A gauche, Photo modifiée Géoportail Lisieux 1930. A droite Plan Courel. Cliquez dessus pour l’agrandir .
– Les textes des noms de rues proviennent du: Dictionnaire historique et étymologique des noms de rues et lieux-dits anciens et modernes de Lisieux, Société Historique de Lisieux, 4e édition revue, corrigée et augmentée, 2024 (inédite) Dominique Fournier. DRL. Voir Sources des abréviations. – Les photos, retouchées, sont extraites de la Collection de cartes postales de la ShL. Cliquez dessus pour les agrandir.
Rue du Carmel, précédemment Rue de Livarot.
Annuaire 1938 : Commence Boulevard Jeanne d’arc n°1. Finit Place Fournet n°3.
La rue du Carmel se composait de deux tronçons différents:
1. – La rue Pont-Bouillon de la Porte d’Orbec au pont sur l’Orbiquet (à l’époque, petite passerelle de bois nommée Pont Bouillon);
2.- La rue de Livarot de ce pont jusqu’à l’extrémité de la rue d’Alençon.
Dominique Fournier. DRL.
Carmel (rue du) : rue du Carmel 1937 PLL, 1939 AL, 1939 GIL,1944 PA, 1954 PLRV, 1955 LPDA 29, 1964 ACAA 1187, ~1973 PVLM, rue Carmel 1982 PTT, rue du Carmel 1995 PVLPA, 2001 PVAN, 2004 PTT, 2019 LVL. — Rue reliant actuellement la Porte d’Orbec (dite place Jean-Paul II) à la place Fournet. Au 18e siècle, elle se compose de deux tronçons différents : la rue Pont-Bouillon de la Porte d’Orbec au pont sur l’Orbiquet (petite passerelle de bois nommée Pont Bouillon), et la rue de Livarot de ce pont jusqu’à l’extrémité de la rue d’Alençon. Ces deux segments prirent le nom de rue de Livarot au 19e siècle, après élargissement et réfection de la voie. La rue, qui passe devant le Carmel [→] devint la rue du Carmel dans les années 1930, conséquence de la notoriété grandissante de la carmélite Thérèse Martin, du développement des pèlerinages et de la construction de la Basilique. Après la Seconde Guerre mondiale, le tracé rectiligne de l’ancienne rue de Livarot fut transformé en arc de cercle devant les bâtiments du Carmel, ce qui permit l’aménagement des parterres de fleurs actuels.
Vasseur (rue) : rue Vasseur 1899 PVLC, 1912 AAL, 1921 AL, 1926 GI, Rue Vasseur 1927 PLBM, rue Vasseur 1939 AL, 1944 PA, r. Vasseur 1954 PLRV, rue Vasseur 1955 LPDA 29, R. Vasseur 1960 LCTP. — Petite rue reliant celles d’Alençon et de Livarot (actuelle rue du Carmel), ouverte à la fin du 19e siècle en bordure de la Prairie Fleuriot [→], où de nombreux propriétaires et industriels textiles lexoviens avaient des terrains ou des manufactures le long de l’Orbiquet. Elle doit son nom au propriétaire de l’Usine Vasseur , qui donna le terrain. La rue Vasseur, encore attestée sur un plan en 1960, disparut dans les travaux de Reconstruction qui suivirent
Pont-Bouillon (rue) : rue du Pont-Bouillon ~1770 LSL, Rue Pont-bouillon 1785 PVFL. — Nom ancien du tronçon nord de la rue du Carmel, reliant au 18e siècle la Porte d’Orbec au Pont-Bouillon [→]. Elle semble s’être appelée au 17e s. rue de la Planquette [→]. Cette voie perd son individualité au début du 19e siècle, pour devenir le tronçon nord de la rue de Livarot, future rue du Carmel.
Pont-Bouillon (le). — C’est initialement une passerelle de bois [→rue de la Planquette] franchissant l’Orbiquet, sur la prébende des Loges. Il correspond plus ou moins aujourd’hui au pont proche de la chapelle du Carmel. Son existence est attestée vers 1523 par une sordide anecdote.
