NOTES sur SAINT ARNOULT SUR TOUQUES
S.Arnulphus – S.A Super Touquam Château de Lassay
Archives du Calvados.
Saint-Arnoult (Calvados)
Canton actuel : Pont-l’Évêque
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14557
Collection de Répertoires Sommaires des Documents Antérieurs à 1800 Conservés dans Les Archives Communales
Saint-Arnoult
I. Dioc. de Lisieux. Baill. et maîtrise de Pont-l’Évêque.- Gr. à sel de Danestal. Gén. et int . de Rouen; él. de Pont- l’Évêque; subd. de Honfleur.
II. Distr. de Pont- l’Evêque; canton de Touque (Arrêté du 1 mars 1790).
III. 3 arr . communal Arr. de Pont- l’Évêque); canton de Touque (Loi du 28 pluviôse an VIII); canton de Pont-l’Évêque (Arrêté du 6 brumaire an X); – canton de Trouville ( Loi du 1er août 1872). Pop.: 147 hab. (1911 ) . Sup.: 507 hect. 19 a. 55 c.
ADMon Gale. Délibérations. 10 fructidor an II-13 germinal-an VII ( Reg., fol. 1-20) .
Reprise des actes et délibérations : 30 prairial an VIII. Lacune: 1823-1826.
État- Civil. – Baptêmes, mariages et sépultures, depuis 1693.
Impositions. – États de sections Sections A-B). An VII (2 reg., 37 fol.)- Procès-verbal de sectionnement. An VII 4 p.).
Propriétés Communales . Partage des marais. 13 prairial- 4 messidor an II ( 3 cah. )
Divers. – Actes pour les familles Simon et Lelièvre, etc. 1698-1838 ( 87 p. )
Département du Calvados – Les Noms De Lieu Anciens Et Modernes – C. Hippeau.
Saint-Arnoult, canton de Pont-l’Evêque, commune réunie pour le culte à Tourgéville. — Sanctus Arnulfus, 1220
(ch. de l’hospice de Lisieux, n° 21). — Sanctus Arnulfus super Touquam, XVI° s° (pouillé de Lisieux, n° 50). — Saint-Arnoul-sur-Touque, XVII° s° (ibid. p. 51). — Saint Arnou sur Touque, 1723 (d’Anville, dioc. de Lisieux). Le prieuré de Saint-Arnoult avait pour patron l’abbé de Cluny. Dioc. de Lisieux , doy. de Beaumont. Génér. de Rouen, élect. de Pont-l’Evêque, sergent, de Beaumont.
Plein fief, 1486 (av. de Jacques de Bailleul, Brussel). Fiefs de Villerville, relevant de la baronnie de Touque; de Genneville, de la Brière et de Houllebrocq, dépendant delà vicomté d’Auge, 1620 (av. de la vicomté).
Cour-Manable (La), h – Lieu-Isabel (Le), h. – Manoury, écart – Quai-les-Champs (Le), f.
1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.
4 – Château de Lassay.
1 – Bibliographie:
Maylise BAYLE, « Ancien prieuré de Saint-Arnoult », AAN, 145, 1987(1988), pp. 48
HUNGER Victor-René, Le prieuré de saint-Arnoul-sur-Touques, Paris,1923, In-8ø
Lucien MUSSET, (Ancien prieuré de Saint-Arnoult), dans Normandieromane, I, p. 40
LE COURT Henry, Le Prieuré de Saint-Arnoult in La NormandieMonumentale et Pittoresque t. II.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, tome IV.
Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados.
HUNGER Victor-René, Le prieuré de Saint-Arnoul-sur-Touques, Paris, 1923, In-8°
Voir : Congrès de Rouen 1865 p.420 Beaurepaire – Agriculture p.353 Formeville I Bibliothèque Nationale
2 – Pièces Justificatives:
STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
St.-Arnoult, Sanctus Arnulphus.
L’église de l’ancien prieuré de St. Arnoult est bâtie sur le penchant d’un coteau qui domine la rive gauche de la Touque. Elle offre une charmante ruine, cachée au milieu d’un massif d’arbres qui la dérobe de loin aux regards.
C’est une des promenades favorites des étrangers qui viennent chaque année à Trouville, et qui aiment tant à repaître leurs yeux de la végétation luxuriante de notre fertile Pays-d’Auge.
Le choeur est roman et remonte au XIe. siècle.
Le mur septentrional est flanqué de contreforts plats ; l’appareil est en arêtes de poisson (opus spicatum ). On remarque de ce côté deux petites fenêtres cintrées, en forme de meurtrières, qui ont été bouchées. Le mur méridional est sans ouvertures.
Le chevet droit est percé de trois fenêtres romanes et flanqué de deux contreforts, dont un paraît du XIIIe. siècle.
A l’intérieur du choeur, les murs sont décorés d’arcatures romanes, reposant sur de courtes colonnettes dont les chapiteaux grossièrement sculptés, sont formés de feuilles recourbées en volute.
Près du sanctuaire est une piscine romane.
Le choeur repose sur une crypte fort ancienne, établie, comme je l’ai souvent remarqué ailleurs, pour racheter la pente rapide du coteau ; autrement le choeur n’eût pu être de niveau avec la nef ; les voûtes en wagon sont fortifiées par des arceaux parallèles. On a bouché la porte par laquelle on y descendait de l’intérieur de l’église, et il paraît que depuis long-temps elle servait de charnier ; car j’y ai vu, il y a vingt-cinq ans, un monceau d’ossements et des têtes de morts.
La nef, entièrement découverte, datait du même temps que le choeur; puis elle a été, en grande partie, refaite vers la fin du XVI. siècle ou au commencement du XVII. Plusieurs arbustes et différentes plantes croissent sur le sol et dans les interstices des pierres. Le mur méridional, roman, est percé de deux fenêtres très-simples, sans meneau, de la dernière période ogivale. Le portail occidental, dont le mur est également roman, était flanqué sur les angles de contreforts saillants.
Une porte à arc surbaissé donnait entrée dans la nef. Le gable est percé d’une fenêtre ogivale.
Il existe, du côté du nord, un collatéral qui est séparé de la nef par trois arcades cintrées, reposant sur des colonnes dont les chapiteaux sont ornés de feuilles de vigne et de grappes de raisin très-bien sculptées. A l’extrémité orientale de ce bas-côté, s’ouvre une chapelle pentagonale faisant saillie au nord, et flanquée extérieurement de contreforts sur les angles. Cette chapelle, construite vers la fin du XVI. siècle, est éclairée par cinq fenêtres, autrefois divisées par un meneau.
Au mur méridional de la nef est accolée une tour carrée, à deux étages. Le premier étage est percé de deux petites fenêtres cintrées, refaites. Le second étage est éclairé par trois fenêtres à plein-cintre, modernes. Le couronnement de la tour est moderne.
On a relégué dans l’intérieur de cette tour une croix byzantine ornée de verroteries, dont les croisillons se terminent par des fleurs de lis.
Près du chevet de l’église est une source minérale, entourée d’un mur circulaire en maçonnerie, dans laquelle on plonge les enfants d’une constitution faible et languissante pour leur donner, assure-t-on, la force qui leur manque (Voir le dessinde M. Bouet, A, p. 239).
St.-Arnoult était un prieuré-cure, dépendant de l’abbaye de Longpont, de l’ordre de saint Benoît, du diocèse de Paris. M. Labutte dit que l’origine de ce prieuré est postérieure à 1084 et tout au plus de la fin du XIe. siècle
( Voir Essai historique sur l’arrondissement de Pont-l’Évêque par A. Labutte. La cure de St.-Arnoult, distincte du prieuré, était au XIVe. siècle à la nomination du seigneur qui était un G.de Sancto Clodoardo ou de Saint-Cloud, d’après le Pouillé du diocèse de Lisieux.
Voir les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie,t. XTII, p. 51).
La Société française d’archéologie avait alloué, il y a longtemps, une somme de 150 fr. pour aider à exécuter des travaux de consolidation à l’église de St. -Arnoult. MM. Lemétayer-Desplanches et Lecourt, de Pont-l’Évêque, membres de la Société, furent chargés de surveiller et de diriger l’exécution de ces travaux.
Quelques années après, ces ruines intéressantes ont été achetées par M. le colonel Langlois, dans le but de les sauver et de les conserver.
Château de Lassay.
— Sur le sommet du Mont-Canisy, à peu de distance de l’église de St.-Arnoult, se dressent les ruines du château de Lassay, bâti sous le règne de Louis XIV par le comte de Médaillan, marquis de Lassay. Ces ruines consistent en quelques pans de murs qui s’aperçoivent de très loin et servent de point de mire aux navigateurs.
Voici à quelle occasion ce château avait, dit-on, été construit.
Le comte de Médaillan avait proposé à Mlle, de Montpensier de venir passer l’été à son château, situé près de la mer, et d’où elle pourrait facilement prendre les bains. La princesse accepta. Mais le château n’existait pas. Or, le riche seigneur de St.-Arnoult, ne voulant pas passer pour un gascon, accourut avec son architecte au Mont-Canisy, mit un crédit considérable à sa disposition, et le château fut construit à temps pour recevoir la princesse. Nous ne rappellerons pas les autres épisodes de la vie du marquis de Lassay, de ce grand-seigneur qui se maria quatre fois et vécut jusqu’à 90 ans. Tout cela a été raconté avec beaucoup d’intérêt par plusieurs écrivains, mais surtout, tout récemment, par M. Albert Blanquet, dans son Guide pittoresque aux bains de mer des côtes normandes.
Le château de Lassay passa par héritage au duc de Brancas Lauraguais, qui reçut à Lassay la célèbre comtesse du Barry, Sophie Arnoult, fameuse cantatrice de l’Opéra, et d’autres notabilités du même temps.
Du château de Lassay, la vue s’étendait au loin sur la belle vallée de la Touque et sur les coteaux voisins; mais le Mont- Canisy, un peu aride et sans eau, était peu favorable à la végétation: aussi cette résidence a-t-elle toujours manqué de ce que l’on appelle des alentours.
J’ai encore vu le château presqu’entier il y a trente ans. Il n’en restera bientôt aucun vestige.
SAINT-ARNOULT. – Il est bien possible que le château de Lassay, aujourd’hui détruit, situé au sommet du Mont Canisy, ait succédé à une forteresse antique (Caumont, Sat. mon., IV).
Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.
310. – Le 4 novembre 1693, la nomination au prieuré-cure de St-André d’Hébertot appartenant au seigr abbé de Joyenval, Messire Georges d’Aubusson de la Feuillade, consr du roy, évêque de Metz et abbé commendataire de lad. abbaye, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Mr. Nicolas-Marguerite du Carrouge, dernier titulaire, la personne de Mr. Pierre Pannetier, pbrë, chanoine régulier de l’ordre Prémontré en lad. abbaye. Le 19 nov. 1693, Mre Pierre Audran, vic. gl, donne aud. sr Pannetier la collation dud. bénéfice. Le 27 nov. 1693,le sr Pannetier prend possession du prieuré-cure d’Hébertot.
149. – Le 22 nov. 1694, vu l’attestation du sr Pannetier, curé de St-André-d’Hébertot, et du sr Liesse, curé de St-Benoit, dispense de bans pour le mariage de Guillaume Main, avocat, et de Marie Paulmier.
211 . – Le 7 févr. 1695, vu l’attestation du sr Pannetier, curé de St-André-d’Hébertot, du sr Flambart, pbfê, curé de Surville, et du sr Huguelle, vicaire de Quetteville, dispense de bans pour le mariage de Jacques Guibert et de Marguerite Bourdon.
410. – Le 7 juillet 1(598, dispense de bans pour Je mariage entre Mesre Jean de Nollent, chever, seigr d’Hébertot, fils de Mesre François-Marie de Nollent, chever de l’Ordre du roy, seigr d’Ollendon et de Fatouville, de lad. parr.. d’Hébertot, d’une part, et damlIe Marie-Madeleine-Angélique de Nollent, dame et patronne de Trouville, fille de Mesre Georges de Nollent, chever, seigr de Trouville, et de dame Barbe de Croisaille, de la parr., de St-Paul de Rouen.
380. – Le 5 décembre 1704, Fr. Pannetier, pbrê, religieux de l’abbaye de Joyenval, -ordre de Prémontré au diocèse de Chartres, prieur curé de St-André-d’Hébertot, «déclare que le 29 ou 30 nov. dernier, il aurait passé une résignation de sond. prieuré en faveur de Me Jean-Baptiste Lecomte, pbrê, vicaire dud. lieu, à la réserve de 200 livres de rente viagère, ce que led. sr prieur n’auroit fait que dans son extrémité de maladie. Pour quoy il révêque lad. prétendue résignation. » Fait à Hébertot, en présence dud. sr Lecomte qui consent à la révocation ; présence aussi de Mesre Henry de Costard, Escr, St- de St-Léger-sur-Bonneville ; et de Me Romain Paulmier, pbre de lad. parr.. d’Hébertot
641 . – Le 8 déc. 1708, la nomination au prieuré-cure de St-André-d’Hébertot, de l’ordre de Prémontré, appartenant au seigr abbé de l’abbaye royale de N.-D. de Joyenval, diocèse de Chartres, Mgr Paul Godet des Marais, évêque de Chartres et abbé de lad. abbaye, nomme à ce bénéfice, vacant par la mort de Fr. Pierre Pennetier, pbrê, dernier titulaire, la personne de Fr. Gaspard Godefroy, pbrë du diocèse de Paris, docteur aux droits de la faculté de Paris, religieux-profès de lad. abbaye et désigné aud. seigr abbé pour cette cure par le prieur et les religieux de lad. abbaye.
Le 10 déc. 1708, le seigr évêque se trouvant à Paris pour ses affaires, donne aud. sr Godefroy la collation dud. bénéfice. Le 24 déc. 1708. le sr Godefroy prend possession du prieuré-cure de St-André-d’Hébertot, présence de Me Nicolas Liesse, pbrë, curé de St-Benoit-d’Hébertot ; Me Romain Paulmier, pbrë de lad. parr, de St-André; Jean Simon, agent des affaires de la maison d’Hébertot, et autres témoins
HÉBERTOT (Saint André). – Prieuré-cure
Curés. -N.-M. du Carrouge – P. Pennetier – J.-B. Lecomte – G.Godefroy.
Vicaires. -J.-B. Lecomte – Paulmier.
Prêtre de la paroisse. – R. Paulmier.
Clerc. – E. Fosse.
Patron. – L’abbé de Joyenval. – G. d’Aubusson de la Feuillade – P. Godet des Marais.
Seigneurs et notables. – F. -M. de Nollent – Jean de Nollent.- Jean Simon.
97. – Le 9 sept. 1709, vu l’attestation du sr Liesse, curé de St-Benoit-d’Hébertot, et du sr Duhaut, pbrê, desservant la parr. De St-André-d’Hébertot, dispense de bans pour le mariage entre Jean Rebut et Jeanne Marinet.
380. – Le 20 sept. 1715, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
Mc Jean Ernoult, de la parr., de St-André-d’Hébertot. Le 20 août 1716, Guillaume Ernoult, marchand, de la parr., de St-André-d’Hébertot constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jean Ernoult, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Romain et François Ernoult, frères, fils Robert, et par Romain et François Rebut, aussi frères, fils Pierre, tous marchands, demeurant à St-André-d’Hébertot.
369. – Le 17 juin 1714, Louis. Ernoult, fils de François et de Marie Fortin, de la parr., de St-André-d’Hébertot, rite dimissus, reçoit la tonsure et les ordres mineurs dans la chapelle du séminaire de Caen. Le 20 avril 1715, il est ordonné sous-diacre à Lx. Le 10 marSt-715, Marie Fortin, vve de feu François Ernoult, et son fils François Ernoult, demeurant ensemble à St-André-d’Hébertot, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Louis Ernoult, acolyte, fils de lad. veuve et frère dud. François, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Le 11 avril 1716, il est ordonné diacre. Le 30 mars 1720, il est ordonné prêtre.
Vers le 20 mai 1720, la nomination à la cure de Tontuit appartenant au seigr dulieu, Jean-Pierre Néel, Escr, avocat à la cour de parlement de Rouen, seigr de Tontuit, nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me Gabriel Fillion, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Louis Ernoult, pbfë. Fait en la maison dud. sr Néel, demeurant à St-Benoit-d’Hébertot, en présence de Me Jean-Baptiste Leduc, pbrë, curé dud. lieu de St-Benoit; Me Thomas Athinas, avocat au parlement de Rouen , demeurant à Tontuit. Le 27 juillet 1720, le seigr évêque donne aud. sr Ernoult la collation de lad. cure. Le 5 août 1720, le sr Ernoult prend possession de la cure de Tontuit, en présence de Me Gaspard Godefroy, prieur-curé de St-André- d’Hébertot ; Me Jean-Baptiste Leduc, curé de St-Benoit ; Me Jean Ernoult, pbrë, desservant la parr. de Tontuit ; Thomas Athinas, avocat au parlement de Rouen, et autres habitants du lieu.
163. – Le 19 août 1722, Mre Julien de Gré de la Jonchère, pbrë, chanoine régulier de St-Augustin de l’ordre de Prémontré, diocèse de Paris, obtient en cour de Rome des lettres de provision du prieuré-cure de St-André-d’Hébertot, vacant par la résignation faite en sa faveur par Me Gaspard Godefroy, chanoine régulier et dernier titulaire. Le 5 janv. 1723, les vicaires généraux du seigr évêque donnent leur visa auxd. provisions. Le 9 janvier 1723, led. sr de Gré de la Jonchère prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Gaspard Godefroy, ci-devant prieur ; Me Pierre Mabon, pbrë, demeurant à Hébertot ; et Me Guillaume Duhaut, pbrë, vicaire de lad. parr..
HÉBERTOT (Saint André). – Prieuré-cure
Curés. – G. Godefroy -J. de Grey de la Jonchère.
Vicaire. – G. Duhaut.
Prêtre de la paroisse. – P. Mabon.
Clercs. – Jn Ernoult – L. Ernoult – J. Letailleur.
1600. – Le 20 juillet 1734, Fr. Julien de Grey de la Jonchère, pbrë, religieux-profès de l’Ordre de Prémontré, prieur-curé de St-André-d’Hébertot, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice entre les mains du seigr évêque en faveur de Fr. Pierre Delahaye, pbrë, chanoine régulier de l’abbaye de N.-D. du Val, diocèse de Bayeux, et prieur du prieuré simple de St Siméon en la parr., de Vaucé, diocèse du Mans ; et led. sr Delahaye résigne son prieuré de St-Siméon entre les mains du seigr évêque du Mans, en faveur dud. sr de Grey, le tout pour cause de mutuelle permutation. Le 9 sept. 1734, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Delahaye la collation dud. prieuré-cure de St-André-d’Hébertot. Le 11 sept. 1734, le sr Delahaye prend possession dud. bénéfice, en présence dud. sr de la Jonchère, dernier titulaire ; de Me Jean Brunet, pbrë, vicaire de lad. parr.., et autres témoins habitants dud. lieu.
HÉBERTOT (Saint André). – Prieuré-cure
Curés. – J. de Grey de la Jonchère – P. Delahaye.
Vicaire. – J. Brunet.
Prêtre delà paroisse. – Je Ernoult.
193. – Le 18 juillet 1707, la nomination au prieuré-cure de St-André-d’Hébertot, appartenant au seigr abbé de Joyenval, Mgr Pierre-Augustin-Bernardin de Rosset de Fleury, évêque de Chartres et abbé commendataire de Joyenval, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Fr. Pierre De Lahaye, chanoine régulier, dernier titulaire, la personne de Fr. François Duriez (1), pbrë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré, prieur-curé de Bargny, diocèse de Meaux. Donné à Chartres, etc. Le 20 sept. 1767, le seigr évêque donne aud. sr Duriez la collation dud. bénéfice. Le lendemain, le sr Duriez prend possession de la cure d’Hébertot, en présence de Me François-Bernard Frémont, pbrë, desservant lad. parr..; Me Adrien-Jean-Baptiste Closloge, vicaire du lieu, et autres témoins.
(1) Lorsque l’on demanda à Mr Duriez en 1791 de prêter le serment constitutionnel, il répondit qu’il consentait bien à jurer fidélité à la Constitution en tout ce qui concernait le temporel, mais qu’il exceptait formellement tout ce qui touchait à la religion. Ce serment ne fut pas accepté et le prieur d’Hébertot fut destitué. Il s’exila en Angleterre au mois de septembre 1792 et ne revint en France qu’au moi de juin 1892. Il fit immédiatement sa soumission a l’évêque de Bayeux ; mais sa santé et ses forces étant épuisées par les souffrances et les privations de l’exil, il ne reprit pas de ministère ecclésiastique. Il se retira à St-André-d’Hébertot et il mourut en 1807. (Archives du Calvados. – Revue cathol. de Normandie ; année 1892. – Ordo de Bx.)
151. – Le 24 avril 1769, Me Louis Le Goupil du Mont, curé de St-Pierre de la Lande, fait signifier à Charles Ridel, marchand, demeurant à St-André-d’Hébertot, fermier des trois quarts des grosses dîmes de lad. parr., de la Lande, le dernier quart appartenant au trésor de l’église dud. lieu de la Lande, qu’il entend opter pour la portion congrue de 500 livres pour les curés et de 200 livres pour les vicaires fixée par l’Edit du 13 mai dernier, et déclare qu’il n’y a aucune dîme ni aucune terre appartenant à sa cure qui ne soit grevée de fondations ou obits. Le sr Ridel ayant répondu qu’il entendait payer au sr curé la même somme que par le passé, celui-ci le fait assigner à comparoir en bailliage de Pontaudemer.
HÉBERTOT (Saint André). – Prieuré-cure
Prieurs-curés. – P. Delahaye – F. Duriez.
Vicaires.- Boussel-L.- Prey – Labbé .- A. -J.-B. Closloge.
Prêtre desservant. – F.-B. Prémônt.
Patron.-L’abbé.-B de Rosset de Pleury.
140. – Le 12 marSt-770, Louis Rebut, marchand, demeurant à St-André-d’Hébertot, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils Me Jacques Rebut, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Led. sr acolyte fut représenté par Me Charles Isabel, pbrë, habitué à Pont-l’Evêque. Le 11 marSt-769, Jacques Rebut, fils de Louis et de Jeanne Paulmier, de la parr., de St-André-d’Hébertot, rite dimissus, reçoit à Bayeux la tonsure et les ordres mineurs.
283. – Le 24 déc. 1778, Jean-Baptiste-Jacques Leconte, marchand, demeurant à Quetteville, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Pierre Vastel, acolyte de la parr., de St-André-d’Hébertot afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jacques et Robert Vastel, frères, laboureurs, cousins dud. sr acolyte, demeurant en lad. parr. d’Hébertot. Fait et passé à Honfleur, en l’étude de Me Guillaume-Noël Mallet, notaire royal.
M. P. Vastel, né en 1753, entra de bonne heure dans les ordres sacrés. Il fut nommé titulaire de la chapelle St-Sauveur, près Honfleur, et remplit en même temps les fonctions de précepteur des enfants de M. de Brèvedent au château d’Ablon. Quand la Révolution se déchaîna contre le clergé, il refusa toute espèce de serments. Il « parvint d’abord sans quitter la France, à se soustraire aux terribles conséquences de cette détermination. On le vit tour à tour homme de loi, ouvrier, réquisitionnaire, et officier de cavalerie. Plus tard profitant du séjour de son corps en Allemagne, il se réfugia en Pologne où il retrouva et perdit bientôt son frère », prêtre réfractaire comme lui. « Apres le Concordat en 1801, il rentra en France et se fixa à Honfleur. Il y fonda une maison d’éducation qui prospéra sous sa sage direction et fut bientôt érigée en collège secondaire. Peu d’hommes ont porté plus loin le goût de l’étude et il n’était étranger à aucune science ». Il publia plusieurs ouvrages sur différents sujets. En 1829 il fut nommé chapelain de N.-D. de Grâce, et c’est sur cette colline bénie, aux pieds de la Madone chère aux marins qu’il termina sa vie si agitée ; il mourut le 29 avril 1839, â l’âge de 88 ans. (Archives de l’évêché de Bayeux. – Semaine religieuse de Bx. 1872.)
287. – Le 28 décembre 1778, François-Guillaume Rabel, marchand, demeurant à St-André-d’Hébertot, constitue 150 livres de rente en faveur de Louis-François Vastel, acolyte de lad. parr.., afin qu il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jacques et Robert Vastel, frères, laboureurs, demeurant aud. lieu d’Hébertot.
Fait et passé à Honfleur, en l’étude de Me Guillaume-Noël Mallet, notaire. Les srs Jacques et Robert Vastel étaient cousins dud. sr acolyte.
Mr L.-F. Vastel, frère de l’abbé P. Vastel, avait rempli les fonctions de vicaire dans plusieurs paroisses des environs d’Honfleur et se trouvait au même titre à Ste Catherine en 1791. Il refusa le serment constitutionnel et se retira en 1792, à Rouen, rue St-Patrice, 21 ; il avait alors 35 ans. Il ne tarda pas à partir pour l’exil. Il se réfugia d’abord à Gand, puis se dirigea vers l’Allemagne et la Hongrie, forcé de reculer à mesure que les armées françaises gagnaient du terrain. Il se trouvait en Pologne, à bout de forces, miné par les privations, les fatigues et la maladie, quand il rencontra son frère. C’était la Providence qui le lui envoyait pour lui fermer les yeux. Il mourut en effet à cette époque sur la terre étrangère. (Archives de l’Hôtel-de-Ville de Rouen. – Semaine religieuse de Bx. 1S72.)
51. – Le 2 décembre 1779, M. François Duriez, pbrë, chanoine régulier de la commune observance, Ordre de Prémontré, profès de l’abbaye de Joyenval au diocèse de Chartres, et prieur-curé de St-André-d’Hébertot, remet purement et simplement sond prieuré entre les mains du seigr évêque de Lx. Fait et passé dans la salle du manoir prioral d’Hébertot. Le 14 décembre 1779, la nomination aud. prieuré-cure appartenant au seigr abbé de Joyenval, Mgr Pierre-Augustin- Bernardin de Rossel de Fleury, évêque de Chartres et abbé commendataire de Joyenval, nomme à lad. cure la personne de M. Jean-Baptiste Pomelot, pbrë, chanoine régulier dud. ordre et prieur-curé de Tarzy et de Fligny, diocèse de Reims. Donné à Chartres. Le 12 févr. 1780, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Pomelet la collation dud. bénéfice. Le 14 févr. 1780, le sr Pomelet prend possession du prieuré-cure d’Hébertot en présence de Me Jean-Baptiste Cordier, pbrë, vicaire de lad. parr.., et autres témoins.
153. – Le 28 juillet 1783, Me Jean-Baptiste Poncelet, chanoine prémontré, prieur-curé des Bréviaires et de la Grange-du-Bois, son annexe, diocèse de Chartres, et aussi prieur-curé de St-André-d’Hébertot, demeurant aux Bréviaires, donne sa procuration pour résigner lad. cure d’Hébertot entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me François Duriez, chanoine prémontré de l’abbaye de Joyenval, y demeurant, aud. diocèse de Chartres. Fait et passé à Montfort-l’Amaury.Le 18 août 1783, led. sr Duriez obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 14 oct. 1783, Mr de Grimouville-Larchant, vic. gl du Chapitre, donne son visa auxd. lettres de provision. Le 16 nov. 1783, le sr Duriez prend possession du prieuré-cure d’Hébertot, de Lx, vicaire de lad. parr.., et autres témoins.
M. Duriez voulut mettre dans son serment relatif à la Constitution, des conditions qui firent rejeter. Le curé destitué émigra en Angleterre et se retira à Gosport, King Street, chez Mr Turner. C’est là que Mr Duriez parait avoir passé toute la Révolution. Il rentra au Havre le 2 juin 1892 et revint se fixer à Hébertot ; mais il ne reprit pas les fonctions pastorales. Il mourut en 1807. (Archives du Calvados. – Mss de Reux. – Revue catholique de Normandie. 1892. – Ordo de Bx.)
HÉBERTOT (Saint André). – Prieuré-cure
Prieurs-curés. – F. Duriez – J.-B. Pomelet ou Poncelet.
Vicaires.- J.-B. Cordier – G.-N. Duclos.
Prêtres de la paroisse.- L.-F. Vaslel .- P. Vastel.
Clercs. – Je, Rebut .- L.-F. Vaste – P. Vastel.
Patron. -L’abbé de Joyenval.-P.-A. -B.de Rosset de Fleury.
Seigneur. – N.-F. de Trousseauville.
La Déportation du Clergé Orthodoxe Pendant la Révolution.
Relevé alphabétique des Ecclésiastiques insermentés embarqués dans différents ports de France, d’après des renseignements épars.
Le Havre [Seine-Inférieure).
Damour, Jean-Baptiste, curé de Saint-Arnoult [Calvados].
Histoire de l’ancien évêché comté de Lisieux – par H. de Formeville – Tome 2
Baronnie De Toucque
De ladite Baronnie relève :
Le petit fief de Villerville, assis à Saint-Arnoult, possédé par les héritiers de Jehan Dauge, Ecuyer. De ce fief relève le fief de Giverville, assis à Saint-Arnoult, 4° de fie.
Sergenterie De Beaumont.
Le fief de Bénouville-Montcanisy, plein fief assis en la paroisse de Tourgeville et Saint-Arnoult, possédé par Guillaume Vippart, Ecuyer, sieur de Sainte-Croix.
Dudit fief de Benouville-Montcanisy relève :
– Le fief de Montcanisy, dit Bénouville, assis aux paroisses de Tourgeville et Saint-Arnoult, tiers de fief possédé par le sieur de Sainte-Croix.
– Le fief de Geneville ou Estimauville, demi fief assis à Saint-Arnoult, possédé par Nicolas de Grieu, Ecuyer.
– Le fief de Saint-Arnoult, demi fief assis en la paroisse du dit lieu de Saint Arnoult et Saint-Clou, possédé par Jacques Carrel, Ecuyer.
– La vavassoterie ou fief de la Brière, autrement nommée Houllebracq, relevant par un tiers de fief, assise à Saint-Arnoult, possédée par Robert de Gaillardbois, seigneur de Marconville.
– Le fief du Prieuré de Saint-Arnould, assis audit lieu , possédé par le Prieur titulaire dudit prieuré.
Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie 1875 .
SAINT-ARNOULT.
– Marie Guesnot, v° de Jehan Deschamps 30 juin 1596.
– Marie de Sahurs,vve de Me Jehan Deschamps 30 juin 1596.
– M° Ezechiel Deschamps, receveur du domaine en Auge (Obiit le 19 sept~ 1631). Madaleine Le Sueur, sa femme (Décodée le 12 mars 1602) et Robert, leur fils, 2 août 1596.
– Le fils d’Ezechiel et de Madeleine Le Sueur doit être l’impétrant des lettres de noblesse mentionnées comme vérifiées seulement en 1655.
– Jehan Mouton escuyer 2 février 1605.
– Françoys Borel escuyer, sieur de la Vyparderie 8 juillet 1625.
D’après un acte du 1 octobre 1619, François Borel, écr, Sr de la Vipardière, demeurait à Manerbe. Une branche de cette maison possédait néanmoins la terre de Clarbec.
– Dell Jacqueline du Mesnil, femme de M. Robert Letellier, chirurgien 1651.
– Dell Marie-Jeanne Ferrey était fille de Michel Ferrey, écuy, conseiller du Roy et nièce de Me Pierre Ferrey, curé de St-Arnoult en 1671. Elle était encore à cette date en minorité.
Annuaire des cinq départements de la Normandie. 58. 1892.
SAINT-ARNOULT.
C’est à la fin du XIe siècle que fut fondé le prieuré de Saint-Arnoult (1). C’est à la même époque sans doute que fut construite l’église. Le plan primitif de cette église comportait une nef et un chœur rectangulaire, avec une tour carrée, accolée, du côté du sud, à l’extrémité orientale de la nef. Au XV° siècle, on ajouta, du
côté opposé, un bas-côté et une chapelle perpendiculaire à l’axe de l’église et terminée par une abside à trois pans. Cette disposition mérite d’être citée: elle fut, en effet, adoptée quelquefois par les architectes normands de la dernière période gothique: il suffira de rappeler comme exemples les transepts des églises de Saint-Germain d’Argentan, d’Écouché (Orne) et de Vatteville (Seine-Inférieure). Mais c’est dans les constructions romanes que réside surtout l’intérêt des ruines de Saint-Arnoult. Le chœur surmonte une crypte voûtée en berceau sur doubleaux parallèles. Се chœur est terminé par un chevet droit, comme la plupart des sanctuaires des XI et XII siècles que nous avons rencontrés jusqu’ici: la préférence des architectes de l’époque romane pour le plan rectangulaire demeure donc certaine dans cette partie de la Normandie. Trois fenêtres en plein cintre égales s’ouvrent à la partie supérieure du chevet. La nef a été en grande partie refaite lors de l’addition du latéral. Un manteau de lierre empêche, d’ailleurs, de l’examiner convenablement, ainsi que la tour, dont les étages supérieurs n’existent plus. On peut constater cependant que cette tour n’avait pas de contreforts et que deux petites baies, d’origine douteuse, il est vrai, sont percées au rez-de-chaussée.
M. de Caumont a donné dans la Statistique mоnumentale (t. IV, p. 289) une vue des ruines de Saint-Arnoult, prise du côté nord et faisant abstraction des arbres qui les entourent.
(1) Cf. l’Essai historique sur l’arrondissement de Pont-l’Évêque, par A. Labutte.
Ordonnances des rois de France. 5
17256. Déclaration de foi et hommage et prestation du serment de fidélité de Jacques de Lacourbe,
religieux de l’ordre de Saint-Benoît, prieur de Saint-Arnoult-sur-Touque, dépendant du prieuré et couvent de N.-D. de Longpont, au diocèse de Paris, pour les fiefs de Saint-Arnoult et de Bonneville-sur-Touque, mouvants de la vicomté d’Auge. Paris, 6 mai 1520.
Original. Arch. nat., Chambre des Comptes de Paris, P. 2642, nº 1109.
L’ami des Monuments et des Arts.
Selon un état manuscrit des fiefs de la vicomte d’Auge, le seigneur temporel de Saint-Arnoult, « plein fief de haubert relevant du domaine d’Auge », Pierre Carel, chevalier, prétendait au bénéfice. En 1625, on affermait le tout pour 280 livres ; en 1690, pour 300 livres, à charge, entre autres, de célébrer deux messes par semaine dans la chapelle. Dom Tonneau, religieux de l’abbaye de Longueville, louait le presbytère et l’enclos, quand, en 1791, le tout fut vendu comme bien national.
La Normandie monumentale et pittoresque… Calvados, 1re [-2e] partie.
Les Ruines De Saint-Arnoult
Le 6 juin 1625, devant les notaires de Pont-l’Évêque, ce Dom Guillaume Le Cordier, fils de Me Jehan Le Cordier, escuyer, seigneur de Maloisel, et religieux de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen, prieur du prieuré de Saint-Arnoult, avoit affermé les maisons, granges, jardin terres labourables, dixmes de grains, herbages, fruits, deniers et autres, droit de chauffage en la forêt de Touques et généralement tous les revenus dud. Prieuré de Saint-Arnoult ».
Malgré cette description pompeuse, le prix du bail n’était que de 280 livres.
Ce prieur de Saint-Arnoult appartenait à la même famille que le poète Hélie Le Cordier, auteur du «Pont-l’Évesque »,.
Le 14 juin 1690, Me René Nouez, prêtre, religieux profès de l’ordre de Cluny, trésorier-titulaire du prieuré de Notre-Dame de Longpont et prieur de Saint-Arnoult-sur- Touques, en afferme les revenus moyennant 300 livres, «plus la charge de faire tenir tous les ans gages pleiges dudit fief et rendre les aveux par les tenants et vassaux et faire dire et célébrer deux messes par semaine dans la chapelle dudit prieuré ».
Le 18 septembre 1666, Me Pierre Ferey, prêtre, était curé de Saint-Arnoult. Sa nièce, Jeanne Ferey, femme de Jean de Grieu, chevalier, seigneur de Beaumouchel, figure avec son mari au« martologe » de la charité de Tourgeville, publié par M. Ch. Vasseur.
On voyait autrefois dans l’église de Saint-Arnoult la tombe d’un ancien curé, M. Lainé; l’épitaphe gravée sur la pierre est effacée.
Non loin de l’église, au chevet du chœur, se trouvent deux fontaines, l’une dédiée à saint Arnoult, en forme de
baptistère et entourée de murs, aux eaux de laquelle on attribue la vertu de guérir les enfants « noués » ou retardés dans leur croissance, et l’autre, au pied d’un frêne, sous le vocable de saint Clair : on y vient en pèlerinage pour la guérison des maladies de la vue.
On voyait autrefois dans l’église, la statue de ce dernier saint portant, selon la légende, sa tête entre ses mains; elle a été transférée dans l’église voisine de Tourgeville, paroisse à laquelle Saint-Arnoult est actuellement réuni pour le culte.
Généalogie de la famille Le Cordier – Henry Le Court.
Dom GUILLAUME II LE CORDIER, religieux de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen, puis prieur-curé de Saint-Arnoult-sur-Touques.— Il fut baptisé à Pont-l’Évêque, le 6 juin 1605, fit bail des revenus dudit prieuré de Saint-Arnoult, à Pont-l’Évêque, le 6 juin 1625, et figure, vers 1630, à la Charité de Pont-l’Évêque
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection 1827.
SAINT-ARNOUL.
214. Guillaume de Récusson, Sr. de Chambray, et Jean, Sr. du Mont-Canisy, son père , ont produit plusieurs lettres et écritures, dont la 1re., de l’an 1389, fait mention de Simon de Récusson, de la damoiselle sa femme et de Guillaume, leur fils, et par lesquelles ils ont dit leur généalogie être suffisamment fournie.
3 – Archives ShL:
Insinuations
Description de l’église de l’ancien prieuré par A.Pannier.
L’église de l’ancien prieuré de St Arnoul est bâtie sur le penchant d’un coteau qui domine la rive gauche de la Touques. Elle offre de charmantes ruines, cachées au milieu d’un massif d’arbres qui la dérobe de loin aux regards. Cette intéressante église a été achetée il y a environ dix ans par un artiste de Paris, M..Langlois, dans l’unique but de la sauver de la destruction……… Près du chevet de l’église, est une source minérale, entourée d’un mur circulaire en maçonnerie, renommée dans certaines maladies. On plonge dans l’eau les enfants d’une constitution faible et languissante pour leur donner la force qui leur manque.
Dessin du Prieuré En partie du 11e siècle en arêtes de poisson, et partie du 15e siècle ; crypte curieuse sous le chœur. Stat.rout. de Caen à Rouen Bulletin tome 9 p.310.
St Arnoul était un prieuré-cure dépendant de l’Abbaye de Longueville, de l’ordre de St Benoît, du diocèse de Rouen. Comme cette abbaye ne fut fondée qu’en 1084 sous le règne de Guillaume le Conquérant, Monsieur Labutte en conclut que l’origine de ce prieuré est postérieure à la fin du 11e siècle. Recherches des Nobles de Lisieux p.83.
Voir Charité de Surville
Françoise de Neuville, fille du seigneur de St Arnoul David Dumesnil, seigneur de St Arnoul
Droits d’usage du prieur de Saint-Arnoul en la forêt de Bonneville-sur-Touques.
= B.N Fr. 25999, 42 + IND.: NORTIER Michel, » Les Sources… Le fonds français du département des manuscrits « , Suppl. Ann. de Norm, Décembre 1962, n° 278
Fonds F1
1F842 : ST ARNOULT : clôture du cimetière.
1F802 : 1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-L’Evêque, St-Arnoult.
Fonds Manuscrits.
Catalogue relatif aux anciennes pièces manuscrites conservés dans nos collections
SECTION E C
747. – Trois pièces. Procès: les habitants de Tourgeville contre les habitants de Saint-Arnoult; 1747- 1748.
Section F M
749. – Onze pièces : quittances de rentes seigneuriales payées au prieuré de Saint-Arnoult; 1741-1763.
822. – Vente par André Le Tellier, sieur de la Chesnée, à Nicolas de Grieu, écuyer, seigneur d’Estimauville, Genneville et Beaumouchel, de terres à Saint-Arnoult; 20 juillet 1662.
Analyse et Transcriptions de Documents Originaux.
HH 4
Registre fait en l’année 1660 par Maistre Pierre Thiron avocat au Conseil dans lequel sont escrites les principales affaires de sa maison.
1601 21 juillet – Aveu rendu à Vénérable et Discrète personne Messire Guy Fumée, chanoine grand prévôt de Normandie en l’église Notre-Dame de Chartres, à cause de cette dignité seigneur et patron des terres et seigneuries de Saint-Martin-Aux Chartrains et Englesqueville, par Jean de Barneville boucher de la paroisse de Saint-Arnoult pour un pré situé dans la paroisse de Saint-Martin près de la rivière de Touques, borné entres par le représentant de feu Charles Descelliers, de son vivant escuyer seigneur de Plainchesne.
Carnets de Charles VASSEUR.
DOYENNE DE BEAUMONT – 14
Sous l’invocation de St Arnoul
Patronage:
14e G. de S.Clodonardo 16e Dominus Loci
18e.
Fonds des Erudits NE
PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.
Fonds LEMETAYER-DESPLANCHES.
Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.
4 – Château de Lassay:
CHATEAU DE LASSAY
Voir :
Mémoires du Marquis de Lassay – Catalogue Luzarche I p.495 n°3585 Le Marquis de Lassay –Catalogue des Livres du Baron Pichon 1869 n°982 p.236 Bulletin du Bibliophile – juin 1870 – Clément de Ris – Les curateurs d’autrefois – Le Comte Léon de Lassay 1683-1750.
Le château de Lassay Sur le sommet de la colline où s’élève l’église de St Arnoult, se dressent les ruines du château de Lassay, bâti sous la règle de Louis XIV par le comte de Madaillan, marquis de Lassay. Ces ruines consistent en quelques pans de murs qui s’aperçoivent de très loin ; on jouit de ce coteau d’une vue délicieuse sur la mer et sur la vallée de la Touques.
