FIRFOL


NOTES sur FIRFOL – 14270


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Archives Calvados.
Firfol (Calvados)
Canton actuel : Pont-l’Évêque
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14270.

Firfol, canton de Lisieux (1° section).
Fierfol, XIV s° ( pouillé de Lisieux p. 24 ).
Firfolium, Frafolium XVI°s (ibid).
Frafolium.

Prieuré de Firfol sous l’invocation de Notre-Dame
patr. l’abbé de Cormeilles.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Moyaux.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux, 75 feux.
sergent. de Moyaux.

Firfol, Firfolium, N.-D., prieuré bénédictin de Cormeilles, diocèse, cant. et arrond. Lisieux, auj. dioc. Bayeux, doyenné de Moyaux, Calvados. BEAUNIER-BESSE, VII, 206. — Dict. top., 114. — LONGNON, II, 249.

Lieux-dits de FIRFOL.
Corne-du-Bélier (LA), h. – Cour-de-la-Pipe (La), h. – Friche (LE), h. – [Garçonnière (La), h. Garçonnerie,1848 (Simon).] – Guérandière (LA), h. – Hamel-Auge (LE), h. – Merisier-au-Coq (LE), h. – Nolent, h. – OUVILLE, h. – [Pommerey (LE), h.Les Pomnrerayes,1868 (Simon).]
– Saint-Christophe, h. et f. – Thorel, f. – Traginière (La), h. – Vastine (LA), h. –
1546 – La Guéraudière.
1549 – L’aumône de la Chapelle d’Ouillie.
1557 – Ainesse Rotel en la seigneurie du Val Hebert
1572 – La sieurie du Val Hebert
1579 – Le Lieu du Bosc-Gosselin

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives
3 – Manoir Saint-CHRISTOPHE
4 – Archives SHL.

Le territoire de FIRFOL contient un certain nombre de monuments intéressants, la chapelle du prieuré, la ferme de Nolent, le Manoir de Douville et bien entendu le Manoir Saint-Christophe.
Par contre, il est difficile, en l’état de notre documentation, de retracer l’histoire de ces propriétés, le nom des anciens-possesseurs nous étant parfois totalement inconnus.
Il y a tout lieu de penser cependant qu’il faut les rechercher parmi les seigneurs qui relevèrent l’abbaye de Cormeilles aux XIe et XIIe siècles en lui aumônant quelques revenus ou des terres sur l’une desquelles fut élevée entre autres la chapelle Saint-Christophe. Cette abbaye dont les biens étaient de peu d’importance comparés à ceux de l’abbaye de Bernay[1] LONGNON, 1903, p. 248b.: Abbas de bernayo, pro omnibus bonis: 1.550 lb. était patronne de l’église Notre-Dame de Firfol et de son prieuré[2] FORMEVILLE, 1875, t. I, pp. xxx-xxxiv; LONGNON, 1903, p. 249 c. Dans le Pouillé rédigé vers 1350, le prieuré ne figure pas nommément, sans doute est-il compris dans la mention p.248b: »Abbas de Cormelliis, pro omnibus bonis: 844 lb.
Aux environs de 1370, cette paroisse dépend de la vicomté d’Orbec et de la sergenterie de Moyaux[3] BN Fr. 26.010, Nø 1087; Cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE. mais il s’agit d’une paroisse de 60 feux[4] FORMEVILLE, t. II, p. 397. relativement pauvre puisque sa participation à l’aide levée en 1378 sur les vicomtés de Normandie représente approximativement la moitié des sommes versées par Fumichon – qui compte 80 feux – ou Saint-Philbert-des-Champs par exemple[5] Cf. BN Fr. 26.015, Nø 2380; cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE..
Quelques familles nobles y demeurent: les Béthencourt[6] Sur Jehan de Béthencourt, « maistre de l’artillerie du roi en son chastel de Meleun », voir: DELISLE Léopold, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380), Paris, Imp. Nationale, 1874, p. 175, nø 359. avant 1383[7] Cf. Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 cité par Michel NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16., Philippe de Bellemare, en 1463[8] LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen,
[21]1818, p. 24., François du Bosch, sieur d’Hermival, en 1540[9] LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur-Election, Caen, Poisson, 1827, p. 52., Guillaume du Bosch, écuyer, en 1547[10] Cf. Pièces Justificatives.
nous nous arrêterons aujourd’hui au Manoir Saint-Christophe ainsi qu’aux ruines de l’ancien prieuré du même nom[11] Sur la commune voir la courte notice de Joseph CORNU, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, pp. 7-9..
Il y avait sur le territoire de Firfol, un prieuré régulier dont le patronage appartenait, comme celui de l’église paroissiale, à l’abbaye de Cormeilles.
La chapelle existe encore. C’est un petit édifice construit avec soin, qui date de la fin du XIIIe siècle ou des premières années du XIVe. Le chevet est droit et ajouré d’une grande fenêtre à trois meneaux qui occupe tout le pignon. Les murs latéraux sont divisés en deux travées par un contrefort; deux autres contreforts soutiennent les angles. Le midi est percé de deux fenêtres ogivales de médiocre dimension, partagées autrefois par un meneau qui portait sans doute une tracerie rayonnante. Sa corniche est accompagnée d’une série de trèfles gravés en creux dans la pierre. Au nord il n’y a d’ouvertures primitives que vers l’orient, ce sont deux étroites lancettes. Des bâtiments ont du s’appuyer de ce côté de la chapelle, qui est élevée sur une cave et correspondait ainsi à leur premier étage. Les portes sont peu caractérisées et doivent dater de diverses époques.
La grande porte d’entrée s’ouvre sur le chemin, à l’occident. Elle est à arc surbaissé et paraît avoir été retravaillée vers la fin du XVIe siècle. Le porche en maçonnerie qui la protège est du XVe siècle; il était recouvert par une voûte ogivale en charpente fort soignée et dont les moulures se rencontrent fort rarement.
Au dessus, dans le pignon, s’ouvre une fenêtre semblable à celles qui éclairent le mur méridional. L’appareil des murs se compose de moellons: on n’a employé la pierre de taille que pour les angles, les contreforts, l’entourage des baies. La pierre est rare dans le pays, et il est fort instructif d’étudier la manière intelligente dont le constructeur a su l’économiser, tout en donnant à son oeuvre un air d’ampleur qu’on atteindrait difficilement, même avec les ressources dont les architectes disposent de nos jours. Les colonnes sont grêles, les chapiteaux peu fouillés, les bases un peu plates, mais il faut une analyse complète pour constater ces défectuosités, que le premier coup-d’oeil n’aperçoit pas.
Les gros murs me paraissent dater de deux époques: une partie du-blocage, surtout à l’orient, peut remonter jusqu’au commencement du XIIIe siècle, comme les deux étroites lancettes dont il a déjà été parlé; le reste est de cent ans plus jeune et appartient comme les autres fenêtres, à l’architecture rayonnante.
Le plan indique la longueur et la largeur de la chapelle, les murs latéraux ont, sous comble, 22 pieds environ; on compte 38 pieds au haut du triangle du chevet.
Cette chapelle sert maintenant de bâtiment d’exploitation rurale. La voûte est ogivale, en merrain, avec entraits et poinçons visibles. Des trèfles en noir décorent les douvettes.
Les fourrages qui y sont habituellement entassés empêchent un examen approfondi de toutes les parois; il doit y avoir une piscine.
M. le curé de Firfol a eu l’obligeance de nous communiquer les noms des prieurs de St-Christophe qu’il a trouvés, en dépouillant les registres de sa paroisse. Ces registres remontent à 1600, mais c’est seulement un siècle plus tard que l’on trouve le premier prieur, et la liste est loin d’être complète.
Prieuré de Saint-Christophe – Ordre de Saint-Benoit.
1525 – Me Thomas DESJONCQUET, prêtre
1525 – Me Guillaume LEGOUBLEY (?), prêtre
1543 – Michel DUBOS écuyer fils héritier de feu François DUBOSC écuyer en son vivant seigneur d’Hermival.
1543 – Guillaume DUBOSC seigneur d’Hermival demeure à.
1544 – Jehan DUGARDIN, sous-diacre, ainé et assembleur de l’aînesse MOREL, tenue de la seigneurie de Hermival.
1545 – Dom François NOLLENT, prieur de prieuré.
1489 – Robert DASNIERE, prieur du prieuré.
1546 – Nicole DESJONCQUET, prêtre
1577 – Noble homme Jehan DUBOSC sieur de Hermival vice-bailli du baillage d’Evreux demeure à…
1580 – Dom François de NOLLENT, prieur de prieuré.
1583 – Jehan LOISEL, de Fumichon, curé.
1583 – Noble homme Gilles de NOLLENT, sieur de la Mesgrie (?) de la paroisse de Firfol.
1586 – Noble homme Jehan DUBOSC sieur de Hermival vice-bailli du baillage d’Evreux demeure à Firfol.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. V.
CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux.
COTTIN Michel, Promenade d’Automne de l’Association le Pays d’Auge. Notes de visites: … Firfol, Manoir Saint-Christophe… publiées par Armand GOHIER dans PAR, 43, N° 12, Décembre 1994, pp. 27-31, ill.
DEVILLE Etienne, « Excursion du 27 août (1926) », AAN, 94 – 1927, pp.172-184
Editions FLOHIC: Le Patrimoine des Communes du Calvados: page 1009.
FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes-lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318
FORMEVILLE Henry de, Cartulaire de Thomas Basin dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, F° 249, t. II.
FOURNIER Dominique: note de toponymie: Cambremer, Fauguernon, Firfol- Bulletin Le Billot n°47 Sept.1994
GOURMONT Jean de, « L’excursion d’automne de l’Association ‘Le Pays d’Auge' », PAR, 14, N° 6, Juin 1984.
HUGONIN chanoine R., « Prieuré de Firfol », BSHL, Nø 27, 1926-1930-(1930), p. 206.
LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol.. In-8°.
Firfol, I,34 LECOQ, Monographie de la commune de Firfol, Ms. s.d. vers 1885, 5 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9386 LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975
MAYER Jannie, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.
Firfol: Manoir Saint-Christophe
NEDELEC Yves: documentation 2002 (Eglise, J.-B. Daubin …) Voir Archives SHL NE26
PELLERIN Henri, « Saint-Sébastien de-Préaux », PAR, 11, N° 11, Novembre 1961, p. 7
PIEL abbé E., Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations Ecclésiastiques, t. V, p. 360
PREVOST G.-A., Armorial général de France ( Edit de Novembre 1696 ) .Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, t. II, p. 213; II, p. 252.
T. de Morembert, Firfol, prieuré bénédictin.
A. Paillieux, Une page d’histoire lexovienne : les Prussiens, la « Bataille de Firfol »

2 – Pièces Justificatives.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.

194. – Le 17 nov. 1699, vu l’attestation du sr Poplu, curé de Mailloc du sr Bonaventure Carrey, curé de Firfol, et du sieur Margot, vicaire de Prêtreville, dispense de bans pour le mariage entre Jean Eveillechien et Marguerite Cousture.
373. -Le 26 juillet 1700, vu l’attestation du sr Carrey, pbfë, curé de Firfol, dispense de bans pour le mariage de Pierre Buhot.
191 . – Le 26 déc. 1700, Jacques Heurtaulx, fils de Nicolas et de Marie Lebrun, de la parr. . de N.-D. de Firfol, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.
539. – Le 26 sept. 1704, Me Jacques Heurtault, sous-diacre de la parr. de Firfol est ordonné diacre.
196. – Le 19 juin 1706, Me Bonaventure Carrey, pbrë, curé de N.-D. de Firfol, représenté par Nicolas Heurtaulx, marchand, demeurant à St-Léger-d’Ouilly, donne sa procuration pour résigner sa cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me François Heurtaulx, diacre de lad. parr., de St-Léger.
357. – Le 25 août 1707, la nomination à la cure de N.-D. de Firfol appartenant au prieur de St-Christophe de Firfol, Mesre Richard de Girard, prieur commendataire dud. prieuré de Firfol, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me Bonaventure Carré, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Jean Martin, pbfë habitué en l’église de St-Laurent de Rouen. Fait par devant Jean Borel et Louis Mauduit, notaires à Rouen.
Le 29 août 1707, le seig évêque donne aud. sr Martin la collation dud. bénéfice.
Le 30 août 1707, le sr Martin prend possession de la cure de Firfol, en présence de Me Jean-Baptiste Taillois, pbre, curé des Parfontaines, et autres.
418. – Le 11 nov. 1707, la nomination à la cure de Firfol appartenant au seigr abbé de Cormeilles, Mesre Philbert-Charles de Pas de Feuquières, évêque d’Agde et abbé de Cormeilles, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me Bonaventure Carrey, la personne de Me Charles du Loyr, pbrë du diocèse de Lx.
Le 27 nov. 1707, le seigr évêque donne aud. sr du Loyr, pbrë, la collation dud. bénéfice.
Le 1er déc. 1707, le sr du Loyr prend possession de la cure de Firfol, en présence de Messire Jean du Hauvel, Escr, sr d’Heudreville, demeurant au Brévedent, et autres témoins.
608. – Le 9 nov. 1708, transaction entre les deux prétendants à la cure de Firfol.
Lad. cure étant venue à vaquer par la mort de Me Bonaventure Carrey, dernier titulaire, Me Richard Girard, prieur commendataire du prieuré de Firfol, prétendit avoir droit de nommer à ce bénéfice. Il y présenta la personne de Me Jacques Martin, pbfê, qui en prit possession.
Mais celui-ci, depuis, résigna en cour de Rome ses droits en faveur de Me Germain Pastey, pbrë, demeurant à St-Martin-d’Ouilly.
Après la mort dud. sr Carrey, Me Charles du Loyr, pbrë, demeurant à la Lande, fut nommé à la cure de Firfol par le seigr abbé de Cormeilles, patron présentateur dud. bénéfice et en prit possession. Ensuite il fit assigner led. sr Martin au bailliage d’Orbec pour obtenir la paisible jouissance de lad. cure, prétendant que le droit du seigr abbé de Cormeilles de nommer à la cure de Firfol était de temps immémorial, tandis que celui du sr prieur de Firfol n’avait aucun fondement.
Le sr Pastey, pour éviter un procès long et dispendieux, se désista de tous ses droits à lad, cure, sans toutefois trancher la question et sans que ce désistement pût préjudicier aux prérogatives dud. sr prieur.

