SAINT PIERRE DU BREUIL




NOTES sur SAINT PIERRE DU BREUIL

Le Breuil sur Dives

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

voir:
Mentions secondaires D’Hozier 393
Annuaire Normand 1852 p.48
Bulletin Monumental 1866 p.6
Annuaire Normand 1865 p.137
Dictionnaire de Viollet le Duc V p.172
Le Breuil sur Dives – Notice sur Pépin – Normand 6 janvier 1872.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations
Description de l’église du 16 juin 1863

Description de la cloche communiquée par Billon – fort difficile à lire
J’ai été bénie par Vénérable personne Maistre Estienne Picquot, prieur de ce lieu, noommée Elizabeth Theréze par Messire Laurens Eustache Heudine, écuyer, seigneur et patron honoraire du Breuil, Brucourt, conseiller du roy, trésorier Général des Finances à Caen et Noble Dame Elisabeth Thereze Vausmelle, éspouse de Noble Robert de Ronchamps éscuier sieur de Fierville en 1710.

Guillaume Bacon donne à l’abbaye d’Ardenne, les patronages de ses deux paroisses du Breuil et de Blay ;
Robert, évêque de Bayeux, confirme à l’abbaye d’Ardenne le patronage des deux églises de Blay et du Breuil qui lui fut donné par Jean de Saint Lô.
Roger Bacon, chevalier, seigneur de Molay, confirme en 1260, la donation que Guillaume Bacon de Molay, son aïeul, fit à Ardenne du patronage et des dîmes des paroisses du Breuil et de Blay. (Extrait des Chartes)
Marie Anne de Piedoüe, veuve e Messire de Brucourt, écuyer, seigneur du Breuil et autres lieux – 18 juillet 1730.
de Grieu, seigneur du Breuil, chevalier, seigneur et patron de Fontenelles, Grandouet, le Breuil … 30 novembre 1769

En 1541 Ravend Morel, esleu pour le Roy notre Sire à Fallaize, était seigneur du Breuil et du Teilleul. Il est qualifié noble homme. On le voit faire de nombreuses acquisitions dans la paroisse. Il avait acquis ce fief de Guillaume de Falaize et de sa femme le12 avril1535 (avant Pâques). On voit dans le document qui relate ce fait que ce fief était tenu du Roy à cause de sa vicomté de Fallaise. Il fut assassiné par les Huguenots.
A Ravend Morel succéda Jehan Morel mentionné dans des actes du 30 juin 1574 et 4 novembre 1578.
Il est probable que Jehan Morel eut un fils, lequel  ne laissa qu’une fille, Damoiselle Hellaine de Morel, qui épousa Maistre Nicollas Lemaignen, écuyer, sieur de Bretheville le 5 octobre 1636.
Après cette dame, le Breuil passa aux Bonenfant. En 1606, on trouve Charles de Bonenfant, seigneur et patron de Magny, le Breuil, la Morinière, Biéville, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy. Il vivait encore en 1637.
Jacques de Bonenfant seigneur du Breuil, figure dans d’Hozier.
Philippes de Bonenfant, escuier, seigneur de Magny le Freule (il avait épousé Noble Dame Jehanne de Beaurepaire, et ils vivaient encore en 1657) le vendit à Pierre de Cauvigny, sieur de Bernières, qui en fit aveu au roi, comme nouveau possesseur le 30 mai 1670. On voit dans cet acte que le fief s’étendait sur les paroisses de Quattrepuits, Croissanville, Cesny aux Vignes et Percy. Le domaine fieffé était de 150 acres dont les charges féodales, c’est-à-dire le revenu du seigneur, étaient peu de choses. Mais il y avait 110 acres de domaine non-fieffé, droits de pêche, de colombier, basse justice. En outre, il y avait 400 acres de marais, dont le revenu ne pouvait être fixe. (Pierre de Cauvigny vivait encore en 1653).

En 1673 Louis François de Cauvigny était seigneur du Breuil et de Clinchamp. Néanmoins, d’après un arrêt du Grand Maître Enquesteur des Eaux et Forêts du 24 juillet 1674, il n’était pas seul propriétaire de la seigneurie, il la possédait conjointement avec Messire François de Cauvigny, chevalier, seigneur de Boutonvilliers.
Louis François de Cauvigny figure encore dans des actes de 1678 et de 1682.

En 1727, le Breuil était aux mains de Messire François de Grieu, escuyer, seigneur de Grandouet, seigneur et patron de Fontenelles et du Breuil, demeurant à Caen.
Il épousa Noble Dame Marguerite Julie Heudine de Brucourt, fille d’Eustache Laurens Heudine, écuyer, sieur de Brucourt, trésorier général de France au bureau des finances de Caen et de Noble Dame Marie Anne Piedoue.
Il était mort le 7 septembre 1764 car un aveu de cette date est rendu à sa femme, veuve de Messire François de Grieu en son vivant chevalier, seigneur et patron de Fontenelle, Grandouet, seigneur des nobles fiefs et seigneurie de Fontenelle, Grandouet, Borel et Rosé, le Breuil et Bellengreville et autres seigneuries.

