MESNIL EUDES Le




NOTES sur MESNIL EUDES Le

Mesnillus Odonis

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, page 349.

CAVANNA Emlie : Spatialisation de la petite élite rurale dans la vallée de la Touques – Xve-XIXe siècles. Mémoire de maîtrise d’Archéologie médiévale. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Juin 2005. Archives SHL Archives SHL. BSHL n°59, décembre 2006. p 45.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1050.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

Voir :
Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXVI p.252-256-321.
Formeville I
Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1874 p.12 n°9.
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 127

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

1452, 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) : ….
 » Le Prieur et le couvent de Sainte-Barbe tiennent dudit évêque un tiers de fieu de chevallier, assis en la paroisse du Mesnil-Eudes, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge, en la chastellerie de Touques.
 » Jehan de Heudreville, escuier tiens ung tiers de fieu de chevallier, assis e, ladite paroisse du Mesnil-Eudes, et que soulloit tenir Guillaume de Courcye.
 » Ledit Jehan de Heudreville tient en ladite paroisse de Mesnil-Eudes ung autre tiers de fieu de chevallier que soulloient tenir Jehan Osmont et la déguerpie Thibault de La Varende « . ….
= Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, I, ccccliij.p. cccclv

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
Faite en 1540…
Beuvillers
126.- Thomas Osmond, Sr du dit lieu p. 51. de Beufvilliers, et Jean, Sr de Malicorne et de Marolle, son frère, ont baillé leur généalogie, justifiée par plusieurs lettres, chartes et écritures ; la 1re desquelles, du 15 décembre 1390 est sur le nom de Jean Osmond, leur trisayeul, seigneur de la Roque, du Mesnil-Eudes, du Castellier, Creuly, Ofey, marié à damoiselle Jeanne, soeur de Mre Marin de Bouquetot, cher, Sr du Breuil, duquel ils ont dit fournir leur descente « , cité par
= LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1598, 8 juillet – Saint-Germain-de-Livet
Aveu rendu à noble homme Robert de Tournebu, seigneur de Saint-Germain de Livet, Pont-Monvoisin et Mesnil-Eudes, par Jean d’Auquainville pour l’aînesse de la Quesnelière en la sieurie de Livet. Copie de 1618.
= Arch. SHL. Ms. Fonds ancien FC 242.

1614, 28 juin – Saint-Siméon
Jacob de la Brière, sieur du lieu, demeurant en la paroisse Saint-Siméon, tient et clame quitte noble dame Anné Hédiart, dame de la Rocque, héritière de feu dame Marguerite de Valloys sa tante, stipulée par Robert de la Rocque, écuyer, sieur de Saint-Germain, demeurant aud. lieu, vicomté d’Evreux, de la somme de 85 livres tournois, restant sur une obligation de 900 livres souscrite par ladite damle devant les tabellions de Courtonne-la-Ville le 14 août 1595.
Passé en la maison et hôtellerie où pend pour enseigne la Licorne, en présence de Jacques Gastine, sergent royal en la vicomté d’Orbec, et Robert Dubois, du Mesnil-Eudes.
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Papier, 2 ff.

1634, 7 septembre
Reconnaissance par M. de Tournebu, seigneur de Bouges, de quarante et une livres quatre sols qu’il doit à la Charité du mesnil-Eudes, pour débit du compte de sa charge d’échevin de cette Charité.
= Arch. SHL EE 211, 1 p. papier

1639-1651 – Le Mesnil-Eudes
Registre des lectures de lettres pour la paroisse du Mesnilleude commencant en l’an 1639, par moi soussigné Christophe Hardouin, pour lors vicaire en ladicte paroisse. Registre des certificats faits en la paroisse…
= AD 14. G G 529

1655, 7 juillet – Mesnil-Eudes
Aveu rendu par François Goubey, bourgeois de Lisieux, à Mre François de Tournebu, sieur et patron de Mesnil-Eudes pour l’aînesse Chambrelain.
= Arch. SHL. 11 FA – 34. 1 p. parch.

1667 : 24 septembre.
Archives SHL : 1F313 : 24 septembre 1667 : contrat de mariage entre Robert ¬Fougey de Mesnil Eudes et Françoise Maurey de Lisieux.

1672, 25 mai – Mesnil-Eudes.
Aveu rendu par Guillaume Montfort aux nobles enfants mineurs de feu François de Tournebu, sgr. du Mesnil-Eudes, La Pommeraye, et autres seigneuries, à cause d’une portion de terre à prendre dans ma cour nommée le « Clos Jouard », contenant acre et demy, moyennant à la Saint Michel six sous et à Noël un chapon un denier.
= Arch. SHL. 11 FA – 34 1 p. parch.

1672
Compte des frais de procédure pour la charité du Mesnil-Eudes rendus par Pierre Campion.
= Arch. SHL EE 210.2, 1 p. papier

1722.
1F597 : 1722-1724 : Bernard Deauger de Lisieux St Jacques :
– contrat d’acquêt de 3 pièces de terre à Mesnil Eudes.
– Clameur lignagère (le vendeur use de son droit de remère ou¬ réméré)

1735. archives SHL 1F795 :
1735 à 1765 : Sieurie de Mesnil Eudes; Mme de Tournebu,¬ reçus de rente.

1758
1F622 – après 1630 : succession de Pierre Feullet : Le Breuil en Auge.
– 1758 : François Dubois vend à Daubichon marchand à Lisieux 2¬ pièces de terre situées à Mesnil-Eudes.

1802. – archives SHL. 1F812 : 1802 : Mesnil Eudes : Conservation d’hypothèques.

– Mesnil Eudes a été fondé par Odon Stigand chef de la Maison de Tancarville, le seigneur de de l’Honneur d’Ecajeul et de Mézidon, le constructeur de Ste Barbe.
– Description de l’église ; deux feuillets de la Statistique Monumentale
– Insinuations
– Description de la Croix du cimetière donnée par la Charité en l’an 1654 et replacée le 22 juillet 1808..
– On trouve dans les rôles de l’Echiquier de Normandie de l’année 1195 :
Bernardus de Mesnillo Odonis (Est-ce Mesnil-Eudes ou Mézidon ?)
– En 1463 Montfaut trouve au Mesnil-Eudes Jean de Heudreville (p.25)
– Plus tard la famille de Tournebu la joint à ses nombreux domaines
La généalogie des Tournebu : d’autres documents mentionnent encore le Mesnil-Eudes ou des familles résidant au Mesnil-Eudes (Voir Mémoires des Antiquaires de Normandie 1863 p.173)
– Il a existé une maladrerie au Mesnil-Eudes car on trouve aux archives de l’Hospice une obligation du 15 juin 1577 pour 9 livres 12 sols de rente envers le trésor de l’église de Mesnil-Eudes par suite de l’adjudication des pommes et autres fruitages du cimetière et maladrerie d’icelle paroisse du Mesnil-Eudes en date du 15 août 1574.
– Recherche de 1666
Marc Gouhier seigneur des Bois ancien noble.

En 1463 Montfaut trouve au Mesnil-Eudes Jean de Heudreville (p.25)

Plus tard la famille de Tournebu la joint à ses nombreux domaines
La généalogie des Tournebu : d’autres documents mentionnent encore le Mesnil-Eudes ou des familles résidant au Mesnil-Eudes (Voir Mémoires des Antiquaires de Normandie 1863 p.173)

Il a existé une maladrerie au Mesnil-Eudes car on trouve aux archives de l’Hospice une obligation du 15 juin 1577 pour 9 livres 12 sols de rente envers le trésor de l’église de Mesnil-Eudes par suite de l’adjudication des pommes et autres fruitages du cimetière et maladrerie d’icelle paroisse du Mesnil-Eudes en date du 15 août 1574.

Recherche de 1666
Marc Gouhier seigneur des Bois ancien noble.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Charles Vasseur

Le Mesnil-Eudes, Mesnillus Odonis.

Situé au fond d’un vallon sauvage et boisé, le Mesnil-Eudes a été fondé par Odon Stigand, le chef de la maison de Tancarville, le seigneur de L’Honneur, d’Écajeul et de Mézidon, le constructeur de Ste-Barbe, qui lui a laissé son nom. On y compte 294 habitants; -au XVIIIe siècle, il y avait 3 feux privilégiés et 59 feux taillables, c’est-à-dire 310 habitants environ. On voit que la population n’a jamais été considérable, bien que par sa superficie cette commune doive être classée parmi les grandes paroisses de ce canton.
Elle était comprise dans l’élection de Pont-l’Évêque, sergenterie de St-Julien-le-Faucon, et pour le spirituel, dans
le doyenné de Livarot.
L’église, sous l’invocation de Notre-Dame, offre un certain intérêt. Elle est du petit nombre de celles qui n’ont subi que peu de mutilations, dans ce canton, où les curés sont coupables de nombreux faits de ce genre. Elle remonte jusqu’à
l’époque romane. La partie conservée de cette construction primitive est le mur septentrional du choeur, ou l’on voit
encore le cintre d’une porte bouchée. Les autres murs, dans leur ensemble, paraissent seulement du XVII, siècle. Les
contreforts qui les buttent, les fenêtres, soit ogivales, soit cintrées, à moulures prismatiques, qui y sont pratiquées, accusent bien cette époque. La porte est précédée d’un porche en charpente.

