FIRFOL



NOTES  sur FIRFOL – 14270

Michel COTTIN – Octobre 1993

1 – Bibliographie.
2 – Archives SHL.
3 – Références historiques
4 – Manoir Saint-CHRISTOPHE

Le territoire de FIRFOL contient un certain nombre de monuments intéressants – la chapelle du prieuré, la ferme de Nolent, le Manoir de Douville et bien entendu ce Manoir saint-Christophe que nous visitons aujourd’hui.
Par contre, il est difficile, en l’état de notre documentation, de retracer l’histoire de ces propriétés, le nom mémères anciens-possesseurs nous étant parfois totalement inconnus.
Il y a tout lieu de penser cependant qu’il faut les rechercher parmi les seigneurs qui relevèrent l’abbaye de Cormeilles aux XIe et XIe siècles en lui aumônant quelques revenus ou des terres sur l’une desquelles fut élevée entre autres la chapelle Saint-Christophe. Cette abbaye dont les biens étaient de peu d’importance comparés à ceux de l’abbaye de Bernay[1] LONGNON, 1903, p. 248b.: Abbas de bernayo, pro omnibus bonis: 1.550 lb.  était patronne de l’église Notre-Dame de Firfol et de son prieuré[2] FORMEVILLE, 1875, t. I, pp. xxx-xxxiv; LONGNON, 1903, p. 249 c. Dans le Pouillé rédigé vers 1350, le prieuré ne figure pas nommément, sans doute est-il compris dans la mention p. 248b: « Abbas de Cormelliis, pro omnibus bonis: 844 lb. .
Aux environs de 1370, cette paroisse dépend de la vicomté d’Orbec et de la sergenterie de Moyaux[3] BN Fr. 26.010, Nø 1087; Cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE. mais il s’agit d’une paroisse de 60 feux[4] FORMEVILLE, t. II, p. 397. relativement pauvre puisque sa participation à l’aide levée en 1378 sur les vicomtés de Normandie représente approximativement la moitié des sommes versées par Fumichon – qui compte 80 feux – ou saint-Philbert-des-Champs par exemple[5] Cf. BN Fr. 26.015, Nø 2380; cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE..
Quelques familles nobles y demeurent: les Béthencourt[6] Sur Jehan de Béthencourt, « maistre de l’artillerie du roi en son chastel de Meleun », voir: DELISLE Léopold, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380), Paris, Imp. Nationale, 1874, p. 175, nø 359. avant 1383[7] Cf. Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 cité par Michel NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16., Philippe de Bellemare, en 1463[8] LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, p. 24., François du Bosch, sieur d’Hermival, en 1540[9] LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur-Election, Caen, Poisson, 1827, p. 52. , Guillaume du Bosch, écuyer, en 1547[10] Cf. Pièces Justificatives.
nous nous arrêterons aujourd’hui au Manoir Saint-CHRISTOPHE ainsi-qu’aux ruines de l’ancien prieuré du même nom[11] Sur la commune voir la courte notice de Joseph CORNU, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, pp. 7-9..
« Il y avait sur le territoire de Firfol, un prieuré régulier dont le patronage appartenait, comme celui de l’église paroissiale, à l’abbaye de Cormeilles.
« La chapelle existe encore. C’est un petit édifice construit avec soin, qui date de la fin du XIIIe siècle ou des premières années du XIVe. Voici les dessins que M. Bouet en a faits.
« Le chevet est droit et ajouré d’une grande  fenêtre à trois meneaux qui occupe tout le pignon. Les murs latéraux sont divisés en deux travées par un contrefort; deux autres contreforts soutiennent les angles. Le midi est percé de deux fenêtres ogivales de médiocre dimension, partagées autrefois par un meneu qui portait sans doute une tracerie rayonnante. Sa corniche est accompagnée d’une série de trèfles gravés en creux dans la pierre. Au nord il n’y a d’ouvertures primitives que vers l’orient, ce sont deux étroites lancettes. Des bâtiments ont du s’appuyer de ce côté de la chapelle, qui est élevée sur une cave et correspondait ainsi à leur premier étage. Les portes sont peu caractérisées et doivent dater de diverses époques.
« La grande porte d’entrée s’ouvre sur le chemin, à l’occident. Elle est à arc surbaissé et paraît avoir été retravaillée vers la fin du XVIe siècle. Le porche en maçonnerie qui la protège est du XVe siècle; il était recouvert par une voûte ogivale en charpente fort soignée et dont les moulures se rencontrent fort rarement.
« Au dessus, dans le pignon, s’ouvre une fenêtre semblable à celles qui éclairent le mur méridional. L’appareil des murs se compose de moellons: on n’a employé la pierre de taille que pour les angles, les contreforts, l’entourage des baies. La pierre est rare dans le pays, et il est fort instructif d’étudier la manière intelligente dont le constructeur a su l’économiser, tout en donnant à son oeuvre un air d’ampleur qu’on atteindrait difficilement, même avec les ressources dont les architectes disposent de nos jours. Les colonnes sont grêles, les chapiteaux peu fouillés, les bases un peu plates, mais il faut une analyse complète pour constater ces défectuosités, que le premier coup-d’oeil n’aperçoit pas.
« Les gros murs me paraissent dater de deux époques: une partie du-blocage, surtout à l’orient, peut remonter jusqu’au commencement du XIIIe siècle, comme les deux étroites lancettes dont il a déjà été parlé; le reste est de cent ans plus jeune et appartient comme les autres fenêtres, à l’architecture rayonnante.
« Le plan indique la longueur et la largeur de la chapelle, les murs latéraux ont, sous comble, 22 pieds environ; on compte 38 pieds au haut du triangle du chevet.
« Cette chapelle sert maintenant de bâtiment d’exploitation rurale. La voûte est ogivale, en merrain, avec entraits et poinçons visibles. Des trèfles en noir décorent les douvettes.
« Les fourrages qui y sont habituellement entassés empêchent un examen approfondi de toutes les parois; il doit y avoir une piscine.
« M. le curé de Firfol a eu l’obligeance de nous communiquer les noms des prieurs de St -Christophe qu’il a trouvés, en dépouillant les registres de sa paroisse. Ces registres remontent à 1600, mais c’est seulement un siècle plus tard que l’on trouve le premier prieur, et la liste est loin d’être complète:

Noms des curés Prise de possession Vicaires ou prêtres habitués
ou prieurs de Saint Christophe

Pierre Le Chien 1650
Bonaventure Carrey 1667 Jean Loisel
Nicolas Polin 1669 Guillaume Gardois
Bonaventure Carrey 1673 1680 prêtre habitué
Jean Goubey
1705 prêtre habitué
Jacques Heurtaux
Charles du Loir 1708 Prieur : Richard de Guirard
Frère Philippe Antoine de
Trousseauville de l’ordre des
Frères mineurs, convers de
Bernay, desservant provisoire 1718 le même prieur
Le Merlier id 1719
d’Osmont de Malicorne curé 1720
Jacques Lecoq desservant prov. 1728
Robert Jean Baptiste Duval curé 1729
Guillaume Le Marchand curé 1730
Thomas Dubois desservant prov. 1736
Joseph Quesney curé 1737
1749 vicaire F. Lebrun
François Lebrun curé 1756/1787
Guillaume Allaire constitutionnel 1791
Louis Lamidey curé 1803
Jean Claude Doucet curé 1805
Boudard curé d’Hermival desserv.
provisoire 1831
Hippolyte Pétron 1832