On trouve en 1728: Gabriel Auguste de Bonchmps, escuyer, sieur du Bretheuil, demeurant paroisse du Breuil sur Dive.

Un acte de vente du 13 novembre 1783 parle de Noble Dame Marie Anne Piedoüe, veuve de feu Messire Laurent Heudine, escuyer, vivant conseiller du Roy et son trésorier général au bureau des finances à Caen, seigneur et patron du Breuil et autres lieux et de Monsieur de Grieu, escuyer, seigneur et patron du Breuil et autres terres et seigneuries. Comment expliquer cette double énonciation d’accord du reste avec l’inscription de la cloche qui est de 1710.

Recherche de 1666
Odet de Bonchamp, seigneur de la Londe, R au Conseil
Robert de Cordey, seigneur du lieu ancien noble
Ysac Anthoine et Ysac de Lespées anciens nobles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

Election de Falaise
Sergenterie de Jumel

52 feux

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Pierre -du-Breuil, Bruillium, Brolium.
L’église de St-Pierre du-Breuil offre encore ce style de transition dont les campagnes de Caen et de Falaise fournissent tant d’exemples, et dont on ne saurait préciser absolument la date : si j’adopte pour horizon chronologique de la plupart de ces églises le commencement du XIIIe siècle, je conviens qu’on pourrait souvent tout aussi bien les rapporter à la fin du XIIe siècle.
L’église du Breuil était en forme de croix, avec une tour carrée au centre du transept terminée par une toiture en bois. Le corps de l’église est ancien. On y a ajouté, au XVe siècle, un porche en avant de la porte principale de la nef qui s’ouvrait dans le mur méridional, près de l’extrémité occidentale.
Plus tard, probablement au siècle dernier, deux petites chapelles symétriques ont été ajoutées près du sanctuaire, au nord et au sud, de manière à former un second transept, ce qui donne au plan de l’église une forme insolite; mais, en faisant abstraction de ces additions modernes, on retrouve bientôt la forme ordinaire.
Le choeur et les transepts sont voûtés en pierre ; des lambris en bois forment la voûte de la nef.
Deux jolies portes en ogive ornées de zig-zag, de tores et d’une bordure de têtes de clous, s’ouvraient dans le choeur, l’une devant l’autre, au sud et au nord, immédiatement après les chapelles du transept : l’une d’elles (celle du nord) est murée et cachée par un lierre ; l’autre est toujours fermée d’une porte en bois.
A cet aperçu, j’ajouterai quelques observations de détail.
Le mur droit du chevet me paraît avoir été refait au XIVe siècle ; plusieurs fenêtres ont été refaites à des époques peu anciennes.
Les corniches extérieures présentent le mélange des modillons et des dents de scie, combinaison que l’on trouve dans nos églises de transition : on y voit aussi des modillons portant des arcatures géminées.
Les chapiteaux intérieurs appartiennent au style ogival le plus ancien.
Il n’y a point de porte à l’ouest. La porte sud-occidentale, précédée d’un porche, est ornée de cannelures, et les archivoltes reposent de chaque côté sur trois colonnes.
En face, du côté du nord, est aujourd’hui une porte sans caractère et qui peut-être n’a été faite que pour les processions, le chemin passant le long du mur occidental de la nef : je n’oserais pourtant affirmer qu’il n’y en a pas eu une dès l’origine, à laquelle aurait succédé celle que nous voyons.
Les toits de l’église du Breuil, qui est réunie à Mézidon, étaient dans le plus triste état quand la Société française d’archéologie a voté une allocation pour aider à les réparer. Une demande.de secours a été alors adressée à M. le Ministre de l’intérieur. Les habitants ont ouvert une souscription qui a été fructueuse. Des travaux de consolidation ont été exécutés par M. l’architecte Vérolles. Le toit de la tour a été reconstruit en entier : le plus pressant est fait, mais il reste à faire encore.
L’église du Breuil élait sous l’invocation de saint Pierre.
Une statue assez barbare de ce prince des apôtres se voit encore dans une niche, au milieu du fronton du porche.
L’abbaye de Ste-Barbe possédait le patronage.
On voit dans le cimetière un obélisque élevé à la mémoire du dernier prieur de cette maison religieuse, lequel est mort curé de Mézidon.

Château.
— Le château du Breuil, sur le bord de la voie ferrée, est moderne, comme le montre l’esquisse suivante, gravée d’après le dessin de M. Pépin; il n’est pas d’une grande importance, mais l’ensemble des bâtiments se présente bien et la tour cylindrique à toit conique lui donne un certain cachet; il appartient à Mme la comtesse du Moncel, née de Revilliasc.

Gare du chemin de fer.
— Je viens de parler de la voie ferrée : c’est au Breuil qu’est établie la gare près de laquelle s’embranche, sur la voie de Paris à Cherbourg, le chemin de fer du Mans, Tours, etc. , etc. Cette station (station de Mézidon) est assez importante.

Voie romaine. –
Une voie romaine ou chemin haussé, que nous avons citée tome II, page de la Statistique monumentale, venait aboutir près du Breuil et passait peut-être sur le territoire de la commune. Les traces n’en sont plus visibles à partir de Percy.

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