, d’un autre fief nommé l’Honneur d’Escageul, assis en ladicte paroisse, valant quarante cinq livre tournois de rente              XLV l.t.
Item, du fief du Mesnil-Symon, en la vicomté d’Auge, vallant            C l.t.
Item, d’un quart de fief appelé le fief de Saheurs, assis à Calleville, comté d’Harcourt, valant trente livres tournois de rente, pour ce                         XXX l.t.
Item, du fief de la Boullengière, paroisse de Couvrigny, bailliage d’Allençon, valant vingt livres tournois de rente                                                  XX l.t.
Item, est tenant du fief de Cricqueville, assis en la paroisse du (sic) Thaon, vicomté de Caen, vallant                           VII l.t.

Les dictz fiefs vallant ensemble mille deux livres.
Le dict de soubmons a été excusé par pierre Rozé, lequel a dict qu’il estoit mallade en ceste dicte ville où il estoit venu pour faire sa monstre et à luy commandé faire scavoir au dict de Soubmons de soy tenir pest pour faire le service en personne.

1577-1585 : Jean de La Luthumière à cause de Jeanne de Soubzmont, sa femme
1611 : Jean Lambert, Vicomte d’Auge
et Robert Lambert, seigneur de Formentin,
Féron, qui dut posséder un document inconnu nous indique qu’il vint aux mains de Jean et de Robert Lambert en vertu d’échange.
En fait, depuis fort longtemps, la famille de Lambert a des liens avec le Mesnil-Simon.

1658 : Charles Lambert
1684 : Robert Lambert.
1734 : Adrien Lambert.
Sur cet Adrien LAMBERT, voir Henri de FRONDEVILLE, Les Conseillers du Parlement de Normandie de 1641 à 1715 . Recueil généalogique établi sur la base du Manuscrit Bigot de la Bibliothèque de Rouen, Rouen, Lestringant, 1970, p. 586 :
« Adrien LAMBERT, sr. de Formentin Lai (1708-1737)
Reçu le 2 août 1708 à la charge vacante par la mort de Hérout tombée aux parties casuelles.
Coûte toute expédiée la somme de 25.000 livres.

BIGOT, XIII, fin
« M. Rouault de la Vigne nous a signalé en 1928, dans le Journal de Rouen, Annonces, Affiches et Avis divers de la Haute et Basse Normandie du 30 janvier 1778, page 18, 5e feuille hebdomadaire une Elégie composée en l’honneur du vieux conseiller qui venait de s’éteindre: « C’est de notre part un faible tribut de reconnaissance pour l’estime dont il nous honorait. »
« Nous avons aussi une note de la main de FLOQUET, écrite d’après une noter autographe de M. P.-E.-M. LABBEY de la ROQUE:
« Adrien LAMBERT, Seigneur de Formentin mourut en 1777, après avoir joui de la terre de Formentin plus de soixante-dix ans . Ce dernier seigneur de Formentin était un homme de beaucoup d’esprit, très éclairé, très juste, très généreux, incapable de grever ses vassaux … aimant mieux sacrifier quelque chose de ce qui lui appartenait que de grever ceux–ci.
« Le mercredi 12 novembre 1777, le Parlement fit sa rentrée suivant l’usage. M. de Grécourt a prononcé un discours touchant et pathétique pour faire l’éloge de M. de Rouville et de Formentin. Celui-ci a rempli les devoirs de Conseiller pendant soixante-dix ans. Son zèle pour l’observation des lois, son amour pour la vraie piété, et son aménité toujours ingénieuse et enjouée dans la société ont fait les délices de tous »
(De la main de FLOQUET, également, copie d’un article du Journal de Rouen,  loc. cit.)

1755 Gabriel-Auguste de Lyée de Belleau
1755 Gabriel-Auguste de Lyée de Belleau et Marie Charlotte Labbey de la Roque, fille et héritière en partie de Catherine Lambert de La Janville, femme de Pierre-Elie Labbey de la Roque
1775-1806 : Jean-Baptiste-Louis-Auguste de Lyée de Belleau
1806 : Challemel de La Rivière
1859 : Marie-Théodore Lasne des Hayes, à cause de sa femme
1890-1906 : Joseph Lasne des Hayes
1906 : Georges Lasne des Hayes
1931 : Pierre de Longcamp, héritier de Georges Lasne des Hayes, son oncle

DESCRIPTION

La maison manable
Manoir de pierre du même type que le soubassement du manoir de Malicorne
Partie de bois de l’école lexovienne à guettes entrecroisées fin XVe – début XVIe
= Logis XVIIIe siècle avec panneaux d’allège à Y entrecroisés
= Une grande campagne de transformation a considérablement modifié l’allure générale de cette partie du manoir

Bâtiments d’exploitation, colombier
Grâce au contrat de vente du 1756, nous avons quelques renseignements sur le colombier. celui-ci porte tous les caractères de l’extrême fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle : tablette de couronnement portant sur des consoles, lucarnes à fronton triangulaire, typologie de la sculpture. Nous savons aussi par le contrat précité, qu’il possédait originairement un lanterneau dont le manque d’entretien entraînant la chute avait provoqué de grands désordres dans la toiture même. Il fut donc convenu que le nouveau propriétaire aurait la faculté, s’il le désirait, de ne pas le rétablir.  Il laissa donc les choses en l’état, aveuglé, selon la terminologie ancienne Voir notre article sur la question, condamnant de ce fait son utilisation comme colombier. Débarrassé de ses boulins il fut transformé, vraisemblablement, en grenier [32]

Essais de datation
Au vu des différents éléments rassemblés pour tenter de reconstituer l’histoire de ce site, on constate qu’à certaines périodes, il ne fut nullement le lieu d’habitat de ses propriétaires: c’est le cas au XVIIIe siècle pour les Lambert qui, occupant d’importantes charges de judicature à Rouen, y demeuraient, passant la belle saison dans leur château de Formentin ou des Lyée de Belleau qui habitaient leur château de Notre-Dame de Courson.
Ceci explique les hiatus constatés dans l’ensemble de ces constructions.
La partie centrale est peut-être due à ce Jean de La Fresnay qui avait épousé une demoiselle de Coursery. Pour autant que la date de 1504 soit certaine, rien ne s’oppose à une telle datation.

3 – Ancien fichier MESNILSI.SPR. (Michel COTTIN).(note extraite de )

Il existe sur le territoire de la paroisse du Mesnil-Simon, un lieu-dit la Cour Saint-Nicolas sur lequel se trouvait un manoir qui fut détruit lors des combats de la Libération en 1944. S’agissait-il d’un fief noble ? nous ne saurions provisoirement le dire. Les seuls personnages que nous ayons trouvé portant ce titre sont un membre de la famille de Brossard [33], un de la famille Le François [34]  mais l’un et l’autre n’ont aucun rapport avec la paroisse du Mesnil-Simon.

4 -PIECES JUSTIFICATIVES

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…
MESNIL-SIMON.
188. Guillaume et Pierre, dits de Cordey , pour justifier leur noblesse ancienne, ont produit une sentence des commissaires des francsfiefs, du 12 avril après Pâques 1472 , par laquelle Pierre et Jean, dits de Cordey, fils de Eustache, leur oncle, sont déchargés, comme nobles de toute ancienneté, du payement des dits francs-fiefs, avec plusieurs autres lettres anciennes et écritures. Le procureur du Roi, après les avoir vues, a requis qu’ils vérifiassent qu’ils sont fils de Jean de Cordey , frere du dit Eustache, ou, à leur refus ; qu’ils soyent assis.
189. Geoffroi Collet, Sr. des Bofves, a dit être noble d’ancienneté, et, pour le prouver, a produit plusieurs lettres sur le nom de Thomas, son pere, et de Guillaume, son ayeul, et la copie d’une information faite par les Elus de Lisieux à l’instance du dit Guillaume, sur sa noblesse. Mais parceque de la dite information ne s’étoit ensuivi aucune vuide ou sentence , et que par les autres lettres la noblesse du dit Collet n’étoit suffisamment fournie, le procureur du Roi à requis qu’il soit assis.

1128 -Sainte-Barbe-en-Auge
Charte par laquelle Rabel, fils de Guillaume, chambellan Tancarville, qui avait épousé Agnès, héritière des biens du fondateur de ce prieuré, confirme cette fondation et donne à Sainte-Barbe toute la terre qu’il possédait au-dessus de la Dive. Cette donation est précédée de la charte de fondation, portant qu’elle est souscrite par les barons, ainsi que par Guillaume, duc de Normandie; Jean, archevêque de Rouen; Hugues, évêque de Lisieux; Michel, évêque d’Avranches; Durand, abbé de Troarn; Ainard, abbé de Sainte-Marie-de-Dives; Nicolas, abbé de Saint-Ouen; Roger de Montgommery; Roger de Beaumont et Guillaume Fitz Osbern de Breteuil. Cette charte paraît avoir été revêtue de deux sceaux, mais, ils ne subsistent plus. Elle porte une croix recroisettée pour signe de l’attestation d’Henri, roi d’Angleterre; une croix simple indique la signature de la reine, du comte de Glocester, de Guillaume de Varenne, de Robert, comte de Leicester, de Jean, évêque de Lisieux, de Toustain, archevêque d’York, ainsi que de celle de Guillaume Le Chambellan, et celle de Rabel, son fils.
= LECHAUDE-D’ANISY, A. « Les anciennes abbayes de Normandie « , MSAN, t. VII, pp. 92-93

XIIe siècle – Mesnil-Simon
Accord fait entre les chanoines de Sainte-Barbe et les moines du Bec au sujet des dîmes du fief de Turouff de Magny, dans la paroisse du Mesnil-Simon réglant que les moines recevront les dîmes à charge de donner aux chanoines un septier de blé et deux d’avoine.
= Arch. SHL – Charles VASSEUR, Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger )

1134
« L »abbaye (du Bec-Hellouin) possédait de nombreux biens dans le diocèse de Lisieux, provenant en grande partie des dons de la famille Crespin. L’évêque Jean, dans une mettre donnée en 1134, du consentement de ses archidiacres et de son chapitre, les confirma solennellement. On remarque les églises suivantes: Saint-Philbert près Montfort, Saint-Etienne-l’Allier, Saint-Ouen-du-Bosc-Turstin [35], la chapelle Saint-Pierre [36], Saint-Georges-du-Vièvre, Beuvron, Blangy, Clermont-en-Auge, Livarot, Le Mesnil-Simon, Cernay, Drucourt, Bournainville, Folleville, Theuil-Nolent, Duranville, avec toutes les dîmes qui leur appartiennent, l’église du Bosc-Regnoult avec deux traits de dîme; la moitié de l’église du Feugueret, de Feuguereto [37], l’église de Cheffreville, avec la moitié
de la dîme. Toutes ces églises étaient à la présentation de l’abbé et des religieux; la dîme du tonlieu d’Orbec [38], de Livarot, de Beuvron, de Blangy, du pont de l’évêque d’Avranches, de ponte Episcopus Abricensis, etc. L’évêque de Lisieux accorda en outre aux religieux le libre passage à Lisieux et sur la Touque de toutes les marchandises destinées tant à la nourriture qu’aux vêtement, quae ad victulm et vestitum pertinent . En reconnaissance de cette concession, Boson et sa communauté, s’engagèrent, à la mort des évêques de Lisieux, à faire le service funèbre comme à la mort d’un religieux; pour chacun des chanoines, un obit, et pour tous en général, un office complet, le deux janvier de chaque année. Les noms des évêques seront inscrits parmi les noms des frères afin que leur service soit fait à perpétuité [39].
Voluntate et assensu fratrum nostrorum archidiaconorum et canonicorum, placuit praesenti pagina notificare ecclesiae catholicae fidelibus cinctis praesentibus et futuris, quod ego Joannes, dei gratia Lexoviensis episcopus, rogatus a reverendo patre Beccensis coenobii Bosone et fratribus ejusdem loce, concedo quidquid Beccense coenobium habet in eleemosyna in episcopatu Lexoviensi, in ecclesiis et decimis et aliis rebus videlicet, …
= B.N. lat. 12884, f° 188. Selon D. Jouvelin, cette charte serait de 1136 (lat. 13905, f° 18, v°)
EDIT.: partielle: POREE André, Histoire de l’abbaye du Bec-Hellouin, I, p. 353.
+ id°, pp. 352-354.

1260, 1er décembre – Mesnil-Simon
Guillaume dict Quesnel, de la paroisse du Mesnil-Simon vend aux religieux, abbé et couvent de Sainte-Marie du Bec-Hellouin, neuf sous et IIIIxx deniers (?) ts. sur le ténement qu’il a et tient par 8 deniers de rente annuelle avec les services dus en cette paroisse sur une masagio terra arabili et gardino contigu de cette masure contenant deux acres de terre bornée d’un côté le chemin et d’autre le doito qui dirinatur a molinendo eorum deum sitii ex utroque latera inter terras feodi domini de hotot pro quator libris turonensium
= Arch. SHL – Charles VASSEUR, Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger « Extrait d’un feuillet 26e d’un cartulaire du Bec retrouvé par M. Z. Métayer servant de reliure à un livre en décembre 1859 – Lu par M. R. BORDEAUX  »

1260, 1er décembre – Mesnil-Simon
Richard, dit Le Carre de la paroisse du Mesnil-Simon vend concède à l’abbé, religieux et couvent du Bec-Hellouin la maison et jardin contigu contenant une vergée entre le chemin et le douet du Moulin. Pour cette vente il reçoit six livres tournois.
= Arch. SHL – Charles VASSEUR, Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger « Extrait d’un feuillet 26e d’un cartulaire du Bec retrouvé par M. Z. Métayer servant de reliure à un livre en décembre 1859 – Lu par M. R. BORDEAUX  »

1423, juin –
« Item, une lettre royaulx, en double queue et cire jaune, données à Paris, le xxije jour de juing, l’an mil ccccxxiij, contenant que le Roy, nostre sire, avoit donné aud. feu Surreau, les terres desd. Jehan de la Varende, Colin le Viconte et Bouteiller, à la valeur de iijc l.t.
= J. FELIX, Inventaire de Pierre Sureau, p. 142.

1423, juin –
« Item, un vidimus, fait soubz le seel de la prévosté de Paris, l’an mil ccccxxiij, d’une lettres royaulx, donnée le xxxe jour de juing, l’an mil ccccxxiij, par lesquelles apparoit que le Roy, nostre sire, avoit donné aud. feu Surreau, les héritaiges desdits la Varende, le Viconte et Le Bouteiller, jusques à la valeur de iijc l.t. avec l’expédition de messieurs des comptes et finances, donnée le xxvije jour de juin et un mandement donné de Jehan Salvain, bailli de Rouen, le xe jour d’aoust ».
= J. FELIX, Inventaire de Pierre Sureau, p. 142.

1424, 10 juillet – Les Authieux-Papion
Item, unes lettres certificatoires de messieurs des comptes du Roy, nostre sire, lors à Caen, données le xe jour de juillet mil cccxxxiiij, par lesquelles appert que iceulx srs certiffient que ilz ont fait chercher et quérir ès registres des chartes de restitucions et dons faiz par feu le, nostre sire et cellui qui à présent est, savoir se il y avoit aucunes restitucions faiz des héritaiges Roy qui furent à feue damoiselle Agnès de la Varende, Agnès de la Planque et à Marguerite de la Planque dont aucune chose n’avoit este trouvé.
= FELIX J., Inventaire de Pierre Sureau, p. 144.

1424, 28 may – Ouilly-le-Vicomte, Authieux-Papion
Item ung vidimus, fait sous le seel de la viconté de Rouen, l’an mil ccccxxiiije jour de may, faisans mencion que le Roy, nostre d. sire avoit donné temps aud. deffunt Pierre Surreau de bailler son dénombrement et faire son aveu des héritages qui furent aud. de la Varende, le Vicomte et Bouteiller, avec l’expedicion des seigneurs des comptes attachée à icelles.
= FELIX J., Inventaire de Pierre Sureau, p. 145.

1430, 28 décembre –
« Item, un vidimus, fait soubz le seel de la viconté de Rouen, le xxviije jour de décembre ccccxxx, d’une lettres royaulx, faisans mencion que le Roy, nostre sire, avoit donné aud. feu Surreau, les héritaiges qui furent Jehan de la Varende, Colin le Vicomte et Jehan Le Bouteiller, en la valeur de vijc l.t. avec une attache à icellui, donné à messieurs des comptes et finances, l’an mil CCCCXXX, le xxije jour de février ».
= J. FELIX, Inventaire de Pierre Sureau, p. 142.

1433, 23 septembre –
« Item, un vidimus d’unes lettres royaulx, soubz le seel de la viconté de l’eau de Rouen, le xxiije jour de sept. mil ccccxxxiij, icelles lettrers royaulx données le xxiiije jour d’octobre ccccxxij, par lesquelles le roi avoit donné aud. Surreau temps et terme de faire sa prisée des terres d’Ouillie le Viconte, la Varende, la Bouteillerie, Sassie, Olendon, Beneauville, Bartoncelles, Montysembert  [40] et Chereperigne jusques à ung an ensuivant avec une expédicion des srs des comptes et trésoriers.
= FELIX J., Inventaire de Pierre Sureau, p. 142.

1458, 28 décembre – Mesnil-Simon
Bail à fieffe d’une pièce de terre sise en la paroisse du Mesnil-Simon, nommée loes Grands-Clos, consentie par l’abbaye du Bes-Hellouin à Jean Campion, de lad. paroisse de Mesnil-Simon, moyennant une redevance de 40 sols. rournois.
= Arch. SHL. 9F Deville. Dossier Le Bec-Hellouin – Analyse Et. Deville.

1452, 24 octobre – Lisieux
« Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso ) :
« Ledit Jehan de Heudreville tient en ladite paroisse de Mesnil-Eudes ung autre tiers de fieu de chevallier que soulloient tenir Jehan Osmont et la déguerpie Thibault de La Varende « .
= Publié par H. de FORMEVILLE, Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, t. I, pp. 453-458

1456, 28 décembre – Mesnil-Simon
Contrat de fieffe consenti par l’abbé et les religieuses (?) du Bec-Hellouin à un sieur Campion, du Mesnil-Simon
= BSHL, 5, p. 57 « Document communiqué par M. Ch. BESNOU »

1458, 28 décembre – Mesnil-Simon
Bail à fieffe d’une pièce de terre sise en la paroisse du Mesnil-Simon, nommée les Grands-Clos, consentie par l’abbaye du Bec-Hellouin à Jean Campion, de lad. paroisse de Mesnil-Simon, moyennant une redevance de 40 sols. tournois.
= Arch. SHL 9 FA. Fonds Et. Deville. Dossier Le Bec-Hellouin – Analyse Et. Deville.

1463, 10 juillet – Les Authieux-Papion
Inscription lapidaire sur l’enfeu de Jean de La Varende – Eglise
« Cy devant repose le corps de noble homme Jean de la Varende escuier en son vivant seigneur dudit lieu de la Varende de Sassie et Bonneauville, patron de cette église lequel a eu la conduiyte et faictz de guerre dont a eu charge continuelle en son vivant soubz nostre sire le Roy Charle septième lequel trespassa lan mil iiij lxiiij le xe jour de juillet. Priez Dieu pour luy pater nr. ave maria
= Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale, t. V, p. 503

1517 – Mesnil-Simon
Dans un acte de 1552, on trouve que Jacques Fleury était administrateur de la Malladrerie de Saint-Jean en 1517.
= Tab. de Lisieux. Etude Delarue. Analyse Et. Deville.

1544, lundi 29 décembre – Mesnil-Simon
Inventaire des biens meubles appartenant à Geoffroy Collet, escuier, demeurant en la paroisse de Mesnil-Simon, estant en sa garde et saisine sur ses héritages et maisons scituez aud. lieu, et vente de ces biens à noble homme François de Defedebry, seigneur du Buchet, demeurant en la paroisse du Chesne.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Minute papier, 2 ff. – Analyse Et. Deville.