Curés. – B. Carrey – F. Heurtault.
VIII. 196. – J.Martin – G. Pastey – C. du Loyr.
Clerc. – J. Heurtault.
Patronage en litige entre R. de Girard, prieur de Firfol et P.-C. de Pas Feuquières, abbé de Cormeilles.
Prieuré de Saint Christophe de Firfol. – Prieur commendataire.- R. de Girard.

475. – Le 13 nov. 1712, reçoivent la tonsure et les ordres mineurs des mains de Mgr de Matignon, ancien évêque de Condom:
Jean-Baptiste Lebrun, fils de Michel et de Marguerite Fréard, de la parr.. de Firfol.
106. – Le 27 juillet 1713, M Michel Le Brun, pbrë, curé du Manoir-sur-Seine, diocèse de Rouen, François et Michel Le Brun, demeurant à Firfol, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Jean- Baptiste Le Brun, acolyte de Firfol, neveu dud. sr curé et frère desd. François et Michel, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
456. – Le 4 mars 1718, Mesre Richard de Girard, clerc tonsuré du diocèse de Rouen, prieur commendataire du prieuré de St-Christophe de Firfol, résigne led. prieuré entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Mre Gabriel Durozey, pbrë, chanoine de la cathédrale de Lx. Il se réserve toutefois 350 livres de pension à prendre sur les revenus dud. bénéfice qu’il a possédé pendant plus de trente ans. Fait à Rouen, en l’étude Me Guillaume Grébauval, notaire royal.
Le 23 mars 1718, led. sr Durozey obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. prieuré.
Le 25 mai 1718, Mre Jean-Baptiste-Antoine de Brancas, vicaire général du seigr évêque de Lx, donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 8 juin 1718, le sr Durozey prend possession du prieuré de Firfol, en présence de Me Jean de la Sauvagère, pbrë de la parr., de Firfol, et autres témoins.
467. – Le 23 juin 1718, la nomination à la cure de N.-D. de Firfol appartenant au prieur de St-Christophe de Firfol, Mesre Gabriel Durozey, pbrê, chanoine de la Cathédrale et prieur commendataire de St-Christophe de Firfol, nomme à lad. parr.., vacante par la mort de Me Charles du Loir, pbrê, dernier titulaire, la personne de Me Jean-Baptiste Osmond, pbfë du diocèse de Lx.
Le 26 juin 1718, Mre Pierre Dumesnil, vicaire général de Lx, donne aud. sr Osmond la collation dud. bénéfice.
Le 28 juin 1718, Le sr Osmond prend possession de la cure de Firfol en présence de Robert Morin, Esc, sr de Vaugueroult, demeurant à Caen, parr.. St-Jean, et de plusieurs autres témoins.
474. – Le 6 juillet 1718, la nomination à la cure de N.-D. de Firfol appartenant au seigr abbé de Cormeilles, Mgr Philbert-Charles de Pas Feuquière, évêque et comte d’Agde, abbé de Cormeilles, nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me du Loir, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Michel Pastey, pbrë, curé de Berville. Fait à Toulouse, où se trouve présentement led. seigr.
Le 17 août 1718, Mre de Brancas, vicaire général, donne aud. sr Pastey la collation dud. bénéfice de N.-D. de Firfol.
527. – Le 23 nov. 1718, Me Michel Pastey, pbrë, curé de Berville, pourvu delà cure de N.-D. de Firfol par le seigr abbé de Cormeilles, prend possession dud. bénéfice ad conservationem juris. Me Jean-Baptiste d’Osmond, pbrë, s’est présenté et a déclaré qu’il est pourvu de lad. cure de Firfol et qu’il en a pris possession le 28 juin dernier, et qu’en conséquence il s’oppose à la présente prise de possession. Le sr Pastey proteste de nullité lad. opposition. Fait en présence de Fr. Philippe-Antoine de Trousseauville, religx des frères mineurs de l’Observance, desservant led. bénéfice; Me Nicolas Féron, sous-diacre de Tonnencourt; Me Pierre des Hayes, conser du roy, lieutenant général en la vicomte d’Orbec et premier assesseur en bailliage dud. lieu, et autres témoins, tous étrangers à la parr.
293. – Le 24 juillet 1723, la nomination à la cure de Firfol appartenant au seigr abbé de Cormeilles, Mesre Jean-Baptiste Moullin, pbrë, chanoine de la Cathédrale et vicaire général du seigr évêque d’Agde pour son abbaye de Cormeilles, nomme à lad. cure de Firfol, vacante parle décès de Me Michel Pastey, dernier titulaire, la personne de Me Guillaume Le Marchand, pbrë du diocèse de Lx.
Le même jour, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Le Marchand la collation dud. bénéfice.
366. – Le 30 octobre 1723, la nomination à la cure de Firfol, vacante par la mort du sr du Loir, appartenant au roy à cause du litige entre les patrons-présentateurs, Sa Majesté nomme aud. bénéfice la personne de Me Guillaume Lemarchand, pbfë de St-Jacques de Lx et y demeurant.
Le 30 décembre 1723, le seigr évêque donne aud. sr Lemarchand la collation de lad. cure de Firfol qui est à la nomination du seigr abbé de Cormeilles, mais à laquelle le roy a nommé cette fois à cause d’un litige.
Le 16 janvier 1724, le sr Lemarchand prend possession de la cure de Firfol en conséquence de la nomination du roy et de celle du vicaire général du seigr abbé de Cormeilles. A cette prise de possession s’est présenté Mre Jean-Baptiste d’Osmond, qui a déclaré s’y opposer formellement, attendu qu’il est pourvu et en possession dud. bénéfice depuis cinq ou six ans. Le sr Lemarchand proteste de nullité lad. opposition.
Fait en présence de Robert Loir et de Maurice Loir, laboureurs, de la campagne St-Jacques de Lx, « et en la présence d’un nombre considérable des paroissiens (de Firfol) interpellés de signer à l’opposition formée par led. sr d’Osmond qu’ils reconnoissent pour leur curé, sçavoir Adrian de Grieu, Escr, sr de Bellemare, Louis Loir, Gilles Goubey et autres qui ont signé. »
488. – Le 10 avril 1724, Monseigr Philibert-Charles de Pas Feuquière, évêque et comte d’Agde, abbé commendataire de Cormeilles, donne, en cette qualité, sa procuration pour soutenir le procès relatif au droit de nomination à la cure de Firfol dont il est patron présentateur. Fait à Pézenas, en la maison de l’Oratoire.

Curés. – C. du Loir – J.-B. d’Osmont
de Malicorne – M. Pastey – G. Le Marchand.
Prêtres de la paroisse. – M. Le Brun – J. de la Sauvagère – P.-A. de Trousseauville.
Clerc. – J.-B. Le Brun.
Patronage, en litige entre le prieur de Firfol et l’abbé de Cormeilles. Le prieur de Firfol: G Durozey – L’abbé de Cormeilles: C. de Pas Feuquières – J.-B. Moullin, vie. gl – Le roi (ob litem).
Seigneurs et notables. -A. de Grieu.
Prieuré de Saint-Christophe de Firfol. – Prieurs commendataires. – R. de Girard – G. Durozey.

347. — Le 14 mai 1727, Mesre Jean-Baptiste d’Osmont, pbfê, curé de Firfol et pourvu de la cure du Mesnil-Eudes, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice de Firfol entre les mains de N. -S. -P. le pape en faveur de Me Robert-Jean-Baptiste Duval, pbfê, de S* Jacques de Lx.
435. — Le 14 juillet 1727, Me Robert-Jean-Baptiste Duval, pbrë, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de Firfol, vacante par la résignation faite en sa faveur par Mre Jean-Baptiste d’Osmont, dernier titulaire.
Le 6 nov. 1727, le seigr évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 9 nov. 1727, led. sr Duval prend possession de la cure de Firfol, en présence de Jacques Boudard, trésorier en charge de lad. église, Guy Malerne, chirurgien, et autres habitants du lieu.
517. — Le 10 mai 1728, Me Jean Le Mire, pbfe, curé de Moyaux, par la résignation de Me Pierre de Liberge, donne sa procuration pour résigner led. bénéfice entre les mains de N.-S.-P. le Pape, en faveur de Me Jean-Baptiste Hémery, pbfê de ce diocèse. Toutefois il se réserve 800 livres de pension annuelle qui seront versées aud. sr de Liberge, aux termes de l’acte de résignation accepté par le sr Le Mire. Fait et passé à Firfol, en présence de Me Jacques Lecoq, pbfë, desservant la parr, de Firfol.
1595. — Le 13 sept. 1734, Mre Gabriel Durozay, pbrë, docteur de Sorbonne, chanoine de la Cathédrale, prieur du prieuré simple de St-Christophe de Firfol, dépendant de l’abbaye de Cormeilles, et Mre Guillaume-Louis-Félix dé Bonnechose, clerc de ce diocèse, chapelain de la chapelle St-Jean-l’Evangéliste en la Cathédrale, dépendante du Chapitre, permutent leurs bénéfices en faveur l’un de l’autre; savoir, led. sr Durozay résigne son prieuré de Firfol en faveur dud. sr de Bonnechose, et celui-ci résigne sad. chapelle en faveur dud. sr Durozay.
Fait en la maison canoniale de ce dernier, en présence de Mre Gilles-François Le Dorey, pbfë, chanoine de la Cathédrale, et de Jacques Houlette, commis au greffe du grenier à sel de Lx, demeurant tous deux parr. St-Germain.
Le même jour, le seigr évêque donne aud. sr de Bonnechose la collation dud. prieuré, en présence dud. sr Le Dorey et de Me Léger Laccort, chanoines de la Cathédrale.
Le même jour, le sr de Bonnechose prend possession dud. bénéfice, en présence dud. sr Le Dorey, et autres témoins.
1607. — Le 18 sept. 1734, la nomination au prieuré simple de St-Christophe de Firfol appartenant au seigr abbé de Cormeilles, Mre Charles d’Orléans de Rothelin, pbfê, docteur de Sorbonne et abbé commendataire de lad. abbaye, nomme aud. prieuré, vacant par la mort de Mre Gabriel Durozay, dernier titulaire, la personne de Me Philippe-Nicolas Tozier, pbrë, docteur en théologie de la faculté de Paris, curé de N.-D. du Bocase, diocèse de Rouen, à condition qu’il obtiendra de nouvelles provisions en cour de Rome, dans le délai de huit mois. Donné à Beaumesnil, diocèse d’Evreux, au château du seigr du lieu.
Le 21 sept. 1734, led. sr Tozier prend possession du prieuré de Firfol, en présence de Me Guillaume Le Marchand, pbfê, curé de Firfol, et autres témoins.
135. — Le 16 septembre 1735, Me Guillaume Le Marchand, curé de N.-D. dé Firfol et aussi pourvu de la cure de Conseilles, résigne purement et simplement lad. cure de Firfol entre les mains du seigr abbé de Conseilles qui en est patron-présentateur.
En conséquence de cette démission, le seigr abbé, séance tenante nomme à la cure de Firfol la personne de Me Thomas Maheut, pbrë du diocèse de Séez, curé du Mesnil-Bacley. Fait en lad. abbaye de Conseilles, en présence de Me Michel Le Gallois, pbrë, demeurant au bourg de Livarot, et de Me Jean Le Rat de la Fontaine, receveur général de Mg M’évêque de Lx.
Le 17 sept, 1735, le seigr évêque donne aud. sr Maheut la collation dud. bénéfice.
Le 17 novembre 1735, le sr Maheut prend possession de la cure de Firfol, en présence de Me Le Marchand, dernier curé; dud. sr Le Rat, et autres témoins.
253. — Le 24 avril 1736, Me Thomas Maheut, pbfë, curé du Mesnil-Bacley et pourvu de la cure de Firfol, donne sa procuration pour résigner entre les mains de N. -S. -P. le pape sad. cure de Firfol en faveur de Me Joseph Quesney, pbfë du diocèse de Lx.
Le 13 mai 1736, led. sr Quesney obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 5 juillet 1736, le seigr évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 25 juillet 1736, le sr Quesney prend possession de la cure de Firfol, en présence de Dom Luc Maheut, prieur et bailly de l’abbaye royale de Cormeilles; Me Guillaume Le Marchand, pbrë, curé de St-Pierre de Cormeilles; Me Thomas Dubois, pbfë, desservant led. bénéfice de Firfol; Me Jacques Legrand, avocat, bailly du Houlley et procureur fiscal en la haute-justice de Cormeilles, et autres témoins.
99. — Le 6 juin 1739, la nomination au prieuré simple de S* Christophe de Firfol appartenant au seigr abbé de Cormeilles, Mesre Charles d’Orléans de Rothelin, abbé commendataire de lad. abbaye, nomme aud. prieuré, vacant par la mort de Mr Philippe-Nicolas Hozier, pbrë, docteur de Sorbonne, décédé à Rouen, le 4 du présent mois, la personne de Mre Ange Petricini, pbrë du diocèse de Venise, naturalisé français, demeurant au Vieux Louvre, parr. St-Germain-l’Auxerrois, à Paris.
Le 9 juin 1739, led. sr Petricini, représenté par le sr Le Rat, bourgeois de Lx, requiert du seigr évêque la collation dud. bénéfice. Sa Grandeur répond qu’elle ne peut accorder lad. collation, attendu que le sr Petricini ne fait apparoir de ses lettres de tonsure et qu’il ne s’est pas présenté en personne pour signer le formulaire, conformément aux déclarations du roy; que cependant il lui donne acte de lad. réquisition ad conservationem juris.
Le 19 juin 1739, le sr Petricini, représenté par Me Jean-Baptiste Le Rat, acolyte de St-Jacques de Lx, prend possession dud. prieuré de Firfol, en présence de plusieurs témoins de la parr. de Firfol.
Le 22 sept. 1702, Michel (Ange) Petricini, fils de Dominique, du diocèse de Venise, avait reçu la tonsure à Venise.
296. — Le 1er mars 1746, Nicolas Lebrun, laboureur, demeurant à St-Léger-du-Houlley, et Michel Lebrun, aussi laboureur, demeurant à Firfol, constituent 150 livres de rente en faveur de Me François Lebrun, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Jean-Baptiste Lebrun, pbrë, curé de S4 Martin-du-Houlley, et Me Adrien Hébert, pbrë, curé de St-Léger-du-Houlley.