Une jeune fille, du doux nom d’Emine Leboulanger, avait noyé son enfant en le jetant dans la rivière depuis le Pont Bouillon. Condamnée à mort par le sénéchal de l’Évêque-cardinal Jean IV Leveneur, elle fut décapitée sur le parvis de l’église Saint-Jacques, et son corps brûlé; la tête fut ensuite placée, pour exemple et terreur, sur un poteau du pont où le crime avait été commis. Mais le chanoine détenteur de la prébende des Loges (sur laquelle il avait droit de haute et basse justice) récupéra le trophée et le fit exposer dans un tonneau, sur le parvis de l’église Saint-Jacques. Le sénéchal intervint pour faire replacer la tête sur le pont. Il s’ensuivit un procès opposant le chanoine à l’évêque qui fut finalement condamné aux dépens; le sénéchal se vit obligé de remettre la tête (qui devait être alors dans un bel état) là où le chanoine l’avait placée.
Le Pont-Bouillon doit son nom à son constructeur, commanditaire ou propriétaire (cf. rue Pont-Mortain, Pont Labbey), mais celui-ci n’est pas identifé avec précision.
☞Le patronyme Bouillon est attesté à Lisieux ou à proximité dès le 14e siècle : ainsi, Robin Bouillon 1390 RGG 45 § 59 aux Vaux, aujourd’hui Hermival-les-Vaux; Jouen Bouillon 1391 RGG 153 § 325 à Saint-Jacques; Jehan Bouillon et Guillaume Cocquerel, mesnagers [= administrateurs] de laditte ville 1508 RDL, honnorables hommes […] Jehan Bouillon et autres, assemblés oudit hostel pour les affaires de la ville 1509 RDL à Lisieux. — Nom issu de l’ancien normand bouillon, “lieu boueux, fangeux”, etc., représentant initialement un surnom évoquant une caractéristique du lieu d’habitation, ou ce lieu lui-même (lieu-dit, hameau le Bouillon, etc.).
Livarot (rue de) : rue de Livarot 1794 ERD, 1820 AVL, Rue de Livarot 1825 CN, 1845 PDD, 1869 PVLCa, rue de Livarot 1875 CN, 1876 ALPE, Rue de Livarot ~1882 PVLB, 1896 NPLM, rue de Livarot 1899 PVLC, 1912 AAL, 1921 AL, 1925 VSHL, Rue de Livarot 1927 PLBM, rue de Livarot 1952 BSHL. — Voie initialement appelée faubourg des Loges, nom remplacé en 1794 par rue de Livarot. Elle était partiellement située à Saint-Jacques, et fut rattachée à Lisieux le 24 mars 1875. Au 18e siècle, elle prenait fin à la hauteur de l’actuel Carmel, et se prolongeait, du pont sur l’Orbiquet (Pont-Bouillon) à la porte d’Orbec, par la rue Pont-Bouillon, qui perdit son individualité au début du 19e siècle. Ces deux tronçons forment aujourd’hui la rue du Carmel, ainsi nommée entre 1927 et 1937, mais l’appellation rue de Livarot subsiste dans l’usage écrit jusqu’aux années 1950. Le tracé en a été quelque peu modifié après 1944.
Loges (faubourg des) : faubourg des Loges 1685 RC, le faubourg des Loges ~1770 LSL, le F. B. des Loges 1794 ERD, faubourg des Loges 1841 SL. — Ancien faubourg de Lisieux, situé à proximité du village des Loges [→]. Cette appellation fut remplacée en 1794 par celle de rue de Livarot (actuelle rue du Carmel), sans doute pour faire disparaître le souvenir du château des Loges, résidence des évêques lexoviens.
Livarot (carrefour de) : le carrefour de Livarot 1854, 1873 SL. — Place créée en 1836, à l’extrémité des rues de Livarot (actuelle rue du Carmel) et d’Alençon, lors de la réfection de cette dernière; elle était destinée au stationnement des voitures sujettes à l’octroi, qui arrivaient par la route de Livarot, et devaient être examinées. Elle reçut le nom de place Fournet à la fin du 19e siècle.
Vieu à la Reue (le) : [le]vieu a la Reue 1508 RDL. — Ancien port fluvial, non localisé avec certitude. Il pourrait (sans aucune garantie) correspondre au plus ancien vadum Reginaldi [→gué Regnault], et au site du pont Bouillon, sur l’Orbiquet (le pont de la rue du Carmel).
Le mot vieu est une variante du normand vey “gué” < latin vadum. Quant à la forme a la Reue, elle rappelle le nom de la famille de la Reue [→manoir La Reue, champ de la Rue], mais pourrait aussi se lire a la Rene et représenter une altération du médiéval vadum Reginaldi.
Noms des RUES et PLACES qui ont été modifiés dans la deuxième moitié du XIX° ou dans les premières années du XX° Siècle – Moidrey Baron de.
Avant la Révolution, il existait dans cette rue un établissement nommé « le Bon Pasteur » pour retirer du monde les personnes du sexe, qui, après avoir mené une vie scandaleuse, revenaient à des sentiments de vertu, et cherchaient à réparer des égarements passagers. On y enfermait aussi les jeunes personnes que leurs parents y faisaient mettre en vertu de lettres de cachet ou autres actes de l’autorité.
Cet établissement fut fondé en 1709 par Mgr Léonor II de Matignon qui fit don d’un bâtiment élevé rue de Livarot et qui dans sa munificence habituelle ajouta quelques somme d’argent, et le 18 mai 1712, il acheta les bâtiments nommés « le Manoir de l’Homme Sauvage » dans lequel cette communauté fut établie.
La maison était composée de 6 sœurs prises parmi celles de l’Hôpital général. En 1789, la supérieure était Melle de Catillon de Saint-Louis.
En 1792, les bâtiments furent convertis en prison, mais la maison d’arrêt ayant été transférée dans une partie du Palais Episcopal, un décret impérial du 15 février 1811 la concéda à Mgr l’Evêque de BaÏeux (Bayeux) pour y établir une école ecclésiastique, qui, en 1816 fut transféré dans l’ancien couvent des Ursulines (rue du Bouteiller) qui servait alors de caserne.
L’ancien couvent du Bon Pasteur concédé à la ville fut démoli et sur son emplacement on établit en 1827, l’abreuvoir que l’on y voit actuellement et qui existait auparavant sur le boulevard Sainte Anne. Mais à cette époque on construisit une voûte qui couvre la rivière dans toute la largeur du boulevard et l’on reconstruisit les latrines qui existent à son extrémité sud.
En 1820, l’administration avait fait couvrir un fossé assez malpropre qui partait presque de l’emplacement de la « Porte d’Orbec » et se rendait à l’abreuvoir. Le canal qui existe aujourd’hui conduit à la rivière les immondices de l’Hospice général.
Dans cette même rue existe un monastère de Carmélites qui y fut établi en 1838.
Notes : cette rue était appelée « Faubourg des Loges ». Elle conduisait au quartier et au Château des Loges, propriété de l’Evêque, vendu comme bien national et détruit. Il était placé entre le chemin de Beuvillers et le chemin de la Bonde.
Archives du Calvados : 1451 « Reprise aux Richard Le Courthois à cause d’une maison assise aux Loges, laquelle fut arsé (brulé) par les français qui faillirent avoir la ville d’emblée. Il n’y demeure que la masure ».
Un autre bien des Loges, en prébende de Fains en laquelle fut semblablement arsé et n’y a que place vide ».
On pouvait faire envahir ce quartier par l’eau de la rivière pour protéger la ville de ce côté ».
Vers le milieu de la rue, l’hôtel du Maure. Souvent d’anciens hôtels portaient ce nom, souvenir sans doute d’un fait historique. Sur la façade de cette construction, il y des motifs d’architecture renaissance.
Auprès de l’Orbiquet, se trouve une importante demeure (au-delà du Pont Bouillon) au n° 33, entre cour et jardin. Elle doit dater du XVIIIe siècle. Elle fut habitée par Mr de la Roche de Pertheville (receveur des gabelles et du grenier à sel de Lisieux) et par sa fille, Mme de Rély, puis vendue à la famille Alfred Fleuriot. Il y a un très beau parc, arrosé en toute sa longueur, par une dérivation de l’Orbiquet.
Il y avait une fontaine placée dans la rue de Livarot au n°33 (maison Fleuriot). Déplacée, elle fut changée par une borne-fontaine en face de la rue Vasseur.
Dominique Fournier. DRL.
Carmel (le) : Religieuses de la Congrégation 1845 PDD, les Carmélites 1869 PVLCa, ~1882 PVLB, Carmélites1896 NPLM, Carmel 1899 AAL, le Carmel ~1910 Cp,1944 PA, 1954 PLRV, Carmel 1955 LPDA 29, le Carmel ~1973 PVLM, Carmel 1995 PVLPA, Carmel Saint Joseph 1997 PTT. — Monastère de Carmélites fondé en 1838 par les sœurs Gosselin, exclusivement voué à la prière et l’oraison; il fut dès l’origine établi rue de Livarot, qui devint la rue du Carmel au 20e siècle.
La branche féminine des Carmélites fut créée au 15e siècle à l’imitation de l’ordre masculin, les religieux de Notre-Dame du Mont-Carmel (dont les membres sont les Carmes), fondé au 12e siècle en Terre Sainte, puis refoulé en Europe par les Arabes au siècle suivant. Le monastère initial avait en effet été bâti sur le Mont-Carmel, promontoire de la côte d’Israël, près de Haïfa.
Moulin Fouloir (maison du) : maison du moulin fouloir ~1770 LSL. — Maison autrefois située rue Pont-Bouillon (haut de la rue du Carmel), ainsi nommé d’après un moulin à fouler la laine qui s’y trouvait.
Bon Pasteur (le) : couvent du Bon Pasteur 1754 HEL, Bon pasteur 1785 PVFL, le Bon-pasteur 1818 PAV. — Couvent fondé en 1709 par Léonor II de Matignon, 54e évêque de Lisieux, destiné à servir de “maison de correction pour les personnes du sexe” [HEL II 278] désireuses de revenir dans le droit chemin après s’être fourvoyées. On y enfermait également, de manière nettement plus autoritaire (entre autres, par lettre de cachet), de jeunes personnes rendues indésirables aux yeux de leur famille. Il est vrai que les moutons (même noirs) n’ont jamais eu tellement le choix face au pasteur.
Le 18 mai 1712, le digne prélat attribua au couvent le local de l’ancien manoir de l’Homme Sauvage, manifestant ainsi un trait d’humour sans doute involontaire. Il était situé faubourg d’Orbec, dans la paroisse Saint-Jacques, en haut de la rue du Pont-Bouillon (plus tard rue de Livarot, puis rue du Carmel), entre le pont sur l’Orbiquet et la Porte d’Orbec. L’établissement, qui dépendait de la prébende des Loges, bénéficiait d’une rente de 500 livres de la part de l’évêque.
En 1790, il fut supprimé, et ses bâtiments transformés en maison d’arrêt (ce qui avait le mérite d’être plus franc). Cette prison fut transférée dans les anciennes écuries du Palais épiscopal (site de l’actuel bâtiment de la Poste) par un décret du 15 février. Les bâtiments de nouveau vacants hébergèrent en 1816 une école religieuse récemment créée, qui émigra bientôt dans l’ancien couvent des Ursulines (il servait alors de garnison). Ils furent démolis peu après.
ENTREPRISES – COMMERCES:
Dominique Fournier. DRL.Bonhomme Normand (auberge du) : Auberge du Bonhomme Normand 1939 AL 357a. — Ancien établissement autrefois sis 36 rue du Carmel; il était tenu en 1939 par une dame Garnier. Le bâtiment fut détruit avec tout le pâté de maison duquel il était solidaire en 1944. La barre d’immeubles construite au même endroit accueillit dans les années 1950-1960 l’hôtel-restaurant du Prieuré[→], aujourd’hui également disparu.
Nom d’auberge lié à la thématique régionaliste, aussi attesté à Honfleur par le Gars Normand (Au Gars Normand av. 1904 Cp), qui veille sur le Vieux Bassin.
Prieuré (le) : le Prieuré 1955 LPDA 89, 1960 LCTP. — Ancien hôtel-restaurant autrefois situé 36 rue du Carmel. Il avait succédé à cet endroit à l’auberge du Bonhomme Normand[→], en activité dans les années 1930, et détruit avec tout le pâté de maison en 1944. Situé face au Carmel (d’où sans doute son nom de Prieuré), il a aujourd’hui disparu de la barre d’immeubles construite au même endroit, qui n’offre plus rien de bien remarquable.
Continental (hôtel) : Hôtel Continental 1939 AL 331a. — Ancien hôtel autrefois situé 20 rue du Carmel. Sis dans le même immeuble que le premier Cinéma Majestic, il était contigu au Palais du Pèlerin, non loin de l’Orbiquet et de l’actuel Abri du Pèlerin. — Nom d’enseigne devenu populaire dans la première moitié du 20e siècle, avec l’essor du tourisme de masse. Il est ici indirectement lié à la fréquentation du lieu par les pèlerins du monde entier.
Homme Sauvage (l’) : l’Homme Sauvage [graphie sans doute normalisée] 1540 CCL, manoir de l’Homme Sauvage 1712 HEL. — Ancienne hôtellerie, tenue par Symon Noe en 1540 [CCL 65]. Au 18e siècle, le bâtiment est localisé faubourg d’Orbec (actuelle rue du Carmel), dans la paroisse Saint-Jacques, en haut de la rue du Pont-Bouillon (actuelle rue du Carmel), entre le pont sur l’Orbiquet et la Porte d’Orbec. Il servit de local au Couvent du Bon-Pasteur au début du 18e siècle; à la Révolution, le couvent fut supprimé (1790), et le bâtiment transformé en maison d’arrêt. L’établissement pénitenciaire fut transféré dans les écureis de l’ancien Palais épiscopal en 1811, et le manoir occupé en 1816 par une école religieuse nouvellement créée. Celle-ci émigra bientôt dans l’ancien couvent des Ursulines, qui servait alors de garnison. Le bâtiment fut démoli peu après.
Nom d’enseigne traditionnel, utilisant le motif de l’homme sauvage [→hôtellerie du Sauvage]. ☞L’homme sauvage (littéralement “homme des bois”; du latin silvaticus, dérivé de silva “bois, forêt”) est un motif héraldique [→] ancien, inspiré de l’Antiquité, représentant un homme musclé, chevelu et barbu, nu ou très succintement vêtu (feuillage, lierre, peau de bête) avec une massue sur l’épaule ou appuyée en terre. Certains de ces attributs sont ceux d’Hercule, dont les représentations traditionnelles ont influencé celles du sauvage. Il fut fréquemment utilisé dans enseignes d’auberges ou de maisons, et ce au moins dès le début du 15e siècle (soit bien avant la découverte de l’Amérique et de ses “sauvages”, qui ne fit que le revivifier). L’homme sauvage était en outre au Moyen Âge un personnage populaire, figurant dans divers spectacles et farces; dans les processions, cavalcades et défilés, son rôle était de frayer la voie à travers la foule grâce à sa massue. Ce personnage est d’ailleurs longtemps resté un type de travesti traditionnel.
On peut en voir deux exemples sculptés sur le manoir Desmares[→] situé dans l’ancien cul-de-sac du Doyenné, où ils servent de tenants à l’écusson de l’évêque-comte Blosset de Carrouges.
Lion (cour du) : Cour du Lion 1785 PVFL. — Anciens bâtiments situés au 18e siècle à l’angle de la rue Pont Bouillon (haut de la rue du Carmel) et du chemin d’Orbec (rue du Docteur Lesigne), approximativement au début de la rue des Champs Rémouleux; mais son orientation était différente.
