MOYAUX



NOTES sur MOYAUX – 14460

1 – INTRODUCTION :
2 – HISTOIRE RELIGIEUSE
3 – MANOIR DE LA FERRONIERE
4 – BIBLIOGRAPHIE
5 – DOCUMENTS CONSERVES à la SHL concernant Moyaux
(pour le Fonds Deville voir aussi en 6.- pièces justificatives)
6 – PIECES JUSTIFICATIVES

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1 – INTRODUCTION :

Michel COTTIN
Voici près de trente ans, un journal local [1] publiait en manchette Moyaux « Grande Ville » était-elle la capitale des Lexovii ? Si l’accroche se voulait sensationnelle et provocatrice, l’article qu’elle couvrait était lui, par contre, des plus sérieux. Pierre Turpin, qui avait été instituteur à Moyaux et avait suivi les cours d’Albert DAUZAT, l’un des pères de la toponymie française, révélait ainsi quelques années de recherches approfondies sur la région. Malheureusement, il devait décéder quelques années plus tard et à notre connaissance, ses travaux n’ont jamais été repris.
Avec méthode et patience, il avait étudié l’évolution du nom de cette commune, qui selon lui ne nous était parvenu que très altéré [2], et proposait en dernière analyse d’en chercher l’origine dans un hypothétique composé Mogoialos dont le premier composant Mog signifie grand et le second ialos, endroit découvert, endroit, localité. Dans sa grande modestie, d’ailleurs, il se gardait de conclure mais appelait de ses vœux une recherche archéologique sérieuse, ayant noté à plusieurs reprises la découverte d’un outillage lithique assez dispersé sur la commune et rappelait que l’assiette des villes gauloises, comme Bibracte ou Gergovie, était située sur des plateaux et que la conquête romaine les avait fait descendre dans les vallées.
Pour bien marquer l’importance stratégique du lieu – « au point culminant du plateau entre la Touques et la Calonne » – il avait accompagné ses articles d’une carte des voies anciennes, dont certaines – telles celle de Lisieux à Lillebonne ou celle venant de Bayeux, étaient même reconnues pour antiques, tandis que d’autres, historiquement connues depuis le haut Moyen Age, plaçaient Moyaux au centre d’un réseau desservant Bernay, Dreux, etc.

2 – HISTOIRE  RELIGIEUSE:

Michel COTTIN
Cette situation, au croisement ou à proximité de voies antique est à l’origine d’une christianisation ancienne attestée par le vocable de l’église dédiée à Saint Germain, dont le culte, rappelle le Dr Jean Fournée [3]  « était déjà bien établi à l’époque où mourut Saint Germain de Paris (576) » et dont l’implantation du culte « obéit aux mêmes normes topographiques » – jalonnement des voies antiques – et « a la même valeur chronologique » – vers le VIe siècle. Situation et ancienneté ont semble-t-il été à l’origine du choix de cette paroisse comme chef-lieu d’un des doyennés de l’archidiaconé du Lieuvin.
L’église, comme en beaucoup d’autres lieux en Pays lexovien, appartenait à un seigneur laïque, dont nous ignorons le nom – peut-être l’un des membres de cette famille de Moyaux dont on retrouve la trace dans les Registres de l’Echiquier en 1198 – qui en fit don avant 1160 à l’abbaye de Bernay [4]. Celle-ci conserva ce patronage apparemment jusqu’à la Révolution quoiqu’en 1708, un seigneur local, Charles Le Mancel, s’intitule « écuyer, seigneur et patron honoraire de Moyaux ». Sans doute s’agissait-il d’un arrangement entre l’abbaye et ce seigneur car dans les actes du XVIIIe siècle, publiés par l’abbé PIEL relatifs aux changements de curés, on ne voit apparaître aucune des deux parties.
De même ignore-t-on l’origine de la donation dont l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen jouissait encore en 1701 [5].
Administrativement la paroisse fut rattachée dans un premier temps au bailliage de Rouen et à la vicomté d’Auge [6] avant de devenir le chef-lieu d’une sergenterie de la vicomté d’Orbec. Au XVIIe siècle apparaît un vicomte de Moyaux qui avec ses officiers se virent pourvus d’armoiries par d’Hozier: De sable à un aigle d’or. et les taxa pour cela à 25 l [7]
Enfin, pendant l’époque révolutionnaire la commune fut élevée au rang de chef-lieu de canton [8]. Au demeurant cette période fut active et agitée pour la commune et l’on conserve aux Archives départementales un curieux « Registre des gardes nationales qui s’enrôlent en qualité de volontaires pour la paroisse de Moyaux, district de Lisieux, département du Calvados », mais il est à noter que pratiquement tous les volontaires sont étrangers à la commune.

– l’église :

L’Eglise est un monument particulièrement intéressant par ses dimensions mais aussi par l’époque de sa construction qui peut être rapportée à la première moitié du XIIe siècle, époque à laquelle vraisemblablement l’abbaye bernayenne prit possession de ce patronage.
Le monument, outre la longue notice d’Arcisse de Caumont, a fait l’objet d’une d’études détaillées d’Henri Pellerin, de Mesdames Martine Treuil-Demars et Marie-Belzic, et d’une note du Professeur Lucien MUSSET auxquelles il faut se référer.
Sans être particulièrement iconoclaste on peut tuer la légende du clocher qui penche pour « résister aux mauvais vents qui viennent de Lisieux » et signaler qu’au siècle dernier il était encore bien droit et que seule une déformation des pièces de bois de la charpente de la flèche est responsable de sa torsion.
Il faut également signaler les parties Renaissance que cette église conserve avec sa chapelle de Bois-Simon et le petit portail du mur Nord. Les constructions de cette époque sont si rares en Pays lexovien – alors qu’elles sont nombreuses dans le diocèse voisin d’Evreux – qu’il serait intéressant de les étudier dans leur globalité.

3 – MANOIR DE LA FERRONIERE :

Michel COTTIN
HISTORIQUE

Toponymie
Le manoir de la Ferronière – comme beaucoup d’autres – n’a jamais suscité de recherches et son histoire reste toute entière à écrire. Son nom – qu’il faudrait écrire Féronière – pose un premier problème puisqu’il peut provenir d’un ruisseau voisin – Le Féron – ou d’une famille de ce nom dont on retrouve la trace dès 1323 à l’Hôtellerie à l’occasion d’une transaction avec l’évêque de Lisieux [9]. Il reste en pareil cas toujours assez délicat de trancher sur la primauté des toponymes ou de patronymes, tant la mode fut parfois, dans certaines familles, de dénommer d’une manière identique toutes les propriétés d’un même lignage. Le cas des hydronymes reste cependant un peu différent car on admet généralement qu’ils appartiennent aux couches toponymiques les plus anciennes, mais est-ce bien applicable à des petits ruisseaux ?
Son apparition dans des textes du XVIe siècle est tardive, bien qu’il s’agisse d’une formation en ière – courante dans la région à partir du XIIe siècle.
Une carte féodale complexe
Dans les différents documents consultés, n’ayant jamais rencontré cette propriété désignée comme un fief noble, il nous reste à retrouver à quel ensemble domanial elle pouvait appartenir. A Moyaux, le choix est vaste car les fiefs sont nombreux.
Mais, tentons de restituer la carte féodale de cette paroisse de plus de 1.600 ha[10]. On y trouve bien entendu un grand nombre de fiefs nobles [11] dont certains paraissent être des extensions de seigneuries voisines – Fumichon ou Ouilly-du-Houlley, par exemple – qui, à l’origine, auraient pu n’avoir qu’un seul et unique seigneur, les Beaufou ou Beaufour, ou leurs prédécesseurs. Cette famille est en effet bien possessionnée dans la région aux XIIe et XIIIe siècles, l’est encore au milieu du siècle suivant. [12]. C’est d’elle semble-t-il que les Bertran tiennent les biens qu’ils vendront aux Fumichon qui les cèderont eux-mêmes à la famille de Tillières – présente aussi à Ouilly-du-Houlley – et à son alliance avec Guillaume que l’on doit ce fief du même nom sur la paroisse de Moyaux.
En premier lieu un fief dit de Moyaux qui, selon Charles Vasseur, « au XVe siècle,… appartenait à la famille de Bienfaite ». En 1469, Jehan de Bienfaite, le jeune, sieur du fief de Clepin, la Court et Moyaux, comparut aux montres de la noblesse du bailliage d’Evreux en équipement d’homme d’armes à iij chevaux « .
En 1667, un membre de la famille d’Osmont porte ce titre et après lui nous avons vu Charles Le Mansel en faire de même ainsi que Charles Le Boctey qui en 1766 s’intitule « chevalier, seigneur et patron honoraire de Moyaux et autres lieux ».
L’on y trouve aussi les seigneuries du Chesne, du Val, de Mortemer, de Goville (ou Gauville), de Bois-Simon sur laquelle l’article de Charles Vasseur apporte des renseignements assez étendus et enfin le Fief de la Lande.

Le Fief de la Lande
C’est, selon toute vraisemblance de cette dernière seigneurie que relevait la Féronière car dans un acte de 1539 nous lisons: « Guillaume Cornu, en la paroisse de Moyaux, vend à Pierre Le Roy, demeurant à Lisieux, une pièce de terre labourable, sise à Moyaux, en fief de la Lande, en l’aînesse au Bienvenu, dont est aîné led. Le Roy, icelle pièce contenant trois vergée, jouxte d’un côté les hoirs maistre Jehan Féron, d’autre côté maistre Richard Inger, avocat en court laye, d’un bout le chemin du Breuil et d’autre le seigneur de Boys Symon, moyennant cinquante livres tournois ».
Quant au fief de la Lande, nous savons qu’au début du XVIe siècle il appartenait encore à la famille de Bienfaite et qu’en Juillet 1525 il était entre les mains de Charles Le Mansel. En 1629, dans le préambule d’une transaction, Jean de Longchamp, s’intitule: « chevalier de l’ordre du roi, conseiller en ses conseils d’Etat, gouverneur de Lisieux, chastelain d’Ouillie, seigneur de Fumichon, Baudet, la Lande, Baratte, etc. ». En 1759, c’est son successeur à la tête de la seigneurie de Fumichon « Noble et puissant seigneur messire Jean du Houlley, chevalier, baron, châtelain et haut-justicier dudit lieu du Houlley, aussi de Fumichon, seigneur et patron de Saint-Pierre-de-Canteloup, Baudet, Baratte, Thillaye, Firfol, de la Lande, Bellemare et autres terres et seigneuries, conseiller du roi au Parlement de Paris, y demeurant en son hôtel rue Geoffroy l’Asnier, paroisse Saint-Gervais » qui on le voit en est devenu propriétaire.
Quelle fut par contre la destinée de cette propriété, l’histoire à écrire seule pourra le dire.

DESCRIPTION
Curieuse construction en bois à deux étages sur rez-de-chaussée.
Pan de bois au 1er étage avec filière moulurée en allège, typique du XVIe siècle
Second étage semble-t-il très transformé
Soubassement de brique et harpes de pierres du milieu du XVIIe siècle.
Escalier à la française avec palier de repos, balustres « hollandais »
Boiseries à petits panneaux
Menuiseries XVIIe – XIXe siècles.
A l’étage cheminée XVIIe siècle

4 – BIBLIOGRAPHIE :

BODIN Pierre Docteur : Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. III, réédition Floch pp. 63.
CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 64- 69

CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p.
Moyaux, pp. 73-76

COTTIN Michel, Promenade d’Automne de l’Association le Pays d’Auge. Notes de visites: Moyaux: église, La Féronnière… publiées par Armand GOHIER dans PAR, 43, N° 12, Décembre 1994, pp. 27-31, ill.

DU BOIS Louis-François, Notice sur M. Losier, ancien curé de Moyaux (Calvados) décédé le 15 avril 1820, Paris, 1820, in-8
DU BOIS Louis-François, Histoire de Lisieux, livre VIII page 348

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados, tome II,  page 1057.

FOURNEE Dr Jean, Le culte populaire et l’iconographie des Saints en Normandie. Etude générale, Paris, SPHAN, 1973, 287 p.

FOURNIER Dominique :  Notes de toponymie normande. Autour du Vaucery. Bulletin du Foyer rural du Billot n°99 , septembre 2007. page 55.

FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de Gautier du Bois, vicomte d’Auge pour la Saint-Michel 1312  in Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 15e série, pp. 25-62
« Avant la conquête de Philippe-Auguste, les circonscriptions domaniales furent mouvantes et l’absence de documents administratifs antérieurs à 1170 empêche de s’en faire une idée précise. On sait que les vicomtes, au XIe siècle et dans la première moitié du XIIe, étaient des personnages importants auxquels les revenus domaniaux et le produit des amendes de leur juridiction étaient affermés et qu’ils étaient des chefs militaires en même temps que des administrateurs. C’est à cette époque que la Maison féodale des Bertran administra, en même temps que son propre « Honneur » de Ronch, le domaine ducal qui s’était constitué dans le Pays d’AUge. Nous trouvons encore la trace du fermage de cette antique vicomté à l’article 167 du compte de 1312.
« Plus tard, à l’époque des ducs angevins, des baillies se superposèrent aux vicomtés plus ou moins vidées de leur substance et les rôles de l’Echiquier qui ont été conservé par fragments permettent de se faire quelque idée des régions sur lesquelles s’étendait leur action. Ces baillies portaient parfois le nom de leur titulaire. Dans le Pays d’Auge, nous voyons, selon l’Echiquier de 1180:
– une Baillie d’Auge, administrée par Guillaume de La Mare, en même temps que les vicomtés de Conteville et de Sainte-Mère-Eglise, et dont la juridiction semble s’étendre depuis la basse Dive à l’ouest jusqu’à la Risle.
– l’ancienne Vicomté d’Auge affermée à Robert Bertran;
– une Vicomté de Bonneville, affermée à Geoffroy Troussebout, châtelain de Bonneville-sur-Touque, dont la création souligne l’importance que donnait ce château ducal à la basse Touque;
Le fragment du rôle de l’Echiquier de 1184 permet de constater que Guillaume de La Mare est toujours bailli d’Auge et de Conteville.
Le fragment du rôle de 1195 révèle l’existence:
– d’une Baillie et d’une Vicomté de Bonneville Robert de Ros, successeur de Geoffroy Troussebout;
– d’une Baillie de Guillaume de La Mareou de Pont-Audemer, dont la juridiction s’est étendue vers la Risle et comprend l’Honneur saisi depuis peu de Montfort-sur-Risle, mais qui semble avoir abandonné la région entre la basse Dive et la basse Touque, tout en conservant la recette de la ferme de la Vicomté d’Auge des Bertran;
– d’une Baillie d’Hiesmois et d’Auge dont la juridiction semble s’étendre depuis la région d’Argences, à l’ouest de la Dive jusqu’à la basse Touque à l’est et dont Philippe de Moyaux est bailli.

Le rôle de 1198 mentionne;
– La Baillie et la Vicomté de Bonneville administrée par Philipe Mimican, tandis que Geoffroy Troussebout est toujours gardien du château:
– la Baillie d’Auge, administrée par Richard Servain (Sylvanus), en même temps que la partie de l’ancien l’Honneur des Montfort qui est sur la Touque, c’est-à-dire, la Baronnie de Coquainvilliers;
– la Vicomté d’Auge, qui est affermée pour 20 livres aux Bertran et dépend de la Baillie de Pont-Audemer.
« Après la conquête de Philippe-Auguste et la réunion de la Normandie à la France en 1204, le domaine royal se trouva largement accru par les confiscations des terres appartenant aux seigneurs qui préférèrent rester sous l’obédience anglaise. Ces « échoites » constituèrent autant de fermes royales. La reine Bérengère elle-même dut céder à Philippe-Auguste son château de Bonneville. L’Honneur des Bertran a, lui aussi, été incorporé au domaine.
« On trouve encore, sous Philippe-Auguste une Baillie de Bonneville, dite Baillie Jean de Laporte dont dépendent les fiefs de Montfort ayant formé la Baronnie de Coquainvillers. Elle voisine avec les baillies d’Exmes et du Lieuvin (MSAN, t. XV, p. 185.)
« C’est seulement vers le milieu du XIIIe siècle que le grand bailliage de Rouen, englobant les anciens bailliages de Rouen, de Pont-Audemer, de Bonneville et d’Auge, fut constitué. Il fut alors divisé en cinq vicomtés: Rouen, Pont-Audemer, Bernay, Pont-de-l’Arche et Auge.
La plus occidentale de ces vicomtés, la Vicomté d’Auge, étendit sa juridiction depuis la basse Dive à l’ouest jusqu’à la forêt de Bonneville à l’est. Elle comprit cinq sergenteries:

A)Entre la Dive et la Touque, celle de Dive (nommée « Sus-la-Mer » au XIIIe siècle), celle de Beuvron (appelée ensuite de Pont-l’Evêque) et celle de Cambremer.
B) A l’est de la Touques, celle de Touque (appelée de Bonneville au XIIIe siècle) et celle d’Honfleur.
« Toutes les parcelles du domaine royal mentionnées dans le compte de la Saint-Michel 1312 sont comprises dans ce périmètre.
« L’organisation ainsi fixée restera sans changements notables pendant les siècles suivants, mes les revenus de la vicomté, en tout ou en partie seront parfois concédés par le roi à des princes de sa famille. Sans aller au-delà du XIVe siècle, on relève les attributions suivantes:
« Dès 1317, le comte de la Marche (le futur Charles IV) était mis en possession de Bonneville-sur-Touque et des revenus de la Vicomté d’Auge par son frère Philippe V, mais la vicomté revint à la couronne lors de son avènement en 1324 (Bibl. nat, Fr. 25.697, n° 76).
« En 1370, le même château et ses revenus furent momentanément engagés par Charles V comme garantie de bonne fin d’un échange que ce roi fit avec les comtes d’Alençon et du Perche du château de Josselin contre ceux d’Exmes et de Caniel (Mandements de Charles V, Ed. Elie Berger, n° 702).
« Dès le 20 septembre 1354, le roi Jean II avait assigné à son frère Philippe d’Orléans 1.713.l. 12 s. 2 d.t. de rente à prendre dans divers fiefs fermes de la vicomté d’Auge (Arch. du Calvados, A 233) et cette attribution fut le prélude de nouvelles concessions à sa veuve, Blanche, duchesse d’Orléans, qui, dès 1384, se donnait le titre de vicomtesse d’Auge (Arch. nat. P 19171, n° 32.236). A sa mort, en 1393, son neveu Louis, duc d’Orléans, second fils de Charles V, hérita de ses biens dans la vicomté et ceux-ci restèrent désormais entre les mains de la Maison d’Orléans jusqu’à l’invasion anglaise de 1417. On trouve pendant toute cette période des vicomtes d’Auge, officiers royaux et des receveurs d’Auge pour le duc d’Orléans. Cette situation, interrompue pendant trente-deux ans par la conquête anglaise, se rétablira après la libération du territoire de la vicomté en 1449. ».

GOHIER Armand, « Notre promenade d’Automne », PAR, 43, N° 12, Décembre 1993, pp. 27-31, ill.

LABBEY de LA ROQUE P.A.M., Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.
Moyaux, I, 309; II, 69

LEROY François-Pierre, Moyaux, 1er juin 1792,… A M. Leroy ancien maire de Lisieux, député à l’Assemblée nationale (signé: Lachey, Seney, Duhamel, Cornu) – (Réponse:) Paris, 9 juin 1791….(signé Leroy), PARIS, Impr. nationale (s.d.) in 8°, 3 p.
= B.N. Paris, 8°, Lb39. 10613

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. D’Archéologie 1999. page 162.

MOURADIAN Georges, Répertoire numérique des archives départementales antérieu­res à 1790. Seine-Inférieure. Archives ecclésiastiques. Série H. Tome IV (Fascicule 2). Abbayes de Saint-Ouen-de-Rouen (14 H 927 à 14 H 1534). Introduction et index général par Alain ROQUELET, Rouen, Imprimerie administrative, 1980, In-4°, 185 p.
Moyaux: 14 H 1522

MUSSET Lucien, Architecture romane en Normandie, La Pierre-qui-Vire, Ed. Zodiaque, p. 36
 » Notes sur l’église de Moyaux  » Le Mois chez nous, Janvier 1965, p. 7

PELLERIN Henri, « L’église de Moyaux », PA, 22, N° 11, Novembre 1972, pp. 3-14

PREVOST  G.-A., Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 3 vol., 1922-1924, In-8°, X-325, 262, 101 p.
Alfred Reautey : vente d’un terrain à Moyaux 1665.(archives SHL NE000, 2e Carton)

TREUIL-DEMARS Martine et BELZIC Annie-France, Les églises romanes du Nord du Pays d’Auge, Université de Caen, Mémoi­re maîtrise, 1975; pp. 19-28

TURPIN Pierre,  » Moyaux ‘Grande Ville’ était-elle la capitale des Lexovii ? »,
Paris-Normandie, 22 et 28 janvier 1965.

VEUCLIN V.-E., « Glane de Notes historiques – Villers-en-Ouche (1701-1715); Bernay (1653-1659) « , L’Antiquaire de Bernay, N° 7,1er juillet 1892, p. 36; N° 10, 15 août 1892, p. 48; N° 12, 15 septembre 1892, p. 56; N° 14, 15 octobre 1892, p. 64 (Vimoutiers); N°16, 15 novembre 1892, p. 72; (18 janvier 1718 – Léonor Deshays,chever, sgr et châtelain de Forval, baron des Moutiers-Hubert …) N°17, 1er décembre 1892, p. 76; (Folleville – Moyaux – Le Mesnil-Mauger- Morainville) N° 18, 15 décembre 1892, p. 80; N° 20, 15 janvier 1893, pp. 88; 1er février 1893, p. 92; N° 22, 15 février 1893, p.96;N° 24, 15 mars 1893, pp. 103-104; N° 26, 15 Avril 1893, pp. 112; N°27, 1er Mai 1893, pp. 116; N° 28, 15 Mai 1893, pp. 120; N° 29, 1er Juin 1893, p. 124; N° 30, 15 juin 1893, p. 128; N° 31, 1er Juillet 1893, p. 132; N°32, 15 Juillet 1893, p. 136; N° 33, 1er août 1893, p.140; N° 34, 15 aout 1893, pp. 144; [ école de Courtonne-la-Ville ] N°35, 1er septembre 1893, p. 148; 15 octobre, p. 160; [ Lisieux, Saint-Germain, Saint-Jacques; 26 mai 1768, émeutes … propos de la cherté du blé; mêmes troubles en d’autres lieux ] « , N° 39, 1er Novembre 1893, p. 164; N° 40, 15 Novembre 1893, p. 168; [Saint-Loup-de-Fribois – 1761 La Charité subsiste depuis 250 ans -Eglise en mauvais état; Le Trésor doit pour 2 petits autels 200 l. …un menuisier de Mézidon – 1670 Registre paroissial ] « , L’Antiquaire de Bernay, N° 41, 1er Décembre 1893, p. 172

SOURCES MANUSCRITES (archives départementales).
–  AD 14. 2 E 17. Anglement, 1660-1746 (10 p.).
–  AD 14. 2 E 34. Baudry, 1724-1780 (copie, 3 p.)
–  AD 14. 2 E 74. Bois-Simon, Moyaux, 1767, 1771 (2 p.)
–  AD 14. 2 E 75. de Bonnebos (Honfleur, le Mesnil-germain, Moyaux, Plainville), 1293 (1 p.)
–  AD 14. 2 E 124. Caron (Moyaux) 1485 (copie)-1782 (7 p.)
–  AD 14. 2 E 163. Cornu (Moyaux) 1725 (1 p.)
–  AD 14. 2 E 166. Costard (Méry-Corbon, Moyaux) 1561-1791

5- DOCUMENTS CONSERVES à la SHL :

– FONDS 1F dit FONDS ANCIEN :
1F458 : Moyaux
– 24 juin 1629 : vente à Jean Peulvey d’un labour ensemencé­ de pois;
– 10 mars 1655 : Martine Rabot (Rabault) vend à Gaston une ­vergée de terre.
– 7 juillet 1666 : échange d’une pièce de terre en labour­ entre Gaston Peulvey et Philippe Morin prêtre.
1F553 : 1620 : Moyaux : vente d’une demi-acre de terre. (sieurie ­de Petit Mortemer et des Louvets) (Robert du Hauzel)
1F660 : 12 thermidor an VII : ferme des Sept Vents et cour Malou­ à Moyaux – fermage.
1F703 : 1716 : Vicomté de Moyaux,  plés (plaids ?) tenus au ­prétoire de l’Hôtellerie.
1F821 : 1785 : Vicomté de Moyaux, justice.

– FONDS BOUDARD :
-2FA4 : 22 Vendémiaire An XII : Acquisition du bien de Louis  Gaillard à Moyaux.
-2FA28 : 1807 : Ferme de MOYAUX.
-2FA46 : 1746, 1762 : Procès entre Pierre BOUDARD de Moyaux et Jean MESNIER de Fumichon.
-2FA62 : 1780 : Acquisition de la ferme Gailard à Moyaux.
-2FA75 : 1807 : Moyaux, inventaire des meubles de la maison.
-2FA86 : 1766-1781, 1789 – Acquisitions de terrains à Moyaux Etat des biens que possédait le sieur Cornu à Moyaux.
-2FA109 : 1780-84 : Moyaux Fumichon
-2FA131 : 9 juin 1781 – avril 1786 : quittance de rente faite à M. Philippe Legris de Neuville, seigneur des fiefs de Moyaux, Clérey des Bouverets et autres lieux.
-2FA167 : 1811 : ferme des sept voies à Moyaux, Vincent Prévost fermier.
-2FA182 : 1792 : vente à G-J-F Boudard par Hylaire Houssefort d’un bien sis à Moyaux.
-2FA196 : 1791 : Pierre David franchissement de rente foncier aux héritiers de J.-B. Pollin de Moyaux.
-2FA226 : 1786 : acquisition M-A-F Boudard veuve de Pierre Guillou de la ferme de la Lande à Moyaux.
-2FA234 : 30 fructidor An VI : reçu pour une ferme à Moyaux.
-2FA235 : 1781 : acquisition par David d’une ferme à Moyaux.
-2FB58 : 1791, décimes de Moyaux.
-2FM155 : 1824 : Moyaux : ferme des 7 voies : propriété de Mme de Thevray, fermier Prévost. Litiges.
-2FM175 : 1842 : Laboulaye de Thevray : gestion de bois de Saint Aubin sur Risle, Moyaux, Le Brévedent etc.
-2FM205 : 1779-1786 : Morice avocat à Rouen contre Ressencourt et Nicole Larchey de Moyaux et du Pin.
-2FM230 : 1826 : extrait matrice cadastrale des propriétés sises à Moyaux de la veuve Morin.
-2FM246 : 1826 : Moyaux : extrait du cadastre.

– FONDS DEVILLE :
9 FB. 3.- Environs de Lisieux.
Piencourt, Moyaux.
Pour ce FONDS voir en 6 – pièces justificatives.

– FONDS CAILLIAU :
1623-1649 – Moyaux
Vente d’une rente de 16 sols à Jacques et Guillaume dits Dubo. Constitution de rente par Guillaume Duchesne, maréchal. Franchissement de rente par noble homme Jacques Dubois, conseiller du roi, intendant de l’Election de Lisieux.
Arch. SHL. Fonds Cailliau 3 F 91. 3 pièces parchemin. Analyse Et. Deville.

FONDS STURLER : (photos).
38 CDEXICO à Moyaux   nov 66
Usine extérieur 2 pellicules
Ateliers 2 pellicules
Personnel à son poste de travail 12 pellicules 6/6

Archives SHL, dossier « Lieux M à Z » : notes de Michel Cottin, coupures de presse dont Pierre Turpin.

Carnets de Charles VASSEUR :
« Analyses et Transcriptions …. »
– HH 1      Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la   plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de  FRANCQUEVILLE
– p.32 – 29 septembre 164
Devant les notaires de MOYAUX et de l’HOTELLERIE comparaissent:
– Claude de FRANCQUEVILLE, escuyer, sieur de BOSCDEPREY
– Damoiselle Charlotte de FEUDEBRY veuve de Nicollas de FRANCQUEVILLE
et
– Loys de BONNEVILLE escuyer sieur des lieux et de CHAMBELLART
– Damoiselle Marie de la BOULLAYE sa mère
reconnaissent la valeur du traité de mariage entre :
-Claude de FRANCQUEVILLE et Damoiselle Jacquelline de BONNEVILLE, fille et héritière en partie de feu François de BONNEVILLE;
(voir ce texte complet)

– LISTE DE NOTAIRES :
MOYAUX

1627 Martin Jouen et François Thonnin tabellions au siège de Moyaux
1641 13 mai Duval et Armenoult tabellions royaux à Moyaux
1652 17 novembre Nicollas Jouen et Jean Duval notaires et tabellions jurés au siège de Moyaux
1715 16 février Michel Haudard et Jean Baptiste Bucaille notaires et gardes-notes royaux héréditaires pour les sièges de Moyaux et Thiberville
– ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT  DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
– p.22   – 1766 30 juin
Sentence rendue l’an 1766 le lundi 3Oe jour de juin, à L’Hôtellerie en l’audience des pleds, tenue au prétoire ordinaire dudit lieu, devant Charles Le Boctey, chevalier, seigneur et patron honoraire de Moyaux et autres lieux, conseiller du Roy, vicomte-enquesteur, commissaire et examinateur en la vicomté dudit Moyaux
entre : Messire Gabriel Joachim Dandel escuyer sieur de Souligny, seigneur de la Moissardière, bailly vicomtal civil et criminel, maire.. (?) et perpétuel, lieutenant général de police, maître particulier des Eaux et Forêts de l’ancien bailliage de Condé-sur-Noireau, et Nicolas Guillard, dépossédant le dernier au profit du premier, faute de paiement d’arrérages de rente dus à des tiers de la terre de Bois-Aurey, située à Courtonne-la-Ville.
(On y voit par les abornements que cette terre est située non loin de celle possédée maintenant par Monsieur Ed. Scelles. Que la rente viagère non payée avait été donnée le 6 novembre 1738 par François Dandel, escuyer, sieur de Souligny, oncle du plaidant décédé en 1740)
Sur quoi pris l’avis de Maistre Louis Cezard Delemperière, sieur de Corneville, conseiller et procureur du Roy en ce siège.

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Moyaux »
25 – MOYAUX – Moyad

Chef lieu de doyenné
Chef de lieu de sergenterie de l’élection de Lisieux
263 feux
Sous l’ invocation  de St Germain

Patronage:
XIVe  Abbas de Bernayo
XVIe Abbas  et  Couventus de Bernayo
XVIIIe Abbé de Bernay

Curés:
L’Espron 1764-1774
Philippe 1783-1787

Insinuations
Echiquier de Normandie

An 1184
Philippus de Moiaz 50 sols pro falso clamore
Biatriz de moiaz 5 sols pro vino supervendido

An 1185
Philippus de Moaz
Richard de Moyaux était abbé de Bernay de 1204 à 1220.
Jean de Lespiney, conseiller du Roy, vicomte enquêteur et commissaire examinateur en la vicomté de Moyaux le 13 mars 1656..
Voir :  Almanach de 1787 – d’Hozier 107-274 – et Montres du Bailliage d’Evreux 23
Le bourg de Moyaux est construit sur une voie romaine qui conduisait de Noviomagus Lexoviorum à Juliabona par Ponteaudemer.

Description de l’église du 21 juillet 1853
Description de la cloche
L’an 1852 j’ai été bénite par Messire Louis Fréard, curé de Moyaux, nommée Pauline par Monsieur Paul Target, conseiller Général du Département du Calvados, assisté de Mme Boivin née Pauline Cavelier. Mrs Loquet, Bautier, Dutheil, Dubois, Ledoux, membres du conseil de fabrique.
Bailly, fondeur à Bernay
Adjudication le samedi 9 mai 1863 : réparation à faire pour l’élévation et le rétablissement de la voûte de bois, raccommodement des murs, accessoires et pavage du sanctuaire du chœur de l’église de Moyaux. Montant du devis 1713 francs 55.
La Charité de Moyaux est d’institution ancienne et eut une existence légale.  Un acte original du 8 décembre 1641 consacre une constitution de rente faite par Pierre Delavigne, Robert et Pierre, ses fils, au profit de la Charité et Confrérie de Moyaux, stipulée par Maître Jean Ermenault, tabellion royal en ladite vicomté et échevins d’icelle. On y trouve les noms de tous les frères servant l’année présente.
Les recherches faites par les Chevaliers de St Lazare, après que Louis XIV eut donné à leur ordre les biens des maladreries et léproseries de France, ont découvert dans les notariats de titres où il est parlé,  des jardins de la maladrerie de Moyaux. Ils sont de 1480 et 1543, mais au 18e siècle on ignorait leur situation et la revendication des Chevaliers ne peut avoir d’effet

Montfaut trouva noble à Moyaux :
Jean de Bienfaite, l’aîné,
Jean de Bienfaite, le jeune
Geoffroy de Bienfaite
Jean de Lambelon
Guillaume de Bonnechose

Sous attributions de fiefs Jean de Bienfaite le jeune seul comparu aux Montres de 1469, il est qualifié Seigneur du fief de Cleppin, Lacourt et Moyaux, homme d’armes à trois chevaux.
Pas un seul des descendants de ces familles ne reparaît dans la recherche de 1540.

On voit figurer à Moyaux :

Antoine de Clercy, le premier de cette famille qui se fut établi à Moyaux. Il était  fils de Messire Jacques de Clercy qui habitait le pays de Caux et produisit devant les élus de Montivilliers.
Jean Auvray, seigneur de Bonnechose et Robert Auvray, seigneur du Bois Simon, produisirent aussi à Montivilliers.
Jean Mausel, descendant des seigneurs de Bailleul, mais il fit une production insuffisante et fut convaincu de dérogeance pour tenir à bail des rentes et droits seigneuriaux appartenant au seigneur du Puy à cause du fief de Bosc de Moyaux. C’est sans doute le même que celui appelé Moyaux tout court.
Charles Mansel, seigneur des Cheunis (Chennis ?) fut trouvé en règle.
Constant Le Portier, seigneur du Chesne est inscrit à Piencourt. Il justifie descendre de Jacques Le Portier, son bisaïeul qui avait épousé en 1434 Damoiselle Isabeau Borel.

Recherches de 1666
Anthoine Auvrey, seigneur de Manneville
Nicolas de la Mazure, seigneur de Bois Simon
Charles et Laurent Lemoncel.

Moyaux
L’un des fiefs qui se partageaient le territoire avait conservé le nom propre de Moyaux. Cassini l’a marqué sur sa carte. En 1667, une branche de la famille d’Osmont prenait les titres de seigneurs de Moyaux, Mortemer, le Couldray.
En 1766, cent ans après, des protocoles de jugements font connaître Charles le Boctey, chevalier, seigneur et patron honoraire de Moyaux et autres lieux, conseiller du Roy, vicomte enquêteur, commissaire examinateur en la vicomté de Moyaux

Des aveux rendus pour des terres tenues de cette seigneurie nous font connaître les noms des seigneurs qui suivent :
Monsieur Jean Carrey, écuyer, seigneur et châtelain de St Gervais, aussi seigneur des fiefs, terres et seigneuries du Chesne, Goville, du Valet de plusieurs autres terres et seigneuries. Conseiller du Roy, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Normandie (20 juin 1659 et 16 septembre 1666).
Robert de Carrey, écuyer, seigneur de Goville, fief et terre et seigneurie du Chesne et autres terres et seigneuries (1721)
Seigneurie du Val
Suivant une quittance de treizième du 24 mais 1588 le seigneur du Val était à cette époque Françoys le Portier.  Plus tard il passa dans les mains de la famille de Carrey qui possédait aussi le Chesne.
Jean de Carrey, comptait le Val parmi ses seigneuries comme on le voit à l’ordonnance du Chesne en 1659 et 1666.

D’autres aveux donnent les noms de :
Monseigneur François de Carrey, écuyer, seigneur et patron de St Gervais et de St Jean d’Asnières, d’Auney, le Val, le Bosc et autres lieux, conseiller du Roy en son Parlement de Normandie (2 septembre 1719)
Messire Alexandre François de Carrey, chevalier, seigneur châtelain et patron de St Gervais, seigneur et patron de St Léger de Glatigny, seigneur et patron honoraire de Claville, seigneur de Goville et du Mesnil Coudement, seigneur des fiefs et terres et seigneuries de Piencourt, Baudry, Robor et autres lieux, conseiller du Roy en sa grande Chambre du Parlement de Normandie (22 novembre 1735)
Est-ce du fief même du Val qu’il s’agit dans une vente de conditions de réméré faite le 8 décembre 1648 à Honnête Homme Robert de la Vigne, sieur de la Fontayne, par Demoiselle Françoise de Brévedent, veuve de feu Godefroy Laugeois, vivant sieur du Verbuisson, agissant tant en son nom que comme ayant les droits cédés de Damoiselle Catherine de Brévedent, sa sœur ?
La terre du Val dont il est question et qui avait été donnée par contrat de mariage en date du 4 novembre 1646 à Honnête Homme Nicolas de la Vigne, fils dudit Robert pour lui et son épouse Claude Laugeois, appartenait aux deux demoiselles de Brévedent, comme héritières de feue Damoiselle Marie Marthe de Brévedent, leur nièce, fille et héritière de René de Brévedent, sieur de Vansemire.
Seigneur de Mortemer

Des aveux et actes de ventes donnent les noms suivants :
1) noble Homme Charles de Clercy, écuyer, seigneur des terres et sieuries de Mortemer, les Louverets, le Fresné, Filletot et Auremesnil. 20 novembre 1603.
Le même qualifié sieur de Moyaux, Mortemet et les Louverets 20 avril 1606.
Un acte du 28 juin 1629 où figure le même Charles de Clercy mérite d’être cité plus au long parce que c’est une transaction faite avec le seigneur de Fumichon, Messire Jehan de Lonchamps, chevalier de l’Ordre du Roy, gouverneur de Lisieux, relativement à des droits de treizième, réclamés par les deux seigneurs, d’un sieur Anglement, pour acquisition faite par lui de Jehan Ermenoult, écuyer, sieur de Mortemer le 10 novembre 1624.
Sur neuf pièces de terre dont il était question six furent considérées comme dépendant de la sieurie de Mortemer.
Remarquons la présence simultanée de deux seigneurs de Mortemer. On doit conclure que le fief était  partagé. Ceci est corroboré par un acte de vente du 24 juillet 1627 relatif à une pièce de terre tenue de la sieurie du Petit  Mortemer De même un acte du 17 janvier 1653 fait la même mention.
Charles de Clercy était mort en 1648 car un aveu du 22 mars de cette année est rendu aux nobles enfants de feu Charles de Clercy, vivant écuyer, seigneur des fiefs et seigneuries de Mortemer, les Louverets et autres terres et seigneuries

2) Un acte de procédure du 21 juin 1786 fait mention des héritiers de feu Nicolas Auvrey écuyer, sieur d’Imanville, défendeur en ce procès comme héritier de feu sieur d’Osmont de Mortemer.
Osmont, écuyer, seigneur de Moyaux, Mortemer, du Couldray, élection de Pont Audemer, maintenu le 18 septembre 1667.
Ecartelé au premier et quatrième d’argent à trois fasces d’azur au deuxième et troisième de gueules au vol d’argent. (Chevillard)
On trouve dans certains actes la seigneurie de Clercy. Je ne crois pas que ce soit un fief particulier mais bien un nom donné à Mortemer par allusion à son possesseur pour le distinguer du démembrement appelé le Petit Mortemer.
De cette hypothèse je n’ai point de preuve.

Les Louverets
Cette seigneurie doit être aussi sur le territoire de Moyaux, cependant Cassini ne l’a par marquée.
Elle fut dans les mains de Charles de Clercy, seigneur de Mortemer, comme on l’a pu voir dans les aveux qui lui sont rendus.
Je n’ai trouvé nulle part de  mentions d’autres seigneurs Goville ou Gauville
Le fief de Goville ou Gauville était encore sur la paroisse de Moyaux. Comme on l’a vu en parlant du Val il appartenait dans les dernières années du 16e siècle à Françoys  le Portier et passa aussi au 17e siècle à la famille de Carrey.
Après que le fief du Val fut réuni à la chatellerie de St Gervais, ce qui existait dès le commencement du 18e siècle, il continua à subsister sans doute parce qu’il était plus considérable et Alexandre François de Carrey prend parmi ces titres dans les protocoles des aveux le titre de seigneur de Goville.
La baronnie de Fumichon avait une extension sur le territoire de Moyaux
Devant Jean Duval et Nicolas Jouan, tabellions royaux au siège de Moyaux, Gaston Peulevey, sieur de la Bretonnière, bourgeois de Lisieux, échange avec Messire Philippe Morin, prêtre, une pièce de terre en labours et closays, située à Moyaux tenue de la sieurie du Grand Mortemer, contre une portion à prendre dans une pièce en labours assise à Moyaux, tenue de la sieurie du Chesne en la vavassorerie Caboulet 7 juillet 1666.

6 – PIECES JUSTIFICATIVES:
1145, 7 avril – Moyaux
Bulle d’Eugène III, 7 avril 1145 pour l’abbaye de Bernay.
… dimidietate ejusdem villae Bernay et quicquid ad eamdem dimidietate pertinet in silvis et pratis et quis, sicut divisum est, et praeterea omnis ecclesias ejusdem villae, Tursuam, Tillolum, Vallelias, Villam quae dicitur Sancti Albini, et ecclesiam ipsius villam, fagetum, logias, curtonam cum suis appenditiis, ecclesie cujusdem villae, quaedicitur Fraxines et decimam, Claregias, Fontanas cum campo, qui dicitur campus sancti Ermenoldi,… ecclesiam de Moyard cum decimus et appendiciis, ecclesiam de Bolbec.
=  ED.: RAMACKERS, 35

1160
Charte donnée par Henri, roi d’Angleterre, vers 1160, à l’abbaye de Bernay, qui confirme la charte de Richard II et la rectifie sur certains points (lieux cités: Moyaux, Bernay, Valailles, Le Teilleul, Courtonne-la-Ville, etc.):
Henricus, rex Anglorum et dux Normannie et Aquitanie, et comes Andegavie, archiepiscopis, episcopis, abbatibus, comitibus, baronibus, justiciariis, vicecometibus, ministris et omnibus fidelibus suis Francis et Anglis tocius Anglie et Normannie, salutem. Sciatis me concessisse et confirmasse Deo et Sancte Marie de Bernayo et monachis ibidem Deo servientibus omnes terras et teneuras suas, quas tempore regis Henrici, avi mei, tenerunt, et quas postea rationabiliter acquisierunt, videlicet dimidietatem ejusdem ville de Bernayo, cum omnibus pertinetiis suis, in silvis et pratis et omnibus rebus, sicut divisum est et omnes ecclesias ejusdem ville: Torsnam, Tiliolum, Vallelias, villam que dicitur Sancti Albini et ecclesiam ejusdem ville, Fagetum, Logias, Curtonam cum suis appendiciis, ecclesiam ejusdem ville que dicitur Fraxines et decimam, Clarogias, Fontanas cum campo que dicitur campus Ernenoldi, Sanctam Margaritam  de Broseyesao, cum suis appendiciis, ecclesiam Sancti Marcelli de Longavilla cum vinea et quadram parte decime; ecclesiam Prissigneti cum decimis et appendiciis suis,; ecclesiam de Bolebec cum suis appendiciis; et in villa Sancti Albini que dicitur Terlonis, particulamterre et decime; ecclesiam de Moiax cum decimis et appendiciis suis; villam que dicitur Sancti Nicolai;, Boscum Ricardi, ecclesiam de Vilers, cum parte decime et terra in territorio Oxymensis; quicquid juris habet in ecclesiam canum, et dimidium molendinum et vineas in eadem villam et dimidiam terram quo est de feodo Bigote; apud Fraxinum unum hospitem et vineas in Brevilla, terram et hospites et parte decime, et in valle Morini, capellam Sancti Jaciobi et alnetum et aquam et terram. In Anglia manerium quod vocatur Gratingis, et aliud quod vocatur Ebrodona, et in Wigornensi territorio terram que dicitur Mora; priortum Eyes cum omnibus pertinentiis suis sicut possedit, et omnia tenementa illa que Galeran, comes Mellendi, et Robertus, dominus Britolii et Gachelinus de Ferrariis, sive alii de ecclesio in feodo tenent, et quinque arpenta terre et vinee apud Toneyum et multas parrticulas terre, in multis locis dispersas, concedo eis et confirmo in perpetuum tenere sicut carte donatorum eis testantur. Quare volo et firmiter precipio quod predicta ecclesia et monachi de Bernayo habeant et teneant omnia hec predicta cum omnibus pertinentiis suis, cum omnibus libartatibus et liberis consuetudinibus et quietanciis, in bosco et plano, in pratis et pasturis, in ecclesiam et capellis, in terris et decimis et silvis, in aquis et stagnis et molendinis folariciis, et in aliis molendinis, in pratis, in vivariis, in piscariis, in forestis et in omnibus aliis rebus et in omnbus loci, ita bene et in pace et libere et quiete et integre et honorifice et plenarie, sicut unquam melius et liberius et quietius tenuerunt tempore Henrici regis, avi mei, et cum aliis libertatibus et dignitatibus et quitanciis de gravaria et placitis at aliis rebus cum quibus tunc tenuerunt, et sicut comes Ricardus, qui gaudens ecclesiam fundavit, illas ei dedit et concessit, et sicut carte sue testantur. Testibus: Philippo, episcopo Baiocensi; Homo. Cantore; Roberto de Novo Burgo; Ricardo de Humetis, constabulario; Ricardo de Luci; Manasserion Biset, dapifer; Ricardo de Canville; Willermo fillio Johannis; Nigello Broc. Apud Argentan.
= Vidimus de 1378 – Arch.nat. Reg. du Trésor des Chartes, CXIV, n° 84.
LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes…, t. I, Evreux, Hérissey, 1862, p. 287.

1299, 11 mai
C’est la lettre de Guillaume Rastel.[13]
A touz ceulx qui ces lettre verront ou orront, le visconte d’Auge, salut. Sachent tous que en la présence de Robert Langlois, clerc, bnostre tabellion juré, fu présent Guillaume, dit Rastel, de la paroisse Saint Germain de Moaud (Moyaux), qui recongnut soy avoir prins en fieu et en héritage de noble dame Jehane de Beau Fou, dame de Beuvron, le tiers de son moulin de Moaud o les appartenances, excepté cent et sept souz et un denier torneis que monsieur Richard de Biau Fou, chevalier, fet a la dite dame de rente par la reson du dit moulin, et vint acres de terre de son domaine de Mouad et les pereres de carues et les herches, excepté les fieuffés, lesquelles demorent a la dite dame; et se en dit domaine a trouvé par la mesure du pais plus de vint acres, a le dit Guillaume et ses hers seront tenuz de rendre a la dite dame et a ses hers pour chacun acre vint soulz de torneis de rente, as termes apres nommez pour vint et huit livres treize soulz et huit deniers de rentes cuites a la dite dame. Et promist ledit Guillaume a delivrer a la dite dame et a ses hers envers le Roy de cen qui lui est deu de rente par la raison du Moulin de Mouad, a rendre la dite rente a ses termes, cest assavoir la moitié a la feste saint Michiel en Mont de gargan, et lautre moitié a Pasques… En tesmoing de laquele chose, nous avons scellé ces lettres du seel de la visconté dAuge o le propre seel du dit Guillaume. – Ce fut fet lan de grace mil deus cens quatre vins diz neoeef, le lundi après la feste saint Nicolas desté.
= EDIT.: SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4°, XXXIX-230 p.; pp. 88-90.

1318, 14 juin
 » C’est la lettre de mariage monsieur Robert Bertran, chevalier, seigneur de Fontenay –
A tous ceux qui ces lettres verront, Robert Recuchon, chevalier, baillif de Caen, salut. Comme noble et puissant monsieur Jehan de Tilly, chevalier, seigneur dudit lieu, et noble dame madame Johanne de Beau Fou, fame, eussent donné et otroié à noble homme monsignor Robert Bertan, chevalier, sire de Fontenoy le Marmion, ovec madame Jehanne sa femme, fille dudit monsieur Jehan et de ladite Jehane sa fame, en contract et es convenanz den mariage; c’est asavoir sis vinz livres de rente a  asser et assigner moitié en la terre dudit monsieur Jehan et moitié en la terre de ladite madame sa fame… pour lassiette de la rente dessus dite, toutes les choses qui ensuivent….
Itm, a Boissey et environ : premierement en la main Jehan des Eiz, trente solz, une geline, dix oez, deux deniers; par la main Richard de Fourquette à la Saint-Michel, cinq solz; par la main Richard de la Court, à la Saint Michel pour vingt deux acres de terre vint soulz; par la main Thomas le Franchois, pour sept acres de terre, cinq sols, une mine daveine,  trois capons, trois deniers, trente oez, trois deniers à la Saint Michel; par Denis Pinchon, pour Richars Gosce, pour une masure, cinq solz; par Thome Alechire, pour une acre de terre, deux solz…  (la suite de l’acte concerne également Boissey).
Item a Heauville…. (= Hiéville ?)
36
36… Item pour les choses qui sont assises en la terre de la fame dudit monsieur Jehan: premièrement en le fieu de Mouieaux (Moyaux) que ledit monsieur Jehan et lasdite dame sa fame, ont baillé, solz et assigné audit monsieur Robert et a ladite dame avec toutes les appartenances et appendances dudit fieu, quelles quelles soient et de quelque condition, en demaines, rentes, en terres, en preis, en moulins, en court, en usage, en reliis, en tresimes et en toutes autres choses quelles quelles soient et en quelque lieu appartenans audit fieu sans rien excepter ne retenir.
Item à Druval, par Guillaume Lenglois, pour iii acres et demi de terre, II sextiers, II quartiers d’aveine, II gelines, II deniers, XX oez, II deniers; par Johan le Boutcour, pour III acres et demi, pour une vavassourie, xii sols viii deniers…. (la suite de l’acte concerne en partie Druval !!!)
EDIT.: SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4°, XXXIX-230 p.; pp. 32-40.

1320
395
LA SERGENTERIE de MOYAUX en ladite Vicomté d’Orbec
Nobles fiefs de la Sergenterie de Moyaux
Qui sont tenus du Roy notre Sire, qui en aurait la garde si le cas s’offrait
N° 1.- Moyaux.- M. Robert Biren, tient par raison de sa femme, le fief de Tilly, prisé à 30 livres de rente.

396
Mestre Robert de Bréautey tient un huitième de fief appelé le Boz-Grimon, prisé à 40 livres de rente.
Mestre Guillaume de Bougtot (Bouquetot) tient le fief au Fesne, par un huitième, prisé à 10 livres de rente, et en font ces deux, 12 jours de garde au chastel de Breweil.
Mestre Guillaume Efaufion tient le fief de la Londe, par un huitième, prisé 100 livres de rente.

N° 2.- Saint-Gervais-d’Asnières.- Jehan d’Asnières y tient, tant dans la viscomté d’Orbec qu’en la vicomté d’Auge, un membre entier, prisé à 70 livres de rente.
Item, ledit écuyer donne l’église du lieu, qui vaut 10# 15 sols.

N° 3.- Le Pin.- Monseigneur Guillaume Buen, Monseigneur Richard de Biaufond (Beaufou), chevaliers, et Robert de Bases, escuyer, tiennent un membre entier des fiefs de Montfort, prisé à 300 livres de rente, et font 40 jours de garde au chastel de Montfort.
Et ledit escuyer tient, en ladite paroisse le fief Teillart, par demi-membre, prisé à 50 livres de rente.

Arrières-fiefs de la sergenterie de Moyaux

N° 1.- Mareoles (Marolles).- Robert de Canteleu, escuyer, tient de demoiselle Eudeline de Canteleu, un quart prisé à 8 livres de rente par an.
397 Les héritiers de Jehan de Mareoles tiennent de Monseigneur Guillaume de Friardel, un quart prisé à 75 livres de rente.

N° 2.- Le Pin.- Jehan de Bomboulon tient par cause de sa femme, de Monseigneur Richard de Beaufou, un quart, prisé à 40 livres de rente

N° 11 – Le Mesnil-Guillaume – Guyot de Moyad tient un quart prisé valoir 30 livres par an
Item, ledit écuyer donne l’église du lieu qui vaut 40 sous.
Le nombre des feus de ladite Sergenterie où le Roy a la haute justice et le fouage
Paroisses de: Moyad, 240 feus;-…; Fierfol, 60 feus;- Fourmichon, 80 feus;- Ouillye-la-Ribaude, 48 feus;-…
FORMEVILLE Henry de, Histoire de l’évêché-comté de Lisieux, t. II, 1873.
(Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1323
N° 21. f° 240.- Lettre en latin. Guillaume Féron vend à Monseigneur de Lisieux 10 sols de rente sur une maison et un héritage (assis en la baronnie de Thiberville).
Cartulaire de Lisieux dans FORMEVILLE Henry de, Histoire de l’évêché-comté de Lisieux, t. II, p. 345.

1329, 18 juillet
Cest la lettre de Jehan de Foumechon
A touz ceuls qui ces lettres verront ou oront, Materin de Larchant, personne de Saint Vitor de Quierville, garde du scel des obligations de la visconté d’Orbec, salut. Comme contemps et debat fust meu entre noble homme monsieur Robert Bertran, chevalier, seignour de Fonteney le Marmion d’une part, et Jehan de Foumechon, d’autre, de la demande d’un marchié de bourses quen fesoit ledit Johan au dit chevalier, comme frandons et convenant de la vente Baudot de Foumuchon feite à monsieur Guillebert de Tylières, chevalier, lequel marchié le dit monsieur Guillebert avoit delessié audit monsieur Robert, comme a seigneur de fieu, a cause madame sa fame, sus lequel marchié les dites parties avoient procédé longuement et plaidoiement en l’assise dOrbec, es quelles assises euls avoient fait amende de lour a court, sachiez que par devant Johan Leteley, clerc, tabellion juré pour Robert de Vasqueuil, clerc en ladite visconté, en seige de Lostelerie furent présentes lesdites parties qui recongnurent et confesserent de lour bone volonté que tant dudit marchié comme de lassiete de leritage et recompassation que estoit tenu le dit monsieur Robert a fere audit Johan et asses freres tant par les contrans fes par ledit Baudet audit monsieur Guillebert que au dit monsieur Robert et de toutes autres choses, soient meubles ou heritages, de tout le temps passé queles que els soient ou puissent estre, des queles les diz fraires se penssent aydier vers ledit monsieur Robert, siques an date des ces presentes lettres euls avoient fait pes et acort en la maniere que ensuit, ainsi et en teille manniere que ledit Johan quita et quité clama le dit monsieur Robert et le pormist a delivrer vers ses fraires desquieuux fraires Symon de Foumuchon fut present, qui aten sacorda et lout agraable, sauve ses raisons vers ledit Johan, ainsi que il sobligea a fere reson audit Johan de tout cen en quoy il sera tenu, et meesmement de sa portion des couts et des mises que ledit Johan a eust et soustenuz en la poursuiete dudit marchié; et pour cen, ledit monsieur Robert a baillé audit Johan, quitié et delessié afin de heritage, le maner et toutes les terrs qui estoient audit Baudet, tant labourables comme autres en temps que ledit Baudet marchanda au dit monsieur Guillebert, oveque tel droit comme il avoit es bois cressans desus ledit heritage. Et si aura ledit Johan une jornée de fourrage en la grange de Moiaus (Moyaux), telle comme ses anchesours lavoient acoustumé a avoir en temps passé. Et si aura touz les services tant de prieres que de carue, et de herches, comme de pileis et de queudre les pomes comme les caumeis, de tasseis, de feneis et de portage de bley au moulin et de depechier les buches a Noel, et de sacleis et de touz autres services, tiez et en la maniere que les anchesours du dit Johan avoient accoustumé a avoir, ainsi que ce des services avoit aucun en la jurées qui fut faite au dit chevalier de lasiete de la terre le dit Johan len rendroit dan en an le priis dargent a que euls furent jurées. Et pourra le dit Johan pour le jornées et services dessus diz justifier ceuls qui les doivent, toute fais que le cas se offrera, ainsi que ledit Johan ou ses hers, ou qui tiendra ledit heritage, sera tenu affaire hommage audit chevalier et oyt livres de monnoie courante, chescun an, moitié a la saint Michel et moitié a Pasques, a prendre et lever la dite rente sus ledit heritage. Et pour cen que ledit chevalier ne se voulet pas acorder as oyt livres de rentee dessus diz, il se mistrent en la volonté Robert de Bonnecort de quarante soulz de rente, sauf et retenu pour ledit Johan ou ses hers que ils pourront aquerre es fiex dudit chevalier a Moiaus donc de le heritage dessus dit est tenu siques as oyt livres dessus dis par une fois ou par plusors, sans reprise que ledit monsieur Robert y puisse metre par quel voie que cen soit. Et sera tenu le dit chevalier a prendre le, toute fois que ledit Johan ou ses hers luy offreront en descharchant de la rente dessus dite. Et sobligia le dit chevalier a fere confermer a madame sa fame toutes les choses dessus dites. Et entreraa ledit Johan en la possession et sesine de toutes les choses dessus dites a la feste saint Michel lan mil ccc vint et neu et paiera la dite rente moitié a la Pasques ensuyvant lan trente et lautre a la saint Michel ensuyvant. Et quant a toutes les choses dessus dites fermement garder, retenir, parfere et metre au delivré, et la dite rente rendre et paier dan en an as diz termes, si comme devant est dit, audit monsieur Robert et a ses hers ou au porteour de ces lettres, ledit Johan de Foumuchon en obligea soy et ses hers et tous ses biens meubles et heritages presens et avenir, ou que il soient, a vendre et a despendre doffice de justice, se mestier en estoit, sans plez ne proces nul, et son cors a tenir prison si il allont (sic) encontre par aucune maniere, et a rendre touz couz, mises, damages et depens fes en prochachant lexecuttion et lenterignement de tout cen qui se deffaudret des choses dessus dites, de que le porteour de ces lettres seroit creu par son serment, sanz autre prove. Et renoncha quant a cen, a tout privilège de crois pris et a prendre, a toute grace de rince ottroiée et a otroieer, et a toute exceptions, deceptions, hoquez, barres, cavillations, et a toutes autres deffenses par quoy luy, ses hers pourroient venir en temps a venir contre la tenor de ces lettres en tout ou partie, si comme le dit tbellion nous a tesmoingné par son serment auquel nous adjoutons foy. En tesmoing de cen, nous avons mis a ces lettres le dit seel a la requeste des parties, sauf autri droit. – Ce fut fait lan de grace mil ccc vint et neuf, le mardi, jour feste de saint Cler.
= EDIT.: SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4°, XXXIX-230 p.; pp. 143-145.

1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux)
Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumechon, Hermienval, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …

Sergenterie de Moyaux
La paroice de la Chappele Harenc pour partie(Chapelle-Hareng)ij franc
Saint Martin de Courtonnexx s
Nourolles(Norolles)xx f.
Firfolxxiiij f.
Coutonne la Murdent pour partie (Courtonne-la-Meurdrac)xxvj f.
Foumiçon (Fumichon)l f.
Faux guernon (Fauguernon)xxvj f.
Marolles en partiexxiiij f.
Saint Philbert des Champslxx f.
= BN Fr. 26.015, N° 2380
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1380
« Le compte de Jean de Wys pourrait faire supposer qu’au début du règne de Charles VI il y avait fusion complète au point de vue administratif entre les vicomtés de Pont-Authou et de Pont-Audemer. En réalité, rien n’est moins certain. La Bibliothèque Nationale possède en effet deux fragments de compte qui remontent l’un aux environs de l’année 1380 (Frnç. 26017, n° 68) et l’autre au mois d’août 1382 (Franç. 26019, n° 344) La distinction entre les deux vicomtés y est nettement établie. Dans le compte de 1382, le plus complet, qui s’intitule: Compte de l’aide ordonnée a estre levée sur les menus breuvaiges et les draps en Normandie, la vicomté de Pont-Authou se compose des sergenteries des arrières-fiefs de Moyaux, de l’exemption de Bernay, de Saint-Evroult, des arrières-fiefs de Préaulx et de Montfort; dans la vicomté de Pont-Audemer sont rangées les sergenteries du Mesnil, de Préaulx et d’Epaignes. Le compte de 1380, complet pour la vicomté de Pont-Authou, est entièrement conforme au compte de 1382. On voit que l’un et l’autre présentent de notables différences avec le compte de Jean de Wys et les fragments des comptes de 1495-1496. Dans le même ordre d’idée, il convient de signaler un mandement de Richard de Houdetot, bailli de Rouen, et de Gisors, adressé au vicomte u Pont-Authou et daté de Rouen, le 14 mars 1388 (n. st.). Le bailli fait remarquer que le bailliage de Pont-Audemer, récemment enclavé dans celui de Rouen, en a été de nouveau séparé, et il ordonne au vicomte de ne plus tenir à Montfort les plaids de la sergenterie de Romois et de la Londe, mais d’en reporter le siège au Bourachard, où il était fixé précédemment (B.N. Franç. 26022, n° 1158. Original).
+ IND.: M. LE CACHEUX, Compte de la vicomté de Pont-Authou pour la rançon d’Olivier Du Guesclin dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, pp. 307-330

1409, 28 octobre
Information de Jacques Poingnant, vicomte d’Orbec pour la mise hors de garde noble de Jean de Saint-Aubin, écuyer, fils de Jean de Saint-Aubin dit Hurtault, qui tient la seigneurie de Bois-Simon et la fiefferme de Castillon, à Moyaux, au droit de sa femme Jeannette de la Boullaye, fille de Jean de la Boullaye, écuyer, mort en Hongrie en 1395.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 11-12.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 28.

1444
Compte de Jean Le Muet.
163
(129).- Du Mesnil-Godemen par jehan de la Quèze, ungs esperons dorez. Pour tout l’an à ce terme  xx s [14]
(130).- Du fief de Fontenelles, par Jehan de Boisgencelin, ungs esperons dorez. Pour tout l’an à ce terme xx s.
(131).- De partie de la terre Philippe Basset appelée la fiefferme de Chastillon, que soulloit tenir Guillaume de Bois-Simon, et à présent en est tenant la déguerpie de feu Jehan de la Boullaye, par Jehanne de la Boullaye, héritière de ladite déguerpie. Pour moictié.  xij L. x  [15]
Le 10 janvier 1420, Jean de la Boulaye, écuyer, et Jeanne, sa  femme avaient obtenu du roi d’Angleterre la restitution de leurs biens situés en Normandie (Bréquigny, n° 1.262). Cf. à l’art. 423 la réduction accordée sur le prix de cette ferme. D’autres réductions de fermages lui furent consenties par le duc d’York, le 5 octobre 1446 et 25 octobre 1448. (B.N. F. fr. 26.075, n° 5.569 et 26.078, n° 6.017).
Il y a encore aujourd’hui dans la commune de Moyaux une ferme de Boissimon…
(132).- De la vente Michel Deschamps, faicte à Monseigneur Robert d’Artoys, chevalier, à cause du Manoir du Val-Hébert pour le bois-Morin, que soulloit tenir Robert du Bois-Morin et depuis la tinct messire Jehan de Briosne, jadis chevalier et à présent en sont tenans Robert Deschamps et sa femme héritière en partie de Jehan du Bosc.
Pour ce, pour moictié … vij L x s [16]
FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-­Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV, 1936, p. 163.

1462, 5 juillet – Assises d’Orbec
Sentence de Jean des Planches, lieutenant du bailkli d’Evreux, relative à la seigneurie d’Ouilly-la-Ribaude, tenue en parage par Philippe de Manneville, écuyer, de Philippe Le Veneur, baron de Tillières, à la suite du décès de Jean Le Veneur, écuyer, fils aîné de Robert Le Veneur, baron de Tillières et d’Ouilly (signé J. Saonnière)
Vidimus de Colin Rogeron, tabellion à l’Hôtellerie, pour la sergenterie de Moyaux, et de son adjoint Ernoul de Bavery, clerc commis par justice audit tabellionnage sous le sceau de Jean Eschallart, garde du sceau de la vic. d’Orbec.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 23
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 12, n° 639.

1463, 25 janvier – Assises d’Orbec
Sentence de Jean des Planches, lieutenant du bailli d’Evreux, relative à la seigneurie d’Ouilly-la-Ribaude, tenue en parage par Philippe de Manneville, écuyer, de Philippe Le Veneur, baron de Tillières, à la suite du décès de Jean Le Veneur, écuyer, fils aîné de Robert Le Veneur, baron de Tillières et d’Ouilly (signé J. Anquetin)
Vidimus de Colin Rogeron, tabellion à l’Hôtellerie, pour la sergenterie de Moyaux, et de son adjoint Ernoul de Bavery, clerc commis par justice audit tabellionnage sous le sceau de Jean Eschallart, garde du sceau de la vic. D’Orbec.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 23
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 12, n° 639.

1463
Recherche de Montfaut
22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté, par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.

NOBLES PERSONNES
Sergenterie de Moyaux
20
Jean Borel, Norolles
Guillaume Bonnechose, Notre-Dame-de-Villers
Jean Le Muet, Saint-Philbert-des-Champs
Jean de Fourneaux
Me Jean de Fourneaux,
Mre Jean de Montenay, cher, Fauguernon
Jean de Bienfaite, l’aîné, Moyaux
Jean de Bienfaite le jeune,
Jean d’Anezy, Le Pin (Jean d’Anisy)

29 Jean Brèvedent,

30 Richard Brèvedent
31″>
Geoffroi de Bienfaite, Moyaux
Jean de Lombellon
Guillaume Bonnechose,
Guerrodin de Franqueville, Glos-sur-Lisieux
Cardin d’Auge, Saint-Martin-de-la-Lieue
Philippe de Bigards, Piencourt,
Pierre de Bailleul,
Richard Baudry,
Renaud de Grandouet
Robin de Grandouet, son frère p. 24
Robin de Loys, Blangy
Guillaume de Rupierre, Courtonne,
Mre Jean de Bouquetot, cher, le Breuil,
Jean du Quesney, Prestreville (Prêtreville)
Henry de Querville
Richard de Querville
Jean de Farcy, Bonneville-la-Louvet,
Pierre d’Asnières, Saint-Léger-la-Louvet
Jean de Longchamp, Fumichon
Jean de Bellemare,
Philippe de Bellemare, Firfol [17]
P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1464, 26 novembre – Assises d’Orbec
Sentence de Jean des Planches, lieutenant du bailkli d’Evreux, relative à la seigneurie d’Ouilly-la-Ribaude, tenue en parage par Philippe de Manneville, écuyer, de Philippe Le Veneur, baron de Tillières, à la suite du décès de Jean Le Veneur, écuyer, fils aîné de Robert Le Veneur, baron de Tillières et d’Ouilly (signé Trouvé)
Vidimus de Colin Rogeron, tabellion à l’Hôtellerie, pour la sergenterie de Moyaux, et de son adjoint Ernoul de Bavery, clerc commis par justice audit tabellionnage sous le sceau de Jean Eschallart, garde du sceau de la vic. D’Orbec.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 23
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 12, n° 639.

1465, 29 février
Eliz de Murdrac, prêtre, seigneur de Reux, pour lui et son frère Jean de « Murdrac » donne quittance à Gilles Grieu, naguères commis de la vic. d’Auge de la somme de 200 l. t. représentant les revenus de la terre de Reux lorsqu’elle fut mise en la main du Roi. Sur ces 200 l.t. 100 sont imputées sur le compte de saint-michel 1457 de Pierre Courtois, vic. d’Auge et les 100 autres sur le compte de Saint-Michel 1458 de Pierre Feularde, son successeur.
Acte de Colin Rogeron, tab. à l’Hôtellerie pour la sergenterie de Moyaux et de son adjoint, Ernoult de Bavery.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 25
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 18, n° 660

1515, 25 février – Lisieux
Michel Le Valoys bourgeois de Lisieux, fils et héritier en partie de feu Nicolas Ler Valoys en son vivant sieur du Mesnil-Guillaume vend et transporte à Guillaume Carrey marchand drapier demeurant à Saint Jacques de Lisieux un fief noble appelé le fief du Pin, à court et usage o toutes ses dignités et appartenances assis en la paroisse du Pin. Lequel fief led. défunt Levallois avait eu et acquis de Jehan de Bienfaite écuyer sieur de Moyauix par lettres passées devant les tabellions de Lisieux le 22 juillet 1499. La vente faite moyennant 450 livres tournois.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1515, 15 septembre – Lisieux
Robert Carrey, chanoine de Lisieux, curé de Moyaux, baille à ferme pour quinze ans, à Me Jehan Rochon, curé de Beuvillers, un jardin et une maison à lui appartenant situé et assis paroisse Saint-Jacques, jouxte d’un côté la rue du Bailly, d’autre côté les murs de ceste ville de Lisieux, d’un bout le tripot et d’autre bout, le jardin appartenant à Davy Boctey, écuyer, moyennant 10 livres tournois par an.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1516, 6 juillet – Lisieux
Guillaume de Samaison, du mestier de machon, bourgeois de Lisieux, vend à Jehan Le Vallois, écuyer, sieur de Putôt, 20 sols ts. de rente à prendre sur Guillaume Dumont, moyennant 10 livres ts.
= Tabe. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1520, 21 juillet – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Leure et Jacques de Lesquerle, tabellions au siège de l’Hotellerie, pour la sergentie de Moyaux, Colin Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, d’une part, et Simon Desjardins, prêtre, consistant en terres et maisons à Courtonne. Témoins; Pierre Carral et Thomas Bouteillier. Témoins: Pierre Carral et Etienne Bouteiller.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville.

