ROQUE BAIGNARD La




NOTES sur ROQUE BAIGNARD La

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir FONDS BOUDARD :
-2FA228 : 1788 : inventaire postérieur à la parution du Dictionnaire de la Noblesse par l’abbé de la Roque (Baignard)

André GIDE fut maire de La Roque-Baignard de 1896 à 1900.

BEZIERE,
LA VARENDE Jean de, Châteaux de Normandie

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 162.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados page 536.

HENRY Jacques, Sous la ramure des pommiers en fleurs. Regards sur le passé. Les monuments et les sites de la Route du Cidre, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1983, 160×243, 103 p., ill. (Photographies de Philippe DETERVILLE)

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé–sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 242-247

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. Dép. d’Archéologie 1999. page 144.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par MM. Pannier et Ch. Vasseur.

La Roque, Roqua, Roqua Baignardi.
L’église de La Roque est bâtie au fond d’un étroit vallon entouré de collines boisées. Elle se trouve à un demi kilomètre environ du chemin de grande communication de la Boissière à Bonnebosq.
Cette église était primitivement romane, ainsi qu’on peut s’en assurer en examinant l’appareil grossier des murs de la nef. Le mur septentrional est flanqué de deux contreforts du XVI. ou du XVII. siècle, et d’un contrefort plat, roman, avec glacis très-incliné. A l’angle nord-ouest, se dressent deux contreforts, probablement romans, qui s’emboîtent l’un dans l’autre. Le mur méridional a été recrépi ; il est soutenu par un contrefort du XVe. siècle, et par trois massifs contreforts, élevés au siècle dernier. La corniche a été détruite ;
quatre fenêtres à plein-cintre, modernes, éclairent la nef. Il n’y avait primitivement au nord aucune ouverture. Le porche en bois que l’on voit de ce côté précédait le portail occidental, qui est flanqué d’un ignoble contrefort et d’un contrefort peu saillant, avec glacis très-incliné, probablement roman. Une porte à plein-cintre, moderne, donne entrée dans le nef. Au-dessus du portail s’élève un joli clocher construit en charpente et recouvert en essente, lequel est surmonté d’une pyramide très-élancée, garnie de lucarnes sur les angles, datant de la fin du XVe. siècle ou du commencement du XVIe. La base en pierre du clocher est flanquée, au midi, d’une tourelle carrée, surmontée d’un toit à double épi. Cette tourelle, qui sert de cage à un escalier, est percée, dans sa partie supérieure formant fronton, d’une
fenêtre cintrée, du XVIe. siècle, garnie d’une grille en fer du même temps ; l’appui de la fenêtre est en forme de larmier.
La tourelle est coupée, dans sa partie moyenne, par un cordon.
La porte est en bois de chêne, à panneaux plissés. Sur une des poutres qui supportent, à l’intérieur, la charpente, on lit :

PAR G. LE BLOND 1743 P. 660

C’est le nom de celui qui a réparé le clocher. Le chiffre qui suit indique le prix auquel s’est élevée la réparation.
On a relégué à l’intérieur de la tourelle plusieurs anciennes statues.
Le choeur, en retraite sur la nef, se termine par un chevet droit, soutenu par trois contreforts saillants, du XVe. ou du XVIe. siècle. Ce chevet était autrefois percé d’une grande fenêtre qui probablement datait du même temps. Le mur méridional présente deux contreforts semblables aux précédents.
Le choeur est éclairé, de ce côté, par deux larges fenêtres à plein-cintre, modernes. La sacristie, placée au nord, masque
les fenêtres.
On remarque sur les murs de l’église les vestiges d’une litre funèbre.
La voûte du choeur est en lambris ; celle de la nef est également en merrain, avec entraits et poinçons, dont quelques-uns ont été coupés.
L’arc triomphal a été modernisé.
Du côté de l’épître se trouve une piscine défigurée, surmontée d’une accolade, datant du XVe. ou du XVIe. siècle.
L’église de La Roque offre un ameublement complet, dans le style Louis XV, qui produit un effet agréable à l’oeil et peut servir de type pour la décoration intérieure d’une église rurale.
Le maître-autel est accompagné d’un joli retable, d’ordre ionique, décoré de pilastres géminés qui reposent sur le même stylobate. L’entablement, de forme circulaire, est surmonté d’une gloire. De chaque côté du retable est une statue représentant: l’une, saint Jacques, et l’autre, saint Martin. Le tombeau est en forme de doucine.
Le lutrin représente un aigle étreignant dans ses serres un serpent, image de la lutte du bien contre le mal. Le pied est à trois faces triangulaires.
A l’extrémité de la nef sont placés deux petits autels, avec retable, qui s’harmonisent parfaitement avec le maître-autel.
On remarque dans la nef une jolie chaire à pans coupés. La face antérieure de cette chaire est convexe ; les pans concaves sont couverts d’ornements dans le style de l’époque.
Deux beaux lustres dorés sont suspendus à la voûte. L’axe, en bois et en fer, est orné de trois jolis culs-de-lampe d’où partent plusieurs branches en fer gracieusement contournées et ornées de feuillages dorés en tôle emboutée. La partie supérieure du lustre se termine par une espèce de coupole dorée formée aussi de tôle emboutée. Ces lustres d’une forme gracieuse, conviendraient parfaitement pour l’éclairage d’une église de campagne.
Dans le mur septentrional du choeur sont incrustées trois plaques de cuivre portant des inscriptions funéraires. La première est surmontée du blason des Labbey de La Roque : d’argent au sautoir de sinople.


AD PERPETUAM SUI AVI MEMORIAM
D. JOHANNIS LABBEY DE ROQUA
ARMIGERI
D. JOAN. LABBEY DE HEROLTISSARTO ARMIG. ET D. CATHAR. BAIGNART.
FILII
QUI PRIMUS HOC ROQUAE DOMINIO POTITUS
IN EJUSDEM LOCI ECCLESIA, ANNO GRATIAE 1563 SEPULTUS FUIT
£S ILLUD REFIXIT
D. OLlVARIVS FELIX LABBEY DE ROQUA, EQUES
ANNO SALUTIS 1828

Sur la seconde, l’écusson de La Roque est posé sur un fretté de six lances avec deux lévriers pour supports.


AD PERPETUUM MONUMENTUM
CARISSIMI ET HONESTISSIMI PARENTIS
D. PETRI ELIÆ MARIÆ LABBEY DE ROQUA
EQUITIS
QUI CUM ARMIS ET CONSILIIS INTRA BXTRAQUE PATRIAM
DE REGE AC CIVIBUS SUIS BENE FUISSET MERITUS
VIR MIRE SOBRIUS, JUSTUS AC PIUS
OBIIT DIE JUNII MENSIS 9, ANNO 1827
ET IN COEMETERIO ROQUÆ SEPULTUS FUIT
HANC FIXERE TABULAM
MEMORES ET MOERENTES SUI FILII
D. D. OL. FEL. AC LEOP. AUG. EQUITES
ET SUA FILIA ELIS. FLAVIA D. MORIN DE BANNEVILLE
ANNO SALUTIS 1828.
BOUTILLT SCULP,

La troisième plaque porte trois écussons : au centre, celui de La Roque. Les deux autres sont : le premier de Trihan : de gueules à la fasce vivrée d’hermine; le second de Cordouan: d’or à la croix de sable.


AD PERPBTUAM SUORUM MEMORIAM,
D. D. FRANCISCI LABBEY ARMIGERI DEFUNCTI, ANNO SALUTIS 1621,
ANNAE DE TRIHANO CONJUGIS EJUS DEF. AN. 1638,
ELISABETH DE CORDUANO PRIOR. CONJ. DEF. AN. 1686,
FRANCISCI LABBEY EQUITIS PRIORUM FILII DEF. AN. 1655,
PETRI LABBEY, EQUIT. PRIORIS FRATRIS DEF. AN. 1735,
JOAN. BAPT. PET. LABBEY EQ. PRIOR. FILII DEF. AN. 1764,
QUI IN HAC ECCLESIA ROQUÆ SEPULTI FUERUNT
AES ILLUD DEDICAVIT ET FIXIT
D. OL. FELIX LABBEY DE ROQUA EQUES
ANNO SALUTIS 1828.

Deux tombeaux, l’un en pierre et l’autre en marbre blanc, se voient dans le cimetière. Le premier porte l’inscription suivante :


ICI REPOSE LE CORPS
DE MESSIRE PIERRE ELIE MARIE
LABBEY DE LA ROQUE, CHEVALIER
EN SA JEUNESSE
VOUÉ A LA PROFESSION DES ARMES
DANS LA 2e COMPAGNIE DES
MOUSQUETAIRES ET LE NOBLE
RÉGIMENT DU ROI.
EN SON AGE MUR
ÉPROUVÉ PAR L’ADVERSITÉ,
AU DEHORS DE SA PATRIE,
EXERCÉ AU DEDANS A TOUTES
LES VERTUS DOMESTIQUES ET CIVILES.
EN SA VIEILLESSE,
JUGÉ DIGNE D’ÊTRE DÉPUTÉ
PAR SES CONCITOYENS
A LA SESSION DE 1815.
EN TOUTE SA VIE,
CONSERVATEUR ASSIDU DE L’HONNEUR DE SON NOM,
RESTAURATEUR DILIGENT DU TOIT ET DE L’HÉRITAGE DE SES PÈRES,
TUTEUR TENDRE ET PRUDENT DE TOUS LES SIENS,
PROTECTEUR GÉNÉREUX DE TOUS LES MALHEUREUX,
DÉFENSEUR SINCÈRE DE TOUTE VÉRITÉ,
AMATEUR CONSTANT DE TOUTE JUSTICE,
ZÉLATEUR ÉCLAIRÉ DE LA FOI CATHOLIQUE,
IL MÉRITA DE MOURIR A LA TERRE AVEC LE GAGE DIVIN
ET L’ESPÉRANCE LA PLUS FERME
DE L’IMMORTALITÉ CÉLESTE,
LA 73e ANNÉE DE SON ÂGE,
LE 9 JUN DE L’AN DE GRACE
1825.

L’autre tombeau porte pour inscription :


LÉOPOLD AUGUSTE LABBEY
VICOMTE DE LA ROQUE
DÉCÉDÉ LE 16 JUILLET
1846.

Au-dessus de l’inscription est le blason, au sautoir surmonté d’une couronne de comte.
Les deux cloches sont modernes.. Voici néanmoins leurs inscriptions.
La première est ainsi conçue :

L’AN 1824, J’AI ÉTÉ BÉNITE POUR L’ÉGLISE DE LA ROQUE PAR MAISTRE
HYACINTHE PIERRE LEVAVASSEUR, CURÉ DU LIEU, ET NOMMÉE PIERRETTE
PAR NOBLE DAME MARIE THÉRÈSE DE CAIRON, ÉPOUSE DE MESSIRE PIERRE ELIE
LABBEY DE LA ROQUE, CHEVALIER, CHEF DE BATAILLON, CHEVALIER DE SAINT
LOUIS, ET PAR MESSIRE OLIVIER FÉLIX DE LA ROQUE, LEUR FILS.

Sur la panse est un blason accolé: le premier de La Roque; le second de gueules à trois coquilles d’argent 2,1. Il est surmonté d’une couronne de comte.
Sur la seconde on lit :

L’AN 1824, IAI ÉTÉ BÉNITE POUR L’EGLISE DE LA ROQUE PAR MAITRE
HYACINTHE PIERRE LEVAVASSEUR, CURÉ DE LA ROQUE ET NOMMÉE PAR NOBLE
DAME MARIE THÉRÈSE DE CAIRON ET PAR MESSIRE LÉOPOLD AUGUSTE LABBEY
DE LA ROQUE, CHEVALIER, ANCIEN LIEUTENANT DE CHASSEURSA CHEVAL, CHEVALIER
DE LA LÉGION D’HONNEUR, SON FILS.
F. BAILLY. FONDEUR A CAEN.

Château.
— Le château de La Roque se trouve sur la gauche de la route de La Boissière à Bonnebosq.
La cour qui précède le château est entourée de bâtiments d’exploitation au milieu desquels s’élève une chapelle moderne, surmontée d’une double coupole d’un effet peu gracieux.
Cette chapelle, d’ordre ionique, a été construite en 1830 et consacrée en 1833. Les statues en pierre qui ornaient les niches, à l’intérieur et à l’extérieur, étaient fort belles.
A l’entrée de la cour est un beau colombier dont le toit était couronné d’un épi en terre cuite émaillée.
L’enceinte du château a la forme d’un polygone irrégulier. Elle est entourée de fossés très-profonds dont les bords sont maintenus, du côté du château, par des murs en pierre avec parapet construit en briques plates : des tourelles en pierre sont placées aux angles. La porte qui donne entrée dans la cour d’honneur présente des rainures, qui étaient destinées à recevoir les chaînes d’un pont-levis. Sur la face de cette porte placée du côté de la cour, est gravée sur une plaque de marbre noir l’inscription suivante :

CONDIDIT A. 1577 NOB. DOM. FRANCISCUS LABBET DE ROQUA
MAGNAM PARTEM DESTRUXIT 4. 1792 SCELESTE TUMULTUANTIUM TURBA.
REFECIT A. 1803 CONDITORIS AT NEPOS
NOBILIS DOMINUS PETRUS ELIAS MARIA LABBFEY DE ROQUA, MILES

Sur la face antérieure, qui regarde la première cour, estre présenté un écusson surmonté d’un casque à lambrequins,
écartelé au 1er. à une fasce chargée de 3 fers-à-cheval, accompagnée de 3 étoiles, 1 et 2 ; au 2e. un chevron ; au 3″. 3 merlettes; au 4e., une fasce. Sur le tout un sautoir qui est Labbey. Supports : deux lévriers.
La maison de maître, située en face la porte, a été modernisée.
Elle porte l’écusson de La Roque.
Au couchant est un bâtiment assez considérable dont une partie est actuellement à usage de cuisine. On y voit des blasons chargés d’alliances de la famille Labbey de La Roque : écartelé au 1er. chargé de 3 merlettes, au 2e. de…. au chef chargé de 3 fers-à-cheval; au 3e. une fasce ; au 4″. trois besants et sur le tout le sautoir de Labbey.
C’est rendre hommage aux fameux généalogistes qui ont rempli de leur renommée le château de La Roque, que de s’étendre sur tous ces détails héraldiques.
Les Rôles de l’Échiquier de 1180 nous ont conservé les noms de Gervasius de Roca et Johannes de Rocha.
Robert de La Roque donna, en 1246, le patronage de la paroisse de La Roque à l’évêque de Lisieux qui en a toujours joui depuis (Notes manuscrites de M. Vasseur).
Lachesnaye-Desbois a consacré un article de son Dictionnaire à la généalogie de la famille Labbey.
Elle commence à Colin Labbey, qui fut écuyer du connétable Duguesclin. Il épousa Isabelle de Victot, fille de Jean de Victot. Leur petit-fils, Étienne, forma la branche de La Boisière et La Roque; mais c’est seulement son troisième descendant qui devint seigneur de La Roque, par son mariage avec Catherine Baignard, l’héritière d’une famille qui posséda cette terre assez longtemps pour lui laisser son nom.
François Labbey lit bâtir, en 1577, le château de la Roque-Baignard. Huit ans après, il épousa Aime de Trihan, fille du seigneur de Bourgeauville. Il en eut quatre enfants.
Le second, nommé Jean, succéda à son père. De son mariage avec Élisabeth de Cordouan de Montbrey, descendante des seigneurs de Langey au Maine, il eut entre autres enfants un fils, nommé François, qui ne laissa qu’une fille que l’on maria à Charles de Vauborel, comte de Lapanti. Cette fille, comme seule et unique représentante de la branche aînée, avait porté la terre de la Roque dans une nouvelle famille.
Mais Pierre Labbé, son oncle, deuxième fils de-Jean, usa du droit de retrait lignager que lui donnait la Coutume de Normandie, et rentra en possession de la terre de la Roque. Ses descendants firent alliance avec les seigneurs du Torquesne, de Seauville, du Mesnil-Simon et de St.-Martin-des Chesnets.
Une chose surprend, c’est de ne pas voir figurer dans cette généalogie, avec les honneurs qui lui conviennent, l’auteur de l’Histoire de la maison d’Harcourt, Gilles-André de La Roque, qui a certainement droit à la reconnaissance de tous ceux qui s’occupent de l’histoire des fiefs et de la noblesse de Normandie, sans parler de ceux dont il allongeait avec amour la liste des ancêtres.
On a vu, dans les inscriptions citées plus haut, figurer le nom de Pierre-Élie-Marie Labbey de La Roque. Il est l’auteur de deux publications importantes au point de vue des études généalogiques: Recherche de Montfaut, et la Recherche des Élus de Lisieux en 1540. Ces deux volumes, imprimés à Caen chez poisson au commencement de ce siècle, sont devenus fort rares.
M. de La Roque (Pierre-Élie-Marie), chevalier de St.-Louis avait fait partie de la Chambre des députés de 1815; il était membre de la Société des Antiquaires de Normandie; son fils aîné, M. Félix de La Roque, mort sans enfants, est celui qui a fait bâtir la chapelle dont nous avons parlé.
La terre de la Roque, rachetée par le vicomte Léopold de La Roque, ancien officier de cavalerie, chevalier de la Légion-d’Honneur, dont nous avons indiqué l’inscription tumulaire (1), a été vendue après sa mort à M. Rondeaux Pouchet, de Rouen.
(1) J’ai beaucoup connu M. Pierre-Élie-Marie de La Roque et ses deux fils. L’aîné, M. Félix, mort sans enfants, avait épousé une demoiselle de Médavy ; le second, M. le vicomte Léopold, marié en premières noces à Mlle. de Longueil, et en secondes noces à Mlle.d’Héricy, a laissé
un fils et plusieurs filles. Le comte Félix et le vicomte Léopold faisaient partie de la Société française d’archéologie et de l’Association normande.
Leur soeur avait épousé M. le marquis de Banneville ; de ce mariage sont issus M. le marquis de Banneville, aujourd’hui ministre plénipotentiaire à Munich, et Mme. la comtesse de La Châtaigneraie.

2 – Pièces Justificatives:

1267, 27 avril. – La Roque-Baignard
Fouques évêque de Lisieux donne aux chanoines de Lisieux et aux clercs de choeur, pour l’obit de son frère Nicolas Datin, chevalier, 10 livres (aux chanoines) et 100 sous tournois de rente (aux clercs du chœur) à prendre sur son moulin et ses hommes de la Roque-Baignard.
 » in redditibus nostre, molendini et hominum nostrorum de Roqua, prope Valle Richerii, que predicta acquisivimus et habuimus a Roberto de Roqua et petro ejus fratre (…) quas quindecim libras volumus et precipimus quod predicti canonici et clerici percipiant et habeant, singulis annis, in festo Exaltationis sancte Crucis, per manum prepositi seu furnarii ejusdem loci, qui pro tempore fuerit, volentes et concedentes quod, nisi dicto termino de dictis qundecim libris dictis canonicis et clericis fuerit plenarie satisfactum, quod (sic) ipsi possint in predictis locis, tam in hominibus, redditibus quam étiam molendino, plenariam suam justiciam exercere pro predictis quindecim libris, absque contradictione nostri vel antecessorum nostrorum.
= René-Norbert SAUVAGE, 1928, Cartulaire de Lisieux dans Etudes lexoviennes, IX. p.336-338

1267, 27 avril. – La Roque-Baignard
Fouques évêque de Lisieux donne aux chanoines de Lisieux et aux clercs de choeur, pour l’obit de son frère Nicolas Datin, chevalier, 10 livres (aux chanoines) et 100 sous tournois de rente (aux clercs du chœur) à prendre sur son moulin et ses hommes de la Roque-Baignard.
 » in redditibus nostre, molendini et hominum nostrorum de Roqua, prope Valle Richerii, que predicta acquisivimus et habuimus a Roberto de Roqua et petro ejus fratre (…) quas quindecim libras volumus et precipimus quod predicti canonici et clerici percipiant et habeant, singulis annis, in festo Exaltationis sancte Crucis, per manum prepositi seu furnarii ejusdem loci, qui pro tempore fuerit, volentes et concedentes quod, nisi dicto termino de dictis qundecim libris dictis canonicis et clericis fuerit plenarie satisfactum, quod (sic) ipsi possint in predictis locis, tam in hominibus, redditibus quam étiam molendino, plenariam suam justiciam exercere pro predictis quindecim libris, absque contradictione nostri vel antecessorum nostrorum.
= René-Norbert SAUVAGE, 1928, Cartulaire de Lisieux dans Etudes lexoviennes, IX. p.336-338

1452, 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :….
 » Jean de Heudreville, escuyer, tant pour lui que pour messire Jehan de Mailloc, chevalier, et Pierre Baignard, escuyer, et ses parchonniers, tient ung fieu de chevalier assis ès paroisses de la Roque, Léaupartie et Formentin, au bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge et la chastellenie de Touques. Duquel fieu l’évêque de Lisieux soulloit tenir un quart de fieu, Jehan Osmont demy-fief et Guillaume d’Asnières, un quart « …..
= Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, I, ccccliij.p. cccclv
1544, 22 mars – Formentin
Accord entre Jehan Grippierre, prêtre, chanoine de Lisieux, vicaire général de monseigneur le révérendissime cardinal d’Annebault, évêque et comte de Lisieux et faisant fort pour icellui seigneur, et noble homme Jehan Labbey, seigneur de La Roque-Baignard, au sujet de la tenure de la terre de Formentin .
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Dossier Formentin

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX
Faite en 1540…
126.- Thomas Osmond, Sr du dit lieu p. 51. de Beufvilliers, et Jean, Sr de Malicorne et de Marolle, son frère, ont baillé leur généalogie, justifiée par plusieurs lettres, chartes et écritures ; la 1er desquelles, du 15 décembre 1390 est sur le nom de Jean Osmond, leur trisayeul, seigneur de la Roque, du Mesnil-Eudes, du Castellier, Creuly, Ofey, marié à damoiselle Jeanne, sœur de Mre Marin de Bouquetot, cher, Sr du Breuil, duquel ils ont dit fournir leur descente « , cité par
= LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1F370 : 14 janvier 1750 : Jacques Philippe Vitet de La Rocque Baignard reconnaît avoir reçu de Pierre Legrip de Manerbe la somme de 142 livres pour frais de procédure.
1F371 : 14 janvier 1750 : Jacques Philippe Vitet de La Rocque Baignard et Pierre Legrip de Manerbe s’arrangent entre eux pour la succession de Jean Legrip.

1752, 25 octobre – Moyaux
Succession de Me Jacques Crochon, prêtre, curé de la Roque-Baignard.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1F770 : tabellionnage de Lisieux : Notre Dame du Pré concerne la période 1630 à 1657, causerie à la SHL
-St Ortaire à la Roque-Baignard

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE : BEUVRON

LA ROQUE (27)
Sous l’invocation de Saint Martin
Curés : Le Vavasseur 1762-1787
Le patronage fut donné à l’évêque en 1246 par Robert, escuyer, seigneur de la Roque.

Il existait sur le territoire de cette paroisse une léproserie. nommée Saint Ortaire.
La léproserie de la Roque-Baignard, assise dans le doyenné de Beuvron, évêché de Lisieux, ne nous est connue que par le pouillé de ce diocèse, publié par M, Auguste Le Prévost.
Suivant le Pouillé du diocèse de Lisieux, dressé par M. Le Prévost, il existait une léproserie, dans la paroisse de la Roque-Baignard, au doyénné de Beuvron.

Description de l’église par Vasseur
Inscriptions relevées sur des tombeaux
Description des cloches
Description du château
Insinuations

Archives SHL : Achat du 11-02-2003. Lot n° 12 n° 200
3) Fondation de Me Jehan Le Proulx, prêtre, curé de la Roque-Baignard et de Saint-Martin-la-Garenne, chapelain de Saint-Martin en la cathédrale de Lisieux, en faveur des chapelains du petit chœur, 23 mars 1517

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