CERNAY 14



NOTES sur CERNAY – 14147.

Cernai, Cerneium. Cernay, Cyerneium, Sernayum, Serneium,

CERNAY, canton d’Orbec. r Cyrneium, i a34 (lib. rnb. Troarn. p. 96). Sernayum, XIV° siècle (pouillé de Lisieux, p. 8/1). Cerneium, i3io (cb. de l’abb. de Fontenay, n° 199). Serneyum, 1671 (chambre des comptes de Rouen). Cernai, 1589 (pouillé de Lisieux, p. 84).
Par. de Saint-Aubin,
patron. l’abbé du Bec.
Dioc. de Lisieux,
doy. d’Orbec.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. d’Orbec.

Antignac, Bisson(LE), Buisson (Le); Campagne-Malvaudrine (LA), Castelets (LES), Charbonnière (LA), Chenay (LE), CHENET(LE), Cour-Neuville (LA), [Frouctière
(LA), vill. de Cernay. Fronctière, 1847 (stat. post.). Froctiére, 1848 (Simon).], Herrier (LE), MANOIR (LE), Mercerie (LA), Petit-Clos ( Le), [RACÉ, Rassé (LE), mon isolée, Rassey, 1867 (stat. post.)], Rue (LA), Tautignière (LA), Toutinière (LA), VAL (LE), Verrier (LE);

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, Caen, Hardel, 1867, t. V, p. 803.
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 801.

DETERVILLE Philippe, Cernay dans Charme discret des manoirs du Pays d’Auge, pp. 74-75.

Editions FLOHIC: Le patrimoine des communes du Calvados, page 1221

IMPEY Edward, Seigneurial domestic architecture in Normandy, 1100-1350 prepared for Domestic Buildings of England and Northern France dans Society of Antiquaries Occasional Paper, 15, 1991
photoc.

IMPEY Edward, Seigneurial Domestic Architecture in Normandy, 1050-1350 dans MEIRION-JONES Gwyn et JONES Michaël dir. Manorial Domestic Buildings in England and Northern France, Londres, 1993, pp. 82-120, ill.

Papeteries:
Saint-Martin-de-Bienfaite: Etienne Bonhomme, 5 avril 1597
La Cressonnière, Marie Périer, veuve de Jean Autin, papetier, 27 janvier 1602;
Mesnil-Guillaume: Nicollas Bonhomme, 26 janvier 1581

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Cernay, Cernaium, Sarnaium, Serneium.

L’église de Cernay, dans son état actuel, peut se décomposer en constructions de différents âges, par suite des reprises qui ont été faites à diverses époques.
La partie occidentale de la nef, si l’on excepte quelques portions refaites du mur de la façade et des murs latéraux, appartient au style de transition, caractérisé dans les campagnes de Lisieux par des lancettes étroites et courtes, dans lesquelles se dessine l’ogive. On voit dans le mur du nord, qui a conservé ce caractère, près de l’extrémité occidentale, une de ces fenêtres primitives intacte dans sa forme, mais bouchée ; le contrefort voisin montre des joints de mortier assez épais et un appareil se rapportant aussi à la deuxième moitié du XIIe siècle ou au commencement du XIIIe. Le mur latéral sud, en regard, renfermait la porte principale, dont on distingue très-bien les traces dans la maçonnerie recrépie de chaux.
La porte occidentale actuelle ne doit effectivement dater que du siècle dernier, d’après sa forme ; le mur avait été auparavant percé d’une fenêtre qui pourrait appartenir à la deuxième moitié du XVIe siècle et qui surmonte cette porte moderne. Si nous revenons au mur latéral de la nef, côté nord, nous y voyons vers le centre une partie moderne en briques avec fenêtres modernes, puis, à l’extrémité qui avoisine le choeur, une maçonnerie de grand appareil en craie, qui nous paraît du XVIe siècle, aussi bien que la fenêtre et le contrefort qui s’y trouvent.
Du côté du sud, le mur latéral a été refait en grande partie et toutes les fenêtres appartiennent à la période moderne.
Le choeur, en retrait sur la nef. devait être aussi primitivement du XIIIe siècle ou de la fin du XII, ; mais il a subi les mêmes transformations que la nef, par suite de reprises dans les murs dont quelques parties cependant montrent l’appareil ancien, et par suite du remplacement des fenêtres par des ouvertures modernes plus larges; le chevet a été complètement masqué par l’application d’une sacristie; on voit, sur une porte moderne à pilastres ouverte près du chevet du côté du sud, la date 1678.
La tour quadrangulaire en bois, revêtue d’ardoise, s’élève à l’extrémité occidentale de la nef ; un assez bel if, remarquable surtout par sa forme régulière, existe dans le cimetière au nord de la nef.