1 – Bibliographie :

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados , Caen, Hardel, 1867, t. V, pp. 97-105, ill.
Réédition Floch : tome III page 91.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 97-105.
« Manoir.- De l’autre côté du chemin est l’enclos du manoir Saint-Christophe. Malgré son nom qui pourrait le faire regarder comme une dépendance du prieuré dont nous venons de nous occuper, c’était un fief laïc
« Du côté de la façade, les moulures des sablières, les profils des poteaux corniers et des poteaux d’huisserie sont gothiques. Il n’y a aucune sculpture. Tout l’effet est produit par les encorbellements et la tourelle carrée de l’escalier qui présente son pignon parallèlement à la façade « .
« Le bout de la maison qui forme galerie ouverte au rez-de-chaussée, et la face du côté du jardin ont reçu une très riche décoration. Les trois poteaux qui servent de colonnes à la galerie et portent les étages supérieurs sont sculptés, sur chaque face, d’ornements de la Renaissance, tous variés, mais dont un spécimen fera suffisamment connaître les motifs « .
« Au milieu de ces motifs sont des médaillons circulaires renfermant un buste d’homme et un buste de femme. Il est à croire qu’il ne faut considérer ces figures, que l’on rencontre dans presque toutes les constructions de la Renaissance, que comme pure décoration. Souvent, on raconte que ce sont les portraits du maître et de la maîtresse du logis. Sur la face externe du poteau central est un sujet en haut-relief. Malgré son état de dégradation, du aux intempérances du temps aussi bien qu’aux accidents inséparables d’une existence de trois siècle, on reconnaît parfaitement saint Christophe, portant sur l’épaule son fardeau divin « .
« L’angle du poteau cornier porte aussi une statuette. C’est une femme couronnée, ayant une épée à la main, un monstre sous les pieds. A ces emblèmes on reconnaît sainte Marguerite. Les sablières ont de jolis rinceaux de la Renaissance « .
« A l’étage supérieur, s’ouvre une jolie fenêtre à croix délicatement ciselée. Sur le trumeau central est représenté saint Michel terrassant le diable. Il y avait sur la façade, deux statuettes qui ont été buchées ; nous avons pu découvrir, pour toute sculpture, une feuille de chêne derrière un volet. Est-ce un rébus ? Faut-il y voir une allusion au nom du constructeur ou à celui du propriétaire ? « 
« La face du jardin a conservé intacte toute sa décoration
Elle est concentrée sur la partie méridionale ; la salle qui fait-saillie est en pierre et sans ornements. Elle doit être de même date que le reste « .
Au midi, nous trouvons les sablières avec rageurs bien conservées, les fenêtres de même style que celle que nous avons déjà décrite, plus un double rang de statuettes « .
« Au rez-de-chaussée, sainte Barbe, saint Pierre, saint Jean-l’Evangéliste avec son calice surmonté d’un dragon ; enfin une femme agenouillée devant un homme le bras levé, le vêtement court, comme on représente à cette époque le bourreau. Nous ne pouvons deviner ce sujet « .
« A l’étage supérieur, en suivant le même ordre, on reconnaît un évêque bénissant, la Trinité, telle qu’on la figurait ordinairement, savoir, le Père-Eternel assis soutenant la croix de ses deux mains et une colombe planant au-dessus de la tête du Christ ; enfin une femme agenouillée tenant une corbeille « .
« A divers endroits, on reconnaît la trace de blasons qui auraient pu nous faire deviner le nom de l’ordonnateur de cette oeuvre artistique ; mais ils ont été buchés avec un soin désolant « . Cependant notons que le sommier de la chambre Ouest con serve les traces d’un lambel à trois pendants.
« A l’intérieur, on voit encore de vastes cheminées dont les croquis, de celle de la cuisine. Dans une des chambres il s’en trouve une non moins curieuse « . Quoique que très archaïques quant à leur forme avec leurs colonnes jumelées et baguées ou leur niche en tiers point trilobé, leur modénature accuse très nettement le milieu du XVIe siècle. Construites en calcaire cénomanien elles offrent des assises larges de plus d’un mètre.
« Des portes à panneaux plissés, des peintures sur les poutres d’une chambre, des volets à médaillons, des sommiers sculptés de torsades et d’entrelacs, sont les seuls motifs de décoration intérieur qui subsistent encore « .
« Les bâtiments accessoires n’offrent aucun intérêt, si ce n’est le puits de grande dimension, avec le petit édicule qui le recouvre et le colombier en bois octogone, sur une base circulaire. Il était décoré de sculptures ; mais elles ont été recouvertes d’un enduit épais « .
Notre auteur ne put découvrir ni le nom constructeurs, ni même celui des anciens propriétaires.
Il semblerait que le fief de Firfol ait relevé au XVe siècle de la seigneurie d’Ouillie qui relevait elle-même de la baronnie de Tillières qui appartenait en 1413 à Guy le Bayeux[22] Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tillières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .
« En 1463, Montfaut trouva noble, à Firfol, Philippe de Bellemare, qui a donné son nom à une terre située plus loin dans la plaine. Vers 1540, François du Bosch était seigneur d’Hermival et de Firfol. Après lui, Jean du Bosch, qui avait épousé, vers 1608, Marie d’Oinville, porta les mêmes titres. ».
« Jacques du Houlley, conseiller du roi, ancien lieutenant général, civil et criminel de la vicomté d’Orbec, était seigneur de Firfol en 1660 et 1667. D’autres membres de la famille du Houlley ont porté le même titre « .
La population de Firfol est de 228 habitants. Au XVIIIe siècle, il y avait 75 feux, soit plus de 350 habitants. Cette paroisse est comprise dans la sergenterie de Moyaux « .

CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux , Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p.
Firfol, Cordebugle, pp. 11-15

COTTIN Michel, Promenade d’Automne de l’Association le Pays d’Auge. Notes de visites: … Firfol, Manoir Saint-Christophe… publiées par Armand GOHIER dans PAR , 43, N° 12, Décembre 1994, pp. 27-31, ill.

DEVILLE Etienne, « Excursion du 27 août (1926) », AAN , 94 – 1927, pp.172-184
Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 1009.

FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes-lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318

FORMEVILLE Henry de, Cartulaire de Thomas Basin dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux , F° 249, t. II, p. 347

FOURNIER Dominique : note de toponymie : Cambremer, Fauguernon, Firfol- Bulletin Le Billot n°47 Sept.1994

GOURMONT Jean de, « L’excursion d’automne de l’Association ‘Le Pays d’Auge' », PAR , 14, N° 6, Juin 1984, pp. 8-10
prieuré de Saint-Christophe à Firfol.

HUGONIN chanoine R., « Prieuré de Firfol », BSHL, Nø 27, 1926-1930-(1930), p. 206.
« Prieuré de saint-Christophe.- Etat du Prieuré en 1784, d’après le contrat passé entre M. de Narbonne, possesseur du Prieuré – très embarrassé pécuniairement – et M. Boudard, de Lisieux, qui s’occupait des affaires du clergé et faisait encore mieux les siennes. La chapelle avait 36 pieds de longueur, 16 de largeur et 14 de hauteur. Un autel, deux statues: la >Vierge et Saint Christophe; deux portes inégales, un porche. La maison manable comprenait huit pièces, un puits dans la cour de 80 pieds de profondeur, cave sous la chapelle.
« Le prieuré dépendait de l’abbaye de Cormeilles »

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol.. In-8°.
Firfol, I, 34LECOQ, Monographie de la commune de Firfol , Ms. s.d. vers 1885, 5 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9386LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975

MAYER Jannie, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie:Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce , Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.
Firfol : Manoir Saint-Christophe

NEDELEC Yves : documentation 2002 (Eglise, J.-B. Daubin …) Voir Archives SHL NE26

PELLERIN Henri, « Saint-Sébastien de-Préaux », PAR , 11, N° 11, Novembre1961, p. 7

PIEL abbé E. , Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations Ecclésiastiques , t. V, p. 360

PREVOST G.-A., Armorial général de France ( Edit de Novembre 1696 ) .Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale , t. II, p. 213; II, p. 252

2 – Archives SHL :

Voir FONDS 1-F
1F425 : 15 février 1568 : Contrat de mariage de Jehan Houlley de Firfol et Mauricette Esnault de Courtonne la Meurdrac.
1F432 : fin du 16e siècle : Guillaume, Loïc et Martin Davy de Firfol reconnaissent la validité de leur signature au bas d’un acte.
1F449 :1725 : Succession de Charles Sébastien de Nocey. (décédé16-06-1724) – Vente de la terre de la Reue.
– deux pièces sur papier, traité de mariage 25 juin 1508
– 1 pièce sur papier accord amiable entre la veuve de Nocey et ses enfants.
– 12 pièces dont deux sur parchemin dont vente de la terre de la Reue à Hermival, Ouilly du Houlley et Firfol.

Voir FONDS BOUDARD ou BOUDARD.SPR :
– 2FA5 : 16 novembre 1756 : Robert BOUDARD et Marguerite FOLLIN cèdent à G-J-F BOUDARD leur petit-fils de Firfol, 20 livres de rente.
– 2FA18 : 1781 : Mémoire de Travaux à Firfol.
2FA42 : 22 juin 1784 : Prieuré de Firfol. Bail des 2/3 de la grosse dixme ( G-J-F BOUDARD)
– 2FA68 : Période révolutionnaire : reçus de contributions foncières pour Firfol et Lisieux.
– 2FA70 : An 6 : Changement de domicile de Guillaume J.-F. Boudard de Firfol à Lisieux.
– 2FA85 : 5 mars 1746 : Fieffé de 6 pièces de terre à Firfol.
– 2FA88 : 1768-1791 : divers Boudard à Firfol
– 2FL32 : Prieuré de Firfol : Dîmes

FONDS STURLER :
– 57 O Firfol – 1er fev 72 accident voiture 1 pelliculle 6/6

Achat du 11- 02-2003. Lot n° 82.
FIRFOL :
1) 1551, papier, curé de Firfol ;
2) papier, conflit de l’abbé de Cormeilles et le prieuré de Firfol pour la nomination du curé.

FONDS VASSEUR : « Doyenné de Moyaux »
15 – FIRFOL – Ecclesia de Fierfol – de Frafolio

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 75 feux
sous l’invocation de Notre dame

Patronage:
XIVe, XVIe et XVIIIe : abbas de Cormeliis

Prioratus de Firfolio

Sous l’invocation de St Christophe

Patronage XVIe et XVIIIe : Abbas de Cormeliis

Insinuations
Nous devons à l’obligeance de M. Petron les documents suivants sur ses prédécesseurs à la cure de Firfol
Les registres de la paroisse remontent à 1600, mais les noms des curés qui l’ont gouvernée avant 1650 nous sont inconnus.

d’Hozier donne le blason de l’un des prieurs de Firfol : Gaspard Girard losangé d’argent et de gueules

En 1463 Montfaut trouva noble à Firfol Philippe de Bellemare qui a donné son nom à une terre indiquée par Cassini.
La recherches des élus de 1540 y inscrit François du Bosch, seigneur d’Hermival, c’est sans doute une erreur de titre.
Des actes originaux du 17e et du 18e siècle m’ont donné les noms de :
– Jacques du Houley, seigneur de Firfol, conseiller du Roy, lieutenant général, ancien civil et criminel de la vicomté d’Orbec (17 mars 1660, 5 décembre 1667)
– Messire Jean du Houlley, chevalier baron châtelain, haut justicier du Houley, seigneur de Firfol et de La Lande, conseiller du Roy en son parlement de Paris (9 juillet 1740).
D’un autre côté j’ai trouvé dans un acte de vente du 19 octobre 1664 mademoiselle Françoise Carrey, veuve de feu Maistre Olivier Carrey, vivant seigneur de Montbert et de Firfol, conseiller du Roy, président en l’élection de Lisieux.

Je serais tenté de croire qu’il y a usurpation de titre dans ce dernier cas.

La Famille du Houlley avait succédé à la famille du Bosch, Jean du Bosch, celui qui avait épousé vers 1600 Marie d’Oinville, était seigneur d’Hermival et de Firfol, ceci explique aussi comment un autre membre de la famille du Bosch produisit à Firfol en 1540.

Recherche de 1666
Messire Régné de Grieu, prêtre, ancien noble.
Nicolas de Grieu, seigneur du Val et de Bellemare.
Pierre de Nollent, seigneur de la Vallée.

Description de la chapelle du Prieuré Saint Christophe du 21 juillet 1853
Description du manoir de Firfol
Description de l’église paroissiale de octobre 1862
Description de la cloche
L’an 1783 Louis Jardin, trésorier de Firfol
Une croix sur le pied de laquelle on lit Jean Conart fecit

3 – Références historiques :
PIECES JUSTIFICATIVES

c. 137
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)
Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumichon, Hermival, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-Val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …
Sergenterie de Moyaux
La paroice de la Chappele Harenc pour partie (Chapelle-Hareng) ij franc
Saint Martin de Courtonne xx s
Nourolles (Norolles) xx f.
Firfol xxiiij f.
Coutonne la Murdent pour partie (Courtonne-la-Meurdrac) xxvj f.
Foumiçon (Fumichon) l f.
Faux guernon (Fauguernon) xxvj f.
Marolles en partie xxiiij f.
Saint Philbert des Champs lxx f.
= BN Fr. 26.015, N° 2380
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1405 , 12 octobre
Information de Jacques Poingnant, vicomte de Pont-Authou et de Pont-Audemer, pour la mise hors de garde noble de Guillaume de Béthencourt, écuyer, né en décembre 1383 et baptisé à Firfol, fils de Guillaume de Béthencourt, qui est en la garde du roi depuis le décès de son aïeul Hue de Béthencourt, mort le 17 décembre 1401 et inhumé dans l’église de Saint-Georges-du-Mesnil (Eure)
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.

1406 , 13 janvier
Information de Jacques Poingnant, vicomte de Pont-Authou et de Pont-Audemer, pour la mise hors de garde noble de Guillaume de Béthencourt, écuyer, né en décembre 1383 et baptisé à Firfol, fils de Guillaume de Béthencourt, qui est en la garde du roi depuis le décès de son aïeul Hue de Béthencourt, mort le 17 décembre 1401 et inhumé dans l’église de Saint-Georges-du-Mesnil (Eure)
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.

1444, Saint-Michel
Compte de Jean Le Muet
174.
(160) – De la ferme Richart de Landeaulx, que soulloit tenir Colin de Droucourt, et à présent en est tenant Guillaume de Béthencourt. Pour-moictié…………………………………………………..C-s.t[19]En 1320, Colin de Droucourt tenait à Drucourt un membre de haubert prisé 30 livres (Dénombrement de beaumont). D’après l’art. 231 de ce compte, ce serait le fief des Boscdrouet, sis à Drucourt, qui appartint à la famille de Béthencourt.
Guillaume de Béthencourt, tenait aussi en 1406, un quart de fief à Friardel, dit fief de Douville, dépendant du seigneur du lieu; le 6 mai 1437, ce fief était tenu par Colin de Béthencourt, et, le 4 avril 1456, par Jean de Mailloc, à cause de sa femme, héritière dudit Colin (Aveux de Friardel, A.N., P. 308.)
Parmi les arriÈres vassaux de la baronnie de Tillières figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol (ibid. )
En 1418, Guillaume de Béthencourt obtint un sauf conduit (Carte:-Catalogue des rôles normands ).
Le 15 juin 1454, les héritiers de Guillaume de Béthencourt, écuyer tenaient du fief de la Poterie-Mathieu les fiefs du Mesnil, sis au Mesnil, de la Lacqueraye et de Beaufou, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye, et de la Tillières, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye (A.N., P. 305.).

216. (292).- D’un autre tiers et dangier d’une troche de bois séant ou treffons Mathieu Go, escuier, seigneur d’Ouillie-la-Ribault, icelle troche jouxte d’un costé le chemin d’Ouillie tenant au chemin de Vaulx, d’autre costé aux Coustures de Lauffarie tendant à Hermival et d’un bout le chemin qui descent du moustier de Fiefol au moustier d’Hermival, et d’autre bout la sente descendant de Fierfol à la carrière du Mont Hamet, par Thomas Le galloys. Pour moictié à ce terme, ije vje paiement………………….. lxxj s[20] La seigneurie d’Ouillie-la-Ribaud était un membre de la seigneurie de Tillières qui appartenait en 1413 à Guy Le Baveux, chevalier et qui fut plus tard partagée entre ses trois filles (A.N., P. 308. Vicomté de Conches). Pendaznt l’occupation anglaise cette baronnie était tombée entre les mains de Loys Bourgoys, chevalier, puis, par don royal, entre celles de Hue de Launoy, chevalier, qui la céda à Mathieu Goth en 1430, avec la baronnie de Coulonces (A.N., JJ 175, nø 107). Ce fameux capitaine anglais, après avoir participé à la prise de Louviers, de mai à octobre 1431, reçut les terres de Robert de Cramesnil, de Jehan d’Epinay et de Robert du Val (A.N., JJ 175, nos 92 et 295). Mathieu Goth, écuyer, seigneur d’Ouillie, fut chargé le 24 janvier 1446, de rassembler cent hommes d’armes et 300 archers à prendre parmi les bandes indisciplinées qui campaient autour de Bernay et de les emmener-dans le Maine (A.N. K. 68, nø 121). On le retrouve en 1448 à la tˆte de la garnison de Bellˆme, qui dut ouvrir ses portes le 20 novembre au duc d’Alençon. Il prit part à la bataille de Formigny et, après la déroute des Anglais, alla s’enfermer dans Bayeux (Lange, Ephémérises normandes ). Obligé de capitules le 16 mai, il rentra en Angleterre, o— il combattit à la bataille du Pont de Londres aux côtés du sire de Scales (Hunger, Les Capitaines de Vire, p. 99).
Après la libération, la seigneurie d’Ouillie-la-Ribault revint pour une part à Philippe de Manneville, écuyer, et pour la partie située à Saint-Léger-d’Ouillie, à Catherine Le Baveux, une des filles de Guy, qui était en 1462, veuve de Louvel Lestandart, écuyer; son fils, Pierre Lestandart tenait cette partie de fief dÈs 1455 (Aveu de la baronnie de Tillières, du 20 novembre (A.N., P. 308).
En 1467, c’est Jeanne Filleul, veuve de Pierre Lestandart, qui possÈde cette fraction (Arch. Calv. coll. Danquin, nø 253).
Le Mont Hamel désigne sans doute l’éperon situé au sud de la rivière Paquin, qu’on retrouve sur la carte de Cassini, sous la forme « Mont Hamel », dans la paroisse d’Hermival »..
÷ FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes-lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318

1463
Recherche de Montfaut
22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté,par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.

NOBLES PERSONNES
Sergenterie de Moyaux
24
Philippe de Bellemare, Firfol[21] Selon l’ex. de T. Manque dans plusieurs.,
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8ø.

1524, 24 août – Les Vaux
Perrette, veuve de defunt Guillaume Lailler, demeurant à Lisieux,-héritière en partie de feu Guillaume Labbey, son oncle, en son vivant prêtre, curé de Firfol, vend à noble homme Nicolle Le Boctey, seigneur de Marolles, avocat en court laye, ung chapon et un denier tournois de rente par an qu’elle avait droit de prendre sur une pièce de terre en pré sise paroisse des Vaux, d’après des lettres passées devant Jehan Lemasuyer, tabellion le 2 novembre 1453.
= Tab. de Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX
Faite en 1540…
Firfol
105.- François du Bosch, Sr de Hermival, pour justifier sa noblesse ancienne, s’est aidé d’un arrˆt de la cour de nos sieurs les Généraux, donné le 18 décembre 1520, à son profit et de la demoiselle sa mère.

1547, mardi 12 janvier ( n.st.) – Lisieux
Guillaume Dubosc, escuyer, de la paroisse de Firfol, baille par-eschange à maistre Nicole Lepetit, avocat de court laie, bourgeois de Lisieux, deux maisons assises en ceste ville de Lisieux sur la rue de Haut de la Boucherie avec l’héritage et la droiture de la poterie de lad. ville, prééminences, franchises, libertés, comprises une place vuide estant en derrière desdites maisons, jouxte d’un côté led. Lepetit et d’un bout aussy et Michel Le Valloys, écuyer, dud. bout; d’autre côté les hoirs Bernard Duchesne et d’autre bout de ladite rue de la Boucherie et Triperye comprins ung ouvroir et l’héritage d’icelluy avec le grenier de dessus, au bout duquel ouvroir se fait la montée et viz de lad. maison ou maisons jouxte icelluy ouvroir d’un costé et d’un bout lad. rue d’autre côté à présent Sébastien Harfort et d’autre bout, ladite viz de montée de la maison qui sont prochaines du bout des halles de la boullengerie. En eschange une rente de 12 livres 14 sols, 6 livres 7 sols et 68 livres 10 sols tournois avec 4 écus d’or de vin. Maitre Estienne Dubosc, curé de Hermival et présent à l’acte et plaige et cautionne led. Guillaume Dubosc, son neveu.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville – Arch. M.C. copie )

1598, 14 juin – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delannoy, tabellions au siège de Cour tonne-la-Ville, fut présent Jehan Le Chien, de la paroisse de Firfol, lequel amortit et rachète à Nicolas Desjardins, de Courtonne, 100 sols tournois fai sant moitié de 10 livres tournois de rente hypothécaire. Témoins: Jacques Ha guellon et Jehan Buisson.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1609, août – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jean Noeron et Pierre Drouart, tabellions, Jehan Le Chien, de la paroisse de Firfol, reconnaît avoir reçu de Nicolas Desjardins, de Courtonne, la somme de 50 livres tournois pour le rachat et amortissement de 100 sols ts. de rente.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1624, 16 mars – Courtonne-la-Meurdrac Par devant Guillaume Dumoulin et Simon Morel, tabellions à-L’Hôtellerie, Nicolas Desjardins, de Courtonne, abandonne ses biens à Jean, Nicolas et Romain, dits La Couture, de Firfol, ses biens sis à Courtonne.
= Arch. SHL. Pap. 6 ff. Analyse Deville.

1627, 10 août – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jean Pregnot et Jean Duhoux, tabellions à Lisieux, Nicolas Desjardins, demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, qui avait fait don par avance de ses biens à ses neveux Jean, Nicolas et Romain Couture, par contrat passé devant les tabellions royaux de l’Hôtellerie, le 20 mai 1624, insinué aux assises d’Orbec le 19 juin ensuivant, d’une part, et led. Romain Couture, demeurant audit Courtonne, pour lui et ses frères demeurant à Firfol, dautre part.
Led. Desjardins déclare que, vu son grand âge, il ne peut continuer à gérer ses biens, et s’en rapporte à ses héritiers.
Témoins: Nicolas Delaporte, et Etienne Thiré, de Lisieux.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff. Analyse Deville.

1628, 26 janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Guillaume Dumoulin et Philippe Delannay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, Nicolas Desjardins et Pasquette Le Bouteiller, sa femme, demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, vendent à Jacob du Houlley, sieur d’Anfernet, leurs biens et héritages sis à Courtonne et autres lieux, moyennant certaines redevances notamment 60 sols tournois envers la Confrèrie de Charité.
Témoins: Mathurin De La Porte, avocat, sieur de la BarillÈre, demeurant à Lisieux et Me Pierre Drouart, sieur de La Croix, demeurant à Firfol.
= Arch. SHL. Parch. 4 ff. Analyse Deville.

1660 – Lisieux
Sentences de Jacques du Houlley, écuyer, sieur de Firfol, lieutenant général, et de François Maillot, lieutenant civil et criminel en la vicomté d’Orbec, défendant par provision aux charités et confréries d’exposer aucuns plats aux jours de fˆtes et dimanches dans les églises, sous peine de 20 livres d’amendes et de saisie desdits plats et portant condamnation de Claude Lemarchand, échevin de la charité de Saint-Jacques de Lisieux, Michel Leclerc, échevin de la charité de Saint-Germain de Lisieux, Pierre Vauquelin, roi de la Confrérie de Saint-Jacques de Lisieux ( autres actes très intéressants sur les confréries de la ville de Lisieux = à revoir )
= in BENET ( Armand ).- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 70.- B.67, p. 2

1779, 5 mars – Firfol
Mre Etienne Cassel,pbre. du diocèse de Lisieux, chanoine-chèvecier et curé de l’église royale, collégiale et paroissiale de Notre-Dame de Poissy, diocèse de Chartres, et prieur commendataire du prieuré simple et régulier de St Christophe de Firfol demeurant à Poissy…. donne sa procuration pour résigner led. prieuré entre les mains de N.S-P. le pape en faveur de Mre François-Jacques de Narbonne, prêtre du diocèse de cahors, vicaire général du diocèse d’Evreux, archidiacre du neubourg en la cathédrale d’Evreux et titulaire de l’un des huit canonicats et prébende de l’ancienne fondation d’Angerville en lad. cathédrale ; et led. sieur de Narbonne donne aussi sa procuration pour résigner ses d. canonicats et prébende en faveur dud. sr. Cassel, le tout pour cause de mutuelle permutation. Fait et passé à paris en l’étude de Me Dosne, notaire au Chatelet….
= PIEL abbé

1753, 7 février – Fumichon
Par devant Pierre Pinel, notaire pour le siège d’Hermival fut présent Louis Adam, laboureur, demeurant en la paroisse de Piencourt, lequel en adhérant à la clameur qui luy avoit été signifiée… par.. Me Allexis Combault, huis sier le 19 décembre dernier… aud. nom, requeste de Messire Jean du Houlley, chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, la Lande et autres lieux,-conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Paris, y demeurant, rue Geofroy Lasnier, parroisse de Saint-Gervais, estant de présent à son château du Houlley pour retirer à droit féodal des mains de Louis Adam une pièce de terre en nature d’herbe, plant, labour contenant ver gée et demie ou environ située en la paroisse de Fumichon, déclare faire remise.
= A.D. Calvados – F. 5542

1759 – Ouilly-du-Houlley
Nobler et puissant seigneur messire Jean du Houlley, chevalier, baron, châtelain et haut-justicier dudit lieu du Houlley, aussi de Fumichon, seigneur et patron de Saint-Pierre-de-Canteloup, Baudet, Baratte, Thillaye, Firfol, de la Lande, Bellemare et autres terres et seigneuries, conseiller du roi au Parlement de
Paris, y demeurant en son hôtel rue Geoffroy l’Asnier, paroisse Saint-Gervais. (extrait d’une pièce de procédure contre un sieur Bardel, de Saint-Julien-de-Mailloc).
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1760, 28 décembre – Ouilly-du-Houlley
Me Adrien-Marie-Jean du Houlley, chevalier, seigneur baron et haut justicier du Houlley, fait bail à Guillaume-Jacques-François Boudard, de Firfol, de toutes les rentes foncières et seigneuriales dépendant de la baronnie et haute justice du Houlley.
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1763 – 10 novembre – Fumichon
Mre Laurent Marie Chappe, chevalier, conseiller du Roy en son grand Conseil, seigneur de Fumichon, Baratte, Baudet, Thilliaires-(Tillières), et autres lieux, à cause de dame Jeanne Anne Herment-(Hermant), son épouse, auparavant veuve de Mre Jean du Houlley,-chevalier, conseiller au Parlement de Paris, baille à Guillaume-François Boudard, demeurant dans la paroisse de Firfol du Houlley, pour neuf ans, qui ont commencé à la Saint-Michel dernière, toutes les rentes et droits seigneuriaux que ses vassaux sont obligés de lui faire dans toute l’étendue de la baronnie de Fumichon. Sont compris dans le présent bail les rentes seigneurialles du fief de Thilliaires situé dans les paroisses de Lieurey et Nouars (Noards), moyennant 600 livres par an « .
= Arch. SHL., 2 F. Fonds Boudard.

1766, 1er janvier – Ouilly-du-Houlley
Me du Houlley, de Saint-Aubin, a fait bail pour neuf années qui ont commencé au jour de Noêl 1766
pour finir à pareil jour de l’année 1775 au sieur Jean Goubley de la ferme nommée Le Lieu Douville située en la paroisse de Firfol par bail sous signature privée le 1er janvier 1766.
A charge de faire chaumer et employer tous les ans à ses frais 400 gleux de chaume et 40 gleux de roseau, plus de fournir au château du Houlley 78 gleux de bonne paille gleux à gerbe, plus six douzaines de pigneons, fournir quatre journées de son harnois pour vopiturer au profit dudit sieur bailleur, de fournir à ses frais au château 300 gleux de chaume plus un cochon gras ou 36 # plus 25 boisseaux de blé bien sec, plus fournir et planter tous les ans douze belles entes de valeur de 12 sols pièces, plus trois livres de bougies du Mans de quatre à la livre et trois pains de sucre fin de deux livres et demie, trois livres de pain. Ledit bail fait outre les conditions ci-dessus moyennant le prix et somme de 1050 livres de fermage par chacun an payables en deux termes égaux dont le premier sera exigible au jour de Noël 1767 et le second pour le jour Saint-Jean-Baptiste 1768.
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1779, 5 mars – Firfol
Mre Etienne Cassel, pbre. du diocèse de Lisieux, chanoine-chèvecier et curé de l’église royale, collégiale et paroissiale de Notre-Dame de Poissy, diocèse de Chartres, et prieur commendataire du prieuré simple et régulier de St Christophe de Firfol demeurant à Poissy…. donne sa procuration pour résigner led. prieuré entre les mains de N.S-P. le pape en faveur de Mre François-Jacques de Narbonne, prêtre du diocèse de cahors, vicaire général du diocèse d’Evreux, archidiacre du neubourg en la cathédrale d’Evreux et titulaire de l’un des huit canonicats et prébende de l’ancienne fondation d’Angerville en lad. cathédrale ; et led. sieur de Narbonne donjne aussi sa procuration pour résigner sesd. canonicats et prébende en faveur dud. sr. Cassel, le tout pour cause de mutuelle permutation. Fait et passé à paris en l’étude de Me Dosne, notaire au Chatelet….
= PIEL abbé, Inventaire historique des actes transcrits aux-insinuations Ecclésiatiques, t. V, p. 360

1779, 30 septembre – Ouilly-du-Houlley.
Arpentage par Nicolas Rousselet, arpenteur juré demeurant à Moyaux, d’une partie des bois taillis appartenant à mre Alexandre-François-Pierre du Houlley, ancien chevau-léger de la garde ordinaire du roi, héritier de Mre Adrien-Marie-Jean du Houlley, seigneur et baron haut-justicier du Houlley, demeurant ordinairement à Paris, paroisse saint-Eustache.
Bois de La Leux – Bois du Châtaignier – Bois des Onflaries.
Les tenanciers sont en général des gens de Firfol, saint-Martin-du-Houlley et Hermival.
= Arch. SHL. 2 F. Pap. 4 ff.

1785, 4 janvier – Firfol
Dispense de bans pour le mariage entre Philippe-Henry Boudard du-Plessis, fils de Guillaume-Jacques-François Boudard, receveur des-décimes du diocèse de lisieux, et de dame Marie-Marguerite Lamidey, originaire de la paroisse de Firfol et demeurant en celle de Saint Jacques de Lisieux, d’une part, et damoiselle Marie-ThérÈse Perrée fils de feu Philippe-François-Gabriel et de dame Marie-Thérèse Moutier, de la paroisse de Saint-Laurent-du-Mont, diocèse de Bayeux.
Suit la dispense de bans pour le même mariage accordée par Mgr Joseph-Dominique de Cheylus, premier aumônier de Madame la duchesse d’Artois « .
= PIEL abbé, Inventaire historique des actes transcrits aux-insinuations Ecclésiastiques, t. V, p. 594

4 MANOIR Saint-CHRISTOPHE

Le Manoir Saint-Christophe représente le modèle type du fief noble confondant dans une surface réduite une exploitation rurale avec ses granges et son colombier, et, attenante, une  suite de logis d’habitation. Regrettons qu’il n’existe aucune monographie sérieuse concernant cette propriété qui a fait l’objet de restaurations importantes au cours des vingt dernières années. Nous tenterons à partir des rares documents que nous possédons de jeter les bases d’une étude plus large.
Pour nous guider dans notre visite et tenter de reconstituer la-physionomie de cet ancien domaine, nous nous aiderons de la description qu’en donnait CH. VASSEUR au siècle dernier[12] Arcisse de CAUMONT.- Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 97-105. et au terme de la promenade on appréciera plus encore la qualité et la justesse des observations de notre talentueux prédécesseur qui a su nous transmettre l’image de tant de monuments altérés par le temps et les hommes.
« Manoir.- De l’autre côté du chemin est l’enclos du manoir Saint-Christophe. Malgré son nom qui pourrait le faire regarder comme une dépendance du prieuré dont nous venons de nous occuper, c’était un fief laïc
Pour s’en tenir à la partie centrale du domaine, celle que nous-visiterons, le Manoir de Saint Christophe présente une succession de bâtiments disposés selon un plan en L dont se détache, légèrement isolé, le colombier autrefois relié par un mur fermait la cour à l’angle Sud-ouest.
La cour, entre le Manoir et la Chapelle à gardé les traces de-mouvements de terrain difficiles à interpréter et une importante-dénivellation au pied du colombier laisse à supposer l’existence de douves qui auraient pu, à l’origine entourer le manoir. Sur les trois autres côtés, aucune dénivellation ne subsiste. Nous reviendrons d’ailleurs sur le côté défensif de cette propriété.
L’un des intérêts majeurs de cet ensemble réside dans la présence sur un même site d’éléments subsistant de constructions élevées entre le XVe et le XVIIIe siècle et très tôt abandonnées à usage d’habituation. En conséquence de quoi, dévolu à un usage agricole, il avait conservé la plus grande part de ses caractères originaux et, tout particulièrement, n’a pas subi les altérations apportées au XVIIIe siècle par l’agrandissement des ouvertures liées à la diffusion du verre à vitre. Les retouches y étaient donc peu nombreuses et de peu d’ampleur.
Ce plan en L est loin d’être homogène et une analyse succincte permet de dégager cinq campagnes principales de construction. La plus ancienne concerne l’habitation primitive reconnaissable à ses poteaux de très forte section, renflés dans leur partie médiane pour recevoir une lisse assurant sa stabilité longitudinale. Cette façade lisse percée sans doute de rares fenêtres reposait sur un haut soubassement de pierre. Comportant deux niveaux – et un comble – dont l’un-vraisemblablement à usage de cellier, cette construction s’inscrit dans la ligne des habitations des XIIIø-XVø siècles encore mal étudiées Voir MC. notes sur les constructions traditionnelles.
Vers l’Ouest, la seconde campagne concerna la construction d’un-prolongement de trois travées, ne comportant qu’une seule pièce par niveaux, sans communication, en raison de la forte différence des niveaux intérieurs, avec la partie déjà construite.
La cheminée, déportée dans l’axe, est adossée à la partie primitive. On peut imaginer, mais aucune trace n’en subsiste, qu’un escalier intérieur, logé entre la cheminée et la paroi Nord, reliait ces deux niveaux.
Une troisième campagne créa donc un escalier extérieur, libérant ainsi l’espace
On peut simplement regretter qu’une part importante du logis vers-l’Ouest ait disparu, ce qui disproportionne
Appartenant « à cette classe de constructions en bois d’un intérêt tout particulier, qu’on ne rencontre que dans les environs de Lisieux, sa construction date de la transition entre le style gothique et la Renaissance. Le plan et les deux dessins de M. BOUET font voir sa disposition et son aspect d’ensemble.

« Du côté de la façade, les moulures des sablières, les profils des poteaux corniers et des poteaux d’huisserie sont gothiques. Il n’y a aucune sculpture. Tout l’effet est produit par les encorbellements  et la tourelle carrée de l’escalier qui présente son pignon  parallèlement à la façade « .
« Le bout de la maison qui forme galerie ouverte au rez-de-chaussée, et la face du côté du jardin ont reçu une très riche décoration. Les trois poteaux qui servent de colonnes à la galerie et portent les étages supérieurs sont sculptés, sur chaque face, d’ornements de la Renaissance, tous variés, mais dont un spécimen fera suffisamment connaître les motifs « .
« Au milieu de ces motifs sont des médaillons circulaires renfermant un buste d’homme et un buste de femme. Il est à croire qu’il ne faut considérer ces figures, que l’on rencontre dans presque toutes les constructions de la Renaissance, que comme pure décoration. Souvent, on raconte que ce sont les portraits du maître et de la maîtresse du logis. Sur la face externe du poteau central est un sujet en haut-relief. Malgré son état de dégradation, du aux intempérances du temps aussi bien qu’aux accidents inséparables d’une existence de trois siècle, on reconnaît parfaitement saint Christophe, portant sur l’épaule son fardeau divin « .
« L’angle du poteau cornier porte aussi une statuette. C’est une femme couronnée, ayant une épée à la main, un monstre sous les pieds. A ces emblèmes on reconnaît sainte Marguerite. Les sablières ont de jolis rinceaux de la Renaissance « .
« A l’étage supérieur, s’ouvre une jolie fenêtre à croix délicatement ciselée. Sur le trumeau central est représenté saint Michel terrassant le diable. Il y avait sur la façade, deux statuettes qui ont été buchées ; nous avons pu découvrir, pour toute sculpture, une feuille de chêne derrière un volet. Est-ce un rébus ? Faut-il y voir une allusion au nom du constructeur ou à celui du propriétaire ? « 
« La face du jardin a conservé intacte toute sa décoration[13] Voir les reproductions : LESCROART (Yves).- La Renaissance en Pays d’Auge in La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975.. Elle est concentrée sur la partie méridionale ; la salle qui fait saillie est en pierre et sans ornements. Elle doit être de même date que le reste « .

Au midi, nous trouvons les sablières avec rageurs bien conservées, les fenêtres de même style que celle que nous avons déjà décrite, plus un double rang de statuettes « .
« Au rez-de-chaussée, sainte Barbe, saint Pierre, saint Jean-l’Evangéliste avec son calice surmonté d’un dragon ; enfin une femme agenouillée devant un homme le bras levé, le vˆtement court, comme on représente à cette époque le bourreau. Nous ne pouvons deviner ce sujet « .
« A l’étage supérieur, en suivant le même ordre, on reconnaît un évêque bénissant, la Trinité, telle qu’on la figurait ordinairement, savoir, le Père-Eternel assis soutenant la croix de ses deux mains et une colombe planant au-dessus de la tête du Christ ; enfin une femme agenouillée tenant une corbeille « .
« A divers endroits, on reconnaît la trace de blasons qui auraient pu nous faire deviner le nom de l’ordonnateur de cette oeuvre artistique ; mais ils ont été buchés avec un soin désolant « . Cependant notons que le sommier de la chambre Ouest con serve les traces d’un lambel à trois pendants.
« A l’intérieur, on voit encore de vastes cheminées dont les croquis, de celle de la cuisine. Dans une des chambres il s’en trouve une non moins curieuse « . Quoique que très archaïques quant à leur forme avec leurs colonnes jumelées et baguées ou leur niche en tiers point trilobé, leur modénature accuse très nettement le milieu du XVIe siècle. Construites en calcaire cénomanien elles offrent des assises larges de plus d’un mètre.
« Des portes à panneaux plissés, des peintures sur les poutres d’une chambre, des volets à médaillons, des sommiers sculptés de torsades et d’entrelacs, sont les seuls motifs de décoration intérieur qui subsistent encore « .
« Les bâtiments accessoires n’offrent aucun intérêt, si ce n’est le puits de grande dimension, avec le petit édicule qui le recouvre et le colombier en bois octogone, sur une base circulaire. Il était décoré de sculptures ; mais elles ont été recouvertes d’un enduit épais. « 

Notre auteur ne put découvrir ni le nom constructeurs, ni même celui des anciens propriétaires.
Il semblerait que le fief de Firfol ait relevé au XVe siècle de la seigneurie d’Ouillie qui relevait elle-mémère la baronnie de Tellières qui appartenait en 1413 à Guy le Bayeux[14]  Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tellières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .
« En 1463, Montfaut trouva noble, à Firfol, Philippe de Bellemare, qui a donné son nom à une terre située plus loin dans la plaine. Vers 1540, François du Bosch était seigneur d’Hermival et de Firfol. Après lui, Jean du Bosch, qui avait épousé, vers 1608, Marie d’Oinville, porta les mêmes titres. ».
« Jacques du Houlley, conseiller du roi, ancien lieutenant général, civil et criminel de la vicomté d’Orbec, était seigneur de Firfol en 1660 et 1667. D’autres membres de la famille du Houlley ont porté le même titre « .
La population de Firfol est de 228 habitants. Au XVIIIe siècle, il y avait 75 feux, soit plus de 350 habitants. Cette paroisse est comprise dans la sergenterie de Moyaux « .

PRIEURE Saint-CHRISTOPHE

Les ruines de la Chapelle Saint-Christophe nous rappellent qu’existait ici un prieuré sous le titre de ce saint. Les documents le concernant sont fort rares et nous ignorons tout de ses origines[15] chanoine R. HUGONIN, « Prieuré de Firfol », BSHL, Nø 27, 1926-1930 (1930), p. 206..
Nous savons seulement qu’il relevait de l’abbaye de Cormeilles qui possédait anciennement d’importants domaines dans cette région. Le cartulaire de Thomas Basin[16] Fø 249 cité par FORMEVILLE, t. II, p. 347  contient un acte de 1310, indiquant que « l’abbé et le couvent de Cormeilles sont contraints de vider et mettre hors de leurs mains, des terres et rentes qu’ils possédaient en la Baronnie de Thiberville »- baronnie qui appartenait à l’évêque de Lisieux – et pour ce quittèrent, vidèrent et délaissèrent leurs héritages, et rentes à Mgr. de Lisieux pour 108 l. « . Ils n’en conservèrent pas moins le-prieuré.
A la tête de ce Prieuré, en 1696, nous relevons la présence de Gaspar de (sic) Girard, prieur de Firfol (sic) qui porte « Losangé d’argent et de gueules »[17] G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, t. II, p. 213 . Quelques pages plus loin, selon d’HOZIER le Prieuré aurait blasonné « D’azur à un St-Christophe d’or passant une rivière d’argent[18] op. cit., II, p. 252 .

[1] LONGNON, 1903, p. 248b.: Abbas de bernayo, pro omnibus bonis: 1.550 lb.

[2] FORMEVILLE, 1875, t. I, pp. xxx-xxxiv; LONGNON, 1903, p. 249 c. Dans le Pouillé rédigé vers 1350, le prieuré ne figure pas nommément, sans doute est-il compris dans la mention p. 248b: « Abbas de Cormelliis, pro omnibus bonis: 844 lb.

[3] BN Fr. 26.010, Nø 1087; Cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

[4] FORMEVILLE, t. II, p. 397.

[5] Cf. BN Fr. 26.015, Nø 2380; cité dans AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

[6] Sur Jehan de Béthencourt, « maistre de l’artillerie du roi en son chastel de Meleun », voir: DELISLE Léopold, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380), Paris, Imp. Nationale, 1874, p. 175, nø 359.

[7] Cf. Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 251 cité par Michel NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 15-16.

[8] LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, p. 24.

[9] LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur-Election, Caen, Poisson, 1827, p. 52.

[10] Cf. Pièces Justificatives.

[11] Sur la commune voir la courte notice de Joseph CORNU, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, pp. 7-9..

[12] Arcisse de CAUMONT.- Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 97-105.

[13] Voir les reproductions : LESCROART (Yves).- La Renaissance en Pays d’Auge in La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975.

[14]  Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tellières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .

[15] chanoine R. HUGONIN, « Prieuré de Firfol », BSHL, Nø 27, 1926-1930 (1930), p. 206..

[16] Fø 249 cité par FORMEVILLE, t. II, p. 347

[17] G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, t. II, p. 213

[18] op. cit., II, p. 252 .

[19] En 1320, Colin de Droucourt tenait à Drucourt un membre de haubert prisé 30 livres (Dénombrement de beaumont). D’après l’art. 231 de ce compte, ce serait le fief des Boscdrouet, sis à Drucourt, qui appartint à la famille de Béthencourt.
Guillaume de Béthencourt, tenait aussi en 1406, un quart de fief à Friardel, dit fief de Douville, dépendant du seigneur du lieu; le 6 mai 1437, ce fief était tenu par Colin de Béthencourt, et, le 4 avril 1456, par Jean de Mailloc, à cause de sa femme, héritière dudit Colin (Aveux de Friardel, A.N., P. 308.)
Parmi les arriÈres vassaux de la baronnie de Tillières figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol (ibid. )
En 1418, Guillaume de Béthencourt obtint un sauf conduit (Carte:-Catalogue des rôles normands ).
Le 15 juin 1454, les héritiers de Guillaume de Béthencourt, écuyer tenaient du fief de la Poterie-Mathieu les fiefs du Mesnil, sis au Mesnil, de la Lacqueraye et de Beaufou, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye, et de la Tillières, sis à Saint-Georges de la Lacqueraye (A.N., P. 305.)

[20] La seigneurie d’Ouillie-la-Ribaud était un membre de la seigneurie de Tillières qui appartenait en 1413 à Guy Le Baveux, chevalier et qui fut plus tard partagée entre ses trois filles (A.N., P. 308. Vicomté de Conches). Pendaznt l’occupation anglaise cette baronnie était tombée entre les mains de Loys Bourgoys, chevalier, puis, par don royal, entre celles de Hue de Launoy, chevalier, qui la céda à Mathieu Goth en 1430, avec la baronnie de Coulonces (A.N., JJ 175, nø 107). Ce fameux capitaine anglais, après avoir participé à la prise de Louviers, de mai à octobre 1431, reçut les terres de Robert de Cramesnil, de Jehan d’Epinay et de Robert du Val (A.N., JJ 175, nos 92 et 295). Mathieu Goth, écuyer, seigneur d’Ouillie, fut chargé le 24 janvier 1446, de rassembler cent hommes d’armes et 300 archers à prendre parmi les bandes indisciplinées qui campaient autour de Bernay et de les emmener-dans le Maine (A.N. K. 68, nø 121). On le retrouve en 1448 à la tˆte de la garnison de Bellˆme, qui dut ouvrir ses portes le 20 novembre au duc d’Alençon. Il prit part à la bataille de Formigny et, après la déroute des Anglais, alla s’enfermer dans Bayeux (Lange, Ephémérises normandes ). Obligé de capitules le 16 mai, il rentra en Angleterre, o— il combattit à la bataille du Pont de Londres aux côtés du sire de Scales (Hunger, Les Capitaines de Vire, p. 99).
Après la libération, la seigneurie d’Ouillie-la-Ribault revint pour une part à Philippe de Manneville, écuyer, et pour la partie située à Saint-Léger-d’Ouillie, à Catherine Le Baveux, une des filles de Guy, qui était en 1462, veuve de Louvel Lestandart, écuyer; son fils, Pierre Lestandart tenait cette partie de fief dÈs 1455 (Aveu de la baronnie de Tillières, du 20 novembre (A.N., P. 308).
En 1467, c’est Jeanne Filleul, veuve de Pierre Lestandart, qui possÈde cette fraction (Arch. Calv. coll. Danquin, nø 253).
Le Mont Hamel désigne sans doute l’éperon situé au sud de la rivière Paquin, qu’on retrouve sur la carte de Cassini, sous la forme « Mont Hamel », dans la paroisse d’Hermival ».

[21] Selon l’ex. de T. Manque dans plusieurs.,

[22] Henri de FRONDEVILLE.- « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur », Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 174: « Parmi les arrière-vassaux de la baronnie de Tillières, figure dans l’aveu du 1er avril 1413 Guillaume de Béthencourt, écuyer, comme tenant de la seigneurie d’Ouillie le fief de Firfol – A.N. P. 308 et p. 216 « .

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