Madaillan de Lassay. – Le Comte de la Guiche, issu d’une Rabutin, premier héritier 5 janvier 1763 de la feue marquise de Lassay, Reine de Madaillan, qui était veuve du 2 octobre 1750 de son neveu Léon de Madaillan, né en janvier 1679, mort âgé de 72 ans, frère de la feue comtesse d’O, mère de la première femme du duc de Brancas actuel, dont deux fils : l’aîné a une fille de la sœur aînée de la duchesse de la Rochefoucault, nièce du maréchal, prince d’Isenghien (Calendrier des Princes 1764).
Armand de Madaillan de Lesparre, comte de Montataire, marquis de Lassay – Il fut protégé par Mme de Maintenon qui lui fit épouser une fille naturelle de Monsieur le Prince, appelée Mademoiselle de Chateaubriant. Il a laissé un ouvrage curieux : Recueils de différentes choses – 4 volumes in.12 Lausanne 1756 (Correspondance Générale de Mme de Maintenon p.87).
Ecusson des armes des Marquis de Lassay.
Journal de Verdun avril 1738 Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de Lassay, chevalier des Ordres du Roy et Lieutenant Général pour Sa Majesté dans les Provinces de Brest, Bugey, Valromey et Pays de Gex, mourut à Paris le 21 mars dans la 86e année de son âge.
An 1696 Lassay épousa à l’Hôtel de Condé la bâtarde de Monsieur le Prince et de Mademoiselle de Montalais, qu’il avait fait légitimer. Elle était fort jolie et avait beaucoup d’esprit. Il en eut du bien et la Lieutenance Générale de Brest. Il était fils de Madaillan et grand menteur ( ?) de son métier et d’une Vipart, très petite demoiselle de Normandie … Lassay avait déjà été marié deux fois. D’une Sibour qu’il perdit tout au commencement de 1675. Il en eut une fille unique qui n’eut point d’enfant du marquis de Caligny, dernier de cette grande et illustre maison. Il devint amoureux de la fille d’un apothicaire qui s’appelait Pajot, si belle, si modeste, si sage et si spirituelle que Charles IV duc de Lorraine, éperdu d’elle, la voulut épouser malgré elle ; il en fut empêché que parce que le Roy la fit enlever. Lassay, qui n’était pas de si bonne maison, l’épousa et en eut un fils unique, puis la perdit et pensa en perdre l’esprit. Il se crut dévot et fit une retraite charmante joignant les Incurables et y mena quelques années une vie fort édifiante. A la fin, il s’ennuya et s’aperçut qu’il n’était qu’affligé et que la dévotion passait avec la douleur. Il avait beaucoup d’esprit, mais c’était tout………………..… Il n’avait jamais servi et avait été quelque temps à faire l’important en Basse Normandie. Il plut à Monsieur le Duc par lui être commode à ses plaisirs et il espéra de ce troisième mariage s’initier à la Cour sous sa protection et celle de Madame la Duchesse. Il n’y faut jamais que des faubourgs ; il en eut une fille unique. (Mémoires de Saint Simon – II p.131 et 132).
Il paraît, d’après les souvenirs de Madame Leroy Desclosayes que ce qui reste du château de Lassay, était le pavillon central, il renferme le grand escalier. Le salon avait des fenêtres cintrées. Il était encore garni au commencement de ce siècle de nombreux portraits de famille, parmi lesquels on remarquait une femme en paysanne en grand bonnet. C’était, disait-on, le portrait d’une maîtresse du marquis de Lassay, la fille de son fermier, selon les uns. Les curieuses boiseries que j’ai vues chez Monsieur Daufresne à Caen venaient de ce château.
Au XIIe siècle, les premiers seigneurs de Saint-Arnoult se nommaient les « Du Mont ». Leur fief portait le nom de Fief du Mont-Canisy. Quelques siècles plus tard, Armand de Madaillan devint Seigneur de ces terres. En 1676, séduit par la vue imprenable depuis le Mont-Canisy et éperdument amoureux de sa seconde épouse Marianne Pajot, fille de l’apothicaire d’Anne Marie Louise d’Orléans dite la Grande Mademoiselle, il y fait ériger d’un château de style Louis XIV, en pierres de Caen, en seulement 35 jours : le château blanc de Saint-Arnoult. Quelques années plus tard, Marianne décède en mettant au monde leur enfant. Armand s’éteindra à 80 ans, mais il n’oubliera jamais Marianne. Le château qu’il lui offrit était devenu leur refuge mais devint son seul refuge de tristesse.
Le domaine du Mont-Canisy resta dans la famille jusqu’au XVIIe siècle, où les prémices de la Révolution contraignent où le Comte de Lauraguais, descendant d’Armand de Madaillan, à fuir vers Paris. Le château blanc de Saint-Arnoult se délabrent rapidement : saccages, pillages du mobilier et des œuvres d’art ont plongé le château dans un fort état de décrépitude.
Après la Révolution, ses nouveaux propriétaires se hâtèrent de le démolir. Il en reste plus aujourd’hui que l’escalier, entouré de murailles.
Revue Le Pays d’Auge.
Docteur Jean Bureau, Le Prieuré de Saint Arnould -1954,03-mars.
Martine Treuil-Demars, Les églises romanes du nord du Pays d’Auge, Saint Arnoult – 1985, 10-oct.
Pierre-Jean Pénault, A propos de Saint-Arnoult – 1986,03-mars
Docteur Jean Bureau, Guillaume le Conquérant et le Pays d’Auge – Le Prieuré de Saint-Arnoult -1990, 04-avr
Sandrine Lebrun, Le projet de rénovation de la chapelle du prieuré de Saint-Arnoult -2001,03-mai-juin.
Gérard Harduin-Auberville, Le Prieuré de Saint-Arnoult -2008,01-janvier-février.
Article sur le Château de Lassay dans « La Plage de Trouville » du 7 juin 1868, signe Pannier.
Voir le site:
Les Amis du Prieuré de Saint-Arnoul sur Touque

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