BELLOUET



NOTES sur BELLOUET

Archives Calvados:
Bellouet (Calvados ; jusqu’en 1833)
Histoire administrative : Bellouet est rattachée à la commune de Bellou par l’ordonnance du 14 avril 1833.

Dictionnaire topographique du département du Calvados C. HIPPEAU

St Petrus de Berlouet – de Belloueto
Réunie en 1832 à BELLOU
La commune de Bellou a été agrandie par la réunion de la commune voisine de Bellouet, par ordonnance du 14 avril (A.CAUMONT).
1836.
BELLOUET, réuni à la commune de Bellou.
Berloet, v. 1250 (magni rotuli,p. 174).
Berlouet, 1287 (ch. citée dans le pouillé de Lisieux, p. 56, note 1).
Bellouelum, XVI°-siècle (pouillé de Lisieux, p. 56).°
Par. de Saint-Pierre,
patr. Eévéque de Lisieux.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Livarot.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. d’Orbec.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
Ferrières
Delisle – Echiquier p.114 n° 470
Formeville I et II p.91 – 213
Hippeau Gouvernement de Normandie tome VIII p.197 à 201

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Cette ancienne paroisse s’est d’abord nommée Berlouet.
Le patronage appartenait à l’évêque de Lisieux. Après la réunion de Bellouet à la commune de Bellou, son église a été complètement rasée, malgré la résistance des habitants qui ne put être vaincue que par la force publique.
Sous le règne de Philippe-Auguste, Hugues Paynel était seigneur de Bellouet. Cette terre paraît avoir été possédée depuis par la famille d’Astin, puis par celle de Lisores. Jeanne de Lisores épousa Jean de Cintray, seigneur de Bellouet et de Friardel, en 1431. En 1569, la seigneurie de Bellouet appartenait encore à la famille de Cintray ; mais elle fut portée peu après dans une branche de la famille de Bonnechose, par le mariage de Charles de Bonnechose avec Marie de Cintray, dame de Bellouet. Son arrière-petit-fils, Claude de Bonnechose, sieur de Bellouet, épousa, en 1697, Marie de Lyée de Tonancourt, dont il eut un fils, Étienne-Louis de Bonnechose, sieur de Bellouet, mort sans postérité, et une fille mariée à Jean Lambert, sieur de Janville. De ce mariage, naquit Charles Lambert, sieur de Bellouet, conseiller au Parlement de Normandie, et Charlotte-Jeanne Lambert de Janville, mariée à Pierre Labbey de La Roque, sieur de la Boissière et d’Écajeul, dont une des filles, Marie-Charlotte Labbey de La Roque épousa Auguste de Lyée de Belleau. La terre de Bellouet, récemment possédée par M. de Lyée de Belleau, a été laissée par lui à Mme de Fontenay, sa fille. Elle vient d’être vendue. Le manoir de Bellouet, d’ailleurs peu ancien, n’offre rien qui mérite l’attention.

Manoir de Cintray.
— Il n’en est pas de même d’un charmant petit manoir datant du XVe siècle ou des premières années du XVIe, et connu sous le nom de manoir de Cintray. Ce fut, sans doute, la résidence de quelques-uns des seigneurs de Bellouet, du nom de Cintray; puis, après l’extinction de la, branche aînée de cette famille, le siège d’une branche cadette qui y subsistait encore au commencement du siècle dernier. Charles de Cintray, sieur du Mont, fit preuve d’ancienne noblesse à Bellouet, en 1666.
Le manoir de Cintray, situe sur la pente et presque au fond d’un étroit vallon, est, malgré l’extrême exiguïté de ses proportions , remarquable par l’élégance et la recherche de son ornementation. Il est construit en bois, complètement sculpté avec un goût exquis. De gracieux rinceaux se profilent le long de toutes les pièces de charpente; des fleurs et des feuillages couvrent l’encorbellement des sablières; de nombreux écussons décorent les poteaux : les volets des fenêtres ont été chargés de sculptures, aussi profondément fouillées que celles des plus beaux bahuts de cette époque.
Malheureusement ce bijou de l’art ogival flamboyant a beaucoup souffert des injures du temps , et la main de l’homme s’y est jointe à l’époque de la Révolution en faisant disparaître, par un grattage systématique, les armoiries de ses nombreux écussons. Tel qu’il est, le manoir de Cintray reste un des édifices les plus curieux de la contrée, et mérite, de la part des archéologues, un examen approfondi.

