ABENON



NOTES sur ABENON.

Abenon, commune supprimée en 1835 et réunie à la FOLLETIERE, qui prend le nom de la Folletière-Abenon.
Parochia Sancti Bartholomei de Abenon 1287 (ch. de Friardel).
Abnon, 1330 (fiefs de la seign. d’Orbec, p.390).
Abelon,
Aberno, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 75).
Arbernon, 1579,
Abesnon, 1690 (ibid. note 5).
Aubenon, 1730 (temporel de l’évêché de Lisieux).

Archives Calvados:
Abenon (Calvados ; jusqu’en 1825)
Histoire administrative : Commune réunie à La Folletière qui prend
alors le nom de La Folletière-Abenon par l’ordonnance du 22 juin
1825

Abenon et un 1/4 de fief (Etat des fiefs de 1559)
Le fief d’Abenori mouvait de la vicomte d’Orbec, 1534 (Brussel).

Abenon, St-Barthélemy, prieuré prémontré de l’Isle-Dieu, 1302, existait encore en 1775, diocèse et arrond. Lisieux, comm. la Folletière-Abenon, cant. Orbec, Calvados.
BN, ms. lat. 11054, Cartulaire xve s.
— CALENDINI, dans Dicl. Hisl. et Géogr., I, 103. — CHEVALIER, Topo. — HUGO, I, 888 ; prob. 585.
— ROBERT, Inv. cartul.— STEIN, 8 (Cartul., BN, ms. lat. 11054). — Rép. WAEFELGHEM, 487.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.

Curés, – G, Lepage, VIII. 206. – F. Capelle.
Vicaire. – J, Duval.
Patron. — L’abbé de l’Isle-Dieu. – G. de Cunes de Préfontaine.
Notable.-J. Leroux

206. — Le 21 février 1707, la nomination au prieuré-cure d’Abenon, de l’ordre dos Prémontrés, appartenant à l’abbé de l’Isle-Dieu, diocèse de Rouen, Mesr. Charles do Cimes de Préfontaîne, pbre, bachelier en théologie, abbé de lad. abbaye, demeurant à l’hôtel de Beauvilliers à Paris, pair. St-Nicolas-des-Champs, nomme à ce prieuré d’Abenon, vacant par la mort du P. Guillaume Lepage, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me François Capelle, pbrë, religieux prémontré, procureur de lad. abbaye de L’isle-Dieu.
Le 7 mars 1707, Mre Pierre du Mesnil, vic. Gl, donne aud, Sr P. Capelle, la collation dud. bénéfice.
Le M mars 1707, Fr. François Capelle prend possession de lad. cure, en présence de Me Jean Duval, pbrë, vicaire, d’Abonon ; Jacques Leroux, syndic de lad. paroisse, et autres témoins.
Led. Sr Capelle était né à St-Georges de Montcoq, diocèse de Coutances, et y avait été baptisé le 26 sept, 1672.

Curé. — F. Capelle.
Vicaire. – R. Fauquet.
Seigneurs. – J.-V. Dirlande — P. Dirlande.

552. — Le 8 oct. 1721, dispense de Unis pour le mariage entre Pierre Dirlande, Escr, Sr du Taillis, fils de feu Jean-François Dirlande, Esc. Sr. du lieu, et de noble dame Marguerite Le Michel, de la parr. d’Abenon, d’une part, et dame Marie-Thérèse Le Filleul, fille de feu Mesr. Guillaume Le Filleul, chev., seig. et patron de la Folletière, et de noble dame Marie Barrey, de la parr. de la Folletière.

1269.— Le 4 sept. 1732, dispense de bans pour le mariage entre Mre. Bernardin de Prael chev., seigr. de Surville, Moulins, Bonsmoulins, Courdevêque, et autres lieux, fils de feu M.Jean du Prael, chev., seigr desd. lieux, et de le noble dame Marguerite de Nocey,demeurant à Courdevèque, diocèse de Sèez, d’autre part, et dame Marie-Anne Dirlande d’Abenon, fille M.Jean-Baptiste Dirlande, chevalier de l’Ordre militaire de St-Louis ancien capitaine au régiment d’Orléans- Cavalerie, et de noble Dame Marie-Anne Legras, de la pair. d’Abenon.

1416. — Le 2 avril 1706, Jean-François Charpentier, fils de Guillaume et de Catherine Masson, de la parr. d’Abenon, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

Prieur-curé.— F. Capelle.
Clerc. — J.-F. Chaipentier.
Seigneur. — J.-B Dirlande.

141. — Le 6 juin 1753, vu l’attestation du Sr. Dumont, vicaire de
St-Jean-du-Thenney, et du Sr. Capelle, curé d’Abenon, dispense de bans pour le mariage entre Etienne Theribout, fils de feu Philippe, originaire de Canapville et demeurant a Abenon depuis 10 ou 12 ans,d’une part, et Jeanne Duprey,fille de Robert,originaire de St- Germain-la-Campagne et demeurant depuis quatre ans en celle de St-Jean-du-Thenney.

296 — Le 30 avril 1754, la nomination à la cure de St-Barthélémy d’Abenon appartenant au seig. abbé de Lisle-Dieu, diocèse de Rouen, Mre. Pierre De La Rue, abbé commendataire de l’abbaye de Lisle-Dieu et vicaire général de Ouétec et de toutes les colonies françaises de l’Amérique septentrionale, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me François Capelle, dernier titulaire, la personne de Me Elie-Charles-François Revel, [tbîë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré. Fait et passé à Paris.
Le 9 mai 1754, le seig. évêque donne :aud. Sr. Revel la collation dud. bénéfice.
Le 16 mai 1754, le Sr. Revel prend possession du prieuré-cure d’Abenon, en présence de Me Jacques Chartier, pbe, desservant lad. parr., demeurantt à Orbec, et autres témoins.

151 – le 24 déc. 1772, Guillaume Joriaux, laboureur, demeurant à la Goulafrière, et Luc Amiot, aussi laboureur, demeurant à Abenon constituent 150 livres de rente en faveur de M.François Joriaux, acolyte de lad. pair. d’Abenon, fils dud. Sr. Guillaume, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Montreuil.
Led. Sr. acolyte, étant au grand séminaire de Lx, fut représenté dans cet acte par son oncle M. François Joriaux, vicaire de Prétreville.

370. — Le 29 avril 1774, Fr. Hélix-Charles-François Revel, pbrë, chanoine régulier de l’étroite observance de l’Ordre de Prémonté, prieur curé de St-Barthélémy d’Abenon, étant devenu infirme, donne sa procuration pour résigner lad cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me. Jean-Pierre Dauge. pbrë, vicaire de lad. parr. depuis quatre ans. Il donne de plus pouvoir à son procureur de demander en cour de Rome toutes autorité nécesssaires pour que led. Sr. Dauge puisse posséder en commende led. bénéfice qui devra. après lui, être remis en règle. — Le Sr. Revel se réserve une partie du presbytère et de ses dépendances, ainsi qu’une rente viagère de 800 livres à prendre sur les revenus de la cure qu’il a dirigé pendant dix-neuf ans. Fait passé dans la salle du manoir presbytéral.
Le 23 mai 1774, les Sr. Dauge obtient en cour de Rome des lettres de provision dut. bénéfice. Ces lettres autorisent la commende à condition que le titulaire réparera les bâtiments qui tombent en ruines.
Le 29 juillet 1774, le conseil supérieur du parlement de Rouen autorise la mise à exécution desd. lettres de provision auxquelles Me. Despaux, vicaire général de Lx, avait donné son visa le 15 du même mois.
Le 19 août 1774, le Sr. Dauge prend possession du prieuré-cure en commende de St-Barthélémy d’Abenon, en présence de Me Jean Baptiste Vattier, pbrë: Me Luarent Christin, marchand-apothicaire demeurant à Orbec ; Pierre-Louis Dumont, vivant de son bien, demeurant à Friardel, et autres témoins.

395. — Le 16 sept. 1774, Me Elie Revel, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré, prieur-curé d’Abenon, ayant résigné en cour de Rome led. bénéfice en faveur d’un prêtre séculier contre les droits et privilèges de l’abbaye de Lisle-Dieu à qui appartient le droit de patronage de ce prieuré, .Mesr. Pierre Delarue, vicaire généra! des colonies et abbé commendataire de lad. abbaye, demeurant à Paris, rue du Bac, au séminaire des Missions Etrangères, nomme à la cure d’Abenon la personne de M. François Rivière, chanoine régulier, procureur de lad. abbaye de Lisle-Dieu.

4.— Le 23 oct. 1774, le seigr. évêque donne à Fr. François-Rivière, pbrë, chanoine prémontré, la collation du prieuré-curé d’Abenon auquel il a été nommé par le seig. abbé de Lisle-Dieu. Daté du château des Loges.
Le 27 oct. 1774, le Sr. Rivière se rend à Abenon avec le notaire apostolique pour prendre possession dud. bénéfice. Mais ayant trouvé les portes de l’église paroissiale fermées, il se rendent au maoir presbytéral pour demander les clefs. Mr Dauge, titulaire de cette cure, déclare qu’il n’entend pas leur remettre les clefs et q’il s’oppose à toute prise de possession de la part du Sr. Rivière pour les raisons qu’il se réserve de donner en temps et lieu. Sur cette réponse, le Sr. Rivière retourna à la porte de l’église et prend possession de lad. cure par la prière faite au dehors, le toucher de lad. porte et des murailles qui forment l’enceinte de lad. église paroissiale et priorale. Fait et passé en présence de M. Olivier Jardin, huissier-audiencier au bailliage d’Orbec, et autres témoins étrangers à la pair. d’Abenon.

299. — Le 28 févr. 1775, la nomination à la cure de S» Barthélémy d’Abenon appartenant au seig. abbé de Liste-Dieu, Mes. Pierre De la Rue, vicaire général des colonies et abbé commendataire de N.-D. de Lisle-Dieu, demeurant à Paris, rue du Bac, au séminaire des Missions
Etrangères, confirme la nomination qu’il a faite à lad. cure, le 16 sept, dernier, de la personne de Fr. François Rivière, chanoine prémontré et procureur de lad. abbaye. Fait et passé à Paris.
Le 6 mars 1775, led. Sr. Rivière obtient en cour de Rome ries lettres per obitum du prieuré-cure d’Abenon, vacant par la mort du Sr. Revel, dernier titulaire, et indûment occupé par un titulaire non-profès.
Le 20 sept. 1774, le Sr. Rivière avait obtenu de Fr. Jean-François Lallemant, prieur de Ste Marie-Majeure de Pont-à-Mousson et vicaire général de l’Ordre de Prémontré de la stricte observance, l’autorisation d’accepter le prieuré-cure d’Abenon dans le diocèse de Lx.

Prieurs-curés. – F. Capelle.
Prêtre desservant. — Jq Chartier. XXIX. 29t..
Patron L’aUm’d.- Lisle-Dieu.
Notable- —E.Théribout (?)

Bulletin de la Société historique et archéologique de l’Orne.
III. FRANÇOIS PEBIER, écuyer, seigneur de la Génevraye (1630-1658) mourut en cette dernière année et fut inhumé dans le choeur de l’église de la Génevraye, à côté de sa femme, décédée deux uns auparavant.
Femme : Marguerite n’IRLANDE (I), mariée par contrat du 19 septembre 1593, fille, de Louis, écuyer, sieur du ParcFaniilly et d’Abernon, et d’Anne Lubert. Elle mourut le 23 août 1656.
Enfants :
1° PHILIPPE Périer, qui suif:
2° RICHARD, écuyer, sieur de la Guiclioux. puis de la Chevalerie, marié en l’église de la Génevraye, le 0 février 1610, à Catherine des Essarls (H), fille de Robert, écuyer, sieur du Pommier, de la Prévolière et de la Mussoire, cl d’Anne de Jambon. Il mourut sans postérité:
3° CHARLOTTE, vivante en 1058:
4° CÉCILE, décédée à la Génevraye, le l »r novembre Ki’i’.i;
5° MARTHE, morte au même, lieu, le 20 juin J053:
6° MARIE, inhumée le 20 septembre 1050 à la Génevraye;
7° RENÉE, inhumée le 17 mai 1058 en la même paroisse.

Par. de Saint-Barthélemy, patr, l’abbé de l’Isle-Dieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. d’Orbec.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux, sergent. d’Orbec.

1 – Bibliographie.

CARLES André, « Excursion du 4 octobre et Assemblée générale », PAR , 31, N° 11, Novembre 1981, pp. 25-29

FOURNEE Dr Jean, Abbaye Notre-Dame de L’Isle-Dieu (Eure), Rouen, CRDP, 1979, 127 x 207, 52 p.(Année des Abbayes Normandes, N° 26)
Abenon

JOUAN Isabelle dir., Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine-Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec ,s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

Abenon. Prieuré de Saint-Barthélemy de Lisieux. Cart. du XVI° siècle.
Bibl. nat. Carl. n° 85.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.

Abenon, Abernon, Abernum Abesnon.
La paroisse d’Abenon est réunie pour l’administration civile et pour le culte à la Folletière. L’église est rasée. J’ai été assez heureux, en 1851, pour la visiter et en faire un croquis. Elle était située dans la vallée, sur la rive droite de la rivière, et dominée par un coteau boisé. Elle appartenait à trois époques distinctes. La partie sud-est de la nef, construite en blocage avec un large contrefort plat, était romane. Le reste ainsi que le mur latéral du nord et le pignon de l’ouest, construits en grand appareil, dataient du XVIe siècle. Le choeur ne devait pas être plus ancien que le XVIIIe siècle. Les ouvertures étaient contemporaines des parties dans lesquelles on les avait pratiquées.
Le clocher consistait en un corps carré portant une pyramide octogone, recouverte d’essente. Il était assis à peu près au centre de la nef.
L’intérieur, ouvert atout venant, n’avait conservé aucun mobilier. Les voûtes, cintrées et lambrissées en sapin, s’effondraient, et les murs verdis laissaient à peine voir les traces d’une litre funèbre aux armes de la famille d’Irlande, qui possédait le fief au dernier siècle. Pourtant le patronage, d’après les pouillés, appartenait à l’abbaye de l’Isle-Dieu.
L’église était dédiée à saint Barthélemy.
Administrativement, elle dépendait de l’élection’de Lisieux, sergenterie d’Orbec. On y comptait 55 feux, environ 275 habitants. Aujourd’hui, les deux communes réunies de la Folletière et d’Abenon n’en possèdent que 286.
Le trouvère Pierre d’Abenon, qui vivait à la fin du XIIe siècle, tire son nom de cette paroisse; mais il est probable qu’il appartenait à une branche établie en Angleterre après la conquête.
Abenon n’était qu’un quart de fief de haubert. On trouve en possession de ce fief, en 1524 et 1526, Jehan Le Roux, anobli en 1522, moyennant 500 livres; en 1540, Françoise de Ruqueville, sa veuve ; en 1562, Jacques Le Roux; enfin, au XVIIe siècle, la famille d’Irlande.

2 – Pièces Justificatives.

Recherche de 1524
La paroisse d’Abenon : Jehan Leroux, seigneur du lieu a fait par de ses lettres de noblesse données du Roy Louis XII.

Recherche de 1540
Damoiselle Françoise de Ruqueville, veuve de Jean le Roux, seigneur du lieu d’Abernon, pour elle et comme tutrice de ses enfants, a montré un anoblissement concédé en octobre 1522 à son dit défunt mari pour la somme de 500 livres suivant la quittance de cette portée.

Arrière-ban de 1562
Jacques le Roux, escuyer, seigneur d’Aubernon

1526 – Vente par Noble Homme Jehan le Roux, seigneur d’Abernon à Noble et Puissant Messire Guy d’Orbec, chevalier seigneur du lieu, de 20 sols de rente.

Recherches de 1666
Gilles d’Irlande, seigneur d’Abenon, ancien noble
Louis d’Irlande
Louis de la Houssaye, seigneur du Coudray
Adrian Lamperière, seigneur du Longprey, condamné.

D’Irlande, ancienne famille de Normandie ; elle a pour auteur Jean d’Irlande, procureur général de la Cour des Aides de Rouen, l’an 1533, dont le fils Guillaume d’Irlande fut anobli

Par lettres patentes du 7 janvier 1534, confirmées au mois de septembre 1543
D’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux merlettes d’argent et en pointe d’une coquille du même (de Courcelles tome III)

Anthoine d’Irlande était décédé suivant un aveu du 2 décembre 1700 rendu à la seigneurie de Bienfaite.

Pierre d’Abernon, trouvère de la fin du XIIe siècle tire son nom de la paroisse près d’Orbec. Mais il y avait une branche de cette famille.

3 – Archives ShL.

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE ORBEC.
Prieuré-cure.
sous l’invocation de St Barthelemy

Prieurs-Curés:
H.-O.-F.Revel 1764
H.-O.-F.Revel 1774
F.Rivière 1744/1787
Vicaire. J.-P. Dauge.
Prêtre de la paroisse. F. Joriaux
Patron. L’abbé de Liste-Dieu P. Delarue.

Cartulaire ShL du X au XV Siècles.

1474 , 1er septembre – Aux plaids d’Orbec
Jehan le Sénéchal, lieutenant général du vicomte d’Orbec, adjuge à Cardin Aupois, au prix de 60 s. l’arpent une vente de bois à « Abernon » (Abenon).
Signé Auffrey et Buisson , fragment de sceau, ancienne cote L 19, n° 7.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 51.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 25, n° 703.

1474 , 21 novembre
Nicolas de Fréville, lieutenant de Jean de Saint-Mard, vicomte de Blosseville, enquêteur des eaux et forêts, mande au vicomte d’Orbec de faire de nouvelles enchères, pour une vente de « menu boys à faucillon » à Abenon, précédemment adjugée à Robin Durant (mention de Robert de la Mondière, lieutenant général du verdier d’Orbec et des « Monstiers Aubery » (Moutiers-Hubert)

Notices sur diverses localités du département du Calvados-par A.Guilmeth
Extraits
– Les seuls monuments d’origine celtique ou gauloise que la ville et les environs d’Orbec paraissent avoir conservés au milieu des décombres amoncelés des âges sont: 2° trois hachettes en silex, recueillies sur l’ancien fief d’Abenon, au confluent de deux ruisseaux ;
– Le fils de Guillaume d’Abenon (de Abernon, et non pas de Belnon comme le porte un extrait du cartulaire, délivré le 4 septembre 1697)
leur donna une rente de douze deniers, en faveur de sa soeur, frappée aussi de la lèpre : pro sua sorore leprosa.
– Or, à l’époque celtique, ce nom d’Abenon ou Abern-Onn, exclusivement réservé depuis à une baronnie du moyen-âge, était précisément celui que portait cette rivière. Il présente avec le nom Orbec une curieuse analogie, puisque, comme lui, il est composé de deux mots, que le
premier de ces deux mots (Abern ou Awern) signifie colline, montagne, et que le dernier (On, Onn ou One) rappelle l’idée d’un cours d’eau ; mais c’est par cette terminaison même qu’il en diffère le plus, puisque chez les Celtes le mot On ou One, qualifiait toujours une rivière, c’est-à-dire une réunion quelconque de ruisseaux, tandis que le mot Bec ne s’appliquait jamais qu’à un simple ruisseau, c’est-à-dire à un seul et unique filet d’eau. Il n’en est pas moins vrai que, à la suite des temps, le nom d’Orbec a complètement prévalu sur celui d’Abernon, et que lui seul aujourd’hui désigne tout à la fois et le ruisseau et la rivière et la ville dont nous parlons.[

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *