BREVIERE La




NOTES sur BREVIERE La – 14105.


1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 663.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1093.
Voir :
– La Brévière – Annuaire Normand 1867 p.521.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

La Brevière, Breveria.
Ma Statistique monumentale, dans les parties précédemment publiées, a pu conserver le souvenir de plusieurs monuments dont il n’existe déjà plus de traces aujourd’hui ; il en sera de même pour l’église de La Brevière : elle était, effectivement, en démolition quand je l’ai visitée et quand M. Bouet l’a dessinée il y a douze ou quinze ans. La vue qu’il en a faite montre cette église, lorsque déjà elle avait perdu son toit.
La forme de cette église était celle d’une croix, et sur le transept s’élevait une flèche en bois très-élancée, couverte d’essente, offrant sur chaque angle une lucarne trilobée.
Les murs étaient en grand appareil, et l’ensemble de l’édifice annonçait le XVIe siècle.
Les fenêtres de la nef et du choeur étaient à plein-cintre, mais deux fenêtres ogivales à traceries flamboyantes, et divisées en deux baies par un meneau, éclairaient le transept. Celle de ces fenêtres qui était ouverte dans le transept nord était ornée de vitraux; on voyait, dans le même transept, un support de statue,du XVI’ siècle, portant des armoiries.
M. Pannier, qui a vu cette église avant la destruction des toits, nous apprend que la voûte du choeur était peinte et semée de bouquets de fleurs, dans le style Louis XIII, et que celle du transept méridional était décorée de peintures dans le style de la Renaissance de François Ier.
Cette église était sous l’invocation de saint Pardoul ; l’abbé de St-Martin de Séez nommait à la cure.
Le presbytère, situé à peu de distance de l’église, était en bois avec remplis de tuiles formant des dessins, et le toit était surmonté de trois épis en terre cuite émaillée.
La Brevière faisait autrefois partie de l’élection d’Argentan.
Si le patronage de la cure appartenait à l’abbaye de St- Martin de Séez, c’était pourtant un autre établissement religieux, l’abbaye de St-André-en-Gouffern, qui y occupait le rôle prépondérant : les abbés de St-André y possédaient une mouvance étendue, et prenaient le titre de barons de La Brevière. Une autre portion des terres de cette paroisse relevait du comté de Montgommery, dont les seigneurs se qualifiaient aussi de barons de la Brevière ; ils y avaient, originairement, possédé des domaines et avaient disposé de quelques-unes de ces terres en faveur De l’abbaye de St- André. Celle-ci avait également reçu des bienfaits de la famille des seigneurs primitifs de la Brevière, dont l’existence ne paraît pas avoir dépassé le commencement du XIVe siècle : cette famille de La Brevière, dont plusieurs membres étaient chevaliers, était aussi connue sous le nom de Payen et n’était peut-être pas étrangère à celle des Paynel, barons des Moustiers-Hubert. Un grand nombre d’autres donateurs contribuèrent à augmenter les possessions de l’abbaye de St-André, dans le cours du XIIIe siècle : plusieurs d’entre eux appartenaient à des familles distinguées et, la plupart, attachées à la fortune des seigneurs de Montgommery. L’une des plus notables, du nom de l’Arbalestier, en latin, Balistarius, paraît avoir possédé fief à La Brevière : elle fut du nombre de celles qui suivirent Guillaume à la conquête de l’Angleterre. Mais il ne nous est pas possible de préciser le lieu qui lui servit de résidence.
Parmi les fiefs qui avaient une mouvance dans la paroisse de la Brevière, continue M. de Neuville, se trouvait celui de la Chaquelière, qui s’étendait aussi sur la Chapelle-Hautegrue et Montgommery. Les seigneurs de ce fief se qualifiaient aussi de sieurs de la Brevière. Philippe de Gourseulles, sieur de Capdehoulle, devint possesseur de cette terre par son mariage avec demoiselle Bonne Bonnet, en 1652. Il laissa dix enfants, dont l’aîné fut François de Courseulles, seigneur de la Brevière ; celui-ci épousa Toussainte-Philippe de Saint-Simon et périt d’une mort violente : il fut assassiné le 23 avril 1698; Depuis cette époque, cette branche de la maison de Courseulles afort peu résidé à la Brevière : elle s’est éteinte à la fin du siècle dernier.
Une autre famille qui a porté le titre de seigneur de la Brevière est celle de Saint-Denis, qui avait pour armes : de sable fretté d’argent au chef d’argent chargé d’un léopard de gueules. Charles de Saint-Denis, sieur de Vaugoust, fit preuve d’ancienne noblesse en celte paroisse, dans la Recherche de 4666. Le 18 décembre 1685, Joachim de Saint-Denis, sieur de la Brevière, abjura la religion protestante, entre les mains de François Pollin, curé de cette paroisse, de même que Louis Costard, sieur de Belleau, Frédéric Costard, sieur des Manis, Judith du Val, veuve de Joachim Costard, sieur des Aunez, èl deux de leurs domestiques. Cette conversion en masse se ressentait, sans doute, de la révocation de l’édit de Nantes.
La famille de Margeot a aussi porté le titre de seigneur de la Brevière. Elle y acquit une terre, située près du chemin
de Livarot à St-Ouen-Ie-Hoult, par le même échange qui lui procura la seigneurie de celte dernière paroisse en 1604.
Étienne de Margeot, sieur de Noiremare, fit preuve de noblesse devant M. de Marie, à la Brevière, dans la Recherche de 1666. M. de Margeol, dernier seigneur de la Brevière, ayant émigré, vit ses biens confisqués: c’est le père de M. Maurice de Margeot, demeurant au château de St-Germain-la-Campagne; il a épousé Mlle de Margeot de Saint-Ouen, sa cousine.
Aucune des terres que nous venons de mentionner n’a conservé de manoir digne d’attirer l’attention. Sans offrir aucune particularité remarquable, le manoir de la Finantière, situé près de la nouvelle route de Livarot à Vimoutiers, frappe les regards du passant, par ses dimensions et sa bonne apparence. Une partie de la construction date du XVI° siècle et est bâtie en bois ; le reste, comprenant un corps de logis placé en marteau , est en pierre et ne remonte qu’à la première moitié du siècle suivant. Cet édifice paraît avoir été l’oeuvre de Marin Costard, sieur de la Finantière, riche négociant en draperie, ce qui ne l’empêcha point de combattre pour la cause royale, dans la guerre de la Ligue, comme homme d’armes de la compagnie de Robert de Calmesnil, sieur de Heuguemare. Ses enfants reçurent, en 1651, des lettres de noblesse, en vertu desquelles André Costard, sieur de la Finantière, comparut comme noble en 1666, en la paroisse de la Brevière. Cette famille a vendu la terre de la Finantière, dans le cours du siècle dernier, à MM. de Margeot ; ceux-ci l’ont revendue à la famille Sauvai. Elle appartient aujourd’hui à M. Deraine et à Mlle Sauvai Notes de M. le vicomte de Neuville).
Le manoir de la Finantière a été, en 1799, le théâtre d’un combat entre une centaine de chouans, détachés de la division que commandait M. de Verdun, et des forces, très-supérieures en nombre, accourues des villes voisines.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

1364 – Montgommery
Robert Du Roy, de la paroisse de la Brévière, reconnaît en 1364, qu’il doit à l’abbaye de Falaise dix boisseaux de froment de rente, mesure de Vimoutiers, pour des héritages situés à Montgommery.
= LECHAUDE d’ANISY – in MSAN, VII, 1835, p. 348

1602, Ammeville
Bail à ferme par les religieuses de Sainte-Claire d’Argentan, à Louis Costard, de la Brévière, de la terre du Houlme, pour six ans au prix de 266 écus 2 livres, plus, sous forme d’étrennes le 1er janvier, une douzaine d’écuelles d’étain pesant une livre chacune, avec deux pains de sucre, du poids de 4 livres chacun, et d’autres honnêtetés à discrétion.
= Arch. départ. Orne, H 4.397

1690 – La Brévière
Devant nous, Jean Ler Prévost escuyer, sieur de la Porte Conseiller du Roi, Lieutenant général antien Civil et Criminlau Bailliage Dallençon pour les Vicomtés d’Exmes et Trun enquêteur et Commissaire examinateur auxdits sièges Le dix sept Iesmee jour de novembre mil six centz quatre vingt dix aud lieu de Trun
S’est présenté Jouaquin de Saint Denis Escuyer sieur de la Brévières lequel assisté de Me Chazrles Callix son procureur nous a remontre que suivant contrat passé devant les notaire du Pont de Livarot le trois Iesme jour davril mil six cents quatre vingt sept Isac de Brossard Escuyer sieur Du Val de la Paroisse de Moneu..(?) luy avoit fait vente et transport de la somme de Cent cinquante quatre livres a avoir et prendre sur François Morel de la paroisse de heurtevent son fermier lequel transport il auroit fait signiffier dès le seiziesme jour d’avril de laditte année mil six cents quatre vingt sept audit François Morel neanmoings avec deffences de sen dessaisir et ce par exploit de Jean Roussel huissier Comme a livarot le dix sept iesme jour dudit mois et an neanmoings damoiselle Charlotte de Mannoury femme civilement séparée davec ledit sieur Dunot se seroit fait adjuger les prix et fermages deües par ledit Morel par sentence rendue en la juridiction de vicomté dud lieu le sixiesme jour de may en suivant comme étant lesdits héritages a fermes aud Morel de la succession de ses père et mère de sa dite femme par conséquent a elle appartenant et ledit Morel condamner luy en passer Bail et faire les payment ce que ledit Morel fermier auroit fait notiffiér aud sieur de la Brévière par exploit de louis Goudon sergnt royal en ce viconté du vingt huit iesme jour de may mil six cents quatre vingt sept ce qui a obligé ledit sieur de la Brévière se voyant ainsy… de mettre en action ledit sieur Dunot par devant nous pour voir dire que ledit transport sera sur lui revalidé et quil sera condamné par corps au payment de ladityte somme de cent cinqte quatre livres transportées avec despens….
= AD Orne – 1E 2425 – 1 p. parchemin.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Livarot »
5 – LA BREVIERE – Parrochia de Berreria – Breveria -Breveria

– Sous l’invocation de St Pardoul

– Patronage:
4e, 16e et 18e : Abbas Sagiensis

– Curé:
Lépinard 1764-1774
– Lors de la déclaration des bénéfices en 1751, le curé C. Dubois percevait les deux tiers des dîmes. L’Abbé de St André de Gouffern, patron, percevait l’autre tiers.

– Insinuations
– Description de l’ancienne église de la Brévière détruite en 1849, par A. Pannier.
– Cloche de la Brévière : Dubois et Alexandre nous ont faites en 1757 (communiqué par l’Abbé Jumeaux)
– Anne de Villars-Malhortie, veuve de Joachim de St Denis seigneur de la Brévière : d’azur à deux chevrons d’or, accompagnés de trois flèches d’argent la pointe en bas (d’Hozier 84)
Jacques Aubin, curé de la Brévière : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois croisettes pattées de même (d’Hozier 144)
Guillaume de la Bréviaire en 1268.
– Recherche de 1666
Pierre de la Rue, seigneur du Fort, issu de Nicollas ennobli en 1482.
Jacques de Cordey, seigneur du lieu, ancien noble,
André Costard, seigneur de la Furantière (ou Turantière), issu de Roger ennobli en 1651, rétabli en 1665.
Messire Estienne Margeac, seigneur de Noire-Mare, ancien noble.
Charles de St Denis, seigneur des Vangoier, ancien noble

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