Intérieur.
— A l’intérieur, celle-ci a conservé sa voûte en bois, une partie avec traverses et poinçons, le reste sans entraits; celle du choeur a été plâtrée. Dans la nef, on a figuré des pilastres modernes le long des murs ; enfin, dans le choeur, l’autel est couronné d’un entablement en fer-à-cheval porté par des colonnes, comme quelques églises en ont eu au siècle dernier. C’est, à ce qu’il paraît, un don de l’abbaye du Bec, qui nommait à la cure , percevait les dîmes et possédait à Cernay un manoir dont nous allons parler tout à l’heure. Le patron de la paroisse est saint Aubin.
L’église et la terre de Cernay faisaient partie du domaine d’Ansgot, père d’Herluin de Conteville. Ce dernier, en fondant l’abbaye du Bec,
l’aumôna à son monastère, et depuis cette ,époque jusqu’à la Révolution, les moines du Bec en ont conservé la possession.
Cernay faisait partie de l’élection de Lisieux, de la sergenterie d’Orbec ; on y comptait 90 feux ; la population actuelle est de 250 habitants environ.

Manoir.
— A six ou sept cents mètres environ au nord de l’église existe le manoir de Cernay, qui offre un certain intérêt, parce qu’il est construit complètement en pierre et qu’il remonte, je crois, Lu XIVe siècle, peut-être même à la fin du XIIIe.
Ce manoir montre encore aujourd’hui un corps-de-logis principal, dont toutes les fenêtres étaient à croisées de pierre surmontées d’un tympan et d’une voûte surbaissée ; les croisées de pierre ont été coupées, mais les traces en sont toutes apparentes. La porte d’entrée, du côté de la cour, était couronnée d’un cordon dessinant aussi un cintre surbaissé.
Du côté de l’est, un bâtiment un peu moins élevé fait suite au précédent; il est garni, à son extrémité, de contreforts étagés qui ont le galbe des contreforts du XIIIe siècle, et me paraît, du reste, du même temps que le précédent.
Un bâtiment moderne accompagne, du côté opposé (côté de l’ouest), le bâtiment central; il est très-possible qu’il n’ait fait que remplacer une construction ancienne ; quelques restes de maçonnerie, sur lesquels on paraît avoir soudé les murs modernes en briques, sembleraient l’indiquer.
Ce manoir appartenait à l’abbaye du Bec, et devait être habité, au XIV » siècle et longtemps après, par les religieux qui administraient le prieuré ; ils y avaient. m’a-t-on dit, une chapelle. Le jour où je suis allé visiter ce manoir, les fermiers étaient absents, et il ne m’a pas été possible de visiter l’intérieur; la distribution ancienne a, d’ailleurs, été modifiée pour approprier les pièces à l’exploitation rurale qui dépend du manoir.
Les granges dîmières du prieuré s’élèvent au nord du manoir et servent, de ce côté, de clôture à la cour. Elles ont été reconstruites nouvellement.
Cernay est au milieu d’une plaine qui a dû, anciennement comme aujourd’hui, produire des céréales et la dîme devait être assez importante, si l’on en juge par l’étendue des bâtiments qui remplacent les anciens.
Ce fief étant purement ecclésiastique, peu de gentilshommes s’établirent sur son territoire. Montfaut y trouva , en 1463, Cardin Le Forestier; mais les Recherches faites par les élus en 1524 et 1540 restent muettes. Un titre authentique donne le nom de Charles d’Autigna, écuyer, sieur de Courlon demeurant à Cernay, en 1651. En 1666, Julien de La Londe résidait aussi dans cette paroisse.

