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Bulletin ShL n° 91


Sommaire du numéro 91 – Premier semestre 2021.

Nos amis ont publié

  • Activités de la Société historique – 2021.
    Daniel Deshayes
  • Marin Bourgeoys,« painctre et ingénieux du Roy Henri IV à Lizieux ».
    Benoît Noël
  • Les légendes de saint Ursin, du IIIe siècle à Bourges à sa légende presque millénaire à Lisieux : fêtes religieuses, foires commerciales et festives d’avant la Révolution jusqu’en juin 1985.
    Daniel Deshayes
  • Mémoire et Imagination : la Normandie dans l’oeuvre et la correspondance d’Astolphe de Custine.
    Samantha Caretti
  • Auguste Guilmeth (1807-1869), un historien mitrailleur en Normandie.
    Laurent Ridel
  • 6 juin 1944 Sursis de quelques heures pour Lisieux.
    Jean Tariel

Pour l’acheter :

  • En attente de reprises des permanences du mercredi
  • Librairie « Les Grands chemins » Place de la République – Lisieux.
  • Maison de la Presse Rue Pont Mortain – Lisieux.
  • Sur commande à l’adresse Email: deshayes.daniel14@gmail.com

Règlement par chèque à l’ordre de « Société historique de Lisieux »
22,70 € (soit 17 € + 5,70 € pour frais d’envoi).
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Henry Chéron – le Gambetta normand


Cédric Le Cannelier.

Henry Chéron, le Gambetta normand

Henry Frédéric Chéron vit le jour le 11 mai 1867 à Lisieux, au domicile de ses parents, issus de la petite bourgeoisie de province. Élève studieux et brillant, il fut avocat et homme de presse. Il occupa nombre d’éminentes fonctions au sein de la IIIe République, en y effectuant une grande carrière ministérielle. Il fut également l’un des hommes politiques les plus ridiculisés et moqués par ses contemporains, alors qu’il ressemblait au peuple, et qu’il aura été l’un des hommes politiques les plus populaires et les plus intègres de sa génération. Fondateur du Progrès lexovien, propriétaire du Journal de Caen, il cumulait plusieurs fonctions électives locales (maire de Lisieux, conseiller général, puis président du Conseil Général de 1911 à 1936) et nationales (député de Caen, sénateur, rapporteur de la Commission des finances, sous-secrétaire d’État à la Guerre puis à la Marine, ministre du Travail, de l’Agriculture, des Finances, et de la Justice). Il fit partie des prétendants à la présidence de la République. Républicain de gauche, athée et franc-maçon, il a évolué doucement vers le centre droit. Chéron était un homme politique de premier plan, qui s’intéressait aux questions économiques et financières, mais aussi sociales et sociétales. Personnage truculent, Chéron ne pouvait laisser indifférent. C’est pourquoi, Henry Chéron mérite donc, que l’on remette en perspective ce que fut sa vie publique et comment il parvint à se hisser depuis sa Normandie natale jusqu’aux cimes du pouvoir. C’est ce qu’a fait, après de nombreuses recherches, Cédric Le Cannelier, dans cet ouvrage.

OREP, 24.50 €
Retirer en librairie.

Gaétane Bouffay – Une combattante sans uniforme


Thierry Marchand, diplômé de l’EHESS mention histoire et civilisations, a publié trois autres ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale.

Gaétane Bouffay (1906-1988) Une combattante sans uniforme

Biographie de Gaétane Bouffay, résistante de Lisieux en Normandie : une personnalité droite et courageuse, nourrie par sa foi chrétienne protestante.

« Résistante lexovienne », peut-on lire sur le panonceau de la rue qui lui est dédiée à Lisieux. Mais ce que ce panneau ne peut pas dire, c’est combien Gaétane Bouffay a été, avant, pendant et après la Guerre, portée par sa foi chrétienne. Son éducation dans une famille protestante et son implication dans la petite communauté protestante de Lisieux ont nourri son engagement, contre l’occupant et ses exactions.
La personnalité de Gaétane Bouffay est frappante d’humilité, de droiture, de courage et de conviction. Le contraste avec sa modestie personnelle est d’autant plus flagrant que les circonstances sont exceptionnelles.
Découvrez cette personnalité hors du commun et pourtant si discrète, si bien présentée par Thierry Marchand à l’issue d’un méticuleux travail de recherche.

16,00 € TVA comprise
Éditions La Cause

RABUT


NOTES sur: RABUT

La commune du Coudray-Rabut a été constituée par la réunion des communes du COUDRAY et RABUT qui formaient chacune avant 1790 une paroisse et communauté (ordonnance du 13 avril 1828).

RABUT, réunie à Coudray qui prend le nom de Coudray-Rabut.
Rabu, XIII° (cartul. de Saint-Sever).
Rabucum, XIV° s°;
Rabutum, XVI s° (pouillé de Lisieux, p. 36).