Nom d’origine incertaine : il représente soit une ancienne enseigne employant le motif héraldique [→] du lion (et donc peut-être identique au précédent), soit un nom de famille Lion, Lelion ou Delion.
Maure (le) : le More 1694, 1696 CCL, le Maure ~1770 LSL, l’Hôtel du Maure 1864 SL, Hôtel du Maure 1901 AAL 170b, 1908 RLI, 1912 AAL 198b, 1921 AL 219a. — Ancienne auberge autrefois située rue du Pont-Bouillon (19 rue de Livarot au début du 20e siècle, 21 et 23 rue de Livarot en 1921; cette adresse correspond aujourd’hui au n° 21 rue du Carmel). Elle était tenue par Jacques Pesnel de 1694 à 1696 [CCL, tableau VIII], le sieur Carreau en 1901, et par E. Mauduit en 1912 et 1921. Une carte postale de cette époque vante l’établissement en ces termes, d’après les vers inspirés mais peu chronologiques de Robert Malerne:
Jadis, sur son fier destrier,
Avant de servir la Patrie,
Passa plus d’un preux chevalier,
Suivons l’exemple des aïeux
Le “Maure” est maison qu’on renomme
Et Mauduit, seigneur de ces lieux,
Nous traite en parfait gentillomme.
C’est une maison à pans de bois datant du 16e siècle, l’un des derniers exemples, jusque dans les années 1970 (où il fut amputé d’une travée) des bâtiments à façade droite, moulurage savant et décor sculpté construits à cette époque, après l’abandon de la technique de l’encorbellement [conséquence de l’édit d’Orléans, promulgué en 1523]. L’hôtellerie du Maure fut établie dans ce bâtiment en 1670. Rachetée par le Carmel avant la Seconde Guerre mondiale, elle est maintenant devenue l’ermitage de Sainte Thérèse [GMH 9, 16 n. 13].
Nom d’enseigne traditionnel, utilisant l’élément héraldique [→] de la tête de Maure (telle qu’elle figure par exemple sur le drapeau de la Corse). Voir également la Tête Noire.
Croix de Roses (À la) : A la Croix de Roses 1964 ACAA 1187. — Ancien snack-bar, autrefois situé 5 rue du Carmel.
Nom d’enseigne lié à l’industrie pérégrino-touristique, inspiré de la mythique et mystique pluie de roses thérésienne.
Bon Accueil (Au) : Bon Accueil 1960 LCTP, Restaurant Bon Accueil 1964 ACAA 1198b, 1982, 2012 PTT, Au Bon Accueil 2012 PlM. — Restaurant d’abord situé 4 rue Vasseur, au coin de la rue du Carmel (plus ou moins à l’emplacement de l’actuelle intersection, seection nord, de la rue du Carmel et rue Monseigneur Germain). Apparu après la Seconde Guerre mondiale, il disparut lors de la restructuration du quartier, et fut reconstruit 29 rue d’Alençon et 56 rue du Carmel, de part et d’autre du nouvel îlot.
Nom traditionnel d’auberge ou de restaurant, conçu pour ne pas trop effaroucher le client avant le coup de fusil final.
Archives ShL:
Photos rues de Lisieux
Fonds: Famille Cottin – Studio Sturler – Mr Duclos – Dons inconnus.
Référence – Localisation R – Rue du Carmel (ancienne rue de Livarot)
Seconde guerre mondiale C13
Classeur rouge; Enveloppe de photos de 1944-1945: Rue du Carmel
Boîte coupures de presse diverses
« Rue du Carmel, (Hotel des Maures) l’hostellerie a disparu mais la façade a été bien restaurée », Ouest-France, 11 février 1976.
FONDS DUVAL Georges 2S. Logements SCI 2S244 Association centrale Lexovienne – Boîte 7 logements et bureaux (rue du Carmel)
Inventaire Coopérative de Reconstruction de Lisieux.
CARTON 31:
Dossiers à l’identique
Ilot 15 – 16 -17 – Devis à l’identique H à V – Vacher 7/9 rue du Carmel
CARTON 33:
Dossiers à l’identique
Ilot 10 Divers
6 Ilot 12
Bayaert à Rocques, lieu sinistré 1/3/5 rue du Carmel – Triqueneaux 15 rue du Carmel – Vacher 7/9 rue du Carmel.
8 Chemise 8 – IRP 14 Devis à l’identique
Chevallier 62/64/66 rue du Carmel
Dupré veuve 40 rue du Carmel – Route de Livarot à Saint-Jacques
CARTON 36
Dossier destruction
ICE rue du Carmel Bat. A
Malfilatre Mme 3 Bd Jeanne d’Arc – 6 rue du Carmel et 4 rien
Tocques 8 rue du Carmel charcutier – 45 rue GuizotICE Bd Jeanne d’Arc Bat. B à l’identique
Thauretin hôtel du Trianon, 5 Bd Jeanne d’Arc et 10 rue du Carmel
CARTON 37
Permis de Construire, ilot annexe Bayert, rue du Carmel, ilot 12
ILOT 50 B – Devis à l’identique
Sté Centrale Lexovienne, devis à l’identique 5 – 60, rue du Carmel c’est le Carmel presqu’en face de la rue du Père Zacharie, et 33 rue du Carmel
Sté Centrale Lexovienne, 42 et 42bis rue du Carmel, ancienne propriété Fleuriot 33 rue du Carmel, plusieurs plans
Maison Saint-Jean, Grande maison 40 42bis, rue du Carmel, en face de la chapelle du Carmel – devis descriptifs
58, rue du Carmel bt. 1/2/3 et divers Plans 58 et 60 rue du Carmel
1 Plan 26, rue du Carmel, dossier destruction avec toiture avec flèche
Sté des Pèlerinages, 9 rue des Champs Rémouleux 1 petite maison
47/49/51/53 rue du Carmel et rue Père Zacharie c’est le Carmel avec description cellules, parloir, infirmerie 49, rue du Carmel, dépendances de la communauté du Carmel c’est en dehors de la clôture suite au bombardements aériens du 7 juin 1944 sinistre partiel
Sté des Pèlerinages, 44 rue du Carmel, atelier et grand magasin puis 46/48 rue du Carmel
Sté des Pèlerinages, 50 rue du Carmel, maison des chapelains et annales
Sté des Pèlerinages, 52/54 rue du Carmel, maison de l’Evêché, chambres et salons des Cardinaux et de Monseigneur l’Evêque
CARTON n°46 :
Société des Pèlerinages 47-49 rue du Carmel
Inventaire des Enveloppes.
Enveloppe n° 1
LISIEUX – CONGRÈS EUCHARISTIQUE – Messe du congrès à la basilique par le cardinal Pacelli – 1937 1
Le légat (cardianl Pacelli), rue du Carmel – 1937 1.
Annuaire 1938:
n° 5 Goffinet, Objets de piété – n° 7 Vacher, art. religieux – n° 11 Saint-Denis, Serrurier et Mme Objets de piété – n° 21 à 25 Ermitage Ste-Thérèse – n° 27 Saintot, Hôtel – n° 33 Maison Saint-Jean – n° 35 à 47 Carmélites – n° 51 Ateliers St-Joseph – n° 57 Diaporama, Musée de Ste-Thérèse .
n° 6 Blanchet, Objets de piété – n° 8 Tocque, Charcutier – n° 10 Goffinet, Objets de piété succ – n° 18 Palais du Pèlerin – n° 20 Cinéma Majectic et Hôtel Continental – n° 28 L’Abri du Pélerin – n° 34 Vacher Objets de piété – n° 36 Auberge du Bonhomme Normand – n° 38 Du Serre, Palais du Rosaire – 40 Lessous, Hôtel de la Roseraie – n° 44 à 48 Office Central de Lisieux – n° 52 Société Immobilière des Pèlerinages de sœur Thérèse – n° 62 Grosso, Vins et liquides – n° 66 Vauthier, Objets de piété.