Curés. — J.-B. d’Osmont de Malicorne — R.J.B. Duxal — G. Le Marchand de la Bellière — T. Maheut — J. Quesney.
Prêtres desservants. — J. Lecoq — T. Dubois.
Patron. — L’abbé de Cormeilles.
Notables. – J. Boudard — F. Le Brun — G.Malicorne.
Prieuré de Saint-Christophe de Firfol. — Prieurs commendataires. – G. Durozay — G.-L.V. de Bonnechose —
P.-N. Tozier — A. Petricini. XVII. 99. — Patron.— L’abbé de Cormeilles, — C d’Orléans de Rothelin.

158. — Le 3 sept. 1755, Me Jean Quesnoy, pbre, curé de N.-D. de Firfol, étant devenu infirme, donne sa procuration pour résigner sa cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me François Le Brun, pbfë vicaire de lad. parr. Le sr résignant se réserve toutefois une rente viagère de 180 livres à prendre sur les revenus de lad. cure et une partie du presbytère et de ses dépendances.
Le 22 sept. 1755, led. sr Le Brun obtient en cour de Rome des lettres de provision de ce bénéfice.
Le 26 nov. 1755, le seigr évoque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 28 nov. 1755, le sr Le Brun (1) prend possession de la cure de Firfol, en présence de plusieurs habitants de lad. parr.
(1) M Le Brun, né a Firfol, se trouvait encore curé de cette paroisse au commencement de la Révolution. Le 30 janvier 1701, il refusa le serment à la constitution civile du clergé et fut destitué. Il espéra qu’en résignant ses fonctions pastorales, il échapperait aux peines édictées contre les prêtres réfractaires. Il prit prétexte de son âge et de ses infirmités et, le 10 juillet 1791, il donna sa démission de curé, comme il avait, dit-il, déjà déclaré vouloir le faire en décembre 1700. Il resta en effet à Firfol sans être trop inquiété. Le maire qui me parait avoir voulu protéger le curé contre les tracasseries révolutionnaires, déclara au Directoire en 1701 que Mr Le Brun a cessé de dire la messe le 15 ventôse an II et le présenta comme un prêtre assermenté. Mais l’on ne trouve nulle part son serment, à moins peut-être qu’il ne s’agisse du serment de Liberté et Egalité demandé en 1702. — M. Le Brun avait été remplace en 1701 par Mr Guillaume Allaire, prêtre assermenté de St-Germain de Lisieux.
Apres le Concordat ce dernier se retira à Lisieux en qualité de prêtre habitué et y mourut en 1820. (Archives du Calvados et Ordo de Bx.)

36. — Le 16 févr. 1759, M. Etienne Cassel, pbrê du diocèse de Lx, curé, chanoine et chèvecier de l’église royale, collégiale et paroissiale de N.-D. de Poissy, diocèse de Chartres, demeurant à Poissy et se trouvant
présentement logé à Lx, à l’auberge de la Couronne, parr. St-Germain, agissant en sa qualité d’indultaire nommé par le roy sur l’abbaye de Cormeilles, se rend à la demeure de Mesre Joseph-Dominique de Cheylus, doyen de la Cathédrale de Lx et abbé de Cormeilles, demeurant à Lx, rue du Bouteiller, parr. St-Germain et lui demande d’être nommé au prieuré de St-Christophe de Firfol, dépendant de lad. abbaye et vacant par la mort de Me Michel-Ange Petricini, dernier prieur commendataire de Firfol, décédé le 5 juin précédent.
Le seigr abbé de Cormeilles, séance tenante, donne aud. sr Cassel des lettres de provision dud. prieuré, à condition toutefois que dans le délai de huit mois il obtiendra de nouvelles provisions en cour de Rome.
Le 17 févr. 1759, le sr Cassel prend possession du prieuré en commende de Firfol avec toutes les cérémonies ordinaires, en présence de Me Pierre Lespron, pbrê, curé et doyen de Moyaux, et autres témoins.
35. — Le 29 sept. 1766, Me Guillaume-Jacques-François Boudard, directeur des Economats, demeurant à Firfol, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Jean-Baptiste Lamidey, acolyte du diocèse de Lx, afin qu’d puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Firfol, en la demeure dud. sr Boudard, par devant Jean-François-Louis Le Grix des Fosses, notaire royal à Hermival.

Curés. — Jn Quesney — P. Le Brun.
Vicaire. — F. Le Brun.
Notables. — G.-J-F. Boudard — C.-N. Dufossey — P. Vastel.
Prieuré de Saint-Christophe. — Prieurs commendataires. — M -A. Petricini — E. Cassel — Patron. — L’abbé de Cormeilles. — Jh-D. de Cheylus.

318. — Le 5 mars 1779, Mre Etienne Cassel, pbrë du diocèse de Lx, chanoine-chevecier et curé de l’église royale, collégiale et paroissiale de N.-D. de Poissy, diocèse de Chartres, et prieur commendataire du prieuré simple et régulier de St-Christophe de Firfol, demeurant à Poissy et se trouvant présentement à Paris, rue des Rosiers, quartier St-Germain-des-Prés, donne sa procuration pour résigner led. prieuré entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de « Mre François-Jacques de Narbonne, pbrë du diocèse de Cahors, vicaire général du diocèse d’Evreux, archidiacre du Neubourg en la cathédrale d’Evreux et titulaire de l’un des huit canonicats et prébendes de l’ancienne fondation d’Angerville en lad. cathédrale »; et led. sr de Narbonne donne aussi sa procuration pour résigner sesd. canonicat et prébende en faveur dud. sr Cassel, le tout pour cause de mutuelle permutation. Fait et passé à Paris, en l’étude de Me Dosne, notaire au Châtelet.
Le 22 mars 1779, led. sr de Narbonne obtient en cour de Rome des lettres de provision du prieuré de Firfol.
Le 21 avril 1779, le sr de Narbonne prend possession dud. bénéfice avec toutes les cérémonies accoutumées, en présence de quatre témoins.
Le 26 oct. 1727, Etienne Cassel, fils de Jean et d’Anne Sauvalle, de la parr. de Vimoutiers, reçoit à Lx la tonsure et les ordres mineurs.
300. — Le 4 janvier 1785, dispense de bans pour le mariage entre Philippe-Henry Boudard du Plessis, fils de Guillaume-Jacques-François Boudard, receveur des décimes du diocèse do Lx, et de dame Marie-Marguerite-Lamidey, originaire de la parr, de Firfol et demeurant en celle de St-Jacques de Lx, d’une part, et demll. Marie-Thérèse Perrée, fille de feu Philippe-François-Gabriel et de dame Marie-Thérèse Moutier, de la parr, de St-Laurent-du-Mont, diocèse de Bayeux.
Suit la dispense de bans pour le même mariage accordée par Mgr Joseph-Dominique de Choylus, évoque de Bayeux, cons. du roy en tous ses Conseils, premier aumônier de Madame la duchesse d’Artois.
(1) M. Doucet, chapelle St-Mandé, refusa le serment et partit pour l’Angleterre au mois de septembre 1792.
Il se retira à Londres ou il passa la Révolution. Après le Concordat il revint en France, et en 1805, il fut nommé curé de Firfol. Après avoir desservi cette paroisse jusqu’à un âge fort avancé, il voulut finir ses jours à Lisieux. Il se démit de sa cure et mourut dans la paroisse St-Jacques en 1839, à l’âge de 85 ans. (Archives du Calvados. — Mss de Reux – Archives de l’évêché de Bx. — Ordo de Bx.)

Notables. — G.-J.-F. Boudard.
Prieuré de Saint-Christophe.— Prieurs.— E. Cassel — F -J. de Narbonne.

Archives Mr.DELARUE – Lisieux.
– 1481 – (n.st) 11 Avril. Me. Guillaume LESCOURT, maître es-arts, procureur général de Me. Paul LEVAVASSEUR, curé de N.D de Firfol, maître des requêtes du roi notre sire, baille la ferme pour trois ans à Colin LEFEURE, de Marolles et Colin LEFEURE, de Firfol le bénéfice cure dud. lieu.
– 1487 – 7 Juillet. Guillaume LABBE, curé de Firfol demeurant à Lisieux, vend à Jehan LEUDES, écuyer, demeurant aud. lieu une rente annuelle de 20 sols tournois qu’il avait droit sur Guillaume de Saint-Léger de Moyaux.
– 1501 – 12 Mai. Me. Henri GUIGIER, prêtre, curé de l’une des portions de St-Germain-la-Campagne, demeurant à Lisieux paroisse St-Jacques, vend à Jehan DELABALLE, bourgeois dud. lieu, une pièce de terre avec les arbres dessus, sise en la paroisse de Firfol, jouxté d’un côté Robin Couture, d’autre les bois (?) Jehan LETELLIER des deux bouts plusieurs champs moyennant 13 livres sols.
– 1540 – Dimanche 7 Décembre. Nicolas BOUDIN de la paroisse de St-Martin-d’Ouillye vend à Jehan LE CORVAITIER, prêtre, chanoine de Lisieux une pièce de terre labourable nommée la pièce de l’Epine, sise à Firfol, contenant trois acres moyennant 72 livres 12 sols
– 1544 – (n.st) samedi 12 Janvier. Richard LEFRANCOYS, Jehan LESCALLIER et Pierre LOIR de la paroisse de Firfol promettent et s’obligent à Robert COULTURE s’acuitter et faire pour lui la collection et (assemblement )? de la taille de lad. paroisse pour l’année présente.
– 1545 – Mardi 3 Novembre. Religieux homme et honneste domp François NOLLENT, prieur de Firfol, membre deppendant de l’abbaye de N.D de Cormeilles baille et fieffe (une rente) tant pour luy que ses successeurs prieurs dud. prieuré à Guillaume REGNART, bourgeois de Lisieux une pièce de terre labourable nommée La Mallotière contenant demye acre, assise en la paroisse de Firfol, jouxte d’un côté led. preneur et les trois Guillaume DUBOSC, d’autre côté maistre Jehan LE CORVAITIER advocat de (coud laye) et led. preneur en partie et des deux bouts ….. REGNART preneur moyennant cinq sols tournois à Pâques et une .. à Noël.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Firfol, Fierfoi, Frafolium.
Dans son état actuel, l’église de Firfol ne présente aucun intérêt. Tout le mur méridional a été refait à la fin du XVI° siècle ou à l’époque moderne. Les murs du choeur ont été reconstruits récemment; lors de*C’o, travail, on a mutilé les deux contreforts plats qui remontaient à la construction primitive.
Le nord a conservé, dans son intégrité, ses caractères d’antiquité. Absence de contreforts et de fenêtres à la nef; deux contreforts plats et une fenêtre étroite, cintrée, romane, au choeur.
L’appareil est l’opus spicatum, bien caractérisé. La porte principale s’ouvre à l’extrémité de la nef, au midi.
Vis-à-vis, dans le mur du nord, était pratiquée une petite porte romane, maintenant bouchée; c’est probablement
la porte du prêtre. Le presbytère est encore situé de ce côté; le cimetière ne s’étend que du côté du midi.
Les voûtes sont en merrain, mais on les a recouvertes d’une couche de plâtre.
Près du maître-autel, qui date du dernier siècle, est pratiquée une piscine ogivale subtrilobée, qui date du XIIIe.
siècle.
Il y avait autrefois un arc triomphal, il a disparu; les murs de la nef et du choeur sont sur la même ligne.
Il faut remarquer, dans le mobilier, une petite statuette placée sur le mur latéral du choeur, du côté de l’évangile, un vieil encensoir, dont le couronnement en forme de coupole, garni de têtes d’anges, pourrait dater de Louis XIII .
Elle porte sa date:
S. IEHAN BAPTISTE DOE
PAR GUILLE LOIR FILZ THOAS
1603.

Son exécution est loin d’être artistique.
Le parement du maître-autel, à double face, est peint sur toile et d’une exécution remarquable. Au centre est le Saint-
Esprit, sous la forme d’une colombe, planant au milieu de bouquets de fleurs d’un beau coloris et d’un bon dessin.
Celui du petit autel du nord n’est pas moins riche. Le fond est toujours formé par des rinceaux et des fleurs; le sujet central est l’Agneau debout sur le livre aux sept sceaux.
Les fonts baptismaux se composent d’une cuve circulaire sans pédicule, ornée seulement de deux moulures. Je ne puis
préciser l’époque à laquelle ils remontent, mais je les crois fort anciens. M. le curé m’a dit être dans l’intention de les remplacer par une mesquine cuvette de marbre, parce qu’ils empêchent le développement des processions.
La cloche est de 1783. Elle ne porte d’autre inscription que le nom du trésorier en charge.
L’église de Firfol est sous l’invocation de Notre-Dame. Le patronage appartenait à l’abbaye de Cormeilles. Elle était comprise dans le doyenné de Moyaux.

Manoir.
De l’autre côté du chemin est l’enclos du manoir de St-Christophe. Malgré son nom, qui pourrait le faire regarder comme une dépendance du prieuré dont nous venons de nous occuper, c’était un fief laïque. Il appartient à cette classe de constructions en bois, d’un intérêt tout particulier, qu’on ne rencontre que dans les environs de Lisieux. Sa construction date de la transition entre style gothique et la renaissance. Le plan et les deux dessins de M.BOUET font voir sa disposition et son aspect d’ensemble.
Du côté de la façade, les moulures des sablières, les profils des poteaux corniers et des poteaux d’huisserie sont gothiques. Il n’y a aucune sculpture. Tout l’effet est produit par les encorbellements et la tourelle carrée de l’escalier, qui présente son pignon parallèlement à la façade.
Le bout de la maison, qui forme galerie ouverte au rez-de-chaussée, et la face du côté du jardin ont reçu une très-riche décoration.
Les trois poteaux qui servent de colonnes à la galerie et portent les étages supérieurs sont sculptés, sur chaque face, d’ornements de la Renaissance, tous variés, mais dont un spécimen fera suffisamment connaître les motifs.
Au milieu de ces trophées sont des médaillons circulaires, renfermant un buste d’homme et un buste de femme. Il est à croire qu’il ne faut considérer ces figures, que l ‘on rencontre dans presque toutes les constructions de la Renaissance, que comme pure décoration. Souvent on raconte que ce sont les portraits du maître et de la maîtresse du logis. Sur la face externe du poteau central est un sujet en haut-relief. Malgré son état de dégradation, du aux intempérances du temps aussi bien qu’aux accidents inséparables d’une existence de trois siècles, on reconnaît parfaitement saint Christophe, portant sur l’épaule son fardeau divin.
L’angle du poteau cornier porte aussi une statuette. C’est une femme couronnée, ayant une épée à la main, un monstre sous les pieds. A ces emblèmes, on reconnaît sainte Marguerite.
Les sablières ont de jolis rinceaux de la Renaissance.
A l’étage supérieur, s’ouvre une jolie fenêtre à croix délicatement ciselée. Sur le trumeau central est représenté saint Michel, terrassant le diable. Il y avait, sur la façade, deux statuettes qui ont été bûchées; nous avons pu découvrir, pour toute sculpture une feuille de chêne derrière un volet.
Est-ce un rébus? Faut-il y voir une allusion au nom du constructeur ou à celui du propriétaire ?
La face du jardin a conservé intacte toute sa décoration.
Elle est concentrée sur la partie méridionale; la salle qui fait saillie est en pierre et sans ornements. Elle doit être de même date que le reste.
Au midi, nous trouvons les sablières avec rageurs bien conservées, les fenêtres de même style que celle que nous
avons déjà décrite, plus un double rang de statuettes.
Au rez-de-chaussée, sainte Barbe, saint Pierre, saint Jean l’Évangéliste avec son calice surmonté d’un dragon; enfin, une femme agenouillée devant un homme le bras levé, le vêtement court, comme on représente à cette époque le bourreau.
Nous ne pouvons deviner ce sujet.
A l’étage supérieur, en suivant le même ordre, on reconnaît un évêque bénissant; la Trinité, telle qu’on la figurait ordinairement, savoir le Père-Éternel, assis, soutenant la croix de ses deux mains et une colombe planant au-dessus de la tête du Christ; enfin, une femme agenouillée tenant une corbeille.
A divers endroits, on reconnaît la trace de blasons qui auraient pu nous faire deviner le nom de l’ordonnateur de cette oeuvre artistique; mais ils ont été bûchés avec un soin désolant.
A l’intérieur, on voit encore de vastes cheminées dont les manteaux de pierre sont portés par des colonnettes. Dans une des chambres, il s’en trouve une autre non moins curieuse.
Des portes à panneaux plissés, des peintures sur les poutrelles d’une chambre, des volets à médaillons, des sommiers sculptés de torsades et d’entrelacs, sont les seuls motifs de décoration intérieure qui subsistent encore.
Les bâtiments accessoires n’offrent aucun intérêt, si ce n est le puits de grande dimension, avec le petit édicule qui le recouvre et le colombier en bois octogone, sur une base circulaire. Il était décoré de sculptures; mais elles sont recouvertes d’un enduit épais.
En 1463, Montfaut trouva noble, à Firfol, Philippe de Bellemare, qui a donné son nom à une terre située plus loin dans la plaine. Vers 1540, François du Bosch était seigneur d’Hermival et de Firfol. Après lui, Jean du Bosch, qui avait épousé, vers 1608, Marie d’Oinville, porta les mêmes titres.
Jacques du Houlley, conseiller du roi, ancien lieutenant général civil et criminel de la vicomté d’Orbec, était seigneur de Firfol en 1660 et 1667. D’autres membres de la famille du Houlley ont porté le même titre.
La population de Firfol est de 228 habitants. Au XVIIIe. siècle, il y avait 75 feux, soit plus de 350 habitants. Cette paroisse était comprise dans la sergenterie de Moyaux.

3 Manoir Saint-Christophe.

Le Manoir Saint-Christophe représente le modèle type du fief noble confondant dans une surface réduite une exploitation rurale avec ses granges et son colombier, et, attenante, une suite de logis d’habitation. Regrettons qu’il n’existe aucune monographie sérieuse concernant cette propriété qui a fait l’objet de restaurations importantes au cours des vingt dernières années. Nous tenterons à partir des rares documents que nous possédons de jeter les bases d’une étude plus large.
Pour nous guider dans notre visite et tenter de reconstituer la-physionomie de cet ancien domaine, nous nous aiderons de la description qu’en donnait CH. VASSEUR au siècle dernier[12] Arcisse de CAUMONT.- Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 97-105. et au terme de la promenade on appréciera plus encore la qualité et la justesse des observations de notre talentueux prédécesseur qui a su nous transmettre l’image de tant de monuments altérés par le temps et les hommes.
Manoir.- De l’autre côté du chemin est l’enclos du manoir Saint-Christophe. Malgré son nom qui pourrait le faire regarder comme une dépendance du prieuré dont nous venons de nous occuper, c’était un fief laïc.
Pour s’en tenir à la partie centrale du domaine, celle que nous-visiterons, le Manoir de Saint Christophe présente une succession de bâtiments disposés selon un plan en L dont se détache, légèrement isolé, le colombier autrefois relié par un mur fermait la cour à l’angle Sud-ouest.
La cour, entre le Manoir et la Chapelle à gardé les traces de mouvements de terrain difficiles à interpréter et une importante dénivellation au pied du colombier laisse à supposer l’existence de douves qui auraient pu, à l’origine entourer le manoir. Sur les trois autres côtés, aucune dénivellation ne subsiste. Nous reviendrons d’ailleurs sur le côté défensif de cette propriété.
L’un des intérêts majeurs de cet ensemble réside dans la présence sur un même site d’éléments subsistant de constructions élevées entre le XVe et le XVIIIe siècle et très tôt abandonnées à usage d’habituation. En conséquence de quoi, dévolu à un usage agricole, il avait conservé la plus grande part de ses caractères originaux et, tout particulièrement, n’a pas subi les altérations apportées au XVIIIe siècle par l’agrandissement des ouvertures liées à la diffusion du verre à vitre. Les retouches y étaient donc peu nombreuses et de peu d’ampleur.
Ce plan en L est loin d’être homogène et une analyse succincte permet de dégager cinq campagnes principales de construction. La plus ancienne concerne l’habitation primitive reconnaissable à ses poteaux de très forte section, renflés dans leur partie médiane pour recevoir une lisse assurant sa stabilité longitudinale. Cette façade lisse percée sans doute de rares fenêtres reposait sur un haut soubassement de pierre. Comportant deux niveaux – et un comble – dont l’un-vraisemblablement à usage de cellier, cette construction s’inscrit dans la ligne des habitations des XIIIø-XVø siècles encore mal étudiées Voir MC. notes sur les constructions traditionnelles.
Vers l’Ouest, la seconde campagne concerna la construction d’un-prolongement de trois travées, ne comportant qu’une seule pièce par niveaux, sans communication, en raison de la forte différence des niveaux intérieurs, avec la partie déjà construite.
La cheminée, déportée dans l’axe, est adossée à la partie primitive. On peut imaginer, mais aucune trace n’en subsiste, qu’un escalier intérieur, logé entre la cheminée et la paroi Nord, reliait ces deux niveaux.
Une troisième campagne créa donc un escalier extérieur, libérant ainsi l’espace
On peut simplement regretter qu’une part importante du logis vers l’Ouest ait disparu, ce qui disproportionne
Appartenant « à cette classe de constructions en bois d’un intérêt tout particulier, qu’on ne rencontre que dans les environs de Lisieux, sa construction date de la transition entre le style gothique et la Renaissance. Le plan et les deux dessins de M. BOUET font voir sa disposition et son aspect d’ensemble.
Du côté de la façade, les moulures des sablières, les profils des poteaux corniers et des poteaux d’huisserie sont gothiques. Il n’y a aucune sculpture. Tout l’effet est produit par les encorbellements et la tourelle carrée de l’escalier qui présente son pignon parallèlement à la façade.
Le bout de la maison qui forme galerie ouverte au rez-de-chaussée, et la face du côté du jardin ont reçu une très riche décoration. Les trois poteaux qui servent de colonnes à la galerie et portent les étages supérieurs sont sculptés, sur chaque face, d’ornements de la Renaissance, tous variés, mais dont un spécimen fera suffisamment connaître les motifs.
Au milieu de ces motifs sont des médaillons circulaires renfermant un buste d’homme et un buste de femme. Il est à croire qu’il ne faut considérer ces figures, que l’on rencontre dans presque toutes les constructions de la Renaissance, que comme pure décoration. Souvent, on raconte que ce sont les portraits du maître et de la maîtresse du logis. Sur la face externe du poteau central est un sujet en haut-relief. Malgré son état de dégradation, du aux intempérances du temps aussi bien qu’aux accidents inséparables d’une existence de trois siècle, on reconnaît parfaitement saint Christophe, portant sur l’épaule son fardeau divin .
L’angle du poteau cornier porte aussi une statuette. C’est une femme couronnée, ayant une épée à la main, un monstre sous les pieds. A ces emblèmes on reconnaît sainte Marguerite. Les sablières ont de jolis rinceaux de la Renaissance « .
A l’étage supérieur, s’ouvre une jolie fenêtre à croix délicatement ciselée. Sur le trumeau central est représenté saint Michel terrassant le diable. Il y avait sur la façade, deux statuettes qui ont été buchées; nous avons pu découvrir, pour toute sculpture, une feuille de chêne derrière un volet. Est-ce un rébus ? Faut-il y voir une allusion au nom du constructeur ou à celui du propriétaire ?
La face du jardin a conservé intacte toute sa décoration[13] Voir les reproductions: LESCROART (Yves).- La Renaissance en Pays d’Auge in La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975.. Elle est concentrée sur la partie méridionale; la salle qui fait saillie est en pierre et sans ornements. Elle doit être de même date que le reste .
Au midi, nous trouvons les sablières avec rageurs bien conservées, les fenêtres de même style que celle que nous avons déjà décrite, plus un double rang de statuettes « .
Au rez-de-chaussée, sainte Barbe, saint Pierre, saint Jean-l’évangéliste avec son calice surmonté d’un dragon; enfin une femme agenouillée devant un homme le bras levé, le vêtement court, comme on représente à cette époque le bourreau. Nous ne pouvons deviner ce sujet.
A l’étage supérieur, en suivant le même ordre, on reconnaît un évêque bénissant, la Trinité, telle qu’on la figurait ordinairement, savoir, le Père-Eternel assis soutenant la croix de ses deux mains et une colombe planant au-dessus de la tête du Christ; enfin une femme agenouillée tenant une corbeille.
A divers endroits, on reconnaît la trace de blasons qui auraient pu nous faire deviner le nom de l’ordonnateur de cette oeuvre artistique; mais ils ont été buchés avec un soin désolant « . Cependant notons que le sommier de la chambre Ouest con serve les traces d’un lambel à trois pendants.
A l’intérieur, on voit encore de vastes cheminées dont les croquis, de celle de la cuisine. Dans une des chambres il s’en trouve une non moins curieuse « . Quoique que très archaïques quant à leur forme avec leurs colonnes jumelées et baguées ou leur niche en tiers point trilobé, leur modénature accuse très nettement le milieu du XVIe siècle. Construites en calcaire cénomanien elles offrent des assises larges de plus d’un mètre.
Des portes à panneaux plissés, des peintures sur les poutres d’une chambre, des volets à médaillons, des sommiers sculptés de torsades et d’entrelacs, sont les seuls motifs de décoration intérieur qui subsistent encore.
Les bâtiments accessoires n’offrent aucun intérêt, si ce n’est le puits de grande dimension, avec le petit édicule qui le recouvre et le colombier en bois octogone, sur une base circulaire. Il était décoré de sculptures; mais elles ont été recouvertes d’un enduit épais.
Notre auteur ne put découvrir ni le nom constructeurs, ni même celui des anciens propriétaires.
Il semblerait que le fief de Firfol ait relevé au XVe siècle de la seigneurie d’Ouillie qui relevait elle-mémère la baronnie de Tellières qui appartenait en 1413 à Guy le Bayeux[14] Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tellières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216.
En 1463, Montfaut trouva noble, à Firfol, Philippe de Bellemare, qui a donné son nom à une terre située plus loin dans la plaine. Vers 1540, François du Bosch était seigneur d’Hermival et de Firfol. Après lui, Jean du Bosch, qui avait épousé, vers 1608, Marie d’Oinville, porta les mêmes titres.
Jacques du Houlley, conseiller du roi, ancien lieutenant général, civil et criminel de la vicomté d’Orbec, était seigneur de Firfol en 1660 et 1667. D’autres membres de la famille du Houlley ont porté le même titre « .
La population de Firfol est de 228 habitants. Au XVIIIe siècle, il y avait 75 feux, soit plus de 350 habitants. Cette paroisse est comprise dans la sergenterie de Moyaux.
Saint-Christophe.

Prieuré Saint-Christophe.
-Il y avait, sur le territoire de Firfol, un prieuré régulier[15], dont le patronage appartenait, comme celui de l’église paroissiale, à l’abbaye de Cormeilles.
La chapelle existe encore. C’est un petit édifice construit avec soin, qui date de la fin du XIIIe. siècle ou des premières années du XIVe.
Le chevet est droit et ajouré d’une grande fenêtre à meneaux qui occupe tout le pignon. Les murs latéraux sont divisés en deux travées par un contrefort; deux autres contreforts soutiennent les angles. Le midi est percé de deux fenêtres ogivales de médiocre dimension, partagées autrefois par un meneau qui portait sans doute une tracerie rayonnante.
Sa corniche est accompagnée d’une série de trèfles gravés en creux dans la pierre. Au nord, il n’y a d’ouvertures primitives que vers l’orient, ce sont deux étroites lancettes.
Des bâtiments ont dû s’appuyer de ce côté à la chapelle, qui est élevée sur une cave et correspondait ainsi à leur premier étage. Les portes sont peu caractérisées et doivent dater de diverses époques.
La grande porte d’entrée s’ouvre sur le chemin, à l’occident. Elle est à arc surbaissé et paraît avoir été retravaillée vers la fin du XVIe. siècle. Le porche en maçonnerie qui la protège date du XVe. siècle; il était recouvert par une voûte ogivale en charpente fort soignée et dont les moulures se rencontrent assez rarement.
Au-dessus, dans le pignon, s’ouvre une fenêtre semblable à celles qui éclairent le mur méridional. L’appareil des mur se compose de moellons; on n’a employé la pierre de taille que pour les angles, les contreforts, la corniche et l’entourage des baies. La pierre est rare dans le pays, et il est fort instructif d’étudier la manière intelligente dont le constructeur a su l’économiser, tout en donnant à son oeuvre un air d’ampleur qu’on atteindrait difficilement, même avec les ressources dont les architectes disposent de nos jours. Les colonnes, les chapiteaux peu fouillés, les bases un peu plates, mais il faut une analyse complète pour constater ces défectuosités, que le premier coup-d’oeil n’aperçoit pas.
Les gros murs me paraissent dater de deux époques: une partie du blocage, surtout au nord et à l’orient, peut remonter jusqu’au commencement du XIII° siècle, comme les deux étroites lancettes dont il a déjà été parlé; le reste est de cent ans plus jeune et appartient, comme les autres fenêtres, à l’architecture rayonnante.
Le plan indique la longueur et la largeur de la chapelles; les murs latéraux ont, sous comble, 22 pieds environ; on compte 38 pieds au haut du triangle du chevet. On y rencontre encore un autel en pierre de 1m33 sur 1m70.
Cette chapelle sert maintenant de bâtiment d’exploitation rurale. La voûte est ogivale, en merrain, avec entraits et poinçons visibles. Des trèfles en noir décorent les douvettes.
Les fourrages qui y sont habituellement entassés empêchent un examen approfondi de toutes les parois; il doit y avoir une piscine.
M. le curé de Firfol a eu l’obligeance de nous communiquer les noms des prieurs de St.-Christophe qu’il a trouvés, en dépouillant les registres de sa paroisse. Ces registres remontent jusqu’à 1600; mais c’est seulement un siècle plus tard que l’on trouve le premier prieur, et la liste est loin d’être complète: 1708. Richard de Guirard; il portait, suivant d’Hozier: losangé d’argent et de gueules.
1718. Frère Philippe-Antoine de Trousseauville, de l’ordre des Frères mineurs, couvent de Bernay. Il remplissait, celte année-là, les fonctions de desservant provisoire dela paroisse.
Le cartulaire de Thomas Basin[16] Fø 249 cité par FORMEVILLE, t. II, p. 347 contient un acte de 1310, indiquant que « l’abbé et le couvent de Cormeilles sont contraints de vider et mettre hors de leurs mains, des terres et rentes qu’ils possédaient en la Baronnie de Thiberville »- baronnie qui appartenait à l’évêque de Lisieux – et pour ce quittèrent, vidèrent et délaissèrent leurs héritages, et rentes à Mgr. de Lisieux pour 108 l. « . Ils n’en conservèrent pas moins le-prieuré.
A la tête de ce Prieuré, en 1696, nous relevons la présence de Gaspar de (sic) Girard, prieur de Firfol (sic) qui porte « Losangé d’argent et de gueules »[17]. Quelques pages plus loin, selon d’HOZIER le Prieuré aurait blasonné « D’azur à un St-Christophe d’or passant une rivière d’argent[18] op. cit., II, p. 252

Chapelle St.Christophe
Coll.ShL – M.Cottin

Minutes Papiers Etienne Deville.
– 1482 – 5 Mai. Accord entre Robert DASNIERES, prieur de Firfol et Philippe de BELLEMARE, écuyer à propos de redevances sur plusieurs terres.
– 1506 – 2 Avril. Robert des Jonques et Nicolas son fils, de la paroisse de Firfol à présent demeurant à Hermival vendent à Nicolas Le Telier, bourgeois de Lisieux, une pièce de la contenance d’une acre sise à Firfol moyennant 29 livres 10 sols.
– 1516 – 9 Septembre. Robin DESJONCQUET le jeune; Robinet FEUILLET, Robin COUSTURE, Guillaume et Crespin ditz BOUCTEY tous de la paroisse de Firfol, promettent payer à noble homme Guillaume LABBEY, seigneur d’Ecots, la somme de onze livres tournois pour demeurer quittes des arrérages de quarante cinq sols de rente foncière qu’ils sont sujets faire aud. seigneur à cause des héritages qui furent Ricart RATEL aux termes Saint-Michel et Noel.
– 1518 – 11 Juin. Colin LOIR de la paroisse de Firfol vend à Jehanne, veuve de feu Guillaume LOIR une vergée de terre à prendre en plus grand pièce, jouxte d’un côté Jehan LOIR, d’autre côté Jehan HESBERT d’un bout les hoirs Colin PETIT d’autre bout Regnault LOIR moyennant quatre livres tournois.
Minute papier dossier St-Germain-La-Campagne au dos d’un acte du 12 Juin 1518 – Minute papier E.D
– 1539 – Mardi 28 Septembre. Noble homme Olivier de Saint Ouen, seigneur de Tordouet et de la Court d’Ouville vend à noble homme Jehan LE VALLOYS, seigneur de Putot et de Gouvys, une pièce de terre labourable contenant traize acres et rangées de pommyers de plus estant nommée la rangée Tordouet assise en la paroisse de Firfol, jouxte d’un côté led. seigneur de Putot d’autre côté le chemin ou sente tendant de Courthonne aud. lieu de Firfol d’un bout le chemin Ferey tendant à Lhostellerie et d’autre bout le chemin de Bernay moyennant 330 livres tournois.
– 1598 – 10 Octobre. Jacques CARREY, bourgeois, demeurant à Rouen paroisse St-Claude-le-Veil, reconnait avoir vendu à noble homme Nicolas CARREY, sieur de la Bretesgne son frère, demeurant à Rouen paroisse St-Pierre -l’Honoré, cinq pièces de terre sises paroisse de Firfol et Saint-Léger-d’Ouillie moyennant la somme de 223 écus 20 sols.
Témoins: Jehan MALLET, procureur fiscal au baillage vicomtal de Lisieux et Richard CARREY en la cour en la cour de parlement à Rouen.
– 1598 – 8 Novembre. Succession de Pierre LOIR entre ses fils Guillaume L’ainé et Guillaume le Jeune.
– 1599 – 5 Avril. Testament de Guillaume LOBRY, prêtre de Firfol.
– 1605 – 3 Septembre. Bail consenti par Robert LEFRANCOIS, bourgeois à Lisieux, à Jehan ROBILLART demeurant à Marolles, de tous ses héritages sis à Firfol Saint-Léger et Saint-Martin-d’Ouillie.
– 1608 – 28 Février. Accord entre Adrien du HOULLEY, sieurde La Fontaine, conseiller du roi, lieutenant civil et criminel du bailli d’Evreux en la vicomté d’Orbec et Michel et Sébastien LOIR de Firfol au sujet du paiement d’arriérage de certaines rentes en argent.
– 1608 – 3 Avril. Martin LESCALLIER demeurant à Firfol prend à Ferme de Guillaume HEBERT certains biens notemment une vache
– 1601 – 15 Juillet. Sébastien et Michel LOIR de FIRFOL vendent à Me. Jean RACINE, avocat Lisieux deux pièces de terre labourable à Firfol, l’une tenue de la baronnie d’Ouilly en l’aînesse Courtonne l’autre tenue de la sieurie d’Hermival en l’ainesse de la Cherfonaizière(?). Minutier n°28
– 1655 – 3 Juillet. François RIDEL du métier de carreleur et Sébastienne Le CELIER, sa femme .. à Guillaume BUNEL de Firfol une pièce de terre en labour à Firfol tenue sur la baronnie d’Ouilly, moyennant 25 livres tourn. Minute n° 331.
– 1655 – 19 Juillet. Catherine GOUBERT de Firfol vend à Thomas GOUBERT trois pièces de terre sises en ladite paroisse de Firfol. Minute n° 351.
– 1726 – 30 Mai. Réunion des habitants pour maintenir en la cure de Firfol Jean Batiste d’Osmont, sieur de Malicorne contre un sieur LEMARCHAND se prétendant pourvu du bénéfice. Minute papier E.D.
– 1788 – 1789. Quittances diverses de l’abbé de NARBONNE, prieur de Firfol.
– 1790 – 10 Février. Déclaration que donne Messire François Jacques de NARBONNE, prêtre, vicaire général du diocèse de Evreux, titulaire du prieuré de Saint-Christophe de Firfol de tous les biens revenus et charges attachés audit. prieuré pour satisfaire aux dispositions des lettres patentes du roi du 18 novembre 1789 portant sanction d’un décret de l’Assemblée nationale. Minute papier E.D.
– 1790-1791. Deux quittances signées DOISNEL de 180# et une somme de paille pour le service de la chapelle du prieuré années 1789-1790.

DIVERS.
– 1405, 12 octobre – Information de Jacques Poingnant, vicomte de Pont-Authou et de Pont-Audemer, pour la mise hors de garde noble de Guillaume de Béthencourt, écuyer, né en décembre 1383 et baptisé à Firfol, fils de Guillaume de Béthencourt, qui est en la garde du roi depuis le décès de son aïeul Hue de Béthencourt, mort le 17 décembre 1401 et inhumé dans l’église de Saint-Georges-du-Mesnil (Eure) = Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.
– 1406, 13 janvier. Information de Jacques Poingnant, vicomte de Pont-Authou et de Pont-Audemer, pour la mise hors de garde noble de Guillaume de Béthencourt, écuyer, né en décembre 1383 et baptisé à Firfol, fils de Guillaume de Béthencourt, qui est en la garde du roi depuis le décès de son aïeul Hue de Béthencourt, mort le 17 décembre 1401 et inhumé dans l’église de Saint-Georges-du-Mesnil (Eure) = Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.
– De la ferme Richart de Landeaulx, que soulloit tenir Colin de Droucourt, et à présent en est tenant Guillaume de Béthencourt. Pour-moictié……..C-s.t[19]En 1320, Colin de Droucourt tenait à Drucourt un membre de haubert prisé 30 livres (Dénombrement de beaumont). D’après l’art. 231 de ce compte, ce serait le fief des Boscdrouet, sis à Drucourt, qui appartint à la famille de Béthencourt.
Guillaume de Béthencourt, tenait aussi en 1406, un quart de fief à Friardel, dit fief de Douville, dépendant du seigneur du lieu; le 6 mai 1437, ce fief était tenu par Colin de Béthencourt, et, le 4 avril 1456, par Jean de Mailloc, à cause de sa femme, héritière dudit Colin (Aveux de Friardel, A.N., P. 308.)
Parmi les arrières vassaux de la baronnie de Tillières figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol (ibid. )
En 1418, Guillaume de Béthencourt obtint un sauf conduit (Carte:-Catalogue des rôles normands ).
Le 15 juin 1454, les héritiers de Guillaume de Béthencourt, écuyer tenaient du fief de la Poterie-Mathieu les fiefs du Mesnil, sis au Mesnil, de la Lacqueraye et de Beaufou, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye, et de la Tillières, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye (A.N., P. 305.).
– 216. (292).- D’un autre tiers et dangier d’une troche de bois séant ou treffons Mathieu Go, escuier, seigneur d’Ouillie-la-Ribault, icelle troche jouxte d’un costé le chemin d’Ouillie tenant au chemin de Vaulx, d’autre costé aux Coustures de Lauffarie tendant à Hermival et d’un bout le chemin qui descent du moustier de Fiefol au moustier d’Hermival, et d’autre bout la sente descendant de Fierfol à la carrière du Mont Hamet, par Thomas Le galloys. Pour moictié à ce terme, ije vje paiement……. lxxj s[20] La seigneurie d’Ouillie-la-Ribaud était un membre de la seigneurie de Tillières qui appartenait en 1413 à Guy Le Baveux, chevalier et qui fut plus tard partagée entre ses trois filles (A.N., P. 308. Vicomté de Conches). Pendaznt l’occupation anglaise cette baronnie était tombée entre les mains de Loys Bourgoys, chevalier, puis, par don royal, entre celles de Hue de Launoy, chevalier, qui la céda à Mathieu Goth en 1430, avec la baronnie de Coulonces (A.N., JJ 175, nø 107). Ce fameux capitaine anglais, après avoir participé à la prise de Louviers, de mai à octobre 1431, reçut les terres de Robert de Cramesnil, de Jehan d’Epinay et de Robert du Val (A.N., JJ 175, nos 92 et 295). Mathieu Goth, écuyer, seigneur d’Ouillie, fut chargé le 24 janvier 1446, de rassembler cent hommes d’armes et 300 archers à prendre parmi les bandes indisciplinées qui campaient autour de Bernay et de les emmener-dans le Maine (A.N. K. 68, nø 121). On le retrouve en 1448 à la tête de la garnison de Bellême, qui dut ouvrir ses portes le 20 novembre au duc d’Alençon. Il prit part à la bataille de Formigny et, après la déroute des Anglais, alla s’enfermer dans Bayeux (Lange, Ephémérises normandes ). Obligé de capitules le 16 mai, il rentra en Angleterre, o— il combattit à la bataille du Pont de Londres aux côtés du sire de Scales (Hunger, Les Capitaines de Vire, p. 99).
Après la libération, la seigneurie d’Ouillie-la-Ribault revint pour une part à Philippe de Manneville, écuyer, et pour la partie située à Saint-Léger-d’Ouillie, à Catherine Le Baveux, une des filles de Guy, qui était en 1462, veuve de Louvel Lestandart, écuyer; son fils, Pierre Lestandart tenait cette partie de fief dÈs 1455 (Aveu de la baronnie de Tillières, du 20 novembre (A.N., P. 308).
En 1467, c’est Jeanne Filleul, veuve de Pierre Lestandart, qui posséde cette fraction (Arch. Calv. coll. Danquin, nø 253).
Le Mont Hamel désigne sans doute l’éperon situé au sud de la rivière Paquin, qu’on retrouve sur la carte de Cassini, sous la forme « Mont Hamel », dans la paroisse d’Hermival »..= FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes-lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318.
– 1524, 24 août – Les Vaux. Perrette, veuve de defunt Guillaume Lailler, demeurant à Lisieux, héritière en partie de feu Guillaume Labbey, son oncle, en son vivant prêtre, curé de Firfol, vend à noble homme Nicolle Le Boctey, seigneur de Marolles, avocat en court laye, ung chapon et un denier tournois de rente par an qu’elle avait droit de prendre sur une pièce de terre en pré sise paroisse des Vaux, d’après des lettres passées devant Jehan Lemasuyer, tabellion le 2 novembre 1453. = Tab. de Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville
– 1547, mardi 12 janvier ( n.st.) – Lisieux Guillaume Dubosc, escuyer, de la paroisse de Firfol, baille par-eschange à maistre Nicole Lepetit, avocat de court laie, bourgeois de Lisieux, deux maisons assises en ceste ville de Lisieux sur la rue de Haut de la Boucherie avec l’héritage et la droiture de la poterie de lad. ville, prééminences, franchises, libertés, comprises une place vuide estant en derrière desdites maisons, jouxte d’un côté led. Lepetit et d’un bout aussy et Michel Le Valloys, écuyer, dud. bout; d’autre côté les hoirs Bernard Duchesne et d’autre bout de ladite rue de la Boucherie et Triperye comprins ung ouvroir et l’héritage d’icelluy avec le grenier de dessus, au bout duquel ouvroir se fait la montée et viz de lad. maison ou maisons jouxte icelluy ouvroir d’un costé et d’un bout lad. rue d’autre côté à présent Sébastien Harfort et d’autre bout, ladite viz de montée de la maison qui sont prochaines du bout des halles de la boullengerie. En eschange une rente de 12 livres 14 sols, 6 livres 7 sols et 68 livres 10 sols tournois avec 4 écus d’or de vin. Maitre Estienne Dubosc, curé de Hermival et présent à l’acte et plaige et cautionne led. Guillaume Dubosc, son neveu. = Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville – Arch. M.C. copie )

Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 – par BENET Armand.
1660 – Lisieux – Sentences de Jacques du Houlley, écuyer, sieur de Firfol, lieutenant général, et de François Maillot, lieutenant civil et criminel en la vicomté d’Orbec, défendant par provision aux charités et confréries d’exposer aucuns plats aux jours de fêtes et dimanches dans les églises, sous peine de 20 livres d’amendes et de saisie desdits plats et portant condamnation de Claude Lemarchand, échevin de la charité de Saint-Jacques de Lisieux, Michel Leclerc, échevin de la charité de Saint-Germain de Lisieux, Pierre Vauquelin, roi de la Confrérie de Saint-Jacques de Lisieux. Inventaire.., 1891, H. Suppl. 70.- B.67.

Archives du Calvados
1753, 7 février – Fumichon – Par devant Pierre Pinel, notaire pour le siège d’Hermival fut présent Louis Adam, laboureur, demeurant en la paroisse de Piencourt, lequel en adhérant à la clameur qui luy avoit été signifiée… par.. Me Allexis Combault, huis sier le 19 décembre dernier… aud. nom, requeste de Messire Jean du Houlley, chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, la Lande et autres lieux,-conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Paris, y demeurant, rue Geofroy Lasnier, parroisse de Saint-Gervais, estant de présent à son château du Houlley pour retirer à droit féodal des mains de Louis Adam une pièce de terre en nature d’herbe, plant, labour contenant ver gée et demie ou environ située en la paroisse de Fumichon, déclare faire remise. = A.D. Calvados – F. 5542.

Armorial Général de France – G.A Prévost.
– Gasparde [sic] Girard, prieur de Frifol [Firfol]: Lozangé d’argent et de gueules.
– N . . , curé de Firfol : D’or à une croix de sable cantonnée de 4 coeurs de gueules.

Bulletin des lois de la République Française. 2. – Frankreich.
Le premier, avec collation du titre de Marquis, pour être, avec ce majorat y affecté, transmis à M. Louis-Eugène Rioult de Neuville, fils ainé, capitaine – lieutenant aux hussards de la garde royale, sur la terre de Courtonne, située communes de ce nom, de Cirfontaine et de Firfol, arrondissement de Lisieux , département du Calvados.

Les demoiselles de Saint-Cyr – Fleury Vindry.
– Françoise-Adélaïde de Grieu-Bellemare, née 9, ondoyée 15 juillet, baptisée 30 août 1698, à (Notre-Dame) Firfol (Calvados), diocèse de Lisieux, fille de François de Grieu(1) et de Louise-Françoise de Liée. Pr. 20 février 1706. B.S. 6 juillet 1718. – Dot 17 février 1720.
– Marie-Louise-Françoise-Edmée de Grieu-Bellemare, née à Bellemare, le 4, baptisée à (Notre-Dame) Firfol (Calvados), le 6 avril 1707, fille de François de Grieu et de Louise- Françoise-Edmée de Liée- Tonancourt. –
Pr. 13 décembre 1714. Elle reçut, en 1727, de l’argent pour un voyage, fut (9 janvier 1729) novice à Saint-Cyr. En 1738, étant pensionnaire à Andechy, elle demanda sa dot, qui lui fut comptée, le 5 mai 1738. Le 26 février 1732, elle reçut une gratification pour les services rendus par elle « aux demoiselles ». Abbesse de Saint-Etienne-de-Reims (9 février 1753 – 5 mars 1784). Elle était pensionnaire à Andechy (1er février 1732 – 8 juillet 1733). Voyage 31 mars 1727. Pens. 26 février 1731.
(1) François de Grieu, escuyer, sieur de Bellemare, capitaine au régiment de Montenay, demeurant à Firfol, épousa, par contrat du 16 février 1697, Louise- Françoise-Aymée(Edmée?) de Lyée.

Grand dictionnaire universel du XIXe – M. Pierre Larousse.
GROULT (Edmond), fondateur des musées cantonaux, né à Ouilly-le-Vicomte, près Lisieux (Calvados), le 14 janvier 1840. Reçu docteur à la Faculté de droit de Caen, le 14 janvier 1868, il revint comme avocat se fixer à Lisieux. Pendant la guerre de 1870, il organisa une compagnie de francs-tireurs, qui se distingua notamment à la barricade de Firfol, prés Lisieux, où l’invasion prussienne s’arrêta. M. Groult figurait alors parmi les mobilisés de sa classe.

4 – Archives SHL:

FONDS VASSEUR .
– Doyenné de Moyaux.
– HH 1 – Charles Vasseur – Dossier n.10 Excursions. p. 59 – 19 octobre 1664. Vente par maistre Robert Vimont avocat bourgeois demeurant à Lisieux paroisse Saint-Jacques, à damoiselle Françoise Carrey, veuve de feu maistre olivier Carrey, vivant sieur du Monbert et de Firfol , conseiller du roy , président en l’élection de Lisieux y demeurant , de 28 livres 11 sols 4 deniers de rente au capital de 400 livres.

Bulletin de la Société historique de Lisieux, Nø 27, 1926-1930.
HUGONIN chanoine R., « Prieuré de Firfol ».
« Prieuré de Saint-Christophe.- Etat du Prieuré en 1784, d’après le contrat passé entre M. de Narbonne, possesseur du Prieuré – très embarrassé pécuniairement – et M. Boudard, de Lisieux, qui s’occupait des affaires du clergé et faisait encore mieux les siennes. La chapelle avait 36 pieds de longueur, 16 de largeur et 14 de hauteur. Un autel, deux statues: la Vierge et Saint Christophe; deux portes inégales, un porche. La maison manable comprenait huit pièces, un puits dans la cour de 80 pieds de profondeur, cave sous la chapelle. « Le prieuré dépendait de l’abbaye de Cormeilles »

Fonds CAILLAU Sous-Série 2F.
– 2F A 01-37 1729-1806 – Saint-Jacques, Moyaux, Firfol, Charmont, Lisieux, Fermes du Plessis, Gachonnière, Mancellerie : succession, comptes, reçus, acquisitions et cessions de biens, rentes viagères.
– 2F A 38-60 1746-1828
– Meulles, Firfol, Notre-Dame-de-Villers, Brévedent, Fontaine-la-Louvet, Glos : acquisition, contrat de mariage, rentes viagères, comptes personnels, revenus, marchés, accords, factures, procès, lettres, autorisation, contributions

Fonds CAILLIAU 3F1 – 3F201.
3F 74 1771 – Firfol : bail de 5 pièces de terre
– HEBERT Marin, bailleur
– PREAUX Antoine, locataire
– FOND CAILLIAU – Sous-série 3 F – Index n °74
Sous-série 3 F Contrats de Mariages 1564-1749.
– 1593 22 juin – Contrat de mariage de noble homme François Filleul, écuyer, sieur des Loges de Saint Jacques de Lisieux, fils de feu Guillaume et Marie Desperois, fille de feu Olivier, vivant seigneur de Cirfontaine, La Fosse et Firfol et de Claude Lefebvre.
– 1606 16 juillet – Contrat de Mariage de Jacques Rescaroust, fils de feu André et de Girette Moisson de Cordebugle
et Catherine Defourquetz, fille de Catherin et de Loise Préaulx de Firfol.

Archives CAILLIAU
– 1565 – Samedi 28 Juillet. Retrait par les députés du clergé de Lisieux de deux pièces de terre dépendant du prieuré de Firfol (vendues suivant) l’édit du Roi à noble homme Gilles de NOLLENT seigneur de Firfol et à Nicole DESPERROYS.

1569 – Samedi 13 Août. Noble personne dom François de NOLLENT, prieur de Firfol pour acquitter sa part sur les 50 000 écus de rente demandés par le Roi, vend et transporte à Jacques RENARD, sergent royal, une acre de terre à prendre dans plu grande pièce avec maison à usage de grange faisant partie du temporel dud. prieuré sise aud. lieu de Firfol moyennant trente-cinq livres

1572 – 3 Juin. Robert AUVILLER, baille en échange à Me Nicolle DELAPORTE licencié en droits, avocat fiscal du baillage vicomtal de Lisieux et Robert DELAPORTE, bourgeois de Lisieux, tous frères, deux pièces de terre à Firfol tenues de la sieurie du Val-Hebert aux ainesses LEFEVRE et MOREL. Ils donnent en échange une pièce de terre à Marolles nommée le Gardin Delannoy prés le chemin tendant de la fontaine Vourrin(?) au bassin au prêtre.

1581 – Mercredi 14 Juin. Noble homme Vincent DESPEROYS, sieur du fief et sieurie de Firfol, demeurant à Cirfontaine audroit de succession de feu Olivier DESPEROYS escuier, son père, vend et transporte à Me. Jean DESPEROYS, licencié es droits sieur de la Pinterie, Elu pour le roi à Lisieux, deux acres de terre à prendre dans une pièce du domaine non fieffé de Firfol, sise aud. lieu, pris le grand chemin moyennant soixante écus d’or sol.

1584 – Lundi 23 Avril. Martin et Jehan LETELLIER, père et fils, de la paroisse de Firfol, rendent et transportent à Pierre LEFEVRE, marchand, bourgeois demeurant paroisse St-Jacques de Lisieux une pièce de terre en cour et plant et maisons dessus estant sise à Firfol jouxte d’un côté et d’un bout les héritiers de Guillaume LEFEVRE d’autre côté le chemin tendant du haut de firfol, le friesche(?) de lad. chapelle tenu de la sieurie de Hermival pour 6 deniers de rente.

1584 – Samedi 12 Mai. Noble homme Gilles de NOLLENT, sieur de la Mésengère, demeurant en la paroisse de Firfol représentant Jacques RENART, par letrres de subrogation pasées devant Jehan … et Jehan BASIRE tabellions en siège du Sap le jeudi 29 avril 1574 lequel confesse et reconnait avoir vendu et remis à Me. Claude PANSOT, prieur du prieuré de Firfol représenté par noble Laurens des VIGNES le droit de l’acquisition par led. REGNART faite de noble personne François de NOLLENT prêtre prieur dud. prieuré d’une acre de terre par mesure à prendre en une pièce de terre nommée la Prétoirie dud. temporel d’icellui prieuré par 35 livres par lettres du samedi 13 Avril 1564. Témoins: Pierre LEFEVRE de Lisieux et Thomas TOUPELAIN de Rocques.

1585 – Mardi 4 Juin. Denis DESJONCQUET de la paroisse de Firfol, rend à maistre Jehant DESPEROYS licencié es droits sieur de la Pinterie, Elu conseiller pour le roi notre sire à Lisieux, y demeurant, deux pièces de terre labourables à Firfol, tenues d sieurie du Val-Hebert en l’ainesse BOREL et Vatel.

1771. Bail de cinq pièces de terre concenti par Marin HUBERT, boulanger, demeurant à Lisieux paroisse St-Jacques à Antoine PREAUX cordonnier à Firfol. Archv. ShL. Fonds Cailiau.

Fond DUVAL Georges 2S.
Pays d’Auge, bocage et plaine
– 2S377 Firfol.
– 2S379 Firfol: manoir Saint-Christophe (plan) 1933-NC

Fonds Etienne Deville
– Carton n°11. C11/12 Fiches manuscrites sur: Firfol.
– Carton n° 04. C4/17 – Divers: Fiches manuscrites sur Firfol.
– Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1598, 14 juin – Courtonne-la-Meurdrac. Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delannoy, tabellions au siège de Courtonne-la-Ville, fut présent Jehan Le Chien, de la paroisse de Firfol, lequel amortit et rachète à Nicolas Desjardins, de Courtonne, 100 sols tournois fai sant moitié de 10 livres tournois de rente hypothécaire. Témoins: Jacques Ha guellon et Jehan Buisson.

1609, août – Courtonne-la-Meurdrac. Par devant Jean Noeron et Pierre Drouart, tabellions, Jehan Le Chien, de la paroisse de Firfol, reconnaît avoir reçu de Nicolas Desjardins, de Courtonne, la somme de 50 livres tournois pour le rachat et amortissement de 100 sols ts. de rente.

1624. 16 mars – Courtonne-la-Meurdrac Par devant Guillaume Dumoulin et Simon Morel, tabellions à-L’Hôtellerie, Nicolas Desjardins, de Courtonne, abandonne ses biens à Jean, Nicolas et Romain, dits La Couture, de Firfol, ses biens sis à Courtonne.

1627, 10 août – Courtonne-la-Meurdrac. Par devant Jean Pregnot et Jean Duhoux, tabellions à Lisieux, Nicolas Desjardins, demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, qui avait fait don par avance de ses biens à ses neveux Jean, Nicolas et Romain Couture, par contrat passé devant les tabellions royaux de l’Hôtellerie, le 20 mai 1624, insinué aux assises d’Orbec le 19 juin ensuivant, d’une part, et led. Romain Couture, demeurant audit Courtonne, pour lui et ses frères demeurant à Firfol, dautre part. Led. Desjardins déclare que, vu son grand âge, il ne peut continuer à gérer ses biens, et s’en rapporte à ses héritiers.Témoins: Nicolas Delaporte, et Etienne Thiré, de Lisieux.

1628, 26 janvier – Courtonne-la-Meurdrac. Par devant Guillaume Dumoulin et Philippe Delannay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, Nicolas Desjardins et Pasquette Le Bouteiller, sa femme, demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, vendent à Jacob du Houlley, sieur d’Anfernet, leurs biens et héritages sis à Courtonne et autres lieux, moyennant certaines redevances notamment 60 sols tournois envers la Confrèrie de Charité.
Témoins: Mathurin De La Porte, avocat, sieur de la BarillÈre, demeurant à Lisieux et Me Pierre Drouart, sieur de La Croix, demeurant à Firfol.

1766, 1er janvier – Ouilly-du-Houlley. Me du Houlley, de Saint-Aubin, a fait bail pour neuf années qui ont commencé au jour de Noêl 1766 pour finir à pareil jour de l’année 1775 au sieur Jean Goubley de la ferme nommée Le Lieu Douville située en la paroisse de Firfol par bail sous signature privée le 1er janvier 1766.
A charge de faire chaumer et employer tous les ans à ses frais 400 gleux de chaume et 40 gleux de roseau, plus de fournir au château du Houlley 78 gleux de bonne paille gleux à gerbe, plus six douzaines de pigneons, fournir quatre journées de son harnois pour vopiturer au profit dudit sieur bailleur, de fournir à ses frais au château 300 gleux de chaume plus un cochon gras ou 36 # plus 25 boisseaux de blé bien sec, plus fournir et planter tous les ans douze belles entes de valeur de 12 sols pièces, plus trois livres de bougies du Mans de quatre à la livre et trois pains de sucre fin de deux livres et demie, trois livres de pain. Ledit bail fait outre les conditions ci-dessus moyennant le prix et somme de 1050 livres de fermage par chacun an payables en deux termes égaux dont le premier sera exigible au jour de Noël 1767 et le second pour le jour Saint-Jean-Baptiste 1768. = Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1779, 30 septembre – Ouilly-du-Houlley.
Arpentage par Nicolas Rousselet, arpenteur juré demeurant à Moyaux, d’une partie des bois taillis appartenant à mre Alexandre-François-Pierre du Houlley, ancien chevau-léger de la garde ordinaire du roi, héritier de Mre Adrien-Marie-Jean du Houlley, seigneur et baron haut-justicier du Houlley, demeurant ordinairement à Paris, paroisse saint-Eustache.
Bois de La Leux – Bois du Châtaignier – Bois des Onflaries.
Les tenanciers sont en général des gens de Firfol, saint-Martin-du-Houlley et Hermival.
= Arch. SHL. 2 F. Pap. 4 ff.

1759 – Ouilly-du-Houlley. Noble et puissant seigneur messire Jean du Houlley, chevalier, baron, châtelain et haut-justicier dudit lieu du Houlley, aussi de Fumichon, seigneur et patron de Saint-Pierre-de-Canteloup, Baudet, Baratte, Thillaye, Firfol, de la Lande, Bellemare et autres terres et seigneuries, conseiller du roi au Parlement de Paris, y demeurant en son hôtel rue Geoffroy l’Asnier, paroisse Saint-Gervais. (extrait d’une pièce de procédure contre un sieur Bardel, de Saint-Julien-de-Mailloc).

1760, 28 décembre – Ouilly-du-Houlley. Me Adrien-Marie-Jean du Houlley, chevalier, seigneur baron et haut justicier du Houlley, fait bail à Guillaume-Jacques-François Boudard, de Firfol, de toutes les rentes foncières et seigneuriales dépendant de la baronnie et haute justice du Houlley.

Archives NEDELEC Bibliographies.
10.3 Narbonne (de) – A propos du prieuré de Firfol.

Archives NEDELEC Communes.
com.24. 3. 1 Firfol Vie quotidienne 2000-2006
com.24. 3. 2 Firfol La Motte. La Brairie. Le fief de Bray. Manoir de Bray
com.24. 3. 3 Firfol Bellemare
com.24. 3. 4 Firfol Houillye-du-Houllaye
com.24. 3. 5 Firfol Château d’Hermival-les-Vaux. Les Béatitudes
com.24. 3. 6 Firfol Bibliographie et sources
com.24. 3. 7 Firfol Famille de Béthencourt
com.24. 3. 8 Firfol Lieu-Douville
com.24. 3. 9 Firfol par Joseph Cornu
com.24. 3. 10 Firfol Famille Leroy-Beaulieu
com.24. 3. 11 Firfol Eglise
com.24. 3. 12 Firfol Notes historiques
com.24. 3. 13 Firfol Château de Fumichon
com.25. Firfol Manoir et Prieuré St Christophe

Fonds Boudard Sous-Série 2F 1 – Prieurés.
2FL32 – Prieuré de Firfol – Dîmes.
1F432 – fin du 16e siècle: Guillaume, Loïc et Martin Davy de Firfol reconnaissent la validité de leur signature au bas d’un acte.

Fonds Boudard Sous-Série 2F A – Inventaire.
– 2FA5 – 16 novembre 1756 – Robert BOUDARD et Marguerite FOLLIN cèdent à G-J-F BOUDARD leur petit-fils de Firfol, 20 livres de rente.
– 2FA18 – 1781 – Mémoire de Travaux à Firfol.
– 2FA42 – 22 juin 1784 – Prieuré de Firfol. Bail des 2/3 de la grosse dixme ( G-J-F BOUDARD).
– 2FA68 – Période révolutionnaire – reçus de contributions foncières pour Firfol et Lisieux. Reçus d’abonnements à divers journaux.
– 2FA70 – An 6 – Changement de domicile de Guillaume J.-F. Boudard de Firfol à Lisieux.
– 2FA85 – 5 mars 1746 – Fieffé de 6 pièces de terre à Firfol.
– 2FA88 – 1768-1791 – divers Boudard à Firfol(voir 1ère page).

Fonds Boudard Papiers.

1760 – 16 Juin. Maitre Etienne CASSEL, prêtre, curé, chanoine Che..ecier de l’église de Poissy diocèse de Chartre et y demeurant, prieur du prieuré St-Christophe de Firfol lequel a reconnu avoir donné à ferme et prix d’argent pour neuf années qui sont commencées du 1 Janvier 1759 au sieur Guillaume Jacques François BOUDARD de la paroisse de Firfol comme subrogé aux droits de Pierre et François MONTFORT frères, fermiers.
Toutes les dépendances dud. prieuré de Firfol conssistant en cours, manoir, labours, pré, paturages, bois, taillis et dîmes à charge par le preneur de faire son actuelle demeure et résidence avec sa famille et bestiaux dans la maison dud. prieuré et d’a…sur le lieu harnois(?) et autres équipages servant au labour et aménagement d’une ferme….et le prix et somme de 1500 de fermages payables aux termes de Saint-Jean et Noël. Papiers BOUDARD S.h.L.

– 1763 – 10 novembre – Fumichon. Mre Laurent Marie Chappe, chevalier, conseiller du Roy en son grand Conseil, seigneur de Fumichon, Baratte, Baudet, Thilliaires-(Tillières), et autres lieux, à cause de dame Jeanne Anne Herment-(Hermant), son épouse, auparavant veuve de Mre Jean du Houlley, chevalier, conseiller au Parlement de Paris, baille à Guillaume-François Boudard, demeurant dans la paroisse de Firfol du Houlley, pour neuf ans, qui ont commencé à la Saint-Michel dernière, toutes les rentes et droits seigneuriaux que ses vassaux sont obligés de lui faire dans toute l’étendue de la baronnie de Fumichon. Sont compris dans le présent bail les rentes seigneurialles du fief de Thilliaires situé dans les paroisses de Lieurey et Nouars (Noards), moyennant 600 livres par an « . = Arch. SHL., 2 F. Fonds Boudard.

1784 – 22 Juin. Guillaume Jacques François BOUDARD fait bail pour 5 années commencées au 1er Janvier dernier au sieur Clément MOURRIER et Nicolas HOULETTE laboureur demeurant en la paroisse de Firfol, les deux tiers de la grosse dîme de la paroisse de Firfol appartenant à M. l’abbé de NARBONNE à cause de son prieuré moyennant un fermage annuel de 1300 en deux termes 1er Juin et 1er Décembre et en outre livreront au sieur BOUDARD par chacun(?) an 75 gleux de paille de blé et 50 gleux de paille de foin(?). Papiers BOUDARD S.h.L.

1788 – 8 Juin. M. l’abbé de NARBONNE prieur ayant par bail passé devant les notaires d’Evreux le 11 février 1788 cédé à Guillaume Jacques François BOUDARD la dîme de Firfol moyennant 700 livres par an; Ce dernier la céde à son tour à son fils ainé et à Pierre DAVID chacun par (invitre)? moyennant le même prix et aux mêmes conditions. Papiers BOUDARD S.h.L.

1788 – 8 Novembre. Bail par Guillaume Jacques François BOUDARD stipulant les droits de M.l’abbé de NARBONNE prieur commandaires de Firfol pour neuf années commençant au 1er Janvier 1789 aux soeurs Alexis MOURIER et Nicolas HOULETTE, laboureur demeurant en la paroisse de Firfol de la dîme et grange de dîme appartenant aud. sieur abbé.
1° Gardes et conserves les droits et possessions dud. prieuré sans souffrir qu’il y soit fait aucune entreprise.
2° De décliner tous les ans une somme de paille au desservant de la chapelle dud. prieuré et un prix de fermage annuel de 1424 l en deux termes, 1er décembre et 1er Juin. Papiers BOUDARD S.h.L.

1789 – 3 Juin. Dans une lettre adressé par Mr. l’abbé de NARBONNE, prieur de Firfol à M. BOUDARD receveur des decimes.
Evreux 3 Juin 1789. « …je vous prie Monsieur, de faire achetter aubes, linges et chasubles nécessaires pour célébrer la sainte messe dans la chapelle de mon prieuré de Firfol, mon intention est quelle y soit célébrée désâment. Quand à la petite cloche dont une partie je vous en laisse le maitre. Les paroissiens ne pouront jamais me forcer à en mettre une autre, mon bénéfice ne les regarde en rien.
Il n’y a que Mr. Levêque qui pouroit m’obliger à acquitter les fondations si je n’égligeais et si on m’inquietoit, je changerais l’heure de la messe de ma chapelle. Papiers BOUDARD S.h.L.

– 1791 – 9 Juin. Requête présentée aux membres du district de Lisieux par Guillaume Jacques François BOUDARD en vertu de son bail du 11 février 1788 pour obtenir le remboursement de sommes payées par lui à M. de NARBONNE, ci-devant titulaire du prieuré.
« Nous administrateurs composant(?) le Directoire ou District de Lisieux estimons que les 600# payées par le Exposant d’avance doivent lui être restitués par la nation vu qu’ils ont été stipulés dans le bail.
Quant aux pots de vin payés, la demande est rejetée « attendu que le pot de vin n’est point employé dans le bail ».

Fonds divers : Inventaire des enveloppes.
– Enveloppe n° 110
Firfol : ancien prieuré Saint Christophe (4 photos)
Firfol : vieille maison à colombages (1 photo)
– Enveloppe n° 14
Promenades à travers les communes des environs de Lisieux – 1ère série : Firfol.

Fonds Comte De BECCI.
– 12 Firfol église Manoir St-Christophe Prieuré notes de Mr le Chanoine Hugonin et de Mr de Cavarloy Juin 1944.
– 65 Fond de Becci il est question de FIRFOL.

Fonds STURLER – PHOTOS ET PELLICULES.
57 O – Firfol 1er février 72, Accident voiture – 1 pellicule 6/6.

Fonds ANCIEN 1F.
– 1F425 : 15 février 1568 : Contrat de mariage de Jehan Houlley de Firfol et Mauricette Esnault de Courtonne la Meurdrac.
– 1F449:1725: Succession de Charles Sébastien de Nocey. (décédé 16-06-1724) – Vente de la terre de la Reue.
– deux pièces sur papier, traité de mariage 25 juin 1508
– 1 pièce sur papier accord amiable entre la veuve de Nocey et ses enfants.
– 12 pièces dont deux sur parchemin dont vente de la terre de la Reue à Hermival, Ouilly du Houlley et Firfol.

[1] LONGNON, 1903, p. 248b.: Abbas de bernayo, pro omnibus bonis: 1.550 lb.
[2] FORMEVILLE, 1875, t. I, pp. xxx-xxxiv; LONGNON, 1903, p. 249 c. Dans le Pouillé rédigé vers 1350, le prieuré ne figure pas nommément, sans doute est-il compris dans la mention p. 248b: « Abbas de Cormelliis, pro omnibus bonis: 844 lb.
[3] BN Fr. 26.010, Nø 1087; Cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.
[4] FORMEVILLE, t. II, p. 397.
[5] Cf. BN Fr. 26.015, Nø 2380; cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.
[6] Sur Jehan de Béthencourt, « maistre de l’artillerie du roi en son chastel de Meleun », voir: DELISLE Léopold, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380), Paris, Imp. Nationale, 1874, p. 175, nø 359.
[7] Cf. Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 cité par Michel NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.
[8] LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, p. 24.
[9] LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur-Election, Caen, Poisson, 1827, p. 52.
[10] Cf. Pièces Justificatives.
[11] Sur la commune voir la courte notice de Joseph CORNU, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, pp. 7-9..
[12] Arcisse de CAUMONT.- Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 97-105.
[13] Voir les reproductions: LESCROART (Yves).- La Renaissance en Pays d’Auge in La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975.
[14] Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tellières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .
[15] chanoine R. HUGONIN, « Prieuré de Firfol », BSHL, Nø 27, 1926-1930 (1930), p. 206..
[16] Fø 249 cité par FORMEVILLE, t. II, p. 347
[17] G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, t. II, p. 213
[18] op. cit., II, p. 252 .
[19] En 1320, Colin de Droucourt tenait à Drucourt un membre de haubert prisé 30 livres (Dénombrement de beaumont). D’après l’art. 231 de ce compte, ce serait le fief des Boscdrouet, sis à Drucourt, qui appartint à la famille de Béthencourt.
Guillaume de Béthencourt, tenait aussi en 1406, un quart de fief à Friardel, dit fief de Douville, dépendant du seigneur du lieu; le 6 mai 1437, ce fief était tenu par Colin de Béthencourt, et, le 4 avril 1456, par Jean de Mailloc, à cause de sa femme, héritière dudit Colin (Aveux de Friardel, A.N., P. 308.)
Parmi les arriÈres vassaux de la baronnie de Tillières figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol (ibid. )
En 1418, Guillaume de Béthencourt obtint un sauf conduit (Carte:-Catalogue des rôles normands ).
Le 15 juin 1454, les héritiers de Guillaume de Béthencourt, écuyer tenaient du fief de la Poterie-Mathieu les fiefs du Mesnil, sis au Mesnil, de la Lacqueraye et de Beaufou, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye, et de la Tillières, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye (A.N., P. 305.)
[20] La seigneurie d’Ouillie-la-Ribaud était un membre de la seigneurie de Tillières qui appartenait en 1413 à Guy Le Baveux, chevalier et qui fut plus tard partagée entre ses trois filles (A.N., P. 308. Vicomté de Conches). Pendant l’occupation anglaise cette baronnie était tombée entre les mains de Loys Bourgoys, chevalier, puis, par don royal, entre celles de Hue de Launoy, chevalier, qui la céda à Mathieu Goth en 1430, avec la baronnie de Coulonces (A.N., JJ 175, nø 107). Ce fameux capitaine anglais, après avoir participé à la prise de Louviers, de mai à octobre 1431, reçut les terres de Robert de Cramesnil, de Jehan d’Epinay et de Robert du Val (A.N., JJ 175, nos 92 et 295). Mathieu Goth, écuyer, seigneur d’Ouillie, fut chargé le 24 janvier 1446, de rassembler cent hommes d’armes et 300 archers à prendre parmi les bandes indisciplinées qui campaient autour de Bernay et de les emmener-dans le Maine (A.N. K. 68, nø 121). On le retrouve en 1448 à la tˆte de la garnison de Bellˆme, qui dut ouvrir ses portes le 20 novembre au duc d’Alençon. Il prit part à la bataille de Formigny et, après la déroute des Anglais, alla s’enfermer dans Bayeux (Lange, Ephémérises normandes ). Obligé de capitules le 16 mai, il rentra en Angleterre, o— il combattit à la bataille du Pont de Londres aux côtés du sire de Scales (Hunger, Les Capitaines de Vire, p. 99).
Après la libération, la seigneurie d’Ouillie-la-Ribault revint pour une part à Philippe de Manneville, écuyer, et pour la partie située à Saint-Léger-d’Ouillie, à Catherine Le Baveux, une des filles de Guy, qui était en 1462, veuve de Louvel Lestandart, écuyer; son fils, Pierre Lestandart tenait cette partie de fief dès 1455 (Aveu de la baronnie de Tillières, du 20 novembre (A.N., P. 308).
En 1467, c’est Jeanne Filleul, veuve de Pierre Lestandart, qui possède cette fraction (Arch. Calv. coll. Danquin, nø 253).
Le Mont Hamel désigne sans doute l’éperon situé au sud de la rivière Paquin, qu’on retrouve sur la carte de Cassini, sous la forme « Mont Hamel », dans la paroisse d’Hermival ».
[21] Selon l’ex. de T. Manque dans plusieurs.,
[22] Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tillières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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