1548 – Mesnil-Simon
Noble homme Jehan de la Chaulle, sieur du lieu, demeurant à Mesnil-Simon
– Notes de Et. Deville extraites du Tab. de Lisieux

1552 – Mesnil-Simon
Dans un acte de cette date, on trouve mention  que Jacques Fleury était administrateur de la Malladrerie de Saint-Jean en 1517.
= Notes de Et. Deville extraites du Tab. de Lisieux.

1554 – Mesnil-Simon
Mention de Germain Amyot, curé.
= Notes de Et. Deville extraites du Tab. de Lisieux.

1571 – Mesnil-Simon
Mention de Michel Piperey, curé.
= Notes de Et. Deville extraites du Tab. de Lisieux.

1578 – Mesnil-Simon
Mention de Michel Piperey, curé, chanoine et pénitencier de la Cathédrale de Lisieux.
= Notes de Et. Deville extraites du Tab. de Lisieux.

1580 – Mesnil-Simon
Noble homme Me Guillaume Lusson, docteur régent en la Faculté de médecine en l’Université de Paris, conseiller et médecin ordinaire de Monseigneur, frère unique du Roi et Me Jehan Lusson, notaire du roi en son Châtelet de Paris, son frère, vendant à Lambert Hurel, de Saint-Julien-le-Faucon, tous les biens et héritages provenant de la succession de leur père Jehan Lusson, aux paroisses de Mesnil-Simon, Lessart et Grandchamp, moyennant 633 écus d’or sol. Passé aud. Lisieux, en la maison du Cheval Blanc.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1581, vendredi 23 juin – Mesnil-Simon
Vénérable personne Me Georges Leproulx, prêtre, curé du Chesne, demeurant aud. lieu, remet ès mains de Guillaume Huchon, du mestier de brouderye, et Nicolle Bourg, sa femme, de la paroisse de Saint-Germain-de-Lisieux, deux pièces de terre en un tenant, l’une nommée la Court et l’autre la Pepinière, assises en la paroisse de Mesnil-Simon, au Hameau ès Huchons, que led. curé avait acquise desd. mariés, par le prix de 80 livres, le 30 décembre 1574.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville.

1599, 30 juin – Mesnil-Simon
Jehan de Cordey, sieur de la Rocque, de Magny, demeurant au Mesnil-Simon, vend à Jacques Pipperey, chanoine pénitencier, la somme de 80 livres tournois de rente.
= Arch. M.C. Fonds Et. Deville – Minute, 2 ff. papier – Analyse Et. Deville.

1601, 16 juillet – Mesnil-Simon
Michel Leproulx, du Mesnil-Simon, ayant acquis de Jacques Ricquier, deux pièces ou portions de terre aud. lie, s’engage à payer les rentes attachées à ces terres.
= Tab. de Lisieux – Minutier 29 – Analyse Et. Deville.

1601, 18 septembre – Mesnil-Simon
Accord entre Guillaume Patey et Eustache Macquerel, bourgeois de Lisieux, au sujet d’un emparquement sur une pièce de terre au Mesnil-Simon.
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Minute papier – Analyse Et. Deville.

1602, 14 novembre – Mesnil-Simon
Nicolas Pierre, marchand, bourgeois demeurant paroisse Saint-Jacques à Lisieuxvend à Denis Le Candemier, du Mesnil-Simon, trois pièces de terre aud. lieu.
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Minute papier – Dossier Abbaye Notre-Dame-du-Pré – Analyse Et. Deville.

1607, 15 janvier – Mesnil-Simon
Accord entre Jacques Canu, Louis Ler Veneur, Michel Campion et Jacques Huard, tous de la paroisse du Mesnil-Simon, au sujet de la perception de la taille dans cette paroisse .
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Minute papier – Analyse Et. Deville.

1607, 21 septembre – Mesnil-Simon
Richard Le Cavellier, sieur du Mesnil-Simon, et damoiselle Anne de Serres, sa femme, constituent leur procureur.
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Minute papier – Analyse Et. Deville.

1609,  24 mars – Mesnil-Simon
Succession de Pierre Poullart, entre Marguerion Leprévost et Martin Nicolle, à cause de leurs femmes Marguerite et Héléne Poullart.
= Arch. M.C. – Analyse Et. Deville

1611, 16 septembre – Mesnil-Simon
Accord entre Geoffroy Huard, receveur de la terre et sieurie du Mesnil-Simon, Jean Lambert, écuyer, Robert Lambert, sieur de Formentin, François Leproulx et Guillaume Huchon, au sujet des biens et aînesses au Mesnil-Simon
= Arch. E.D. 2 ff. papier

1634, 8 mars – Mesnil-Simon
Henri et François Le Roullier, frères, de la paroisse des Monceaux, héritiers de feu Gilles Le Routier, leur père, vendent à damoiselle Charlotte de Mogères, veuve de Me Jehan Carrey, en son vivant conseiller du Roi, lieutenant en la vicomté d’Orbec, demeurant  en la paroisse de Saint-Jacques de Lisieux, en qualité et comme tuteur et gardien de Antoinette Carrey, sa fille, unique héritière dud. défunt, plusieurs biens et héritages au Mesnil-Simon, tenus de la sieurie dud. lieu.
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Minute papier 2 ff.- Analyse Et. Deville.

1655, juin – Mesnil-Simon
Jeanne Baptiste Dubois, veuve de François Pipperey, remet à François Collet, écuiyer, du Mesnil-Simon, une pièce de terre aud. lieu.
= Tab. de Lisieux – Minutier n° 813 – Analyse Et. Deville.

1668-1676 – Mesnil-Simon
Généalogie des COLLET des BOVES présentée pour l’enquête de noblesse en 1676 .
= AD14 – Fonds LE COURT. F 5065 (2 pièces )

1677-1683 – Mesnil-Simon
Plaids et gages-pleiges du fief du Mesnil-Simon, appartenant à l’abbé du Bec, tenus sous la porte du presbytère de Mesnil-Simon par le sénéchal de ladite seigneurie. Tenanciers: Jean-Baptiste Lambert, écuyer, sieur d’Argence et Robert Lambert, écuyer, sieur de Formentin, frères et héritiers de feu Charles Lambert, écuyer, sieur du Mesnil-Simon; François Le Cavelier, sieur du Breuil et Jean Le Cavelier, sieur de Launey; Thomas Desgenetz, curé du Mesnil-Simon; les héritiers de feu Richard Le Picard, sieur de Saint-Cosme, les représentants de Jean-Baptiste Mallet, écuyer, sieur de Neuville; Robert Mallet, écuyer, sieur des Douaires  »
= A.D. Eure . Fonds de l’abbaye du Bec-Hellouin – H. 57 – Analyse G. BOURDON in Inv. sommaire … série H, p. 11

1745, 31 janvier – Mesnil-Simon
Marc-Antoine Bertaut, chanoine de Rouen, remet à Louis Pommeraye, écuyer, la ferme de la Tosterie, sise à Grandchamp et Mesnil-Simon.
= Arch. M.C. Fonds Et. Deville – Minute papier 2 ff.- Analyse Et. Deville.

1755, 8 janvier – Le Mesnil-Simon
Par devant Louis Questel Notaire, tabellion royal au Bailliage d’Auge pour le siège de Cambremer Crévecoeur
Fut présent Messire Adrien Lambert Chevalier, Seigneur de Formentin et autres Lieux, Conseiller au Parlement de Normandie, demeurant à Rouen, Paroisse Saint Patrice, maintenant en son Château de Formentin.
Lequel a par ces Présentes Vendu et Promis Garantir
A Messire Gabriel Auguste de Lyée, Chevalier Seigneur de Belleau, Cropus et la Christinière, demeurant En sa terre de Belleau, paroisse de Notre-Dame de Courson, acquéreur pour luy, ses hoirs ou ayant cause
La terre Noble Du Mesnil-Simon qui Est un plein fief de haubert Entier, nommé le fief du Mesnil-Simon et S’étend ledit fief Tant en ladite Paroisse qu’en celle du Chesne De Lessard et des Monceaux, et Consiste tant en domaine fieffé, Rentes, Seigneuriales et droits seigneuriaux, qu’en domaine non fieffé, Sur lequel il y a Manoir Seigneurial, plusieurs autres maisons un Colombier et un Moulin à Bled.
La dite Terre Du Mesnil Simon en toutes Circonstances et Dépendances et et sans par ledit Seigneur vendeur S’en Rien Réserver ny Retenir
A la Charge par ledit Seigneur acquéreur De tenir ledit fief du Mesnil Simon a foy et hommage siuriaux de la Baronnie de saint Julien le Faucon et de Payer au Chapitre de Lisieux chaque année Six Livres et Trois Chapons de Rente en Deux Parties de la nature de quatre Sous, desquelles Rentes ledit seigneur acquéreur déchargera a l’avenir et dès les Premiers Termes à Echoir ledit Seigneur Vendeur En Sorte qu’il n’en soit Inquiété, et au surplus Ledit fief  et Terre du Mesnil Simon franc et quitte de toutes autres Rentes.
Et Comme Ledit Seigneur Vendeur n’entend se Retenir aucune des Terres qu’il Possède dans ces dites Paroisses, si quelques Parties d’Icelles Se Trouvoient ne pas faire Partie du Domaine non fieffé dudit fief du Mesnil Simon, elles seroient également comprises dans la Présente vente.
Comme aussy sont Compris dans La Présente Vente Toutes les Tonnes et Tonneaux Etant dans les maisons de la dite Terre – Et même les meubles et matériaux actuellement repostés sur Icelle qui se Trouveront être de l’appartenance dudit Seigneur Vendeur
a la Charge Par ledit Seigneur acquéreur de la tenir Relevante des Seigneurs qui Justifieront par titres Valables En avoir La Tenure.
Cette vente aux charges Cy dessus Est faite en outre par le Prix de quarante Cinq Mille Livres, francs, deniers Venant aux mains dudit Seigneur Vendeur.
Sur et en diminution de laquelle Somme ledit Seigneur acquéreur a Présentement Payé audit Seigneur Vendeur, à vue de mondit Tabellion et Tesmoins Cy après nommés en Espèces d’or et d’argent Et autres monnayes ayant Cours Celle de Vingt deux mille Livres.
Et S’oblige ledit Seigneur acquéreur de Payer les Vingt Trois mille livres Restant audit Seigneur Vendeur au plus tard dans un an de ce jour, avec l’intérêt au denier Vingt du jour de noël dernier Jusqu’au jour du Payement, à Ce moyen ledit Seigneur acquéreur Joüira des objets vendus Comme du jour de noël dernier, ledit Seigneur Vendeur devant Toucher les fermages, arrérages Treizièmes et autres Revenus des objets Vendus Jusques et Compris L’année Echue – Ledit jour de noël dernier et Mêmes les Rentes Reculées d’Icelle qui ne Seroient par alors exigibles.
Ledit Seigneur acquéreur Entrertiendra les Conventions faites avec les fermiers des Biens Vendus en sorte que ledit Seigneur Vendeur n’en soit Inquiété.
Convenu que la Clause de Garantie Cy-dessus Stipulée ne S’étend pas aux Rentes Seigneuriales, aux droits Seigneuriaux, ni à l’étendue dudit fief des quels Trois objets Seulement ledit Seigneur Vendeur ne Sera Point Garant.
Ledit Seigneur de Belleau a déclaré que la Somme de Vingt deux mille Livres par luy Cy dessus Payée provient des deniers qu’il a reçus pour la Dot de Noble dame Marie Charlotte Labbey de la Boissière Son Epouse par quittance Papier Devant les notaires de Cambremer Le Vingt avril mil Sept Cents Cinquante et le jour d’hier.
Et a pareillement ledit Seigneur acquéreur déclaré qu’en Considération du droit de Retrait qui appartient a ladite Dame Sa femme Sur lesdits Biens vendus à titre de Parenté avec ledit Seigneur Vendeur il Entend Retenir lesdits Biens en vertu du Droit de Retrait appartenant à la dite Dame son Epouse au Cas Seulement que la dite Terre fut Clamée par toutes autres Personnes dont le droit de Retrait ne Seroit pas Preferable à Celuy de Sa ditte femme,, Par ce quand i Cas Seulement, que Sa ditte femme Devienne Propriétaire de La dite Terre elle Confondra les deniers de Sa dot Employée à L’acquisition d’icelle.
Au moyen de tout Ce que dessus Leidt Seigneur Vendeur a Transporté audit Seigneur acquéreur Tous les droits de Propriété, qu’il avoit ou Pouroit avoir Sur lesdits Biens Vendus, dont il s’est en Sa faveur dessaisi, Le Subrogeant à tous ses droits, noms, Raisons et actions
Pour par lui En joüir, et Disposer a l’avenir comme Vray Propriétaire et a cet Effet il luy Remettra Toutes fois et quantesd Les Titres et Papiers Concernant les dits Biens
Et D’autant qu’il y a plusieurs réparations à faire aux maisons de ladite Terre et Notamment au Toît du Colombier dont ledit Seigneur Vendeur a fait démolir La Lanterne dans l’Intention de ne la pas faire Retablir attendu qu’elle Est Inutile et que C’est elle qui a Occasionné La Ruine dudit Toît, Ledit Seigneur acquéreur Est autorisé a faire faire lesdittes Reparzation et même à Retablir le Toît dudit Colombier Sans Replacer La ditte Lanterne et d’Employer aux dites Reparations Jusqu’à la Somme de Deux mille Livres Prendra pour Cet Effet Ledit Seigneur acquereur les Bois necessaires Sur le lieu au moins de dommage que faire Ce Pourra, parce qu’en Cas de Clameur, Icellui acquereur Seroit du tout Remboursé Sur mles quittances et mémoires qu’il Representeroit Tant d’achat de materiaux, que Du Travail des ouvriers, lesquelles Seroient Crues Sur Sa Simple affirmation, Sans quil Sois obligé de faire faire aucun devis, ni Procès Verbal pour Constater Letat actuel des dittes maisons et Colombier.
Sera Expedition du Present Dellivré par ledit Seigneur acquéreur a Ses frais et Depens En forme Executoire audit Seigneur Vendeur Toutes fois Et quantes.
Ainsi Sont les dittes Parties Convenues et Demeurés D’accord, Promettant Icelles Respectivement Tout le Contenu Cy dessus Tenir et Entretenir Sous L’obligation de tous leurs Biens meubles et Immeubles Presents Et avenir. Ce fut fait et Passé au Chateau de Formentin le dix huit janvier avant midi Lan mil sept Cens CinquanteCinqPresence de Pierre Vaullard demeurant Parroise de Glaus (sic) Sur Risle et farci Le Roy menuisier demeurant à Beaumont maintenant en ce lieu Tesmoins qui ont avec les Parties Et Ledit Me Quetel, Lecture faitte Signé La minute des Présentes, en marge de laquelle Est Ecrit Controlé et Insinué a Cambremer au folio Vingt Trois Verso article Premier et deux Ce vingt Trois Janvier mil Sept Cens Cinquante Cinq Recu Six Cens quarante Six livres sept Sols Sept deniers Signé fouquet avec Trait.
La Présente Expédition qui Seroit Parfaitement Conforme à Sa minute Sans les qualifications Nobiliaires En Matières féodales que nous avons Barrés au terme de la Loy du mois de Pluviose an huit a Eté Délivrée a Monsieur de la Rivière Propriétaire demeurant à Falaize qui La ainsu Requise, Par nous henry Noël notaire Impérial à Cambremer, arrondissement de Pont L’Evêque, département du Calvados Soussigné Ce Dix Juin mil huit cens neuf
Noël
Reçu de M Gosset Sept francs soixante six centimes
Pour Tous les droits de la Présente Exped.
= Arch. M. de Longcamp – MC photocopie.

1756, 14 août – Mesnil-Simon
Par devant Jacques Louis Daufresne, acte donnant à fieffe au Sr Martin laboureur au Mesnil Simon une pièce de terre inculte dite la Maladrerie … à charge d’une rente perpétuelle de 12 livres et de charges et faisance seigneuriales, à savoir : en mouvance de la seigneurie de Saint-Julien : 12 deniers chaque année à la Saint-Michel de chaque année avec foi hommage, reliefs, treizièmes, service de prévôté, aides coutumières, comparance aux plaids et gage-plège, cours et usages de ladite Baronie, réparer la motte une fois pendant la vie du seigneur après qu’il en aura fait faire la première perche, corvées de bêtes tirantes à harnois; régissantes sur les fiefs deux fois l’an aux saisons accoutumées; aider à mener le tournant de la meule du moulin de ladite baronnie, suivre la banalité d’icelui, aider à réparer les deux grands ponts de la rivière de Vie. Témoins Pierre Guerniel huissier du Grenier à Sel Jacques Le Singlais praticien.
= Arch. SHL – Dossier Ch. VASSEUR, Doyenné du Mesnil-Mauger

1780, 29 juin – Mesnil-Simon
Nicolas Le Boucher, fils de feu Eustache et de Marie Leproux, demeurant à Beuvillers, donne en fieffe à rente à Thomas Le Boucher, son frère, demeurant à Mesnil-Simon, le quart à lui appartenant de la succession de ses. père et mère, consistant en quatre pièces de terre sises à Mesnil-Simon
= Arch. M.C. Fonds Et. Deville – Parch. 2 ff.- Analyse Et. Deville.

1780, 29 juin – Mesnil-Simon
Jean Le Boucher, fils et héritier pour un quart de feu Eustache et de Marie Leproux, demeurant en la paroisse de Saint-Ymer (Saint-Hymer ), fieffe à rente à Thomas Le Boucher, son frère, demeurant à Mesnil-Simon, le quart à lui appartenant de la succession immobilière de ses. père et mère, moyennant une rente de 26 livres 2 sols 11 deniers à Noël
= Arch. M.C. Fonds Et. Deville – Parch. 2 ff.- Analyse Et. Deville.

1783, 4 février – Mesnil-Simon
Charles et Joseph Perette, frères, demeurant tous deux en la paroisse de Mesnil-Simon, constituent une rente pour se libérer envers Gilles Guillaume Descretes, maître tailleur d’habits demeurant au Havre, paroisse Notre-Dame, époux de Marie-Madeleine Perette .
= Arch. M.C. Fonds Et. Deville – Parchemin 2 ff. – Analyse Et. Deville

1792
Etat des biens séquestrés révolutionnairement dans les communes de Moyaux, Boutemont, la Chapelle-Hareng, Courtonnel, Courtonne-la-Meurdrac, Cordebugle, le Pin, Marolles, Saint-Michel-des-Monceaux, Mesnil-Simon, Ouilly-le-Vicomte, Saint-Germain-de-Livet, Saint-Hippolyte-de-Cantelou.
= Arch. SHL. Ms. J 96

1805 – Mesnil-Simon
Inscription de la cloche :
LAN 1805 JAI ETE BENITE PAR Me FRANCOIS HUE DESSERVANT DU MESNIL-SIMON NOMMEE LOUISE-AIMEE PAR Mr FRANCOIS AMABLE BARDEL LANOS ET Mde LOUISE MARGUERITE SEVESTRE PIERRE AMABLE DUVAL -// FRANCOIS CHERIOT FONDEUR
Diamètre 0.75
= Arch. SHL – Dossier Ch. VASSEUR, Doyenné du Mesnil-Mauger

5 – Notes Annexes:

5a- recherche de Monfaut,
5b- Maladrerie,
5c- Famille LAMBERT.

