BLANGY LE CHATEAU



Notes sur BLANGY-le-CHATEAU

Blangy-le-Château, ch.-l. de canton,
arrond. de Pont L’Évèque.
Sancta Maria de Blangeyo, 1155 (ch de Gosselin-Crespin).
Blengeium, 1180 (magni rotuli,p.3o)
Beata Maria de Blangeio; XIV s;
Blangie, 1313 (pouillé de Lisieux, p 36, note 8
Blangy-en-Auge 1489 (Brussel).
Le nom de Blangy-le-Château a été donné à cette commune par décret du 25 novembre 1875.

1 – Notes sur Blangy:
2 – Pièces justificatives:
3 – Archives SHL:
4 – Bibliographie:

1 – NOTES SUR BLANGY:

La commune de Blangy-le-Château possède une histoire fort ancienne qui mériterait une nouvelle monographie. Ce lieu, sans doute un vicus à l’époque gallo-romaine fait son entrée dans l’histoire vers 1042-1066. En effet, lors de l’entrée de leur fils Gilbert à l’abbaye du Bec, Guillaume Crespin et sa femme firent don à cette abbaye de l’église de Blangy. Notons pour la petite histoire que ce Gilbert, entré fort jeune au Bec, devait gouverner pendant trente-deux ans l’abbaye de Westminster (Cf. Marie FAUROUX, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 33-34.)

A cette église dédiée à Notre-Dame, était jointe une chapelliculese sous le vocable de saint Martin et quelques bâtiments dans lesquels l’abbaye de Bec aurait installé quelques moines. Lorsque Hugues de Montfort eut fondé le prieuré de Saint-Hymer en faveur de l’abbaye du Bec-Hellouin, son abbé décida d’y installer quelques uns des moines desservant la paroisse et le prieuré de Blangy et deux seulement y restèrent. Selon Ch. Bréard (Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 142.), l’acte d’union de Guillaume IV Crespin autorisant en 1223 la fusion des deux prieurés de Blangy et de Saint-Hymer, aurait vu la disparition du premier, mais sans doute faut-il, comme l’a souligné Guilmeth, relativiser cet abandon car, si lors de sa visite le 13 des calendes de février 1249 (19 janvier 1250) Eudes Rigaud n’y trouva aucun moine ceux-ci en raison de leur pauvreté étant venus demeurer à Saint-Hymer, il n’empêche qu’ils payèrent à l’archevêque des droits pratiquement équivalents à ceux réglés par le prieuré de Saint-Hymer (Théodose BONNIN .- Registrum visitationum archiepiscopi Rothomagensi – Journal des visites pastorales d’Eude Rigaud, archevêque de Rouen. MCCXLVIII-MCCLXIX, publié pour la première fois d’après le manuscrit de la bibliothèque nationale, par…, Rouen, Auguste Le Brument, 1852, p. 61). Lors de sa visite de 1255 (id., p. 199.) les religieux résidant alors à Blangy prétextèrent de leur pauvreté pour ne pas recevoir l’archevêque et sa suite mais lui donnèrent cependant une procuration et comme quelques années plus tôt lui réglèrent, à quelques deniers près la même somme que le prieuré de Saint-Hymer. Le 3 janvier 1258, visitant Saint-Hymer, il reçut la procuration pour Blangy et 8 livres 10 sous 11 deniers (id°, p. 296.). Dix ans plus tard, la situation n’avait pas changé, le prieur de Blangy versant même une somme supérieure à celle de Saint-Hymer (id°, p. 593 et GUILMETH, pp. 13-19.).
(Un passage perdu ?) qui devait par la suite être réuni au prieuré de Saint-Hymer. De peu d’importance il fut cependant l’occasion de quelques procès entre l’abbé du Bec et le prieur de Saint-Hymer quant au patronage de l’église.

2 – PIECES JUSTIFICATIVES

1214
Laurent Hay reconnaît qu’il est obligé envers le prieur de Saint-Hymer en 40 sous 8 deniers de rente, à cause de la fieffe à lui faite par ledit prieur de quatre acres de terre situées sur la paroisse de Blangy (En l’aînesse des Couturiers-Hys.), aboutant au chemin de Cormeilles.
= Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 27.

