SAINT PIERRE sur DIVES



NOTES sur Saint-Pierre-sur-Dives – 14654
Donville : réunie pour partie à Escures sur Favières et pour partie à Saint Pierre sur Dives – 27 mars 1858.
Carel: rattaché à Saint Pierre sur Dives – 13 février 1845.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives SHL.
4 – Cour de l’Elu.

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Livre des choses notables
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Iconographie abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives

Monasticon Gallicanum, pl. 131

cf. Arch. Nat. Calvados, N III, 6. Plan de 1666 (Ledo) et fin XVIIe (Dom Firmin de la Croix)

« Le fromage coule… Le conservatoire ferme Saint-Pierre-sur-Dives et Livarot pour l’hiver « , Ouest-France, 26 janvier 1989

ANDRE Isabelle : « Conservatoire des techniques fromagères. Un trou de 800.000 francs ? « , Eveil de Lisieux, 26 janvier 1989
ANDRE Isabelle : « Conservatoire des techniques fromagères. Le Dr Lacagne préconise sa fermeture pure et simple… « Le trou de 8000.000 francs dans le budget du conservatoire est surtout l’affaire de M. Froc et de la ville de Saint-Pierre-sur-Dives », Le Dr Lacagne, vice-président de l’association se dégage de toute responsabilité dans la « gestion défectueuse du conservateur ». Il préconise le fermeture pure et simple de l’établissement ou sa reprise par la ville de Saint-Pierre « , Eveil de Lisieux, 27 avril 1989

« Conservatoire du fromage. Le Dr Lacagne : ‘Je ne veux rien verser’ « , Ouest-France, 25 avril 1989

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TRAVERS Emile : L’église de Saint-Pierre-sur-Dives in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie. (réédit. Corlet, t. II, pp. 159-168)

P.-J.-B. VANDON, Adresse aux Français, s.l.s.d.n.n., In-12, 16 p.
[ A la fin, cette note ms.: « Ces réflexions furent rédigées par P.-J.-B. Vandon, curé à Saint-Pierre-sur-Dives, département du Calvados, et répandues à profusion le 4 mai 1793 pour arrêter le progrès de l’athéisme et les fureurs du fanatisme. P.J.B. Vandon. « En tête du titre, cette note de la même écriture : « Envoi fait au citoyen L.M. Réveillère Lepeaux. »Le titre est ainsi modifié : Réflexions adressées aux Français au commencement de la persécution exercée contre les cultes ] (B.M. Caen, Lavalley)

VAUTORTE Henri : « Période révolutionnaire à Saint-Pierre-sur-Dives », PAR, 9, Nos 9-12, Septembre-Décembre 1959; 10, mars-mai à décembre 1960

VAUTORTE Henri et MUSSET Lucien : « Découverte de sarcophages du haut Moyen Age pendant la guerre autour de l’église de Donville, à Saint-Pierre-sur-Dives », BSAN, LVI, 1961-1962, pp. 737-738

VAUTORTE M.L. : la libération de Saint Pierre sur Dives,. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°6, page 57.

VAUTORTE Henri ; Le marché de Saint Pierre sur Dives. Bulletin du Foyer rural du BILLOT n° 88, décembre 2004.

(voir Vasseur : paroisses hors évêché, pour Saint Pierre, Donville et Carel.)

WEBRE François : « Les tanneries à Saint-Pierre-sur-Dives – BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 10, page 40.
WEBRE François : « Les tanneries à Saint-Pierre-sur-Dives » in Catalogue de l’Exposition Les Artisans du Cuir – BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 33, Mars 1991, pp. 51-52
WEBRE François : Enquête : la repasseuse. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°5B, juin 1984.

ROSTAND André : « L’œuvre architecturale des Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur en Normandie (1616-1789) », BSAN, XLVII, 1939 (1940), pp. 82-224, XVII pl. h.t.
Saint-Pierre-sur-Dives, p. 98 sq. Guillaume de la Tremblaye; Saint-Evroul,;
Saint-Pierre de Jumièges; Le Mont-Saint-Michel; Notre-Dame-du-Bec; Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Rouen; Notre-Dame de Bernay; Saint-Evroul d’Ouche; Saint-Pierre de Conches; Saint-Wandrille; Saint-Martin de Sées; Saint-Taurin d’Evreux; Notre-Dame de Lyre; Sainte-Trinité de Fécamp; Saint-Pierre de Préaux; Saint-Vigor de Bayeux; Saint-Georges de Boscherville; Saint-Michel du Tréport; Saint-Ouen de Rouen; Saint-Etienne de Caen; Saint-Pierre-sur-Dives Notre-Dame d’Ivry; Saint-Martin d’Aumale; Sainte-Trinité de Lessay; Saint-Vigor de Cerisy; Saint-Etienne de Fontenay; Notre-Dame de Valmont;

2 – Pièces Justificatives :

c. 1181-1206 – Vendeuvre
R. d’Ivry (de Ivreio), et Hugues, archidiacre d’Evreux, font un accord (dont la date n’est pas indiquée) entre Alvarède, abbé de Saint-Pierre-sur-Dives, et Foulques de Vendeuvres, au sujet de deux gerbes de la dîme et du patronage de l’église de Morières, qui furent conservés audit Foulques, moyennant une redevance d’une livre d’encens, ainsi qu’une mine de froment, une d’orge, et trois autres d’avoine (Le sceau brisé)
= LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados dans MSAN, t. VII, 1834, N° 4, p. 252

1186 – Saint-Ouen-le-Pin
Alvared, abbé de Saint-Pierre-sur-Dives échange avec Robert, abbé du Val-Richer l’église de Saint-Ouen-le-Pin contre celle de Quatre-Puits et sa vavassorie.
= DU BOIS L. (1845), t.II, p.118, d’après Gallia Christiana.

1207 – Vendeuvre
Accord en 1207 entre l’abbé de Saint-Pierre-sur-Dives et Foulques de Vendeuvre, terminé par l’official de Lisieux, au sujet de la dîme et du patronage de Morières, en présence de Raoul Aioulf et de Guillaume de Séez, chanoines de Lisieux; de Guillaume de Livet, diacre, de Ranulf de Bretteville, prêtre, de Jean de Saint-Germain, moine; d’Estienne Risdebeuf; de Roger Dacvill, de Guillaume Neveu; de maître Gervais et autres.
= LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados dans MSAN, t. VII, p. 253. N° 8.