5a – Recherche de Monfaut:
« Montfaut trouva deux gentilshommes au Mesnil-Simon : Jacques de la Ceaule (ou de la Chaule) et Guillot Collet. Ce Guillot ou Guillaume Collet eut un fils du nom de Thomas, qui à son tour eut un fils nommé Geoffroy qualifié sieur des Boves, qui fut assis à la tailles par les Elus de Lisieux en 1540 faute de production suffisante.
« Les Boves, marquées sur Cassini avec chapelle, doivent offrir de l’intérêt. En 1540 vivaient aussi noblement au Mesnil-Simon Guillaume et Pierre de Cordey fils de Jean de Cordey. Ils n’ont aucune qualification de terre.
« Au commencement du XVIIe siècle, la terre du Mesnil-Simon appartenait au baron de la Luthumière qui la vendit par devant les notaires de Valognes, le 22 novembre 1608 à M. Le Sens de Rucqueville, qui n’en jouit pas un an, car par contrat du 25 septembre 1607, il la revendit à Jacques Dunot, seigneur de Campigny-Berville (69 g 2 )
« On trouve vers le milieu du XVIIIe siècle Charles de Margeot, écuyer, seigneur de Saint-Ouen-Le Haut et du Mesnil-Simon. Il épousa Françoise le Normand, la 7e des enfants de Gabriel Le Normand, sr du Buchet, et de Marie du Pommeret (48 g 1 ).
« Quelques années après, Gabriel-Auguste de Lyée (18 septembre 1749 ), mari de et de la Roque, prenait le titre de Seigneur de Belleau et du Mesnil-Simon, Cropus et lz Crétinière (76 g1 ). De son mariage sortirent sept enfants. L’aîné; seul fils; Jean-Baptiste-Louis-Auguste, chevalier, mousquetaire du Roi, fut seigneur de Belleau, Mesnil-Simon, la Crétinière et autres lieux (87 h )
=Arch. SHL- Charles VASSEUR .- Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger )

5b – Maladrerie

Le plus ancien texte où je la trouve mentionnée est l’Arrêt du Parlement de Normandie du 1er décembre 1698 qui enregistre l’édit de réunion des 11 maladreries ou léproseries à l’hôpital général de Lisieux.
Dans la déclaration des biens de cet établissement fourni à la Chambre des Comptes le 20 avril 1721, on lit cette seule mention :
« Mesnil-Simon : Une pièce de terre en pâturage sur laquelle était une chapelle sur le chemin de Lisieux à Saint-Julien (102h) « Il n’en restait plus rien alors.
« Une déclaration des administrateurs au marquis de Saint-Julien, seigneur du Mesni-Simon, nous apprend que la chapelle était sous l’invocation de Saint-Jean et saint-laurent. Elle dût disparaître peu de temps après le réunion (29hoo) . Le terrain resté longtemps inculte fut donné à fieffe, le 14 août 1756 à un nommé Martin pour 12# de rente perpétuelle et en outre les charges féodales envers le seigneur de saint-Julien, savoir foi, hommage et réparer les mottes une fois pendant la vie du seigneur après qu’il en aura fait faire la première perche, corvées, aides à réparer les deux grands ponts de la rivière de Vie ».
= Arch. SHL – Charles VASSEUR .- Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger; cité in MSAN, XXVIII, p. 131, d’après Statistique

5c – Famille LAMBERT:

II.- Pierre LAMBERT, avocat au bailliage d’Orbec en 1503, élu de Lisieux, « ménager »de cette ville en 1516, 1517 et 1521 et receveur des deniers communs, assesseur des tailles en 1522, échevin de 1504 à 1530, marié à Jeanne de Courséry, dont il eut trois fils:
1.- Robert, qui suit

III.- Guillaume LAMBERT, sr de la Motte (près Lisieux), second fils de Pierre, élu à Lisieux, et de Jeanne de Coursery, échevin de Lisieux de 1527 à 1532, mort avant mars 1548, épousa Jeanne Le Liquerre, fille d’un bourgeois de cette ville. Elle partagea avec ses fils divers biens sis à Lisieux en août 1555. Ils eurent deux fils et une fille, dont :
IV.- Robert LAMBERT, sr d’Herbigny (à Victot, vicomté d’Auge), receveur du temporel de l’évêché de Lisieux et des décimes du clergé, commis à la recette des aides de l’élection, contrôleur des deniers communs de Lisieux, capitaine quartenier, né vers 1525, anobli sans finance en mars 1586, mort vers 1595, épousa, vers 1550 Antoinette Borel, morte avant 1561, fille et héritière en partie de François Borel, écuyer, sieur d’Hiéville et d’Herbigny, et de Jeanne Hesbert. Ils eurent deux fils et une fille, dont:
V.- François LAMBERT, sieur d’Herbigny et du Mont-Saint-Jean (Honfleur), né vers 1560, secrétaire du roi en 1581, avocat au Grand Conseil en 1588, lieutenant civil et criminel du bailli de Rouen en la vicomté d’Auge en 1591, charge qu’il exerça pendant plus de trente ans, mort à Pont-L’Evêque le 19 mars 1644 et inhumé dans l’église Saint-Michel. Il avait épousé vers 1590 Jeanne Amidieu, dame de Saint-Mars (à Manerbe), fille de Jacques Amidieu, sieur des PArcs, échevin de Lisieux, et(probablement) de N? du Moulin (celle-ci, proche parente de Jeanne du Moulin, femme de Jean de Longchamp, gouverneur de Lisieux. Leurs enfants furent: 1.- François, qui suit; 2.- Joachim, baptisé à Pont-L’Evêque le 15 décembre 1595, mort en bas âge; 3.- Jean baptisé à Pont-L’Evêque le 15 avril 1599, mort jeune, après 1606; 4.- Philippe, baptisé à Pont-L’Evêque le 20 janvier 1601, mort jeune; 5.- Pierre; 6.- Marie, née le 20 janvier 1606,baptisée à Pont-L’Evêque le 7 février, morte à Audrieu le 27 décembre 1682, mariée par contrat du 9 juin 1633 à Gilles de Séran, sieur et baron d’Audrieu, capitaine de cavalerie; 7.- Marguerite, baptisée à pont-L’Evêque le 12 juin 1611, morte jeune
VI.- François LAMBERT, sieur d’Herbigny et du Mont-Saint-Jean, né à Pont-L’Evêque en 1591, conseiller du Grand Conseil en 1614, au Parlement de Paris le 13 avril 1616, maître des requêtes le 5 avril 1621, conseiller d’Etat en 1628, mort en 1652. Il épousa à Paris (Saint-Germain-l’Auxerrois), le 20 février 1615, Jeanne de Mesmes, morte à Paris le 18 juin 1631 et inhumée à Saint-Nicolas-des-Champs.

6 Autres documents ou références.

– La motte féodale de Saint-Julien nous est connue par une charte mentionnée par de Caumont (3)
(3) Caumont, Stat. nwn., V, p. 397 ; Doranlo, Gmnps, p. 807.
Archives SHL:
Voir FONDS BOUDARD :
2FA121 : 1786-1791 : terres des Douanes à Mesnil-Simon ayant appartenu à Monsieur de Saint Cyr

Voir Archives SHL. Fonds Michel COTTIN.
11 FA – 34 – Divers – Roisrenoult, Delamare, à Beaumont-le-Roger. Imprimés.;
Mesnil-Simon, Poussin, bouilleur de cru; Prospectus inauguration
route du cidre, 1975.; Prières pour le roi, ms.;
PANNIER Arthème:  voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

Carnets de Charles Vasseur: Doyenné de Mesnil-Mauger « Doy ; de Mesnil-Mauger.doc »

MESNIL SIMON LA VARANNE (27)

Voir:
Bulletin de la Société Historique n°5p.57
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 131
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXVIII p.131
MSS 13905 f°115-116-117Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon

4 feux privilégies
42 feux taillables
Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
XIVe, XVIe et XVIIIe: abbas de Becco

Curé :
Hue 1764/1787

Insinuations
Il y avait dans cette paroisse une chapelle de St Jean et St Marc qui probablement n’existait plus au moins comme bénéfice au XVIIIe siècle, peut-être était-ce celle de l’ancienne maladrerie de Mesnil Simon, touchant laquelle il existe des titres aux archives de l’Hôtel Dieu de Lisieux
Messire Louis Armand de Scudéry, diacre du diocèse de Coutances, titulaire de la chapelle St Jean, dans le Mesnil Simon diocèse de Lisieux, député du Clergé en 17O2.
Curé du Mesnil Simon: d’or à 3 cœurs enflammés de gueules (d’Hozier 336)

Note sur la Maladrerie du Mesnil Simon
Le plus ancien titre où je la trouve mentionnée est l’arrêt du Parlement de Normandie du 1er décembre 1698 qui enregistre l’édit de réunion de 11 maladreries ou léproseries à l’Hôpital général de Lisieux.
Dans la déclaration des biens de cet établissement fournie à la Chambre des Comptes le 20 avril 1721 on lit cette seule mention:

A peu de distance de l’église dans la vallée est une maison en bois du XVIe siècle construite en encorbellement et éclairée encore par une fenêtre cruciforme. Le toit est surmonté d’une grande lucarne festonnée. Cette vieille maison n’est pas sans intérêt ; elle appartenait avant le Révolution à un ancien chanoine de Lisieux. Aujourd’hui elle est la propriété d’un sieur Nicolas.

Description de la cloche
L’an 1805 j’ai été bénite par Mr Francois Hue desservant du Mesnil Simon, nommée Louise Aimée par Mr Jean François Aimable Bardel Lanos et Mademoiselle Louise Margueritte Sevestre Pierre Aimable Duval …
François Thériot, fondeur.

Un texte en latin extrait d’un feuillet d’un cartulaire du Bec retrouvé par Monsieur L. Metayer, servant de couverure à un livre en décembre 1859 (lu par M. Bordeaux)
Acte du 14 août 1756 donnant à fief au sieur Martin, laboureur à Mesnil Simon, une pièce de terre inculte, dite Maladrerie de Mesnil Simon, appartenant aux Hospices de Lisieux, représentés par les administrateurs:
Messire J.B Lambert, chevalier seigneur de Feauville et de Bellouet,
Monsieur François Mignot, écuyer, conseiller du Roy, auditeur en sa cour des Comptes, Aides et Finances de Normandie, a charge d’une rente perpétuelle de 12 livres et des charges et faisances seigneuriales, à savoir,  en mouvance de la seigneurie de St Julien: 12 deniers à la St Michel de chaque année, avec foi, hommage, reliefs, treizième, service de prévôté, aides coutumiers, comparence aux plaids et gage plèges, cours et usages de ladite Baronie, réparer les mottes une fois pendant la vie du seigneur, après qu’il en aura fait faire la première perche, corvées de bêtes tirantes à harnois, régissantes sur les fiefs deux fois l’an aux saisons accoutumées, aider à mener la meule tournante du moulin à la   dite Baronie, suivre la banalité d’icellui, aider à réparer les deux grands ponts de la rivière de Vie.
Par devant Jacques Louis Daufresne, notaire royal à Lisieux ; témoins: Pierre Guerniel, huissier du grenier à sel, Jacques le Singlois, praticien.
Accord fait entre les chanoines de Sainte Barbe et les moines du Bec au sujet des dîmes du fief de Turould de Magny dans la paroisse de Mesnil Simon, réglant que les moines percevront la dîme à charge de donner aux chanoines un septier de blé et deux d’avoine (XIIe siècle)
Le patronage du Mesnil Simon avait été donné à l’Abbaye du Bec par Foulques d’Auney.

1463 – Montfaut trouva deux gentilshommes au Mesnil Simon : Jean de la Céaule (ou de la Chaule) et Guillot Collet.
Ce Guillot ou Guillaume Collet eut un fils du nom de Thomas qui a son tour eut un fils appelé Geoffroy qualifié Sieur des Bofves, qui assis à la taille par les élus de Lisieux en 1540 faute de production suffisante. Les Boves, marqués sur Cassini avec une chapelle doivent offrir de l’intérêt.
En 1540 vivaient aussi noblement au Mesnil Simon Guillaume et Pierre de Cordey, fils de Jean de Cordey. Ils n’ont aucune qualification de terres.
Au commencement du 17e siècle, la terre du Mesnil Simon appartenait au baron de la Luthunière qui la vendit par contrat passé devant les notaires de Valognes le 28 novembre 16O6 à Monsieur le Sens de Rucqueville qui n’en jouit pas un an, car par contrat, du 25 septembre 1607, il la revendit à Jacques Dimot, seigneur de Campigny-Berville.
On trouve vers le milieu du 18e siècle. Charles de Margeot, écuyer, seigneur de St Ouen le Hoult et du Mesnil Simon. Il épousa Françoise le Normand, la 7e des enfants de Gabriel le Normand, seigneur du Buchet; et de Marie du Pommeret
Quelques années après Gabriel Auguste de Lyée, mari (le 18 septembre 1749) de Marie Charlotte Labbey, la 3e des quatre enfants de Pierre de Labbey, seigneur d’Ecajeul et de la Roque, prenait le titre de Seigneur de Belleau et du Mesnil Simon, Cropus et la Crétinière. De son mariage sortirent 4 enfants. L’aîné seul fils, Jean Baptiste Louis Auguste, chevalier, mousquetaire du Roi, fut seigneur de Belleau, Mesnil Simon, la Crétinière et autres lieux.

Note détaillée sur les Douaires
Le registre de la paroisse de Lécaude fournit les noms de Honorable homme Jean Mallet sieur des Douayres, 20 octobre 1586. Le 2 janvier 1603, il fut parrain d’un manant de Lécaude avec Noble Homme Thomas Duval, conseiller au Parlement de Rouen. Sa femme fut marraine d’un autre enfant avec le seigneur de Lécaude et Guillaume Lambert de la Chapelle le 27 avril 1600.
On ne donne point les noms.
Jehan Mallet était procureur fiscal du bailliage vicomtal de Lisieux et fut anobli. Il était décédé le 6 août 1647.Il paraît avoir laissé 3 fils.
Le premier Jehan Mallet sieur des Douayres
Le deuxième Jean Baptiste Mallet Seigneur de Neufville qui épousa Damoiselle Françoise de la Reue, veuve de Jacques Carrey seigneur de Firfol, président de l’élection de Lisieux.
Le troisième Messire Adrien Mallet, chanoine de Lisieux.
Jean Mallet, deuxième seigneur des Douaires, eut un fils nommé Jean Baptiste Adrien, écuyer, aussi seigneur des Douayres, qui vivait en 1685.
Au 18e siècle, la maison des Douayres vint en la possession de la famille Jamot. Jean Jamot seigneur des Douayres vivait en 1745. Il était tuteur de la fille de Guillaume de la Vigne et la mit en pension au couvent de Pont l’Evêque 4 juillet 1746. Il demeurait sur la paroisse d’Estrees .On ne le voit nulle part qualifié de noble homme ou d’écuyer. Il vivait encore en 175O.
On trouve dans l’Armorial de d’Hozier, François Jamot, écuyer de la Garde du Roy, – d’azur à 3 fleurs de lys d’argent malordonnées au pied( ?) nourri et 1 épée de même en pointe couronnée d’or.
Le même mentionne aussi Adrian Fréard, écuyer seigneur des Douayres: de gueules à un chevron d’or surmonté d’une étoile d’argent et accompagné de 3 fers de flèche de même 2.1.
Pierre Fréard, receveur des Tailles au pont l’Evêque, paroisse de Gonneville sur Dives, fut anobli par lettres de janvier 1597 vérifié en 1610.
Jean Baptiste Adrien Mallet, sieur des Douaires, cidevant conseiller en la cour des Aides, fut confirmé dans sa noblesse en 1700 (Farin)
Le chemin des Angnières (des Aniers) allant à la Corne (paroisse du Mesnil Simon).

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Pannier

Le Mesnil-Simon, Mesnillum Symonis.
L’église Notre-Dame du Mesnil-Simon s’élève sur le penchant d’une colline qui domine un charmant vallon, traversé par le chemin de grande communication de Lisieux à St-Pierre-sur-Dive.
La partie la plus ancienne de cette église est la nef, qui appartient au style roman. Le mur méridional est flanqué, vers l’extrémité orientale, de deux contreforts plats; à l’extrémité opposée s’élèvent deux contreforts saillants qui datent du XVe ou XVIe siècle. On remarque, de ce côté, une petite fenêtre romane sans moulures qui a été bouchée.
Une fenêtre en forme de lancette, à moulures rudimentaires, du XIIIe ou XIVe siècle, et une autre fenêtre sans caractère éclairent la nef.
Le mur septentrional ne présente qu’un seul contrefort plat. Deux autres contreforts, du XVI, ou XVIe siècle, sont
placés vers l’extrémité occidentale. Ce mur est percé de deux fenêtres sans caractère. Il n’y avait primitivement aucune ouverture de ce côté.
Un porche en bois, du XVI, siècle, précède le portail occidental, soutenu par quatre contreforts dont les glacis sont très-inclinés. La porte qui donne accès dans la nef présente une ogive obtuse formée d’une moulure torique reposant sur une colonnette, dont le chapiteau simplement épannelé et la base indiquent les premières années du XVe siècle. Cette porte est surmontée d’un oculus du même temps.
Au-dessus du gable s’élève un clocher en charpente, recouvert en essente. Ce clocher renferme une cloche qui porte la date de 1805. Voici son inscription :
L’AN 1805 IAI ÉTÉ BENITE PAR Mr FRANÇOIS HUE DESSERVANT DU
MESNIL-SIMON, NOMMÉE LOUISE AIMÉE PAR Mr IEAN FRANÇOIS AMABLE
BARDEL LANOS ET Me LOUISE MARGtte SEVESTRE PIERRE AMABLE DUVAL
FRANÇOIS THERIOT FONDEUR.
Les murs de la nef offrent les vestiges d’une litre funèbre.
Le choeur est faiblement en retraite sur la nef. Deux contreforts saillants, du XVe ou XVI, siècle, soutiennent le mur méridional qui est percé de deux fenêtres ogivales dont l’une affecte la forme d’une lancette. Celle fenêtre, étroite
par rapport à sa hauteur, a probablement remplacé une autre fenêtre, du XIIIe siècle, ou peut-être cette dernière aura-t-elle été seulement retouchée. L’autre ouverture date de la dernière période ogivale.
Au mur septentrional du choeur est accolée une chapelle seigneuriale, dont la construction remonte au XVII, ou XVIIIe siècle. Plusieurs pierres, formant saillie, portent les traces d’un écusson armorié appartenant au seigneur qui a fait ériger cette chapelle. Le mur septentrional est percé de deux fenêtres cintrées. On remarque à l’intérieur de cette
chapelle, qui sert actuellement de sacristie, une fenêtre carrée à tracerie flamboyante qui éclairait autrefois le choeur.
Le chevet est droit et percé d’une fenêtre ogivale trilobée, du XVe ou XVIe siècle. Deux contreforts du même temps sont placés aux extrémités.

