BLANGY LE CHATEAU


Notes sur BLANGY-le-CHATEAU

1 – Notes sur Blangy:
2 – Bibliographie:
3 – Pièces justificatives:
4 – Archives SHL:

1 – NOTES SUR BLANGY:

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
BLANGI, baronnie dans l’élection de Lisieux, a une haute justice, une foire, et un marché le mercredi. La présentation à la cure, qui a la sainte Vierge pour patronne, appartient à l’abbé du Bec. Il y a environ quatre cent cinquante communians.

Les noms des communes de Normandie – VII
Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur
339. _ Blangy-le-Château (ch.-l. c, C.) :
[AbL] Blanzeio 1134 : cop. xvne s., Bibl. nat., ms. lat. 12884,
fol. 188 r° et v°.
Formé sur n. h. gallo-romain Blandius. Cf. 2 Blangy dans le Pas-de- Calais et 2 dans la Somme ; 8 Blanzac en domaine d’oc et divers Blancey, Blandy, Blanzat, Blanzay, Blanzée, Blanzy, etc.
(voir Vincent, Topon. de la Fr., n° 179, p. 73).

Blangy-le-Château, ch.-l. de canton.
arrond. de Pont L’Évèque.
Sancta Maria de Blangeyo, 1155 (ch de Gosselin-Crespin).
Blengeium, 1180 (magni rotuli,p.3o)
Beata Maria de Blangeio; XIV s;
Blangie, 1313 (pouillé de Lisieux, p 36, note 8
Blangy-en-Auge 1489 (Brussel).
Le nom de Blangy-le-Château a été donné à cette commune par décret du 25 novembre 1875.

Par. de Notre-Dame,
patr. l’abbé du Bec.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux.

Hippeau, Célestin. Dictionnaire topographique du département du Calvados :
Baronnie dépendant de la vicomté d’Auge, possédant 22 fiefs nobles et a vavassories. Elle relevait du parlement de Rouen, et, pour les cas royaux, ressortissait au bailliage d’Orbec.
Dans la paroisse de Blangy on trouvait le, grand fief ou chefmois de Blangy; les fiefs la Coste, la Pipardière, la Goherie, Chevredrot et, Noirval, les Jouceneaux, Saint-Hymer et là Pelleterie.

Hameaux de BLANGY-le-CHATEAU
Adans (Les), BATAILLES (LES), vill, BAUDETS (LES), Bourgerie (LA) vill, Bourreaux ( Les ) vill, Bréhaudière (La), Bruyère-du-Faulqs Vill, Butte-Rossignol (La), Champ-aux-Sept-Freres (LE), Choppe (LA), Comtes (Les) CÔTE (La), Coirn (La), (Les), Deshayes (Les), Fourneaux (LES), [Hamel (Le) Quart de fief de la baronnie de Roncheville.], Haute-Bruyère (LA), Landets (Les), [Launay-sur-Calonne, Alnetum, v. 1350 (pouillé de Lisieux, p. 36). Dioc. de Lisieux, doy. de Touque. pair. la léproserie de Lisieux et le seigneur de Cléry.], LEUDETS (Les), Lieu-Grandouet (Le), Lieu-Neuf (LE), LIEU-NOIRVAL (LE), Lieu-Pingot (Le), Petite-Forêt (LA), Rossignol (BUTTE), Rue-Pisseuse (La), VALLÉE (LA), vill.

La commune de Blangy-le-Château possède une histoire fort ancienne qui mériterait une nouvelle monographie. Ce lieu, sans doute un vicus à l’époque gallo-romaine fait son entrée dans l’histoire vers 1042-1066. En effet, lors de l’entrée de leur fils Gilbert à l’abbaye du Bec, Guillaume Crespin et sa femme firent don à cette abbaye de l’église de Blangy. Notons pour la petite histoire que ce Gilbert, entré fort jeune au Bec, devait gouverner pendant trente-deux ans l’abbaye de Westminster (Cf. Marie FAUROUX, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 33-34.)

A cette église dédiée à Notre-Dame, était jointe une chapelliculese sous le vocable de saint Martin et quelques bâtiments dans lesquels l’abbaye de Bec aurait installé quelques moines. Lorsque Hugues de Montfort eut fondé le prieuré de Saint-Hymer en faveur de l’abbaye du Bec-Hellouin, son abbé décida d’y installer quelques uns des moines desservant la paroisse et le prieuré de Blangy et deux seulement y restèrent. Selon Ch. Bréard (Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 142.), l’acte d’union de Guillaume IV Crespin autorisant en 1223 la fusion des deux prieurés de Blangy et de Saint-Hymer, aurait vu la disparition du premier, mais sans doute faut-il, comme l’a souligné Guilmeth, relativiser cet abandon car, si lors de sa visite le 13 des calendes de février 1249 (19 janvier 1250) Eudes Rigaud n’y trouva aucun moine ceux-ci en raison de leur pauvreté étant venus demeurer à Saint-Hymer, il n’empêche qu’ils payèrent à l’archevêque des droits pratiquement équivalents à ceux réglés par le prieuré de Saint-Hymer (Théodose BONNIN .- Registrum visitationum archiepiscopi Rothomagensi – Journal des visites pastorales d’Eude Rigaud, archevêque de Rouen. MCCXLVIII-MCCLXIX, publié pour la première fois d’après le manuscrit de la bibliothèque nationale, par…, Rouen, Auguste Le Brument, 1852, p. 61). Lors de sa visite de 1255 (id., p. 199.) les religieux résidant alors à Blangy prétextèrent de leur pauvreté pour ne pas recevoir l’archevêque et sa suite mais lui donnèrent cependant une procuration et comme quelques années plus tôt lui réglèrent, à quelques deniers près la même somme que le prieuré de Saint-Hymer. Le 3 janvier 1258, visitant Saint-Hymer, il reçut la procuration pour Blangy et 8 livres 10 sous 11 deniers (id°, p. 296.). Dix ans plus tard, la situation n’avait pas changé, le prieur de Blangy versant même une somme supérieure à celle de Saint-Hymer (id°, p. 593 et GUILMETH, pp. 13-19.).
(Un passage perdu ?) qui devait par la suite être réuni au prieuré de Saint-Hymer. De peu d’importance il fut cependant l’occasion de quelques procès entre l’abbé du Bec et le prieur de Saint-Hymer quant au patronage de l’église.

2 – BIBLIOGRAPHIE

BOISRAME (Soeur), Notice sur la commune de Blangy-le-Château, ms.s.d., 16 p. dactyl.
= Arch. Départ. Calv., Br 9352

BOISRAME: Monographie communale de Blangy le Château. PAR, Revue « Le Pays d’Auge » ; Janvier-Février 2004 – 54e année, n°1.

Théodose BONNIN.- Registrum visitationum archiepiscopi Rothomagensi – Journal des visites pastorales d’Eude Rigaud, archevêque de Rouen. MCCXLVIII-MCCLXIX, publié pour la première fois d’après le manuscrit de la bibliothèque nationale, par…, Rouen, Auguste Le Brument, 1852, in-4°, vij-860 p., 1 pl. h.t.

DESHAYES Daniel: l’abbé Foubert Despallière, rénovateur de l’instruction à Lisieux, prêtre et bienfaiteur de Blangy le Château ; BSHL n°47, décembre 2000
DESHAYES Daniel: l’exploitation de la roche à Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 84, décembre 2003.
DESHAYES Daniel: Des prêtres réfractaires de Blangy le Château, originaires de la région du Billot. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 88, décembre 2004.
DESHAYES Daniel: Les restrictions alimentaires pendant la Révolution à Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 91 septembre 2005.
DESHAYES Daniel: Blangy le Château. Mille ans d’histoire. Du village à la cour de Versailles. 1 volume 16×24, 350 pages. 2006. archives SHL.
DESHAYES Daniel ; La confrérie de Charité de Blangy le Château. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 99 septembre 2007.

Editions FLOHIC: Le patrimoine des communes du Calvados, page 219.

FOURNIER Dominique: les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p.60.

LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS: HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. Dep. D’Archéologie. 1999 page 244.

Marie FAUROUX, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 33-34

Auguste GUILMETH, Bourg de Blangy, s.l. s.d. (note manuscrite E.D.: Rouen, 1849), in-12, 48 p.
= M.C. Br. E.D. 1166, manque cahier 9-16 – 2e ex. complet – Contient: Bourg de Blangy, Canton de Blangy: pp. 42-43, Le Brèvedent ; p. 43: Le Faulq, Saint-Philbert-des-Champs, Norolles ; pp. 43-44: Coquainvillers ; p. 44: Manerbe ; pp. 44-45: Le Torquesne ; p. 45: Les Parcs-Fontaines, Fierville ; pp. 45-46: Pierrefitte ; p. 46: Manneville-la-Pipard, Saint-Julien-sur-Calonne ; pp. 46-47: Launay-sur-Calonne ; p. 47: Vieux-Bourg, Saint-Benoît d’Hébertot ; pp. 47-48: Saint-André-d’Hébertot ; p. 48: Les Authieux-sur-Calonne, Bonneville-la-Louvet, Le Mesnil-sur-Blangy .
= Bibl. mun. Caen – F.N.B. 971

Ruisseau du chaussé ou de la Chaussée
La juridiction de ces seigneurs – de Noirval = s’étendait sur une portion de Manneville-la-Pipard et jusqu’aux portes de Pont-l’Evêque. De la famille de Noirval proprement dite, ce manoir passa aux Vipart de Silly, puis à la maison de Brancas qui en était encore propriétaire en 1789.
Les monnaies romaines, les poteries antiques et les sarcophages en pierre trouvées dans l’ancien cimetière Saint-Martin.

Dès le milieu du XIe siècle, la baronnie de Blangy se trouvait divisée en deux grandes portions: l’une comprenant la moitié de la terre ou domaine proprement dit, avec tous les droits et honneurs inhérents à la qualité de seigneur suzerain, tels que le titre de châtelain, le patronage de l’église principale, etc., etc.,; l’autre comprenant le reste du domaine mais sans aucun droit féodal, si ce n’est le privilège, attaché à toute terre noble,

LE CLERC Léon,  » Manoirs normands « , L’Illustration
(Grandchamp, Canapville, Manoir des Trois Diables de Lilambert, Lieu-Binet, Manoir du Désert, Manoir du Breuil-Blangy) Manoir d’Argentelles, Prestreval à Barneville, Crèvecoeur, Tordouet, Vitenval), L’Aumône à Saint-Hymer, La Vallée à Barneville, Le Mesnil) la Croix-Sonnet)
rec. factice  » Pages de Tourisme de l’Illustration « )

Léon LE CLERC,  » Chaumières normandes « , L’Illustration
(Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près – Préaux – Vauville – Vasouy – Manoir Conti près Honfleur – Conteville – Toutainville – Coquainvilliers – L’Aigle d’Or à Pont-L’Evêque – Saint-Arnoult – Blangy-le-Château – Tourgéville – Fierville – Gonneville)
rec. factice  » Pages de Tourisme de l’Illustration « )

PANNIER Arthème: voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Jacques POUGHEOL, « Exposition des trésors d’art du Calvados et de Basse-Normandie. Eglise Saint-Nicolas de Caen, Eté 1957 », Art de Basse-Normandie, n° 6, Eté 1957, pp. 27-35
Ouilly-le-Vicomte; Barneville-la Bertran; Fourneville; Beaumont-en-Auge; Percy-en-Auge; Saint-Pierre-de-Lisieux; Le Fournet; Orbec-en-Auge; Ouilly-le-Vicomte; Surville; Marolles; Beuvron; Thiéville; Saint Hildevert, La Vespière; Clermont-en-Auge; Honfleur; Blangy-le-Château; Saint-Vast-en-Auge; Brocottes;

Raymond QUENEDEY, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIII° siècle. I. Généralités, milieu, climat, sol, conditions humaines. Seine-Inférieure. II-III. Calvados. IV. Eure. V. Manche et Orne, PARIS, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série, 1927: pl. 12: Blangy-le-Château Auberge du Coq Hardi.

QUENOUILLE Cristelle: La tenue vestimentaire augeronne. Bulletin Du Foyer Rural du Billot n°70; Juin 2000. (canton de Blangy).

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
(1) Notes par M. Charles Vasseur.

Blangy, Blangeium, Blangeyum, Blangie, Blangis, Blangy.
Ce bourg est assis à la jonction de deux frais vallons et dominé par l’église, qui est bâtie sur une des pentes du coteau.
Rien, dans l’architecture de cet édifice, ne paraît antérieur à la dernière période ogivale. La tour et le choeur, qui forment les deux extrémités, sont de cette époque ; mais la nef est moderne, sans style, et l’on y lit la date 1708.
La tour, assez élevée, est partagée dans sa hauteur en deux étages. Les murs sont en pierre de grand appareil.
Deux larges contreforts buttent chacune des faces. Le rez-de-chaussée est percé de deux portes latérales, l’une au nord, l’autre au midi, ce qui fait de la base de la tour un porche fermé, qui précède la porte de la nef.
L’étage intermédiaire est éclairé, sur chaque face, de très petites ouvertures cintrées. Les quatre fenêtres de l’étage supérieur sont partagées par un meneau avec traceries flamboyantes: ce sont des ogives. Le tout est couronné par un toit à double épi, en ardoise.
Il est à remarquer que, malgré l’époque récente de sa construction, le mur du nord de la nef n’est percé d’aucune ouverture, disposition que l’on retrouve dans les églises romanes primitives. La configuration du sol explique cette particularité.
Le choeur n’est éclairé au nord que par une petite fenêtre à plein-cintre, subtrilobée, ouverte à l’extrémité orientale, de manière à répandre la lumière sur l’autel.
Au midi s’ouvrent deux fenêtres ogivales flamboyantes, qui ont conservé quelques fragments de vitraux coloriés.
Ces deux fenêtres sont subdivisées par un meneau. Ensuite vient une porte ogivale à tympan plein que surmonte une petite ouverture cintrée, semblable à celle du nord. Le mur en pierre de taille est soutenu par trois contreforts, le dernier à l’orient, placé sur l’angle.
Le chevet est droit et, au: centre, se développe une magnifique fenêtre à deux meneaux qui heureusement n’a point été bouchée au XVIII. siècle, comme il arrivait trop souvent.
Elle est encore remplie par une verrière ancienne qui représente l’arbre de Jessé, la généalogie de la Vierge, sous l’invocation de laquelle l’église est placée.
Le choeur est voûté en pierre avec arceaux, dont la retombée pose sur des chapiteaux-consoles. Les clefs ont été mutilées. On peut constater, néanmoins, que la dernière portait un blason écartelé.
La voûte de la nef est en sapin, reliée par quatre entraits et poinçons bien équarris. Les sablières portent les moulures caractéristiques de la fin du XVI. siècle.
Le maître-autel, dit M. A. Pannier, est décoré d’un très-beau groupe, en bois, formant retable et représentant la Sainte-Vierge et saint Joseph en contemplation devant la crèche. Les statues qui composent ce groupe ont été sculptées, en 1708, par M. de Branu, gentilhomme artiste qui possédait un château près de Blangy. Les figures sont très belles et pleines d’expression ; les draperies sont largement traitées. De chaque côté de l’autel est une statue, d’une bonne exécution, due au ciseau du même amateur. L’une représente saint Martin, et l’autre saint Sébastien.
La sonnerie de Blangy se composait, avant la Révolution de trois cloches. La grosse pesait 1,800 livres. Elles avaient été fondues, en 1625, par le fameux Jean Aubert. On les a détruites en 1832 pour composer la sonnerie actuelle.
Le patronage de cette paroisse appartenait à l’abbaye du Bec. Il lui avait été donné par Guillaume Crespin, premier du nom, au commencement du XIIe. siècle.
Le Dictionnaire de l’abbé d’Expilly parle d’une seconde église qui aurait existé à Blangy, sous l’invocation de saint-Martin; mais on n’en trouve point de mention dans les pouillés.
Une seule maison du bourg, construite en bois, peut remonter au XVI. siècle; elle est actuellement à usage d’auberge, à l’angle de la route de Lisieux et de la rue principale du bourg tendant à l’église. Elle est en bois.

Château.
— Blangy possédait un château-fort dont il reste encore quelques pans de murs. La construction consiste dans un blocage de moellons, régulièrement taillés pour faire parement.
On n’y retrouve aucune moulure, aucune ouverture et, dans un tel état de choses, il est impossible de préciser une date ( V. la page 387 ). C’est un reste du donjon, qui paraît avoir été carré.
En avant de cette ruine se trouvent des bâtiments (aujourd’hui appelés Manoir voir ci-dessous (1) , beaucoup plus modernes, qui lui forment en quelque sorte des ailes. Les toits d’ardoise sont rapides ; la pierre forme des angles en chaînage. Le reste est en briques.
Du côté de la prairie se détachent deux petits pavillons carrés, construits d’après le même système, destinés originairement à accompagner une grille. Je regarde ces constructions comme datant du XVIII. siècle.
Un cours d’eau qui serpente encore autour devait, dans l’origine, servir à alimenter les fossés de l’enceinte.
Les Rôles de l’Échiquier de 1180 nous ont conservé les noms de Osbert de Blangy et de Durand de Blangy.
Au milieu du XIVe. siècle une nouvelle famille paraît en possession de la baronnie de Blangy, celle de Melun de
Tancarville à qui elle était échue par le mariage de Jeanne Crespin avec Jean de Melun, sire de Tancarville (A. Deville, Histoire de Tancarville).
L’invasion anglaise vint spolier les anciens propriétaires; mais ils durent rentrer dans leurs droits quand les étrangers eurent été chassés du pays.
En 1463, Montfaut trouva nobles à Blangy : Renaud de Grandouet et Robin, son frère ; Robert de Loys, qui six mois après comparaissait aux montres du bailliage d’Évreux, ainsi que Benest Le Charpentier, seigneur du fief de Noirval, qui était assis sur le territoire de la paroisse, tandis que Mgr. Jehan de Manny, chevalier seigneur de Blangy, était noté comme défaillant demourant hors Normendie.
La Recherche faite par les élus de Lisieux en 1540 ne mentionne plus un seul des noms qu’on vient de lire; en trois quarts de siècle, tout a disparu. Les nouveaux venus sont : Constantin des Hayes, sieur et baron de Blangy, et Gaston, son fils aîné, qui justifièrent leur descente de Geoffroy des Hayes, vivant en 1451 bisaïeul dudit Constantin; Pasquet Néel, frère de Richard Néel, seigneur d’Écorcheville, faisant remonter sa filiation à messire Odoard Néel, chevalier, et Richard Néel, écuyer, vivant en 1203; Guillaume Le Portier, l’un des quatre papetiers de l’Université de Caen, et à ce titre exempt de toutes tailles, aides et subsides.
Au XVIII. siècle apparaît la famille Le Vicomte. Des actes originaux m’ont fourni les noms suivants: Noble seigneur messire Anthoine Le Vicomte, chevalier, seigneur et baron de Blangy (1668); Messire Pierre Le Vicomte, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Blangy et autres lieux ; il figure dans l’Armorial de d’Hozier avec N. de Valois, sa femme, de la famille des Le Valois d’Écoville, originaires de Lisieux, comme l’on sait; Pierre-Charles Le Vicomte, seigneur de Blangy, mort en 1760.
Il est à remarquer que la Recherche de la noblesse faite en 1666 ne constate la présence que de trois familles vivant noblement à Blangy : Jacques Le Mire, sieur de Batteville ; Anthoine Le Mire, sieur de Chaumont; Jacques et Robert ses fils; Anthoine Le Vicomte, sieur d’Esmanville, et Louis des Ruaux, sieur de La Rousselière, gendarme de la feue reine-mère.
La baronnie de Blangy avait une haute-justice.
Thomas Corneille lui a consacré un court article dans son Dictionnaire géographique.
Blangy dépendait de l’élection de Lisieux et de la sergenterie de Moyaux. On y comptait 179 feux.

(1) Manoir:
Site Web de Blangy-le-Château.
Le manoir est du XVII ème siècle. Les façades et toitures du manoir et deux pavillons d’entrée Louis XIII sont inscrits à l’inventaire par arrêté du 21 octobre 1970.
Les deux pavillons limitaient la grille d’entrée vers la prairie.
Les propriétaires étaient la famille Le Viconte, dont on trouve des traces à Blangy depuis l’année 1300 par alliance avec des descendants des Crespin, qui possédaient le château ainsi que les terres qui en dépendaient.
Ce manoir probablement construit vers 1620-1650 par Robert du Breuil entra en 1659 dans la famille Le Viconte par le mariage d’Anne Claude du Breuil avec Antoine Le Viconte
Le manoir est bâti de briques et de pierres de taille on note sur trois façades la présence de dessins en forme de croisillons et losanges formés par des briques noires.
La façade « Est » est construite de pierres et moellons, recouverte d’enduit, sur laquelle s’inscrivent deux remarquables œils-de-bœuf en pierre.
On remarque l’importance de l’ensemble des deux « lieux d’aisance ».
Une partie du manoir seigneurial proche (l’ancienne école de garçons) servait de salle d’audience au Baron de Blangy pour y rendre la justice.
On trouvait notamment dans le bourg un carcan qui servait à attacher les délinquants. Cet instrument de torture a été détruit à la Révolution, ainsi que 2 “pouches”, 2 sacs contenant les archives où étaient consignés les actes de justice.
Par la suite, le bâtiment servit de caserne pour les gardes nationaux, d’école de garçons ; de local administratif pour la gendarmerie et de logement pour le chef de brigade jusqu’en 1985.

2 – PIECES JUSTIFICATIVES

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie.

BLANGY-LE-CHATEAU. – L’ancien château de Launay, depuis longtemps ruiné, était entouré de fossés profonds ; il est possible qu’il ait succédé à une forteresse antérieure, Le château de Blangy est peut-être aussi dans le même cas (8). Il convient de signaler en outre le lieu-dit « Le Châtel » ainsi que celui appelé « Les Bataille où l’on a fait des découvertes d’armes anglaises (?) et d’ossements humains (9).
(8) Caumont, Stat. mon., IV, p. 370 et 386.
(9) ,Mme Boiramé, Monogr. de Blangy-le-Château, s. d. (vers 1885), mss, Archiv, du Calv.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux

60. – le 9 avril 1694, Me. Antoine Fontaine, pbrë, curé de Blangy, fait son testament devant Me. Ollivier Jumel, pbrë, vicaire de Blangy. H demande à être enterré dans le cireur de l’église et fait divers legs à la fabrique pour l’acquit de plusieurs messes et services. Il nomme
exécuteurs testamentaires Me. Jean Lefebvre, pbrë, curé de St-Michel du Brèvedent, et Me. Pierre Daufresne, pbrë, curé de Fauguemon. Il a
essayé de signer, mais la maladie ne lui a pas permis de le faire, les témoins sont Msr. Alexandre et Gilles Tragin, chirurgiens, père et fils, demeurant à Blangy.

47. – Le 22 avril 1694, la nomination à la crue de N.-D. de Blangy appartenant au seig. abbé du Bec, Mesr. Jacques-Nicolas de Colbert,
archevêque de Rouen et abbé du Bec, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Mr…… Fontaine, dernier titulaire, la personne de
Me Vulfrand Cailly, pbrë du diocèse d’Amiens, Me ès-arts en l’Université de Paris.
Le 24 avril 1694, Mre. Audran, vic. Gl. donne aud. sr Cailly la collation dud. bénéfice.
Le .2 juillet 1094, le sr Cailly prend possession de la cure de Blangy, en présence de AP Jacques Corneilles, pbrë, Alexandre Tragin, chirurgien, Michel Corneilles, et autres témoins de lad. parr.

102. – Le 22 févr. 1696, vu l’attestation du sr Cailly, curé de Blangy, et du Sr. Puisant, vicaire de St-Philbert-des-Champs, dispense
de bans pour le mariage entre Pierre Menard et Anne Hausey.

566 – Le 25 nov. 1698, Mrs Vulfran Cailly, pbrë, curé de Blangy, y demeurant, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice, dépendant du seig. abbé du Bec, entre les mains de Monseig. l’évêque et comte de Lx, pour y être pourvu par led, seig. abbé du Bec.
Le 14 décembre 1698, la nomination à la cure de Blangy appartenant au seig. abbé du Bec, Mgr. Jacques-Nicolas Colbert, archevêque de
Rouen et abbé commendataire du Bec-Hellouin, nomme à lad. cure la personne de Me. Jean-Baptiste Moullin, pbrë du diocèse de Lx.
Le 23 décembre 1698, les vicaires généraux du seig. évêque donnent aud. Sr. Moullin la collation de lad. cure de Blangy.
Le 24 décembre 1698, le Sr. Moullin prend possession de ce bénéfice, en présence de Me. Jean Barrey, pbrë, vicaire du lieu, Me. Pierre Cailly, et autres de lad. parr.

320 – Le 20 mars 1700, Jean Deschauffours, fils d’Adrian, demeurant à Blangy, constitue 150 livres de rente en faveur de Me. Jacques Noncher, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
– La lecture de cet acte fut faite, le 4 avril 1700, à l’issue de la messe paroissiale de Blangy par Me. Jacques De Manneville, notaire aud, lieu, en présence de Me. Jean-Baptiste Moulin, pbrë, curé de Blangy, et de Me. André Nicolle, pbrë, demeurant en la même parr.
Led. Sr. acolyte demeurait en la pair, de Fauguernon.

103. -Le 24 mars 1704, Me. Jean-Baptiste Moullin, pbrë, curé de Blangy, est nommé à la chapelle simple de Boisroger, diocèse de
Coutances, par les religieux de Cormeilles, patrons présentateurs dud. bénéfice.

25.- Le 6 mars 1706, Jean-Baptiste Moullin, pbrë, licencié aux droits, curé de Blangy et promoteur de l’officialité de l’évêché de Lx,
vu l’attestation du Sr. Verdun, pbrë, curé de St-Martin de Criqueboeuf, accorde dispense de bans pour le mariage entre Guillaume Gimer et
Elisabeth Brassy.

565. – Le 28 juillet 1708, vu l’attestation du Sr. Bocquet, vicaire de Blangy, et du Sr. Ferey, vicaire d’Hermival, dispense de bans pour
le mariage entre François Leprince et Jeanne Devaux.

578. – Le 20 août 1708, Me. Louis-Charles Bocquet. pbrë du diocèse de Rouen, obtient en cour de Rome des lettres de provision de
la cure de Blangy, vacante par la résignation que Me. Jean-Baptiste Moullin, pbrë, dernier titulaire, a faite en sa faveur avec la réserve de 400 livres de rente viagère,
Le 28 août 1708, le seig. évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 9 sept. 1708, led Sr. Bocquet prend possession de là cure de Blangy, en présence de Msr. Pierre Audran, pbrë, docteur de Sorbonne,
chanoine, official et grand vicaire du diocèse de Lx; Me. Jean-Baptiste Moullin, pbre, ancien curé de Blangy, chanoine et archidiacre en la Cathédrale ; Me. Jean Sorel, pbrë, curé de Manneville; Me. Jean-Jacques Enouf, pbre du séminaire de Lx ; Me. Nicolas Lefebvré, vicaire de Blangy, et autres témoins.

726. – Le 23 août 1707, Pierre, Claude et Jean Leudet, frères, demeurant à Blangy, au village des Leudets, constituent 150 livres de
rente en faveur de leur frère, Me. Robert Leudet, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait en présence de Me. Louis-Charles Bocquet, pbrë, curé de Blangy, et de Me. Nicolas Lefebvre, aussi pbrë, vicaire du lieu.

Curés – Fontaine – V, Cailly. – J.,B. Moullin – L.,C. Bocquet.
Vicaires. – Dubois – Jumel -J, Barrey – Paulmier – F. Buisson – Bocquet – N, Lefebvre.
Prêtres de la paroisse, -J. Corneilles – A. Nicolle.
Clercs.- P.-F. Le Viconte – R, Leudet.
Patron. – L’abbé du Bec. – J.H. Goibert.
Seigneurs et notables. -A. Maquerre – J. De Mannevide. – P. Le Viconte de Blangy –
Le Vallois – P, Çaidy.

441. – Le 21 mars 1711, dispense de bans pour le mariage entre François-Hippolyte de Bellemare, chev, fils de Mesr. Gabriel-Joseph
de Bellemare, chev., seig. de Duranville, cons. du roy en ses conseils, cy-devant maistre; ordinaire en sa chambre des comptes de Paris, et
de dame .Marguerite Rousseau de Surincourt (?), demeurant en lad. parr, de Duranville, d’une part, et damll. Françoise-Antoinette Le
Viconte, fille de Mre. Pierre Le Viconte, chev., seig. et baron de Blangy, et de dame Marie-Anne de Valois, demeurant en la parr. de
Fontaine, diocèse de Bayeux.

578. – Le 9 déc. 1713, la nomination à la cure de N.-D. de Blangy appartenant au seig’ abbé du Bec-Hellouin, très haut et très puissant
seig, .Monseig’ Roger de la Rochefoucauld, abbé commendataire de lad. abbaye, nomme à cette cure, vacante par la mort de M. Louis-Chartes Bocquet, dernier titulaire, la personne de Me. Etienne Duchesne, pbrë du diocèse de Lx.
Le 18 déc. 1713, Msr. de Matignon, vic. Gl, donne aud. Sr. Duchesne la collation dud. bénéfice.
Le 19 déc. 1713, le Sr. Duchesne, pbrë de ce diocèse et chanoine de Gerberoy, diocèse de Beauvais, demeurant à Paris, parr. St-Benoit,
prend possession de la cure de Blangy, en présence de M. Nicolas Brunet, pbrë, curé de .Montviette ; Me. Pierre Vauchel, sous-diacre :
Me. Gilles Tragin, Guillaume Lefebvre, trésorier, et autres paroissiens.

380.- Le 20 sept. 1715, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
Mrs. Jean-François Brasnu, de la parr, de Blangy :

34. – Le 18 sept. 1706, François-Charles Leudet, relig. du prieuré de Pavilly (de Paviliaco), originaire de Blangy, diocèse de Lx, reçoit la tonsure et les ordres mineurs des mains de l’ancien évêque de Condom.

280. – Le 24 juin 1717, Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette d’Amades, fils d’ Emmanuel et de Françoise de Macquaire, du diocèse de Lx, (parr, de Blangy), rite dimissus, reçoit la tonsure à Paris dans la chapelle des Petits-Augustins, de la main de Mgr Vincent-François Desmarests, évêque de St-Malo, avec l’autorisation du cardinal de Noailles, archevêque de Paris.
Le 27 juin 1717, Mesr. Henry-Emmanuel de Roquette, pbrë du diocèse de Paris, prieur commendataire du prieuré simple de St-Hymer,
diocèse de Lx, demeurant à Paris sur le quai des Quatre-Nations, parr. St-André-des-Arts, donne sa procuration pour remettre sond. prieuré, chargé de 800 livres de pension envers Mrs Noel-François de Brion, chev. de l’ordre de St-Lazare, cy-devant titulaire dud. prieuré, entre les mains de N.-S.-P. le pape » en faveur de Mesr Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette, son neveu, clerc tonsuré du diocèse
de Lx.
Le 13 juillet 1717, Me. Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette, obtient en cour de Rome des lettres de provision du prieuré
simple de St-Hymer.
Le 21 août 1717, led. Sr. de Roquette, clerc tonsuré, demeurant à Paris, quai de Conti, donne sa procuration pour requérir du Seig.
Évêque de Lx, la collation dud. bénéfice.
Le 24 août 1717, le seig. évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 20 août 1717, le Sr. de Roquette (1) représenté par Me. Guillaume Véron, pbrë, bénéficier en la Cathédrale de Lx, prend possession dud. prieuré de St-Hymer, en présence de M. Jean Leperehey, pbrë,desservant led. prieuré, et de plusieurs habitants dud. lieu



(1) M. Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette naquit à Blangy le 11 novembre 1699 (?). II fut tenu sur les fonts du baptême par Mes. Raymond du Cup, chev, seig. d’Yssel, demeurant à Honfleur, el par M. Marie-Anne Le Valois, épouse de Mrs. Pierre Le Viconte, chev, seig. de Blangy. Après avoir fait ses humanités au collège Louis-le-Grand, â Paris, il entra au séminaire de St-Magloire. Il reçut Il tonsure dans la chapelle des Petits-Augustins, le 21 juin 1717, des mains de M. François-Vincent Desmarest, évêque de St-Malo; et, trois jours après, son oncle, M. Henry-Emmanuel de Roquette, prieur de St-Hymer, résigna son bénéfice en sa faveur.
Le nouveau prieur continua de résider â Paris. Janséniste ardent, ses opinions Idéologiques ne s’accordaient pas avec celles de M. Quesnel de la Londe, curé de St-Hymer. En 1722 M. Quesnel ayant résilié sa curé en faveur de M. de la Hogue, vicaire Je St-Cande le Jeune de Rouen, l’abbé de Roquette voulut faire la connaissance du nouveau curé. II ne tarda pas à s’apercevoir qu’il ne sympathiserait pas avec lui plus qu’il n’avait fait avec le prédécesseur. Dès les premières entrevues, le prieur regarda le curé «comme un brouillon et un moliniste outré , et le curé ce vit dans le prieur « qu’un homme rebelle à l’Eglise.»
Celui-ci retourna à Paris, laissant â St-Hymer, outre les chapelins du prieuré, un de ses amis intimes, un cratorïen (?) imbu de toutes ses idées, et le chargea, en sa qualité de curé primitif, d’instruire les enfants de la paroisse, de leur faire l’école et le catéchisme. Mais ce maître dû bientôt se retirer pour ne pas s’attirer de désagréments de ta part de l’autorité.
Alors l’abbé de Roquette vint s’établir définitivement dans son prieuré (novembre 17?5).
A partir de ce jour, cette maison devint le rendez-vous de tous les jansénistes du pays.
L’abbé de Roquette cite lui-même dans ses Mémoires, une Revue où l’on dit qu’il consacrait de grand cœur une bonne partie de ses revenus à soutenir la secte jansénienne et qu’il contribuait, en tout ce qu’il pouvait, à son accroissement. Les cures de la contrée abondaient dans ses opinions. Les curés de Pont-l’Evêque, de Pierrefitte, de Pierrefitte et autres ecclésiastiques dont il donne les noms étaient ses amis dévoués. Le curé de St-Hymer, presque seul, refusait d’avoir des rapports avec lui. Il lui avait interdit le port du surplis dans l’église paroissiale et ne voulait pas célébrer la messe en sa présence.
Cependant les agissements du prieur étaient rapportés â l’évêque de Lx par M.de la Hogue, et un orage s’amoncelait menaçant d’éclater bientôt. En vain M. de Roquette, père écuyer de la princesse de Conti, écrivait-il lettres sur lettres â son fils pour le faire revenir â Paris ; le (?) n’y voulait rien entendre. En vain le père usait-il de toute son influence pour atténuer auprès du cardinal de Fleury toutes les plaintes portées contre le prieur ; il devenait de plus en plus difficile d’empêcher un éclat. En 1730, l’abbé de Roquette perdit son père.
L’évêque de Lisieux renouvela ses plaintes plus vives que jamais, et le ministre d’Etal fit signifier au prieur une lettre de cachet qui l’exilait de son prieuré et l’obligeait à s’éloigner au moins â trente lieues du diocèse de Lisieux.
Avant de quitter le pays, il voulut avoir une entrevue avec Mgr de Brancas. Il soutint devant le prélat les doctrines jansénistes et attaqua violemment le curé de St-Hymer et son vicaire. Mais il fallut partir : Il se retira à Paris. – On ne doute pas, dit la Revue déjà citée, qu’il n’y ait assisté régulièrement aux scènes nocturnes des acteurs et actrices convulsionnaires; car il était infatué des prétendus miracles du temps et de l’œuvre des convulsionnaires.
Il invoquait souvent le bienheureux diacre Paris et le saint évêque de Senez dont il portail sur la poitrine une parcelle du cœur enfermée dans un reliquaire.
Pendant les huit premières années de son exil, l’abbé de Roquette mit sur pied toutes les influences â sa disposition pour obtenir de l’évêque de Lisieux l’autorisation de retourner dans son prieuré ; mais inutilement. Cependant en 1729(?), il finit par obtenir d’y aller passer six semaines, seul avec un architecte, pour faire des travaux aux bâtiments du monastère.
La encore il trouva le moyen de tromper l’évêque. Il nous raconte lui-même qu’il mena avec lui M. de Jaulame (?), gentilhomme du diocèse de Senez (janséniste exalté), qui l’accompagna sous le nom de Félix, en qualité d’architecte, dans le dessein de faire dresser les plans par M Chartier de Conches, architecte de l’abbaye du Bec.
Attentif à couvrir sa marche et â cacher ses allures dans la capitale du royaume, il y vécut sans être inquiété jusqu’au 23 novembre I74?. Ce jour-la un commissaire et un exempt se transportèrent dans la maison qu’il occupait au faubourg Saint-Antoine. – Ils trouvèrent M. Alexandre, prêtre du diocèse de Beauvais, qui avait longtemps vécu au prieuré de St-Hymer et que l’évêque de Lisieux en avait fait partir. Ce prêtre faisait, avec l’abbé de Roquette, l’éducation des trois fils d’un gentilhomme normand, M. Louis du Buat, originaire de Tortisambert. Ce gentilhomme pauvre était mort en 1742, presque en arrivant à Paris. Il laissait cinq orphelins : trois fils et deux filles. D’accord avec leurs oncles, l’abbé de roquette se chargea de ces enfants. Apres avoir placé les filles dans un couvent, il entreprit l’éducation des trois fils.
L’abbé de Roquette et M. Alexandre furent interrogés juridiquement. – Ils ne balancèrent (?) pas à manifester l’esprit de révolte et de fanatisme qui les animait. – M. Alexandre reçut l’ordre de quitter Paris, et M. de Roquette fut conduit â la Bastille où il resta détenu pendant six mois. Il en sortit le 30 mai 1743. Après la mort du cardinal de Fleury ; mais en même temps une lettre de cachet l’exilait au Bec. Comme le séjour de cette localité était nuisible à sa santé, il obtint de se retirera Rouen. Là, comme ailleurs, il continua sa propagande janséniste. On finit par lui défendre le séjour de cette ville et on l’envoya à la Bouille, d’où il ne pouvait s’écarter de plus d’une lieue. II se fixa au château du Vrac sur la paroisse de Moulineaux, puis â Orival. Ses trois élèves l’avaient suivi.
Le 17 juin 1748, l’archevêque de Rouen étant venu donner la confirmation à Thuil-Simer, l’abbé de Roquette alla le trouver pour le prier de lui obtenir la permission de se rendre à Rouen. Mais le prélat s’y refusa et lui marqua, au contraire, tout le désir qu’il avait de le voir sortir de son diocèse.
Cependant en 1755, le cardinal de la Rochefoucauld ayant été placé â la tête des Affaire ecclésiastiques, M. de Roquette lui exposa qu’il était exilé de son bénéfice depuis vingt-cinq ans et le supplia de l’autoriser à y revenir. Le ministre, favorable aux hommes de la secte, lui accorda la permission d’aller â son prieuré toutes les fois qu’il y aurait besoin. Mais en 1764, quatre ans après la mort de M. de Brancas, il obtint la révocation pleine et entière de la première lettre de cachet qui le tenait exilé. M. de la Hogue mourut subitement le 6 août 1764, après avoir reçu la nouvelle du retour de M de Roquette.
Le prieur revint donc à St-Hymer après trente-quatre ans d’épreuves ; mais l’exil n’avait inchangés(?) ni ses sentiments ni sa conduite. Il distribuait des écrits contre le formulaire, tenait dans son prieuré des assemblée jansénistes et s’entoura constamment de gens de la secte.
Sous prétexte de fournir une maison de retraite aux prêtres âgés et infirmes, il allait attirer dans son prieuré les ecclésiastiques du diocèse, quand en 1772, Mgr de Condorcet obtint contre lui une nouvelle lettre de cachet qui l’excluait une seconde fois du diocèse de Lisieux. II avait alors 73 ans. Ce nouvel exil ne dura pas longtemps. Au bout de deux années, il supplia Mgr. l’évêque de Lisieux de le laisser rentrer, en lui faisant probablement de belles promesses d’amendement. Le prélat touché de l’âge du suppliant et tout rempli de miséricorde, cessa de mettre obstacle à son retour. M. de Roquette revint donc de nouveau à son prieuré qu’il conserva encore quelques années et le résigna, en 1770, en faveur de Msr. Louis- Charles de Grieu, clerc tonsuré, originaire de St-Benoit-d’Hébertot. Il se réserva toutefois une pension de 2857 livres et un logement dans le prieuré, dans la partie qui fait suite au transept méridional de l’église. C’est la qu’il mourut le 22 mars I789, dans sa 90 année. II fut inhumé le lendemain au milieu de l’église du prieuré, sous les cloches, par M. le cure de St-Etienne-la-Thillaye, en présence de M. le curé de St-Hymer. II n’était que simple tonsure.
Dans le résumé de celle vie si agitée du prieur de St-Hymer, nous n’avons pas trouvé place pour parler de ses nombreux procès et aussi de ses vertus. Lui, trouva le moyen, au milieu de tous ses ennuis, d’être en procès pour tout et avec tous. Il plai la pendant plus de vingt ans avec les héritiers de M. de Brion l’un de ses prédécesseurs; il plaida avec l’évêque de Lisieux. avec les curés de St-Hymer, avec les paroissiens, avec le seigneur honoraire de la paroisse, M. de Gassart, et avec bien d’autres. II eût plaidé bien davantage, s’il avait
eu la liberté de ses mouvements.
Quant à ses vertus, il en parle beaucoup dans ses Mémoires, sa foi, son amour de Dieu et du prochain, son humilité, sa patience, sa résignation, son esprit de mortification(?) et de pénitence. Peut-être eût-il mieux fait de laisser ce soin à d’autres. (Note rédigée d’après le Manuscrit de Saint-Hymer et des registres de catholicité de Blangy et de Saint-Hymer).

298. – Le 18 sept. 1717, furent ordonnés sous-diacres :
Me. Jean-François Brasnu, acolyte de N.-D. de Blangy.

322. – Le 31 oct. 1717, reçurent les ordres mineurs :
Jean Brasnu. de N.-D. de Blangy.

155. – Le 27 nov. 1719, vu l’attestation du Sr. Duchesne, curé de Blangy, et du Sr. Férey, vicaire de Manneville, dispense de bans pour le mariage entre Guillaume Hareng et Marie Gibon.

357. – Le 10 août 1717, titre clérical fait en faveur de Me. Jean-François Brasnu, acolyte (de Blangy), par Gilles Brasnu, son père, bourgeois de Caen.

611. – Le 28 fév. 1719, titre clérical fait en faveur de Me. Jean Brasnu, acolyte, par Gilles Brasnu. Sr. des Prez, bourgeois de Caen, demeurant présentement à Blangy.

802. – Le 31 octobre 1723, Jean-Jacques De Mannevitle. fils d’Antoine et de Françoise Lefebvre, de la parr, de Blangy, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

Curés. – A. Fontaine – L.-C. Bocquet – E. Duchesne.
Vicaires.- O. Jumel. – Guillemin. – X. Bazin – F. Halley.
Prêtre de la paroisse. – R. Leudet.
Clercs.- J.-F. Brasnu – J- Brasnu – H.K.F.R. de Roquette – J.-J. De Manneville – R. Leudet – F.-C. Leudet.
Patron.- L’abbé du Bec. – R. de la Rochefoucauld.
Seigneurs et notables. – A. Tragin – G. Tragin – J.– G Lefebvre – P. Le Garand – P. Le Viconte.

61.- Le 1er mars 1735, Jean Lachey, marchand, de a parr. du Breuil, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me. Jean Baptiste Lachey, acolyte, de la parr, de Norolles, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé au château du Breuil.

Curés. – E. Duchesne – J.-B. Hoybel – G.N Pépin.
Vicaires. – Bucailles – Geoffroy – J.-P. de Manneville – C. Marie – Bosquet – Legoust.
Prêtres de la paroisse – R. Leudet – J.-J. de Manneville.
Clercs.- CI. Leudet – J.-P. Leudet – J.-J. de Manneville -J..J. Piquet – G.-F. Salis.
Patron. – L’abbé du lieu. – L. de Bourbon.
Seigneurs et notables.- J.-F. de Clinchamps – J. FIeury. – Jq. de Manneville – P. de Manneville – A. de Manneville. fils.- A. de Manneville. fils Ph., XV. – F. de Pluviers – Ph. Rousselet.

33. – Le 10 janv. 1757, vu l’attestation du Sr. Rabot, vicaire de Blangy, dispense de bas pour le mariage de Nicolas Borel.

100 – Le 3 févr. 1757, Nicolas Borel, laboureur, demeurant à Blangy, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me. Jacques Borel, acolyte de lad. parr.,afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

Vicaires.- Rabot – Lecavelier.
Clercs. – F.-G. Satis, XXIIL II, 75. – Jq Borel – N.J Borel.
Notables – J. Fleury. XXIV. I»5. – G.-G Castel.

269. — Le 11 mai 1771, la nomination à la cure de Blangy revenant au seig. évêque à cause de la vacance du siège abbatial du Bec-Hellouin, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice de Blangy. vacant par la mort de Me Nicolas-Guillaume Pépin, dernier titulaire, la personne de Me Thomas-Jean Monsaint, pbre de ce diocèse. Donné au château des Loges.
Le 14 juin 1771, led. Sr Monsaint, demeurant à Paris, en la communauté des prêtres de St-Roch, rue Neuve paroisse St-Roch, et représenté par Me Jacques Monsaint, pbre, chanoine de la cathédrale de Lx, prend possession en de la cure de Blangy, en présence de Me Denis Thorel, prieur-curé de Fierville : Me Claude-François Ferrière, pbre, desservant lad parr. de Blangy : Me Jean-Baptiste-Etienne Combault, notaire et contrôleur des actes, demeurant en lad. pair. : Me Jacques Langlois, vicaire du Mesnil-sur-Blangy. et autres témoins.

278. — Le 10 sept. 1771, la nomination â la cure de N.-D. de Blangy appartenant au prieur de St-Hymer, Mes. Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette, prieur commendataire de St-Hymer, nomme à lad. cure, vacante parla mort de Me Nicolas-Guillaume Pépin, pbre, dernier titulaire, la personne de Mr Jacques Langlois, pbre, vicaire du Mesnil-sur-Blangy. Fait et passé à Paris. (Y. 269).
Le 18 sept. 1771, 1e seig. évêque étant au château des Loges, donne aud. Sr. Langlois la collation dud. bénéfice.
Le 26 sept. 1771, le Sr. Langlois prend possession de la cure de Blangy, en présence de Mrs Alexandre Duquesne, chanoine de la cathédrale de Lx et curé du Mesnil-sur-Blangy, y demeurant : Me Claude-François Perrière, pbre. desservant lad. parr. de Blangy ; Me Jean-Pierre Delamare. acolyte, demeurant à Blangy : Me Elie Canu, acolyte, demeurant au Mesnil-sur-Blangy : Mes. Henry-Thomas-Robert d’Angerville, chev. seig. de Colleville. demeurant à Caen, parr. St-Jean : Me Pierre-Antoine de Manneville. ancien échevin de la ville de Lx, y demeurant, parr. St-Jacques : Nicolas Borel. propriétaire, et Antoine Leudet, marchand, tous deux demeurant à Blangy.

285. — Le 5 nov. 1771, vu l’attestation du Sr. Ferrière, desservant la parr. de Blangy, et du Sr.Rault, desservant celle d’Angerville, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste Leudet et Madeleine Laurent.

353. — Le 30 oct. 1771, Nicolas-Joachim-Gilles Dieuzy, marchand, demeurant à Blangy, constitue 150 livres de rente on faveur de Me Jean-Pierre Delamare, acolyte de la parr. du Pin, afin qu’il puisse parvenir aux ondres sacrés.
Led. Sr acolyte était fils de Pierre Delamare et d’Anne-Françoise Riquier.

103. — Le 9 déc. 1772, Mes. Thomas-Jean Monsaint, pbre du diocèse de Lx, vicaire de St-Roch, à Paris, demeurant sur lad. parr. en la communauté des prêtres do St-Roch, résigne purement et simplement entre les mains du seig. évêque de Lx la cure de N.-D. de Blangy dont il est titulaire. Fait et passé à Paris.
Le 15 déc. 1772, la nomination à lad. cure revenant aud. seig. évêque à cause de la vacance du siège abbatial du Bec-Hellouin, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice la personne de Mes. Jacques-François Tahère, pbre du diocèse de Bayeux, Me ès-arts en l’Université de Caen.
(F. 43).
Le 22 déc. 1772, le Sr. Tahère prend possession de la cure de Blangy, en présence de Mes. Jean Quesnot, supérieur du séminaire de N.-D. de Lx ; Me Jean-Baptiste Rousselin, pbre, desservant lad. parr. Me Pierre Delamare, acolyte: Me Jean-Baptiste-Etienne Combault, notaire royal et contrôleur des actes, demeurant tous à Blangy, et autres témoins.

143.— le 10 mars 1773, Mre. Henry-Emmanuel-François-Raymond de Roquette, prieur commendataire de St-Hymer, prétendant avoir droit de nomination à la cure de Blangy, nomme à ce bénéfice, vacant par la mort de Me Jacques Langlois, la personne de Me. Claude-François Ferrière, pbre du diocèse de Lx. Fait et passé a Paris devant les notaires du Châtelet.
le 22 mars 1773, le seig. évêque de Lx donne aud. Sr Ferrière la collation dud. bénéfice.
le lendemain, le Sr. Ferrière prend possession de la cure de Blangy, en présence de plusieurs habitants de la parr.

381. — Le 10 Sept. 1774, dispense de bans pour le mariage entre Me. Jean Montoure de la Tour, avocat au parlement, fils de feu Me Jean-Baptiste Montoure, aussi avocat, et de Marie Montfort, demeurant au Brèvedent, d’une part, et dell. Anne.Marguerite Selot, fille de Richard Selot des Fosses, et de dame Marguerite Bazire, originaire de Manneville-la-Pipard et demeurant à Blangy.

99. — Le 2 mai 1780, dispense de bans pour le mariage entre Me Jean-Baptiste-Zacharie Combault, avocat au parlement de Normandie, demeurant à Rouen, parr. St-Laurent, fils de Me Jean-Baptiste-Etienne Combault, notaire du roy, et de dame Marie Le Bailly, de la parr. de Blangy. diocèse de Lx, d’une part, et demell. Céleste-Sophie-Aimée Baron, fille de feu Me Jean-Baptiste Baron, notaire à Rouen, et de dame Marie-François-Thérèse Avoux, de lad. parr. de St-Eloy de Rouen.

267 — Le 28 juillet 1782, Jean-Pierre Pitraye, marchand, demeurant au Breuil, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me. Jean-Pierre Pitraye , acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur une pièce de terre, nommée le Perré, située en la parr. du Breuil et bornée, d’un côté, par le chemin du Torquesne à Pont-l’Evèque et, un bout, le chemin du Breuil à St-Hymer. Fait et passé au Breuil.

94. — Le 17 févr. 1788, dame Marie Crémond, Vve de François Mignot, demeurant au Breuil, constitue 150 livres de rente en faveur de son petit-tils, Me. François Hauton acolyte de lad. parr., afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur trois pièces de terre, sises au Breuil, la 1 ère en cour et plant, une maison à demeurer dessus étant, était bornée, d’un côté, par M. Bouleiller, vicaire du Breuil, et, d’un bout, par l’ancien chemin de Lx à Pont-l’Evéque; la 2 ème se nommait les Coutures et la 3 ème le Champ-Boullay.
(Les deux dernières se trouvaient dans le voisinage de la première qui elle-même devait être à peu près vis-à-vis la porte principal de l’église du Breuil, ou un peu plus loin vers le nord.) fait et passé au Breuil, par le ministère de Me. Jacques-François-Joseph Ferey, notaire du roy aud. !ieu.
tal. s’acolyte fut représenté dans cet aeto par son père, François Hauton, marchand, demeurant en lad. parr. du Breuil. )

293. — Le 18 août 1782, la nomination à la cure de St-Ouen de Morainville appartenant au seig. abbé de Cormeilles, le seig. évêque de Lx, en vertu de la délégation à lui donnée par led. seig. abbé, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me Jean-Baptiste Lefrère, dernier titulaire, la personne de Me Jacques-François Tahère, pbre du diocèse de Bayeux, curé de N.-D. de Blangy. Donné au château des Loges.

30. — Le 5 janv. 1783, M. Jacques-François Tahère (1) , pbre du diocèse de Bayeux, curé de Blangy et pourvu de la cure de Morainville, prend possession de ce dernier bénéfice, en présence de Mesr. Louis-Adrien de Folleville, pbre, desservant lad. parr. de Morainville ; M. Nicolas-Laurent Huet, vicaire du lieu ; Mes. Jean-Alexandre-François de Varin des Hautes-Terres, seigr. et patron honoraire de Morainville et autres lieux ; M. Jacques Cauvin, propriétaire, demeurant tous en lad. parr.
(1) M. Tahère refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et fut destitué. On élut à sa place M. Jh Poplu, prêtre assermenté de la Foltière. J’ignore ce que devint M. Tahère. (Archives de l’Eure.)

137. — Le 4 juin 1783, Me Jacques-François Tahère, pbre, curé de N.-D. de Blangy de St-Ouen de Morainville, demeurant à Blangy, résigne purement et simplement entre les mains du seig. évêque de Lx lad. cure de Blangy, afin qu’il y soit pourvu par qui de droit. Fait et passé à Lx.
Le 14 juin I783, la nomination à la cure de Blangy appartenant au seig. abbé du Bec-Hellouin, Mgr Yves-Alexandre de Marboeuf, comte de Lyon, évêque d’Autun et abbé commendataire de l’abbaye du Bec, nomme à lad. cure la personne de Me Gilles Lefrère, pbre du diocèse de Lx, originaire de Ste Marguerite-de-Viètte et curé de Villers-sur-Mer. Fait et passé au palais abbatial de St-Germam-des-Prés, à Paris.
Le 18 juin 171S3, le seig. évêque de Lx donne aud. Sr Lefèvre collation dud. bénéfice.
Le 23 sept. 1783, Sr Lefèvre prend possession de la cure de Blangy, en présence de M. Louis Le Chevrel, pbre, curé du Prédauge, diocèse de Bayeux : Me Jean-Joseph Lecerf, diacre du diocèse de Bayeux, demeurant en la parr, de Cingal, même diocèse ; Robert Huet, maître d’école, demeurant à Blangy : Jacques-Robert Aubert, étudiant et faisant ses humanités, demeurant au Mesnil-sur-B!angy,et autres témoins.

293. — Le 18 août 1782, la nomination à la cure de St-Ouen de Morainville appartenant au seig. abbé de Cormeilles, le seig. évêque de Lx, en vertu de la délégation à lui donnée par led. seig. abbé, nomme à cette cure, vacante par la mort de M. Jean-Baptiste Lefrère, dernier titulaire, la personne de M. Jacques-François Tahère, pbre du diocèse de Bayeux, curé de N.-D. de Blangy. Donné au château des Loges.

1214
Laurent Hay reconnaît qu’il est obligé envers le prieur de Saint-Hymer en 40 sous 8 deniers de rente, à cause de la fieffe à lui faite par ledit prieur de quatre acres de terre situées sur la paroisse de Blangy (En l’aînesse des Couturiers-Hys.), aboutant au chemin de Cormeilles.
= Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 27.

1223 – Blangy-le-Château, Saint-Hymer
Prieuré de Blangy – Acte de l’union des deux prieurés par Guillaume IV du Bec-Crespin. (C’est cette union qui a inspiré aux prieurs de Saint-Ymer la pensée et la facilité de rattacher à Saint-Ymer des droits de fiefs sur certaines tenures.) – Ego Willelmus Crispinus dedi et concesi domum Blangeio cum pertinentiis prioratur de Sancto Ymerio, hac conditione quod monachi qui in predicta domo solebant commorari amodè in domo Sancti Ymerii commorentur (fol. 640)
= Charles BREARD, Cartulaire de Saint Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen, Lestringant, 1908, p. 142

1407, 11 septembre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, sur l’âge de Guillaume Le Gras, né à Sainte-Marie-aux-Anglais vers 1378, pour la mise hors de garde noble de sa femme Perrote de Forges, née vers 1382-1383, fille de Roger de Forges, dit Becquet, chevalier mort au dernier voyage de Flandres, qui est en la garde du roi comme héritière de ses frères et possède les fiefs d’Olendon, de Sassy, de Ranville, de Launay (commune de Blangy-le-Château), une fief ferme à Banneville (canton de Villers-Bocage), deux vavassories à Rouvres et une maison à Caen.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 359-360.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 21.

1459, 5 septembre – Blangy-le-Château ?
Montre de 40 hommes d’armes et 80 archers de la grande ordonnance du roi, sous la charge de messire Pierre Louvain, chevalier, vicomte de Berzy, reçue par Guillaume de Bigars, commissaire du Maréchal de Lohéac.
Suivie d’une quittance de 3.555 l. t. pour leurs gages du 2e trimestre 1459.
= Bibl. mun. de Rouen. Martainville 198, n° 2 (cette montre fait suite à d’autres en d’autres lieux dans les années 1458-1460.)

1628 – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Architrictin Noucher, tabellion en la vicomté de Fauguernon et François d’Echauffour, tabellion au siège de Blangy, pris pour adjoint, par Jean Lachey, avocat et Charles Lachey, sergent royal, fils Aubin, à Pierre Capelliculese, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, de 3 pièces de terre assises à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 2.000 livres.
= in Armand BENET, Inventaire …, 1891, H. Suppl. 57.- B.54, p. 19

1730, 4 novembre
Lettres-royaux ordonnant de réunir devant le bailli de la haute-justice de Blangy les parents de Robert Le Forsonney, âgé de seize ans, pour l’admettre, s’il y a lieu, au gouvernement de ses biens.
= Arch. SHL. Ms. BB 323

4 – ARCHIVES SHL:

1799.
SHL. FONDS BOUDARD: 2FM139: 1799: réquisition du Juge de Paix de Blangy contre Mme de Bruc née de Nonant de Raray.

1789-92.
SHL. FONDS BOUDARD: 2FM255: 1789-92: famille de Brancas, accord pour vente de biens sur St Léger du Bosc, Blangy, Dozulé et Hébertot.

1806.
SHL Fonds-1F83 – 1806 – Duval, Blangy le Château, acte de vente

1820.
SHL Fonds-1F563: 28 juin 1820: Bail par le sieur Beauvillain à M. Médéric Foubert Despallières. (St Pierre de Mailloc, Blangy et Lisieux)

SHL. FONDS DEVILLE: voir 9FA2 Communes B: à Le Brévedent:
– contestations au sujet des limites avec Blangy

SHL: FONDS STURLER:

  • 47 F Syndicat initiative Blangy-le-Château mars 71
    vieilles maisons place du village 3 pellicules – 2 dépliants
  • 47 P Blangy-le-Château: église 1 pellicules
  • 48 C Blangy-le-Château vitrail église août 71
    3 photos N&B
    2 pellicules N&B et 2 pellicules couleur demandé par Mme du Ménil
  • 48 K Blangy le château Camping décembre 71
    5 pellicules demandées par M. Léon

FONDS « Imprimés ».

II A 5: Tableau du district de Pont-l’Evêque, réduit à 93 paroisses et deux succursales, avec la liste des paroisses supprimées, noms des fonctionnaires publics et autres ecclésiastiques qui ont déféré à la loi du serment et l’indication des remplacements à faire par l’ordre de suppression proposé.
(cantons de Pont-l’Evêque, Honfleur, Blangy le Château, Bonnebosq, Cambremer, Beuvron, Touques, Dives, Crévecoeur, Beaumont)

LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F, 1er classeur
II C 2:1849: invitation au banquet des officiers de la garde nationale de Blangy
III B 2 b: querelles, retrait de Lemétayer- Desplanches d’un projet.

Carnets de Charles Vasseur:

– « Analyses et transcriptions » – « transcriptions.Doc »: – p.17 – 28 mai 1570
Echange fait par Rouend CAPPEL bourgeois de MEZIDON, avec Gaston CHILLARD, de la paroisse de SAINT-PHILLIBERT-DES-CHAMPS de:
– une pièce de terre en pré assise en la paroisse du BREUIL près le HAMELET. Réserve de la jouissance pour 3 mois au bénéfice du Noble Homme Maistre Georges DELESPEE, sieur de la BRIERE.
– contre un herbage assis en la paroisse de BLANGY. p. 83 – 4 décembre 1740

Par devant Jean FLEURY, notaire en la vicomté d’ORBEC pour le siège de BLANGY, dûment présent Messire Guillaume René de FRANCQUEVILLE, chevalier baron de MORAINVILLE, seigneur et patron du Mesnil Beuvillers, demeurant à PARIS, présentement à BLANGY, fils et héritier conjointement avec Claude Jean-Baptiste de FRANCQUEVILLE, chevalier son frère, de René de FRANCQUEVILLE, de son vivant chevalier seigneur de BEUVILLERS, lequel a déclaré par le présent qu’ayant pris par préciput lors du décès dudit seigneur René de FRANCQUEVILLE leur père, une terre noble, il a abandonné les rotures de ladite succession au profit de son frère . Il reconnaît qu’il ne lui appartient rien d’un rente de 148 livres 16 sols, réduite à 74 livres 8 sols, créée par édit du mois d’août 1720, au profit dudit feu seigneur leur père sur les tailles de l’élection de LISIEUX comme faisant partie des rotures de la succession de leur père.

Guillaume René de FRANCQUEVILLE comparant aux fins que ledit seigneur son frère soit payé de ladite rente sans opposition de sa part. –

P. 115 – 22 mai 1719
Sentence rendue par Thomas du MOUSTER, escuyer, seigneur et patron de CAUCHY, conseiller honoraire au parlement de ROUEN, lieutenant général au baillage et siège présidial de CAEN, portant condamnation au profit de Messire Pierre LE VICOMTE, chevalier seigneur, baron et châtelain de BLANGY et autres lieux, contre Messire Jean Claude COSTARD, chevalier seigneur, haut justicier de HOTOT pour le paiement de 103 livres 10 sols pour 14 années de rente échues depuis le 30 août 1702, date de la constitution.

Liste des Tabellions royaux pour la branche de Blangy::

1597 29 octobre: Jean Noucher et Godefroy Orovisse (?)
1627 8 avril: François Deschauffour et Jean Noucher Tabellions royaux au siège de Blangy:
1672 12 mai:Jacques Demanneville et Jean Millet tabellions royaux à Blangy.
1677 7 avril: Louis Haymery et Architriclin Noucher tabellions royaux à Blangy
1686 29 juillet: Philippe Noël notaire royal à Blangy
1751 13 avril: Jean Fleury notaire, gardes-notes du Roy à Blangy

– 3e fascicule: p.177:

– 1686 3 novembre
Les Cordier et les Thouret

Contrat de mariage entre Maistre Jean Jourdain avocat, procureur d’office en la vicomté de Roncheville, demeurant à Honfleur, fils de feu Maistre Jean Jourdain, lieutenant en la vicomté et Haute justice de Blangy, et de feue damoiselle Hipolite Collet d’une part et Damoiselle Charlotte Aonfray, fille de feu Maistre Jean Aonfray, sieur de la Chesnée et feue damoiselle Jacqueline Taillefer, et à présent veuve de feu Maistre Laurens Thouret, sieur du Désert d’autre part.
Intervenant Maître Jean Pierre Thouret, sieur du Désert, seul fils du feu sieur du Désert, et Maître Jean Train, docteur en médecine ayant épousé demoiselle Charlotte Thouret seule fille dudit sieur du Désert et ladite Aonfray
Le sieur Jourdain, veuf de feue damoiselle Marie Hobry.

– 1677 17 mai
Noble seigneur Messire Charles Houel, chevalier, seigneur et baron de Morainville, sieur et patron du Mesnil-sur-Blangy, Livet, La Couyère, et autres terres et seigneuries.
– Page 183 – 1747 18 novembre
Messire Alexandre Duquesne, prestre, curé de la paroisse de Mesnil-sur-Blangy et Maistre Olivier Jouvin, prestre curé de Saint Julien-sur-Calonne
– p.218 – n° 613 – 5 octobre
Acquisition par Jean Charles Louis Simon de Brossard, ancien officier du régiment de Bourbon, infanterie, demeurant à Gournay, de la ferme de la Côte située sur Blangy le 27 janvier 1807, de Monsieur Charles Louis de Rancher, ancien officier aux gardes françaises, et de Madeleine Elisabeth Marie Pierrette le Vicomte de Blangy, son épouse, demeurant au château de Maudelour (?) ladite dame ayant pour soeur Madame Anne Charlotte le Vicomte de Blangy, épouse de Monsieur Octove Alexandre Ernest de Cholet, demeurant à Paris, et pour frère Monsieur Bon Henry Pierre le Vicomte de Blangy, demeurant aussi à Paris.
Monsieur de Rancher était propriétaire par suite de sa constitution de dot de 200.000 livres, faite par Monsieur Pierre Constantin le Vicomte de Blangy et Madame Anne Marie Pierrette de Bouthillier, son épouse, sur leurs terres de Blangy et Villers-Bocage (contrat du 23 avril 1786).

Doyenné de Touques:
15- BLANGY – Ecclesia B.M de Blangeio – Blangeyum – Blangie

Voir:
Duranville
De Beaurepaire – Agriculture p369 MS 13905 p.38-186 f°115
Nécrologie de M.Gaston le Vicomte, de Blangy – Annuaire Normand 1861 p.541 et suivantes
Montfaut 23-24
Montres du Bailliage d’Evreux 42-28-29
D’Hozier 27
Deville: Histoire de Tancarville: La baronnie de Blangy en Auge appartenait aux seigneurs de Tancarville dans le 15e siècle.
Blangy en Auge – Baronnie et Haute Justice (TH.Corneille)
Statistique Monumentale tome I p.195
Noirval fief à Blangy (Montres du Bailliage d’Evreux p.31)
Bulletin monumental 1662 p.550
Le Vicomte de Blangy: Bulletin monumental 1863 p.217
Ste des Antiquaires in 4° 1863 p.142 à 144

Par. de Notre-Dame,
patr. l’abbé du Bec.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux.
Baronnie dépendant de la vicomté d’Auge, possédant 22 fiefs nobles et a vavassories. Elle relevait du parlement de Rouen, et, pour les cas royaux, ressortissait au bailliage d’Orbec.
Dans la paroisse de Blangy on trouvait le, grand fief ou chefmois de Blangy; les fiefs la Coste, la Pipardière, la Goherie, Chevredoitet Noirval, les Jouveneaux, Saint-Hymer et la Pelleterie.

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 179 feux

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
14e-16e et 18e: abbas de Becco

Curés:
Curés. — N.-G. Pépin 1764
Jq. Tahère 1774
G. Lefrère 1783-1787
Vicaire. — Ph.-Jq. Blot
Clercs. — V.-R.-F. Huet – J.-F.Lecordier – Jq.-V. Malerne
Patron. L’abbé du Bec L’évêque de Lx.— Y.-A. de Marboeuf, abbé du Bec.

Dictionnaire des Gaules: Il y avait deux églises Ste Marie et St Martin.
C’est Guillaume Crespin, premier du nom, qui la donna à l’Abbaye du Bec.
Il y avait dans cette paroisse un douet de Esquemedouit.

Insinuations

Description de l’église de A. Pannier et une autre du 4 mai 1860

La sonnerie de Blangy se composait avant la Révolution de trois cloches. La grosse pesait 1800 livres. Elles avaient été fondues par J. Aubert en 1626. Elles furent détruites par Monsieur Foubert – Despalliers en 1832 pour composer la sonnerie actuelle.

Description du château du 4 mai 1860.

An 1180 – Echiquier de Normandie
Osbertus de Blangeio: 20 sols pour habendo juste debito suo
Durandus de Blangeio: 10 sols produello Lenor

On trouve un Robert de Blangy qui fut abbé de St Evroult en Ouche de 1159 à 1177.

Montres du Bailliage d’Evreux
Benest le Charpentier, seigneur du fief de Noireval, assis à Blangy se présente en pareil abillement (vougier).

Recherches de 1666
Jacques le Mire, seigneur de Batteville
Louis des Ruaux, seigneur de la Ronssolière, gendarme de la feue Reyne-Mère
Anthoine Lemire, seigneur de Chaumont
Jacques et Robert le Mire, ses fils, anciens nobles.
Anthoine le Vicomte, seigneur d’Esmanville.

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection

BLANGY.
110. Constantin des Hayes , Sr. et baron de Blangy, et Gaston , son fils aîné , pour justifier leur noblesse ancienne , ont produit plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au greffe, qu’ils ont dit justifier leur descente de Geofroi des Hayes, vivant en 1451, bisayeul du dit Constantin.
111. Pasquet Neel a baillé l’état de sa noblesse avec Richard Néel, son frere , sur l’article et parroisse d’Escorcheville, n°. 119.
112. Guillaume le Portier a dit être noble de toute ancienneté, et que néantmoins il étoit un des 4 papetiers de l’Université de Caen, privilégiés et éxempts de toutes tailles, aides et subsides ; et pour le justifier, il a produit plusieurs lettres et écritures. Le procureur du Roi les ayant vues , n’a voulu, quant à present, l’empescher de jouir des priviléges dont ont accoutumé jouir les dits papetiers ; mais , parce qu’il n’a suffisamment fourni l’état de sa noblesse, il a requis qu’il soit débouté du privilege de noblesse , avec deffense de s’intituler escuyer à l’avenir.

En 1463 Montfaut trouva noble à Blangy:
Renaud de Grandouet et Robin, son frère.
Robert de Loys, ce dernier comparut en 1469 aux Monstres du Bailliage d’Evreux en brigandines, vougier à deux chevaux.
De même Benest le Charpentier, seigneur du fief de Noireval (Noirval) assis à Blangy tandis que Monseigneur Jehan de Mauny, chevalier, seigneur de Blangy était noté comme défaillant demeurant hors Normandie.

D’Hozier
Pierre le Vicomte seigneur de Blangy et N. de Valois, sa femme: d’azur à trois coquilles d’or et d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent au chef de gueules, chargé de trois roses d’or.
Pierre le Vicomte, seigneur de Blangy, mourut en 1760 (voir Statistique)

Noble seigneur Messire Anthoine le Vicomte, chevalier, seigneur et baron de Blangy 1668
Messire Pierre le Vicomte, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Blangy et autres lieux: sentence du 22 mai 1719 à son profit pour rentes seigneuriales échues.

24 août 1789 mourut à Caen Maximilien, Marie, Pierre le Vicomte chevalier…de Blangy, seigneur et patron de Fontaine-Etoupefour, Eterville, Aullage, St Martin l’Hortier, Fontenay, St Marcouf, Emandeville et Ajaville, grand bailli du Cotentin, chevalier de St Louis, lieutenant général des armées du Roy, âgé de 71 ans, inhumé à Fontaire-Etoupefour (Lange)

BLANGY-LE-CHATEAU. – L’ancien château de Launay, depuis longtemps ruiné, était entouré de fossés profonds ; il est possible qu’il ait succédé à une forteresse antérieure, Le château de Blangy est peut-être aussi dans le même cas (8). Il convient de signaler en outre le lieu-dit « Le Châtel » ainsi que celui appelé « Les Bataille où l’on a fait des découvertes d’armes anglaises (?) et d’ossements
humains (9).
(8) Caumont, Stat. mon., IV, p. 370 et 386.
(9) ,Mme Boiramé, Monogr. de Blangy-le-Château, s. d. (vers 1885), mss, Archiv, du Calv.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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