Le clocher date aussi du XVI, siècle ; il est en charpente revêtu d’ardoise, avec quatre petites lucarnes posées sur les angles.
L’intérieur offre une foule d’objets sur lesquels doit se porter l’attention. En entrant, un vieux banc à panneaux flamboyants, du règne de Louis XII; deux bancs à balustres tournées, du commencement du XVIII siècle, frappent d’abord les regards.
La voûte de la nef, parfaite de forme et construite avec des matériaux choisis, est maintenue par quatre fermes complètes bien équarries. Des festons sont gravés en noir sur ses douvelles de merrain. L’oeil se porte ensuite sur l’arc triomphal roman, bien caractérisé, qu’accompagnent deux petits autels, du règne de Louis XIV, formant avec le
maître-autel un tout complet et harmonieux. Le maître-autel est vraiment curieux et remarquable. Ses quatre colonnes
torses sont évidées à jour au tiers inférieur et au tiers supérieur ; le centre seul est resté plein. Les pampres de
vigne qui entourent ces colonnes servent de refuge à mille oiseaux qui s’y jouent ou becquettent les grappes. Des pentes de fruits remplissent le nu des piédestaux. Dans les niches sont deux statues : la Vierge et saint Sébastien. Au centre est un tableau. Le tabernacle, en forme de pavillon semi-hexagonal, a un groupe de trois colonnettes à chacun de
ses angles. Ces autels, encore nombreux dans le Pays-d’Auge, sont généralement dus à des artistes de talent ; mais ils sont passés de mode: leur ampleur offusque nos idées étroites, et on les jette bas partout. Une publication, qui en reproduirait les principales variétés avec leur polychromie, serait certainement très-recherchée par les artistes et par l’étranger. Six candélabres en bois, peints et dorés, complétaient généralement ces autels. Au Mesnil-Eudes, il en reste deux qui méritent aussi l’attention.
La voûte du choeur est couverte de rinceaux de couleurs variées, jetés sur les douvettes, dont la composition est fort
curieuse. Malheureusement on a coupé l’entrait central, qui maintenait l’équilibre de la construction, de sorte
que les murs latéraux poussent au vide et que le chevet est lézardé. Mais ce sera une occasion de rebâtir l’église dans un genre plus moderne. Cette mutilation des charpentes est fort à la mode dans le canton, et son effet immédiat est toujours le même.

Voici l’inscription de la cloche : elle me paraît se composer d’une inscription plus ancienne qu’on a reproduite lors de la refonte, et d’une ligne de hiéroglyphes, dont j’avoue ne pas avoir la clef.
A. M. D. G. J’AI ETE NOMMÉE MARIE PAR Mr GUI DUVAL DE
BONNEVAL ANCIEN PRÉSIDENT A MORTIER DU PARLEMENT DE NORMANDIE
ET Mme MARIE PIERRE DE TOURNEBU DAME DU MESNIL-EUDES, DE LIVET,
St HYPOLITE ETC , ET BENITE PAR MR BARDOU CURE DU MESNIL-EUDES LAN
1845. LE TERRIER O DL. L. BI. LG BBB. SEDVMLFG LFGL SVMAM.
LOUIS SAUDEBREUIL TRÉSORIER.
F. BAILLY FILS AINE FONDEUR A BERNAY.
L’if du cimetière a environ 8 pieds 1 /2 de circonférence.
La croix date du règne de Louis XIV. Le fût est une colonne d’ordre composite assez bien proportionnée ; sur la base, on lit les dix commandements de Dieu, qui occupent deux des faces. Sur les deux autres sont les inscriptions suivantes:
CETTE CROIX A ESTÉ
DONNEE PAR LA CHA
RITÉ DE CEANS LAN
1654.
ECCE CRVCEM DNI
IN QVA SALVS MVNDI
PEPENDIT , IN QVA
CHRISTVS TRIVMPHAVIT
ET MORS MORTEM SVPE
RAVIT IN AETERNVM –
ADVIS AU MONDAIN,
JESUS CRHIST TA MONSTRÉ
LE CHEMIN DE LA CROIX
LE MONDE TE RETIENT EN CELUY
DES DELICES

Cette croix a été replacée le 22 juillet 1808. Proes. T.
J. Bertaume.
Le patronage de l’église du Mesnil-Eudes paraît avoir été alternatif entre le chapitre de Lisieux et le seigneur du lieu.
On trouve dans les rôles de l’Échiquier, à la date de 1195, Bernardus de Mesnillo-Odonis.
Au XIVe siècle, Jean de Courcy était seigneur du Mesnil-Eudes. En 1463, Montfaut enregistre Jean de Heudreville,
sur la paroisse du Mesnil-Eudes.
Plus tard, la famille de Tournebu joignit ce fief à ses nombreux domaines, et le conserva jusqu’au commencement de ce siècle.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.

Election de Pont-l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon. 3 feux privilégiés et 59 feux taillables.

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
14e Johannes de Courceyo
16e Capitulum lexoviense
18e le Seigneur

Curé:
Goubert 1763-1787

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