L’arc triomphal qui sépare, à l’intérieur, le choeur de la nef est dans le style ogival tertiaire.
Les voûtes sont en merrain.
On remarque dans le choeur, du côté de l’épître, une piscine surmontée d’une accolade, qui date de la dernière période de l’ogive.
Le maître-autel est accompagné d’un beau retable et d’un élégant tabernacle dans le style Louis XIII.
A l’entrée du choeur s’élèvent deux petits autels dans le style Louis XIV.
Nous signalerons aussi une belle lampe, du XVIIe siècle (1ère moitié).
Et parmi les vases sacrés, un calice en argent massif, du siècle dernier.
On a relégué dans la sacristie un très-beau siège seigneurial à haut dossier, qui date de la fin du XVe siècle ou des premières années du XVII. Le dossier est formé de deux panneaux ornés de dessins flamboyants. Les montants du fauteuil se terminent par des espèces de clochetons.
Le patronage de l’église appartenait, au XIVe siècle, à l’abbé du Bec (abbas de Becco).
Sous le rapport administratif, le Mesnil-Simon faisait partie, avant la Révolution, de l’élection de Pont-l’Évêque.
On y comptait 4 feux privilégiés et 42 feux taillables.
La terre ainsi que le patronage de l’église appartenaient à l’abbaye du Bec, qui en avait été gratifiée par Foulques
d’Aulney(…. Ex dono Fulconis de Alneto et hominum suorum , manerium de Mesnillo Simonis cum ecclesia et omnibus ecclesioe et manerii pertinentiis ). Aussi, pendant tout le cours du moyen-âge, ne trouve-t-on aucun seigneur du Mesnil-Simon.
Les moines finirent par aliéner, au moins en partie, leur domaine.
Au commencement du XVIIe siècle, la terre du Mesnil-Simon était possédée par le baron de La Luthumière, qui la vendit, par contrat passé devant les notaires de Valognes, le 28 novembre 1606, à M. Le Sens de Rucqueville.
Celui-ci n’en jouit pas un an. Par contrat du 25 novembre a 1607, il: la revendit à Jacques Dunot, seigneur de Campigny-Berville. On ne voit point dans la généalogie de cette famille, ajoute M. Charles Vasseur, qu’il l’ait transmise à ses enfants.
Vers le milieu du XVIIIe siècle, continue M. Vasseur, Charles de Margeot était seigneur de St-Ouen-le-Hoult et du Mesnil-Simon. Il avait pour femme Françoise Le Normand,
la septième des enfants de Gabriel Le Nomand, sieur du Buchet, et de Marie du Pommeret.
Quelques années après, Gabriel-Auguste de Lyée prenait le titre de seigneur de Belleau, du Mesnil-Simon, Cropus et la Crétinière. Il épousa en secondes noces, le 18 septembre 1749, Marie-Charlotte Labbey de La Rocque, qui lui donna quatre enfants. L’aîné, seul fils, Jean-Baptiste-Louis-Auguste de Lyée, chevalier mousquetaire du roi, fut seigneur de Belleau, Mesnil-Simon, la Crétinière et autres lieux. Il habitait ordinairement son château de Courson.

Maison des Douaires.
— Tout près de la route de St- Julien s’élève une maison, appelée dans le pays la Maison des Douaires.
La façade principale, qui regarde l’orient, est construite en pierre et brique et date de la fin du XVIII, siècle. Elle
est flanquée, à l’une de ses extrémités, d’un pavillon carré. Les arêtes du toit sont couvertes de corniers émaillés, jaunes et verts. L’autre pavillon a été détruit.
– La façade occidentale, construite en bois, paraît plus ancienne. M. Charles Vasseur ne pense pas que la maison des
Douaires ait été un fief noble. Elle a appartenu à des personnages assez notables.
Les registres de la paroisse de Lécaude font mention de honorable homme Jehan Mallet, sieur des Douayres, à la date du 20 décembre 1586. Il était procureur fiscal au bailliage vicomtal de Lisieux, ce qui lui valut plus tard des lettres de noblesse.
II paraît, dit M. Charles Vasseur, avoir laissé trois fils, dont l’aîné, nommé Jean comme son père, fut aussi sieur des Douaires. Le second fut sieur de Neufville et s’allia à la famille de La Reue; le troisième entra dans les ordres et devint chanoine de Lisieux.
Jean Mallet eut un fils, nommé Jean-Baptiste-Adrien, qualifié escuyer, sieur des Douaires, dans les actes de 1685.
Au XVIII, siècle, la maison des Douaires passa en la possession de la famille Jamot. Jean Jamot, sieur des Douaires, vivait entre 1745 et 1750. On ne le voit nulle part qualifié de noble homme ou écuyer.
L’Armoriai manuscrit de d’Hozier mentionne le nom d’Adrian Fréard, écuyer, sieur des Douaires. Il descendait
probablement de Pierre Fréard, receveur des tailles au Pont-l’Évêque, anobli en 1597.

Ferme de la Varanne.
— Au fond d’un étroit vallon que domine la route de Lisieux à St-Julien, est située l’ancienne ferme féodale de la Varanne. Cette ferme appartenait, lorsque nous l’avons visitée, à M. Deshayes., alors conseiller à la Cour impériale de Caen.
La maison, construite en bois avec encorbellement, remonte au XVIe siècle.
A l’entrée de la cour s’élève un très beau colombier en pierre, dont le toit offre trois jolies lucarnes décorées de
sculptures variées.
A peu de distance de la maison se développe un magnifique étang. L’eau qui s’échappe de cet étang forme plusieurs cascades et fait mouvoir, un peu plus loin, la roue d’un moulin qui dépend aussi de la ferme.

Maladrerie.
– Le Mesnil-Simon possédait une maladrerie qui fut réunie, en 1698, à l’hôpital général de Lisieux. La chapelle était sous l’invocation de saint Jean et de saint Laurent. D’après un acte de 1721, elle n’existait déjà plus alors.
Le terrain sur lequel cette chapelle était bâtie, après être resté longtemps en friche, fut fieffé, le 1 4 août 1756,
à un sieur Martin, laboureur, moyennant 12 liv. de rente perpétuelle, outre les charges féodales parmi lesquelles figure celle de réparer les mottes, du château de St-Julien une fois pendant la vie du seigneur, après qu’il en aura fait faire la première perche.

[1] Il s’agit là d’un toponyme assez courant dans le Calvados. On le rencontre sous cette forme à Bellou; sous celle de Varannes à Bourgeauville; sous celle de Varende, à Clécy, Saint-Lambert, Saint-Vigor-des-Mézerets, C. HIPPEAU .- Dictionnaire topographique du Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883, p. 291.
[2] Sur cet hydronyme devenu patronyme, voir : Albert DAUZAT .- Dictionnaire des noms de famille et prénoms de France, Paris, Larousse, 3e éd., 1951, p. 586.
[3] Arcisse de CAUMONT .- Statistique monumentale du Calvados – Arrondissement de Lisieux, t. V, Caen, 1867, pp. 396-397
[4] Albert DAUZAT .- La Toponymie française, Paris, Payot, 1946, pp. 155-156; François de Beaurepaire .- Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, Picard, 1979, p. 3.
[5] Il est plausible, au vu des chartes de 1261, que celui-ci était assis sur le fonds de l’abbaye du Bec. Voir ci-dessous.
[6] Cf. pièces justificatives.
[7] D’après Auguste GUILMETH .- Bourg de Livarot, s.l., s.d., pp. 10-11. au Xe siècle ce territoire aurait appartenu en propre au duc Richard Ier qui, en vue de doter sa nièce lors de son mariage avec Osmont de Centvilles, aurait détaché cette terre de son domaine avec celles d’Aunou et de Livarot. Cette assertion reprise par Camille Asse est formellement démentie par Stéphane LE TORTOREC, L’occupation du sol dans l’est du canton de Mézidon au Moyen Age à travers la toponymie et diverses sources anciennes Mémoire de Maîtrise sous la direction de M. André DEBORD, Université de Caen, 1987-1988.
[8] Camille ASSE .- En Pays d’Auge – Saint-Julien-le-Faucon et ses environs , rééd., s.l.s.d. (Saint-Pierre-sur-Dives, Bescond, 1981) ..
[9] Marie FAUROUX, Recueil des actes des ducs de Normandie – 911-1066, in MSAN, XXXVI, 1961, pp. 364-365.
[10] Selon la table de Henri de Formeville, Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, I, p. civ – cette abbaye aurait aussi possédé en Pays d’Auge, les cures de Beuvron, Hôtot-en-Auge, Druval, Saint-Ymer, Livarot, Les Mesnil-Germain, Cheffreville et les Bosc-Renoult. Reste à vérifier que toutes ces églises aient appartenu aux Montfort.
[11] Voir entre autres deux actes mentionnés dans un fragment de Cartulaire conservé aux A.D. de l’Eure – H. 91 cité par G. BOURDON, Inv. sommaire … série H, p. 15.
[12] Marie FAUROUX, op. cit., pp. 421-425.
[13] Dans le Répertoire numérique de la Série D. (Université de caen) – Prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, Collège des Jésuites de Caen, de Beaumont-en-Auge, etc. Académies des belles-lettres de Caen, Caen, Bigot, 1942, in-4°, 52 p., publié par R.N. SAUVAGE, il n’est fait aucune mention des biens du prieuré dans cette paroisse.
[14] = Arch. SHL – Charles VASSEUR, Notes et documents – Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger )
[15] Citée par C. HIPPEAU, op. cit.
[16] Henri de Formeville, op. cit. p. cv.
[17] Ed. Le Prévost
[18] Voir entre autres l’article de Melle Marie-Josêphe LECACHEUX, « Histoire de l’abbaye de Saint-Amand de Rouen – Des origines à la fin du XVIe siècle « , BSAN, XLIV, 1936 (1937 ), pp. 5-289; pp. 23 .
[19] Ce Guillaume Ier est cité parmi les premiers personnages du duché, dans l’ordre laïc, entre le dapifer et le grand échanson, dans le cercle des familiers conseillant le duc Guillaume à l’occasion des préparatifs de la conquête – Orderic VITAL, op. cit., II, p. 121 – ou après Hugues de Grentemesnil, lors de la bataille d’Hasting – id°, p. 148 – Guillaume ayant confié le royaume nouvellement conquis à Guillaume fils d’Osberne et la ville de Douvres et tout le pays de Kent à son frère… le roi leur adjoignit Hugues de Grandmesnil, Hugues de Montfort, Guillaume de Varenne et d’autres braves soldats « – id°, 167 . Ce Guillaume de la Varende ayant épousé Gondrède soeur de Gherbod, se vit confier le comté de Surrey – id°, p. 221 – au temps de Guillaume le Roux – III, p. 317 note. Selon cette note, Gondrée ou Gondrède, son épouse aurait été la fille de la reine Mathilde.
[20] Orderic VITAL, id°, V, 128 .
[21] id°. op. cit. . III, 338, 427.
[22] Pierre LE FERON de LONGCAMP – « Une énigme éclaircie « , in Bulletin des Amis de La Varende, n° 18, Juin 1981, pp. 71-73, auquel nous ferons un certain nombre d’emprunts
[23] En novembre 1988, Madame O. GALLIER a présenté à ses collègues de la Société Historique de Lisieux, une communication – restée inédite à ce jour – sur cette famille
[24] Inventaire de Pierre SUREAU Publié par J. FELIX, Rouen-Paris, 1892, p. 142.
[25] Voir à ce sujet l’intéressant travail concernant tout particulièrement notre région dû à Louis de NEUVILLE.- « De la résistance à l’occupation anglaise dans le pays de Lisieux de 1424 à 1444 « , BSAN, t. XVI et t. à p. Caen, Delesques, 1893, in-4°, 48 p. et l’ouvrage de Henri de FRONDEVILLE, La Vicomté d’Orbec pendant l’occupation anglaise (1417-1449) – Compte de Jean Le Muet, vicomte d’Orbec, pour la Saint-Michel 1444 . Préface de M. le Chanoine Simon in Etudes lexoviennes, t. IV, 1936, Gr. in-8°, XIV-328 p., carte. .
[26] Celui-ci possédait également un fief à Formentin qui reviendra aux Lambert. Sur ce personnage voir notre article sur « Le Château de Formentin », à paraître. (note 12/2001: voir Formentin.doc)
[27]  – 1452, 24 octobre – Lisieux:
« Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso ) :
« Ledit Jehan de Heudreville tient en ladite paroisse de Mesnil-Eudes ung autre tiers de fieu de chevallier que soulloient tenir Jehan Osmont et la déguerpie Thibault de La Varende « .
= Publié de FORMEVILLE, Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, t. I, pp. 453-458.
[28] DE LA CHESNAYE-DESBOIS ou, plus près de nous ARNAUD.
[29] Deux nobles sont signalés au Mesnil-Simon: Jean de la Ceaule – sans doute de la Chaule – et Guillot Collet. .
[30] Henri de FRONDEVILLE, Les Présidents du Parlement de Normandie 1499-1790,, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1953.
[31] Cf. Emile TRAVERS, Rôle du ban et de l’arrière-ban du bailliage de Caen en 1552, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1901, in-8°, xvij-399 p.; pp. 18-19:
[32] D’autres à la même époque, tel celui du Manoir du Bais, à Cambremer furent aménagés en demeure.
[33] 1666 – Montpinçon: Nicolas de Brossard, sr de Saint Nicolas; Olivier de Brossard, sieur de Rouval; Renvoyés au Conseil. = Recherche de de Marle.
[34] Jacques, sieur de Saint-Nicolas, à Echauffour, et Nicolas Le François, sieur de la Plesse, à Saint-Germain-de-Montgommery, portent d’argent à trois palmes de gueules (maintenus).
= GRAVELLE-DESULIS, « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne, 1865, pp. 285-296; 1866, pp. 254-309; 1867
[35] C’est le nom ancien de la Noë-Poulain, canton de Saint-Georges-du-Vièvre.
[36] Sans doute la chapelle de Saint-Pierre-du-Vièvre. Nous n’avons pas retrouvé la trace de cette chapelle en l’église Saint-Pierre-du-Vièvre mentionnée dans la lettre d’Arnoul, en 1147.
[37] Est-ce la chapelle de la Feugerie, canton de Gacé (Orne) qui faisait autrefois partie du diocèse de Lisieux?
[37] Jacques, sieur de Saint-Nicolas, à Echauffour, et Nicolas Le François, sieur de la Plesse, à Saint-Germain-de-Montgommery, portent d’argent à trois palmes de gueules (maintenus).
= GRAVELLE-DESULIS, « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne, 1865, pp. 285-296; 1866, pp. 254-309; 1867
[37] C’est le nom ancien de la Noë-Poulain, canton de Saint-Georges-du-Vièvre.
[37] Sans doute la chapelle de Saint-Pierre-du-Vièvre. Nous n’avons pas retrouvé la trace de cette chapelle en l’église Saint-Pierre-du-Vièvre mentionnée dans la lettre d’Arnoul, en 1147.
[37] Est-ce la chapelle de la Feugerie, canton de Gacé (Orne) qui faisait autrefois partie du diocèse de Lisieux?
[38] Il est à remarquer que d’après cette confirmation de 1134, l’abbaye n’a plus que 10 sols à recevoir sur l’église de Bienfaite et autant sur celle d’Orbec; cependantt, le patronage et la dîme entière lui avaient été donnés par Richard de Bienfaite, fils de Gilbert, comte de Brionne (lat. 13905, f° 11115). L’abbaye recouvra plus tard son droit de patronage sur l’église d’Orbec.
[39] Cette fondation est reprise par D. Jouvelin, B.N. lat. 1208, f° 108 v°..
[40] Bretonncelles, Montisembert.

MESNIL GUILLAUME Le



NOTES  sur Le Mesnil-Guillaume Le:
Mesnillus .Guillelmi

Mesnil-Guillaume: cf. aux AD 14.: 1 E 181; 1 E 257:
Michel COTTIN

1 – Historique.
2 – Description du Château.
3 – Pièces justificatives
4 – Bibliographie.

1 – HISTORIQUE :

Au début du XIVe siècle, il semblerait que la seigneurie de Mesnil-Guillaume [1] ait déjà été démembrée, puisque nous voyons apparaître dans la liste des fiefs de la vicomté d’Orbec, un quart de fief relevant directement du Roi, tenu par Guyot de Moyad qui est également patron de l’église [2].
Une trentaine d’années plus tard, vers 1350 [3], le patronage de cette paroisse appartient à Robert de Morsan, qui selon Auguste Le Prévost [4]  serait le fils de Jean de Brionne [5], seigneur de Morsan qui paraît dans le Pouillé du diocèse de Lisieux comme patron d’Hermival ».[6] .
Dès le XVe siècle nous y trouvons la famille de Trousseauville dont un représentant, Guillaume[7], capitaine de Lisieux, est qualifié par Thomas Basin de » brave chevalier [8]. bien représentée dans le Lieuvin: à Morainville [9], à Giverville, à Epreville-en-Lieuvin et à Duranville [10]
En 1444, » les enfants soubagiés et hoirs de feu Henry de Trousseauville, en son vivant escuier, venus en la garde du Roy nostre sire pour leur minorité d’âge par le trépas de leursdis père mère, par damoiselle Marguerite de Tournebeuf, mère desdits soubagiés, iiij L. ij s. t. dont lxj s. vj d. t. à la recepte de ceste viconté et xx s. vj d. t. à la recepte de la viconté de Verneuil aux terùmes de Pasques et saint Michel, pour moictié.
Pour ce, à ce terme pour moictié par ladite damoiselle….          xxx s. ix d. »
En 1454, un Guillaume de Trousseauville, sans doute l’un des fils de Henry, fieffe de l’évêque de Lisieux, une pièce de terre assise à Glos [11] et si nous suivons H. PELLERIN [12], ce serait ce Guillaume de Trousseau­ville qui aurait vendu cette terre aux Le Vallois.
La famille Le Valloys [13] était sans doute lexovienne, à moins qu’il ne faille recherche ses premières origines autour de Sait-Germain-la-Campagne. La première mention la concernant, relevée par JOUGLA de MORENAS, remonte aux premières années du XV° siècle[14], mais localement la plus ancienne trace connue remonte seulement à 1452 où nous voyons paraître un GUILLAUME le VALLOIS, bourgeois de Lisieux » Conseiller de Ville » [15], charge qu’il occupe encore le 9 janvier 1483. Nous le trouvons ensuite en 146O à la faveur d’une constitution de rente en faveur de Perrin Hamel dont, dix ans plus tard, Me Jehan Trotin fera le franchissement. Dès cet instant, l’on entrevoit ce qui longtemps restera les deux grandes activités des Le Valloys, le prêt d’argent [16] sous sa forme déguisée de la constitution de rentes [17] et le » trafic » des propriétés.
En 1469, Guillaume Le Valloys habitait [18] Grande-Rue (au N° 55 de la numérotation antérieure à la destruction de 1944) au fond de l’allée [19] un hôtel portant le nom de cette famille.
Son fils Colin ou Nicolas, bourgeois de Lisieux, lui succède dans le charge de Conseiller et, le corps de ville le nomme leur » procureur général et certain messager especial afin d’obtenir de la court du Roy notre sire lectres de confirmation, continuation ou prolongement du droit de marchant pour fournir le grenier à sel de cested. ville ». En quelques années, il se rendit acquéreur de MESNIL-GUILLAUME, de PUTOT, de BONNEVILLE, et de la ROSIERE et dès 15O1 il paraît dans un contrat comme » honorable » seigneur de la Rozière.
En 1516, lors du partage de sa succession par sa veuve Guillemette Dupont entre ses trois fils, Jean, l’aîné, figure comme seigneur de Mesnil-Guillaume.
Puis ce fut le lot de Nicolas II, sieur d’Escoville, qui avait épousé Catherine Hennequin dont il n’eut pas d’enfant. Il convola une seconde fois avec Marie Du Val de Mondrainville. Il mourut en 1542. De sa seconde union, il avait eut quatre fils et deux filles: Louis, qui hérita de Fontaine-Etoupefour, François, qui devint seigneur d’Escoville; à Nicolas échut Manneville tandis que sa fille aînée Anne épousait Jacques Le Fournier et la cadette, Marguerite épousait Geoffroi du Mont.
Son troisième fils, Jean II, hérita de Mesnil-Guillaume avec la seigneurie du Coq et c’est sans doute à lui qu’il faut attribuer l’édification du château tel qu’il se présente actuellement.
De son mariage avec Louise de La Valette, il eut trois filles, dont l’aînée Marie devint dame de Mesnil-Guillaume. Elle se maria à Charles Le Gouez, sieur du Parc et de Manneville dont on trouve encore la trace en 1613 et 1617.
Une pénible affaire de meurtre commis par Louis Le Gouez et deux de ses fils, contraignit le troisième à abandonner la seigneurie de Mesnil-Guillaume.
Au début du XVIIIe siècle elle se trouvait dans la famille de Mailloc, mais à partir du XVIIe siècle, l’histoire des familles ne nous intéresse plus, les derniers travaux étant achevés et il nous est parvenu dans l’ensemble tel qu’il était après les grands travaux du XVIIe siècle.

2 – DESCRIPTION du Château.

Plus heureux qu’en beaucoup d’autres cas, nous avons la chance de posséder trois descriptions anciennes fiables et quelques gravures qui nous permettent de restituer son état au siècle dernier et de suivre avec une certaine précision les diverses transformations subies par ce château au cours du dernier siècle.
Malheureusement, nous ne possédons aucune analyse ancienne des distributions intérieures et si, l’extérieur n’a pas subi de transformations indécelables, en revanche, l’intérieur paraît avoir été profondément bouleversé en beaucoup d’endroits.
Certains auteurs [20] ont laissé à entendre qu’il existait autrefois, en ce lieu, une forteresse, ruinée à la fin du XVe siècle. Le peu d’importance du fief – il ne s’agit que d’un quart de fief – nous rend sceptique à ce sujet. Nous pensons qu’il pouvait tout au plus s’y trouver, et sans doute jusqu’au troisième quart du XVIe siècle, comme en beaucoup d’autres cas de seigneuries secondaires, un manoir, habitation habituelle des seigneurs de second rang. Si le fief revêt une certaine importance pour les premières générations des Le Valloys, à partir de Nicolas II, ce domaine sera le lot du troisième fils seulement.

Situation

Le château est assis dans un site grandiose, au fond de la vallée d’Orbiquet, entouré de frondaisons séculaires.
La proximité de la rivière devait permettre en mise en eau facile de ce site qui, très anciennement sans doute, comme la plupart des fiefs secondaires, était entouré d’un fossé quadrangulaire.

Plan

Le château présente actuellement un bâtiment de plan rectangulaire, orienté Nord-Sud, formé de quatre corps cantonnés au Sud de deux tourelles rondes sur colonne et au Nord de deux tourelles pentagonales montant de fond.
Au milieu de la façade principale regardant au Sud s’élève un pavillon central faisant saillie, percé d’un passage à cheval donnant accès à la cour intérieure. C’était autrefois la seule entrée à ce château avant qu’une transformation, sans doute assez tardive, ait largement ouvert le flanc Nord vers Lisieux, permettant ainsi d’accéder à un  large perron, enjambant le fossé, accompagné d’un escalier en fer à cheval.

Logis de bois

Extérieurement, l’on remarque, au Nord du mur gouttereau Ouest, un léger décrochement qui correspond en partie à la construction de bois antérieure, bien visible de la cour intérieure. Le fait qu’il n’y ait pas correspondance exacte entre ce décrochement et la longueur du corps de logis en bois visible de la cour, peut laisser à supposer que la façade de cette oeuvre de charpenterie a été modifiée et allongée. Nous trouvons en effet devant un schéma bien circonscrit maintenant de constructions de bois des XVe ou XVIe siècles habillées d’une chemise de pierre à la fin du XVIe siècle ou au siècle suivant [21] tels les châteaux de Cricqueville, du Pontif, à Coquainvillers ou de Belleau-Belleau, à Notre-Dame-de-Courson.
En ce qui concerne la façade sur cour, Louis RIOULT de NEUVILLE voulait y voir une oeuvre de l’époque Louis XII ou du règne de François Ier tandis qu’Henri Pellerin la datait de la fin du XVIe siècle, rattachant le lion  hissant sculpté dans un cartouche, aux armoiries de Louise de La Valette [22]
Vue de la cour intérieure, la façade Ouest présente un soubassement de brique et un étage de pan de bois. Le rez-de-chaussée, avec ses encadrements de porte et de fenêtres de pierre se rattache à une campagne de reprise en sous-œuvre de l’étage qui remonte semble-t-il au milieu du XVIIe siècle. Au-dessus, nous trouvons une façade en pan de bois de sept travées. Les colombes étroites sont moulurées et sculptées de pilastres avec chapiteaux ou de cariatides, selon un modèle courant dans la charpenterie lexovienne du troisième quart du XVIe siècle [23]. A l’origine, celui-ci était percé d’une succession d’ouvertures limitées en partie basses par une lisse d’appui moulurée et sculptée de godrons, identique à celles que nous rencontrons à Orbec, au Verger à Fervaques, à Vimoutiers, etc.
Certaines ouvertures d’étages, à l’occasion sans doute de la reprise en sous-œuvre, furent agrandies, faisant descendre la traverse d’allège en dessous de la lisse moulurée, tandis que d’autres étaient occultées, modifiant ainsi totalement l’ordonnance des colombages. Relevons que l’entre colombage était garni de briquettes à tenons [24] parti identique à celui utilisé dans le manoir voisin de Querville.
Les photographies anciennes qui nous sont parvenues de cet état, permettent de mesurer l’ampleur des dégâts, difficilement imaginables maintenant qu’une bonne restauration a redonné à cette façade, sinon son rythme d’origine, tout au moins une partie de ses dispositions anciennes.

Bâtiments de pierre

L’intérêt majeur de Mesnil-Guillaume, au-delà de la qualité de son parc, réside dans son homogénéité. En-dehors du petit bâtiment de bois que nous venons de décrire et qui est invisible de l’extérieur, l’ensemble de la construction fut élevée en une seule campagne  ce qui lui confère une unité rarement rencontrée ailleurs. En effet, la majeure partie de ces grands châteaux transformés ou élevés aux XVIe et au XVIIe siècle sur un plan fermé ont été amputés de deux ou trois des corps entourant la cour. C’est le cas entre autres pour le château de Saint-Germain-de-Livet, le manoir du Bois du Bais à Cambremer, le château de Fervaques, le château de Bouttemont à Ouilly-le-Vicomte etc. Ici, comme à Ouilly du Houlley, Querville à Prêtreville ou – jusqu’à une date récente – au manoir de Glatigny, à Tourgéville, les quatre faces ont été préservées. Tout au plus, peut-on regretter que la totalité des lucarnes qui surplombaient les murs et dont la trace subsiste dans l’interruption et les retours de corniche, aient disparu. Une rapide restitution de l’état antérieur – celui que l’on peut encore admirer au château d’Ouilly-du-Houlley – permet de mieux juger de l’élégance extraordinaire que présentait alors l’ensemble.

Tourelles

Ces bâtiments, nous l’avons dit sont cantonnés de quatre tourelles qui, par l’emploi conjoint de la pierre utilisée en harpes verticales et de la brique, introduisent une note colorée rompant la monotonie des grandes surfaces de pierre. Il s’en dégage beaucoup de charme, autant par leur variété que par leurs proportions ou leur plan. Deux d’entre elles, sur la façade Sud sont rondes et suspendues – celle de l’Ouest, quant à elle, repose  sur une délicate colonne à fût carré moulurée – donnent à cette façade une certaine élévation. Les deux plus lointaines, vers les Nord, montent de fond et sont construites sur un plan bastionné [25], qui par une illusion de perspective audacieuse leur confère une importance qui tranche, lorsqu’on les regarde sur l’angle, avec une grande légèreté. Toutes ces tourelles sont recouvertes d’un comble à la Philibert De L’Orme et ceux des tourelles bastionnées sont des chef-d’œuvres de charpente.

Portail

Le pavillon du portail se rattache à un modèle courant en Pays d’AUge et mériterait une étude approfondie pour restituer son état d’origine qui devait s’identifier à celui du château de Bouttemont à Ouilly-le-Vicomte.
En résumé, ce monument est l’un des plus remarquables par son unité de ceux qui furent élevés à l’extrême fin du XVIe siècle ou dans les premières années du XVIIe. L’architecte auquel nous devons cette oeuvre sut parfaitement intégrer ce château dans un environnement sans doute très différent de l’actuel, mais, en artiste maîtrisant bien les volumes a évité à la fois la platitude et la lourdeur. Les similitudes dans les détails avec d’autres monuments tels le château de Fervaques – bien daté et dont l’architecte, Jacques Gabriel, nous est connu – le Palais épiscopal de Lisieux (façade sur la Place Thiers), Fumichon, Ouilly-du-Houlley, etc., doivent nous inciter à pousser des études pour retrouver le nom de l’auteur talentueux de toutes ces oeuvres qui ont largement et longtemps fait école dans la région.

Michel COTTIN
Juillet 1992.

3 – PIECES JUSTIFICATIVES

1320
Fiefs de la Vicomté d’Orbec en 1320 :
LA SERGENTERIE de MOYAUX  en ladite Vicomté d’Orbec
Nobles fiefs de la Sergenterie de Moyaux
Qui sont tenus du Roy notre Sire, qui en aurait la garde si le cas s’offrait
396
N° 11 – Le Mesnil-Guillaume – Guyot de Moyad tient un quart prisé valoir 30 livres par an
Item, ledit écuyer donne l’église du lieu qui vaut 40 sous.
= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 in H. de Formeville, t. II, p. 388 (Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1407, 9 juin
Information de Jacques Poingnant, vicomte d’Orbec, pour la mise hors de garde noble de Jean de Bienfaite, écuyer, seigneur de Bienfaite, né en août 1386 et baptisé au Mesnil-Guillaume, fils de Robert de Bienfaite, chevalier, mort en août 1390, qui est en la garde du roi à cause de ladite seigneurie et possède aussi les fiefs de la Halboudière et de la Chaussière (Eure, canton de Rugles, commune de Juignettes)
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 351-352.

1454, 30 novembre – Glos
Lettre devant Le Masuyer, comme Guillaume de Trousseauville fieffa de Mgr de Lisieux, une pièce de terre en pré assise à Glos par 40 sols de rente.
= FORMEVILLE.- Hist. de l’Evêché-Comté t. II, p. 334 – Cartulaire de Thomas Bazin, f° 153,

1460, 27 mai – Mesnil-Guillaume
Guillaume Guéroult, fabriquier de l’église cathédrale de Lisieux, baille à rente à Thomas Frian, prêtre, curé du Mesnil-Guillaume, deux pièces de terre sises aud. lieu, à lad. fabrique appartenant, la première nommée les Vignes, jouxtes le chemin d’Orbec, la seconde nommées les Ylles en pré; jouxte l’eau courant de Orbec à Lisieux, moyennant 4 livres de rente par an.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1475 – Lisieux
Nicolas Ier Le Vallois (fils de Guillaume), possesseur des seigneuries du Mesnil-Guillaume, de Putôt, de Bonneville-la-Louvet, et de la Rosière fait une fondation en l’église Saint-Jacques en 1475.
= G. HUARD  – essai de topographie lexovienne, p. 53

1504 – Mesnil-Guillaume
Perrin et Thomas Regnoult, du Mesnil-Guillaume, reconnaissent avoir pris à ferme pour six ans, commençant le jour de la Nativité Notre-Dame, de noble homme Guillaume de Saint-Florentin, écuyer, tout et tel droit de fermage que ledit Florentin avait pris du seigneur dud. lieu de Mesnil-Guillaume, en terres labourables et pâtures sauf certaines parties réservées, moyennant des conditions d’entretien et de communauté énumérées dans l’acte.
= Arch M.C. Fonds Et. Deville – Papier

1509, 11 juin – Mesnil-Guillaume
Guillaume de Saint-Florentin, écuyer, sieur de Coq, vend à Jehan Le Valloys l’aîné, écuyer, sieur de Mesnil-Guillaume, la terre et seigneurie du fieu de Coq à lui appartenant, tant en terres, bois, plant, pâtures, près, hommes, rentes, revenus, libertés et droitures appartenant aud. fieu sans en rien retenir situé en la paroisse de Glos et Mesnil-Guillaume. Ledit sieur Florentin avait acquit ce fief de noble homme Richard de la Rivière, écuyer,
sieur de Brucourt. La vente est faite moyennant la somme de 300 livres tournois.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville – I – 79

1515, 25 février – Lisieux
Michel Le Valoys bourgeois de Lisieux, fils et héritier en partie de feu Nicolas Ler Valoys en son vivant sieur du Mesnil-Guillaume vend et transporte à Guillaume Carrey marchand drapier demeurant à Saint Jacques de Lisieux un fief noble appelé le fief du Pin, à court et usage o toutes ses dignités et appartenances assis en la paroisse du Pin. Lequel fief led. défunt Levallois avait eu et acquis de Jehan de Bienfaite écuyer sieur de Moyaulx par lettres passées devant les tabellions de Lisieux le 22 juillet 1499. La vente faite moyennant 450 livres tournois.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1516, 14 juin – Lisieux
Partage de la succession de Guillemette Dupont, en son vivant femme de feu Nicolas Le Valloys, entre Jean Le Valloys l’aîné, seigneur de Mesnil-Guillau­me, Jean Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt et Michel Le Valloys, écuyer, seigneur de la Rozière ses enfants.
= Arch. M.C. – Fonds Et. Deville – Papier, 2 ff.

1539 – Mesnil-Guillaume
Thomas Obbidas, papetier.
= Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1540 – Mesnil-Guillaume
27 – Nicolas de Saint-Florentin, pour lui et ses frères, Henri et Philippes, a baillé sa généalogie et extraction de noblesse ancienne avec la copie de plusieurs écritures, sur le nom de ses père et aïeul, et s’est néanmoins submis vérifier par témoins sa dite généalogie. AInsi requis par le procureur du Roi, ou autrement, qu’il soit assis.
102.- Henri et Philibert de saint-Florentin se sont aidés de semblable généalogie que Nicolas leur frère aîné, en la paroisse du Mesnil-Guillaume; et pour ce que le dit Nicolas n’a icelle justifiée, le procureur du Roi a requis que les dits frères soient assis. V. le n° 72.
= LA ROQUE ( P.E.M. Labbey de).- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8, 170 p. p. 31.

1540 – Saint-Jacques et Saint-Germain de Lisieux
128 – » Jean Le Valois, Sr de Putot, tant pour lui que pour son fils, l’un des dits Elus, a produit un anoblissement à lui donné par le roi en février 1522, pour 600 l. pour sa part, par lui payée, jouxte la quittance.
= LA ROQUE ( P.E.M. Labbey de ).- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8, 170 p. p. 51.

1546 – Mesnil-Guillaume
Jean Mignot, de Cheffreville, papetier
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1555 – Mesnil-Guillaume
Jehan Racine, prêtre
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1557 – Mesnil-Guillaume
Honoré Delannoy, de Courtonne-la-Meurdrac, vicaire
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1560 – Mesnil-Guillaume
Jehan Racine, prêtre
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1562 – Mesnil-Guillaume
223 – Maistre Loys le Valloys, écuyer, seigneur de Mesnil-Guillaume xl l.
= LEBEURIER ( P.-F. ).- Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux – Rouen, Huet – Lebrument, 1861, p. 95.

1564 – Mesnil-Guillaume
Jehan Racine, prêtre
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1575 – Mesnil-Guillaume
Contrat de mariage de Paul Bonhomme, papetier avec Françoise Rocquette
Et. DEVILLE.- Notes extraites du tab. de Lisieux

1578 – Mesnil-Guillaume
Jehan Le Valloys, seigneur de Mesnil-Guillaume, y demeurant.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1604 – Brocottes
Vente par Jehan de Courseulles, sieur du Joncquay, à noble homme Charles Le Gouez, sieur du Port et de Mesnil-Guillaume, de deux pièces de terre sises à Brocottes.
= AD Orne. H 207. Abbaye de Belle-Etoile

1673, 5 août – Mesnil-Guillaume
Par devant François Delivet et François Rioult, Charles Amiot, demeurant au Mesnil-Guillaume, tuteur des enfants de feu Robert Amiot, fait remise à Pierre Chouard, sieur de La Ransonnière, écuyer, époux de Damoiselle Marie Amiot, tous les héritages de Robert Amiot, moyennant la somme de 900 livres.
Témoins : Jean Mourier, de Saint-Jean-de-Livet et Jacques Legrand.
= Arch. SHL – Parch. 2 ff. – Analyse Et. Deville

1738, 10 mai – Lisieux
Par devant Pierre Formage  notaire garde-note à Lisieux Guillaume Lemérière demeurant la paroisse de Moyaux héritier de damoiselle Françoise Gravois sa mère et damoiselle Jeanne Gravois veuve du sieur Guillaume Marguerie demeurant Lisieux, paroisse Saint Jacques…. vend à… Maitre Pierre Le Vallois, Bailly haut justicier du chapitre prébendes et dignités de l’église cathédrale de Lisieux subdélégué de Monsieur l’Intendant demeurant à Lisieux sus dite paroisse Saint-Jacques… douze pieds de terre en carré à prendre dans une pièce de terre en herbe nommée la Cour Gravois sise sur la douve du fossé ou chemin tendant de la porte d’Orbec à la Barre au Cinq du jardin dudit sieur acquéreur contre iceluy sur le bord dudit chemin bornés iceux douze pieds de terre par un côté et par un bout desdits sieur et demoiselle vendeur  sur l’autre côté de ladite douve du fossé ou chemin tendant à ladite barre et par l’autre bout  du mur du jardin dudit sieur Le Vallois acquéreur pour desdits douze pieds… cette vente faite par le prix et somme de douze livres…
= AD 14 F6708, 1 p. parch.

1741, Samedi 3 juin – Lisieux
Par devant Pierre Formage  notaire garde-note à Lisieux Guillaume Lemérière demeurant la paroisse de Moyaux héritier de damoiselle Françoise Gravois sa mère et damoiselle Jeanne Gravois veuve du sieur Guillaume Marguerie demeurant Lisieux, paroisse Saint Jacques…. vend à… Maitre Pierre Le Vallois, Conseiller du Roy,  Bailly haut justicier du chapitre prébendes et dignitez de l’église cathédrale de Lisieux subdélégué de Monsieur l’Intendant et avocat fiscal au bailliage dudit Lisieux   et y demeurant à Lisieux sus dite paroisse Saint-Jacques… une petite pièce de terre en herbe à prendre dans une pièce de terre en pareille nature nommée la Cour Gravois sise sur la douve du fossé ou chemin tendant de la porte d’Orbec à la Barre depuis et compris une grosse épine Blanche qui est dans la haye de ladite herbage La plus proche du mur du jardin dudit sieur Le Vallois a aller gagner depuis l’extrémité  de ladite épine droit à la rivière d’Orbec qui règne le long de ladite herbage, laquelle petite portion de terre vendue contient de longueur environ depuis et compris ladite épiné a gagner en droiture à ladite rivière quarante six pieds ou environ, en y comprenant les douze pieds que lesdits sieurs et demoiselle vendeur ont cy devant cédée audit sieur Le Vallois  le dix de mai mil sept cent trente huit Ladite portion de terre vendu     vendue relevante de la prébende des Loges en exemption de toutes charges et rentes, Bornée icelle portion par un côté et par un bout desdits sieur et demoiselle vendeur  et de ladite rivière et par l’autre côté de ladite douve du fossé… cette vente faite par le prix et somme de trente quatre livres…
= AD 14 F6708, 1 p. parch.