1354, Terme Saint-Michel
Rôle des impositions affermées de la vicomté de Falaise (Incomplet du début. Concerne les recettes des sergenteries de Falaise -en partie -de Thury, de Saint-Pierre-sur-Dives – en partie – Jumel es Bruns, de Montagu, de Bretteville-sur-Laize, puis les dépenses.
= B.N Fr. 26000, 299-302.
+ IND.: NORTIER Michel,  » Les Sources… Le fonds français du département des manuscrits « , Suppl. Ann. de Norm, Juin 1963, n° 408.

1381, 1er décembre
Information de Michel Jourdain, lieutenant de Guillaume Mauvinet, bailli de Caen, et de Regnaut Bigaut, vicomte de Falaise, sur la diminution de valeur des biens tenus en fiefferme par Henri de Thiéville: moulin d’Ouville-la-Bien-Tournée et bois Frémin Le Picart en la sergenterie de Saint-Pierre-sur-Dives.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 159.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 17.

1382, 4-10 juillet
Information de Regnault Bigaut, vicomte de Falaise pour la mise hors de garde de Robinet du Neubourg, écuyer, né en 1362, fils de Bidault du Neubourg, chevalier, mort à Saint-Pierre-sur-Dives en 1362.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 165-166.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 18.

1384, 24 avril
Information de Regnault Bigaut, vicomte de Falaise sur la valeur des biens qui appartinrent à Colin Agnelley, dit Taquet, écuyer, condamné vers 1358 pour crime de lèse-majesté, sis à Ecots, Vieux-Pont, Mittois, Boissey, Saint-Pierre-sur-Dives et Courcy.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 183.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 19.

1391, 26-30 août
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, sur l’âge de Colin Bonnechose, écuyer, pour la mise hors de garde noble de sa femme Jeanne de Guisay, née à Saint-Pierre-sur-Dives en 1366 ou 1367, qui était avec sa sœur en la garde du roi à cause du fief de Hiéville.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 21
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 26.

1469, 31 mai
Fieffe de terres par Guillaume de Courcy, chevalier, baron du lieu, Jean Santon, de Mittois.
Acte de Guilbert Charles, garde du sceau des obligations de la vicomté de Saint-Sylvain, passé devant Guillaume Troterel et Jean Guerpin, tabellions à Saint-Pierre-sur-Dives.
= Bibl. mun. de Rouen. g 209 (2)
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle

1835. – archives SHL.1F873 :
1835 : BEUVRON : route de Dives à St Pierre sur Dives. concerne aussi Putot en Auge.

1836. – Archives SHL.1F874 : 1836 : chemin de Saint Pierre sur Dives à Sallenelles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur :
« Paroisses hors Evêché de Lisieux »

14 – St Pierre sur Dives
voir :
Justice de l’abbaye de St Pierre – Basnage I – 69
Curé de St Pierre
Chevillard
D’Hozier 523
Les Halles – Annuaire Normand 1857 p.416,
Annuaire Normand 1849 p.150,
Annuaire Normand 1853 p.40,
Exposition de Falaise p.7 n°70,
Académie de Rouen 1832 p.249
Bulletin Monumental 1865 p.49
Musée des Antiquaires de Normandie p.102 n°534 et p.116 n°644,
D’Estaintot – Histoire d’Estouteville p.3,
L. Delisle -Echiquier p.84 n°336 – p.122 °521 – p.189 n°822,
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome 23 p.266 n°1421,
Annuaire Normand 1865 p.140 p.45 (cloches)
Annuaire Normand 1866 p.514 – 525,
Annuaire Normand 1867 p.512
Histoire du Val Richer p.59
L. Du Bois – Recherches sur la Normandie p.240 à 250,
Catalogue du Musée de Rouen 1868 p.67 n°8
Bulletin des Antiquaires de Normandie:
Tome I p.133 et suivantes
Tome II p.598,
Tome III p.436,
Tome IV p.84
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome 26 p.365,
Annuaire Normand 1868 p.526 et 1869 p.510 à 513,
Bulletin Monumental 1854 p.433,
Formeville Tome I et tome II p.26-89.
L. Delisle – Catalogue des Actes d Philippe Auguste n°816-817
Comte de Beaurepaire – St Pierre sur Dives vers 1850
Archives du Bibliophile janvier 1869 p.25 art 335
Viollet le Duc – Dictionnaire d’Architecture Tome II p.267
Annales Bénédictines de Mabillon
Vue dans le Monasticon Gallicanum Bibliothèque Ste Geneviève à Paris Tome I
Bibliothèque nationale (Collection topographique -Calvados -Deux petites vues générales récentes, lithographies de St Pierre sur Dives ; l’une présente l’état de la ville en 1798 et l’autre de 1839)
Bibliothèque Nationale – Histoire de la fondation de l’abbaye Notre Dame de l’Espiney de St Pierre sur Dives)
Archives du Calvados – Abbaye de St Pierre sur Dives ; archives de 1541 à 1780 14 liasses 126 chartes.

Insinuations

Arrest de la Cour de Parlement de Rouen au sujet d’un procès entre les religieux, prieur et couvent de l’abbaye de St Pierre sur Dives, ordre St Benoît, appelants, comme d’abus de sentences rendues par le Sieur Evesque de Seez. La première du 5 janvier 1680 par laquelle il avait ordonné que pour la nécessité et utilité des habitants du hameau de Berville l’église dudit lieu demeurerait à l’avenir séparée de l’église paroisse de St Pierre sur Dyves 1681

Par arrêt rendu le 23 février 1748, il a été jugé qu’un seigneur Haut justicier, qui ne pouvait prouver que depuis l’érection de sa haute justice il y eut jamais eu d’Avocat Fiscal, n’avait pas le droit d’en établir un : entre les officiers de la Haute Justice de St Pierre sur Dives, le sieur Lailler, procureur fiscal et les avocats intervenants, contre Monseigneur l’Evêque de St Paul Trois Châteaux, abbé de St Pierre sur Dives, et le sieur Brudelle pourvu de l’office d’avocat fiscal.
(La tournerie – Traité des Fiefs de Normandie p.61)

Description de l’église abbatiale, des constructions venant de l’abbaye et des Halles.

St Pierre sur Dives était autrefois un modeste village connu sous le nom de l’Epinay (de Spineto). Lors de l’invasion des Normands, l’église dédiée à St Pierre, le prime des Apôtres, avait pour pasteur St Wambert, qui fut mis à mort par ces pirates, et mérita ainsi par la suite d’être élevé sur les autels (voir Bollandistes Tome V p.225 du mois de juin).
A la fin du Xe siècle le fief de l’Epinay appartenait à Guillaume, fils naturel de Richard sans Peur. Après sa mort la comtesse Lesceline, changea le château féodal que son époux avait fait construire, en un monastère de religieuses de l’ordre de St Benoît qui, n’ayant pu s’y accommoder, furent transférées par l’autorité de Hugues évêque de Lisieux, l’un des fils de la comtesse, en un autre monastère qu’elle fit bâtir et dota richement au faubourg de la même ville.
La comtesse mit alors à St Pierre sur Dive une communauté de religieux bénédictins, qu’elle avait obtenue d’Isembert, pour lors abbé de la Sainte Trinité de Rouen, sous la conduite du Vénérable Aymard qui en fut institué le premier abbé l’an 1046.
L’église cependant ne fut dédiée que le 1er mai 1067, en présence de Guillaume le Conquérant (citation d’Ordéric Vital en latin) (voir : D. Pommeraye in 4° p.75)
C’est alors, paraît-il, que le prince donna aux abbés la crosse et le titre de Comtes de St Pierre sur Dives.
Les successeurs du Conquérant ne montrèrent pas tous la même bienveillance que lui pour le monastère. Voici une longue citation d’Orderic Vital qui relate des faits qui se passaient en l’en 1106 (Livre XI, traduction Guizot Tome IV p.188) ; « Alors Foulques, abbé de St Pierre sur Dives, mourut en A,ngleterre à Winchester le 3 des nones d’avril (3 avril) ; et un certain Robert, homme de rien, ayant donné au duc cent quarante marcs d’argent, lui succéda par intrusion ;;; Aussi les moines s’enfuirent-ils loin de ce loup dévorant …Il bâtit sur le bord de la Dive une forteresse dans le couvent même ; il y réunit une troupe de soldats, et fit du temple de Dieu une caverne de brigands. Il vendit les ornements ecclésiastiques… et ce châtelain simoniaque en employa le prix à soudoyer ses satellites »
« La même année, comme nous l’avons dit, le roi Henri vint au printemps en Normandie, et réclama l’héritage paternel que des parjures, des brigands et des hommes sans aveu, opprimaient outre mesure … Robert, abbé intrus de St Pierre sur Dives, joignit aux autres crimes dont il était coupable, l’attentat pervers de Simon Judas. Il convint à Falaise avec le duc Robert et ses seigneurs qu’il leur amènerait bientôt le roi Henri avec un petit nombre des siens et dit qu’il fallait se tenir prêt à la recevoir. Ayant ainsi disposé sa trahison, l’abbé Robert se rendit à Caen, alla trouver le roi et lui dit avec les apparences de l’amitié « si vous voulez venir avec moi, je vous rends la place que je possède sur la Dives » Le roi ayant accepté sa proposition avec plaisir, il ajouta « Il n’est pas nécessaire de mener avec vous une grande armée, de crainte que l’on entende le bruit de la multitude, et qu’on ne mette des obstacles à notre entreprise. J’ai dans la place un petit nombre de vassaux qui me sont entièrement dévoués. »
Le roi se leva donc nuitamment avec sept cent chevaliers, courut à cheval toute la nuit et dès l’aube du jour se trouva près de St Pierre sur Dive. Sur ces entrefaites Rainaud de Varenne et le jeune Robert d’Estouteville, fils de Robert dont je viens de parler, s’étaient d’avance établis dans la place avec cent quarante chevaliers ; au lever de l’aurore, ils accueillirent avec des moqueries et des injures, le Roi qui s’approchait.
Henri, voyant le piège, ordonna dans son courroux de livrer aussitôt l’assaut à la garnison. Les chevaliers du Roi firent à l’instant même une attaque vigoureuse et ayant lancé du feu brûlèrent le château et le couvent. Alors Rainaud et Robert, jeunes chevaliers pleins de bravoure et plusieurs autres guerriers furent faits prisonniers. Beaucoup d’autres qui s’étaient réfugiés dans la tour de l’église y furent brûlés…
Alors on prit le traître, l’abbé Robert, et l’ayant comme un sac jeté en travers sur un cheval on le conduisit en présence de Henri.
Cet apostat ayant été relâché, s’enfuit honteusement en France, d’où il était originaire …
Cet évènement ne put qu’envenimer la querelle des deux frères. Le Roi Henry se montra cependant généreux.
Il rendit la liberté à Rainaud de Varenne et à tous ceux qu’il avait pris dans l’église de St Pierre sur Dives, et fit vœu de rebâtir cette basilique qui avait été brûlée…
En effet il jeta les fondements du nouveau monastère, et particulièrement d’une église qui peut passer pour une des belles de la province. En même temps il confirma, par une charte, les privilèges et possessions des religieux. On y voit que dès cette époque ils possédaient des biens à St Aubin sur Algot, Thiéville, Ste Marie et St Martin d’Ouville, Neuvi, Fresnay, Bazoches, Quevilly et Couronne sur la Seine, Vieuxpont, Mesnil-Gérald, Jort, Ponts (Ponts de Dives), Biéville, Caudecôte, Ammeville, Neuvilette, Réveillon, Colandon etc, avec haute, moyenne et basse justice sur le bourg et la terre de St Pierre sur Dives, à la réserve des plaids de l’Epée.
Une autre charte du même prince de 16 ans postérieure, montre avec quelle rapidité s’accroissaient les richesses du monastère, que tous les seigneurs du voisinage s’empressaient de combler à l’instar de sa noble fondatrice. Il serait trop long de donner le détail des acres de terre, dîmes, moulins, églises et autres droits honorifiques dont on se dépouillait à l’envie et l’énumération des paroisses où ils étaient situés forme déjà une longue liste : Boissey, Harmonville, Boudeville, Ammeville, Bretteville, Hiéville, Victot, Castillon, Ouville, Donville, Nonantel, Corday, Ecouché, Couliboeuf, St Georges en Auge, Ecots, Neuville, Grisay, Auquainville, le Bourg-Théroude, Louvigny, Percy, Heurtevent, Silly, Louvagny et Vieuxpont.
D’autres chartes nous apprennent aussi que les donations ne cessèrent d’arriver, et les abbés qui se succédaient mettaient tous leurs soins à augmenter le bien être et la richesse de la royale abbaye. On peut ajouter aux listes déjà si longues : les dîmes de St Ouen le Paingt qui furent échangées en 1186 avec l’abbaye du Val Richer, pour des terres situées à Morières ; la dîme du Moulin de Morteaux données en 1024 ; des terres à Berville en 1249 ; des rentes à Boissey en 1251 ; St Pierre sur Dives 1252 ; Viette 1269 et 1287 etc., etc. …
Cependant l’œuvre de reconstruction entreprise par le Roi Henry Ier suivait lentement son cours et à l’exemple de prince tous voulurent suivant leurs moyens y contribuer largement. En 1145 on construisait l’église ; Haimon était alors abbé et il a laissé une lettre qui fait bien voir l’élan et l’énergie avec lesquels on poussait à bonne fin les plus grandes entreprises au Moyen-Age : « C’est un prodige inouï, dit-il, que de voir des hommes puissants, fiers de leur naissance et de leurs richesses, accoutumés à la vie molle et voluptueuse, s’attacher à un char avec des traits et voiturer les pierres, la chaux, le bois et tous les matériaux nécessaires pour la construction de l’église sacrée. Quelquefois mille personnes, hommes et femmes, sont attelés au même char, tant la charge est considérable et cependant il règne un si grand silence qu’on n’entend pas le moindre murmure. Quand on s’arrête dans les chemins, on parle, mais seulement de ses péchés dont on fait confession avec des larmes et des prières ; alors les prêtres engagent à étouffer les haines, à remettre les dettes etc. … S’il se trouve quelqu’un assez endurci pour ne pas vouloir pardonner à ses ennemis, et refuser de se soumettre à ces pieuses exhortations aussitôt il est détaché du char et chassé de la sainte compagnie.
(quelques lignes en latin tirées de Bourasse – Histoire des Cathédrales de France)
Cette construction n’est point parvenue entière jusqu’à nous. On verra plus tard la description des retouches postérieures qu’elle a subies. Le monastère était dès lors considérable et le nombre des vassaux qui étaient venus se grouper à son ombre était assez grand pour lui donner le titre de bourg clos avec une banlieue, comme Cambremer, Dives, Lisieux et les autres localités importantes.
Lors de la Conquête du Roi Philippe-Auguste au commencement du XIIIe siècle, le rôle de l’abbaye de St Pierre sur Dives dut être tout passif : l’histoire n’en parle point.
En 1250 le 2 des Kalendes de juillet, Odon Rigault, archevêque de Rouen vint faire sa visite pastorale dans le monastère Il y trouva 30 moines, tous prêtres, excepté trois. Ils avaient un actif de 2000 livres de revenu et en outre 30 marcs d’Angleterre, fournies par deux prieurés qu’ils possédaient dans ce royaume.
Ila avaient à servir 40 livres de pensions. Neuf années plus tard, l’archevêque fit une seconde visite ; le 6 des kalendes de septembre 1259, le chiffre des moines et celui des revenus avaient été croissant ; ils étaient 36 et jouissaient de 3000 livres de revenu. Le Prélat nous donne en outre un renseignement précieux pour l’archéologie : claustrum, dit-il, non poterat servari propter operarios.
Mais déjà le terrible fléau de la guerre approchait. On connaît les terribles luttes des Rois d’Angleterre et de France.
C’était en l’an 1417 le roi d’Angleterre étant arrivé à Trun le 4 octobre, jugea à propos de faire saisir par un nommé Pierre de la Lande, les revenus des bourgs de St Pierre sur Dives, Courcy, Troarn et Ste Barbe, sans que l’on voie cependant qu’il eut reçu aucune provocation. (Bulletin Monumental Tome VI p.223)
Aussi lorsque vingt ans plus tard les Français revinrent en conquérants dans le pays, Robert de Rupierre qui tenait la Grosse Abbatiale depuis 1418, et l’investiture de roi des Anglais : « Tint le fort dans son abbaye où les habitants du bourg et des environs se retirèrent et il paraît qu’il y fut tué le 4 janvier 1447, époque certaine de sa mort et de l’incursion des gens de guerre audit bourg. Il est enterré au milieu de la chapelle de Ste Catherine où l’on voit sa tombe, ses armes et son épitaphe. » Lachesnaye Tome XII p.394)
Les dernières vicissitudes n’étaient pas arrivées. En 1528 il fallait rebâtir l’église et une partie des bâtiments de l’abbaye, mais non sans laisser néanmoins de très notables parties de constructions anciennes
Puis vinrent les guerres de Religion. En 1667, la Congrégation de St Maur en prit possession, pour être chassée 120 ans plus tard par le Révolution.
Comme comte, c’est-à-dire comme l’un des Grands Vassaux de la Normandie, l’abbé de St Pierre sur Dives avait séance à l’Echiquier.
L’antique blason de l’abbaye ne peut celui que lui attribue d’Hozier, le grand fabricateur et qui sent trop une origine moderne : de France au lambel de 3 pendants de gueules chargé de 3 tours d’or crénelée, une sur chaque pendant (112)

1282 – 2450 – Arrêt portant qu’un accord fait entre le Roi et l’abbaye de St Pierre sur Dives au sujet du plaid de l’Epée ne s’étend pas aux possessions de l’abbaye dans le baillage de Rouen. (Olim II f°63) Archives de l’Empire – Actes du Parlement Tome I p.233.

1290 – 2685 – Arrêt ordonnant à la requête de l’abbé de Notre Dame de St Pierre dur Dives, au bailli de Caen de cesser de tolérer des juifs dans la ville de St Pierre malgré l’opposition de l’abbé. (Olim II f°84) Archives de l’Empire Actes du Parlement Tome I p.263.

Saint Pierre sur Dives offre pour le marché un champ clos avec portes. J’ai vu à Gien quelque chose d’analogue. Fécamp rappelle la même disposition (Glanville – de Fécamp à Rouen p.154-155).

Description d’une cloche de St Pierre sur Dives
Messire Claude Ignace Joseph de Simiane, évesque et comte de St Paul Tris Châteaux, prince de CHabrière, abbé et comte de St Pierre sur Dives m’a baptisée et nommée du nom de la patronne de cette abbaye pour laquelle il a toujours une dévotion singulière Marie est donc mon nom.
Mrs Claude et Nicolas les Dubois m’ont faite en l’année 1725.

On trouve dans le clocher de Vendeuvre une des cloches de l’abbaye de St Pierre sur Dives :
L’an 1681 St Placide – Jeahn Aubert m’a faite
(communication du curé au Dr Billon 1859)

La Société des Antiquaires de Normandie possède dans son musée deux sceaux de l’abbaye de St Pierre sur Dives.

Abbés de St Pierre sur Dives:

01 Aimard mort en 1078,
02 Fouques qui fut exilé,
03 Benoît,
04 Etard,
05 Fouques, réintégré et mort en 1106,
06 Robert Ier chassé par le Roi Henry
07 Radulphe, mort en 1111,
08 Richard Ier de l’Aigle,
09 Haimon, construisit l’église,
10 Warin,
11 Alvered Ier,
12 Richard II, mort en 1167,
13 Rainier,
14 Alvered II
15 Simon Ier,
16 H.
17 Jacques nommé en 1230,
18 Nicolas,
19 Jean Ier,
20 Jacques II,
21 Pierre Ier 1274,
22 Jean II
23 Jean III
24 Guillaume Ier de Fariac, abbé en 1310,
25 Geoffroy,
26 Jean,
27 Ranulphe,
28 Herbert,
29 Jean V 1363/1378,
30 Simon II,
31 Guichard de Salis, transféré en 1394,
32 Jean VI de Benoison 1395/1410,
33 Jean VII le Verrier 1410,
34 Robert II de Rupierre mort en 1447,
35 Jacques IV le Meusnier,
36 Jean VIII le Cordier 1454,
37 Richard Olivier de Longueil, cardinal mort en 1470,
38 Guillaume II Guarin 1470/1501,
39 Jacques V de Silly, mort en 1539,
40 Claude de Longwy, cardinal de Givry, se démit en 1548,
41 Odet de Bretagne,
42 Charles Ier de Bourbon, archevêque de Rouen 1553/1572,
43 Pierre II Girard 1584,
44 Jean IX de Vauquelin de la Fresnaye 1585/1599,
45 Charles UN Vauquelin 1599/1637,
46 Alexandre de Bréauté 1637/1657,
47 Georges Dunot, mort en 1699, s’était démis auparavant,
48 d’Espagne 1698/1699,
49 François Blouet de Camilly 1699/1723,
50 Claude Joseph Ignace de limiane 1723/1767,
51 de Sainte Aldégonde 1768.

Documents inédits – architecture monastique Tome II p.418
Colombiers
« Celui de ces petits édifices qui nous apparu le plus ancien est dans la vue de l’abbaye de St Pierre sur Dive, dont la fondation, comme on le sait, date de 1046.
Ce colombier est une tour ronde élevée sur une base conique ; le sommet est entièrement ouvert et sans toit. Les trous pour loger les pigeons sont disposés comme dans les colombiers modernes. En donnant un écoulement aux eaux pluviales qui tombaient dans cette tour, le sol devait être nettoyé de lui-même ; on évitait ainsi la malpropreté qui engendre des maladies dans nos pigeonniers ; l’épaisseur considérable des murailles semble indiquer que les animaux pouvaient se placer très profondément dans leurs nids et éviter ainsi d’être incommodés par la pluie et par le froid. » voir la collection du Monasticon Gallianum – (en marge un croquis du colombier)

Chapelle St Michel à St Pierre sur Dives.

Le Cicerone de St Pierre ou Recherches historiques sur St Pierre sur Dives et son abbaye par Monsieur J.M Hurel, régent au Collège de Falaise – St Pierre. Duchesne, libraire, éditeur 1 volume in-12 de 116 pages.
Extraits :
Reconstruction de l’église par l’abbé Jacques de Silly 1528.
Les fenêtres de la lanterne centrale furent ouvertes et vitrées en 1692.
Elle fut rebâtie en 1748 par le prieur D. Delaunay.
Stalles remarquables avec blasons.
Fenêtres du rond point détruites avec leurs vitraux par un ouragan en 1705, rétablies 3 ans après.
Retable doré et Christ de Jean Gougeon d’Argentan.
Tombeau de Lesceline. Avant la révolution on y lisait sur une plaque de cuivre….(inscription en latin)
Cette tombe datait de 1686, alors que les religieux firent exhausser le sanctuaire.
Vierge de Jean Gougeon.
La chaire date de 1709.
L’abbaye formait un carré au midi de l’église. Les bâtiments furent rebâtis en 1694 et achevés en 1719.
Le cloître comptait 32 arcades plein cintre et datait de 1748.
Le bourg fut fortifié par Thomas Dunot, sieur d’Harmouville, sous Charles IX. Il y avait trois portes à l’extrémité des rues Dubosq, de Lisieux et de Falaise ; les deux premières démolies vers 1756 et l’autre un peu avant la Révolution.
Thomas Dunot mourut le 18 mars 1609 et fut enseveli dans la chapelle St Michel au pied de l’autel.
Cette famille est originaire du Portugal, le premier qui parut à St Pierre sur Dives en 1518 est Guillaume Dunot qui en 1572 épousa la fille de Pierre du Fourel seigneur d’Ecajeul, père du précédent. Thomas eut pour fils Jacques et Nicolas ; le premier eut 17 enfants, l’autre 15, presque tous morts au service des rois Louis XIII et Louis XIV.
Cette famille se divisa en branches du Quesnay, de la Damnerie et St Maclou.
Messire J. Alex Dunot de St Maclou, baron de Vieux-Pont, seigneur de Catillon et de Houlbec, chevalier de St Louis en 1776.
d’azur au chevron d’or accompagné de 3 merlettes d’argent, varient avec 3 roses en chef ou posées sur un chef ou sur une trangle, ou soutenue d’une trangle.
Georges Dunot était en 1666 comte et abbé de St Pierre, petit fils de Thomas. Il reconstruisit l’abbaye.
L’Hôpital fut fondé en 1215 et la construction datait de cette époque et fut démolie en 1538.
L’église paroissiale fut démolie par autorisation du 13 pluviôse en XI.
La Cour l’Elu, manoir en pierre du XVIe siècle sur le bord de la rivière.
Les Halles dateraient de 1528 et composeraient des cintrages des voûtes de la nef refaites par de Silly.

L’église de l’hospice a été détruite il y a deux ans. Elle renfermait des sculptures très délicates qui annoncent le temps de St Louis. (Inspection des Monuments historiques – de Caumont Bulletin Tome 10 p.192.)

La population de St Pierre sur Dives était assez considérable pour les gens des divers métiers puissent se former en corporations à l’instar de ceux de Lisieux, Orbec et Vimoutiers.
Voici les blasons dont d’Hozier avait gratifié chacun :
Boulangers : de sable à 2 pelles d’argent posées en sautoir, chargée chacune de 3 Tourteaux de gueules (131),
Bouchers : d’argent à un couteau de sable posé en pal (128),
Chandeliers : d’azur à 3 cierges d’argent allumés de gueules posés en pal (129),
Cordonniers : de sable à un couteau à dextre et un tranchet à senestres, le tout d’argent et emmanché d’or (127),
Tanneurs : de sable à 2 couteaux de tanneur d’argent emmanchés d’or, posés en sautoir (155),
Barbiers : de gueules à un rasoir d’argent emmanché d’or, posé en pal, accompagné à dextre et à senestre de 2 besants d’argent (156).

Lors de la Recherche Montfaut trouva un seul noble à St Pierre
Robin de Bernières.

Plus tard d’Hozier, mentionne :
Jean de May, procureur à St Pierre sur Dive : d’or à marbre de sinople à dextre de l’écu accompagné à senestre de 3 roses de gueules posées en pal (94).

Jarry, prêtre, curé d’Ecots est né à St Pierre sur Dives (Boizard)

C’est aussi la patrie de jean Baril, professeur de médecine à l’Université de Caen, qui a publié : livre de la physiologie et de la pathologie de l’Homme » digéré (?) par tables synoptiques, imprimé en 1653

Baril, médecin à St Pierre sur Dive à la fin du XVIe siècle – Bibliographe de Frère Tome I p.67.

L’abbaye de St Pierre sur Dives possédait une haute justice concédée probablement par la fondatrice et qui fut reconnue par le Roi Henri Ier dans sa charte de 1108. Elle ressortissait au Parlement de Rouen. Un bailli, un lieutenant, un procureur fiscal et un greffier en étaient les officiers.
On ne voit jamais que les Ducs de Normandie n’aient jamais eu de contestations avec les comtes-abbés à l’occasion de cette juridiction dont Henri avait du reste délimité les attributions.
Il n’en fut pas de même des Rois de France : on connaît leur tactique d’envahissement et d’absorption des prérogatives seigneuriales qui les entraînait infailliblement et logiquement aux plus terribles révolutions.
Les abbés soutinrent la lutte de tout leur pouvoir. Les registres des Olim en font foi. Si les Rois de France aident à la justice, leurs baillis de Caen, leur sergent à St Pierre se livrent aux abus de pouvoir les plus criants. (voir Olim Tome II p.178 XX – p.210 XXVII – p.268 Tome I p.486 VII – Tome II p.299 III)
Enfin après des siècles l’œuvre fut achevée et au XVIIe siècle le bourg avait une Juridiction Royale que représentait un vicomte, un lieutenant général, un procureur, un avocat et un greffier ; auxquels M. d’Hozier se hâta de donner un blason : d’azur à la tour d’or maçonnée de sable. (273)

On indique comme ayant servi de prétoire à cette antique juridiction une jolie maison en pierre sur le bord de la Dive, et qui doit être de la fin du XVe siècle. A l’un des angles est une tourelle octogone qui renferme un oratoire. Les poutres des appartements sont sculptées. Elle est dessinée et décrite sans l’Abécédaire d’Archéologie – tome II p.198.

Extrait des Pouillés du diocèse :
Archidiaconatus Algia – Viri religiosi
Abbas S. Petri super Dyvam pro omnibus bonis

St Pierre sur Dives – Itinéraire de Jean sans Terre 22 décembre 1201.

Lechaudey d’Anisy
7.2 – Robert Louvel de Morteaux donne en 1204 à l’abbaye toute la dîme de son moulin de Morteaux ; témoins : Richard de Bretteville, Richard et Robert de Douville, Robert Vilain, Robert Chevalier, Raoul Constantin.
13.6 – Etienne Coignifestu de Dunetot, prêtre, donne en 1249 à l’abbé et au couvent de Dives, tout ce qu’il avait à Dunetot, dans la paroisse de St Jacques de Berville et il reçoit 4 livres 10 sols tournois pour cette donation.
9309 – Onfroy Gallart donne en 1251 deux boisseaux de froment de rente à prendre dans son tènement de la Houssaye, paroisse de St Julien de Boissei.
90 – Nicolas de Castillon, fils de Robert de Castillon donne en 1252 à St Pierre sur Dives rentes et redevances que lui faisait Robert Tubold de Lambertivalle, et il reçoit 100 sols tournois pour cette concession.
22 – Guillaume de St Martin, écuyer, confirme en 1264 la donation de deux gerbes de la dîme de Morteaux faite par ses antécesseurs et remet également à l’abbaye une rente de 10 sols qu’il s’était réservée sur ladite dîme.
23 – Richard de Viette, écuyer, donne en 1269, pour l’aumônerie dudit monastère, une rente de 15 boisseaux d’orge, un chapon, deux pains et vingt œufs.
35 – Richard de Viette, écuyer, donne en 1287, pour la décoration du grand autel, une rente de 13 sols.

En 1222 l’Echiquier de la St Michel à Caen, interdit aux juifs d’acheter des immeubles à St Pierre sur Dive, dans la rue de l’église (Floquet – Echiquier Tome I p.83)

N° 3 – Echange fait en 1186 entre l’abbé du Val Richer et celui de St Pierre sur Dives, des dîmes de la paroisse de St Ouen le Paynel, qui appartenaient à cette dernière abbaye, contre des terres situées à Morières, dépendantes de l’abbaye du Val Richer.

N° 60 – Enguerand de Medavy, abbé de St Pierre sur Dives donne en fief à Raoul le Clerc, en novembre 1392, un hébergement et un jardin situés rue de l’Eau à St Pierre sur Dive pour 14 sols tournois de rente.

Henri V supprime en Angleterre les prieurés dépendant de l’abbaye de St Pierre sur Dive (Monasticon Anglicanum)

Olim Tome II p.178 XX – An 1281 – texte en latin
Olim Tome II p.268 VII – an 1287 – texte en latin
Olim Tome II 210 XXVIII – An 1282 – texte en latin
Olim Tome I p.468 VIII – An 1260 – texte en latin
Olim Tome II p.299 III – An 1290 – texte en latin

Recherche de 1666
Nicollas Dunot, sieur d’Arnouville, issu de Thomas, ennobli en 1622
Charles et Jean Dunot, sont de même famille.
Philippe Fortin, issu de Pierre, ennobli en 1593
Henry Georges de Mitois, ancien noble.
Nicollas Rasmes, sieur de la Mesleraye, issu de Jacques, ennobli en 1596.
Elisabeth Desjardins, veuve de Cezard de Vallois, sieur des Tostes, ancien noble

Bolland Tome V p.225
Texte en latin sur St Wambert.

Saint Anselme devenu abbé du Bec entroit quelques fois dans la conduite des autres monastères. Informé qu’un moine de St Pierre sur Dives étoit allé à Paris contre la volonté de son abbé, pour y faire ses études, et qu’il demeuroit dans le monastère de St Magloire, il lui ordonna de s’en retourner au sien ; en l’assurant que son abbé, dont il avoit la parole, le recevoroit avec douceur.
(Lettres – Livre II épistre 14 – D. Remy Ceillier XXI p.317)

Charte de Henri Ier, roi d’Angleterre en faveur de St Pierre sur Dives vers1108.

J’accorde et je confirme tout ce que la Comtesse Lesceline et mon prédécesseur ont donné, savoir : le bourg et la ville de St Pierre sur Dives avec toutes leurs dépendances et revenus et toute la centenie qui touche la ville ; tout ce qui se trouve au dessous depuis la rivière de Dives jusqu’à celle de Vie, tel que églises, dîmes, bois et plaines, moulins et prairies, hommes, revenus, services.
Tout ce que Lesceline possédait à St Aubin sur Algot : l’église, les dîmes, les fermes, moulins, domaines, hommes, redevances, droits d’ayde et tout ce qu’elle a possédé à Thiéville : les églises de Ste Marie et St Martin de Douville, avec toutes les dîmes, possessions et terres qu’avait ladite comtesse, hommes, redevances et aydes, les églises de Neuvi (de Novio), Fresnay, avec toutes les dîmes de ces paroisses, le domaine et les hommes de Bazoches avec la dîme des moulins de cette propriété et une maison au Tréport, ainsi que la terre de Linceon, la terre et les hommes qu’elle a possédés auprès de Quevilly avec deux traits de filet dans la Seine (apud Curulinum)
Tous les aleux que Néel de Vieuxpont a tenus de ladite comtesse depuis la Dive jusqu’à la Vie. La terre que ladite comtesse possédait à Ourville et au Mesnil Geruceum ; avec les terres que Richard de Courcy tenait de ladite comtesse à Macel (hameau de Jort) à Jort, aux Ponts (Ponts de Dive) Biéville (Benevilla), Cautecôte, Ammeville, Neuvilète (Novillima) Reveillon (Revilla) Cufort (Cufol), l’église de Fol avec les terres et les dîmes qui lui appartiennent, libres et exemptes de toutes redevances dues à l’évêque. Une maison à Exmes et la terre d’un paysan à Coulandon (Corlandum) ainsi que la chapelle de Silli avec les terres labourables qui l’entourent.
L’abbé avait en outre haute, moyenne et basse justice ; mais le duc s’était réservé les plaids de l’épée.

Autre charte du même vers 1124.
Elle confirme les précédentes donations et en outre le moulin de St Aubin, la terre que Roger de Beaumais donna à l’abbaye lorsqu’il prit l’habit de moine : la terre d’Osmond Goulafre ou le Gouliafre (Gulafra) et celle de Néel de Vieuxpont à Boissei ainsi que la terre d’Harmouville (Hermouvilla près de St Pierre sur Dives).
La terre que Richard de Courcy reçut de la même comtesse à Bondeville … et ce qui peut rester du fief d’Ammeville (Alomonvilla). 60 acres de terre sur le territoire de Bretteville qu’Aitard de Nonant vendit à la comtesse ; la dîme que Guillaume, fils de Guarin, donna à l’abbaye avec la part qu’il possédait dans l’église de Bretteville, la terre de Raoul, fils d’Odeline et celle qu’Osmond Février avait eue à Hiéville (Huivilla), la terre qu’avait Atou à Boissei, celle de Roger Lenoir à Bretteville, Victot, Castillon, Ouville, Mesnil Geruceum, la terre de Gondouin à Quilli (Culleio) et à Bretteville, et qu’il donna lorsqu’il prit l’habit de moine avec le consentement de Godefroy de Tournebu, duquel il la tenait ; celle qu’Hemeric tenait de Renault de Vieux Pont et que ce dernier donna à l’abbaye lorsqu’il se fit moine.
Tout ce que Foulques du Pin donna et vendit à l’abbaye, 10 acres de terre que donna, sur sa dot, la femme de Richard de Quatre-Faverils (Catefanvilla) avec le consentement de Richard de St Léonard, son frère Les églises d’Aunou (de Almout) que donnèrent Foulques d’Aunou le Vieux et Guillaume de Bonneval ; l’église de Vieux Urou avec une acre de terre et de l’église de St Nicolas avec les terres et dîmes qui appartiennent à ces églises.
Deux parts de dîmes dans les paroisses de St Loyer, Nonantel et Corday ; 3 acres de terre à St Loyer, une à Nonantel, une maison à Ecouché ; la dîme de Couliboeuf.
L’église de St Georges et 60 acres de terre que Gillebert Guernet occupait dans le fief d’Escots ; la propriété de Roger, le prêtre avec l’église de Neuville, sa terre et ses dîmes ; l’église de Gisay avec ses dîmes.
La dîme de l’impôt d’Auquainville (Archevilla) et du Bourg Théroude, l’Aleu qui était occupé dans le même bourg par Gautier Tirel.
La terre d’un paysan auprès de Louvigny.
Le territoire de Concouville (hameau de Percy) et d’Ouville ; la dîme de Heuretevent que donna Néel de Ouillie.
L’église de St Léonard de Silli avec la terre labourable qui en dépend.
La terre de Roger de Guitot à Louvagny.
L’église de Vieux-Pont.

Floquet – Parlement Tome IV p.248
Plus d’une église, en Normandie, fut forcée la nuit par des religionnaires qui y venaient inhumer leurs parents décédés. Les villages de Bosc-Hullin, de Crocy (vicomté d’Argentan) de St Pierre sur Dives, furent entre autres le théâtre de ces scènes condamnables (Reg.Secret 19 novembre 1603 12 mai 1600).

Archives SHL :
Achat du 11-02-2003. Lot n° 7
76 / Saint-Pierre-sur-Dives, Saint-Georges-en-Auge, Saint-Julien-le-Faucon (Calvados).
Transport de rente, 4 pièces papier, 2 pièces parchemin, 35 pages, 1743-1851.

4 – Cour de l’Elu:

Michel Cottin.

Par une perversion de langage qui ferait la joie de Dominique FOURNIER, la Cour Lelu du XIXe dont le sens était incompris, est devenue la Cour de l’Elu ce qui est beaucoup plus poétique.

Je n’ai pas trouvé l’origine du premier toponyme, mais sans doute s’agit-il d’un patronyme local transposé.

La description de de CAUMONT, une fois encore peut nous servir de fil conducteur, car, lorsqu’il l’étudia il y plus de 150 ans, cette charmante construction n’était sans doute pas dans un état aussi pitoyable.
p. 564  » Parmi les anciennes maisons qui p. 565 méritent l’attention, on peut signale la Cour Lelu qui est du commencement du XVIe siècle ou de la fin du XVe siècle. Ce manoir que j’ai décrit il y a plus de trente ans, est de forme carrée; il présente plusieurs fenêtres sur chaque face, quelques une sont divisées en quatre parties par une croix de pierre. Des aiguilles à crochets ornent les ouvertures du premier étage. Les angles du bâtiment sont garnis de contreforts terminés par des pyramides à crochets. La porte d’entrée est du côté de l’est, les angles en sont arrondis et surmontés de plusieurs rangs de moulures; le tout surmonté de feuilles enroulées et accompagné, de chaque côté d’une petite pyramide. La salle du rez-de-chaussée présente deux poutres dont l’une est mordue, à ses deux extrémités, par une tête de crocodile. De cette pièce on communiquait par un escalier en pierre construit en spirale dans une tourelle taillée à pans (Voir la page 565). Le premier étage renferme une chambre dans laquelle on voyait une belle cheminée ornée de tores.

La partie principale de ce manoir, que reproduit le dessin ci joint, est en pierre; c’est celle qui fait face à la rivière; mais le reste est construit en bois d’après le système usité à cette époque (Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale, tome V, pp. 565-566.)

La construction de bois qui forme retour mérite qu’on s’y arrête quelques instants car elle exceptionnelle dans cette régions d’outre Dives dans laquelle les œuvres de charpenterie sont rares.

Sa structure robuste, la finesse des profils des sablières, tout concourent pour nous permettre de dater sa construction des premières années du XVIe siècle, à une époque sans doute très proche de l’édification de la partie en pierre.

Sur les colonnes octogonales de la cave de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, voir celles de la crypte Saint-André (XIIIe siècle), à Mortagne, sur laquelle s’élevait la collégiale de Toussaint détruite à la Révolution.

Les chartes de donations faites à l’aumônerie et à l’infirmerie de St. Pierre-sur-Dyves, au diocèse de Bayeux , nous font aussi connaitre qu’il existait, dans ce bourg, fort peuplé, une chapelle pour les lépreux, qui était sous le vocable de Notre-Dame.

– DONVILLE SUR DIVES –
voir :
Histoire de St Pierre sur Dives par l’Abbé Denis p.172-180.

Election de Falaise, sergenterie de Jumel
51 feux
Maintenant de l’arrondissement de Lisieux, canton de St Pierre.

Insinuations:

La paroisse de Donville est supprimée ; elle n’a plus de curé ; mais en revanche elle figure sur le tableau de communes de l’arrondissement de Lisieux, bien que sa population ne soit pas considérable et qu’elle ne forme qu’une agglomération de maisons avec St Pierre sur Dives ; et sans la rivière qui forme le partage il serait impossible de trouver une limite. Les travaux du chemin de fer d’Argentan isolent complètement l’église qui subsiste encore au milieu de son cimetière où l’on enterre encore.
Suit une description de l’église du 5 novembre 1857.

Cloche de Donville – L’an 1681 Ste Catherine –
Jehan Aubert ma faicte
(cette cloche est l’une des quatre cloches de la tour centrale de l’abbaye de St Pierre sur Dives).

13 – Carel
Voir : d’Hozier 95bis

Diocèse de Séez, élection de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dives.
22 feux

Richard de Quarel fait les guerres d’Italie de 1031 à 1040.

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