LISORES




NOTES sur LISORES

de Lisorius – Luisorez – Lisors

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, page 654.

CYPRIEN Phlippe : Joseph Laniel de la gloire à l’oubli. (famille Laniel) Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°12, décembre 2004.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1103.

LEROYER P., Notice sur la commune de Lisores, Ms. 1886, 33 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9431

Lisores, Manoir de Lisores, PGMPA, p. 164

Voir :
Lisores en 1789
Hippeau Gouvernement de Normandie VII p.463 à 467
Exposition de Falaise 1864 p.12 n°207

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Lisores, ecclesia de Lisoriis.
La commune de Lisores est située à la limite méridionale du diocèse de Bayeux.
L’église, placée sous l’invocation de saint Vigor, s’élève d’une manière pittoresque sur un coteau et domine un joli
vallon, lequel va se perdre dans la vallée de la Vie, à Ste- Foy-de-Montgommery.
La nef, sans contreforts, remonte à la période romane.
Le mur septentrional, construit en grossier cailloutis, affecte la disposition en feuilles de fougère. Trois fenêtres, l’une à moulures prismatiques, autrefois partagée en deux baies par un meneau vertical (fin du XVe ou XVIe siècle) ; les deux autres, modernes, éclairent la nef de ce côté.
On remarque surtout deux petites fenêtres cintrées, en forme de meurtrières, qui datent de l’époque romane. Il y en avait probablement une troisième qui aura été bouchée.
La porte latérale, à plein-cintre, aujourd’hui bouchée, date du même temps.
Le mur méridional de la nef est entièrement recrépi. Il est percé de trois fenêtres : l’une flamboyante, à deux baies séparées par un meneau prismatique; les deux autres cintrées, modernes.
La porte occidentale, de forme ogivale, a été pratiquée au XVIe siècle ou à la fin du XVe. Le trumeau a été détruit, ainsi que l’atteste la baie actuelle, d’une largeur inusitée.
Des panneaux plissés forment les vantaux. Le mur, précédé d’un porche en bois du même temps, est soutenu par deux contreforts saillants.
Un clocher carré en charpente, muni de cinq évents, surmonte le portail. Il remplacerait un clocher plus ancien, lequel, d’après la tradition locale, aurait été démoli au XVIe siècle. Deux cloches sont placées dans ce clocher. La plus grosse, fondue en 1843, ne présente aucun intérêt. Son diamètre est de 1 mètre 6 centimètres. La plus petite, dont
nous donnons l’inscription, a pour diamètre 94 centimètres :
L’AN 12 IAY ÉTÉ BÉNIE PAR M. NICOLAS IACQUBS FRANÇOIS BOUTEILLER
DESERVANT DE LA secursale DE LISORES ET NOMMÉE MARIE PAR Mr IACQUES
FAMILE DESHAYES ET MARIE FRANÇOISE AGLAÉ DESRAYES, NOËL IOUANNE
MAIRE, ALEXANDRE DE LA PLESSE ADIOINT, ANTOINE BLOT TRÉSORIER EN
CHARGE PIERRE CAMUS ET FRANÇOIS FONTAINE MARGUILLIERS ET Mr PIERRE
NICOLAS DUBOS PRÊTRE.
LAVILLETTE DE LISIEUX M’A FAITE EN 1806.

Le choeur se termine par un chevet droit. Les deux contreforts que l’on voit, l’un à l’orient et l’autre au midi, ont été élevés au XVIe siècle.
Une petite chapelle mortuaire, moderne dans le style gothique fleuri, s’élève derrière le chevet, L’autel, formé de panneaux flamboyants artistement sculptés, présente la riche ornementation de la fin du XVe siècle. Il est surmonté d’une statue de Vierge immaculée, dont la tête est ornée d’une couronne de roses.
On remarque à l’intérieur de l’église le retable du maître autel, orné d’un tableau (style Louis XV ) représentant la Résurrection de Notre-Seigneur. De chaque côté se voient les patrons de l’église: saint Vigor (1er patron) et saint Maoeer. Cette toile a été retouchée par un pinceau inhabile.
Le tabernacle est dans le même style. Un dais à lambrequins surmonté l’autel (V. les notes de M. Pannier).
De chaque côté du tabernacle sont placées deux jolies girandoles en cuivre portant les initiales entrelacées L S. Ces girandoles, données par une dame, proviennent probablement d’un salon.
Deux jolis autels latéraux en pierre (style Louis XIV) attirent également les regards. Ces autels sont décorés de deux colonnes a chapiteaux godronnés, supportant un entablement dorique. Le cadre est garni de feuilles de chêne. L’entablement est surmonté d’une niche.
Sur l’arc triomphal se détache un Christ qui paraît ancien.
Il est couvert d’un petit jupon qui descend presque jusqu’aux genoux.
De chaque côté du Christ on lit :
PAVETE AD SANCTUARIUM MEUM.
Lévit. cap. 26

Deux bénitiers (style Louis XV), pédiculés en forme de poire renversée, sont placés au bas de la nef.
La voûte de la nef était en merrain avec entraits et poinçons. Celle du choeur, aujourd’hui couverte d’un enduit, était probablement semblable.
On remarque, dans la sacristie, une petite piscine en accolade (V. les notes de M. Pannier).

Manoir de Lisores.
– L’ancien manoir, converti en presbytère, se compose d’un rez-de-chaussée en bois avec tuiles entre les colombages, surmonté d’un étage en encorbellement.
Les poutres extérieures sont décorées de moulures et terminées par des rageurs. Une grande tour en pierre, qui renfermait l’escalier, s’élevait au centre du bâtiment, à l’opposé de la façade principale. Cette tour, percée de longues meurtrières, terminée par un orifice circulaire, est surmontée d’un toit pyramidal couvert en essente.
La façade principale est surmontée d’une grande lucarne qui avait pour amortissement, un épi en faïence verte, dont on voit encore des fragments au-dessus d’une tonnelle placée dans le jardin du presbytère.
A l’intérieur, les poutres sont sculptées et peintes. Des pavés émaillés attirent les regards. La grande salle mesure
24 pieds sur tous sens. L’une des chambres offre des poutres avec rageurs et des rinceaux.
Lisores est une des localités du canton de Livarot les plus anciennement mentionnées, puisque, dès la première moitié
du XIe siècle, nous trouvons que la moitié de la seigneurie, avec les biens et droits qui en dépendaient, fut donnée à

-l’abbaye de Montivilliers : c’est en vertu de cette donation que, jusqu’à l’époque de la Révolution, les abbesses de Montivilliers: ont possédé des droits seigneuriaux sur une partie de la paroisse de Lisores.

Il s’y trouvait, en outre, deux fiefs nobles, ou portions de fief portant l’un et l’autre, le nom de Lisores, et situés l’un en la vicomté d’Orbec, et l’autre en celle d’Argentan; mais, dans les mentions qui en. sont faites, il n’est pas toujours aisé de les distinguer. Le pouillé du diocèse de Lisieux, au XIVe siècle, mentionne Gervais Bordel comme seigneur et patron de Lisores. En 1433, Guillemin Regnault possédait le fief de Lisores, de même que ceux de la Motte et de Vaudeloges, et ce même fief, était encore, en 1549, a Jean Regnault, arrière-petit-fils du précédent ; en 1595 : Guillaume Le Sueur était seigneur de Lisores, au droit d’Élisabeth Le Chevalier, sa femme; mais celle-ci: paraît être morte sans postérité, car le fief de Lisores fut porté dans la famille de Marescot par Gillette Le Chevalier, soeur,
mariée à Pierre de Marescot. Le dernier seigneur de Lisore, cinquième descendant de celui-ci, fut Nicolas-François de Marescot, sieur de Lisores et de l’Hôtellerie-Farou, procureur-général à la Chambre des comptes de Normandie avant la Révolution.
L’autre fief de Lisores appartint longtemps à l’ancienne famille de ce nom. Jean de Lisores en était encore seigneur
en 1446 ; mais, peu après, cette terre était passée à, une autre famille. Les Lisores n’étaient pourtant pas, éteints, mais bien déchus de leur ancienne fortune. En 1666, Claude Lisores fut encore déclaré d’ancienne noblesse par M.de Marie, en la paroisse de Bocquencey ; néanmoins , cette famille a été complètement omise dans les Armoriaux de la
province. Des Lisores, le fief qu’ils avaient possédé passa à Thomas de La Reue sieur de Lisores et de Norolles, lieutenant-général du bailli d’Évreux, dans la seconde moitié du XVe siècle. En 1495 et 1567, le fief de Lisores, vicomte d’Orbec, appartenait à la famille Le Jumel de Lisores, une des, plus marquantes du Parlement de Rouen. Un fief du même nom fut possédé par Eustache Duroy, qui obtint en 1612 des lettres de noblesse. Dans la seconde moitié du
XVIIe siècle, une branche de la famille de Corday était au nombre des seigneurs de Lisores ; plusieurs autres se succédèrent dans la propriété de cette terre. En 1666 Maurice Gaultier, frère du seigneur de St-Basile, était qualifié sieur de Lisores.
Sur le territoire de cette commune se trouvaient encore plusieurs manoirs, dont aucun n’a laissé de restes intéressants.
Celui du Plessis était possédé, vers 1700, par Jean-Baptiste de Marescot, frère du seigneur de Lisores. Lors de la Recherche de 1666, Eustache Bonnet, sieur des Bourdonnières, Jean Le Normand, sieur de La Garenne, et Gratien Pépin, sieur de Berville-Çampigny, firent preuve de noblesse ancienne en paroisse de Lisores (V. les notes de M. le vicomte Louis de Neuville).

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– 1035 – Vasouy, Lisores
Robert le magnifique restaure le monastère de Montivilliers, jadis concédé à St Philibert par le duc Warato (maire du Palais après Ebroïn vers 680 ou 683-686 environ) restaure les biens enlevés et confirme les donations faites par lui ou son père.
« … inprimis eamdem…. Hee igitur sunt aliae eclesia (…) ecclesia de Washuic (…) medietatem villae quae vocatur Luxorial….
= FAUROUX M. 1961, n°90 p. 234.

Autre version falsifiée de la charte précédente. Interpolations entre parenthèses:… La Haye du Theil, la moitié de domaine de Lisores, les terres d’Ansgot (le Mesnil Galchiae de Conteville, l’église de Vasouy et l’église d’Equemauville)….

« … La haya de Teilled medietatem terrae de Luisourez cum medietate ecclsiae necnon et molendini sylvaeque et prata, terras cujusdam Ansgoti (le Maisnil Galchiae de Comitevilla et ecclesiam de Guasvic et ecclesiam de Stabelvilla…
= FAUROUX M. 1961, 90 bis, p.237

– 1623 – Barneville-la-Bertrand
Transport par Hiéronime Le Jumel, écuyer, seigneur des terres et seigneuries de Lisores et Equemauville, à Etienne Le Lou, sieur de La Garde, bourgeois de Honfleur, de rente en quoi Jacques de Varin, écuyer, sieur de saint-Quentin,s’était obligé en 1616 vers feu Madeleine Eude, veuve de Pierre Le Jumel, président au Parlement de Normandie, seigneur de Lisores, Equemauville, Barneville-la-Bertrand et Pennedepie.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1830.- H. 112

Relevé détaillé des insinuations

De d’Hozier
Maurice de Gontier (ou Gautier) écuyer, seigneur de Lisores : de gueules à la croix ancrée d’argent liée et frettée de sinople (20 – 403)
Pierre de Marescot seigneur et patron de la paroisse de Lisores : fascé de gueules et d’argent de six pièces, à un léopard …d’or lampassé et armé de gueules brochant sur le tout (26 – 418)

Recherche des Nobles de l’élection de Lisieux 1540
Jean Regnault, seigneur dudit lieu de Lisores a baillé sa généalogie commençante à Jean Regnault, seigneur de St Ouen le Hoult, vivant en 1341. Il justifiait sa descente depuis Guillaume Renault, son bisaïeul, qui vivait en 1433 et était propriétaire des terres et sieuries audit lieu de Lisores, La Motte, et le Val des Lognes.

Recherches des élus de 1524 (MSS folio 131 V)
La paroisse de Lisores :
Guillaume Regnault, seigneur en partie du bien, excusé à cause de sa minorité
Damoiselle Jeanne de Lisorts était en 1430 épouse de Jean de Cintray, seigneur de Bellouet et de Friardel, d’où quatre fils (La Roque Histoire de la Maison d’Harcourt) (Recherche des élus de 1540 art ; Bellouet)

Montres du bailliage d’Evreux en 1469
Maistre Jacques le Corp, écuyer, seigneur de Lisores, se présenta audit habillement de vougier, décemment habillé monté et armé.

Thomas de la Rene, écuyer, seigneur de Lisores et de Noroles épousa vers 1470 Guillemette Guedon, dame de St Martin du Manoir. Ils eurent quatre fils et une fille Marguerite, mariée par contrat du 3 décembre 1530 à Pierre Regnault, écuyer (La Chesnaye tome XII p.71)
Barneville étant aussi dans leurs terres il est probable qu’il s’agit de Lisores à Equemauville.

Lettres d’ennoblissement d’Eustache le Roy, sieur de Lisores demeurant à Lisores, vicomté d’Argentant données en septembre 1612, vérifiées le 5 novembre 1613 et confirmées le 5 juillet 1624. (Lebeurier Etat des anoblis de Normandie p.79 n°534)
Recherche de 1666
Eustache Bonnet, seigneur de Bourdonnières
Jean le Normand, seigneur de la Guarenne
Pierre Marescot, seigneur de Lisores, fourrier ordinaire de la défunte Reine-mère.
Gratien Pépin, seigneur de Berville, Campigny, ancien noble.

Charles Yves de Vaumesle, seigneur d’Esneval, né le 29 mai 1662 marié le 10 février 1680 à Marie Deshayes de Chiffretot, morte le 1er janvier 1682. Il épousa en secondes noces le 4 octobre 1695 Jeanne Gontier, morte le 16 juin 1696 qui était héritière de Maurice, seigneur de St Basile et de Lisores et de Philippine Viel. Il prit en troisièmes noces Mademoiselle de la Pipardière et mourut le 26 janvier 1706
Les deux premières femmes ne lui donnèrent que des filles
De la troisième il eut trois fils.
César Charles Yves, seigneur d’Erneval, de Lisores, La Fontaine, Paperotte, Neuville les Champsgraunes, né le 26 mai 1701, mort le 1er août 1767, sans enfant de Anne, Madeleine de Grieu de Paperotte, qu’il avait épousée le 22 mars 1734.
Jean, Charles, Marc-Antoine, le second, fut après son aîné, seigneur de Lisores, La Miltière, Couvey-la-Blanchère, né le 28 septembre 1709, il mourut au château de la Gosselinière le 9 novembre 1769. Il avait épousé le 6 mai 1730 Jacqueline Marguerite de Malherbe morte à 43 ans le 24 octobre 1762, d’où deux fils.
L’aîné Jean-François, né le 8 mars 1734, fut seigneur de Lisores, Marié le 30 mars 1762 à Perrine, Charlotte, Marguerite Morel d’Aché, d’où Pierre né le 26 octobre 1768 et Marie Perrine Sophie, née le 3 mars 1764.(Waroquier)

Plusieurs noms de lieu sont à retenir; La Motte, La Fortinière , La Cour de la Bataille, Le Quartier aux Anglais (6).
(6) Carte E. M., Bernay, N.-O. – Le Royer, Monogr; de Lisores, 1885 188G, mss Archiv. du Calv.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.

Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 186 feux

Sous l’invocation de St Vigor

Patronage:
14e Gervasius Bordel
16e Dominus loci
18e ….

Curé:
Gueroult 1755 – 1787

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