1756 – 1868 – Mesnil-Guillaume
Cession d’un moulin à papier par la veuve Dallençon, exploité par Nicolas Dubosc, maître de l’un des moulins à papier de Mesnil-Guillaume et pièces diverses le concernant. Plans d’une annexe de l’usine de Glos. Pièces de procédure du fossé pour le chemin de l’église.
= Arch. SHL – 3F 88 – Fonds Cailliau – 6 pièces parch., 8 pièces papier. Analyse Et. Deville

1782, 15 juin – Lisieux
Par devant Guillaume Gabriel Daufresne, Licencié ès Loix, reçu provisoirement en Bailliage à Orbec à l’exercice et fonction de notaire du Roi à Lisieux, soussigné
fut présent François Le Mercier, Ecuyer, Chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, ancien Commandant de l’artillerie du Canada, seigneur et patron du Mesnil-Guillaume, haut justicier de la dite paroisse et de celle de Saint-Jean de Livet, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Jacques,
Lequel a reconnu avoir par ces présentes vendu, quitté, cédé et délaissé avec promesse de garantie de tous troubles, dettes, hipotesques (hypothèques) évictions et autres empeschemens quelconques
Au sieur Pierre Alleaume, marchand, demeurant en cette ville, paroisse Saint-Germain, à ce présent et acceptant acquéreur pour lui ses hoirs ou ayant cause, Savoir:
Une maison neuve qui appartient au sieur Le Mercier, et qu’il vient de faire construire à la place de l’Auberge de la Levrette sise en cette ville, faubourg de Paris, paroisse Saint-Jacques, ainsi qu’elle se contient dans son enclos, et circonstances et dépendances bornée d’un côté au midy par la rue de faubourg de Paris, d’autre côté au Nord par la cour dudit sieur vendeur, d’un bout au Levant par la veuve Fontaine, et d’autre bout au Couchant par ledit sieur vendeur.
Pour de la dite maison, jouir, faire et disposer par ledit sieur acquéreur comme de son propre et de chose lui appartenant de ce jour jusqu’à l’avenir, aux conventions et conditions suivantes, savoir:

1° Les murs et parois d’entre ladite maison vendue et la maison qu’occupe ledit sieur Le Mercier, seront mitoyens entre lui et dit sieur Alleaume, et chacun d’eux aura la liberté d’y afficher de son côté à la charge de les réparer et entretenir à l’avenir, à frais communs.
2° Les Parties ne pourront de côté ni d’autre aire aucune battisse qui excède la hauteur du mur faisant séparation d’avec la cour ddit sieur Le Mercier.
3° Ledit sieur Alleaume pourra, s’il le juge à propos, faire reconstruire l’écurie dépendant de ladit maison vendue et il aura le droit d’avancer ladite écurie dans toute sa longueur d’un pied et demi en dedans de la cour dudit sieur Le Mercier Et encore, il aura la liberté de faire et ouvrir dans la muraille ou parois de ladite écurie, sur la cour dudit sieur Le Mercier deux ou trois jours à châssis dormant qui seront grillés de barres de fer à la hauteur d’homme, sans que cela puisse empêcher ledit sieur Le Mercier d’y afficher des crochets dans cette même muraille ou parois qui appartiendra audit sieur Alleaume.
4° Le sieur Alleaume supportera le tuyau de la fontaine depuis sa porte jusqu’au réservoir placé sur son terrain, lequel réservoir sera commun entre les parties, ainsy que ledit tuyau qui sera arrangé de façon à verser également de l’eau dans les bassins des dites parties, le tout, au moyen et parce que les réparations desdits tuyaux et réservoirs seront faits à frais communs, Et que la rente de dix livres, faite à l’Hôtel de Ville pour le droit de cette fontaine, sera payé et acquittée à l’avenir par lesdites parties, moitié par moitié.
5° Pour réparer et couvrir réciproquement sur leurs maisons, les parties auront le droit respectif du tour d’échelle sur leur terrains et d’y faire passer à cet effet les matériaux nécessaires, sans que ce droit puisse s’étendre plus loin que dans le cas de réparation de couverture.
6° Le dit sieur acquéreur tiendra ladite maison vendue, mouvante, en franche bourgeoisie, des seigneurs dont elle relève par foi et hommage seulement, les parties ayant déclaré ne point connaître nommément lesdits seigneurs.
La présente vente ainsi faite et en outre moyennant la somme de dix neuf mille livres de prix principal, francs deniers venant aux mains du dit sieur vendeur, de laquelle somme de dix neuf mille livres, ledit sieur vendeur reconnaît avoir reçu avant ce jour, du dit sieur acquéreur, celle de quatre mille livres en espèces ayant cours, dont il se tient content, satisfait et bien payé, en quitte et décharge d’autant le dit sieur acquéreur.
Et à l’égard des quinze mille livres restantes, le dit sieur acquéreur les a présentement soldées au dit sieur vendeur en deux billets de son fait au profit de ce dernier, payables sans intérêts, savoir l’un de six mille livres à la fin d’août prochain et l’autre, de cinq mille livres à Noël prochain Et en outre en un autre billet de quatre mille livres, payables au vingt pour trente août prochain, dans Paris, du fait de Bidault, à l’ordre du dit sieur Alleaume qui l’a passé à celui du dit sieur Le Mercier.
Le défaut de représentation desquels trois billets montant ensemble à la dite somme de quinze mille livres vaudra quittance de ladite somme, a dit sieur acquéreur sans qu’il ait besoin d’en justifier de particulière ni de requérir aucun émargement sur ces présentes à cet égard parce qu’à la sûreté et garanties desdits billets jusqu’à leur parfait acquit, l’objet vendu en demeure spécialement affecté et hypothéqué, et en outre ledit sieur Alleaume y oblige et affecte tous ses biens présents et à venir…..
…Fait et passé à Lisieux en l’étude, le samedy avant midy quinze juin mil sept cent quatre-vingt deux, présence du sieur Michel Théodore Magloire Balleroy et Gille Le Peton, praticien, demeurants en cette ville…
= Arch. coll. Daniel Deshayes, Lisieux. Copie MC, 17.08.1992. Parchemin, 4 ff.
= Archives SHL1F33 –

1793 – Mesnil-Guillaume
COMITE de SURVEILLANCE – Mesnil-Guillaume, 1793.
= Arch. dép. du Calvados – Série L.

1838-1867 – Mesnil-Guillaume
Pièces diverses relatives à la réglementation d’eau des usines.
= Arch. SHL – 3F 89 – Fonds Cailliau – 12 pièces papier – Analyse Et. Deville
Autres archives SHL : 1F819  : Le Mesnil Guillaume : moulins à papier.
Fonds Deville :  9 FB. 3.- Environs de Lisieux.    Mesnil-Guillaume

Fonds Vasseur : Doyenné d’Orbec ; « Doy ; d’Orbec.doc »

11 – LE MESNILGUILLAUME
Insinuations
Sous l’invocation de Notre Dame

Curés :
Le Roy 1764..
Paulmier 1772/1787

Description de l’église d’octobre 1861 et mai 1853
Note de Pannier : Dans la vallée d’Orbec, s’élève la petite église de Mesnil-Guillaume dont les murs primitivement romans ont été réparés au 15e siècle. Son nouveau clocher construit en charpente et surmonté d’une pyramide octogone dans le style du 15e siècle et muni à sa base de plusieurs abat-sons et décoré sur les angles de petites lucarnes d’un aspect pittoresque.
Note sur la litre funèbre :Sur la litre funèbre  on distingue un blason avec un chevron et trois croissants.
Par dessus un autre blason plus grand ayant un lion pour support : les pièces sont invisibles.

Description de la cloche :
J’ai été bénie par Messire jacques Paumier curé d Mesnil-Guillaume et nommée Marie Anne par Monsieur Guy Liard, maire et parrain et Dame Marie Anne Chemin, marraine épouse de Monsieur Gabriel Lenormand.
Lavillette de Lisieux m’a faite

Du 10 avril 1862 :
Petite note sur les corbeaux qui aident à supporter les sablières de la voûte de la nef.

Description du château et son historique
Le château a été bâti vraisemblablement par Nicolas le Vallois  d’Ecoville, le constructeur de la Bourse de Caen. A la fin du 15e siècle aux montres de la noblesse de 1469, Monseigneur  Guillaume de Trousseauville, chevalier seigneur de Mesnil-Guillaume, Guiverville et Morainville  se présenta en habillement d’hommes d’armes, lances fournies et deux archiers  le tout à 6 chevaux. La filiation de cette branche de la famille le Vallois remonte à Jean le Valois, sieur d’Ecoville et de Mesnil-Guillaume qui vivait en 1511 et eut pour fils Nicolas le Vallois qui épousa en 1534 Marie du Val, veuve de Nicolas de Grandrue. Il était seigneur d’Escoville, Fontaines, Mesnil-Guillaume et Marmeville. Il mourut le jour des rois en 1541, suivant de Bras, à l’âge de 47 ans d’une apoplexie. Il laissait 4 fils qui ont fait branche : Louis, seigneur de Fontaines, Etoupefour, Villette et le fief des Esmares, secrétaire des finances, François, seigneur de Verscoville ou des Billes, homme d’armes de la compagnie du Duc de Longueville, Jean, seigneur de Mesnil-Guillaume et du Coq, et le dernier Nicolas, seigneur de Marmeville et Launay, furent maintenus dans leur noblesse en 1572, 1576 et 1577.
La branche de Mesnil-Guillaume s’éteignit au 17e siècle dans la personne de Noble Damoiselle  Marie le Valois, veuve de feu  Charles le Goys, vivant écuyer, sieur du Parc et de Meneville, dame du fief noble terre et sieurie de Mesnil-Guillaume qui vivait en 1613 et 1617 suivant un aveu et une acquisition où elle est mentionnée.
Le Valois portait d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent au chef du même chargé de trois roses de gueule.
En 1709 la terre était passée à la famille de Mailloc, ainsi que le mentionne un acte du 22 février
Où l’on voit figure Messire François de Mailloc chevalier, seigneur d’Etouville, Mesnil-Guillaume et autres terres et seigneuries, demeurant ordinairement en son château de Mesnil-Guillaume.

Mémoires de la Société des Antiquaires du 30 novembre 1419 en latin et du 2 décembre 1419
toujours en latin

D’autres fiefs que celui à qui elle avait donné son nom s’étendaient sur le territoire de cette paroisse. En 1540 les élus de Lisieux y trouvèrent Nicolas de St Florentin qui n’a aucune qualification de terres après son nom. Il avait deux frères Henry et Philippe ou Philibert, qui habitaient la paroisse voisine de Glos.
Un acte d’échange des terres du 1er mai 1557 nous fait connaître le fief aux Hues sieurie appartenant aux sieurs du chapitre de Lisieux.
Ansgot fils de Hugues de Mesnil-Guillaume donne à l’Abbaye de St André en Gouffern la moitié du patronage de l’église de Mesnil-Guillaume.
Sépultures dans le cimetière de Mesnil-Guillaume :
Charles François Aignan Margeot de St Ouen, chevalier de la Légion d’honneur mort le 7 septembre 1842,âgé de 67 ans
Messire François de Margeot chevalier de St Louis, mort le 19 juin1819
Lettre de L’abbé  Loir du 13 janvier 1885 et réponse de Charles Vasseur du 20 janvier 1885 au sujet des Le Valois de Mesnil-Guillaume.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.

MESNIL—GUILLAUME (1).
Mesnil-Guillaume, Mesnillus .Guillelmi,

L’église du Mesnil-Guillaume n’est point orientée selon l’usage : son chevet est à peu près en regard du nord-est.
Elle est cependant fort ancienne; on distingue parfaitement dans les murs l’appareil en feuilles de fougère, entremêlé
de ces longues briques que l’on a déjà vues à Fierville, à Ouillie-le-Vicomte; elles sont disposées, comme dans cette
dernière église, par chaînes horizontales, ou bien elles s’inclinent pour former l’opus spicalum, ou encore elles remplacent la pierre de taille, si rare dans la contrée, en garnissant les angles de la nef.
On remarque, sur le plan, qu’il y a absence complète de contreforts dans l’édifice.
On ne retrouve aucune ouverture de l’époque primitive : toutes ont été repercées à la fin du XVe. siècle, et la plupart
ont subi des mutilations postérieurement. il n’en reste plus que deux qui aient un caractère archilectonique : ce sont les deux grandes fenêtres à meneau du côté de l’évangile ; elles sont identiques.

La nef, qui avait primitivement 45 pieds de long, a été prolongée d’une travée vers 1852 ou 1853, Cette adjonction,
dirigée, je crois, par un agent-voyer, n’a rien d’architectural.
En 1856, on a transporté le clocher sur cette partie. Il se trouvait autrefois assis sur l’arc triomphal, ainsi qu’on le constate dans les plus anciennes églises. Cette pérégrination lui a été fatale. Il datait du XVI. siècle ; sa charpente était revêtue d’essente, et la base était munie d’un double évent ou abatsons composé d’une série de petites ouvertures trilobées.
L’ardoise vulgaire a remplacé l’essente, et les trilobes des évents ont disparu.
Le choeur fait retraite sur la nef, il est petit; son chevet primitif a complètement disparu par suite, de l’érection d’une sacristie à pans coupés qui fait le prolongement des murs latéraux.
Celte sacristie est antérieure à la Révolution. Le mobilier est de nulle valeur artistique. On peut citer cependant une statue de saint Hildevert, évêque, qui date du moyen-âge. Les autels sont encore enveloppés de leurs parements de vieille soie.
La voûte en carène de la nef a vu disparaître ses poutres apparentes depuis la première visite que j’avais faite en 1853; on a toutefois respecté sa forme, qui offre un profil harmonieux et bien accentué. Ses sablières sont appuyées partie sur les murs, partie sur de fort singuliers corbeaux en pierre.
Quelle raison a pu engager à surmonter ces consoles, si bien moulurées, par la pierre brute qui se trouve immédiatement
sous la poutre ?
La voûte du choeur est recouverte d’une épaisse couche de plâtre.
L’arc triomphal est ogival, garni de moulures prismatiques qui viennent reposer sur deux colonnes semi-cylindriques.
Ces caractères indiquent assez le XVe. siècle.
Dans le tympan d’une des deux fenêtres dont nous avons parlé, se trouve un blason.
Le pavage a conservé quelques reste.. bien frustes de carreaux émaillés.

L’église est sous l’invocation de Notre-Dame. Elle dépendait du doyenné d’Orbec et de la sergenterie de Moyaux. Le
patronage était laïque et appartenait au seigneur du lieu.
La paroisse comptait 76 feux (380 habitants); elle en possède actuellement 404(?).

Le château est important et remarquable. Le dessin de M. Bouet fait voir la régularité de son ordonnance et son
caractère architectonique, il est situé à une distance assez grande de l’église, du côté de la ville. Il est impossible d’en donner une meilleure description que les lignes que lui a consacrées M. Raymond Bordeaux dans son Excursion archéologique dans la vallée d’Orbec en 1850 :
« Mesnil-Guillaume, dit-il, est un château formé de quatre corps de logis, avec une cour carrée au milieu comme beaucoup d’autres habitations seigneuriales de l’époque d’Henri IV et de Louis XIII. L’architecture, mélangée de briques et de pierres, produit un effet harmonieux. En entrant dans l ‘intérieur de la cour, la façade du corps de logis de gauche est bâtie en bois et d’un style plus ancien. Les colombages verticaux sont chargés d’ornements dans le goût de ceux des maisons des XVe. et XVF. siècles qu’on remarque à Lisieux
[Cette partie est Lien certainement un reste d’un château antérieur. Elle comprend sept travées de piastres d’ordre classique, déterminées par des pièces de bois d’un équarrissage beaucoup plus considérable, sculptées de ces larges feuillages à la mode sous le règne de François Ier. Mais, quand on a refait le rez-de-chaussée qui est en briques et les autres corps de logis, on s’est efforcé de moderniser cette bâtisse surannée. Les fenêtres ont été élargies et surélevées et on les a entourées de moulures qui accusent le règne de Louis XIII. La grande filière godronnée qui séparait les deux ordres de pilastres a dû suivre les contours des nouvelles baies, ce qui la fait onduler comme un crénelage. Enfin, on a mis sous la corniche de gros modillons en bois, dûmentrecouverts de plâtre.]

Chemin faisant, dans les corridors, j’apercevais, mélangés aux vulgaires pavés de nos jours, quelques carreaux
faïencés qui avaient assurément servi autrefois à composer de brillantes rosaces dans les chambres de ce château. Mais, vérification faite, c’étaient les mêmes types que nous avions déjà rencontrés à Beuvillers et à Mailloc, et cela me parut une preuve que ces pavés avaient été décorés dans les fabriques de poteries, si nombreuses aux environs de Lisieux.

La seigneurie du Mesnil-Guillaume appartenait, au XVIe. siècle, à une famille d’origine lexovienne, illustrée par
de grandes alliances et par la construction de monuments importants. Nicolas Le Vallois, seigneur d’Escoville, qui a
fait bâtir à Caen ce magnifique hôtel du XVI ». siècle, au jourd’hui la Bourse et le Tribunal de commerce, et qui possédait le château de Fontaine-Étoupefour près Caen , était en même temps seigneur du Mesnil-Guillaume. La famille Le
Vallois jouait, à Caen, un très-grand rôle au XVIe. siècle, et à Bayeux au XVIII. Un mémoire manuscrit qui existe à la
Bibliothèque de Caen, et dont l’auteur anonyme passe malignement en revue l’extraction de toutes les familles caennaises qu’on regardait alors comme nouvelles, indique celle-ci comme issue d’un simple artisan de Lisieux, enrichi dans le commerce.— Quoique les assertions de ce mémoire ne paraissent devoir être acceptées qu’avec beaucoup de réserve, les monuments viennent cependant confirmer ce fait, passé sous silence par les généalogistes, que les Le Vallois sont réellement originaires de Lisieux. Mais ils avaient tort de cacher cette origine, honorable pour le commerce lexovien, car leur famille devait être déjà fort distinguée dans cette ville à la fin du XVI. siècle. Nous avons, en effet, retrouvé leur écusson sculpté aux clefs de voûte de la nef de l’église St.-Jacques, élevée vers 1520.

Quoi qu’il en soit, j’ai cherché en vain dans le manoir de Mesnil-Guillaume l’écusson des Le Vallois. A l’intérieur de
la cour, sur cette façade de charpente qui est d’un siècle environ plus ancienne que le reste des constructions, il y a, à la vérité, des armoiries; mais ce ne sont point celles de cette famille. Pourtant, tout fait croire que c’est à elle que le Mesnil-Guillaume doit la construction de ce château, d’un si bon effet dans la vallée. »

J’ajouterai à ces détails la description des magnifiques épis en terre émaillée qui terminaient autrefois les tourelles et les pignons des combles. On vient d’en retrouver les nombreuses pièces dans un coin de grenier ; M. R. Bordeaux n’avait donc pu les voir. La plupart avaient au moins 5 pieds d’élévation ; leur exécution, leur émail peuvent les faire regarder comme des plus remarquables. On y retrouve les têtes à coquilles, les pentes de fruits et de fleurs, et ces grandes branches de lis de jardin gracieusement recourbées dont se composent les plus belles pièces connues de ce genre. Un dessin peut seul faire deviner leur importance et leur mérite. Il y avait aussi quelques pièces de fabrication plus grossière, avec une simple couverte de couleur verte. On les avait arrachées des toits
pour satisfaire au niveau égalitaire républicain, et aussi à cause des fleurs de lis, symbole aristocratique.
A la fin du XVI. siècle, la terre du Mesnil-Guillaume appartenait à Guillaume de Trousseauville, chevalier, qui était
également seigneur de Giverville et de Morainville, en Lieuvin.
Ensuite, comme on l’a vu plus haut, on en trouve en possession la famille Le Valois. Nicolas Le Valois, qui avait
épousé, en 1534, Marie du Val, veuve de Nicolas de Grandrue, étant mort en 1541 à l’âge de 47 ans, de la façon que raconte De Bras, ses biens furent partagés entre ses quatre fils qui firent tous branche. Le troisième, nommé Jean, fut seigneur du Mesnil-Guillaume et de Coq. Sa postérité ne s’éteignit qu’au commencement du XVIII. siècle, dans la personne de noble damoiselle Marie Le Valois, veuve de feu Charles Le Goys, vivant écuyer, sieur du Parc et de Manneville, dame du fief noble, terre et sieurie du Mesnil-Guillaume, qui vivait encore en 1613 et 1617, suivant des aveux et actes originaux où je l’ai trouvée mentionnée.

En 1709, suivant d’autres actes , la terre était passée à la famille de Maillée ; car on trouve « messire François de
Mailloc, chevalier, seigneur d’Estouteville, Mesnil-Guillaume et autres terres et seigneuries, demeurant ordinairement en son chasteau du Mesnil-Guillaume.