1223 – Blangy-le-Château, Saint-Hymer
Prieuré de Blangy – Acte de l’union des deux prieurés par Guillaume IV du Bec-Crespin. (C’est cette union qui a inspiré aux prieurs de Saint-Ymer la pensée et la facilité de rattacher à Saint-Ymer des droits de fiefs sur certaines tenures.) – Ego Willelmus Crispinus dedi et concesi domum Blangeio cum pertinentiis prioratur de Sancto Ymerio, hac conditione quod monachi qui in predicta domo solebant commorari amodè in domo Sancti Ymerii commorentur (fol. 640)
= Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 142

1407, 11 septembre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, sur l’âge de Guillaume Le Gras, né à Sainte-Marie-aux-Anglais vers 1378, pour la mise hors de garde noble de sa femme Perrote de Forges, née vers 1382-1383, fille de Roger de Forges, dit Becquet, chevalier mort au dernier voyage de Flandres, qui est en la garde du roi comme héritière de ses frères et possède les fiefs d’Olendon, de Sassy, de Ranville, de Launay (commune de Blangy-le-Château), une fief ferme à Banneville (canton de Villers-Bocage), deux vavassories à Rouvres et une maison à Caen.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 359-360.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 21.

1459, 5 septembre – Blangy-le-Château ?
Montre de 40 hommes d’armes et 80 archers de la grande ordonnance du roi, sous la charge de messire Pierre Louvain, chevalier, vicomte de Berzy, reçue par Guillaume de Bigars, commissaire du Maréchal de Lohéac.
Suivie d’une quittance de 3.555 l. t. pour leurs gages du 2e trimestre 1459.
= Bibl. mun. de Rouen. Martainville 198, n° 2
(cette montre fait suite à d’autres en d’autres lieux dans les années 1458-1460.)

1628 – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Architrictin Noucher, tabellion en la vicomté de Fauguernon et François d’Echauffour, tabellion au siège de Blangy, pris pour adjoint, par Jean Lachey, avocat et Charles Lachey, sergent royal, fils Aubin, à Pierre Capelliculese, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, de 3 pièces de terre assises à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 2.000 livres.
= in Armand BENET, Inventaire …, 1891, H. Suppl. 57.- B.54, p. 19

1730, 4 novembre
Lettres-royaux ordonnant de réunir devant le bailli de la haute-justice de Blangy les parents de Robert Le Forsonney, âgé de seize ans, pour l’admettre, s’il y a lieu, au gouvernement de ses biens.
= Arch. SHL. Ms. BB 323

3 – ARCHIVES SHL:

1799.
SHL. FONDS BOUDARD: 2FM139: 1799: réquisition du Juge de Paix de Blangy contre Mme de Bruc née de Nonant de Raray.

1789-92.
SHL. FONDS BOUDARD: 2FM255: 1789-92: famille de Brancas, accord pour vente de biens sur St Léger du Bosc, Blangy, Dozulé et Hébertot.

1806.
SHL Fonds-1F83 – 1806 – Duval, Blangy le Château, acte de vente

1820.
SHL Fonds-1F563: 28 juin 1820: Bail par le sieur Beauvillain à M. Médéric Foubert Despallières. (St Pierre de Mailloc, Blangy et Lisieux)

SHL. FONDS DEVILLE: voir 9FA2 Communes B: à Le Brévedent:
– contestations au sujet des limites avec Blangy

SHL: FONDS STURLER:

47 F Syndicat initiative Blangy-le-Château mars 71
vieilles maisons place du village 3 pellicules – 2 dépliants

47 P Blangy-le-Château: église 1 pellicules

48 C Blangy-le-Château vitrail église août 71
3 photos N&B
2 pellicules N&B et 2 pellicules couleur demandé par Mme du Ménil

48 K Blangy le château Camping décembre 71
5 pellicules demandées par M. Léon

FONDS « Imprimés ».

II A 5: Tableau du district de Pont-l’Evêque, réduit à 93 paroisses et deux succursales, avec la liste des paroisses supprimées, noms des fonctionnaires publics et autres ecclésiastiques qui ont déféré à la loi du serment et l’indication des remplacements à faire par l’ordre de suppression proposé.
(cantons de Pont-l’Evêque, Honfleur, Blangy le Château, Bonnebosq, Cambremer, Beuvron, Touques, Dives, Crévecoeur, Beaumont)

LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F, 1er classeur
II C 2:1849: invitation au banquet des officiers de la garde nationale de Blangy
III B 2 b: querelles, retrait de Lemétayer- Desplanches d’un projet.

Carnets de Charles Vasseur:

– « Analyses et transcriptions » – « transcriptions.Doc »: – p.17 – 28 mai 1570
Echange fait par Rouend CAPPEL bourgeois de MEZIDON, avec Gaston CHILLARD, de la paroisse de SAINT-PHILLIBERT-DES-CHAMPS de:
– une pièce de terre en pré assise en la paroisse du BREUIL près le HAMELET. Réserve de la jouissance pour 3 mois au bénéfice du Noble Homme Maistre Georges DELESPEE, sieur de la BRIERE.
– contre un herbage assis en la paroisse de BLANGY. p. 83 – 4 décembre 1740

Par devant Jean FLEURY, notaire en la vicomté d’ORBEC pour le siège de BLANGY, dûment présent Messire Guillaume René de FRANCQUEVILLE, chevalier baron de MORAINVILLE, seigneur et patron du Mesnil Beuvillers, demeurant à PARIS, présentement à BLANGY, fils et héritier conjointement avec Claude Jean-Baptiste de FRANCQUEVILLE, chevalier son frère, de René de FRANCQUEVILLE, de son vivant chevalier seigneur de BEUVILLERS, lequel a déclaré par le présent qu’ayant pris par préciput lors du décès dudit seigneur René de FRANCQUEVILLE leur père, une terre noble, il a abandonné les rotures de ladite succession au profit de son frère . Il reconnaît qu’il ne lui appartient rien d’un rente de 148 livres 16 sols, réduite à 74 livres 8 sols, créée par édit du mois d’août 1720, au profit dudit feu seigneur leur père sur les tailles de l’élection de LISIEUX comme faisant partie des rotures de la succession de leur père.

Guillaume René de FRANCQUEVILLE comparant aux fins que ledit seigneur son frère soit payé de ladite rente sans opposition de sa part. -P. 115 – 22 mai 1719

Sentence rendue par Thomas du MOUSTER, escuyer, seigneur et patron de CAUCHY, conseiller honoraire au parlement de ROUEN, lieutenant général au baillage et siège présidial de CAEN, portant condamnation au profit de Messire Pierre LE VICOMTE, chevalier seigneur, baron et châtelain de BLANGY et autres lieux, contre Messire Jean Claude COSTARD, chevalier seigneur, haut justicier de HOTOT pour le paiement de 103 livres 10 sols pour 14 années de rente échues depuis le 30 août 1702, date de la constitution.

Liste des tabellions à Blangy:

1597 29 octobre: Jean Noucher et Godefroy Orovisse (?)

Tabellions royaux pour la branche de Blangy:

1627 8 avril: François Deschauffour et Jean Noucher
Tabellions royaux au siège de Blangy:

1672 12 mai: Jacques Demanneville et Jean Millet tabellions royaux à Blangy.
1677 7 avril: Louis Haymery et Architriclin Noucher tabellions royaux à Blangy
1686 29 juillet : Philippe Noël notaire royal à Blangy
1751 13 avril : Jean Fleury notaire, gardes-notes du Roy à Blangy

– 3e fascicule: p.177:

– 1686 3 novembre
Les Cordier et les Thouret

Contrat de mariage entre Maistre Jean Jourdain avocat, procureur d’office en la vicomté de Roncheville, demeurant à Honfleur, fils de feu Maistre Jean Jourdain, lieutenant en la vicomté et Haute justice de Blangy, et de feue damoiselle Hipolite Collet d’une part et Damoiselle Charlotte Aonfray, fille de feu Maistre Jean Aonfray, sieur de la Chesnée et feue damoiselle Jacqueline Taillefer, et à présent veuve de feu Maistre Laurens Thouret, sieur du Désert d’autre part.
Intervenant Maître Jean Pierre Thouret, sieur du Désert, seul fils du feu sieur du Désert, et Maître Jean Train, docteur en médecine ayant épousé demoiselle Charlotte Thouret seule fille dudit sieur du Désert et ladite Aonfray
Le sieur Jourdain, veuf de feue damoiselle Marie Hobry.

– 1677 17 mai
Noble seigneur Messire Charles Houel, chevalier, seigneur et baron de Morainville, sieur et patron du Mesnil-sur-Blangy, Livet, La Couyère, et autres terres et seigneuries.
– Page 183 – 1747 18 novembre
Messire Alexandre Duquesne, prestre, curé de la paroisse de Mesnil-sur-Blangy et Maistre Olivier Jouvin, prestre curé de Saint Julien-sur-Calonne
– p.218 – n° 613 – 5 octobre
Acquisition par Jean Charles Louis Simon de Brossard, ancien officier du régiment de Bourbon, infanterie, demeurant à Gournay, de la ferme de la Côte située sur Blangy le 27 janvier 1807, de Monsieur Charles Louis de Rancher, ancien officier aux gardes françaises, et de Madeleine Elisabeth Marie Pierrette le Vicomte de Blangy, son épouse, demeurant au château de Maudelour (?) ladite dame ayant pour soeur Madame Anne Charlotte le Vicomte de Blangy, épouse de Monsieur Octove Alexandre Ernest de Cholet, demeurant à Paris, et pour frère Monsieur Bon Henry Pierre le Vicomte de Blangy, demeurant aussi à Paris.
Monsieur de Rancher était propriétaire par suite de sa constitution de dot de 200.000 livres, faite par Monsieur Pierre Constantin le Vicomte de Blangy et Madame Anne Marie Pierrette de Bouthillier, son épouse, sur leurs terres de Blangy et Villers-Bocage (contrat du 23 avril 1786).

Doyenné de Touques:
15- BLANGY – Ecclesia B.M de Blangeio – Blangeyum – Blangie

Voir:
Duranville
De Beaurepaire – Agriculture p369 MS 13905 p.38-186 f°115
Nécrologie de M.Gaston le Vicomte, de Blangy – Annuaire Normand 1861 p.541 et suivantes
Montfaut 23-24
Montres du Bailliage d’Evreux 42-28-29
D’Hozier 27
Deville: Histoire de Tancarville: La baronnie de Blangy en Auge appartenait aux seigneurs de Tancarville dans le 15e siècle.
Blangy en Auge – Baronnie et Haute Justice (TH.Corneille)
Statistique Monumentale tome I p.195
Noirval fief à Blangy (Montres du Bailliage d’Evreux p.31)
Bulletin monumental 1662 p.550
Le Vicomte de Blangy: Bulletin monumental 1863 p.217
Ste des Antiquaires in 4° 1863 p.142 à 144

Par. de Notre-Dame,
patr. l’abbé du Bec.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux.
Baronnie dépendant de la vicomté d’Auge, possédant 22 fiefs nobles et a vavassories. Elle relevait du parlement de Rouen, et, pour les cas royaux, ressortissait au bailliage d’Orbec.
Dans la paroisse de Blangy on trouvait le, grand fief ou chefmois de Blangy; les fiefs la Coste, la Pipardière, la Goherie, Chevredoitet Noirval, les Jouveneaux, Saint-Hymer et la Pelleterie.

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 179 feux

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
14e-16e et 18e: abbas de Becco

Curés:
Pépin 1764
Taherre 1774
Le Frère 1783-1787

Dictionnaire des Gaules: Il y avait deux églises Ste Marie et St Martin.
C’est Guillaume Crespin, premier du nom, qui la donna à l’Abbaye du Bec.
Il y avait dans cette paroisse un douet de Esquemedouit.

Insinuations

Description de l’église de A. Pannier et une autre du 4 mai 1860

La sonnerie de Blangy se composait avant la Révolution de trois cloches. La grosse pesait 1800 livres. Elles avaient été fondues par J. Aubert en 1626. Elles furent détruites par Monsieur Foubert – Despalliers en 1832 pour composer la sonnerie actuelle.

Description du château du 4 mai 1860.

An 1180 – Echiquier de Normandie
Osbertus de Blangeio: 20 sols pour habendo juste debito suo
Durandus de Blangeio: 10 sols produello Lenor

On trouve un Robert de Blangy qui fut abbé de St Evroult en Ouche de 1159 à 1177.

Montres du Bailliage d’Evreux
Benest le Charpentier, seigneur du fief de Noireval, assis à Blangy se présente en pareil abillement (vougier).

Recherches de 1666
Jacques le Mire, seigneur de Batteville
Louis des Ruaux, seigneur de la Ronssolière, gendarme de la feue Reyne-Mère
Anthoine Lemire, seigneur de Chaumont
Jacques et Robert le Mire, ses fils, anciens nobles.
Anthoine le Vicomte, seigneur d’Esmanville.

En 1540 les élus de Lisieux trouvèrent nobles à Blangy:
Constantin des Hayes, seigneur et baron de Blangy et Gaston son fils aîné qui justifièrent leur descente de Geoffroy des Hayes, vivant en 1451, bisaïeul dudit Constantin.
Pasquet Néel, frère de Richard, seigneur d’Ecarcheville, produisant avec Jacques et Jacques, père et fils, depuis Messire O. Néel, chevalier et, Richard Néel, écuyer, seigneur de …. vivant en 1203.
Guillaume le Portier, se disant noble et de plus l’un des quatre papetiers de l’Université de Caen et à ce titre exempt de toutes tailles, aides et subsides.

En 1463 Montfaut trouva noble à Blangy:
Renaud de Grandouet et Robin, son frère.
Robert de Loys, ce dernier comparut en 1469 aux Monstres du Bailliage d’Evreux en brigandines, vougier à deux chevaux.
De même Benest le Charpentier, seigneur du fief de Noireval (Noirval) assis à Blangy tandis que Monseigneur Jehan de Mauny, chevalier, seigneur de Blangy était noté comme défaillant demeurant hors Normandie.

D’Hozier
Pierre le Vicomte seigneur de Blangy et N. de Valois, sa femme: d’azur à trois coquilles d’or et d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent au chef de gueules, chargé de trois roses d’or.
Pierre le Vicomte, seigneur de Blangy, mourut en 1760 (voir Statistique)

Noble seigneur Messire Anthoine le Vicomte, chevalier, seigneur et baron de Blangy 1668
Messire Pierre le Vicomte, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Blangy et autres lieux: sentence du 22 mai 1719 à son profit pour rentes seigneuriales échues.

24 août 1789 mourut à Caen Maximilien, Marie, Pierre le Vicomte chevalier…de Blangy, seigneur et patron de Fontaine-Etoupefour, Eterville, Aullage, St Martin l’Hortier, Fontenay, St Marcouf, Emandeville et Ajaville, grand bailli du Cotentin, chevalier de St Louis, lieutenant général des armées du Roy, âgé de 71 ans, inhumé à Fontaire-Etoupefour (Lange)

4 – BIBLIOGRAPHIE

BOISRAME (Soeur), Notice sur la commune de Blangy-le-Château, ms.s.d., 16 p. dactyl.
= Arch. Départ. Calv., Br 9352

BOISRAME: Monographie communale de Blangy le Château. PAR, Revue « Le Pays d’Auge » ; Janvier-Février 2004 – 54e année, n°1.

Théodose BONNIN.- Registrum visitationum archiepiscopi Rothomagensi – Journal des visites pastorales d’Eude Rigaud, archevêque de Rouen. MCCXLVIII-MCCLXIX, publié pour la première fois d’après le manuscrit de la bibliothèque nationale, par…, Rouen, Auguste Le Brument, 1852, in-4°, vij-860 p., 1 pl. h.t.

DESHAYES Daniel: l’abbé Foubert Despallière, rénovateur de l’instruction à Lisieux, prêtre et bienfaiteur de Blangy le Château ; BSHL n°47, décembre 2000
DESHAYES Daniel: l’exploitation de la roche à Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 84, décembre 2003.
DESHAYES Daniel: Des prêtres réfractaires de Blangy le Château, originaires de la région du Billot. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 88, décembre 2004.
DESHAYES Daniel: Les restrictions alimentaires pendant la Révolution à Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 91 septembre 2005.
DESHAYES Daniel: Blangy le Château. Mille ans d’histoire. Du village à la cour de Versailles. 1 volume 16×24, 350 pages. 2006. archives SHL.
DESHAYES Daniel ; La confrérie de Charité de Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 99 septembre 2007.

Editions FLOHIC: Le patrimoine des communes du Calvados, page 219.

FOURNIER Dominique: les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p.60.

LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS: HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. Dep. D’Archéologie. 1999 page 244.

Marie FAUROUX, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 33-34

Auguste GUILMETH, Bourg de Blangy, s.l. s.d. (note manuscrite E.D.: Rouen, 1849), in-12, 48 p.
= M.C. Br. E.D. 1166, manque cahier 9-16 – 2e ex. complet – Contient: Bourg de Blangy, Canton de Blangy: pp. 42-43, Le Brèvedent ; p. 43: Le Faulq, Saint-Philbert-des-Champs, Norolles ; pp. 43-44: Coquainvillers ; p. 44: Manerbe ; pp. 44-45: Le Torquesne ; p. 45: Les Parcs-Fontaines, Fierville ; pp. 45-46: Pierrefitte ; p. 46: Manneville-la-Pipard, Saint-Julien-sur-Calonne ; pp. 46-47: Launay-sur-Calonne ; p. 47: Vieux-Bourg, Saint-Benoît d’Hébertot ; pp. 47-48: Saint-André-d’Hébertot ; p. 48: Les Authieux-sur-Calonne, Bonneville-la-Louvet, Le Mesnil-sur-Blangy .
= Bibl. mun. Caen – F.N.B. 971

Ruisseau du chaussé ou de la Chaussée
La juridiction de ces seigneurs – de Noirval = s’étendait sur une portion de Manneville-la-Pipard et jusqu’aux portes de Pont-l’Evêque. De la famille de Noirval proprement dite, ce manoir passa aux Vipart de Silly, puis à la maison de Brancas qui en était encore propriétaire en 1789.
Les monnaies romaines, les poteries antiques et les sarcophages en pierre trouvées dans l’ancien cimetière Saint-Martin.

Dès le milieu du XIe siècle, la baronnie de Blangy se trouvait divisée en deux grandes portions: l’une comprenant la moitié de la terre ou domaine proprement dit, avec tous les droits et honneurs inhérents à la qualité de seigneur suzerain, tels que le titre de châtelain, le patronage de l’église principale, etc., etc.,; l’autre comprenant le reste du domaine mais sans aucun droit féodal, si ce n’est le privilège, attaché à toute terre noble,

LE CLERC Léon,  » Manoirs normands « , L’Illustration
(Grandchamp, Canapville, Manoir des Trois Diables de Lilambert, Lieu-Binet, Manoir du Désert, Manoir du Breuil-Blangy) Manoir d’Argentelles, Prestreval à Barneville, Crèvecoeur, Tordouet, Vitenval), L’Aumône à Saint-Hymer, La Vallée à Barneville, Le Mesnil) la Croix-Sonnet)
rec. factice  » Pages de Tourisme de l’Illustration « )

Léon LE CLERC,  » Chaumières normandes « , L’Illustration
(Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près – Préaux – Vauville – Vasouy – Manoir Conti près Honfleur – Conteville – Toutainville – Coquainvilliers – L’Aigle d’Or à Pont-L’Evêque – Saint-Arnoult – Blangy-le-Château – Tourgéville – Fierville – Gonneville)
rec. factice  » Pages de Tourisme de l’Illustration « )

PANNIER Arthème: voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Jacques POUGHEOL, « Exposition des trésors d’art du Calvados et de Basse-Normandie. Eglise Saint-Nicolas de Caen, Eté 1957 », Art de Basse-Normandie, n° 6, Eté 1957, pp. 27-35
Ouilly-le-Vicomte; Barneville-la Bertran; Fourneville; Beaumont-en-Auge; Percy-en-Auge; Saint-Pierre-de-Lisieux; Le Fournet; Orbec-en-Auge; Ouilly-le-Vicomte; Surville; Marolles; Beuvron; Thiéville; Saint Hildevert, La Vespière; Clermont-en-Auge; Honfleur; Blangy-le-Château; Saint-Vast-en-Auge; Brocottes;

Raymond QUENEDEY, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIII° siècle. I. Généralités, milieu, climat, sol, conditions humaines. Seine-Inférieure. II-III. Calvados. IV. Eure. V. Manche et Orne, PARIS, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série, 1927: pl. 12: Blangy-le-Château Auberge du Coq Hardi.

QUENOUILLE Cristelle: La tenue vestimentaire augeronne. Bulletin Du Foyer Rural du Billot n°70; Juin 2000. (canton de Blangy).

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
(1) Notes par M. Charles Vasseur.

Blangy, Blangeium, Blangeyum, Blangie, Blangis, Blangy.
Ce bourg est assis à la jonction de deux frais vallons et dominé par l’église, qui est bâtie sur une des pentes du coteau.
Rien, dans l’architecture de cet édifice, ne paraît antérieur à la dernière période ogivale. La tour et le choeur, qui forment les deux extrémités, sont de cette époque ; mais la nef est moderne, sans style, et l’on y lit la date 1708.
La tour, assez élevée, est partagée dans sa hauteur en deux étages. Les murs sont en pierre de grand appareil.
Deux larges contreforts buttent chacune des faces. Le rez-de-chaussée est percé de deux portes latérales, l’une au nord, l’autre au midi, ce qui fait de la base de la tour un porche fermé, qui précède la porte de la nef.
L’étage intermédiaire est éclairé, sur chaque face, de très petites ouvertures cintrées. Les quatre fenêtres de l’étage supérieur sont partagées par un meneau avec traceries flamboyantes: ce sont des ogives. Le tout est couronné par un toit à double épi, en ardoise.
Il est à remarquer que, malgré l’époque récente de sa construction, le mur du nord de la nef n’est percé d’aucune ouverture, disposition que l’on retrouve dans les églises romanes primitives. La configuration du sol explique cette particularité.
Le choeur n’est éclairé au nord que par une petite fenêtre à plein-cintre, subtrilobée, ouverte à l’extrémité orientale, de manière à répandre la lumière sur l’autel.
Au midi s’ouvrent deux fenêtres ogivales flamboyantes, qui ont conservé quelques fragments de vitraux coloriés.
Ces deux fenêtres sont subdivisées par un meneau. Ensuite vient une porte ogivale à tympan plein que surmonte une petite ouverture cintrée, semblable à celle du nord. Le mur en pierre de taille est soutenu par trois contreforts, le dernier à l’orient, placé sur l’angle.
Le chevet est droit et, au: centre, se développe une magnifique fenêtre à deux meneaux qui heureusement n’a point été bouchée au XVIII. siècle, comme il arrivait trop souvent.
Elle est encore remplie par une verrière ancienne qui représente l’arbre de Jessé, la généalogie de la Vierge, sous l’invocation de laquelle l’église est placée.
Le choeur est voûté en pierre avec arceaux, dont la retombée pose sur des chapiteaux-consoles. Les clefs ont été mutilées. On peut constater, néanmoins, que la dernière portait un blason écartelé.
La voûte de la nef est en sapin, reliée par quatre entraits et poinçons bien équarris. Les sablières portent les moulures caractéristiques de la fin du XVI. siècle.
Le maître-autel, dit M. A. Pannier, est décoré d’un très-beau groupe, en bois, formant retable et représentant la Sainte-Vierge et saint Joseph en contemplation devant la crèche. Les statues qui composent ce groupe ont été sculptées, en 1708, par M. de Branu, gentilhomme artiste qui possédait un château près de Blangy. Les figures sont très belles et pleines d’expression ; les draperies sont largement traitées. De chaque côté de l’autel est une statue, d’une bonne exécution, due au ciseau du même amateur. L’une représente saint Martin, et l’autre saint Sébastien.
La sonnerie de Blangy se composait, avant la Révolution de trois cloches. La grosse pesait 1,800 livres. Elles avaient été fondues, en 1625, par le fameux Jean Aubert. On les a détruites en 1832 pour composer la sonnerie actuelle.
Le patronage de cette paroisse appartenait à l’abbaye du Bec. Il lui avait été donné par Guillaume Crespin, premier du nom, au commencement du XIIe. siècle.
Le Dictionnaire de l’abbé d’Expilly parle d’une seconde église qui aurait existé à Blangy, sous l’invocation de saint-Martin; mais on n’en trouve point de mention dans les pouillés.
Une seule maison du bourg, construite en bois, peut remonter au XVI. siècle; elle est actuellement à usage d’auberge, à l’angle de la route de Lisieux et de la rue principale du bourg tendant à l’église. Elle est en bois.

Château.
— Blangy possédait un château-fort dont il reste encore quelques pans de murs. La construction consiste dans un blocage de moellons, régulièrement taillés pour faire parement.
On n’y retrouve aucune moulure, aucune ouverture et, dans un tel état de choses, il est impossible de préciser une date ( V. la page 387 ). C’est un reste du donjon, qui paraît avoir été carré.
En avant de cette ruine se trouvent des bâtiments, beaucoup plus modernes, qui lui forment en quelque sorte des ailes. Les toits d’ardoise sont rapides ; la pierre forme des angles en chaînage. Le reste est en briques.
Du côté de la prairie se détachent deux petits pavillons carrés, construits d après le même système, destinés originairement à accompagner une grille. Je regarde ces constructions comme datant du XVIII. siècle.
Un cours d’eau qui serpente encore autour devait, dans l’origine, servir à alimenter les fossés de l’enceinte.
Les Rôles de l’Échiquier de 1180 nous ont conservé les noms de Osbert de Blangy et de Durand de Blangy.
Au milieu du XIVe. siècle une nouvelle famille paraît en possession de la baronnie de Blangy, celle de Melun de
Tancarville à qui elle était échue par le mariage de Jeanne Crespin avec Jean de Melun, sire de Tancarville (A. Deville, Histoire de Tancarville).
L’invasion anglaise vint spolier les anciens propriétaires; mais ils durent rentrer dans leurs droits quand les étrangers eurent été chassés du pays.
En 1463, Montfaut trouva nobles à Blangy : Renaud de Grandouet et Robin, son frère ; Robert de Loys, qui six mois après comparaissait aux montres du bailliage d’Évreux, ainsi que Benest Le Charpentier, seigneur du fief de Noirval, qui était assis sur le territoire de la paroisse, tandis que Mgr. Jehan de Manny, chevalier seigneur de Blangy, était noté comme défaillant demourant hors Normendie.
La Recherche faite par les élus de Lisieux en 1540 ne mentionne plus un seul des noms qu’on vient de lire; en trois quarts de siècle, tout a disparu. Les nouveaux venus sont : Constantin des Hayes, sieur et baron de Blangy, et Gaston, son fils aîné, qui justifièrent leur descente de Geoffroy des Hayes, vivant en 1451 bisaïeul dudit Constantin; Pasquet Néel, frère de Richard Néel, seigneur d’Écorcheville, faisant remonter sa filiation à messire Odoard Néel, chevalier, et Richard Néel, écuyer, vivant en 1203; Guillaume Le Portier, l’un des quatre papetiers de l’Université de Caen, et à ce titre exempt de toutes tailles, aides et subsides.
Au XVIII. siècle apparaît la famille Le Vicomte. Des actes originaux m’ont fourni les noms suivants: Noble seigneur messire Anthoine Le Vicomte, chevalier, seigneur et baron de Blangy (1668); Messire Pierre Le Vicomte, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Blangy et autres lieux ; il figure dans l’Armorial de d’Hozier avec N. de Valois, sa femme, de la famille des Le Valois d’Écoville, originaires de Lisieux, comme l’on sait; Pierre-Charles Le Vicomte, seigneur de Blangy, mort en 1760.
Il est à remarquer que la Recherche de la noblesse faite en 1666 ne constate la présence que de trois familles vivant noblement à Blangy : Jacques Le Mire, sieur de Batteville ; Anthoine Le Mire, sieur de Chaumont; Jacques et Robert ses fils; Anthoine Le Vicomte, sieur d’Esmanville, et Louis des Ruaux, sieur de La Rousselière, gendarme de la feue reine-mère.
La baronnie de Blangy avait une haute-justice.
Thomas Corneille lui a consacré un court article dans son Dictionnaire géographique.
Blangy dépendait de l’élection de Lisieux et de la sergenterie de Moyaux. On y comptait 179 feux.

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