Le fief l’Arrabu, que Brussel mentionne comme dépendant de Touque, doit être le même que le fief Rabut (Le Prévost pouillé de Lisieux p. 36 note 6)
Le fief l’Arrabu, que Brussel mentionne comme dépendant de Touque, doit être le même que le fief Rabut(Le Prévost pouillé de Lisieux p. 36 note 6

Par. de Saint-Germain,
pair, le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux,
doy., de Touque.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Evèque,
sergent. d’Aragon.

1 – Bibliographies.
2 – Pièces Justificatives
3 – Archives ShL..

1 – Bibliographies.
Voir :
Généalogie de Bouquetot
Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXIII p.191 n°1067
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 53

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Rabut, Rabutum.
L’église de Rabut, qui était située à 2 kilomètres de Pont L’évêque, au bord de la forêt, du côté droit de la route d’Honfleur, a été démolie. Elle était sous l’invocation de saint Germain ; le seigneur nommait à la cure.
Cette église était près du château, que l’on aperçoit sur le coteau et qui se compose d’un corps de logis central, entre deux pavillons plus élevés. Ce château doit dater de l époque de Louis XIV. Il appartient, m’a-t-on dit, à M. Bernard.
L’ancienne famille de Rabut est mentionnée dans des actes de diverses époques.

2 – Pièces Justificatives:

423. — Le 21 janvier 1705, vu l’attestation du sr Lecarpentier, curé dE Rabut, Et du sr Regnoult, curé dEnglesqueville, dispense de bans pour le mariage entre Charles de Lannoy, fils de Guillaume, chirurgien, et de demll. Madeleine Chéron, de la parr. de Rabut, d’une part, et Judie Levanier.

Curé. — Y. Lecarpentier.
Notables.— C. Delannoy.

387. — Le 4 février 1713, la nomination à la cure de St-Germain de Rabut appartenant au seig. du lieu, haute et puissante dame Anne-Antoinette de Fresney, veuve de haut et puissant seig. Mesr. Antoine, comte de Longaunay, chev. seig. et patron de Rabut et autres lieux, demeurant à Paris, et ayant la garde des enfants nobles (?) d’elle et dud. seig., nomme à cette cure, vacante par la mort Me. Yves Le Carpentier, pbrê, dernier titulaire, la personne de Michel d’Ouessey, pbrê du diocèse de Coutances.
Le 11 février 1713. Mre de Matignon, vic. gl., donne aud. sr. d’Ouessey la collation dud. bénéfice.
Le 14 février 1713, le sr. d’Ouessey, demeurant en la parr. de Rabut, prend possession de lad. cure, en présence de Me. Gorgon Leuvet, pbrê, curé de St-Pierre de Coudray; Me. Pierre Levillain, pbfë, curé de Canapville; Me. Jacques Cordier ; Me. Jean de là Reue de Bellefontaine receveur des rentes seign. de Mme de Longaunay, tous deux de lad parr. de Rabut.

Curé. — M. d Oisset.
Patron. — Le seigneur du lieu. — A.-A. de Fresnoy.
Notables. — J. Cordier — J. de la Reue.

893. — Le 2 juin 1730, dispense de bans pour le mariage entre Me. Robert Leroux, fils de Guillaume et de Françoise Hauvel, de la parr de Clarbec, d’une part, et dll. Catherine Leloup, fille du sr. Pierre Leloup et de dll. Anne Le Cordier, de la parr, de Rabut.

1022.— Le 1er févr. 1734, la nomination à la cure de St-Germain de Rabut appartenant au seig. du lieu, Mesr. Antoine-Hervé de Longaunay, seig. et patron de Rabut et autres lieux, officier au régiment des gardes françaises, demeurant à Paris, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me. Michel d’Oisset, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Jean-Baptiste de Lécluze, pbrë du diocèse de Coutances, habitué en la parr. de Landelle. Fait et passé à Paris, en l’hôtel dud. seig. rue Honoré- Chevallier, parr. St-Sulpice.
Le 17 fév. 1734, le seig. évèque donne aud. sr. de Lecluze la collation dud. bénéfice.
Le 21 fév. 1734, le sr. de Lécluze prend posscsion de la cure de Rabut, en présence de Me. Jacques Adam, pbrë, desservant led. béénéfice, et plusieurs autres témoins.

Curés. — M.d’Oissel . —J.-B.de Lescluze.
Prêtre desservant. — J. Adam.
Patron. — Le seigneur du lieu. — A.H. de Longauney.
Notable. – P. Leloup.

43. — Le 8 févr. 1757, dispense de bans pour le mariage entre CharIes-François Fouet, avocat au bailliage d’Auge, changeur royal en titre des monnaies, fils de feu Me. Charles Fouet, cons. et procureur du roy en l’amirauté de Dives, et de damll. Anne-Angélique Cambremer, de la parr, de Pont-l’Evêque, d’une part, et damll. Anne-Angélique de la Vigne, fille de feu Guillaume de la Vigne et de Anne Carel, originaire de la parr. de Rabut et demeurant en celle de Pont-l’Evêque.