Le Chapitre de Lisieux possédait, sur le territoire de cette paroisse, une terre noble, nommée le Fief-aux Hues, que j’ai trouvée mentionnée dans un acte original de 1557.

4 – BIBLIOGRAPHIE

Jean BUREAU.- » De Manoirs en Châteaux ou l’excursion de printemps », PA, 12, N° 6, Juin 1962, pp. 1-4
Pont-Mauvoisin, à Saint-Hippolyte -du-Bout-des-Près; Manoir de Querville, à Prêtreville;; château de Mailloc; Mesnil-Guillaume.
Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados [26], t. V, pp. 155-162

Comte de COLBERT-LAPLACE, » Souvenirs du Comte de Colbert-Laplace sur Mesnil-Guillaume et le Pays d’Auge », PA, 6, N°12, Décembre 1956, pp. 8-10.
prend la défense de Charles Humbert

Etienne DEVILLE, » Excursion du 26 août (1926) », AAN, 94, 1927, pp. 148-171.

Editions Flohic : Le patrimoine des communes du Pays d’Auge page  1052.

Paul HIRTZ et Jacques DEROUARD, » En Pays d’Auge… excursion », Centre havrais de recherches historiques, bull.,n° 28, sept. 1989, pp. 5-8
= Châteaux de Mesnil-Guillaume et de Granchamp, manoirs de Coupesarte et de Victot-Pontfol, Saint-Pierre-sur-Dives, chalet Guttinger.

Paul LE CACHEUX.- Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.; Mesnil-Guillaume, I, 15; Guillaume de Trousseauville, I, 160; Jean et Guillaume, II, 353; Jean de, II, 372.

Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes… pour servir à l’histoire du département de l’Eure,  Evreux,  Hérissey, 1862-1869-1869. In-8°, XXXV-576, 632, 582

Yves LESCROART, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975, pp. 54-68
N° 351-352. » La forteresse de Mesnil-Guillaume, ruinée à la fin du XVe siècle, sous Guillaume de Trousseauville, fut reconstruite par les Le Vallois. A cette reconstruction de la seconde moitié du XVIe siècle appartient notamment l’étage à pan de bois donnant sur la cour intérieure.
 » Un important appui à godrons entrelacés y délimite une allège à potelets pilastres cannelés, scandée de cariatides et de croix de Saint-André.
 » Au niveau des fenêtres, des consoles à feuillage surmontent les chapiteaux ioniques des poteaux. A l’extrémité droite, un discret motif décoré de cuirs porte le lionceau des armes de la famille Le Vallois ».

Charles NODIER, J. TAYLOR et Alph. DE CAILLEUX.- Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France par…. Paris, Firmin-Didot, 1820 ; rééd. 1825; rééd. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1878; rééd. anastatique réduite Editions Culture et Civilisation, 1979, 3 tomes en 1 vol., 322 x 235, 131-190-XXXI et 141+3 p., pl. h.t.
III.- Vignette: Mesnil-Guillaume.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

Henri PELLERIN, » Le Château de Mesnil-Guillaume », PA, 6, N° 7, Juillet 1956, pp. 1-7, ill.
1605
« Jean Le Vallois mourut en 1605. Le château échut à l’une de ses filles, p. 6 Marie Le Vallois, qui avait épousé Charles Le Gouez, sieur du Port.
La famille Le Gouez devait garder Mesnil-Guillaume pendant plus de cinquante ans et c’est alors que se prépara, derrière ces murs, construits pour la douceur de vivre et pour la paix, la plus poignante des tragédies.
 » Charles Le Gouez et Marie Le Vallois avaient eu un fils aîné, prénommé Louis, qui fut, après la mort de son père, seigneur du Port et de Mesnil-Guillaume. Il avait fait un très brillant mariage en épousant Melle de Raveton, fille de François de Raveton, seigneur de Chauvigny, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, et de Marie de Bruslars de Genlis, veuve de François de Mailloc, seigneur de Cailly, dame d’honneur de la Reine-Mère.
 » C’était un ambitieux et un homme dénué de scrupules.
« Il avait une nièce, fille du frère de sa femme, orpheline, dont la tutelle lui fut confiée. La jeune personne était fille unique et fort riche. elle possédait entre autres la seigneurie de Carentonne, près de Bernay.
« Louis Le Gouez ne cacha pas son intention de marier cette riche héritière à l’un de ses trois fils, mauvais sujet peu recommandable. La famille de la jeune femme s’en émut. On savait qu’il ne négligerait rien pour mener à bout cette union qui aurait fait de son fils, l’un des plus puissants seigneurs de la région.
« On procéda par voie légale; une délibération de parents lui ôta la garde de a jeune fille, qui fut confiée à l’une de ses tantes, Marie de Raveton, abbesse de Lisieux; puis, en 1643, un jugement rendu sur un nouvel avis du conseil de famille, destitua le seigneur du Mesnil-Guillaume de ses fonctions de tuteur. Enfin, on maria Melle de Raveton à Jacques de Maudouit, seigneur du Renouard-sur-Coquainvillers.
 » M. de Mesnil-Guillaume était fou de rage: non seulement ces décisions étaient humiliantes, mais encore, elles ruinaient un projet qui aurait bien servi ses intérêts.
« Un jour que le jeune ménage était chez M. de la Rozière, le sire de Mesnil-Guillaume se rendit chez ce gentilhomme accompagné de ses deux plus jeunes fils. Ils pénétrèrent à main armée dans la demeure et tuèrent M. de la Rozière, Jacques de Maudouit, n’épargnant même pas la jeune femme qui fut blessée mortellement.
 » Ce triple assassinat, accompli avec la plus atroce barbarie, se termina par une scène de pillage: la maison des victimes fut saccagée. Les meurtriers enlevèrent les meubles, dont l’estimation fut évaluée à 12.000 livres, chiffre considérable pour l’époque.
 » Mais, le châtiment ne devait pas se faire attendre longtemps. Tombés aux mains de la justice, le seigneur de Mesnil-Guillaume et ses fils, expièrent leur forfait par une juste condamnation à la peine capitale.
« La véritable victime de ce triple meurtre fut le fils aîné de l’assassin, François le Gouez: bien qu’il n’ait pas participé à l’assassinat puisqu’il servait aux armée pendant que s’accomplissait l’affreuse tragédie, il porta sur ses épaules tout le poids de l’infamie. Non seulement on le montra du doigt mais encore, il fut totalement ruiné. Il dut payer d’énormes dommages et intérêts aux parents des victimes; Mesnil-Guillaume fut alors exproprié par décret et adjugé à Louis, marquis de Rabodange, en 1646.
« Accablé par un si douloureux souvenir et par une situation si lamentable, François Le Gouez quitta les armes pour entrer dans les ordres. Il fut prêtre et curé de Cruloy, près de L’Aigle. C’est dans cette petite cure de campagne, qu’il offrit au seigneur ses mérites et ses prières pour le rachat spirituel de son père et de ses deux frères.
« La terre de Mesnil-Guillaume ne resta pas longtemps dans la maison de Rabodanges. Elle fut revendue, au bout de quelques années à Yves de Mailloc, sieur de Toutteville, originaire d’Orbec0 Ce dernier mourut en 1694, à l’âge de p. 7 cinquante -sept ans; son fils, François de Mailloc, qui fut après lui seigneur de Mesnil Guillaume, vendit à son tour le château à Joseph Durey de Sauriy, seigneur de Damville, en 1720. Celui-ci mourut en 1752 et les Mesnil-Guillaume fut de nouveau vendu à M. Lemercier ancien commandant de l’artillerie au Canada. Cet officier distingué était seigneur de Mesnil-Durand au moment de la Révolution.
« Au XIXe siècle, le Mesnil-Guillaume a été possédé par la famille de Margeot et par la comtesse le Bel de Penguilly. La comtesse de Valmy habita pendant plusieurs années le château, en qualité de locataire.
« Au début de ce siècle, les Penguilly vendirent le Mesnil-Guillaume à un sud américain nommé Riva Corti, dont nous avons parlé à propos des transformations apportées au château. Riva Corti vendit à son tour à Charles Humbert, l’homme des » canons et des munitions ». Charles Humbert vendit à Voltera; Voltera à Melle Chanel; Melle Chanel à Mme de La Panouze, la parente de notre ambassadeur à Londres; et Mme de La Panouze à Mme de La Taille qui le possède actuellement.
« Une telle succession de propriétaires est un peu affligeante. On dirait que Mesnil-Guillaume a une faute à expier. Serait-ce que le sang des victimes du vieux Le Gouez n’est pas encore apaisé.
« Quoiqu’il en soit, le château de Mesnil-Guillaume reste dans la vallée d’Orbec le reflet de l’opulence, du bon goût, et de la splendeur d’une famille lexovienne au temps d’Henri IV; l’un des plus » beaux ornements » du Pays d’Auge.

Henri PELLERIN, » Les derniers seigneurs de Mesnil-Guillaume », PA, 6, N° 11,  Nov. 1956, pp. 12-14
François de Mailloc sieur de Toutteville, dont la famille habitait Orbec, vendit le Mesnil-Guillaume à Joseph Durey du Sauroy, en 1720. Le nouveau seigneur de Mesnil-Guillaume avait alors quarante-trois ans. Il était trésorier à l’extraordinaire des guerres » et l’énumération de ses titres en dit long sur sa fortune et son rang0
« Dans l’acte de nomination de M. Jean Donnet, comme curé du Mesnil-Guillaume, le 22 juin 1742, Dyrey de Sauroy s’intitule: » Chevalier, seigneur et patron de Mesnil-Guillaume, seigneur du duché-pairie de Damville, des grandes et petites Minières, Gouville, Maudey, Martigny-le-Comte, Champlisy, baron de Marizy, Montigny-sur-Avre, Montuel, Beauvillers, Marcilly-la-Campagne, Tranchevillers et autres lieux, conseiller du Roy en ses conseils, commandant trésorier-général de l’Ordre Royal et militaire de Saint-Louis ».
« Dans cette longue énumération, deux titres émergent d’une façon marquante: celui du duché-pairie de Damville et celle de commandant-trésorier-général de l’Ordre de Saint-Louis.
« … Dufort de Cheverny, dans ses mémoires, le cite parmi les grands noms de la société parisienne de son temps. Il avait épousé Marie-Claire du Terrail d’Estaing, l’une des arrières-petites-filles du chevalier Bayard.
Ajoutons qu’il habitait Paris, dans un magnifique hôtel, au quartier du Marais, rue Chartot, paroisse de Notre-Dame-des-Champs [28]
C’est certainement lui qui aménagea le beau perron, décoré d’une grille en fer forgé, dans la cour intérieure du château de Mesnil-Guillaume.
Il mourut en 1752.
« Ce fut son fils, prénommé Joseph, comme lui, qui lui succéda, en qualité de seigneur du Mesnil-Guillaume. Celui-ci fut particulièrement flatté de descendre, par sa mère, du chevalier Bayard. Aussi, au lieu de se nommer Durey de Sauroy, comme son père, préféra-t-il relever le titre de Marquis du Terrail. On l’appelait couramment Durey du Terrail.
« … Joseph Durey du Terrail mourut en 1770. Il n’avait pas d’enfants, et ses biens passèrent à son neveu le duc de Cossé-Brissac, qui devait mourir tragiquement à Versailles, lors des émeutes du début de la Révolution.
 » C’est François Le Mercier qui succéda aux Durey de Sauroy et du Terrail, sur la terre du Mesnil-Guillaume.
 » Ce dernier avait passé une bonne partie de sa vie au Canada, où il occupait le poste important de commandant général de l’artillerie.
« Rentré en France, il vint se fixer en Normandie, où nous le voyons seigneur de Saint-Jean-de-Livet et du Mesnil-Guillaume. Il avait également une maison à Lisieux, où il résidait souvent. Il était chevalier de Saint-Louis.
« C’est lui qui clôtura la liste des seigneurs du Mesnil-Guillaume, sous l’Ancien Régime. »

Louis RIOULT de NEUVILLE, Le Château de Mesnil-Guillaume in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, pp. 125-127
Louis RIOULT de NEUVILLE, Généalogie de la famille de Rioult avec les preuves à l’appui, Besançon, Joseph Jacques, 1911, in-8°, 90 p.; pp. 50-51.

Henri VUAGNEUX, A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889, In-8°, 243 p.
papeteries:
Saint-Martin-de-Bienfaite: Etienne Bonhomme, 5 avril 1597
La Cressonnière, Marie Périer, veuve de Jean Autin, papetier, 27 janvier 1602;  3 mars 1602
Mesnil-Guillaume: Nicollas Bonhomme, 26 janvier 1581

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

[1] Quelques unes des références données par C. HIPPEAU dans son Dictionnaire topographique du département du Calvados , Paris, Imp. nationale, 1883, p. 188. ne paraissent pas concerner notre site.

[2] FORMEVILLE , II, p. 396..

[3] Auguste LONGNON , Pouillés de la province de Rouen , p. 253 d.

[4] Auguste LE PREVOST .- Pouillés du diocèse de Lisieux , Caen, 1844, pp. 34-35.

[5] Ce patronyme de Brionne pourrait venir de la terre de Brionne, située à Serqueux, près d’Orbec » Parmi les nombreux enfants de Robert II de Harcourt et de  Jeanne de Meulan nous trouvons Gautier, sieur de Brionne, qui transmit ce titre à ses descendants; mais ils le prenaient d’un fief de Brionne, voisin de Cerqueux, près Orbec » in LE PREVOST Auguste .- Mémoires et notes , t. I, p. 441, d’après Histoire de la Maison d’Harcourt , II, p. 1973.

[6] Nous pensons que ce doit être Jean de Brionne, chevalier, seigneur de Morsan, mentionné dans un rôle de 1304, plutôt que Jean de Brionne, chevalier, seigneur de Manneville qui ne figure que dans des actes de 1372 et 1404.

[7] » Guillaume de Trousseauville, écuyer, seigneur du Mesnil-Guillaume (calvados, arrondissement de Lisieux); âgé e 30 ans en 1449 il dépose comme témoin dans l’information ouverte dans le procès soutenu par Thomas Basin contre les habitants de Marolles. Basin éd. Quicherat, t. IV, p. 169, pièce justificative XI.) Ce personnage figure aussi dans les lettres de grâce et de pardon accordées par Louis XI à la ville de Lisieux en décembre 1465 (Stein, Charles de France , pièces justificatives XXII, p. 562.)

[8] » De même, un brave chevalier, Guillaume de Trousseauville, venant également de Paris, affirmait sous serment que le roi lui avait dit, au moment où il recevait de lui son ordre de départ » Allez chez vous, en Normandie; accueillez mon frère en qualité de duc et ne manquez pas de lui obéir et de la servir fidèlement comme tel ». Thomas BASIN, Apologie ou plaidoyer pour moi-même éditée et traduite par Charles Samaran et Georgette de Groër, Paris, 1974, in-8°, xij-285 p. (Coll. Les Classiques de l’Histoire de France); p. 45″

[9] Gilles de Trousseauville, en 1518 et Jean de Trousseauville en 1538, rendirent aveu pour le fief de Bonnebosc, relevant de Pont-Audemer, à Manneville-sur-Risle – Auguste LE PREVOST Auguste .- Mémoires et notes , t. II, p. 374.

[10] FRONDEVILLE Henri de .- Le Compte de la vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444 in Etudes lexoviennes , IV, pp. 211-212..

[11] Cartulaire de l’Evêché de Lisieux , f° 153, dans Henri de FORMEVILLE , Hist. de l’Evêché-Comté de Lisieux , t. II, p. 334-

[12] Henri PELLERIN , » Le Château de Mesnil-Guillaume », PA , 6, N° 7, Juillet 1956, pp. 1-7.

[13] Sur cette famille, voir notre communication à la Société Historique de Lisieux, 26 janvier 1990.

[14] t. II, p. 397

[15] Henry de FORMEVILLE , Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux , p. dciii

[16] Voir à ce sujet Bernard SCHNAPPER , Les rentes au XVI° siècle – Histoire d’un instrument de crédit , Paris, SEVPEN, 1957, In-8°, 309 p.

[17] Autres constitutions de rentes par Jehan Blaisot, l’ainé, de Saint-Jacques – 26 avril 146O ; par Me Pierre Dunnans, curé de Fumichon – 2 janvier 1463

[18] SHL , N° 12, pp. 49-51 .

[19] Petit guide , p. 18.

[20] Voir Yves LESCROART , La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie , numéro spécial de Art de Basse-Normandie , Printemps 1975, p. 63.

[21] Voir notre article sur Fumichon Michel COTTIN , » Le château de Fumichon », PA , 41, N° 2, Février 1991, pp. 14-21 ; 41, N° 3, Mars 1991, pp. 19-26.,

[22] Et non aux Le Valloys qui portent d’azur au chevron d’argent et à trois croissants d’argent comme nous le voyons écrit dans Art de Basse-Normandie , Printemps 1975, p. 63..

[23] Sur ce type de constructions, voir notre conférence: Michel COTTIN , Lisieux et ses constructions de bois. 1.- Lisieux et ses forêts. 2.- Les Charpentiers lexoviens et leurs oeuvres , Conférence à l’Espace Victor-Hugo (dans le cadre de la Foire aux Arbres, 5 mars 1990).

[24] Sur l’emploi de ce type de briques, voir: Michel COTTIN , La maison traditionnelle en Pays d’Auge – Matériaux et tech­niques. Catalogue exposition – Saint-Désir-de-Lisieux , Octobre 1985, s.l.n.d. (1985), 210 x 297, multigr., couv. ill.

[25] Voir à ce sujet l’exemple proche et un peu plus tardif du château du Pin et l’article d’Yves NEDELEC , L’école contentinaise d’architecture au XVIIe siècle , Communication à la SHAO, 9 février. Résumé dans BSHAO , Tome CX, N° 1-2, Mars-Juin 1991, pp. 9-20.

[26] Notes de M. Ch. Vasseur.

[27] Cette partie est bien certainement un reste d’un château antérieur. Elle comprend sept travées de pilastres d’ordre classique, déterminées par des bois d’un équarrissage beaucoup plus considérable, sculptées de ces larges feuillages à la mode sous le règne de François Ier . Mais, quand on a refait le rez-de-chaussée qui est en brique et les autres corps de logis, on s’est efforcé de moderniser cette bâtisse surannée. Les fenêtres ont été élargies et surélevées et on les a entourées de moulures accentuant le règne de Louis XIII. La grande filière godronnée qui séparait les deux ordres de pilastres a dû suivre les contours des nouvelles baies, ce qui la fait onduler comme un crénelage. Enfin on a mis sous la corniche de gros modillons en bois, dûment recouverts de plâtre.

[28] Ou de Saint-Nicolas-des-Champs.

HOUBLONNIERE La


NOTES  sur LA HOUBLONNIERE – 14337

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:

  • Le fief du Chastel, autrement de la Houblonnière, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de la Houblonnière, possédé par François Le Biorgelier, Ecuyer.
    Duquel relève :

    • Le fief de Lozier, quart de fief assis à la Houblonmière.
    • La noble Sergenterie de Cambremer, plein fief divisé en deux branches, l’une possédée par François de La Rivière, Ecuyer, et l’autre par messire Sommard de Cousin seigneur de Saint-Denis.
    • Le fief de Livet, quart de fief assis en la paroisse de Saint-Gilles-de-Livet, possédé par Gilles de Canivet, Ecuyer.
    • Le fief de Mouteille, 8° de fief assis en la paroisse de Mouteille, possédé par la demoiselle fille et héritiers du feu sieur de Tonnencourt.
    • Le fief de La Londe-Montfort, demi fief assis en la paroisse de Lessard, possédé par Jehan de Serres, Ecuyer.
    • Le fief ou fiefferme de Grandouet, 8° de fief assis en la paroisse dudit lieu, possédé par Pierre de Grieu, Ecuyer.
    • Le fief des Authieux-sur-Corbon, 6 de fief, possédé par les héritiers de Jacques de l’Espée, Ecuyer.
    • Le fief du Valricher, assis à Saint-Ouen-le-Pains, possédé par le couvent. ab,: et religieux dudit Val-Richer.

1 – Le château de la Houblonnière.
2 – L’église de la Houblonnière
3 – Bibliographie
4 – Références historiques.
5 – Autres références SHL

1 – Le château de la Houblonnière.

Le château de la Houblonnière vient de faire l’objet d’une maîtrise d’histoire intéressante qui apporte un ensemble de renseignements insoupçonnés jusqu’ici quant à son histoire, son assiette et son environnement [1]. Ce monument dont le pittoresque a souvent attiré les artistes, rassemble autour de deux cours, un ensemble très hétéroclite de bâtiments dont les plus anciens remontent au XIIIe ou au XIVe siècle.

Le site
La conjonction église/château et le patronage du seigneur sur l’église, incite à penser que nous nous trouvons en face de constructions concomitantes. Si la chose est historiquement plausible, on peut cependant penser que l’assise d’origine du château ne devait pas avoir l’ampleur que nous lui connaissons car il paraît difficile d’admettre que l’on ait pris le risque « d’aveugler » sa défense sur une part notable de son flanc Sud. En effet, l’étude comparative des contreforts de l’église et de cette partie des murailles montre bien le décalage dans le temps de ces deux constructions. Alors que sur le sanctuaire nous trouvons des contreforts marges à ressaut taluté, nous voyons sur le mur d’enceinte des contreforts à ressaut avec larmier nettement plus bas d’époque.
L’étude comparative des contreforts de l’église et de cette partie des murailles montre bien le décalage dans le temps de ces deux constructions. Alors que sur le sanctuaire nous trouvons des contreforts larges à ressaut taluté, nous voyons sur le mur d’enceinte des contreforts à ressaut avec larmier nettement plus bas d’époque.

Plan
Le plan d’ensemble, très vaste, paraît avoir été élevé en plusieurs étapes. Le tracé en fut commandé à la fois par le tracé de la voie venant de la Boissière et par la présence au Sud, de l’église dont elle épouse la forme. Ce faisant, le rempart épouse un plan concave en contradiction avec les règles habituelles de la poliorcétique qui voit tout au contraire se développer des citadelles en arc convexe.

Chapelle
Sans doute au XIXe siècle, à partir de quelques pans de murs plus anciens, fut élevée, son chevet regardant le flanc Nord de l’église, une chapelle. Les murs ont subi tant de reprises qu’il est difficile d’en fixer l’époque, par contre, on peut remarquer qu’elle repose sur une cave voûtée en berceau brisé, placée transversalement et construite en calcaire cénomanien.
A l’extrémité Est de ce caveau, on remarque un départ d’escalier en vis, dont la taille des pierres serait à rapprocher des différents autres escaliers de ce type qui se trouvent dans la tour arrière du logis et dans l’accès au chemin de ronde du portail principal d’entrée.

Le Logis
Le logis d’habitation comprend, du Sud vers le Nord, un premier corps de bâtiment en pierre auquel est accolé un autre bâtiment plus étroit construit partie en pierre, partie en pan de bois.
La première partie, vers le Sud, constitue ce qui subsiste du manoir élevé au XIIIe ou au XIVe siècle. L’examen attentif de la maçonnerie des murs gouttereaux, constituée en majorité d’un blocage de petits moellons d’oolithe à grain fin, jusqu’à la tourelle se rattachent à cette même campagne De place en place, on peut déceler quelques reprises, ainsi, semble-t-il, ne possède-t-on plus l’extrémité Sud du bâtiment original où l’on peut remarquer une reprise importante d’un appareillage différent. Le passage mettant en relation la basse-cour et la cour d’honneur s’ouvre par une grande ouverture ogivale chanfreinée. A la suite, un arc de décharge encore visible, paraît avoir couvert une ouverture d’une certaine largeur. En élévation, par contre, on ne peut provisoirement connaître l’élévation de cette construction.
A une époque que l’on peut situer vers la fin du XVe siècle, ce bâtiment & subi d’importantes restaurations et adjonctions. La façade sur la basse-cour fut agrémentée d’une façade
Sur la façade sur cour d’honneur on construisit une tourelle rectangulaire contenant l’escalier d’accès aux étages dont une notable partie du couronnement à disparu. [2]
Au Sud du corps d’habitation, au delà d’un massif terminé en terrasse avec créneaux – oeuvre du XIXe siècle – se trouve, un pignon qui a été repris dans cette même campagne et muni d’un chaperon de pierre en chapeau de gendarme avec amortissements, épaulé d’un large contrefort à ressaut avec larmier prismatique correspondant peut-être, comme à Mittois, au conduit d’une cheminée que nous n’avons pu étudier. De même, ignorons-nous la disposition de la pièce sur porche[3]
Les murs gouttereaux sont épais, respectivement de 0.915 à l’Ouest et de 0.885 à l’Est.
Au rez-de-chaussée, à l’intérieur, on trouve une vaste cheminée avec une hotte en talus reposant sur un large manteau de pierre couronné d’un boudin accompagne d’un talon. Les pieddroits, étroits, sont terminés par un tailloir en chantourné, bas d’époque. XVIIe siècle ?.
A l’étage, doit subsister, masquée par des cloisonnements l’ancienne cheminée correspondant à celle du rez-de-chaussée.

Le « Colombier »
A l’angle Sud-est du château, le voyageur qui emprunte la voie ferrée de Lisieux – Caen, ne peut manquer d’admirer l’ensemble pittoresque que constitue les divers bâtiments du château et parmi eux une tour qui depuis a longtemps perdu son couronnement et qui servit de colombier.
L’examen superficiel de ses maçonneries démontre qu’il est l’œuvre d’au moins trois campagnes de construction. La base qui présente un fruit important et dont nous n’avons sans doute qu’une vue partielle, est constitué d’un blocage de moellon sommairement taillés et peut-être attribuée à une première campagne. Au-dessus, on remarque quatre lits de quatre arases de briques, séparés par des lits de pierre de moyen appareil. Enfin, un mur de moellon harpé de pierres de moyen appareil termine ce qui subsiste.
Nettement détachée du mur de défense cette tour est percée dans sa partie d’un certain nombre d’archères modifiées en meurtrières. L’axe de cette tour s’aligne avec précision dans l’enfilade du mur Sud-Est. Ces deux éléments  amènent à penser que nous nous trouvons en face d’une construction à caractère militaire dont on doit peut-être rechercher des parallèles avec les tours « albaranes » du Sud-ouest et de l’Espagne, récemment étudiées par Philippe ARAGUAS [4]
A l’opposé, les parties médianes et hautes furent construites pour recevoir des pigeons et s’il est impossible maintenant de déterminer le nombre exact de boulins, on peut cependant penser qu’il devait être considérable.

2 – L’église de la Houblonnière

L’église de la Houblonnière est de la fin du XIIe siècle

Le chœur
Le chœur est voûté sur croisée d’ogive. Les colonnettes ont été refaites il y a peu de temps. La charpente du chœur est du XVIIe ou du XVIIIe siècle.. C’est en 1824 que la tour a été exhaussée.

La nef
Dans la nef, le lambris et le charpente, en arc brisé, sont du XVe siècle. Elle n’a subi aucune modification. Les entraits, chanfreinés sont décorés à leur extrémité d’une petite lancette. Ils n’ont pas été coupés. Il n’y a que deux cours de sablières, une basse sur laquelle les tirants reposent et sont assemblés. La seconde sablière, très faible de section, est en saillie et la moulure n’est pas arrêtée. Les fermettes sont très rapprochées – 1 pied 1/2 d’axe en axe (?) – mais je n’ai pu en voir que le bord. Les jambettes sont assemblées à tenons et mortaises. Le merrain n’a pas été changé et conserve sa décoration peinte du XVIe siècle faite de traits noir sur fond blanc avec quelques centres à fonds rouge. Les motifs de cette décoration sont plus étroits que les douvelles.

Le porche
Le porche est du début du XVIe siècle, construit en chêne très soigneusement : les bois, bien équarris, sont planés et les chanfreins sont faits également à la plane. Le premier entrait a été coupé à une époque récente, sans doute parce qu’il était abimé.
François COTTIN
7 août 1960

3 – BIBLIOGRAPHIE

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale, t. V, pp. 382 sq.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 382.
CORNU Joseph : Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p.
La Houblonnière, pp. 93-95.
COTTIN François : Eglise de la Houblonnière, Notes inédites illustrées, 3 croquis, 8 photos – 7 août 1960

DETERVILLE Philippe : Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, 250×330, 301 p.; pp. 224-229

Editions  FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page1019.

FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie noirmandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p 40

LASCAUX Michel :  Les templiers en Normandie, Rennes, Ouest-France,­1983, 30 p.
La Houblonnière

NEUVILLE Louis RIOULT de,  Le Château de la Houblonnière  in  La­ Normandie Monumentale et Pittoresque , Le Havre, Le Male et Cie.,­réédit. Corlet, t. II, pp. 131-134 ill.

LE PAULMIER Julien : Traité du Vin et du Sidre, rééd. E. Travers, Rouen-Caen, Lestringant-Massif, 1896, In-8°; pp 95-96:
« En parlant de la manière de faire le cidre, Julien Le Paulmier dit « Tant plus le vaisseau est grand, tant plus le sidre est excellent, tellement qu’on trouve en ceste province des tonnes de trois &&& quatre cens muys [5] Et dit-on que celle de la Houblonnière tient six cens cinquante muys ou plus ».

PERDEREAU Nicolas :  La Houblonnière et le Moyen Age, s.l.s.d. (Août­1992), dactyl.

Monographie :

PERDEREAU Nicolas, « Le château de la Houblonnière »,  BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 14,­Juin 1984, pp. 56-60
RIOULT De NEUVILLE Louis : Le Château de la Houblonnière in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp. 131-134 il
SEYDOUX Philippe : Châteaux du Pays d’Auge et du Bessin, s.l. (Paris), Edit. de la Morande, s.d.(1985), 150×220, 96 p. ill. couv. ill.
VASSEUR Charles : « La Houblonnière et les Jacobins de Lisieux – Examen analytique des documents compris sous le N° 17 des acquêts de la Société historique de Lisieux en 1871 », BSHL., n° 4, 1874, pp. 42-52
VUAGNEUX Henri : A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889, In-8°, 243 p.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

4 – Références historiques.

1673, 26 novembre – Lisieux
 » A la Houblonnière furent présents Etienne Houssaye, demeurant à Lisieux, d’une part et Georges Jourdain de la paroisse de Danestal, s’accordent lequel Jourdain s’est loué et a promis servir ledit Houssaye du mestier de thuillier et autre travail à quoy il voudra l’employer pendant un an à commencer le 1er décembre pour cent sols par mois. Témoins: Jacques Boscage, de la Boissière et René Vauclin, de Saint-Aubin-sur-Algot.
AD 14, 8 E 21553, f° 20 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », HTPSPD, n° 37, p. 34

1704 – Le Pré-d’Auge, La Houblonnière
 » De sa condition de manouvrier, Georges Jourdain devient marchand. En 1704, dans les comptes de Georges Turgis, trésorier de la fabrique de l’église paroissiale de la Houblonnière : A Georges Jourdain pour tuiles, festiers et corniers, payé 22 livres et 7 sols  »
( Georges Jourdain décéda au Pré-d’Auge en 1728, à 78 ans)-
AD 14 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 37, p. 36

1759
Archives SHL.1F778:
12 juin 1759 : Lettres adressée aux R.P. Dominicains ­concernant la ferme des Jacobins (La Houblonnière)

5 – autres références SHL.

Fonds Deville :
9 FB. 3.- Environs de Lisieux.
La Houblonnière : domaine non fieffé vendu par Louis de Doyville à Robert Lambert sieur d’Herbigny.
La Houblonnière, vente à Corberan de Cardillac, seigneur de Sarlabot.

Achat du 11- 02-2003. Lot n°  83.
LA HOUBLONNIERE, 8 pièces parchemin, 2 papiers, 1537-1806 (ventes de terre).

Carnets de Charles Vasseur : doyenné de Mesnil-Mauger :
LA HOUBLONNIERE (29)
(Ecclesia de Homblonna, de Houbloneria)
doit son nom aux plantations de houblon que l’on voyait très nombreuses jadis. Les habitants s’en servaient pour fabriquer une espèce de bière toute particulière qu’ils nommaient « Cervoise ». (Louis Enault p.163)

Voir :
Foreville I
Le Coy de la Marche – Chaire Française p.74

Bulletin monumental XX p.64

Annuaire Normand 1849 p.25

Manneville la Pipard

Archives de la Société Historique 1872 p.14 n°17, 1873 p.42 à 52, 1874 p.42 à 52

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
4 feux privilégiés
56 feux taillables

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage :

Divisé en deux portions

1 ère portion :
XIVe : Johannes de Tournebu
XVIe : Johannes Guarin
XVIIIe : le seigneur

2 ème portion :
XIVe : Johannes Lucas

Curés :
Le Hoüe 1764
Bourgeois 1774
Le Coq 1786/1787

Il y avait dans l’église une chapelle de 18 livres à la nomination du plus proche du fondateur. Chapelle St André

Description de l’église du 25 septembre 1854
Sur l’un des tombeaux du cimetière on lit cette singulière épitaphe :
Là sont ensevelies
Les douceurs d’un époux,
Les cendres d’une mère
D’un enfant en courroux
L’appui du malheureux
Soulagé chaque instant
Grand Dieu soyez Propice
A celle qu’on aima tant

Description des cloches :

1ere cloche : En 1790 Messire Guy de Bonneval, président à Mortier au Parlement de Rouen assisté de Dame Cécile Françoise Marguerite Henriette Du Moncel, sa mère, veuve de Gui Claude Nicollas Duval de Bonneval, aussi président à Mortier au Parlement de Rouen, en son vivant seigneur et patron de cette paroisse et autres lieux, m’ont nommée Marie Cécile. M. Nicollas François Louis Lecoq, curé de cette paroisse, m’a bénie en présence de Thomas le Suffleur, maire, Louis Grandval, Joseph Duvieu, officiers, L. Brunier, prêtre de la commune, et Jean Catel trésorier.
Lavillette de Lisieux m’a faite.

2eme cloche : L’an 1841 Monsieur Guy Charles Oscar Duval de Bonneval, assisté de Madame la Comtesses de Bonneval née Marie Antoinette Charlotte Laure de Ségur m’ont nommée Marie, Mr Jean Julien Prosper Drouen, curé de cette paroisse m’a bénie en présence de M.M Thomas Blaise, maire, Jean Baptiste Bocage et les autres membres de la fabrique.
Bailly père et fils, fondeurs à Caen
Campanelle – Jean Aubert m’a faire

La description du Château. Dessiné dans l’Abécédaire Tome II p.444
La tradition prétend qu’il a appartenu aux Templiers.
Il est parlé dans les arrêts de l’Echiquier de 1238, 1321 à 1398 de Jean de Tournebu, seigneur de Marbeuf et de la Houblonnière.
Monsieur de Magny (Nobiliaire de Normandie Tome II p.366) dit qu’une branche de la famille Houel, d’origine bretonne, s’établit sous le règne de Philippe Le Bel sur le fief de la Houblonnière.
La recherche de 1524 ne trouve aucun noble à la Houblonnière.

Montfaut -1463-
Jean Guérin de la Houblonnière noble.
Noble damoyselle Jacqueline de Cardigllard, fille de noble Jehan de Cardigllard sieur de Serre la Boc et de la Houblonnière – 15 septembre 1606
Le 16 février 1617 Monsieur de la Houblonnière tint sur les Fonts à Lécaude François Thabarie, fils du sieur des Domaines, avec Mlle de Sentilly avec Monsieur de Saint Denis.(Registre (2°) de la paroisse de la Caulde)
Deux listes détaillant les nominations aux deux portions de la Houblonnière.
Noble demoiselle Philippe Claude Michelle Duval de Bonneval, fille de Guy Duval, chevalier, marquis de Bonneval et de Noble Dame Marie Catherine Gabrielle de Morel de Putange de Bonneval, de la paroisse de la Houblonnière, épouse Jacques de Tournebu de la paroisse de St Hippolyte. Bans du 13 septembre 724.
Monsieur Duval de Bonneval, président à mortier à la Première des Enquêtes du Parlement de Rouen, exilé le 27 septembre 1771 à la Houblonnière. (Hippeau – Gouvernement de la Normandie V p.47)

Propriétaire du château de la Houblonnière –  Monsieur Guy Charles du Val, marquis de Bonneval, demeurant au château de Soquence, commune de Sahurs près de la Bouille, marié à Marie Charlotte Antoinette Laure de Ségur

Les précédents propriétaires sont :

Monsieur Guy Henri Marie du Val, marquis de Bonneval, oncle de Monsieur le Marquis Guy Charles de Bonneval, ayant aussi demeuré au château de Soquence, et décédé à Middlesex, paroisse de St Pancras (Angleterre) le 17 septembre 1836 et Monsieur du Val, marquis de Bonneval, aïeul du Marquis de Bonneval, vendeur. (purge légale du 31 octobre 1856)
Le château et la terre de la Houblonnière, vendus le 16 janvier 1860 par Guy Henri Prosper Charles Lionnel du Val, comte de Bonneval, propriétaire à Paris, à Monsieur Malhéné, propriétaire à Cambremer. (Normand du 28 janvier 1860)
Louis Quinet, abbé de Barbery est né à la Houblonnière (voir Boizard)

Carnet « Analyses et transcriptions …. »
PIECES DE PROCEDURE DES XVII ET XVIII SIECLE ACQUISES PAR M. PANNIER CHEZ HUCHON (bailliage de Pont-l’Evêque)
p.147

1705 8 juillet
Acte passé au logis de la Dame de Lepinney, en la paroisse de la Houblonnière, par lequel
Jean de Lépinney, sieur de la Pommeraye demeurant à Saint Pierre-des-Ifs
François de Lepinney, sieur d’Orfeuïl, demeurant audit lieu
Dame Marie de Lépinney, épouse de François Le Rebours, escuyer, trésorier de France au bureau des finances de Caen demeurant à la Houblonnière, (stipulante pour François de Pomposne Delepinney et de Robert Delepinney)
tous héritiers chacun en partie de feu Pierre Delepinney, sieur de la Babinnière
donnent à fieffe à Anne Pierre, veuve de Guillaume Haguenet de Saint Pair-du-Mont, la terre de la Mabillerie, située audit lieu à charges des redevances seigneuriales.

[1] Cf. Nicolas PERDEREAU, Le château de la Houblonnière, Maîtrise d’histoire, Caen, 1992. et HTPCSPD, N° 64, Juin 1991, pp. 56-60, ill.
[2] Reste à étudier tout particulièrement: _ les appareillages, _ les ouvertures _ la taille des marches _ les contreforts.
[3] Il serait intéressant de vérifier si ce local n’aurait pas eu une affectation cultuelle. Voir à ce sujet: Nicolas FAUCHERRE, Enjeu symbolique et défense passive du château une figure emblématique: la chapelle sur la porte, dans l’église et le château, dans Les Cahiers de Commarque, Ed. Sud-Ouest, 1988..
[4] Philippe ARAGUAS, La tour hors le château dans Jean-Henri DUCOS, dir. Le château et la tour, Actes du premier colloque de castelologie de Flaran, 1985, pp. 27-40, ill. .
[5] La contenance du muid, mesure de capacité pour les liquides variait selon les provinces; celle de Paris dont l’auteur se sert ici très probablement, était de 288 pintes soit 268 litres.