1521, 7 décembre – Moyaux
Par devant Jacques de La Lesquerie et Me Alain Dutertre, tabellions au siège de l’Hôtellerie, Pierre et Michel Desjardins, se partagent les maisons et revenus de Colin Desjardins, leur père, à Moyaux. Témoins: Thomas Lesueur et Jehan Fogueys. (Fouquet ?)
= Arch. SHL. 1 F  – Analyse Et. Deville

1525 (n. st.) 14 mars – Moyaux
Fondation pieuse (en faveur de la Charité ?) par Girot Fouquet de la paroisse Saint-Germain de Moyaux, de présent demeurant à Hermival.
= Arch. SHL. 9 FB – Tabell. Lisieux. Analyse Et. Deville

1525
Jehan Halley, écuyer, et damoiselle Jehanne de Bienfaicte, sa femme, dame du fief et seigneurie des Landes, en la paroisse de Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1525
Me Thomas Borel, vicaire.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1525, 8 juillet – Moyaux
Charles Lemansel, écuyer, sieur de La Lande, demeurant à Moyaux, vend à Pierre Le Roy, bourgeois, demeurant paroisse saint-Germain de Lisieux, une vergée de terre labourable à prendre dans une pièce du fief de La lande, à Moyaux, moyennant quatre livres tournois.
= Tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville

1531
Jehanne de Bienfaicte, veuve de Michel de Beleau, en son vivant écuyer.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1532, 25 septembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant maître Alain Dutertre et Guillaume Defeure, tabellions pour le siège de Moyaux, Pierre Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, prend à fieffe et à rente de Me Christophe Le Boctey, chapelain de Saint-Eustache de Manerbe, demeurant à Villers, une pièce de terre contenant 2 acres, à Courtonne-la-Meurdrac, moyennant 10 sols de rente. Témoins Robert Regnault et Henry Houlley.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville. Parch.
Voir archives SHL 1F397

1534
Charles Du Rozey, sergent royal en la seigneurie de Moyaux, demeurant à Thiberville.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1536, samedi 12 juin – Moyaux
Charles Lepelletier, de la paroisse de Cissay, près Evreux, procureur de puissant seigneur Jacques de Montenay, seigneur, baron et chastellain de Garencières, Grossoeuvre, Beaudemont et du Grand Mortemer, assis en la paroisse de Moyaux, vend à noble homme Constant Leportier, seigneur du Chesne et du Val, demeurant en la paroisse de Piencourt, le fief, terre et seigneurie de Mortemer, moyennant la somme de huit cents livres tournois.
= Arch. SHL. 9 FB. Copie Et. Deville

1539, 4 juillet – Moyaux
Guillaume Cornu, en la paroisse de Moyaux, vend à Pierre Le Roy, demeurant à Lisieux, une pièce de terre labourable, sise à Moyaux, en fief de la Lande, en l’aînesse au Bienvenu, dont est aîné led. Le Roy, icelle pièce contenant trois vergée, jouxte d’un côté les hoirs maistre Jehan Féron, d’autre côté maistre Richard Inger, avocat en court laye, d’un bout le chemin du Breuil et d’autre le seigneur de Boys Symon, moyennant cinquante livres tournois.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute papier

1539
Jehan Lemanssel, seigneur de la Lande, à Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1540, 20 mars – Blayes
Rôle des fiefs de la vicomté de Pont-Authou et Pont-Audemer.. fait par le bailli de Rouen ou son lieutenant, en la vicomté de Pont-Authou et Pont-Audemer, suivant les lettres du Roi données à Nlayes le 20 mars 1540, de la valeur des fiefs et arrières fiefs de ladite vicomté, selon et pour autant qu’il est trouvé par les déclarations qui en ont été baillées suivant autres lettres du Roi en précédent, publiées en ladite vicomté.
374
374.

SERGENTERIE de MOYAD
N° 175.- Le fief de Breteul, à Louis Dubosc, tenu des religieux de Cormeilles, par un 8° de fief, vaut 16 livres.
N° 176.- Le fief de Morsenq, à jacques de Bellemare, écuyer, tenu du fief de la Couyère, appartenant à M. le Cardinal-Evêque de Lisieux, par un 8° de fief, vaut 45 livres.
375
N° 182.- La sergenterie de Moyaulx, à Estienne de Bellemare, écuyer, tenu du Roi, par un plein fief de haubert, vaut 250 livres.
= FORMEVILLE Henry de. Histoire de l’évêché-comté de Lisieux, Lisieux, 1873, t. II.

1540, 11 avril – Moyaux
Guillaume Cornu, en la paroisse de Moyaux, vend à Pierre Le Roy, avocat en court lay, demeurant à Lisieux, demye acre de terre à prendre dans plus grande pièce à Moyaux, en l’aînesse de La Mare Fordière, en fief de la Lande, jouxte d’un côté led. acheteur, d’un bout Jehan Martin et d’autre bout, icelui Cornu, moyennant vingt deux livres dix solz tournois.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute papier

1541, 9 mai – Blayes
Vavassories, terres et seigneuries, assises en cette dite vicomté (de Pont-Authou et Pont-Audemer) pour autant que l’on a pu recouvrer en plusieurs registres et papiers de ladite vicomté, même par les cahiers faits et servant par ci-devant pour le Baon du Roi, et desquels fiefs… ainsi qu’il sera ci-après dit, n’a été baillé déclaration en cette vicomté.
383
383.

SERGENTERIE de MOYAD
N° 93.- Le fief de la Pelletière, assis à Sainte-Croix de Cormeilles, ainsi qu’il est porté au papier de l’arrière baon. Néanmoins le sergent de cette sergenterie dit qu’il est assis sur la Pelletière d’Orbec. Il est tenu par Jehan de Bellemare, escuyer.
N° 97.- Le fief de Maitocq, quart de fief assis au dit Bonneville-la-Louvet, tenu par Jacques de Bellemare, escuyer.
= FORMEVILLE Henry de. Histoire de l’évêché-comté de Lisieux, Lisieux, 1873, t. II.

1544
Noble homme Jehan Lemanssel, seigneur de la Lande, à Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1557 (n. st.), mardi 26 janvier – Moyaux
Guillaume et Pierre Auber, père et fils de la paroisse de Moyaux, vendent à Guillaume Darannes, recepveur de la soulde des gentz de guerre des vicontez d’Orbec et Montreuil, le fief et droit seigneurial que lesd. Auber ont es fiefs et terres du Val d’Asnières, Le Pin et saint Mathias, assis ès paroisses d’Asnières, Moyaux et ès environs, contenant en domaine fieffé 60 à 70 acres de terre et autres droits seigneuriaux, moyennant 70 livres 10 sols.
= Tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1559
Me Simon Dumoulin, doyen de Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1561 – Lisieux
Ce sont deux lots des terres et seigneuries du Trembley, Hermival, Les sept-Voies, Trousseauville, Grasmesnil, sergenteries nobles de Moyart et Moyaulx et autres terres et rentes de roture qui furent et appartinrent à noble homme Nicolas Le Valois, en son vivant sieur de Putôt…
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville – M.C. Copie 6 p.

1562
78, N° 89 – Les hoirs de feu Nicolas Le Valloys pour les fiefz de Hermyval, Cramesnil, et moietié de la segenterie de Moyaulx XVIII l XII s.
= P.-F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.

1563
Noble homme Loys Lepellerin, seigneur du Chesne et de Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1569
Robert de la Masure, sieur du Chesne, à Moyaux.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1596, 27 mai – Courtonne-la-Meurdrac
Es plès de la sergenterie de Moyaux tenus à Orbec, pour raison des troubles et guerres, par nous Jacques Dutertre, Me Adrien Chouard, procureur et stipulant pour damoiselle Catherine Desperois (Desperroys), sa nièce, veuve de feu Gabriel du Houlley, en son vivant sieur d’Anfernet, tutrice et Gardienne de Jacob du Houlley, fils du defunct… (énumération des biens de la succession à Courtonne).
= Arch. SHL. Parch. 6 ff. Analyse Et. Deville.

1597, samedi 24 mars – Moyaux
Cardin et Charles Petit, père et fils, et Antoinette Morel femme dudit Cardin, de Moyaux, vendent à David Hervieu, de saint-Philbert-des-Champs, deux pièces de terre, sises à Moyaux, moyennant 83 écus 20 sols.
Passé après midi aud. Lisieux, en la maison où pend pour enseigne Le Point du Jour.
= Arch. SHL. 1 F. Analyse Et. Deville.

1602, 20 novembre – Moyaux
Succession de Me Jehan de La Porte, Conseiller du Roi et général en sa Cour des Aides de Normandie.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1602, 21 novembre – Moyaux
Louis Varin, conseiller du roi, élu en l’Election de la vicomté d’Auge, demeurant à Pont-l’Evêque, baille à ferme, à Louis David, de Moyaux, tous les herbages lui appartenant, à Moyaux.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute pap., 2 ff. Analyse Et. Deville.

1603, 20 novembre
Aveu rendu à Charles de Clércy, écuyer, sieur de Mortemer, les Louverets, le Fresné, Fultot et Avremesnil, par Martin Bienvenu, pour une pièce de terre à Moyaux, en la sieurie de Mortemer.
= Arch. SHL. Ms. FB 246

1605, mardi 19 juillet – Moyaux
Berthault Vimont, de la paroisse Saint-Jacques de Lisieux, vend et transporte à noble homme Mathurin d’Hermenoult, seigneur de la Perdielles, demeurant en la paroisse de Moyaux, le droit de l’acquisition d’une demye acre de terre labourable à prendre dans une plus grande pièce, à Moyaux.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute pap. Analyse Et. Deville.

1606, 25 mars – Lisieux, Marolles, Moyaux
Marguerite Le Valloys, baille à titre de ferme, à Charles Bellebarbe, demeurant à Marolles, la sergenterie de Moyaux.
= Arch. SHL. 9FA Fonds Et. Deville. Minute, papier, 2 ff.

1606, 20 avril
Aveu rendu à noble homme Charles de Clércy, écuyer, sieur de Moyaux, Mortemer et les Louverets, pour deux tènements à Moyaux en la sieurie des Louverets.
= Arch. SHL. Ms. FB 247

1607, 28 janvier – Moyaux
Cardin et Charles Petit, père et fils, de Moyaux, font accord entre eux, relativement à leurs droits respectifs des biens meubles leur appartenant pour leurs exploitations de culture.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute pap. Analyse Et. Deville.

1611, 17 novembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, sergenterie de Moyaux, fut présent, Guillaume Quentin, de la paroisse de Mailloc, tuteur des enfants de Jean Delauney, lequel, en la présence et du consentement de Michelle Bunel, veuve dud. défunt et en vertu des pouvoirs à lui donnés, vend et transporte à Jacob du Houlley, sieur d’Anfernet, de Courtonne-la-Meurdrac, une portion de terre en bois taillis, sise à Courtonne, moyennant 60 livres tournois. Témoins: Gabriel Grieu, de Saint-Hyppolite-de-canteloup, et Pierre Neufville, de Courtonne.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff. Analyse Deville.

1623-1649 – Moyaux
Vente d’une rente de 16 sols à Jacques et Guillaume dits Dubo. Constitution de rente par Guillaume Duchesne, maréchal. Franchissement de rente par noble homme Jacques Dubois, conseiller du roi, intendant de l’Election de Lisieux.
= Arch. SHL. 3F 91. 3 pièces parchemin. Analyse Et. Deville.

1625, 31 mars – Moyaux
Succession de Nicolas Duval par Pierre Heuttes ayant épousé Barbe Duval, à Gabrielle Duval, femme de Me Clause Carrey, receveur du Grenier à Sel de Lisieux et A… Duval, femme de Me Pierre Le Bas, contrôleur au grenier à sel de Lisieux.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1629, 28 juin
Transaction entre Jean de Longchamp, chevalier de l’ordre du roi, conseiller en ses conseils d’Etat, gouverneur de Lisieux, chastelain d’Ouillie, seigneur de Fumichon, Baudet, la Lande, Baratte, etc. et Charles de Cléry, écuyer, sieur de Mortemer, les Louverets, sur le treizième de neuf pièces de terre près Moyaux, acquises par les nommés Anglement de Jean Ermenoult, écuyer, sieur de Mortemer.
= Arch. SHL. Ms. FB 238

1631 – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Charles Lachey et Robert Lelièvre, tabellions à Moyaux par Nicolas Chaulmedru, sieur de La Roche audit Pierre Capelle, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, d’une pièce de terre sise à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 131 livres.
= in Armand BENET.- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 57.- B.54, p. 19

1634, 19 décembre – Moyaux
Arrêt de la Cour des Aides de Normandie contre les paroissiens de Moyaux qui ordonne que Guillaume de Gémare, sieur des Prés, soit rayé du rôle de la taille en qualité de noble.
= Arch. SHL. 9 FA. Parchemin 4 ff. Analyse Et. Deville.

1643, 2 février – Moyaux
Jacques Dubois, sieur des Bretez (Bertes ?), demeurant à Lisieux, vend à Guillaume Dubois, demeurant audit lieu, le droit à l’effet de l’acquêt sur une pièce de terre à Moyaux.
= Tab. de Lisieux. Minutier 67. Analyse Et. Deville.

1643, 2 février – Moyaux
Reconnaissance d’un contrat par lequel Guillaume Dubois, de Moyaux, demeurant à Lisieux, cède ses héritages à Jehan Carrey, sieur de Montplaisir.
= Tab. de Lisieux. Minutier 69. Analyse Et. Deville.

1645, 23 juin – Moyaux
Aveu rendu par Louis d’Anglement, prêtre, aux enfants de feu Charles de Cherry (Clercy ?), en son vivant écuyer, seigneur des fiefs, terres et seigneuries de Mortemer, des Louvets, pour un manoir et terre sis à Moyaux, en la sieurie des Louvets, moyennant un denier au terme Saint Rémy et 12 deniers au terme Saint Hilaire.
= Arch. SHL. 9FA. Parch. Analyse Et. Deville.

1647, 30 novembre – Moyaux
Guillaume, Germain et Christophe Duchesne, vendent à noble homme, Jacques Du Bois (Dubois) sieur des Bertes (Bretez ?), intendant en l’élection de Lisieux, trois pièces de terre à Moyaux, moyennant 350 livres et 7 livres 10 sols pour le vin du contrat.
= Arch. SHL. 9FA. Parch. 6 ff. Analyse Et. Deville.

1648, 22 mars
Aveu rendu aux enfants de Charles de Clércy, sieur de Mortemer, les Louverets, tec. par Claude Villain, prêtre, curé de Saint-Denis-du-Chef-de-Caux, et consort, pour un tènement à Fumichon en la sieurie de Mortemer.
= Arch. SHL. Ms. FB 248

1653, 3 février – Courtonne-la-Meurdrac
Pièce de procédure d’une affaire jugée aux plaids de Moyaux entre damoiselle Barbe Desperrois (Desperroys) et Pierre Chouard, sieur de la Ransonnière., de Courtonne-la-Meurdrac.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff. Analyse Deville.

1654, 26 septembre – Moyaux
Charles Duval, fils de Guillaume, originaire de Moyaux, demeurant à Prêtreville, vend à Robert Desvergers, demeurant à Saint-Philbert-des-Champs, une pièce de terre à Moyaux.
= Tab. de Lisieux. Minutier N° 232, Analyse Et. Deville.

1659, 18 juin
Arrêt du Conseil d’Etat se déclarant compétent pour juger le différent entre Me Adrien Levavasseur, substitut du procureur général en la vicomté de Moyaux, et les sieurs Jean-Baptiste Carrey et Marin Gravey, au sujet d’exemptions d’impôts attachés à sa charge.
= Arch. SHL. Ms. BB 321

1659, 20 juin
Aveu rendu à Jean de Carrey, écuyer, seigneur chastelain de Saint-Gervais, et seigneur du Chesne, de Goville, du Val, conseiller en la Chambre des Comptes de Normandie, par Robert de la Vigne, pour l’aînesse au Bienvenu, sise à Moyaux, en la sieurie du Chesne.
= Arch. SHL. Ms. FB 249

1659, 12 novembre – Moyaux
Succession de Robert Dubais et de Marie de Launay, sa femme, entre Jeanet Gabriel, leurs enfants.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1660, 2 juillet
Enregistrement au bureau des finances d’Alençon des lettres d’office de Me Jean Allais, procureur du roi en la vicomté de Moyaux.
= Arch. SHL. Ms. BB 135

1666, 16 novembre
Aveu rendu à Jean de Carrey, écuyer, seigneur chastelain de Saint-Gervais, et seigneur du Chesne, de Goville, du Val, conseiller en la Chambre des Comptes de Normandie, par Robert de la Vigne, pour l’aînesse au Bienvenu, sise à Moyaux, en la sieurie du Chesne.
= Arch. SHL. Ms. FB 249

1670 – Moyaux
Succession de Robert Langlois entre Françoise Langlois, femme de Jean Dumoulin, médecin, et Georges Lebret, époux de Marie Langlois.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1688, 9 février – Moyaux
Compte de gestion présenté par Jean Osmont et Louise Langlois, sa femme, de la succession de Jean Fontaine, de Moyaux.
= Arch. SHL. 1F – Papier 24 ff. Analyse Et. Deville.

1696
II.- p. 210
61.- Charles Mancel, écuier, sieur de Moyaux
De sable a une face d’argent accompagnée de six coquilles d’or trois rangées en chef et trois en pointe, celle-cy deux et une.
II.- p. 226
211.- Marie de Canteloup, femme de N. de Piperey, écuier, vicomte de Moyaux:
D’hermines à une croix de gueules
=PREVOST  G.-A., Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 3 vol., 1922-1924, In-8°, X-325, 262, 101 p.

1697, 25 décembre – Moyaux
Louis Anglement, huissier, demeurant en la paroisse de Moyaux, ayant épousé Marguerite dite Galle, auparavant veuve de Jean Gloron, lequel confesse avoir cédé et transporté à Me Robert Lhomme, aussi huissier, demeurant en la paroisse d’Ouilly-le-Vicomte, la somme de 200 livres tournois faisant les deux tiers de 300 livres qui avaient été données en don mobil à lad. Galle, lors de son mariage avec led. Gloron.
= Arch. SHL. 9 FA. Minutier N° 417. Analyse Et. Deville.

1708, 24 avril – Moyaux
Charles Le Mancel, écuyer, seigneur et patron honoraire de Moyaux, demeurant en son manoir seigneurial dud. lieu. se constitue et oblige envers demoiselle Marie Madeleine Du Bosch, demeurant en la paroisse de Cormeilles en la faisance d’une rente annuelle de 56 livres 11 sols 1 denier, moyennant la somme de 1.000 livres.
Témoins: Robert de Carrey, écuyer, sieur de Goville, demeurant à Rouen et Hermenilgilde Dutheil, demeurant à Saint-Gervais.
= Arch. SHL. 9 FA. Parch. 2 ff. Analyse Et. Deville.

1715, 17 juin – Ouilly-du-Houlley
Arpentage par Philippe Leudet arpenteur royal, demeurant à Moyaux, de portion de bois taillis à Hermival et Saint-Martin-du-Houlley, vendues cette année et dépendant de la baronnie du Houlley.
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1721
Aveu rendu à Robert de Carrey, écuyer, seigneur, sieur de Goville et du Chesne, par Louis-Nicolas DelaVigne, pour l’aînesse au Bienvenu, sise à Moyaux, en la sieurie du Chesne.
= Arch. SHL. Ms. FB 249

1735, 22 novembre
Aveu rendu à Alexandre-François de Carrey, chevalier, seigneur, chastelain et patron de Saint-Gervais, Saint-Léger-de-Glatigny, Claville, Goville, le Mesnil-Godement, Piencourt, Baudry, Robard, etc., conseiller en la Grande Chambre du Parlement de Normandie,, par François Marye, pour une pièce de terre à Moyaux, tenue du fief du Val, réuni à la châtellenie de Saint-Gervais.
= Arch. SHL. Ms. FB 322

1738, 10 mai – Lisieux
Par devant Pierre Formage  notaire garde-note à Lisieux Guillaume Lemérière demeurant la paroisse de Moyaux héritier de damoiselle Françoise Gravois sa mère et damoiselle Jeanne Gravois veuve du sieur Guillaume Marguerie demeurant Lisieux, paroisse Saint Jacques…. vend à… Maître Pierre Le Vallois, Bailly haut justicier du chapitre prébendes et dignitez de l’église cathédrale de Lisieux subdélégué de Monsieur l’Intendant demeurant à Lisieux sus dite paroisse Saint-Jacques… douze pieds de terre en carrey à prendre dans une pièce de terre en herbe nommée la Cour Gravois sise sur la douve du fossé ou chemin tendant de la porte d’Orbec à la Barre au Cinq du jardin dudit sieur acquéreur contre iceluy sur le bord dudit chemin bornés iceux douze pieds de terre par un côté et par un bout desdits sieur et demoiselle vendeur  sur l’autre côté de ladite douve du fossé ou chemin tendant à ladite barre et par l’autre bout  du mur du jardin dudit sieur Le Vallois acquéreur pour desdits douze pieds… cette vente faite par le prix et somme de douze livres…
= AD 14 F6708, 1 p. parch.

1738, 4 octobre
Testament notarié de Jean Gaillard, laboureur à Moyaux.
= Arch. SHL. Ms. FB 331

1739 – 1755 – Moyaux
Pièces relatives au bail à fieffe d’une pièce de terre à Moyaux par Perrette Rivière, veuve de Jacques Armenoult, à François Dufour et par Guillaume Duhamel audit Dufour, une autre pièce.
= Arch. SHL. 9 FA. 3 pièces parch. Analyse Et. Deville.

1741, Samedi 3 juin – Lisieux
Par devant Pierre Formage  notaire garde-note à Lisieux Guillaume Lemérière demeurant la paroisse de Moyaux héritier de damoiselle Françoise Gravois sa mère et damoiselle Jeanne Gravois veuve du sieur Guillaume Marguerie demeurant Lisieux, paroisse Saint Jacques…. vend à… Maitre Pierre Le Vallois, Conseiller du Roy,  Bailly haut justicier du chapitre prébendes et dignitez de l’église cathédrale de Lisieux subdélégué de Monsieur l’Intendant et avocat fiscal au bailliage dudit Lisieux et y demeurant à Lisieux sus dite paroisse Saint-Jacques… une petite pièce de terre en herbe à prendre dans une pièce de terre en pareille nature nommée la Cour Gravois sise sur la douve du fossé ou chemin tendant de la porte d’Orbec à la Barre depuis et compris une grosse épine Blanche qui est dans la haye de ladite herbage La plus proche du mur du jardin dudit sieur Le Vallois à aller gagner depuis l’extrémité  de ladite épine droit à la rivière d’Orbec qui règne le long de ladite herbage, laquelle petite portion de terre vendue contient de longueur environ depuis et compris ladite épiné a gagner en droiture à ladite rivière quarante six pieds ou environ, en y comprenant les douze pieds que lesdits sieurs et demoiselle vendeur ont cy devant cédée audit sieur Le Vallois  le dix de mai mil sept cent trente huit Ladite portion de terre vendu     vendue relevante de la prébende des Loges en exemption de toutes charges et rentes, Bornée icelle portion par un côté et par un bout desdits sieur et demoiselle vendeur  et de ladite rivière et par l’autre côté de ladite douve du fossé… cette vente faite par le prix et somme de trente quatre livres…
= AD 14 F6708, 1 p. parch.

1752, 25 octobre – Moyaux
Succession de Me Jacques Crochon, prêtre, curé de la Roque-Baignard.
= Arch. SHL. 9FA – Doss. partage de biens.

1752
Dispense du temps d’étude réglementaire en droit civil et canon, accordée à Gabriel-Joachim Dandel, sieur de Souligny et de la Moissardière.
= Arch. SHL. Ms. D 140

1766, 30 juin
Sentence du vicomte de Moyaux pour Joachim Dandel, écuyer, sieur de Souligny et de la Moissardière, contre Nicolas Gaillard.
= Arch. SHL. Ms. BB 388

1769, 28 décembre
Transaction entre Jean Dumoncel, marchand à Orbec, et Charles Huet, notaire audit lieu, rendu garant de l’éviction que ledit Dumoncel avait subie de fonds acquis par lui.
= Arch. SHL. Ms. BB 409.

1779, 1er février – Moyaux
Par devant Jean-Baptiste Alexis Combault, notaire à Orbec, Jean Venon, marchand, laboureur de la paroisse de Moyaux, vend à Joseph Duclos, de ladite paroisse, une pièce de terre labourable sise à Moyaux, moyennant 600 livres.
Témoins: Nicolas Mobon et Jean Noël, de Moyaux.
= Arch. SHL. 1 F. Parch.2 ff. Analyse Et. Deville.

1779, 30 septembre – Ouilly-du-Houlley.
Arpentage par Nicolas Rousselet, arpenteur juré demeurant à Moyaux, d’une partie des bois taillis appartenant à Mre Alexandre-François-Pierre du Houlley, ancien chevau-léger de la garde ordinaire du roi, héritier de Mre Adrien-Marie-Jean du Houlley, seigneur et baron haut-justicier du Houlley, demeurant ordinairement à Paris, paroisse Saint-Eustache.
Bois de La Leux – Bois du Châtaignier – Bois des Onflaries.
Les tenanciers sont en général des gens de Firfol, Saint-Martin-du-Houlley et Hermival.
= Arch. SHL. 2 F. Pap. 4 ff.

1791
 » Registre des gardes nationales qui s’enrôlent en qualité de volontaires pour la paroisse de Moyaux, district de Lisieux, département du Calvados  »
(pratiquement tous les volontaires sont étrangers à la commune)
= A.D. Calvados – Nouv. acq. 1396

1792
Etat des biens séquestrés révolutionnairement dans les communes de Moyaux, Boutemont, la Chapelle-Hareng, Courtonnel, Courtonne-la-Meurdrac, Cordebugle, le Pin, Marolles, Saint-Michel-des-Monceaux, Mesnil-Simon, Ouilly-le-Vicomte, Saint-Germain-de-Livet, Saint-Hippolyte-de-Cantelou.
= Arch. SHL. Ms. J 96

An IV, 21 messidor (1796, 7 août) – Moyaux
Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Moyaux:
Fauguernon: Catherine Courthois, vve Nicolas Hagron  » ensuite ayant fait l’examen du banquart nous l’avons trouvé muni de ses ecalles et cordages nous les avons mis d’égalité, ensuite nous y avons mis les poids et les avons pesés les uns sur les autres lesquels poids sont au nombre de six de chacun cinquante livres, d’un de vingt cinq, un de douze, un de six, un de quatre, un de deux, un d’une et le dernier d’une demie livre sur lesquels il s’en est trouvé deux de chacun cinquante livres pesant chacun Trois livres moins que les quatre autres et nous avons interpellé ledit Hagron de nous déclarer pourquoi et d’ou venait ce défaut Venait de ce que les deux poids étaient déplombés; nous avons vérifié le fait, ce qui s’est trouvé véritable; a lui demandé s’il y avoit longtemps que ce plomb manquait
2
Hermival : Adrien Delamare – écart sur les poids et le système de pesage
Ouillye-la-Ribaude : moulin de Clipin : Jacques Garze meunier, Pierre Linel, moulant – écarts sur les poids
St Léger d’Ouillye = moulin de St Léger: Philippe Fredet, meunier; Nicolas Antoine Frougère, moulant;
St Léger d’Ouillye : moulin de Fumichon :Jacque Hébert fils Jacques = écart sur un poids
St Hypolite de Canteloup = moulin de Canteloup, Pierre Le Fort, propriétaire, Jean houel, moulant; écart sur les poids
Marolle : Françoys Le Pelletier, meunier; poids convenables
Le Pin, moulin d’Asnieres : Georges Paisan, meunier et faisant valoir = poids exacts
Le Pin : moulin du Pin : anthoine Verger : poids exacts
= A.D. 14 – L. Administration IV Police 41)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Moyaux,Moyad, Moiaz, Moaz.
Le bourg de Moyaux s’élève dans la plaine et non loin de la voie romaine qui conduisait de Noviomagus Lexoviorum à
Juliobona. Sa population, d’après les tableaux officiels, est de 1,105 habitants. On y comptait autrefois 263 feux, environ
1,300 âmes. C’était le chef-lieu d’une sergenterie comprise dans l’élection de Lisieux. Il y avait aussi une vicomté, mais
les audiences se tenaient le plus souvent à l’Hôtellerie.
Moyaux était également le chef-lieu d’un doyenné de l’évêché de Lisieux, qui ne comptait pas moins de 35 paroisses. Tous ces titres prouvent que ce bourg remonte à une haute antiquité.
L’église est au centre des habitations. Elle est grande: sa longueur, dans œuvre, est de 120 pieds sur 21 de largeur. Elle se composait primitivement d’un chœur et d’une nef avec une tour en saillie entre l’un et l’autre du côté du midi. Au XVI° siècle, on a modifié ce plan par l’addition de deux chapelles accolées au flanc nord, en regard de la tour.
Les parties anciennes sont de l’époque romane. Les contreforts qui flanquent liés deux faces latérales du chœur, les ouvertures de la tour et la trace d’une étroite fenêtre, au midi de la nef, servent, au premier coup-d’oeil, de base à cette attribution. Mais, en analysant avec attention les diverses parties de l’église, on constate que tous les gros murs sont romans. Ils sont composés d’un blocage grossier, eu partie recrépi ; les contreforts seuls et les angles sont en pierre de taille.
La plupart des fenêtres ne datent que du dernier siècle, les ouvertures plus anciennes ont été bouchées. Ainsi, on trouve, à l’extrémité du mur méridional de la nef, la trace de l’ancienne porte principale dont l’archivolte cintrée tombait sur des têtes grotesques. A la fin du XIIIe. siècle, on a pratiqué une autre porte dans le pignon occidental, qui est flanqué de deux contreforts de la même époque. Cette porte, abritée par un porche de bois, est plus ornée qu’on ne le voit habituellement dans les environs de Lisieux. La baie est garnie d’un tore, et l’archivolte porte sur deux colonnes à chapiteaux. Au dessus, dans le pignon, est une fenêtre flamboyante du XV. siècle.

La tour, comme on le voit par le dessin de M. Bouet, est bien caractérisée. Elle forme un carré parfait ; chaque face est soutenue par deux contreforts qui n’ont qu’un pied de saillie. La base est pleine, il n’y a qu’une petite porte pratiquée vers le levant. L’étage intermédiaire est ajouré d’une petite fenêtre subtrilobée de la dernière période ogivale, ouverte au sud, et d’une fenêtre romane géminée du côté du levant. L’étage du beffroi a, sur chaque face, deux arcades romanes géminées. La pyramide est en charpente.

L’ensemble a perdu son aplomb d’une manière sensible, cependant il n’y a rien d’inquiétant pour la conservation.
Le chevet du chœur, usurpé depuis le XVIIe. siècle pour servir de sacristie, est percé d’une grande fenêtre flamboyante à deux meneaux. Il a trois contreforts de même style, dont un sous la fenêtre. On ne s’explique guère cette disposition, fréquente au XVe. siècle : évidemment ce contrefort, qui souvent n’a pas plus de k à 5 pieds de haut, ne peut être d’aucune utilité.

Les deux chapelles du nord n’ont rien de particulier dans leur construction. La plus petite est la chapelle seigneuriale du Bois-Simon, fief assez important qui se trouve sur le territoire de Moyaux.
Le mobilier n’offre rien de remarquable. Une piscine cintrée, sur trilobée, avec colonnettes, qui semble appartenir à la construction primitive, est pratiquée dans le mur méridional ; elle se trouve maintenant dans la sacristie.
Dans le chœur, du côté opposé, est un petit bas-relief en pierre, du XVIe. siècle, qui représente Notre-Dame-de-Pitié.
C’est, sans doute, l’indication d’une sépulture. Le maître-autel ne date que du règne de Louis XV. Sauf la chapelle du Bois-Simon, qui a une voûte en pierre à nervures et pendentifs de la Renaissance, toutes les parties de l’édifice sont voûtées en lambris. On remarque des ornements sur les douvettes de la nef et l’inscription suivante :

Cete presete
oeuvre fvt
faite l : M: V°.XXX0V
P:L:D:C

Et plus bas

J.S.P
G:CODR
TONNE

Vis -à-vis la chaire, est pendue une copie récente du Christ au tombeau, de Philippe de Champagne ; belle étude anatomique, mais qui ne figure guère bien, dans une église du moyen-âge. Au bas du cadre on lit :

DONNÉ PAR L’EMPEREUR.
SUR LA DEMANDE DE MADAME
LA PRÉSIDENTE TROLONG.

L’église de Moyaux est sous l’invocation de saint Germain.
L’abbé de Bernay nommait à la cure.
La confrérie de la Charité est de fondation ancienne. Un acte original, du 8 décembre 1641, consacre une constitution de rente foncière faite par « Pierre Delavigne, Robert et Pierre, ses fils, au profit de la Charité et Confrérie de Moyaulx, stipulée par maistre Jean Ermenoult, tabellion royal en ladite vicomté et eschevin d’icelle. » On y trouve les noms de tous les frères servants, année présente.
Des titres de 1480. et de 1543 parlent d’une maladrerie située sur le territoire de Moyaux ; mais, dès le XVIII ». siècle, on ignorait sa situation.
Le territoire de la paroisse de Moyaux se trouvait divisé en un certain nombre de fiefs. L’un d’eux avait conservé le nom propre de Moyaux. Cassini l’indique encore sur sa Carte. Les rôles de l’Échiquier de Normandie font mention de Philippe de Moiaz et de Béatrix de Moiaz en 1184. En 1195, on retrouve encore le même Philippe de Moaz.
Richard de Moyaux fut abbé de Bernay, entre les années 1204 et 1220.
Au XV. siècle, le fief de Moyaux appartenait à la famille de Bienfaite. En 1469, Jehan de Bienfaite, le jeune, sieur du fief de Cleppin, la Court et Moyaux , comparut aux montres de la noblesse du bailliage d’Évreux en équipement d’homme d’armes à iij chevaulx.
En 1540, lors de la recherche des élus de Lisieux, cette famille avait disparu à son tour, et parmi les divers gentilshommes qui firent alors leur production, on n’en voit point un seul qui soit qualifié de seigneur de Moyaux.
En 1667, une branche de la famille d’Osmont prenait, dans les actes, les titres de « seigneurs de Mouyaux, Mortemer, le Couldray. »

En 1766, des sentences de la vicomté font connaître Charles Le Boctey, chevalier, seigneur et patron honoraire de Moyaux et autres lieux, conseiller du roi, vicomte enquêteur et commissaire examinateur en la vicomté dudit Moyaux. Peut-être faut-il voir là une faute de greffier.

Seigneurie du Bois-Simon. – Les Montres de la noblesse du bailliage d’Évreux, en 1469, font mention de Jehan de Lombelon, escuier, seigneur du fief du Bois-Simon.

Au XVI. siècle, cette terre était en la possession de la famille de La Masure. Maistre Robert de La Masure, le jeune, était seigneur dudit lieu, en 1562. (Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Évreux, par M. l’abbé Lebeurier, p. 76. )
Jean de La Masure, sieur du Bois-Simon, fut assassiné, quelques années plus tard, par Pierre de la Sceaulle, seigneur de La Motte, qui fut pour ce fait conduit prisonnier à Rouen ; il échappa à l’échafaud, ayant obtenu le privilège de lever la fierte de saint Romain. Il fallait qu’il fût bien fortement protégé, car il fut choisi par le Chapitre, bien que le roi Henri IV ait pris la peine de recommander aux chanoines un sieur de Valsemé, qui avait tué le deffunt sieur de Mailloc. Cette lettre, datée du camp de Traversy, près la Fère, le 15 avril 1596, est publiée dans les Documents inédits. – Lettres d’Henri IV, t. IV, p. 568. La famille de La Masure possédait encore le Bois-Simon à la fin du XVIIe. siècle. Nicolas de La Masure, sieur du Bois-Simon, figure dans la Recherche de la noblesse de 1666.

Seigneurie du Chesne. — Des aveux rendus pour des terres dépendantes de ce fief font connaître les noms suivants: «

1° Monsieur Jean Carrey, escuyer, seigneur et chastelain de Sainct-Gervais, aussy seigneur des fiefs, terres et seigneuries du Chesne-Goville, du Val, etc., conseiller du roy, maistre ordinaire en la Chambre des Comptes de Normandie (20 juin 1659, 16 novembre 1666) ;

2°. Robertde Carrey, escuyer, seigneur de Goville, fief, terre et seigneurie du Chesne et autres terres et seigneuries en 1721.

Seigneurie du Val. – Suivant une quittance de treizièmes du 2f4 mai 1588, « le seigneur du Val se nommait Françoys Le Portier. Il descendait de Constant Le Portier, sieur du Chesne,lequel avait pour bisaïeul Jacques Le Portier, qui avait épousé, en 1434, damoiselle Isabeau de Borel.

Plus tard, comme on vient de le voir, la famille de Carrey compta le Val au nombre de ses fiefs. Outre les noms que l’on a déjà lus, des aveux mentionnent :

« 1°. Monseigneur François de Carrey, équier, seigneur et patron de Sl.Gervais et de St.Jean-d’Asnières, l’Aunay, le Val, le Bosc, etc., conseiller du roy en son Parlement de Normandie;

« 2°. Messire Alexandre-François de Carrey, chevalier, seigneur châtelain et patron de St.Gervais, seigneur et patron de St.Léger de Glatigny, seigneur et patron honoraire de Claville, seigneur de Goville et du Mesnil-Godement, seigneur des fiefs, terres et seigneuries de Piencourt, Baudry, Robar et autres lieux, conseiller du roy en sa grand’chambre du Parlement- de Normandie, » Ces, deux documents spnt. datés de 1719 et 1735.

Seigneurie de Mortemer. — C’est encore dans des aveux et des actes originaux que j’ai recueilli les noms des seigneurs de Mortemer. Dès 1603, il est fait mention de « noble homme Charles de Clercy, escuyer, seigneur des terres et sieuries de Mortemer, les Louveretz, le Fresné, Filletot et Auremesnil. Ce seigneur eut des démêlés avec le baron de Fumichon., messire Jehan de Longchamp, chevalier de l’ordre du roy , gouverneur de Lisieux, en 1629, relativement à des droits de treizièmes, réclamés par l’un et par l’autre, pour des terres qui avaient été vendues à un sieur Anglement par Jehan Ermenoult, escuyer, sieur de Mortemer, le 10 novembre 1624. Sur neuf pièces dont il était question, la transaction qui régla le différend en attribue six à la sieurie de Mortemer.
Charles de Clercy était mort en 1648, laissant des enfants mineurs. Mortemer passa alors, (Hl quelques années plus tard, dans la famille d’Osmont, qui la posséda pendant plus de cent ans. Une pièce de procédure, qui porte la date du 21 juin 1786, fournit le nom de (Nicolas Auvrey, écuyer, sieur d’Imanville, défendeur au procès, comme héritier du feu, sieur d’Osmont de Mortemer.)
Cette famille Auvrey n’était point restée jusque-là étrangère à Moyaux. Dès 1540, on y trouve Jean Auvrey. sieur de Bonnechose, et Robert Auvrey, sieur du Bois-Simon, dont le sieur d’Imanville descendait sains aucun doute.
Seigneurie de Goville. — Le fief de Goville ou Gauville se trouvait également sur la paroisse de Moyaux. Comme on l’a vu à l’occasion du Val, il appartenait, dans les dernières années du XVI. siècle, à François Le Portier. Il se retrouve, au XVIIe, dans les mains de la famille Carrey. Il n’y a donc rien de plus à en dire que ce que l’on a déjà vu.

Moïaux, canton de Lisieux. Moiaz, Moyaz, 1155 (magni rotuli, p. 37 et 6o).
Decanntus de Moyas, de Moaz, 1205; Moead, Moeaux, 1262 (ch. citées dans le pouillé de Lisieux, p. 22, note 5).
Moyad, 1284 (cart. norm. n° 1028, p. 266).
Moiaus, 1723 (d’Anville)..

Par. de Saint-Germain, pair. l’abbé de Bernay.
Dioc. de Bayeux,
doy. de Moyaux.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux.

Le doyenné de Moyaux (decanatus de Moyas), dans l’archidiaconé de Lieuvin, se composait des paroisses de Saint-Aubin-de-Sellen, Fontaine-la- Louvet, Fontenelles, Saint-Vincent-d’Ouillie, Fumichon, le Pin-en-Lieuvin, Bazoques, le Favril, Bournainvlle, Saint-Hippolyle-de-Cantelou, Saint- Pierre-de-Canlelou, Ouillie-la-Ribaude, Saint-Martin- du-Houlley, la Chapelle-du-Manoir-d’Ouillie,
Hermival, Glos-sous-Lisieux, Firfol, Saint-Léger du-Houlley, Marolles, Courtonne-la-Ville, Saint-Paul-de-Courtonne, Courtonne -la Meurdrac, la Chapelle-Saint-Louis-de-Courtonne, Cirfontaine, Tiberville, le Planquet, Brucourt, Moyaux, Villers sur-Glos, Cordebugle, Barneville, l’Hôtellerie, les Places, Piencourt, Saint-Léger-de-Glatigny, la Chapelle-Harang, Courtonnel et Notre-Dame-de-Livet.
Les fiefs du Val et de Marolles, du Pin, de Piencourt, de Cordebugle, sis à Moyaux dépendaient de la vicomté d’Orbec, 1320 (fiefs de la vicomté d’Orbec). Bosc-de-Moyaux, fief tenu du roi, XVII ° (ibid.).

[1] Paris-Normandie , 22 janvier 1965.

[2] La première mention, selon HIPPEAU, ne remonte pas au-delà de 1155, pp. 204-205.

[3] FOURNEE 1973, p. 41.

[4] LE PREVOST 1862, p. 287.

[5] A.D. Seine-Maritime, 14 H 1522.

[6] Voir ci-dessous charte de 1299.

[7] PREVOST, II, p. 260.

[8] Voir BESNIER, p. 383.

[9] Voir P.J. 1323.

[10] Faute d’ une recherche toponymique exhaustive, il peut être intéressant de noter les quelques toponymes rencontrés par Etienne Deville dans le Tabellionnage lexovien: 1525: La Bancque Levée; 1544: Le Gardin au Bouquier; La Malladrerie de Moyaux; Le Chemin de Rouen – La veoye du Moulin – le chemin tendant de l’église dudit lieu à Cormeilles; 1546: Le Clos de la Pallière; 1566: la ruette Auber; 1571: La Grande Couture.

[11] HIPPEAU mentionne Le Val, Marolles, le Pin, Piencourt, Cordebugle comme étant des fiefs assis à Moyaux, dont nous n’avons pu trouver de traces.

[12] « Le prieur du Bec qui était en fonction en 1138 était un autre Richard de Beaufou. Tous deux devaient appartenir à la famille de Beaufou originaire du diocèse de Bayeux, dont le premier membre connu est Richard de Beaufou, gendre de Robert comte d’Ivry; il eut deux fils: Robert qui devint moine au Bec et Onfroi. Voir Orderic Vital, V. 32; Robert de Thorigny, Chronique , I, 213. Beuvron, canton de Cambremer (Calvados). L’Inventaire des titres du Bec (p. 1722), donne la mention suivante à l’année 1291. « Confirmation de Guillaume de Mortemer chevalier et de la dame de Beaufou, sa femme, de tous les droits que l’abbaye du Bec a à Beuvron, Beaufou, Druval, Beuzeval, etc. » POREE 1901, I, p. 341.

[13] (Cart. fol. 28 v°)

[14] Le Mesnil-Godemen était un plein fief tenu du roi, sis dans l’ancienne paroisse de Fontenelles (aujourd’hui hameau de Fontaine-la-Louvet). Il est mentionné dans le dénombrement de Beaumont en 1320 et est alors tenu par Pierre de Boisgencelin. Jehan de Boisgencelin, écuyer, en rendit aveu le 20 novembre 1396; il y déclara notamment, qu’il était tenu de faire et payer au roi, en sa recette d’Orbec, un éperon doré au terme Saint-Michel avec la foi et l’hommage et les aides coutumières quand elles échoient.

Il y avait au XIVe siècle des La Quèze étaient établis dans la paroisse voisine de Duranville; les de Bellemare furent leurs héritiers.

[15] La fiefferme de Castillon était située à Moyaux (Aides chev. 1608).

[16] Le Val-Hébert , situé à Ouilly-du-Houlley. Le Bois-Morin est mentionné en 1608 à Hermival (Aides chev.).Jean VII d’Harcourt , baron de Brionne en 1388. Tué à la Azincourt..

[17] Selon l’ex. de T. Manque dans plusieurs.

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