166. — Le 27 juillet 1750, Pierre Le Cordier, marchand, demeurant à Rabut, constitue 150 livres de rente en faveur de Me. Gabriel Mallières, acolyte de lad. parr. afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Pont-l’Evêque, en présence de Me. Louis Bretocq cons. du roy, élu en l’élection dud. lieu, et Louis-Nicolas Bretocq, officier de Mgr. le duc d’Orléans, demeurant à Beaumont.

257. — Le 13 févr. 1768, la nomination à la cure de St-Germain de Rabut appartenant au seig. du lieu, Mesr. Gilles-Antoine-Geoffroy Le Diacre, chev. seig. de Martinbosc, seig. et patron de Rabut, doyen des conseillers au parlement de Normandie, demeurant à Rouen, en son
hôtel, rue du Bu, pair. St-Lé(?), nommeà lad. cure, vacante par la mort de Me. Jean-Baptiste de Lescluse, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Claude-Louis Roussel-Le Prey, pbrë du diocèse de Lx, desservant actuellement la parr. de St-Julien-sur-CaIlonne. Fait et passé à Rouen, en l’hôtel dud. seig.
Le 16 févr. 1768, le seig. évêque donne aud. sr. Roussel la collation dud. bénéfice.
Le 23 févr. 1768, le sr. Roussel-Le Prey prend possession de la cure de Rabut, en présence de Me. Charles-Thomas Deverre, pbrë, desservant lad. parr. et autres témoins.

Curés. — J.-B. de Lescluse — C.-L. Rousel-Le Prey.
Prêtre desservant. — C-T. Deverre.
Clercs. — G. Mallières – J.-B. Cordier.
Patron. — le seigneur du lieu. —G.-A.-G. Le Diacre de Martinbosc.
Notable. — G. De la Vigne.

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…

RABU.
272. François de Bouquetot, Sr. du lieu,.a produit avec le Sr. du Breuil, son neveu , sur la parroisse du dit lieu du Breuil, n°. 64.

– Le fief de Rabu, demi-fief assis en la paroisse de Rabu, possédé par Pierre de Boucquetot, écuyer.
= Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II, p. 357.

1679 – c.1782.- Rabut et Coquainvilliers
Famille de Bouquetot – Fiefs et seigneuries de Rabu et de Coquainvilliers
= AD14 – Fonds LE COURT. F 5067 B/ (9 pièces, 1 plan)

1760 – archives SHL Carnets de Ch. Vasseur « analyses et transcriptions … »
page 199 – 1760. Maistre Jean Baptiste Delecluse, prêtre curé de Rabu

1733, 27 mars carnets de Ch. Vasseur : « analyses et transcriptions … » p.212 1733 27 mars
Très Haut et Très Puissant Seigneur, Monseigneur Anthoine, Hervey comte de Longanney, seigneur et patron de Rabut et autres lieux, officier dans les Gardes françaises de Sa Majesté, demeurant ordinairement à Paris, étant de présent en son château de Rabut

1749, 7 janvier carnets de Ch. Vasseur : « analyses et transcriptions … »
Maistre Jean Baptiste de Lécluse curé de Rabut
Louis Pierre Deshays, escuyer, sieur de Gassard
Nicolas Ledoux de Glatigny

1775 – archives SHL Carnets de Ch. Vasseur « analyses et transcriptions … »
Dans PIECES DE PROCEDURE DES XVII ET XVIII SIECLE ACQUISES PAR M. PANNIER CHEZ HUCHON (bailliage de Pont-l’Evêque)
1775 1er juillet page 148
Dame Marie de Pellegas, veuve et héritière du Sieur Jean Baptiste Le Verrier, tutrice principale de leurs enfants mineurs demeurant à Rabu

3 – Archives ShL:

Sous l’invocation de St Germain

Patronage:
14e : dominus de Nonnauto
16e : dominus loci
18e ?

Curés :
de l’Ecluse 1764
Roussel le Pré 1768-1787

Louis Bernard, curé de Rabu
Pierre Thiébaut id
Jean Larchon, vicaire de Rabu
(Voir Charité de Surville)

Insinuations

Le 1er octobre 1722 mourut âgé de 48 ans Antoine, comte de Langainry (ou Lougannay), seigneur de Rabu et de la Baconnière et autres lieux, chevalier de St Louis, capitaine de dragons dans le Régiment de la Vrillière. Il s’était trouvé à plusieurs sièges et batailles et il fut grièvement blessé à la bataille Staffarde en Piémont, gagnée par Catinat sur le Duc de Savoie et les alliés le 18 août 1700. (Lange)

Emplacement de l’ancienne église de Rabut.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados