GLOS SUR LISIEUX



NOTES sur NOTES SUR:
A – GLOS sur LISIEUX.
B – VILLERS sur GLOS

Glos, canton de Lisieux (1e section), augmenté de Villers sur-Glos en 1825. (Villers sur Glos réuni à Glos lors du Concordat)
Gloz, 1198 (magni rotuli, p. 10,2).
Glocium, Glos, Glotium, 1283 (cart, norm. n° 1018,p. 263).
Glocium ou Haudreville en Lieuvin, XVI° siècle (pouillé de Lisieux, p. 25-).
Glocyum (ibid.).
Glos sur Lisieux XVIII° (Cassini).


A – GLOS sur LISIEUX.

1 – Fief de la QUAIZE
2 – Pièces justificatives.
3 – Autres archives SHL.
4 – Bibliographie.
Michel COTTIN – Octobre 1992

La commune de Glos formée de la réunion de la réunion des deux paroisses de Glos-sur-Lisieux et de Notre-Dame-de-Villers à fait l’objet de multiples recherches et de monographies [1] dont la plus importante reste celle de l’abbé LECOURT. Certains chapitres, l’essentiel peut-être, ont été publiés dans le Bulletin paroissial de Saint-Sylvain de Glos [2]. Outre cette publication, il existe quelques copies de cette monographie qui a d’ailleurs été largement reprise [3]

Il existait sur le territoire de Notre-Dame de Villers, au moins cinq fiefs qui ont été détaillés par Charles VASSEUR et repris par l’abbé LECOURT: les fiefs de la Motte, de Grosmesnil (proche de la Motte), du Boulley, de Blancheporte et enfin de la Quaize, but de notre promenade d’automne.

1 – FIEF de la QUAIZE

HISTORIQUE
A l’origine, ce manoir, connu sous le nom de manoir de la Quaize, se trouvait donc à l’extrémité orientale de la paroisse de Notre-Dame-de-Villers, mais vraisemblablement, le fief devait s’étendre au-delà, sur les paroisses environnantes.

Diffusion du toponyme
Un certain nombre de fiefs de Normandie portent ce nom de QUAIZE qui s’orthographie d’ailleurs de multiples manières, et la proximité de certains a tendance à compliquer particulièrement les recherches. Relevons:

La Quaize – Hameau de Bretteville-sur-Dives [4]
La Quaize – hameau de Fontaine-l’Abbé et fief [5]
Les Quaizes ou Quezes, Quiezes – hameau d’ailly (Eure) [6]
La Quèze à Duranville.[7]
La Quèze, hameau, commune du Tourneur [8]
La Quièze, Hameau, commune du Saint-Martin-de-Blagny [9]
La Quièze – Hameau du Thuit-Signol [10]

Cette liste n’est forcément pas exhaustive mais peut-être devrait-on également y ajouter les toponymes La Caisse, communes de Baynes [11]; La Caisse-Rougerie, à Saint-Martin-de-Blagny [12]; La Chaise, à Clécy et à Vassy [13] La Chaise, hameaux de Bois-Nouvel, Landepereuse et château à Saint-Antonin-de-Sommaire [14] ?

Origine du toponyme
Les propriétaires

a.- Famille de la Quèze
Une famille du nom de la Quièze, originaire de Saint-Denis-du-Bosc-Guérard, est citée dans une charte, de 1204, en faveur de l’abbaye de l’abbaye de Bonport [15] et selon Henri de FRONDEVILLE [16] « le mariage de Robert de Bellemare avec Jeanne de la Quèze, à la fin du XIVe siècle, les avait mis en possession des fiefs de la Quèze à Duranville ».

Cette famille, richement possessionnée dans la partie orientale de l’actuel département de l’Eure, possède cependant des biens dans notre région puisqu’elle fait don à l’abbaye du Bec.

Dans la liste des Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’an 1320 [17] parmi les Nobles fiefs de la sergenterie de Moyaux, l’abbé LECOURT [18] avait relevé la mention Guilbert de la Guiese tient un quart prisé 30 livres de rentes. C’est, à notre connaissance la mention la plus ancienne concernant ce domaine. En 1414, Girot de la Quèze, dans l’aveu rendu au roi pour le fief d’Auge, à Saint-Martin-du-Val-d’Orbec, qu’il tient de sa femme, stipulant qu’il demeure à Glos et en 1444, dans les comptes de Jean Le Muet, on trouve encore un membre de cette famille, Jean de la Quèze, tenant du fief du Mesnil-Godement [19] situé à Fontaine-la-Louvet, paroisse proche de Glos.

b.- Famille de Fatouville
Au XVIe siècle, Silvin de Fatouville est en possession de ce fief et s’intitule Sr de la Quaize. Aux enquêteurs de la Recherche des Elus de Lisieux, il « dit estre procréé de noblesse ancienne, et que son bisayeul était Robert de Fatouville, vivant en 1454, et possesseur du fief du Bosc de la Rue, assis à Aucainville (Auquainville) ». Mais, ajoute l’enquête parce qu’il n’a suffisamment fourni, ni de sa descente, ni même de sa noblesse par autre titres, le procureur du Roi a requis qu’il soit assis. » Nous ne savons si ses allégations étaient fondée mais nous avons retrouvé un acte passé à Lisieux en 1476 dans lequel figure  » Robert Vipart (?) escuier lieutenant général de noble homme Jean de Fatouville seigneur du lieu conseiller et maistre royal ordinaire du Roy nostre sire son bailli et capitaine « .

De même, nous ne saurions dire les liens de parenté entre le Silvin de Fautouvile et Symon de Fatouville, également sieur de la Quèze, dont la fille Catherine épouse de Noble homme François de Brèvedent, sieur du lieu paraît dans un acte de 1544.

c.- Les Costard
Sur cette famille, voir Michel COTTIN, Notes généalogiques sur la famille Costard, Communication SHL, Octobre 1992.

Peu d’années plus tard, une nouvelle famille apparaît à Glos, les Costard ou Cottard. Depuis fort longtemps, une famille de ce nom possède des biens à proximité, à Cirfontaine ou à Courtonne. Fréquemment cités dans les actes de la région il en existe au moins trois ou quatre branches installées à Bayeux, à Barfleur, à la Brévière, etc., mais il est impossible actuellement d’établir un lien entre eux et Jean Costard, marchand drapier, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Jacques, qui en 1571 achète à  » Noble homme Jehan de Franqueville, seigneur de Collandon, demeurant aud. lieu, paroisse de Glos… trois pièces de terre assises en la paroisse de Glos, du nombre du domaine non fieffé de la seigneurie de Collandon, deux en labour et une en taillis pour la somme de 348 livres tournois ».

Un Jehan Costard, sans doute le même paraît avoir été Conseiller de ville en 1558 et en 1562 mais nous ignorons sa filiation avec Michel Costard, qui en 1605, lors de la vente de sa maison du Manoir du Cygne, se dit sieur de la Quéze, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Jacques. En 1634, nous trouvons cité de nouveau ce nom de Michel Costard, sieur de la Quèze, comme président en l’élection de Lisieux. En 1653, un Jean Costard, sieur des Parts obtient des lettres d’anoblissement qui seront vérifiées en 1655. L’ascension de la famille est rapide puisqu’en 1667 Me Pierre Costard, peut-être le fils de Michel, se titre sieur de la Quaize, conseiller du Roy, trésorier de France au bureau des finances de la généralité d’Alençon.

C’est parmi ces quelques personnages qu’il faudrait chercher les constructeurs de la Quaize. Après le milieu du XVIIe siècle la famille implantée dans la région d’Alençon ne semble plus avoir eu de rapports suivis avec son domaine de Glos et c’est sans doute à cette circonstance que la Quaize doit d’avoir gardé son caractère de petit manoir à taille humaine.

DESCRIPTION du Manoir.

L’élégant manoir de la Quaize est connu depuis fort longtemps grâce à la remarquable description que nous en a laissé Charles VASSEUR et publiée par Arcisse de Caumont dans sa Statistique monumentale. Outre son exactitude, cette description ayant le mérite supplémentaire de nous restituer son état vers 1860, sa lecture garde valeur de document:
 » Malgré les nombreuses mutilations que cette maison a subies, il n’en reste pas moins un précieux spécimen des constructions domestiques du commencement du XVIe siècle. Elle est en bois: toutes ses poutres principales sont couvertes de sculptures dans le style du règne de François Ier. Les sablières qui séparent les étages sont sculptées, à leurs extrémités, d’un nerveux rageur qui engloutit les moulures. Toutes les pièces verticales ou horizontales sont couvertes de culs-de-lampe, de rosaces, de losanges, d’enroulements et autres motifs analogues. Un jolie porte en accolade avec pinacles, blasons, feuillages, s’ouvre dans la façade, malheureusement elle a souffert.
« Les entre colombages sont remplis par des briques vernissées rouges et vertes, formant des dessins, tant par la variété de leur couleur que par leur disposition.
 » La face qui regarde le jardin n’est pas moins ornée. La base, jusqu’au premier étage, est en échiquier de pierres et de briques. Sur une poutre centrale est sculpté un blason chargé d’une croix vairée et surmonté d’un chapeau de cardinal avec les houppes. C’est celui du cardinal Jacques d’Annebault, évêque de Lisieux, de 1543 à 1560; on peut s’en servir comme de date pour la maison.
« L’intérieur n’avait pas été moins soigné que l’extérieur. La principale chambre est pourvue d’une vaste cheminée, dont le manteau, orné de moulures, est porté par deux colonnes engagées. Les sommiers du plafond sont sculptés d’entrelacs et de rosaces.
 » Cette maison était couverte autrefois d’un grand toit de pavillon avec double épi. Des tuiles vernies de différentes couleurs formaient, sur ce grand comble des dessins ingénieux. En 1848, l’amour de l’égalité a fait stupidement ravaler ces fiers pignons au niveau des combles mesquins de l’époque moderne. Cependant, sans doute par économie. on a replacé sur le toit une partie des tuiles vernies, rouges, vertes et jaunes.
« Les fenêtres étaient carrées et étroites, sans ornements, si l’on en juge par celles que l’on voit encore, quoique bouchées, dans certains endroits. Les autres ont été élargies, il y a environ vingt ans.
« Le colombier a été détruit en même temps que le comble, comme un vil instrument de la féodalité. Il était rond, de dimension fort ordinaire et sans architecture ».

Telle qu’il nous la décrit, cette demeure avait donc considérablement souffert des ans et l’on ne peut que féliciter Monsieur et Madame GARBE qui ont su avec amour lui redonner un peu de sa superbe d’antan.

Cependant, la tâche difficile du restaurateur ne consiste pas toujours à rétablir les ordres anciens et nous avons ici l’exemple type de ces constructions de charpente marquées à chaque génération d’aménagements nouveaux, conformes aux goûts, aux modes et aux besoins de l’instant.

Le plan

On peut cependant reconstituer le schéma d’origine. En plan, nous trouvions au centre un large massif de cheminée et, de part et d’autre, trois travées de charpente correspondant à une pièce par niveau auxquelles on accédait, au rez-de-chaussée par une porte percée à chaque extrémité du mur gouttereau et, à l’étage, par un escalier à vis implanté entre la cheminée et la paroi de façade.

Le massif des cheminées, deux par niveau, est demeuré l’élément central mais, l’étude des pans de bois, tant sur la façade principale qu’en arrière, le révèle, d’innombrables campagnes de transformations assez radicales et d’extensions ont bouleversé cette structure.

Ainsi, un réaménagement des espaces intérieurs fut accompagné de la construction d’un bâtiment sans étage implanté sur une ligne brisée, d’où, en arrière la création d’un petit corps « en aiguillon ». Conséquence de cette création, l’ancien escalier central fut rejeté vers l’Ouest, à la jonction des deux bâtiments, tandis que l’un des accès primitifs, à gauche du mur gouttereau Sud, était remplacé par une porte ouverte au départ du nouvel escalier.

La disparition de l’escalier central, selon un schéma souvent rencontré, mettait en communication les deux « aîtres » du rez-de-chaussée mais obligeait, à l’étage, de traverser une pièce pour atteindre la seconde.

Elévation

En élévation, au-dessus d’un rez-de-chaussée érigé sur un haut soubassement, s’élevait un étage en encorbellement sur sommiers ouvert de fenêtres à meneaux et croisillons, accompagnées en allèges de croix de Saint-André surmonté lui même d’un comble en encorbellement.
Au tiers inférieur du pan de bois du rez-de-chaussée, une filière, aux moulures précises et élégantes, court d’une porte à l’autre sur la totalité de la façade en s’encastrant au passage dans les renflements des poteaux et des potilles.
Relevons la présence, en allège de la façade principale, au-dessous de cette filière, d’une succession de croix de saint André, disposées sans aucun respect d’alignement avec les fenêtres et les poteaux d’encadrement de ces dernières. Cette disposition est originale pour un rez-de-chaussée, et l’on peut se demander si à l’origine les colombes que l’on voit encore en partie supérieure ne se prolongeaient pas jusqu’à la sablière basse. Il s’agirait alors d’une réparation contemporaine peut-être du grand démontage évoqué plus avant.
De même, le décor de briques de l’entre colombage ne manque pas de surprendre par sa nature et son chromatisme. S’il est assez courant de rencontrer des briques vernissées dans les façades augeronnes, en règle courante, il faut le souligner, on utilisait pour cet usage un type de briquettes à tenons destinées à être posées obliquement, l’extrémité s’encastrant dans une rainure, tandis qu’ici, il s’agit de briques à rive vernissée, vert ou rouge, recoupées en fonction de leur position dans le décor Sur l’emploi de ces différents types de briques, voir: [20]
Le pan de bois a été, à une époque impossible à préciser, démonté dans sa plus grande partie, mais, au remontage, pour une raison qui nous échappe, l’étage ne fut pas réimplanté en concordance avec le rez-de-chaussée. Si l’on conserva quelques croix de Saint-André, on y introduisit de nouveaux dessins de colombages, le tout d’une manière assez désordonnés. et de contreventements modifiant considérablement l’aspect du pan de bois et le peu de témoins conservés des dispositions initiales, interdit toute restitution fiable.

A l’Est et au Nord, le pan de bois du rez-de-chaussée a été remplacé, en deux campagnes, semble-t-il, par un mur de pierre et brique. Au Nord, correspondant aux six travées de façade nous trouvons un faux damier percé de deux passages refermés de nos jours. et à l’extrémité de ce mur gouttereau, au-dessous du rattrapage en « aiguillon » ainsi que sur le pignon Est, on trouve des assises allongées de pierre et de brique.

La décoration
Comme le soulignait de CAUMONT, la décoration est abondante mais de plus, elle est fine et soignée. Elle s’intègre dans la série des sculptures du milieu et du troisième quart du XVIe siècle telle qu’on les retrouve au manoir des pavements, au Vieux Logis d’Orbec, au Verger à Fervaques, etc.

2 – PIECES JUSTIFICATIVES.

Certaines références placées dans cette rubrique et concernant Villers peuvent être douteuses, l’identification du Villers concerné est parfois difficile ;

1220, novembre – Hôpital de Lisieux
Guillaume de Villers, fils et héritier de Richard de Villers, confirme la donation faite par Raoul Le Villain, bourgeois de Lisieux en décembre 1219, pour ceux des biens situé dans son fief de Fontaine-la-Louvet.
= Charles VASSEUR, 1864, p.18

1321
BUON CXXIII

1321, 17 juillet
L’évêque, pour mettre fin aux litiges, acquiert toutes les rentes qu’avait en commun le chapitre dans la ville et la banlieue de Lisieux. En échange, il leur assigne 165 livres 26 deniers tous les ans à prendre sur la prévôté de Lisieux.
….. voir Xe au XVe siècles
Aucune indication sur les sceaux.
= Cartulaire de Thomas Basin, ff. 16-20; AD. 14, G. 312 (copie XVIIIeme siècle d’un exemplaire conservé à l’abbaye de saint-Désir); AD. 14, G 303 (vidimus de 1447 de la confirmation faite par Charles IV en août 1322)

1332, 8 mai
Lettre du roi au bailli du Cotentin, touchant une rente de 20 livres sur la terre du Hommet, appartenant à la succession de Thomas de Villers.
« il te appert que les vint libvres tournois par an que ledit Thomas, en temps qu’il vivoit par soi ou par autre levoit et esploittoit sur la terre du Hommet par la main Guy de Bruecourt (Brucourt), chevalier ou de ses gens, à cause de la terre du Hommet, que ledit chevalier tenoit à ferme…
= Léopold DELISLE, Actes normands de la Chambre des Comptes, p. 49.

1414, 19 novembre – Saint-Martin-de-Mailloc/Glos
Girot de la Quèze, écuyer, demeurant à Glos-sur-Lisieux, avoue tenir du roi un huitième de fief à Saint-Martin-du-Val-d’Orbec, nommé le fief d’Auge, à cause de sa femme, Colette de Pois.
= cité par Henri de FRONDEVILLE, Le compte de Jean Le Muet pour la Saint-Michel 1444 dans Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 267

1427, 25 janvier n. s.) – Prêtreville. Paris
Rémission à Jehan de Bienfaite, chevalier, de la garnison du château de Courtonne, pour avoir frappé mortellement de son épée, dans le bois de Glos, un certain nommé Guillaume Morel, avec lequel il s’était pris de querelle en revenant de l’hôtel d’Henri de Querville, écuyer, où l’on tenait taverne… »
= AN JJ 173, p 586, fol. 290 v°. Edit.: Paul LE CACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.; Prêtreville, II, 16 – Querville, I, 28; II, 14.;

1435, 26 juillet
Henri VI informe les gens des comptes à Paris, les gouverneurs généraux des finances de France et de Normandie et les baillis de Rouen, Caux, Caen et Evreux qu’il a accordé un délai d’une demi-année pour faire son dénombrement à Guillaume Crafford, chevalier, auquel il a donné les terres de Jehan de Trousseauville, chevalier, Robin de Bailleul, seigneur de Glos, estienot d’Anesy (Anisy), Olivier de Malou, Jehan de Capvale, écuyers et de leurs femmes, y compris les rentes acquises par la dame de Beuville lesquelles terres sont situées en pays « très dangereux » fréquentés par les « brigands », et qui est lui-même très occupé. Le roi se réserve la garde des mineurs et les patronages d’église.
Donné: Par le Conseil signé Piquet.
= Bibl. nat., Nouv. acq. franç. 1482, n° 130
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 80, n° 130.

1454, 30 novembre – Glos
Lettre devant Le Masuyer, comme Guillaume de Trousseauville fieffa de Mgr de Lisieux, une pièce de terre en pré assise à Glos par 40 sols de rente.
= Cartulaire lexovien, f° 153 – Cité par H. de FORMEVILLE.- Histoire, t. II, p. 334
1463 Recherche de Montfaut
LISIEUX. NOBLES
Sergenterie de Moyaux :
21
Guillaume Bonnechose, Notre-Dame-de-Villers
Guerrodin de Franqueville, Glos-sur-Lisieux
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1476 – Lisieux
A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront Robert Vipart (?) escuier lieutenant général de noble homme Jean de Fatouville seigneur du lieu conseiller et maistre royal ordinaire du Roy nostre sire son bailli et capitaine… Comme naquères Colette veufve de deffunct Jehan Levesque et Jacques Levesque de la paroisse de saint jacques de Lisieulx se fussent obliges a deffunct Laurens Leprince en vingt cinq sols de rente en trois parties…= AD.14. 2E 653 (très belle pièce parch. avec sceau)

1480, 12 juin – Courtonne-la-Meurdrac
Robert Gouscelin, de la paroisse de Glos, vend à Jehan Le Boctey, écuyer, 10 sols tournois de rente à prendre sur Colin Bouteiller, de Saint-Denis-du-Val-d’Orbec.= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville.

1500, 30 décembre – Lisieux
Contrat de mariage entre Jacques Debray, d’une part, et damoiselle Jacqueline Le Boctey, fille de deffunct Nicolas Le Boctey, en son vivant écuyer, seigneur de Marolles. Parmi les témoins figurent : Colin Nicolle, Jehan Dubus, Vigor de Saint-Gabriel, conseiller en court laye, Messire Jehan Le Liquerre prêtre, maistre Hamon Debray, vénérable et discrète personne Messire Jehan Rocques, curé de Glos.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier

1508, 16 février – Lisieux
Noble homme Davy Boctey, escuier, sieur de la Blanche Porte, bourgeois de Lisieux, reconnaît avoir reçu de Mérigon et Jehan Delannoy, de Glos, la somme de 12 livres 10 sols, pour le racquit et franchissement d’une rente annuelle de 25 sols tournois.
= Tab. de Lisieux.- Analyse Et. Deville

1509, 11 juin – Mesnil-Guillaume
Guillaume de Saint-Florentin, écuyer, sieur de Coq, vend à Jehan Le Valloys l’aîné, écuyer, sieur de Mesnil-Guillaume, la terre et seigneurie du fieu de Coq à lui appartenant, tant en terres, bois, plant, pâtures, près, hommes, rentes, revenus, libertés et droitures appartenant aud. fieu sans en rien retenir situé en la paroisse de Glos et Mesnil-Guillaume. Ledit sieur Florentin avait acquit ce fief de noble homme Richard de la Rivière, écuyer, sieur de Brucourt. La vente est faite moyennant la somme de 300 livres tournois.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville – I – 79

1513, 21 Juin – Lisieux
Me Jehan Percheval, chanoine de Lisieux, prébendé de la prébende de Villers, baille à ferme à Jean Le Valloys, de Saint-Jacques, un jardin sis près du doyenné et des murailles de la ville, moyennant 27 sols 6 deniers par an.
= Tabel. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1527, 17 juillet – Glos
Jehan Le Valloys, écuyer, sieur de Putôt, demeurant à Lisieux, vend à vénérable et discrète personne, Me Etienne de Gonellon, curé de Glos, une pièce de terre à Glos, près la rivière et le chemin tendant de Lisieux à Orbec, contenant demie acre moyennant 20 livres 5 sols tournois.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1532, 2 avril – Courtonne-la-Meurdrac
Me Christophe Le Boctey, prêtre, demeurant à Villers, fieffe à rente à Michel Desjardins, une pièce de terre à Saint-Denis-du-Val-d’Orbec
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Parch.

1532, 25 septembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant maître Alain Dutertre et Guillaume Defeure, tabellions pour le siège de Moyaux, Pierre Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, prend à fieffe et à rente de Me Christophe Le Boctey, chapelain de Saint-Eustache de Manerbe, demeurant à Villers, une pièce de terre contenant 2 acres, à Courtonne-la-Meurdrac, moyennant 10 sols de rente. Témoins Robert Regnault et Henry Houlley.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville. Parch.
Voir archives SHL 1F397

1536, 23 décembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Michel Laillier et François Lores, tabellions, vénérable personne Me Christophe Le Boctey, prêtre, demeurant en la paroisse de Notre-Dame-de-Villers, reconnaît avoir reçu de Pierre Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, le rachat et amortissement de 10 sols de rente. Témoins: Jehan Louchard, de Marolles et Nicolas Masquelier.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX
Notre-Dame-de-Villers
86.- Marc de Gouvis, sieur de Grasmesnil, pour justifier sa noblesse ancienne, a produit plusieurs lettres et écritures justificatives de sa p. 37. descente et extraction de noblesse, commençant à Messire Gilles de Gouvis, cher et dame Angélique, sa femme, desquels sortirent Guillaume et Jean de Gouvis, frères, vivants en avril 1393, et continuant jusqu’au Marc, faisant le 5e degré.
87.- Silvin de Fatouville, Sr de la Quaize, a dit estre procréé de noblesse ancienne, et que son bisayeul était Robert de Fatouville, vivant en 1454, et possesseur du fief du Bosc de la Rue, assis à Aucainville (Auquainville), suivant un aveu à lui baillé par Guillaume de salles, l’un des hommes du dit fieu. Mais, parce qu’il n’a suffisamment fourni, ni de sa descente, ni même de sa noblesse par autre titres, le procureur du Roi a requis qu’il soit assis.
42.-Glos-sur-Lisieux
101.- Jean, Martin et Jacques, dits de Franqueville, ont dit être procréés ‘d’ancienne noblesse, selon la généalogie par eux baillée, pour laquelle justifier, ils ont produit plusieurs lettres et écritures, par la 1ère desquelles, du 21 avril 1447, Mre Raoul de Franqueville, cher, qu’ils ont dit être leur prédécesseur, traite le mariage de Jeanne, sa fille, avec Thomas d’Asnières, écer. Le procureur du Roi, après avoir tout veu, a requis vérification être faite seulement de leur descente, et à leur refus, qu’ils soient assis. V. le n° 43.
102.- Henri et Philibert de Saint-Florentin se sont aidés de semblable généalogie que Nicolas leur frère aîné, en la paroisse du Mesnil-Guillaume; et pour ce que le dit Nicolas n’a icelle justifiée, le procureur du Roi a requis que les dits frères soient assis. V. le n° 72.
103.- Guillaume de Bonnechose, sr de Pontolain, p. 43 pour justification de sa généalogie, s’est aidé d’une sentence des commissaires des francs-fiefs de l’an 1471, qui déclare quitte et absous du payement et cotisation des dits francs-fiefs Jean et Jean de Bonnechose, frères, desquels il a dit fournir sa descente.
104.- François Le Febvre a dit être issu de noblesse ancienne, jouxte la généalogie par lui baillée. Mais, n’ayant pas icelle suffisamment justifiée, le procureur du Roi a conclu qu’ (il soit assis).
= Pierre-Elie-Marie LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1544 – Le Brèvedent
Noble homme François de Brèvedent, sieur du lieu et damoiselle Catherine de Fatouville, fille de noble homme Symon de Fatouville, seigneur de La Rue et de la Quèze, sa femme
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1548, 18 septembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Michel Laillier et Olivier Carrey, tabellions jurés à Lisieux, Guillaume Grieu, de Notre-Dame-de-Villers, accorde à Michel Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, la fieffe labourable assise audit lieu.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville. Parch.

1549, 28 janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Michel Laillier et Olivier Carrey, tabellions jurés à Lisieux, Michel Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, vend afin d’héritage à Christophe Le Boctey, sieur du Buisson, de la paroisse de Notre-Dame-de-Villers, 22 sols ts. de rente moyennant 11 livres tournois. Témoins: Richard Mouette et Roulland Mouette, de Mézidon.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville. Parch.
Voir Arch. SHL 1F275

1562, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux
79
94.- Robecler de Barville, escuyer, seigneur du fief de la Quieze (Probablement à Villers-sur-Glos.,), autrement nommé le petit Blangy………… XXIIII l.
= P.-F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.

1565, 9 avril – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Olivier Laillier et Olivier Carrey, tabellions, Guillaume Gatuon, de Saint-Martin-de-Courtonne, demeurant à Glos, et Guillemette Boutillier, sa femme, vendent à Jacob du Houlley, procureur fiscal de l’évêque et comte de Lisieux, une pièce de terre labourable, nommée « La fieffe Hayes », sise à Courtonne, moyennant 20 livres tournois. Témoins: Geoffrey Boutillier et Guillaume Boutillier, prêtre de Saint-Martin-du-Val-d’Orbec.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1565, jeudi 26 juillet – Lisieux
Retrait par le Chapitre de la Cathédrale de Lisieux, de la Baronnie de Glos, terre et seigneurie de Coutonne et Montgoubert, acquises par Me Jacques Olivier, licencié ès droits, le 15 septembre 1563 moyennant 13.000 livres suivant l’édit du Roi.
Le même jour, retrait de la terre et seigneurie de Putôt, acquise par noble homme Guy de Bricqueville, capitaine de Saint-Lô.
Le même jour, retrait d’une maison, sise paroisse Saint-Germain, dépendant du prieuré de Sainte Barbe, biens de l’église de Lisieux, vendus suivant l’édit du Roi, maison acquise par Olivier Carrey, représenté par Jehan Duprey, licencié en médecine.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville.;

1571, lundi 29 janvier – Glos
Noble homme Jehan de Franqueville, seigneur de Collandon, demeurant aud. lieu, paroisse de Glos, vend à Jean Costard, marchand drapier, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Jacques, trois pièces de terre assises en la paroisse de Glos, du nombre du domaine non fieffé de la seigneurie de Collandon, deux en labour et une en taillis. La vente faite par 348 livres tournois.
= Tabel. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1577, 16 février – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunay, tabellions royaux au siège de l’Hôtellerie, Robert Morel, de Courtonne, vend à noble homme Jehan Le Boctey, sieur de la Motte, de la paroisse de Villers, 60 sols ts. de rente à prendre sur ses biens, moyennant la somme de 30 livres. Témoins: Etienne Le Chien et Claude Le Telier, de Courtonne.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1579, 27 décembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions au siège de L’Hôtelerie, fut présent Adrien Le Boctey, sieur de La Houssaye, de la paroisse de Notre-Dame-de-Villers, lequel confesse avoir reçu comptant de Jacob Desjardins, fils Michel, le franchissement, racquit et amortissement d’une rente. Témoins: Charles Ricquier, fils, et Toussaint Ricquier.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1587, 4 juillet – Courtonne-la-Meurdrac
Colas Desjardins, de Courtonne, vend à Guillaume Ango, prêtre de Notre-Dame-de-Villers, 40 sols tournois de rente à prendre sus ses biens.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Parch.

1593, 6 janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Jehan Le Chien, de la paroisse de Villers, reconnaît avoir reçu de Nicolas Desjardins, fils Jacob, de Courtonne, le rachat et franchissement d’une rente de 30 sols.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville.

1604, 10 décembre – Villers-sur-Glos
Marguerite Le Valloys, baille à Jacques Ango, fils Martin le Lieu Bardou, à Villers
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, papier, 2 ff.

1605, 11 octobre – Lisieux
Marguerite Le Valloys, vend à Robert De Calf, demeurant à Glos, une pièce de terre aud. lieu
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, papier, 2 ff.

1607, 18 juillet – Le Pré-d’Auge
Pierre et Pierre de Rivière, père et fils, de la paroisse du Pré-d’Auge, baillent et échangent à Philippe Cucuel, fils Michel, chandelier, Me Julien Guesnelin, prêtre, cure de Brocottes, cède et transporte à Robert de La Rivière, sieur du Pré-d’Auge, certains héritages.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Dossier Glos.

1673 : 1er mars
Archives SHL : 1F333 : 1er mars 1673 : fieffé de rente de Pierre Thomas Bényer et damoiselle Marie Amyot sa femme à Pierre Grandval de Glos.

1695 Glos.
Archives SHL : 1F32 – 1695.
Vente par Jean et Thomas Fleury demeurant à Glos et Saint-Désir de Lisieux, à Robert et Gabriel Fleury de la paroisse de Glos, de trois pièces de terre assises à Glos.

1748 : à la requête de Catherine Jourdain héritière de Jean Satis de Vauville (vente après succession…et autres)
– inventaire de la succession.
– inventaires des pièces écrites contenues dans le coffre et concernant la succession.

1756 – 1868 – Mesnil-Guillaume
Cession d’un moulin à papier par la veuve Dallençon, exploité par Nicolas Dubosc, maître de l’un des moulins à papier de Mesnil-Guillaume et pièces diverses le concernant. Plans d’une annexe de l’usine de Glos. Pièces de procédure du fossé pour le chemin de l’église.
= Arch. SHL – 6 pièces parch., 8 pièces papier. Analyse Et. Deville
voir Fonds Cailliau

1760 – septembre – Tordouet
Par devant Louis Horlaville, notaire pour le siège de Glos-sur-Lisieux, noble dame Marie-Anne de Bonnechose, veuve de Robert Hardy, sieur de la Roche, demeurant en la paroisse de Tordouet, donne à Pierre Faguet, de lad. paroisse de Tordouet, la somme de 220 livres de rente foncière perpétuelle et non rachetable pour le récompenser de ses services. Témoins: Jacques Mourier, praticien, demeurant en la paroisse de Saint-Jean-de-Livet, Jacques et Pierre Drouet, père et fils, laboureurs demeurant à Saint-Martin-de-Mailloc.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff.

1760
Archives SHL.1F546

1760 : donation à Pierre Faguet de Tordouet (devant notaire de Glos sur Lisieux) moyennant rente foncière perpétuelle.

1764
juin Archives SHL : 1F589 :
juin 1764 : Nicolas Leroux demeurant à Glos donne à ferme à Jean Bellière tuilier (St Martin de la lieue) une tuilerie sise à Glos.

1767
Archives SHL 1F287 :
16 février 1767 : Jean Desperriers paroisse Saint Germain donne en fieffé à rente à Charles Dubois notaire à Glos une ferme sise à Saint Jean de Livet.

Archives SHL : 1F16 – 1769-1831
Quittances délivrées par J. Despériers, curé de Saint-Jean-de-Livet à Dubois, notaire à Glos au sujet d’une rente seigneuriale de 150 livres créée en 1748.
1775 – Archives SHL. 1F334
1F334 : 8 juillet 1775 : Pierre Grandval, marchand, et Joseph Voisin représentant le sieur Jacques Rayer ont reconnu avoir cédé à Pierre Charles Dubois notaire à Glos 12 acres de terre sises aux Bruyères de Glos.

1776
Archives SHL. 1F562 :
1776-1835 : Famille Dubois, (ancien notaire à Glos) 39 pièces : quittance de fermes de rente.(St Jean de Livet)
1776 Archives SHL 1F284 :
17 juin 1776 : accord entre François Lemercier seigneur de Mesnil Guillaume, Jacques Rayer officier de la milice de Caen et Charles Dubois notaire à Glos à propos du paiement de rente sur les Bruyères de Glos; témoins Pierre Moisy et Pierre Pinel.

1793, 5 octobre – Vimoutiers
Missive du Comité de surveillance de Vimoutiers au Comité de Surveillance d’Argentan requérant l’arrestation de Etienne François Morin, de Glos
(A.D. Orne – L. 478340 – photocopie)
AN XIII. – archives SHL. 1F658 : 26 fructidor an XIII : projet de bail à Glos.

1992, octobre – Glos
Le château de Villers à Glos est mis en vente judiciaire sur requête de la Société Générale. Outre le mobilier, dans la même vente figurent les lions du portail.
= Discussion réunion C.A. Ass. le Pays d’Auge.

3 – Autres archives SHL.

Voir FONDS BOUDARD

– 2FA44 : 1765 : Accord avec les habitants de Notre Dame de Villers près Glos.
– 2FA55 : 1807 : concerne G-J-F BOUDARD père, documents relatifs à Glos et divers comptes et dons en faveur de Marie Marguerite BOUDARD sa fille épouse BOIVIN.
– 2FA56 : 1807 : concernant la terre de GLOS.
– 2FA65 : 1791 : Impositions (33 pièces). (St Germain, St Jacques, Glos….)
– 2FA97 : 1822 : Mémoire de travaux (fermes de Glos, de la Mancellerie et du Hausey.)
– 2FA108 : période révolutionnaire : comptes pour la maison de Glos.
– 2FB55 : 1771-1792, Baux, remboursement d’une caution aux meuniers de Glos, Lisieux et Rocques.
– 2FB76 : Baronnie de Glos.
– 2FM184 : 1769 à 1866 : Deshayes de Colandon et d’Atremont : terres de Glos et N.-D. de Courson.

Voir IMPRIMES :

I J 7 : Sentence rendue, le 22 juillet 1767, au bailliage d’Orbec, condamnant J.F.L. Legrip notaire à Hermival et Dubois notaire à Glos à 3 livres d’amende pour chacune des contraventions par eux commises en passant des contrats hors la limite de leur territoire et condamnation des contractants ; (ex n° 74)
III J 13 : Mémoire justificatif de l’accusation de calomnie intentée par Me Labbey, notaire à Glos à Mme Daufresne et Barbel, notaires à Lisieux. 1818.
Jour 20 : « Le Normand »
N° 48 du 27-11-1835 : affaire Fieschi, suppression des ‘’pentoirs’’ à Lisieux, départ de M. Pichon, maire de Glos, Cour d’assises (Montviette, Courtonne la Ville, St Martin de la Lieue, Lisieux…)

FONDS STURLER PHOTOS
35 A – Blanchisserie Thomas oct 65 – bâtiment usine Glos 2 pell

Achat du 11- 02-2003. Lot n° 82.

– GLOS :
1) Premier dossier de la famille Deshayes, sieur d’Apremont, 1701-1838, 6 pièces parchemins et 9 pièces papier (rente, vente de terre, procuration, etc.) ;

2) Second dossier de la famille Deshayes, seigneur de Collandon, 7 pièces papier (travaux, droit de passage, location de ferme, vente de maison, déclaration et état des biens immeubles de la succession de Claude Deshayes. 50 €
voir Carnets de Charles Vasseur : « Analyses et Transcriptions … » « transcriptions.doc »
– ARCHIVES DE LA BARONNIE D’ORBEC
p.126 -1 mai 1557
Echange entre Jehan MOREL boulanger dans la paroisse de Glos et noble homme Me Jehan de FRANQUEVILLE licencié en loys sieur de COULANDON
de 5 pièces de terre assises en la paroisse de Mesnil-Guillaume contre une rente de 7 livres tournois et 1 chapon (passé dans l’Hostel de la Sallamande à Lisieux)
p.131 – 12 juillet 1575
Quittance donnée par nobles hommes Pierre de FRANCQUEVILLE et Nicollas de FRANCQUEVILLE, frères, sieurs de FIEZMONT et de LA VALLEE, faisant fortz de noble homme Jehan de FRANCQUEVILLE sieur de COLLANDON leur frère, à Pierre LECHIEN de COURTONNE-LA-MEURDRAC pour 80 livres tournois à eux dues par Jehan LE CHIEN de son vivant curé de GLOS et son frère pour solde de tout compte.
HH 1 Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de FRANCQUEVILLE
p.8 – 21 juin 1453

Constitution d’une rente faite par Guérodin de FRANCQUEVILLE, escuyer, seigneur de TROUVILLE-SUR-LA-MER, au profit de Messire Guillaume LEQUIERRE, prêtre curé de SAINT-MARTIN-DU-VAL-D’ORBEC.
Passé en la paroisse de GLOS en l’Ostel et Manoir de CALLENDON
en présence de Damoiselle d’HEUDREVILLE, femme de Guille FOUQUET et Jehanne DEGUERPIE de feu Jehan Marie de la GOULLAFRIERE
p.22 – 9 octobre 1590

Acte passé devant Nicollas BOURDON et Jehan HAIN (?) tabellions royaux à LISIEUX
tous demeurant en la paroisse de GLOS, déclarent et promettent de rendre et payer dans la quinzaine à
– Noble Homme Jacques MAUDUICT sieur de la ROZIERE, marchand bourgeois demeurant en la paroisse de SAINT-JACQUES-DE-LISIEUX
la somme de 200 écus sols, prêt consenti par le sieur de la ROZIERE, pour ressortir le sieur de la VALLEE de la captivité en laquelle il est détenu.
(si besoin voir transcriptions.doc)

53 – 2 décembre 1653
Devant les notaires de LISIEUX, comparaissent :
-Claude de FRANCQUEVILLE, escuyer, sieur de la VALLEE et Damoiselle Jacqueline de BONNEVILLE, son épouse,
– Jacques et Jean de FRANCQUEVILLE, frères, escuyers, leurs enfants, demeurant en la paroisse de GLOS, d’une part (si besoin voir transcriptions.doc)

75 – 13 mai 1714
Fieffe faite par divers à François DESHAYES escuyer, sieur d’APREMONT, et Alexandre DESHAYES escuyer, son fils, demeurant en la paroisse de GLOS, de deux pièces de terre situées à GLOS, proches de la rivière, tenues de la seigneurie de CALLANDON.

81 – 7 décembre 1733
Fieffe faite à Jacques LEDENTU, charron demeurant en la paroisse et campagne de SAINT-JACQUES-DE-LISIEUX, par Messire Claude de FRANCQUEVILLE, escuyer, demeurant à CAEN, rue et paroisse SAINT JEAN, d’un pré situé à GLOS lui appartenant comme héritier en partie de défunts Claude et Jean-Baptiste de FRANCQUEVILLE, ses frères, à leur décès chanoines et hauts doyens de LISIEUX,
Etant ladite pièce en la mouvance de Monseigneur l’Evêque de LISIEUX, par foy hommage et autres droits seigneuriaux.

Liste de notaires :

GLOS :
1713 23 avril, Picquot notaire à Glos

Par. de Saint-Sylvain,
patr. l’évêque de Lisieux;
deux cures; léproserie.
Dioc. de Lisieux.
doy. de Moyaux.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux
sergent.de Touque.
Demi-fief relevant de la vicomté d’Orbec

Carnets de Charles VASSEUR : Doyenné de Moyaux « Doy. de Moyaux.Doc »
14 – GLOS – GLOZ – Ecclésia de Glocio

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux –92 feux.

Sous l’invocation de Saint Sylvain

Patronage :
XIV e Heredes Domini Hug.de Quercu
XVI e Episcopus
XVIIIe l’Evêque

Curés :
Jehan Le Chien en 1563
Droullin 1764
Neuville 1774
Neuville 1783/1787

Insinuations :

Description de l’église (avril à juin 1853)
Cette église est sous l’invocation de St Laurent, doyenné de Moyaux, archidiaconé du Lieuvin. La cure à la nomination de l’évêque valait 600 livres. Le curé avait le droit de dire la messe botté, éperonné et armé au maître-autel de la cathédrale, sur un coin duquel il déposait son faucon.

Description de la cloche de Glos
L’an 1842 j’ai été bénite par Messire Jean Jacques Farolet, doyen de Saint Pierre de Lisieux et nommée Sylvain, Pierre, Pauline par Messire Jean Pierre Hamel, notaire à Glos et Dame Pauline, Caroline Nathalie Christin, veuve de Messire Jacques Modeste Bourget, Messire Thomas Trouplin, curé
F.Collard et Robert Fondeurs à Falaise

Description de la cloche de Villers
En 1668 Messire François Péqueult, prêtre curé de ce lieu m’a bénite et nommée Marie Me et Me le Sébastian Desjardins et Françoise Lebrun, seigneur de la Motte
Jehan Aubert m’a faite.
Une croix chargée d’arabesques dont le bas est en escalier contient le nom du fondeur.

Une deuxième description de l’église
Glos possédait autrefois un château-fort dont il ne reste actuellement rien Cependant on en connaît l’emplacement.
En outre plusieurs vieux manoirs se trouvent sur le territoire de cette commune.

Collendon, situé sur le bord d’une petite rivière dans la vallée de Villers.

Le corps du logis principal a deux ailes en avant-corps. L’ensemble paraît dater du règne de Louis XIV. Peut-être le centre serait-il plus ancien mais il ne peut être antérieur à Louis XIII. Ce centre est construit en chaînes de pierre et cailloutis. Les ailes sont avec les angles en pierre à refends, le centre couvert d’un crépi. Les toits portent encore des débris d’épis vernissés.
Ce fief appartenait à la famille de Franqueville qui l’avait acquis de Guillaume Fouquet en 1447. La branche de Collendon s’étant éteinte au commencement du XVIIIe Monsieur d’Erneville, qui en avait hérité, le vendit le 24 août 1711 à Monsieur Deshayes, écuyer, seigneur d’Apremont qui y réunit quelques pièces de terres.(Voir généalogie des Franqueville)
Le colombier est circulaire, bâti en moellons, le toit couronné du débris d’un épi. Ainsi qu’un bâtiment d’exploitation il est de la même époque que le corps principal Louis XIV. Les autres bâtiments ruraux sont en bois et sans aucun caractère.

La Vallee, ce manoir appartint à une branche de la Famille de Franqueville.
Le Manoir de Franqueville situé à peu de distance de l’église, est une maison en bois du 16e siècle avec briques inclinées entre les colombages. L’intérieur est remarquable par ses pavages émaillés bien conservés. Une cheminée carrée Louis XIV.
Le Colombier est construit en bauge circulaire est d’un diamètre considérable.

Il existe encore une autre maison remarquable sur le chemin de Glos à Beuvillers. Elle est construite en bois et paraît dater du 15e siècle. Les fenêtres étaient carrées, très petites et très multipliées. L’un des portes est en anse de panier, une autre en accolade. La base est en pierre et le pignon qui regarde la route est percé d’une porte à arc surbaissé. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont garnies de sortes d’armatures anciennes en fer, carrées.
A l ‘intérieur est une vaste cheminée du temps et deux battants de porte à panneaux plissés. L’escalier est contenu dans une tourelle carrée adossée au derrière de l’édifice. Cette maison à en croire l’opinion populaire fut autrefois un monastère ; mais rien ne peut motiver ce sentiment que sa grandeur et peut-être une croix en fer qui la surmontait il y a peu d’années
Cette maison appartient à Mme Vve Bourget.
A l’extrémité méridionale du cimetière de Glos était avant la Révolution une chapelle dédiée à St Laurent. Elle a été remplacée par une auberge. On y disait la messe le jour de la fête du saint.

La ferme de Franqueville, voisine de l’église de Glos-sur-Lisieux paraît dater du XVIe. La maison est construite en bois à un seul étage en encorbellement. L’intervalle des colombages est garni de tuiles formant des losanges. Une salle au rez-de-chaussée contient quelques fragments de pavages émaillés. Une chambre au premier étage possède encore un pavage complet d’une assez belle conservation. Elle 17 pieds métriques environ en carré. Les rosaces formées chacune par 4 carreaux alternent vertes et à fond rouge avec des dessins blancs.

La ferme des Monts au village de Grès est un joli type de maison rurale du règne de Louis XIV. Deux portes qui occupent les deux extrémités de la façade ont conservé leurs panneaux à bossage et la partie supérieure est chargée d’un chiffre avec la date 1691. Ce chiffre varie sur chaque porte. Sur l’un il y a peut-être un H et L enlacés ce qui formerait les initiales de l’un des membres de la famille de Longval, qui possédait jadis cette terre, l’autre chiffre est formé d’un M et d’un G, toujours avec la même date 1691.
Le toit est brisé à la Mansard avec lucarnes, les fenêtres étaient cruciformes quoique en bois, deux ont encore conservé cette disposition. L’intérieur n’a rien de remarquable.

En 1066 un seigneur de Glos prit part à la conquête de l’Angleterre.

En 1220 Robert de Glos, fils de Philippe, donne à St Thomas et aux Pauvres de la Maison-Dieu de Lisieux plusieurs redevances qui lui étaient dues à Glos et il jure sur les Saints Evangiles de maintenir cette donation qui est revêtue de son sceau en cire rouge et attestée par Henry de Livet, chevalier, Guillaume de Wigo, Guillaume de Mairolles, prêtre, Richard de Bonhomme, Olivier de Courey et son fils, Guillebert, prêtre, fils de Messire Réginald.

Est-ce bien de Glos sur Lisieux qu’était seigneur François, baron de Rupière, seigneur de Survie, la Cressonnière, Glos et Friardel en tierce partie, à cause de Louise le Sec, son épouse, seule fille et héritière de Thomas le Sec et de Philippe de Cintray ?
Dans un aveu fait à la baronnie d’Orbec le 27 juillet 1605 Louise le Sec prend les titres de Damoyselle Dame de la Cressonnière, Glos, Surville, la Pilette et Friardel, veuve de feu François de Rupière, vivant escuyer seigneur de Survie et de la Pillette.
Des huit enfants de François de Rupière et de Louise le Sec, le deuxième Gabriel fut seigneur de Glos. La généalogie ne donne pas sa descendance. Les recherches de la noblesse ne viennent pas tirer d’embarras.

En 1666 Jacques de Louis, seigneur de la Bunellière, ancien noble, fut trouvé par la Recherche à Glos sous Lisieux.
Montfaut trouva en 1463 Pierre Bertout dont il ne voulut point admettre les preuves.

En 1540, outre les trois de Franqueville Jean, Martin et Jacques, les élus de Lisieux trouvèrent encore vivant noblement à Glos, Henry et Phillibert de Saint Florentin, frères puînés du seigneur du Mesnil-Guillaume.

Guillaume de Bonnechose, seigneur de Pontolain et François le Febvre.

En 1666 trois nouveaux membres de la famille de Franqueville se retrouvent à Glos : Adrien de Franqueville, seigneur du Cable, Jacques, seigneur du lieu et Jean, seigneur de la Vallée, puis divers membres de leur famille par alliance : Suzanne de Calf, Jacqueline le Hure, veuve de Pierre de Calf, et Charles de Calf.

Vente le 11 avril 1868 par Monsieur Alexandre Marie Emmanuel Gaudin de Saint Rémy et Madame Gabrielle Louise de Révilliase, son épouse, demeurant à la Chapelle Saint Rémy Sarthe, par Louise Françoise de Révilliase demeurant à Trelly (Manche) veuve de Henry Louis Ferdinand comte de Bérenger, par M. René François, comte de Révilliase demeurant à Caen et Jean Pospert, vicomte de Révilliase demeurant à Fontenay le Painel, ayant résidé à Reux
à Madame Veuve Duval demeurant à Orbec pour un herbage de 16 hectares et pour le reste du domaine à David, avoué à Lisieux, la terre de Collandon, située à Glos ayant appartenu premièrement à Mme Victorine Charlotte Amédée Salbigothon de Margeot demeurant à Saint Germain la Campagne, veuve de Monsieur Louis Maurice de Margeot, chevalier de Saint Louis et la Légion d’Honneur et deuxièmement à Madame Marie Charlotte Deshays d’Apremont, veuve de Monsieur François de Margeot, décédée à Lisieux (purge légale Lexovien du 9 mai 1868)

C’est Glos sur Risle et non Glos sur Lisieux qui appartenait à la Famille de Rupière (Leprévost)

FONDS LECOURT Abbé Célestin
LECOURT Célestin Abbé – NE 18
CHEMISE :
02 – Histoire de GLOS

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Pannier.

Glos, Glocium, dans une charte de 1284.

Le village de Glos, situé à 5 kilomètres de Lisieux, au midi, est coquettement posé sur une éminence au pied de laquelle passe en tranchée le chemin de fer de Paris à Cherbourg.
Cette éminence, presque entièrement formée de sable, sépare la riante vallée de l’Orbiquet du vallon sauvage et pittoresque de Courtonne-Ia-Meurdrac.
L’église, qui occupe le point culminant du coteau, est une des plus anciennes et des plus intéressantes des environs de Lisieux. Sa construction paraît remonter aux premières années du XIe. siècle.
Les murs latéraux, beaucoup plus élevés que ne le sont ordinairement ceux des églises rurales qui datent de la même époque, offrent un ancien blocage, recouvert d’un crépi qui se détache à plusieurs endroits et laisse voir l’appareil grossier en feuilles de fougère.
Deux contreforts seulement, l’un au nord et l’autre au midi, soutiennent la nef dont les murs sont d’une grande épaisseur. La faible saillie de ces contreforts qui atteignent presque le toit ; la largeur considérable des joints qui relient les pierres ; le relief que présentent ces joints, dont les bords sont taillés en biseau ou chanfrein ; enfin, l’arrangement des pierres, posées en délit et formant des espèces de chaînages (cette disposition est surtout visible à l’angle sud-est et à l’angle nord-est de la nef), sont autant d’indices d’une haute antiquité. Nous ferons observer que la nature des pierres employées dans la construction des contreforts est différente :
les unes sont en calcaire oolithique, d’un grain très-fin ; les autres en calcaire très-poreux, ayant une grande ressemblance avec le tuf ou travertin, qui était généralement en usage pendant la période romane.
Les murs latéraux du choeur, fortement en retraite sur ceux de la nef et également recrépis, n’étaient soutenus primitivement par aucun contrefort. Les contreforts saillants, à double glacis, que l’on voit à l’extrémité orientale de ces deux murs, près du chevet, ont été élevés à la fin du XVe. siècle ou au XVIe. La partie supérieure de ces contreforts a été refaite en briques plates dans le courant du XVIIIe. siècle.
Le mur droit qui termine le choeur, à l’orient, est soutenu par deux contreforts saillants, en pierre, à double glacis.
Contre ce mur, entièrement recrépi et sur lequel on n’aperçoit aucune trace de fenêtres, est appliquée une sacristie en briques qui date du siècle dernier.
Des fenêtres à plein-cintre et à claveaux extradossés, semblables à celles qui s’ouvraient dans la partie supérieure des murs latéraux du choeur et dont on aperçoit encore quelques vestiges, éclairaient primitivement l’église.
Cet édifice a été repercé à la fin du XIIe. siècle, ou dans les premières années du XIIIe., ainsi que l’atteste l’étroite fenêtre en forme de lancette qui éclaire le choeur du côté septentrional. Une lancette semblable s’ouvrait dans le mur méridional. Ces deux fenêtres sont en partie inscrites dans les anciennes ouvertures, qui étaient romanes et placées un peu plus haut. Deux fenêtres ogivales un peu plus larges, du même temps, laissent pénétrer le jour à l’intérieur de la nef, l’une au nord et l’autre au midi.
Le choeur est éclairé au midi par deux fenêtres : l’une sans caractère, l’autre à ogive aiguë, très-large. Cette dernière fenêtre était autrefois partagée en deux baies par un meneau. La moulure torique, garnie d’un listel, qui l’encadre accuse le XIVe. siècle.
Les deux larges ouvertures en brique pratiquées dans le mur méridional de la nef sont cintrées, dans la partie supérieure.
Au-dessus on lit la date 1780, qui indique une réparation faite à cette époque. L’une de ces fenêtres offre l’inscription suivante :
M . FONT
T . CH
ARGE EN
LAN
1780.
A droite de l’une de ces ouvertures est une petite fenêtre ogivale, entourée d’une scotie.
On remarque près du mur occidental les vestiges d’une porte à plein-cintre, romane, dont les claveaux extradossés sont formés de pierres calcaires très-dures. C’était la principale entrée de l’église.
Une petite porte cintrée, sans caractère, est pratiquée dans le mur méridional du choeur.
Le mur occidental de la nef, autrefois soutenu par trois contreforts plats, a été reconstruit en brique, sans aucun goût. Quatre ignobles et massifs contreforts, également en brique et inclinés comme les étais d’une maison qui menace ruine, supportent ce mur. La porte, cintrée dans le haut, est surmontée d’un oculus.
A l’extrémité occidentale de la nef s’élève un clocher octogone en charpente, surmonté d’une pyramide élancée. Le larmier, correspondant à chaque face, est percé de plusieurs ouïes ou évents d’une forme peu commune. Ce clocher renferme deux petites cloches.
La plus grosse, fondue en 1842, a été bénite par M. Jean- Jacques Farolet, doyen de St.-Pierre de Lisieux.
La plus petite, qui provient de l’ancienne église de Villers, porte l’inscription suivante :

1668. Me. FRANÇOIS PECQEVLT PBRE CVRÉ DE CE LIEV MA BÉNISTE ET
NOMMÉE MARIE. Me. Me. SEBASTIAN DESJARDINS ET FRANÇOIS LE BRVN Sr
DE LA MOTTE Tr .
IEHAN AVBERT MA FAICTE.

La voûte de la nef est construite en merrain, avec entraits et poinçons.
L’arc triomphal, d’une grande élévation, est roman.
L’intérieur de l’église offre un riche mobilier.
Contre les murs latéraux du choeur sont appliquées de belles boiseries, formant lambris, qui datent du règne de Louis XIV. Ce lambris, qui sert de haut dossier aux stalles, est formé de panneaux encadrés de moulures fortement élégies avec angles rentrants et concaves. Les ressauts correspondant aux pilastres sont soutenus par des têtes d’anges.
Les boiseries les plus rapprochées de l’autel offrent de riches encadrements, en feuilles de chêne, et une élégante frise artistement sculptée.
Des pilastres, offrant des pentes de fleurs et de fruits, séparent les panneaux. M. Bouet a fait un dessin de ces boiseries, qui proviennent de l’ancienne abbaye de Cormeilles.

Les stalles, au nombre de dix (cinq de chaque côté), datent probablement du même temps. La forme des accoudoirs est assez curieuse et peu commune.
Le lutrin est une oeuvre très-remarquable. Il est composé de trois parties. Le pied est triangulaire. La tige, formée d’un vase très-gracieux couvert de jolis rinceaux, supporte un globe sur lequel repose un aigle luttant contre un serpent, emblème du mal. Ce lutrin, qui est en bois de chêne doré à l’eau, est dans le style Louis XV. Il provient aussi de l’abbaye de Cormeilles.
Le retable du maître-autel, type Louis XV, est formé de pilastres qui supportent un entablement circulaire. Le tableau est également cintré dans la partie supérieure. Une gloire, de grande dimension, forme le couronnement du retable. Les urnes correspondant aux pilastres sont ornées d’anses, en forme de consoles, qui remplacent les draperies si communes sous le règne précédent. Le tombeau et le tabernacle sont en forme de doucine.
A l’extrémité de la nef, s’élèvent deux petits autels avec retable. Le tombeau de l’un de ces autels, dans le style Louis XIV, provient de l’abbaye de Cormeilles. Il est,carré et décoré, à ses extrémités, de jolies pentes de fleurs et de fruits.
Le devant du tombeau était autrefois revêtu d’un parement en étoffe.
Le retable, dans le style Louis XV, provient de l’ancienne église de Villers, près Glos. Deux pilastres ioniques, cannelés, supportent l’entablement. La statue qui décore le retable est ancienne et miniaturée.
Nous avons remarqué au bas de la nef un ancien et curieux bénitier, en cuivre ou en métal de cloche, sur lequel on lit l’inscription suivante, extraite de la Genèse :
VOX DOMINI SVPER AQVAS DEVS.

Ce bénitier, qui servait autrefois pour l’aspersion de l’eau bénite, paraît dater du XVII. siècle.
A l’entrée du choeur étaient autrefois placées deux belles statues en pierre, représentant des évangélistes. Ces statues, qui provenaient aussi de l’abbaye de Cormeilles, ont été brisées pendant la Révolution.
M. l’abbé Hays, desservant de cette paroisse, a fait placer dans la nef un très-beau chemin de croix, qui offre une série de tableaux dessinés et gravés par Pétrark, et coloriés avec soin d’après Fuhrich, célèbre peintre allemand, et l’un des représentants de l’École de Dusseldorf, dont la gravure reproduit et cherche à populariser les chefs-d’oeuvre.
Dans le clocher est relégué un joli tabernacle, dans le style Louis XIII, décoré de nombreuses colonnettes faites au tour.
Les petits vases placés dans les niches sont également l’oeuvre d’un tourneur de l’époque, qui probablement habitait la localité.
La face principale du tabernacle est garnie de quatre colonnettes, d’ordre composite, formant ressaut. Les balustres qui décorent la galerie placée à la base de la coupole sont en forme de fuseau. Ce précieux tabernacle provient de l’ancienne église de Villers.
Nous avons vu aussi dans le clocher une jolie lampe en bois, d’une forme très-gracieuse. Cette lampe, qui est dans le style Louis XV, est décorée de têtes d’anges et d’entrelacs. Elle provient de l’ancienne abbaye de Cormeilles. Ce genre de lampes est aujourd’hui fort rare.

L’église de Glos a pour patron saint Laurent.
On a découvert dernièrement,dans le cimetière, un fragment considérable d’un ancien cercueil en pierre calcaire.
Il a été trouvé à 1 mètre environ de profondeur.
A l’extrémité méridionale du cimetière, s’élevait une chapelle dédiée à saint Laurent. Cette chapelle a été transformée
en une maison, à usage d’auberge, qui porte pour enseigne : Au GRAND SAINT LAURENT.

Château de Coq.
A 1 kilomètre environ du village de Glos, au pied d’un coteau qui domine la rive gauche de l’Orbiquet, s’élevait un ancien manoir auquel, dans le pays, on donne le nom de château. D’après la tradition locale, ce château aurait été détruit par les Anglais dans le milieu du XVI. siècle, après la bataille de Formigny, qui les expulsa définitivement du sol normand. On voyait encore, il y a une vingtaine d’années, quelques vestiges des murs de fondation.
La maison en pierre qui s’élève à mi-côte a été, dit-on, bâtie avec les pierres provenant des débris de cet ancien château dont les communs s’étendaient au nord jusqu’au chemin.
La découverte de nombreuses monnaies françaises (806 environ) qui a eu lieu, en 1859, dans la cour de la Folletière, qui domine, au nord-est, le village de Glos, atteste les luttes sanglantes dont cette partie de la Normandie a été autrefois le théâtre. Le plus grand nombre de ces pièces, qui sont en cuivre et en alliage et de différents modules, remonte aux règnes de Philippe de Valois, de Jean II, dit le Bon, et de Charles V. Quelques-unes, de grand module, sont de Louis Ier.ou de Louis II, comte de Flandre, qui prit parti pour Édouard III, roi d’Angleterre.
Dans une cour voisine, appartenant au même propriétaire, se trouve une ancienne carrière de marne, divisée en plusieurs galeries dans lesquelles on a découvert une douzaine de boulets en pierre. La partie supérieure de cette cour forme un plateau, assez régulier, qui commande plusieurs vallons aboutissant à la vallée de l’Orbiquet. C’était un point stratégique assez important.
Glos possédait autrefois un château-fort dont il ne reste plus aucun vestige. Cassini n’a pas marqué sur sa belle carte de France, dressée de 1744 à 1793, l’emplacement de ce château : d’où il faut conclure qu’il n’existait plus à cette époque.
On aperçoit à peu de distance, au sud de l’église, sur le bord de la rivière, une motte féodale près de laquelle s’élevait, dit-on, le château.
En 1066, un seigneur de Glos-sur-Lisieux, prit part à la conquête de l’Angleterre. En 1220, Robert de Glos, fils de Philippe donna à la Maison-Dieu de Lisieux plusieurs redevances qui lui étaient faites à Glos.
C’est au XIIIe. siècle que l’évêque de Lisieux paraît être entre en possession de la terre de Glos. Il existe au Trésor des chartes une obligation de l’évêque et du chapitre de Lisieux pour plusieurs acres de terre et divers droits aux paroisses de Glos, Cordebugle et autres, qui leur avaient été données à ferme par le roi.
Glos et Courtonne formaient une des sept baronnies qui composaient le comté de Lisieux et par conséquent relevaient de la juridiction de l’évêque. Les autres baronnies étaient Nonant, près Baveux ; Thiberville, Gacé, Canapville, près Vimoutiers; Bonneville-la-Louvet, Touques.

Carrières de Glos.
— La voie romaine de Lisieux à Chambrais traversait le territoire de Glos. C’est sur le bord de cette ancienne voie que se trouvent les célèbres carrières de Glos, dont les coquillages fossiles ont été décrits avec soin par MM. Goubert et Ziltel, dans leur Dictionnaire de Conchyliologie.
Le sable de Glos appartient au corallien supérieur. Il correspond par la stratigraphie et par plusieurs de ses fossiles aux grès à Trigonia Bronni avec alternance de sables de la falaise d’Hennequeville.
Les espèces que contiennent ces sables sont peu nombreuses, mais quelques-unes sont fort riches en individus.
La partie supérieure des bancs qui bordent le chemin est blanchie par de nombreux débris de coquilles pourries, par suite d’infiltrations postérieures à leur dépôt.

Aqueduc romain.
Sur le penchant d’un coteau escarpé qui domine à gauche la route d’Orbec, au-dessus d’une carrière de sable située en-deçà du pont, M. le docteur Billon a découvert, en 1848, un aqueduc romain, parfaitement conservé, qui prenait les eaux à une source voisine et les portait à l’ancienne cité gallo-romaine des Lexovii ( Noviomagus Lexoviorum). Ce tronçon d’aqueduc, construit en béton comme tous les travaux de ce genre que nous ont laissés les Romains, a été examiné, l’année suivante, par un grand nombre de membres de la Société française d’archéologie, réunis à Lisieux lors de l’Exposition régionale. Un croquis très-exact de cet aqueduc, dessiné par M. Bordeaux, a été publié dans l’Annuaire de l’Association normande pour 1852.

Bruyères de Glos.
Les bruyères de Glos, bien connues des botanistes, occupent un plateau très élevé, situé à l’ouest du village. M. Durand-Duquesnay, dans son Catalogue raisonné des plantes vasculaires de l’arrondissement de Lisieux (Bulletin des travaux de la Société d’Émulation, année 1846), donne la liste des plantes rares qui croissent sur ces bruyères, particulièrement dans les parties tourbeuses. De larges voies traversent aujourd’hui ce plateau, qui domine la rive gauche de l’Orbiquet.

Manoir.
Au milieu des prairies s’élève un ancien manoir, appelé la Vallée, qui a appartenu à la famille de Franqueville.
Ce manoir, situé à peu de distance de l’église, près de la rivière, est une construction en bois du XVII. siècle.
Une des salles offre un joli pavage émaillé, dans un bon état de conservation.
Le colombier est de forme circulaire.
De l’autre côté de la rivière, à l’angle d’un chemin qui se dirige vers l’église de Beuvillers, s’élève une construction en bois d’une certaine importance. L’étage supérieur est bâti en encorbellement. Une tourelle carrée renferme l’escalier. A l’intérieur, on remarque une vaste cheminée et une ancienne porte à panneaux plissés. Cette construction, qui date de la fin du XV*. siècle, a dû appartenir à une communauté religieuse.

4 -BIBLIOGRAPHIE

« A propos du manoir de la Quaize, PAR, 42, N° 12, Décembre 1992, p. 6, ill.

CARLES André, « Excursion du dimanche 11 octobre (Le Houlley, à Courtonne-la-Meurdrac, Manoir de la Quaize, à Glos) », PAR, 42, N° 11, Novembre 1992, pp. 21-24

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 162.

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados. Arrondissement de Lisieux, t.V, Caen, Hardel, 1867, pp. 153-154 (notes de Ch. Vasseur)

CORNU Joseph, – Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p.
Glos, pp. 85-87.

DETERVILLE Philippe, Château de Collandon, à Glos dans Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé- sur-Noireau, Corlet, 1989, pp. 78-79
DETERVILLE Philippe, Château de Villers-sur-Glos dans Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé- sur-Noireau, Corlet, 1989, pp. 75-77
DETERVILLE Philippe, « Les colombiers du Pays d’Auge », PAR, 44, N° 5, Mai 1994, pp. 12-18, ill.
Glos, Manoir de la Brairie, PGMPA, pp. 114-115; 2 manoirs accolés, encorbellement, façade ouverte à guettes croisées et fenêtres à imposte, filière entre mors, culots simples et doubles, grande lucarne à pignon sur encorbellement, construit en partie sur cave
Glos, Le Clos des Iris (Dr Flon), CDMPA, pp. 93-94
Glos, Manoir de la Motte, CDMPA, pp. 89-90; structure très ancienne à revoir
Glos, Manoir presbytéral, CDMPA, pp. 91-92; porte d’entrée XVIIe à bossage et fronton cintré, pierre de petit appareil, lucarnes étagées
Glos, Manoir de la Quaize – Quèze -, PGMPA, pp. 118-121; blasons cardinal d’Annebault, 6 travées, cheminée centrée, filière d’allège, croix de Saint-André et croix de Saint-André pattées, encorbellement portes aux extrémités avec accolade et pinacle, en arrière rez-de-chaussée faux-damier brique et pierre et harpes.
Glos, Manoir de la Vallée ou de Franqueville; CDMPA, pp. 86-88; colombier en bauge
Glos, Manoir de la Brairie, PGMPA, pp. 114-115; 2 manoirs accolés, encorbellement, façade ouverte à guettes croisées et fenêtres à imposte, filière entre mors, culots simples et doubles, grande lucarne à pignon sur encorbellement, construit en partie sur cave
Etienne DEVILLE.- « Excursion du 26 août (1926) « , AAN, 94, 1927, pp. 148-171
* Glos, église, abbaye de Cormeilles.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1013.
Eglise, mobilier provenant de l’abbaye de Cormeilles: Etienne DEVILLE, Seconde Excursion de l’Accord Parfait en Haute-Normandie le Dimanche 8 août 1937. Compte-rendu par…, Lisieux, Morière, 1937, 107×170, 18 p.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. pages 36, 37, 38, 44, 162, 170, 306, 392.

FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie noirmandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p. 33.
FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318; Nos, 28 (Colin de Besnerey (ou Bennerey, ancien fief à la Chapelle-Yvon); Colandon, de Franqueville, 39, 267? Glos, Manoir de la Vallée ou de Franqueville; CDMPA, pp. 86-88; colombier en bauge

GOUBERT Dr Emile GOUBERT, « Note sur les fossiles de Glos », Journal de Conchyliologie, 1861 (cité par Tissot dans Chemin de fer de Lisieux à Orbec, p. 42)
GOUGET Abbé, « Glos. Curés (Jehan Lestendard, Gilles Lechien). Jubé », BSHL, N° 27, 1926-1930 (1930), pp. 209-210

LE CACHEUX Paul,- Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8° – Glos, II, 15.

LECORNU G., Monographie de la commune de Glos, Ms. s.d. vers 1885, 12 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9390
LECOURT Abbé A, « VIllers-sur-Glos – Une Crise de Trésoriers au XVIIIe siècle », BSHL, n° 18, 1910, pp. 36-40
André MARIE et Philippe DETERVILLE, « L’Eglise de Glos », PA, 41, N° 12, Décembre 1991, p. 32

MANEUVRIER Jack : Manoir de la Quaize – Bulletin du Foyer rural du Billot n°59 Sept 1997 page 63.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton et 2e carton.
PELLERIN Eliane, sortie de SHL 10/96, BSHL N° 37, 12/96
PELLERIN Henri, « Château de Collandon », PA, 18, N°8, Août 1968
PELLERIN Henri, « Histoire de Glos-sous-Lisieux. Le Manoir de la Quaize », PA, 18, N° 10, Octobre 1968, pp. 5-9; N° 12, Décembre 1968, pp. 11-16
PELLERIN Henri, « Les églises de Glos », PAR, 22, N° 6, Juin 1972, pp. 3-15

VUAGNEUX Henri.- A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889, In-8°, 243 p.
Mesnil-Mauger – quai d’embarquement bestiaux – Guillaume Hautemer – Jean Marin – Le château de Mailloc pp. 37-50 – fief du Verger, à Fervaques – Maison-aux-Anglais – Cheffreville – Tonancourt – Bellouet – Cintray – Belleau Moutiers-Hubert – Bienfaite – la Cressonnière – Mesnil-Guillaume – Glos – de Colbert-Chabannes – La Houblonnière – Crévecoeur – Le Pré-d’Auge – La Boissière – ferme de Rome – Fauguernon pp. 69-80 – Le Pin – Ouilly-du-Houlley – Tillières – Le Val-Richer – Mme de Caumont – Guizot (critique violente) – De Honfleur à Trouville : le Château de Bonneville Vasouy – Pennedepie – Fontaine-Virginie – Criquebeuf – Le Ratier – Villerville – Le Grand-Bec – Le géant Ratir – Hennequeville – Trouville – Deauville – Mont-Canisy : Lassay – Falaise

GLOS. – Motte au-dessous de l’église près de la rivière (5). Le Dr Billon a découvert à Glos un tronçon d’aqueduc romain (6).
(5) Amédée Tissot., Chemin de fer de Lisieux à Orbec, petit Guide du promeneur et du touriste, Lisieux-Orbec, 1873, p. 42.
(6) Bordeaux, ,A.N 1852, p. 491-492 ; Caumont, Stat mon., V, p. 151 et 169-172 ; Lecornu, monographie. de Glos, mss. Archiv. ,du Calvados.

CABLE (LE), hameau. commune de Glos.- Caable, 1203 (magni.rotuli, p. 101).
Chaablum juxta Glos, 1270 cart. norm. n° 1220 p. 338). Boscus de Chaables 1270(ibid.)

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados



B – VILLERS sur GLOS

Ecclesia de Villaribus – de Villula

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux, 40 feux
Curés :
Neuville 1764
Bellière 1768-1787

Milcent de Bevinière faisait une rente de 4 livres au trésor de l’église de Villers, abandonnée à l’Hospice de Lisieux après la Révolution.

1591, 1er janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, Jehan Le Chien, de la paroisse de Villers, baille en fief à rente, à Nicolas Desjardins, de Courtonne, deux pièces de terre labourables, sises aud. lieu, nommées « La fieffe », moyennant 4 écus et demi de rente. Témoins: Antoine Bouquier, de Courtonne, et Michel Desjardins.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.
= archives SHL : 1F427 : 1er janvier 1591 : Jehhan Le Chien de Villers baille à Nicolas Desjardins 2 pièces de terre à Courtonne.

1702
– Archives SHL 1F415 : 1er janvier : 1702 :
Robert Duval de la paroisse de Villers a reçu de Philippe Lefèbvre la somme de 4 livres.

1748
– Archives SHL.1F463 : Satis curé de Villers et autres.

Voir FONDS BOUDARD
– 2FA44 : 1765 : Accord avec les habitants de Notre Dame de Villers près Glos.

Insinuations

Le 5ème jour du mois de septembre 1486 à Jehan Luce semblablement maçon pour les deux parts de 6 livres 12 sols pour avoir estoqué les portes de l’église parrocchiale de Villiers en laquelle la fabrique prend et perçoit les deux parts de la dîme, avec ce avoir maçonné les sablières, recepé par dedans la muraille du chancel et aussi avoir refait l’autel, lequel était tout rompu et démoli, aussi compris la verrière et le pignon ainsi qu’il est porté dans le contrat duquel est porteur Cardin Debray pour et au nom du curé et pour la portion de ladite fabrique baillé audit Luce la somme … (Compte rendu par Jehan Lebreton, prêtre de St Michel 1485 au même jour 1486 – Fabrique St Pierre de Lisieux)

La paroisse de Villers ayant été supprimée lors du Concordat et son territoire réuni à Glos, L’église a été démolie il y a une vingtaine d’années (1861).
La cloche, instrument précieux, les deux petits autels sont maintenant dans l’église de Glos. On y avait également transporté le maître-autel mais comme il n’y avait point d’endroit propice pour le placer il a été dépiécé, on n’en voit dans le clocher les morceaux disloqués. C’était un autel à pilastres avec trois tableaux, dont deux en forme d’ellipse.
Le tabernacle était surmonté d’une exposition, consistant en un
dôme quadrangulaire porté sur quatre colonnes corinthiennes.

D’aprés les souvenirs de ceux qui l’ont vue, l’église de Villers de dimensions médiocres devait dater des derniers temps de l’époque ogivale. Le chœur faisait retraite sur la nef ainsi qu’on le voit presque toujours. Le clocher s’élevait à l’ouest,
il consistait en un beffroi carré, couvert d’une pyramide quadrangulaire. Au midi était le portail, lequel était protégé par un porche en bois. Ce porche dont les intervalles ont été remplis par des pierres de grand appareil provenant de l’église, forment actuellement une cave non loin de son ancien emplacement, sur le bord d’un petit ruisseau.
Les voûtes étaient en merrain avec charpentes apparentes. Celles du chœur étaient peintes en bleu azur avec un semé d’étoiles d’argent. Les fenêtres avaient des vitraux. Le docteur Bellon en possède un médaillon, représentant Notre Dame de la Pitié. Les fonts étaient ornés d’arcatures gothiques.

Cette paroisse était sous l’invocation de la Vierge. Les patrons étaient au XIVe : Heredes de Mota et au XVIIIe c’était l’évêque. Elle était inscrite pour 20 livres de décimes et 700 livres de revenu.

Le presbytère, situé tout proche, existe encore. C’est une construction du dernier siècle.

Le fief principal de cette paroisse était la Motte, puisqu’il avait le droit de patronage, il est situé tout près de l’ancien enclos de l’église, qui faisait enclave dans ses terres. Il se trouve assis sur le bord d’un petit ruisseau qui emplissait autrefois ses fossés, et sans doute à cette situation qu’il doit son nom. Il ne consiste du reste actuellement qu’en une maison de bois peu considérable, qui paraît dater du règne de Louis XIV.

Je ne crois pas qu’il ait jamais existé de manoir féodal appelé proprement Villers et je pense que ceux des gentilshommes que l’on trouve avoir pris cette qualification étaient Seigneurs de la Motte. Je cite donc ici comme intéressant la Motte un mandement du 17 octobre 1475 du lieutenant du bailly d’Evreux à l’évêque de Lisieux qui ordonne de conférer la cure de Notre Dame des Prés, située à Villers, à celui que présente Etienne Flambart, seigneur dudit Villers (Archives du Calvados)

On trouve ensuite le fief dans les mains de la Famille de Boctey qui a pour auteurs Davy et Jehan Boctey, anoblis aux francs-fiefs. Je crois que l’on peut regarder cette famille comme originaire de Lisieux puisque plusieurs de ses membres remplirent des charges d’Edilité dans les dernières années du 15e siècle.

En 1540 Guillaume Bottey, Damoiselle Guillemette Bertelot, sa mère, et Damoiselle Gilette Bottey, leur cousine, firent leurs preuves devant les élus de Lisieux. Ils demeuraient à Villers.
Noble Homme Gilles le Boctey, seigneur de la Motte, figure dans un acte original du 30 avril 1561.
Un acte d 1634 parle des héritiers du seigneur de Boctey, écuyer, seigneur de la Motte.

D’après l’inscription de la cloche, François Lebrun était seigneur de la Motte en 1668. Il avait des alliances avec la famille de Mailloc.

D’autres fiefs se trouvaient encore sur ce territoire de Notre Dame de Villers, bien que la superficie n’en soit pas considérable : Gras-Mesnil, contigu à la Motte, puis le Bouley et Blancheporte et enfin la Quaize, qui offre un grand intérêt.

En 1540 Gras-Mesnil était dans les mains de Marc de Gouvis, gentilhomme de très ancienne lignée.
A la fin du 16ème il était passé entre les mains de la famille de Boctey. On trouve en 1606 et 1614 Noble et Vénérable Maître Michel le Boctey, prêtre, seigneur temporel de Gras-Mesnil, prieur de Mervilly etc.. et puis curé de Notre Dame de Villers.
Ce sont encore les de Boctey qui possédaient le Bouley. Les registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux ont conservé le nom de Maistre Gabriel le Boctey, écuyer, seigneur de Marolles et du Bouley, procureur du Roy en l’élection de Lisieux (1552-1577)
Maistre Michel le Boctey, seigneur de Gras-Mesnil avait pour frère Louis le Boctey, écuyer, sieur du Bouley. Il avait épousé le 3 juillet 1597 Catherine de Francqueville, fille du seigneur de Collandon, dont la postérité a possédé le même fief pendant plusieurs générations (1).et d’où sortirent trois enfants : Charles, Renée et Hélène.

Charles, seigneur du Boulley, après son père, eut un seul fils, nommé Jacques, qui se maria deux fois, d’abord avec une demoiselle de la Noé et en secondes noces avec Madelaine de Fresnel. Cette dernière lui donna quatre enfants dont le second seul, Guillaume, qualifié de seigneur de Villers, a laissé postérité. Je pense que c’est son fils que l’on voit figurer dans l’Armorial de d’Hozier ainsi : Louis le Boquetay, écuyer, seigneur de Villers – …d’argent d’un chevron d’azur accompagné de trois perdrix de gueules.

Je ne sais si c’est le Bouley qui est la propriété de M Auguste Asselin, receveur des finances. Elle est située entre deux coteaux boisés dans une situation charmante. La maison assez importante, a deux ailes qui datent du règne de Louis XIV, avec toit brisé à la Mansard. Le centre paraît beaucoup ancien, mais il a été modernisé à un tel point qu’il est impossible d’en reconnaître l’âge. Il a pourtant conservé son toit élevé et une grande cheminée en briques ornées d’arcatures simulées avec dessins en briques noires dans les fonds, système qui remonte au 16e siècle.

Le colombier carré, construit en briques est surmonté d’un épi en terre jaune vernissée qui figure un pigeon.

La famille de Boctey était en possession d’un autre fief encore assis sur le territoire de la même paroisse mais à un quart de lieue au moins vers le midi de l’autre côté de la vallée, il se nommait la Houssaye.
Noble Homme Messire Adrien le Boctey, seigneur de la Houssaye, vivait en 1570 et 1587, suivant des documents originaux que j’ai eus entre les mains.
J’ignore le nom de son fils, un acte du 6 juillet 1641 fait mention de son petit-fils Anthoine le Boctey, écuyer lui aussi seigneur de la Houssaye. Il fit ses preuves en 1666 à Notre Dame de Villers, avec Gilles le Boctey, seigneur de Glatigny.
Je n’ai trouvé qu’un seul acte où il soit question de la Blancheporte et de son propriétaire Pierre Toustain. Cette date datée du 1er février 1634 relate une vente de trois pièces de terre situées à Glos, dépendantes de la sieurie de Cirfontaine.

Le fief le plus intéressant pour l’archéologue bien qu’il n’ait pas été hiérarchiquement le plus important et certainement la Quaize ou la Quèze.

Malgré les nombreuses mutilations que cette maison a subies, elle n’en reste pas moins un rare spécimen des constructions domestiques du commencement du XVIe siècle. Elle est en bois, toutes ses poutres principales sont couvertes de sculptures dans le style de François Ier (Renaissance Gothique) Les sablières qui séparent les étages, sont sculptées à leurs extrémités d’un nerveux rageur qui engloutit les moulures. Toutes les pièces principales, verticales ou horizontales, sont couvertes de culs de lampe, de rosaces, de losanges, d’enroulement et autres dessins variés.

Une jolie porte en accolade avec pinacles, blasons, feuillages, orne la façade, malheureusement elle a souffert.

Les entre-colombages sont remplis par des briques vernies, rouges et vertes, formant des dessins tant par leur couleur que par leur disposition, La face qui regarde le jardin n’est pas moins ornée. La base jusqu’au premier étage est un échiquier de pierre et de briques, mais ces briques ne sont pas vernissées. Sur une poutre centrale est sculpté un écusson surmonté d’un chapeau de cardinal avec glands, il est chargé d’une croix vairée (?). Ce sont les armes du Cardinal Jacques d’Annebault, évêque de Lisieux de 1543 à 1560. On peut s’en servir comme date pour la maison. (suit description de l’intérieur)

Cette maison était autrefois couverte d’un grand toit de pavillon avec double épi. Les tuiles vernies formaient sur ce grand comble des dessins ingénieux. Un républicain qui fut propriétaire du domaine vers 1848 a cru mettre sa doctrine en pratique d’une manière digne d’éloges en ravalant ces fiers pignons au niveau des combles mesquins de l’époque moderne, cependant par économie sans doute on a replacé sur le toit des tuiles vernies rouges, vertes et jaunes.

Les fenêtres étaient carrées, étroites, sans ornements, si l’on juge par celles que l’on voit encore bouchées dans certains endroits. Les autres ont été élargies il y a environ vingt ans.

Le colombier a été détruit en même temps que le comble, comme un vil instrument de la féodalité. Il était rond, de dimension fort ordinaire, bâtis en bauge avec patin de pierre.

Je n’ai pu me renseigner sur les possesseurs de ce fief, je sais seulement par l’acte de 1634 déjà cité, Michel Costard président en l’élection de Lisieux, était sieur de la Quéze. On connaît qu‘en 1540, Monsieur Silvin de Fatouville, seigneur de la Quaize produisit devant les élus de Lisieux.

Un autre des Hospices de 1667 m’a fourni le nom de Maître Pierre Costard, écuyer, sieur de la Quaize, conseiller du Roy, trésorier de France au bureau des finances de la Généralité d’Alençon. Je ne sais depuis quand ni comment cette famille était en possession de cette terre.
La paroisse de Villers dépendait de l’élection de Lisieux,
sergenterie de Moyaux, et comptait 40 feux.

Les recherches de la Noblesse nous ont conservé les noms de quelques gentilshommes résidant sur cette paroisse mais que leur défaut de qualification ne permet pas de regarder comme possesseurs d’un fief plutôt que d’un autre :

Guillaume de Bonnechose, trouvé par Montfaut en 1463
Colin Bottey, imposé par le même.

(1) Il résulte d’actes authentiques que cette terre du Boulley était dans les mains de la futaille de Boctey ; mais elle possédait en même temps le fief du Boulley, beaucoup plus important, situé à St.- Germain-de-Livet.

[1] Voir la bibliographie en annexe.
[2] Les premiers bulletins, édités à Caen, chez Haulard, doivent remonter à 1907
[3] Voir entre autres Henri PELLERIN, « Histoire de Glos-sous-Lisieux. Le Manoir de la Quaize », PA, 18, N° 10, Octobre 1968, pp. 5-9; N° 12, Décembre 1968, pp. 11-16; et Bernard DESHAYES.
[4] C.HIPPEAU.-Dictionnaire topographique Département du Calvados, Paris,Imp.Nationale,1883;p. 233.
[5] Bénigne-Ernest PORET de BLOSSEVILLE, Dictionnaire topographique du départe ment de l’Eure contenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imp. Nationale, 1878; p. 177; P.-F. LE BEURIER, Rôle des taxes, p. 117.
[6] Id°
[7] Il existait à la fin du XIVe siècle une famille de ce nom, voir: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de Jean Le Muet dans Eudes lexoviennes, IV, p. 208, note 273..
[8] C. HIPPEAU, op. cit, p. 234
[9] Id°
[10] de BLOSSEVILLE, op. cit., p. 178; P.-F. LE BEURIER, Rôle des taxes, p. 104, 120; Charles LEROY, Le Thuit-Signol (Origines à 1789), Brionne, Amelot, 1928, p. 26.
[11] Calvados, HIPPEAU.
[12] Id°
[13] Id°
[14] Eure, de BLOSSEVILLE, p. 49.
[15] Charles LEROY, op. cit., p. 26.
[16] op. cit., p. 208.
[17] Henri de FORMEVILLE, Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, Lisieux, 1873, II, p. 395
[18] Bulletin paroissial de Saint-Sylvain de Glos, 1er année, n° 4. Juillet 1907, p. 14.
[19] Henri de FRONDEVILLE, op. cit, p. 162.
[20] Michel COTTIN, La maison traditionnelle en Pays d’Auge – Matériaux et techniques. Catalogue exposition – Saint-Désir-de-Lisieux, Octobre 1985, s.l.n.d. (1985), 210 x 297, multigr., couv. ill..

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