A Bellouet se trouvait aussi le fief de la Houssaye, qui devint, à la fin du XVe siècle, la propriété de la famille de Boctey, par le mariage de Jean Le Boctey avec Guillemette Berthelot, dame de la Houssaye. Cette terre appartenait encore à la même famille dans le cours du XVIIe siècle.

2 – Pièces Justificatives:

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux

350. — Le 16 oct, 1696, Me Michel Vinet, pbrë, curé de Bellouet, reconnaît un titre de rente annuelle de 250 livres, par lui consentie en faveur de Me Martin Lecoq, ancien curé de lad, parr, Ia reconnaissane de cette rente était rendue nécessaire par la mention qui en était faite dans un contrat passé entra led. Sr. Lecoq et Me. Louis Lecoq, pbrë, actuellement curé du Mesnil-Bascley,

428. — Le 8 oct, 1707, Me Guillaume Buisson, pbre, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de St-Pierre de Bellouet, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me Michel Vinet, pbrë, dernier titulaire.
Le 20 mars 1708, le seig. évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 29 mars 1708, led. Sr. Buisson prend possession de la cure de Bellouet, en présence de Me. Ollivier Lelasseur, pbrë, curé des Loges et doyen rural de Livarot; Me. Gabriel Le Michel, pbrë, curé de Bellou ;
Me. Nicolas Réaultey, pbrë, vicaire des Loges, et plusieurs autres témoins,

BELLOUET (Saint-Pierre)
Curés.— M, Lecoq — M. Vinet — G. Buisson.
Prêtre de la paroisse. — F. Buisson.
Clerc— Jacques de Bonnechose.
Patron, — L’évêque de Lisieux.

151. — Le 20 mars 1709, Guillaume Cordier, fils de Jacques et d’Anne Bédouin, de la parr, de Bellouet, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

310. — Le 16 janvier 1710, Jacques Lecordier, marchand, demeurant en la parr, de Bellouet, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Guillaume Cordier, acolyte, afin qu’il puisse
parvenir aux ordres sacrés. Fait en présence de Me Nicolas Bellière, pbrë, vicaire de N.-D.-de-Courson, et de Me Noël Poitier, chirurgien, demeurant à Livarot.

232. — Le 5 mai 1717, la nomination à lacurade Bellouet appartenant au seig. évêque de Lx, celui-ci nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me. Guillaume Buisson, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Jean-Baptiste Chastan, pbrë du diocèse d’Apt.

310. — Le 23 sept. 1717, Me. Jean-Baptiste Chastan, pbrë du diocèse d’Apt, vicaire de N.-D. d’Estrées. diocèse de Lx, pourvu de la cure de Bellouet, vacante par la mort Me. Guillaume Buisson, pbrë, dernier iitulaîre, prend possession dud. bénéfice, en présence de Me. Jules de Liée de Tonnencourt, chanoine de la Cathédrale de Lx ; Me. Pierre Mourier, pbrë, desservant la parr, de Bellouet : Me. Pierre Lebelhomme, pbrë, curé d’Estrées ; Me. Pierre Hébert, avocat, demeurant à Lx, pair. St-Jacques : Me. François Nicolas, clerc tonsuré ; Me. .Michel Ricquïer, aussi clerc tonsuré, demeurant à Lx, et autres témoins habitant la pair, de Bellouet.

BELLOUET
Curés. — G. Buisson — J.-B. Chastan
Vicaire. — De la Chapelle.
Prêtre desservant.— P. Mourier.
Clercs. — G. Cordier — L. Meslin — J.-B. Pépin.
Patron. — L’évêque de Lx.
Seigneuret notable. — G. de Bonnechose de Bellouet, — J. Buisson des Acres.

Prêtre de la paroisse. — G. Cordier

58. — Le 2 octobre 1748, Me Pierre Cordier, acolyte, demeurant à Bellouet, constitue en sa faveur 150 livres de rente, afin de pouvoir parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Bellouet, en la maison dud. acolyte, en présence de Me. Jean-François Maillard, contrôleur, et Thomas Le Mesle, garde du scel de Livarot.

Prêtre de la paroisse. — G. Cordier

241. — Le 7 avril 1771, la nomination à la cure de Bellouet appartenant au seig. évèque de Lx, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me. Jean-Baptiste Chastan, dernier titulaire, la personne de Me. Robert le Vigneur, pbrè de ce diocèse, licencié en théologie et Me. ès-arts en l’Université de Paris et titulaire de là chapelle N.-D., 3° portion, en la Cathédrale.
Le 21 avril 1771, Led Sr. Le Vigneur prend possession de la cure de Bellouet, en présence Me. François-Jacques Fougy. pbrë, desservant lad. parr. Me. Pierre Marette, acolyte, demeurant à Lx, parr. St-Jacques: Jean Buisson, trésorier en charge, demeurant à Bellouet, et autres témoins.

125. — Le 19 févr. 1773, Me. Robert Le Vigneur, pbrë, titulaire de la chapelle N.-D., 3° portion, en la Cathédrale, et, depuis, pourvu de la cure de Bellouet, y demeurant, résigne purement et simplement lad. chapelle entre les mains du seig. évêque.
Le même jour, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice la personne de Me. Pierre-François-Guillaume Paisant, acolyte de ce diocèse. Daté du château des Loges.
Le 27 févr. 1773, led. Sr. Paisant est mis en possession de la chapelle N.-D., 3* portion, par le ministère du Sr Lachaume, chanoine, président en l’absence de Mr le doyen.

Curés. —J.-B. Chastan.— R. Le Vigneur.
Prêtre desservant.— F.-Jq.Fougy.
Patron. — L’évéque de Lx.
Notable.—Je. Buisson.

38. Robert de Cintray, Sr. du lieu, a baillé sa généalogie , commençante à Jean de Cintray, Sr. de Bellouet et de Friardel , et damoiselle Jeanne de Lisores, ses bisayeux,dont il a fourni lettres de l’an 1431 ; et, pour en fournir sa descente, il a produit lettres, comme Robert de Cintray, fils du dit Jean, Gui de Cintray, et le dit Robert, et Guillaume et Pierre de Cintray, son frere ainé, ont succédé aux dites terres et sieuries, et en ont subsécutivement fait les foi et hommage au Roi. Ce néantmoins, le procureur du Roi a requis vérification
être plus amplement faite par le dit Sr. de Bellouet, autrement qu’il soit assis.

Insinuations
L’église de Bellouet n’existe plus, il n’en reste qu’un pan de mur informe qui ne permet pas de désigner l’époque de la construction du reste de l’édifice.

Description de la cloche
L’an 1787 j’ai été nommée Mélanie par Noble Dame Louise Mélanie Lambert de Damville, dame de Bellouet, épouse de Messire Robert Poncien de Caumont, écuyer ; Jean Conart m’a faite.

Montres du Bailliage d’Evreux 1469
Robert Cintray, écuyer, seigneur de Friardel et de Bellouet

Recherche des nobles de l’élection de Lisieux 1540
38. Robert de Cintray , Sr. du lieu, a baillé sa généalogie , commençante à Jean de Cintray , Sr. de Bellouet et de Friardel, et damoiselle Jeanne de Lisores, ses bisayeux , dont il a fourni lettres de l’an 1431; et, pour en fournir sa descente, il a produit lettres, comme Robert de Cintray, fils du dit Jean, Gui de Cintray, et le dit Robert, et Guillaume et Pierre de Cintray, son frere ainé, ont succédé aux dites terres et sieuries, et en ont subsécutivement fait les foi et hommage au Roi. Ce néanmoins, le procureur du Roi a requis vérification être plus amplement faite par le dit Sr. de Bellouet, autrement qu’il soit assis.

Recherches de 1666
Charles de Sintray ; seigneur du Mont, ancien noble

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.

Election de Lisieux sergenterie d’Orbec 67 feux.

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e 16e et 18e Dominus épiscopus lexoviensis

Curés:
Chastan 1764
Le Vigneur 1771 – 1787

Messire JB Lambert, seigneur de Jeanville et du Bellouet, chevalier administrateur des Hospices 14 août 1716


Emplacement supposé de l’église.
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