CERNAY – Le hameau des « Catelets », à. 2 kil. au N.O. de l’église, a sans doute possédé une enceinte défensive (12).
(12) Carte E M. Bernay, N-O. (Cad., Sec A, 86, 91-95).

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

1463 Recherche de Montfaut
p. 23
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté, par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.
18. Jean Amyot, Cheffreville
19. Cardin le Forestier, Sernay (Cernay)
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1604, 25 juin
Aveu par Charlotte des Ursins, de la baronnie de Ferrières…
« Le fief des Castellets, assis en la paroisse de Farvacques, Notre-Dame-de-Courson, Cernay et illec environ, tenu par les héritiers Denis de Pomollain par un quart de fief.
= Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes, t. II, p. 83 sq.
= voir « XVIe et XVIIe siècles » à 1604

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR:
« Analyses et transcriptions »
-p.43 – 9 juin 1734
aveu baillé à Haut et puissant Jacques Anthoine de CHAUMONT par Charles Jean de CLOPPEE curé de CERNAY à droit de succession de feu Messire Robert Jean de CLOPPEE, son père.
-2e fascicule, p.39 – 27 septembre 1635
Vente par Honnête homme Geffrey POETTEVIN, sieur du VAL de la paroisse de CERNAY, à Honnête homme Noël LE MERCIER demeurant à LISIEUX, d’une pièce de terre assise en la paroisse de FERVACQUES et sieurie de CASTELETZ, bornée d’un côté par Jean le SEUREY, escuyer.
– 3e fascicule: P.50
1727 18 septembre
Vente d’une maison et dépendances situées au bourg de la Jeune Lyre à Sébastien Bucaille, maître meunier, par Jean Baptiste Le Pesceuil, escuyer, sieur de Boisville demeurant à Saint-Philbert-des-Champs, et Maître Pierre Lange, prêtre curé de la paroisse de Cernay, y demeurant, comme fondé de pouvoirs de Noble Dame Marie Anne Le Portier, épouse dudit sieur de Boisville
(communiqué par Raymond à Lyre octobre 1861)

« Doyenné d’Orbec »
22 – CERNAY (Sarnaium)
– Insinuations
– Sous l’invocation de Saint Aubin.
– Curé:
T.Perrinne 1759/1787
G. Bourlet
Vicaire.— G. Bourlet
Clercs. P. Lecesne – S.-P. Deshayes
Notable. P. Grosdhomme

Sarnaium appartint à Ansgot, père d’Herluin de Conteville
Le Danois de Cerany, maréchal de camp mort en 1734
François Louis, lieutenant général 1743
François Marie 1749

Cernay, près d’Orbec, est mentionné dans la charte d’Herluin, fondateur et premier abbé du Bec, qui l’aumône à son abbaye comme une terre de son domaine lui venant de ses ancêtres.
Cette charte est antérieure à 1035. Cependant on ne la trouve point dans la charte de confirmation donnée par Henri II (suit un texte en latin)…
Sarnay ne figure que dans la seconde charte de ce prince avec des donations et son propre et la suivante … texte en latin.

– Recherches de Montfaut
– Montfaut inscrit comme noble à Cernay: Cardin le Forestier
– Les recherches de 1524 et 1540 restent muettes, aucun gentilhomme n’y résidait alors.
– Charles d’Antignat, escuyer, sieur de Courlon, demeurait à Cernay en 1651.
– Recherches de 1666
Julien de la Lande, seigneur du lieu, ancien noble
Charles de la Lande, seigneur de Cerqueux

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