LAUNAY SUR CALONNE




NOTES sur LAUNAY SUR CALONNE

– Launey de Alneto

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

voir :
Congrès archéologique 1848 p.103
Pottier – Histoire de la faïence de Rouen : p 137 article Dubois, P 145 article Legrys
Catalogue de ls Ste Historique 1872 p14 n°16
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 46-50-112

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
Launay-sur-Calonne, Alnetum.
L’église de Launay est supprimée, mais bien entretenue par son propriétaire. Elle présente cette singularité, qu’elle est bâtie sur une motte considérable et fort élevée, position d’autant plus importante qu’elle domine l’emplacement de l’ancien château féodal.
Le choeur ne forme point retraite sur la nef comme c’est l’ordinaire : les murs se continuent au même niveau. Cinq contreforts les soutiennent. Ils ne paraissent point antérieurs au XVIII. siècle, de même que les fenêtres, qui sont ogivales, cintrées et même carrées. Il y en a cinq au midi. Généralement étroites et élevées pour leur largeur, fortement ébrasées à l’intérieur, elles ne doivent probablement leur aspect relativement moderne qu’à des retouches, et pourraient avoir été pratiquées en même temps que la construction primitive, qui paraît pouvoir être fixée avec certitude au XIIIe. siècle.
Le portail, à l’occident, accuse bien par son ordonnance et le mode de sa construction cette époque du XIIIe. siècle.
Deux contreforts, réunis à leur sommet par une ogive aiguë bien appareillée, soutiennent le pignon que surmonte un porte-cloche à deux baies, auquel on a ajouté, vers le XVII.siècle, une petite charpente, partant du toit, destinée, sans doute, à protéger les cloches d’une manière plus complète.
Cette adjonction fut faite, à la même époque, dans un grand nombre d’églises de la contrée.
Deux autres contreforts moins élevés soutiennent les extrémités du portail. Sous l’arc de décharge s’ouvre une belle fenêtre ogivale, d’un travail soigné, subdivisée par un meneau avec tracerie flamboyante. La porte est aussi ogivale,
avec moulures toriques. Le tympan est plein, et porte en saillie un petit cul-de-lampe sur lequel était sculpté un blason avec une grande fleur de lis. Le fond était peint en rouge.
Le chevet du choeur est à pans coupés avec contreforts sur les angles. La fenêtre orientale est bouchée en totalité. Les deux autres sont cintrées, subtrilobées.
L’intérieur, transformé en magasin, a perdu beaucoup de son intérêt. La nef n’a plus de voûtes ; c’était vraisemblablement une carène en merrain : on voit encore les corbeaux destinés à porter les pièces horizontales de la charpente.
La nef se trouve séparée du choeur par une clôture de pierre, disposition qu’on rencontre bien rarement. L’arc triomphal, au lieu d’être flanqué de deux murs pleins, est accompagné de deux autres arcades plus étroites qui ne sont remplies, à leur partie inférieure, que jusqu’à la hauteur des petits autels. Ces deux arcs n’ont aucune ornementation; celui du centre est protégé par une moulure qui retombe
sur deux têtes-plates. Cette mince partie d’architecture, jointe à la forme des ogives, permet d’attribuer cette décoration au XIIIe. siècle.
Une litre funèbre pourtourne les murs de l’église. On y distingue un petit blason d’argent à trois battants de cloche de gueules, liés ensemble par un cordon de même.
L’autel de pierre est encore en place ; au-dessus sont des traces de décoration datant du dernier siècle.
La voûte, qui a été plâtrée, était primitivement de bois, soutenue par des entraits visibles. Dans les intervalles sortent des sablières et des anges sculptés, soutenant des écussons armoriés.
Dans les deux murs du choeur, en regard, sont des arcs qui abritent de belles statues couchées du XVIII. siècle. Sur la bordure sont peintes des inscriptions en lettres gothiques qui indiquent que là se trouve la sépulture de Guillaume Vippart, chevalier, seigneur et patron de Launay et Brucourt, décédé en 1500, et de Jacqueline de Brucourt, son épouse, décédée en 1488.
Voici ces inscriptions:

Cu giste Vipart chlr en son vivant sr et patron de Launay et de Brucourt
leql trespassa en lan Mil ci cc le xxii jour de novembre priez Dieu pour
son ame.

Cy gist noble dame Jaquline … noble dame de Brucourt en son vivat
espouse de noble hoe … Guille Vipart chlr seigneur de Launay et
patron de ceste egle laqlle trespassa le mcredy xvi jour doctobre lan .
m. iiiicc iiiixx viii.

Ces statues ont conservé, en partie, leurs peintures primitives.
Je donne, à la page suivante, un dessin de celle qui représente Jacqueline de Brucourt.
La maison de Vippart était ancienne et illustre en Normandie, quoi qu’en ait dit Saint-Simon dans ses Mémoires.
On la trouve alliée à la maison d’IIarcourt et autres familles non moins puissantes. En 1435, Jean de Vippart, seigneur de Launay, mariait sa fille, Jeanne, à Jean II de Bétheville, seigneur de Bétheville et de Héritot, dont sortit une fille unique qui prit alliance dans la maison de Hantemer.
Plus tard, la terre de Launay passa dans la famille de Grente , par le mariage de noble dame Philippe de Vippart, dame de Launay et de St.-Vaast, avec Jean de Grente seigneur de St.-Pierre-Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt, etc. Mais, au bout de deux générations, cette nouvelle famille disparaît à son tour, et ses possessions se trouvent partagées entre les d’Oilliamson et les Longaunay, par suite du mariage de Marie et de Françoise de Grente avec des membres de ces deux familles.
Une sentence du 13 décembre 1619, relative aux dîmes de la paroisse de Launay, fait mention de noble dame Marie de Maineville, veuve de Nicolas de Clinchamps, en son vivant seigneur de ladite terre et sieurie de Launay, et patron de l’église dudit lieu.
Le patronage appartenait primitivement à la léproserie de St.-Clair de Lisieux; mais, vers la fin du XVe. siècle, les seigneurs de Launay, à force de procédures, finirent par en obtenir la possession, qu’ils conservèrent jusqu’à la fin du XVIIIe. siècle.
Cette église dépendait du doyenné de Touques et était sous
l’invocation de Notre-Dame.
Launay-sur-Calonne faisait partie de l’élection de Pontl’Évêque, sergenterie de St.-Julien-sur-Calonne.On y comptait 1 feu privilégié et 37 feux taillables.
Le château était, comme je l’ai dit, voisin de l’église. Il paraît avoir eu une grande importance. Il n’en reste plus que de profonds fossés et quelques constructions sans intérêt.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:
Description de l’église du 30 juillet 1858
Les 2/3 des dîmes de Launay sur Calonne appartenaient aux Lépreux de Lisieux, le reste au curé (Archives de l’Hospice)
Curé de Launay : Messire Guillerme Le Lievre, décédé le 17 novembre 1492. Alors Noble Homme Guill. Vippart, seigneur dudit lieu de Launay, disait avoir droit de patronage et y avait présenté Hélye Vippart, clerc (Archives de l’Hospice)
Messire Charles Ango, prestre curé de Launay en 1632
La Roque, dans son Histoire de la Maison d’Harcourt page 1456, parle de François de Bonenfant, seigneur de Launay et de Montfréville, capitaine général de l’arrière-ban du bailliage de Caen, avait épousé Barbe de la Bruyère, dame de Chambray d’où Jean, seigneur de Launay et de Montfréville, marié en 1557 à Catherine.
Madame Le Chevalier, dame et patronne de Launay sur Calonne le 12 janvier 1767.
Jeanne de Vipart, fille de Jean, seigneur de Launay épousa vers 1435 Jean II de Betheville et de Héritot, d’où Marie de Betheville, mariée à Jean de Hautemer, seigneur de Fervaques, et Guillaume IV, seigneur de Betheville. (La Chesnaye Desbois tome II p.415)
Jean de Grente, seigneur de St Pierre Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt etc.. épousa Philippe de Vipart, dame de Launay et de St Vaast et porta à cette famille la terre de Launay.
Robert, son petit-fils, était seigneur de Launay etc.. et épousa  Stevenotte d’Harcourt, par contrat du 18 novembre 1750 ou 1550.
Il y avait aussi un fief de Launay à la Chapelle Becquet.
La maison de Vipart qui possédait la terre de Launey est une ancienne et illustre  famille normande que l’on trouve alliée à la maison d’Harcourt et à d’autres aussi puissantes.
En 1435 Jean de Vipart, seigneur de Launey, mariait sa fille Jeanne à Jean II de Betheville et de Héritot, d’où sortit une fille qui s’allia à la maison de Hautemer.
Pus tard la terre de Launey passa dans la maison de Grente, par le mariage de Noble Dame Philippe de Vipart, dame de Launay et de St Waast avec Jean de Grente, seigneur de St Pierre Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt etc.…
Mais au bout de deux générations la famille de Grente s’éteignait à son tour et ses possessions se trouvaient partagées entre les D’Oillamson et les Longannay par suite  du mariage de Marie et Françoise de Grente avec des membres de ces deux familles.
Le château de Launay, attenant à l’église, paraît avoir eu une grande importance. De toute son ancienne splendeur, il ne reste que de profonds fossés. Il appartient  à Monsieur Eudes, probablement l’un des descendants des seigneurs de St Julien sur Calonne  à laquelle Launay est actuellement réuni.

La chapelle léproserie de Notre-Darne-de-Launay-sur-Calonne, près de Pont-l’Evêque, faisait partie du doyenné de Touques, diocèse de Lisieux. Elle paraîtrait avoir été, dans le XIV siècle, une dépendance de la léproserie de Lisieux, puisque, suivant le pouillé déjà cité, les administrateurs de cette maison en étaient alors les patrons. Il est présumable, qu’après la cessation de ce fléau, les fondateurs de cette léproserie, et sans doute seigneurs de cette paroisse, justifièrent de leurs titrés et rentrèrent dans leurs biens, puisque, suivant ce même pouillé, ils n’en redevinrent les patrons dans le XVIe. et le XVIIIe.. siècles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :
Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien sur Calonne ; 1 feu privilégié et 37 feux taillables.
Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
14e Leprosarii lexoviensis
16e dominus loci
18e …

Curés:
le Febvre 1764-1774
Viard 1778-1787
Déclaration de 1751 :

Curé:
François, Michel le Febvre – revenus 733 livres
Jehan des Vignes, curé de Launay, voir Charité de Surville

1F807 : 19e siècle ? : Launay sur Calonne (commune de)
1F870 : 19 juillet 1830 : LAUNAY SUR CALONNE : suppression de la ­commune.

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