GONNEVILLE sur HONFLEUR

NOTES sur NOTES SUR Gonneville sur Honfleur – 14304

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Ecclesia de Gonevilla – Gonnevilla.

Gonneville-sur-Honneur, Noviun forum, prieuré bénédictin de St-Evroul, diocèse de Lisieux, auj. Bayeux, archidiaconé de Pont-Audemer, cant. Honfleur, arrond. Pont-1’Evêque, Calvados.
BEAUNTER-BESSE, Vil, 207. — LONGNTON, II, 253. — Pouillé, 93.

Il existe en Normandie, sept localités du nom de Gonneville.

Dictionnaire topographique du département du Calvados C. HIPPEAU.
Gonneville-Sur-Honfleur, Cant. De Honfleur. — Gonevilla, XIV° s°; Gonnevilla, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 4i ). Huitième de fief du Bousquet, tenu de la baronnie de Blangy, autrefois fief dit de Mannetot, de la vicomte d’Auge; fief de Prestreville; fiefs de Launay, de Brucourt et du Heautre, 1620 (fiefs de la vic. d’Auge).
Lieux-dits:
Buquet (Le), h. – Busquet (Le), huitième de fief, sis à Gonneville-sur-Honfleur, 1620 (fiefs de la vicomté d’Auge) – Canet, h. – Canivet, h. – Croix-Hauron (La), h. – Fosse:rie (LA),h. – Hiautre (Le), h – Liautre, h. – Moulin-de-Tourbouro, Moulin – Prètreville, f. – Saint-Quentin, h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1- Bibliographie

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 313.
CRESPIN, Monographie de la commune de Gonneville-sur-Honfleur, Ms.1885, 23 p.= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9392
Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 922
FOURNIER Dominique : Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur -Editions de la Lieutenance, Honfleur.
Voir. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°97, mars 2007
LEMAIRE Solange : « Le dict des trois morts et des trois vifs, à Gonneville-sur-Honfleur », PAR, 42, N° 4, Avril 1992.
LES RACINES DE HONFLEUR : n°35, 2003, Gonneville sur Honfleur, une brochure 15×21, 190 pages.
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET -ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999.
FOURNÉE (Dr Jean). Notes sur le culte de saint Quentin en Normandie, à propos des anciennes chapelles Saint-Quentin de Surville et de Gonneville-sur-Honfleur, et de la statue de l’église de Gonneville. Annuaire… de la Normandie, 1987.
LEMAIRE (Solange). Le diet des trois morts et des trois vifs à Gonneville-sur-Honfleur [fresques découvertes dans l’église en 1957]. Pays d’Auge, fév. 1986.
Gonneville-sur-Honfleur – Les Racines de Honfleur n° 35, 2003.

Voir : Delisle Echiquier p.99 note 2
Ste Historique de Lisieux 1872 p.20 n°36
Extrait de la Ste Historique de Lisieux 50
Montfaut p.26 Recherche des Nobles de Lisieuxnp.115.
Binot Paulmier de Gonneville voir Boizard
Archives du Bibliophile de Claudin n°122 p.28 art1036.
Les Navigations française et la Révolution maritime du XIV au XVIe siècle par Pierre Margry Paris … 1867 1 volume in8°
Annales des Voyages Juillet 1869 (Relation publiée par M. d’Avezoc)
Annales des Voyages Juin 1869 : Relation authentique du voyage du Capitaine de Gonneville es nouvelles terres des Indes par d’Avezac.

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Gonneville-sur-Honfleur, Gonevilla, Gonnevilla.
J’avais autrefois, il y a 25 ans, remarqué l’église de Gonneville, et j’ai voulu la revoir avant d’écrire cet article. C’est une des plus vastes des campagnes de la contrée, et elle est tout entière revêtue en pierre de travertin de moyen appareil.
Cette pierre poreuse et caverneuse est excellente, mais ne comporte pas de moulures : quand on l’a mise en oeuvre, il a fallu renoncer aux ornements, se borner à tailler les angles des ouvertures en biseau, parfois à essayer quelques gros tores; mais toujours les compartiments des fenêtres ont dû affecter les formes les plus simples. C’est ce que nous montre l’église de Gonneville, un des plus beaux exemples
que nous ayons dans le Calvados, de l’emploi à peu près exclusif du travertin dans une église importante : je dis à peu près, car il a fallu avoir recours au calcaire à grain fin pour les colonnettes qui supportent les arceaux des voûtes et qui garnissent les piliers du clocher central.
Quoi qu’il en soit, l’église de Gonneville est en forme de croix. La nef paraît plus ancienne que le choeur et les transepts. La façade occidentale a une porte ogivale qui a dû être ouverte après la suppression d’une porte romane; l’archivolte porte sur des colonnes dont les chapiteaux annoncent le XIIIe. siècle. On voit, du côté du nord, les traces de l’arcade cintrée plus ancienne; le cordon torique, coupé par suite de l’établissement de fenêtres modernes cintrées, appartient encore au style roman, aussi bien que les contreforts plats qui garnissent les murs.
Mais les parties les plus remarquables sont le transept et le choeur, et je les crois du XIIIe. siècle; du moins, les chapiteaux crossés de la porte méridionale du choeur et ceux qui suppôt tent les arceaux des voûtes en pierre annoncent bien la seconde moitié de ce siècle. J’excepte, toutefois, les chapiteaux des colonnes qui garnissent le premier pilier de gauche sous la tour et qui ne sont que du XV-. Quant au reste, je le crois de l’époque indiquée. Les fenêtres sont remarquables par leur grandeur, et le type qu’elles présentent m’a paru mériter un dessin (Voir la page suivante).
Le chevet est droit. Une sacristie a été appliquée postérieurement sur le mur.
La tour, très-massive et portée sur quatre arcs au centre du transept, rappelle par sa forme celle d’Airan, décrite dans le t.II de la Statistique monumentale; elle est couverte par un toit tronqué à quatre pans, couronné d’une pyramide octogonale en charpente recouverte d’ardoise.
La chapelle du transept nord a un écusson que l’on dit être celui des Thieuville; mais il n’a été sculpté que vers la fin du XVIIe. siècle, quand on a placé l’autel qui existe dans cette chapelle.
Quatre piliers tapissés de colonnettes supportent, comme je l’ai dit, la tour et la voûte qui la sépare de l’église (Sur un de ces chapiteaux, on distingue un oiseau becquetant des raisins; un lapin, des chimères à tète de femme, dont les cous se réunissent.
d’autres colonnettes reçoivent les arceaux des voûtes, dans le choeur et dans les transepts. Cette partie de l’église est assez élevée.
La nef n’a pas de voûte, mais des lambris en bois. Les battants de la porte occidentale montrent dans la partie supérieure des compartiments flamboyants, et des panneaux plissés dans la partie inférieure; l’un de ces compartiments porte un écusson extrêmement fruste. Un porche en bois protégé cette entrée.
Voici l’inscription de la cloche, d’après la transcription de M. V. Pannier :

l’an 1762 IAY ÉTÉ BÉNITE PAR Mire GVILLAVME IOACHIM BERTRAN
CVRÉ DE GONNEVILLE SVR HONFLEVR ET NOMMÉE PAR MESSIRE ALEXANDRE
DE COURSEVLLE CHer SEIGNEVR DE GONNEVILLE, SI EVROULT LA HAYES
BERTRAND MOLINEAVX QVETTEVILLE ROHAISE LEPINAY ET AVTRES LIEVX
ET PAR NOBLE DEMOISELLE ANNE CECILE MARIN DE BEAVCHAMP Me T Be
LFCOVTEVR VICAIRE.

IEAN GOSSELIN TRÉSORIER EN CHARGE.
JOSEPH IAHVET ET DOMINIQVE THÉRIOT M’A FAET.

La sacristie ajoutée à l’église date de l’an 1778, ainsi que l’atteste l’inscription suivante gravée sur la porte :
SACRISTIA EX
DONO D D G
BERTRAN
HUJUS ECCLE
SIAE RECTORIS
ANNO 1778

L’église de Gonneville est sous l’invocation de saint Martin.
L’abbaye de St.-Evroult nommait à la cure (Le Cartulaire de St.-Évroult, que nous avons à la Bibliothèque impériale, renferme trois chartes relatives à Gonneville : 1°. Sous le n°. 185 : Charte par laquelle Arnoul, évêque de Lisieux, 2°. Sous le n°. 186 : Charte par laquelle Arnoul, évêque de Lisieux, reçoit, pour curé de l’église de Gonneville, maître Hugues, qui lui avait été présenté par Guillaume, grand-prieur de St.-Évroult, et par Geoffroi, prieur du Neufmarché; 3°. Sous le n°. 187 : Charte par laquelle Guillaume, évêque de Lisieux, confirme au prieuré du Neufmarché les droits qu’Arnoul lui avait conférés sur l’église de Gonneville. (Note de M. L. Delisle, membre de l’Institut.)
M. Catherine, membre de l’Association normande, instituteur communal à Gonneville, s’occupe de recherches historiques; il compte publier une histoire détaillée de cette commune et de quelques autres du canton d’Honfleur. D’après les traditions qu’il a recueillies, une église aurait existé autrefois au hameau de Beaulieu, où l’on a trouvé, m’a-t-il dit, un certain nombre de cercueils de pierre. D’après les recherches de M. Catherine, l’abbaye de St.-Amand de Rouen aurait possédé des terres dans ce quartier.
Il y avait 4 feux privilégiés et 130 feux taillables à Gonneville.

Gonneville est le lieu où naquit le navigateur Paulmier de Gonneville, qui, après avoir quitté Honfleur en 1503, et doublé; le cap de Bonne-Espérance, fut jeté par la tempête dans une contrée qu’il est difficile d’indiquer d’une manière précise, et qui n’est peut-être que l’île de Madagascar; mais d’autres pensent que cette région était l’Australie (V. les détails très-étendus donnés sur ces faits par M. Louis DuBois, dans son Histoire de l’évêché de Lisieux, pages 224 et suivantes).
M. Hurel, ancien secrétaire-général de la Préfecture du Calvados, et son gendre, M. Pimont, membre de l’Association normande, possèdent de jolies habitations à Gonneville. donne au prieuré du Neufmarché (membre de l’abbaye de St.-Évroult) l’église de Gonnovilla, réservé l’usufruit de Jean , archidiacre de Séez;

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.

200. – Le 14 mai 1696, vu l’attestation du sr Leduc, pbrë, curé de Gonneville-sur-Honfleur, et du sr Cordoën, pbrë, desservant la parr. d’Equemauville, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Pouchin et Marie Cordoën, soeur dud. sr desservant.

159. – Le 23 juillet 1697, Me Michel Leduc, pbrë; docteur de Sorbonne, curé de Gonneville-sur-Honfleur, agissant en son nom et au nom de François Leduc, capitaine entretenu pour le service de messieurs les fermiers généraux des gabelles de France, fils de feu Guillaume Leduc et de Marie Dujardin, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Jacques Leduc, acolyte, frère dud. François, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Chrétien Boudin, pbrë, curé du Mont-St-Jean, proche Honfleur; Jean de Brévedent, Escr, seigr du Plessis, demeurant en sa terre de Genneville, et Gabriel Duval, sr du Longpré, bourgeois, demeurant à Honfleur. Fait en présence de Me Guillaume Gallois, sous-diacre, demeurant aussi à Honfleur.

185. – Le 10 sept. 1697, Mre Michel Leduc, pbrë, curé de Gonneville-sur-Honfleur, y demeurant, et Thomas Quillet, marchand, bourgeois, demeurant à Honfleur, parr. Ste-Catherine, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Michel Lemercier, acolyte de la parr, de Martainville, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Laurent Pestel, pbrë, curé de Martainville. – Le dimanche 15 septembre suivant, lecture dud. acte fut faite à l’issue de la messe paroissiale de Gonneville par Me Pouchin, vicaire du lieu, et à l’issue de la messe paroissiale de Fourneville par Me Pierre Vallée, pbfë, vicaire de lad. parr.

308. – Le 17 sept. 1704, vu l’attestation du sr Leduc, curé de Gonneville-sur-Honfleur, et du sr Gallois, vicaire de N.-D. et St-Léonard d’Honfleur, dispense de bans pour le mariage entre Guillaume Falaise, fils de Richard, et damlle Suzanne Cécire, fille de feu Robert, Escr, sr du Boscage, et de damlle Marie Hobey, de lad. parr, de Gonneville.

408. – Le 20 juin 1704, Me Michel Leduc, pbfë, curé de St-Martin de Gonneville-sur-Honfleur, présentement en la ville de Rouen, donne sa procuration pour résigner sad. cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Jean Le Tondelier, pbrë, curé de St-Martin de Neuville-Bosc, diocèse de Rouen. Il se réserve 300 livres de pension viagère.

426. – Le 10 juillet 1704, Me Jean Le Tondelier, pbrë, curé de St-Martin de Neuville-Bosc, diocèse de Rouen, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de Gonneville-sur-Honfleur, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me Michel Leduc, pbfë, dernier titulaire.
Le 19 janvier 1705, Mre Audran, vic. gl, donne son visa auxd. Lettres de provision.
Le 22 janvier 1705, le sieur Le Tondelier prend possession de la cure de Gonneville-sur-Honfleur, en présence de Me Germain Boudard, pbrë de Ste Catherine d’Honfleur, desservant lad. parr, de Gonneville, et de plusieurs paroissiens.

Curés. – M. Leduc – J. Letondelier.
Vicaires. – J. Falaise – Pouchin.
Prêtre de la paroisse. – G. Boudard.
Clercs. – T. Verger – J. Lebroc.
Seigneurs et notables. – G. de Varin – R. Cécire du Boscage.

314. – Le 26 oct. 1712, vu l’attestation du sr Letondelier, curé de Gonneville-sur-Honfleur, dispense de bans pour le mariage entre François Cécire, Escr, Sr du Désert, officier de l’Hôtel du Roy, fils de feu Robert Cécire, Esc, sr du Bocage, et de damlle Marie Hobey, d’une part, et damlle Elisabeth Fresbert, fille de feu Jacques et de Marie Lemoinne, d’autre part, tous deux de lad. parr, de Gonneville.

338. – Le 24 juin 1715, vu l’attestation du sr Maupoint, curé de St-Léonard d’Honfleur, et du sr Letondellier, curé de Gonneville-sur-Honfleur, dispense de bans pour le mariage entre Adrian Dubosc, sr des Essards, fils de feu Michel Dubosc et de Charlotte de Beaumont, de lad. parr, de St-Léonard, d’une part, et damlle Marie-Anne de Varin, fille d’Alexandre de Varin, Escr, sr de Prestreville, et de damlle Françoise-Henriette de Prélabbey, de lad. parr, de Gonneville.

368. – Le 26 novembre 1720, vu l’attestation du sr Thillaye, vicaire de Gonneville-sur-Honfleur, et du sr Le Merlier, vicaire de Genneville, dispense de bans pour le mariage entre Charles Chardey et Marguerite Paisant.

602. – Le 27 janv. 1722, dispense de bans pour le mariage entre Mre Claude-Jean Le Jumel, Escr, seigr d’Equemauville et de Barneville, fils de feu Mre Louis-Philippe Le Jumel, Escr, et de noble dame Claude-Louise Le Munier, de la parr. d’Equemauville, d’une part, et damlle Catherine de Varin, fille d’Alexandre de Varin, Escr, seigr de Prêtreville et autres lieux, et de noble dame Françoise-Henriette Ollivier de Prélabbé, de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur.

1023. – Le 26 janv. 1726, Me Jean Le Tondelier, pbrë, curé de Gonneville-sur-Honfleur, pourvu de la chapelle de St-Michel du Foullois en la collégiale de St-Mathieu, diocèse d’Amiens, donne sa procuration pour résigner sad. cure entre les mains de N.-S.-P. le Pape, en faveur de Me Jean-Edouard Bourdon, pbrë habitué en l’église St-Maclou de Rouen.

Curé. – J. Letondelier – J.-E. Bourdon.
Vicaires. – Pizel – Thillaye.
Seigneurs. – A. de Varin de Prestreville – R. Cécire du Bocage – R. Cécire de Beaulieu – F.Cécire de Dézert.

109. – Le 6 mai 1726, le seigr évêque donne à Me Réné Bertrand, pbrë du diocèse de St-Brieuc, la collation de la cure de Gonneville-sur-Honfleur à laquelle il a été nommé par le vicaire général du seigr abbé de St-Evroult.
Le lendemain, led. sr Bertrand prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Robert Le Tardif, pbrë desservant, et autres témoins.

383. __ Le 20 août 1727, Robert Cécire, Esc, sr de Beaulieu, demeurant en sa terre de Honnaville, parr, de Gonneville-sur-Honfleur, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Louis Cécire, Esc acolyte, de présent au séminaire, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Mre François Cécire, Esc, sr du Dézert, demeurant à Gonneville, et M’e Guy-François Apparoc, Esc, sr du Theil et y demeurant. Fait aud. lieu de Honnaville, en présence de Me Antoine Morlet, pbrë, curé du Theil; Me René Bertrand, pbrë, curé de Genneville, et Jacques de Varin, Esc, sr de Beauchamp, conser du roy, assesseur au bailliage de la vicomté d’Auge, demeurant à Pont-l’Evêque.
Le 27 oct. 1726, Louis Cécire de Beaulieu, fils de Robert, Escr, et de Marie Haguelon, de la par. de Gonneville, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

766. – Le 18 oct. 1729, dispense de parenté au 4e degré pour le mariage entre Gabriel-Joseph de Brèvedent, Esc-, sr du Mont-Chaudet, demeurant à Genneville, et damlle Françoise Cécire, demeurant à Gonneville-sur-Honfleur de feu Alexandre de Varin et de Françoise-Henriette-Geneviève Olivier de Prélabbey, de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur, d’une part, et damlle Charlotte Halley, fille de feu Louis Halley et de Françoise Potin, de la parr de St-Léonard d’Honfleur.

177. – Le 26 févr. 1740, dispense de bans pour le mariage entre Jean Cécire, Escr, sr de Honnaville, lieutenant d’une compagnie garde côtes de la capitainerie de Touques, fils de feu Robert Cécire, Escr, sr de Beaulieu, et de feue noble dame Marie Haguelon, de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur, d’une part, et damlle Marie-Jeanne-Catherine de Guyon, fille de François de Guyon, Escr, seigr de Belleau, et de noble dame Catherine Hommey, de la par. de Ste-Marguerite-des-Loges, d’autre part.

112. – Le 27 nov. 1741, vu l’attestation du sr Vallée, vicaire de Gonneville-sur-Honfleur, dispense de bans pour le mariage de Marie Guerrier.

224. – Le 17 janv. 1746, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Philippe Le Prévost. seigr et patron de Crémanville, Argentelle et autre lieux, conser du roy, vicomte d’Auge et de Roncheville, fils de Mre Jacques Le Prévost, seigr de Miette, en son vivant aide-major en la compagnie des chevau-légers de la garde ordinaire du roy, et de feue dame Marie-Geneviève Le Doucet, de la pan-, de Pont-F Evêque, d’une part, et damlle Françoise de Varin, fille de Mesre Jacques de Varin, sr de Beauchamp, conser du roy, seul assesseur au bailliage et vicomte d’Auge et Roncheville, et de feue dame Anne-Françoise de Vimont, originaire de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur et demeurant depuis temps de droit en lad. parr, de Pont-l’Evêque.

436. – Mars 1747, firent signifier ou réitérer leurs noms et grades au seig. évêque et au Chapitre de Lx : Me Louis-Olivier de Varin de Beauchamp, pbfë, demeurant à Gonneville-sur-Honfleur.

Cures – J. Letondelier – K. Bertrand.
Vicaires. – Le Chevallier – Vallée.
Prêtres de la paroisse. – H. Letardif – L.-O. de Yarin de Beauchamp.

242. – Le 27 sept. 1749, Me Réné Bertrand, pbfë, curé de Gonneville-sur-Honfleur, âgé de 63 ans, donne sa procuration pour résigner sad. cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de son neveu, 31e Guillaume-Joachim Bertrand, pbfë du diocèse de St-Brieuc et vicaire de Gonneville. Le sr résignant se réserve toutefois 700 livres de pension à prendre sur les revenus de lad. cure qu’il a desservie pendant 23 ans. Fait et passé au manoir seigneurial d’Herbigny, en présence de Jacques Vallois, « agent des affaires de M. Briçonnet, conser d’honneur au parlement de Paris, » et de M6 René Dufay, pbfë, tous deux demeurant en la parr, du Mont-St-Jean.
Le 9 mars 1750, Mesre Joseph-Dominique de Cheylus, pbre, vicaire général du seig r évoque, donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 30 mars 1750, le sr Bertrand prend possession de la cure de Gonneville, en présence de Me Louis Le Bouteiller, pbre, vicaire de Genneville; Jacques Varin, Escr, sr de Beauchamp, conser honoraire au bailliage de Pont-l’Evêque; Guillaume Cécire, Escr, sr du Bocage; Jean-Baptiste Cécire, Esc, sr de Honnaville; Alexandre Varin, Esc, seigr de Prêtreville; Nicolas de Bellesure, syndic, demeurant tous en lad. parr. de Gonneville.

273. – Le 8 avril 1752, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Louis-Henry Eudes, chevr, seigr d’Epiney, Vipard et Drumare, fils de feu Mesre François Eudes, seigr de Colvey et autres lieux et de feue noble dame Françoise de Campin, de la parr. de Surville, d’une part, et damlle Louise-Jeanne de Varin, fille de Mesre Jacques de Varin, sr de Beauchamin, et de feue noble dame Françoise de Vimont, demeurant en la parr, de Gonneville-sur-Honfleur.

331. – Le 30 janv. 1758, dispense de bans pour le mariage entre Me Thomas-Charles Le Courtois, avocat en parlement et au bailliage d’Auge, fils de feu Me François-Charles Le Courtois et de dame Charlotte Le Pelletier, et veuf de dame Marie Troussel, demeurant à Pont-l’Evêque, d’une part, et noble dame Jeanne-Catherine de Guyon, Vve de Jean Cécire, Escr, sr de Honnaville, demeurant en la parr, de Gonneville-sur-Honfleur, fille de François de Guyon, Escr, seigr de Belleau, et de noble dame Jeanne-Catherine de Hommey.

Curés. – R. Bertrand – G.-J. Bertrand.
Vicaire. – G.-J. Bertrand.
Seigneurs et notables. – N. de Bellesure – G. Cécire du Bocage – J.-B. Cécire de Honnaville – F. de Guyon de Belleau – Jq de Varin de Beauchamp – A. Varin de Prêtreville.

258. – Le 5 août 1771, dispense de bans pour le mariage entre Guillaume-Jean-Charles Cécire, Escr, originaire de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur, fils de feu Jean-Baptiste Cécire, Escr, sr de Honnaville, et de noble dame Marie-Jeanne-Catherine Guyon, dame de Belleau, actuellement épouse de Me Thomas-Charles Le Courtois, avocat, d’une part, et noble damlle Jeanne-Charlotte de Varin de Prestreville, fille de Raymond de Varin, Escr, seigr de Prestreville, et de noble dame Marie-Anne-Agnès-Elisabeth de Thieuville, de lad. parr, de Gonneville.

320. – Le 11 févr. 1772, dispense de bans pour le mariage entre Mesr. Joseph de Varin, Escr, sr de Prestreville, chevau-léger de la garde du roy, fils de Mesre Raymond de Varin, Escr, sr de Prestreville, et de noble dame Marie-Anne-Agnès-Elisabeth de Thieuville, de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur, d’une part, et dlle Adélaïde Tabary, fille de Mesre Richard-Tenneguy Tabary, ancien lieutenant de frégates du roy, et de dame Magdeleine Lemonnier, de la parr, de Crémanville.

05. – Le 10 févr. 1775, François Giraer, laboureur, époux de Marie-Charlotle Monsaint, demeurant à Gonneville-sur-Honfleur, constitue 150 livres de rente en faveur de son beau-frère, le sr Guillaume-Joachim Monsaint, acolyte de lad. parr., afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
Led. sr acolyte fut représenté dans cet acte par Me Guillaume-Joachim Bertran, curé de Gonneville.

107. – Le 14 oct. 1777, dispense de bans pour le mariage entre Me Jean-Gabriel-Marie-Ursin Lemonnier Dubuc, avocat en parlement, fils de Louis-Gabriel Lemonnier Dubuc, Escr, et de dame Marie-Anne-Catherine Boudin du Longprey, de la par. de N.-D. d’Honfleur, d’une part, et noble dem118 Jeanne-Charlotte de Honnaville, fille de feu Me Jean-Baptiste Cécire de Honnaville et de noble dame Marie-Jeanne-Catherine de Guyon de Belleau, originaire de la parr, de Gonneville-sur-
Honfleur et demeurant en celle de Ste Marguerite-des-Loges.

288. – Le 5 févr. 1779, Jean Carême, marchand, demeurant à St-Gatien-des-Bois, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Pierre Bréavoine, acolyte de la par. de Gonneville-sur-Honfleur, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente, hypothéquée sur une ferme nommée le Lieu Conte, appartenant aud. sr constituant et sise à St-Gatien, près la forêt, est encore garantie par Louis Bréavoine et Gilles Bréard, laboureurs, demeurant à Fourneville.
Led. sr acolyte absent fut représenté par son frère, Thomas Bréavoine, laboureur, demeurant aussi à Gonneville. Mr Bréavoine, vicaire d’Equainville, refusa en 1791 de prêter le serment constitutionnel et dut, l’année suivante, partir pour l’Angleterre. Il se réfugia à Gosport chez John Murch, South Street. Après le Concordat il revint en France et rentra au Havre, le 9 juin 1802. Il fut nommé curé de Fourneville et y mourut en 1807. (Archives de l’Eure. – Mss de Reux. – Revue Cath. de Normandie, juillet 1892. – Ordo de Bx.)

250. – Le 30 avril 1782, M. Guillaume-Joachim Bertrand, pbrë, curé de St-Martin de Gonneville-sur-Honfleur, gisant au lit, malade d’une attaque de paralysie, donne sa procuration pour résigner lad. Cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de M. Charles Pellecat, pbre, vicaire de lad. parr, depuis neuf ans. Il se réserve toutefois 1° une pension viagère de 2000 livres à prendre sur les revenus de ce bénéfice qu’il a desservi pendant trente ans environ; 2° la jouissance d’une partie du presbytère et de ces dépendances, ainsi que plusieurs droits et servitudes. Fait et passé dans la salle du manoir presbytéral de Gonneville, ayant vue, au midi, sur le jardin, et au nord, sur la bassecour, en présence de Me Jean-Baptiste-Louis Hérault, pbre, pourvu de la cure de St-Pierre de Touques et demeurant à Barneville-la-Bertrand; Jacques Beaudequin, lieutenant de Mr le premier chirurgien du roy à Honfleur, y demeurant, parr. Ste-Catherine, et autres témoins. – Led. sr résignant, s’étant mis en devoir de signer, n’a pu le faire que d’une mauvaise écriture, déclarant ne pouvoir autrement signer à cause de sa paralysie.
Le 21 mai 1782, led. sr Pellecat obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 23 août 1782, le seigr évêque donne aud. sr Pellecat la collation dud. bénéfice.
Le 28 août 1782, le sr Pellecat prend possession de la cure de Gonneville, en présence de Mesre Alexandre de Courseulles, chevr, seigr et patron honoraire de lad. parr., seigr des fiefs et terres de St-Evroult, Quetteville, la Haye-Bertran, Moulineaux, Lespiney et autres lieux; Mesre Léon-Jean –Baptiste de Brèvedent, chevr de Lespiney, ancien officier de cavalerie; Mesre Raymond-Joseph de Varin, seigr de Prêtreville et autres lieux; Mesre Guillaume-Jean-Charles Cécire de Honnaville; Louis Duval, maitre d’école, demeurant tous en la parr de Gonneville; Me Richard-Robert Delafosse, pbrê, titulaire de la chapelle de St-Sauveur-des-Vases, près Honfleur, demeurant en lad. ville, rue et parr. St-Léonard.
Le 1er nov. 1765, Charles Pellecat, fils de Pierre et de Magdeleine Desjardins, de la parr. de Ste Catherine d’ Honfleur, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.
M r Pellecat refusa en 1791 de prêter le serment constitutionnel et fut remplacé par l’abbé Delarue, le seul prêtre jureur d’Honfleur. Le curé de Gonneville passa en Angleterre au mois de septembre 1792 et se réfugia à Gosport chez Creet qui demeurait rue du Nord, puis il séjourna à Farnham. En 1802, Mgr Brault rendit sa cure à M. Pellecat qui mourut à Gonneville en 1824, à l’âge de 79 ans. Mais affaibli par l’âge et les infirmités, il avait été obligé quelque temps avant sa mort (10 août 1822), de renoncer au ministère pastoral. Il était chanoine honoraire de Bayeux. (Archives du Calvados. – Archives de l’évêché de Bx. – Mss.de Reux . – Ordo de Bx.).

43. – Le 21 mars 1788, reçurent la tonsure et les ordres mineurs : Pierre Gimer, fils de Jacques et de Marguerite Quentin, de la parr, de Gonneville-sur-Honfleur; Me Gimer était diacre en 1791. Il refusa le serment et partit pour l’exil l’année suivante. Il se retira d’abord à Gosport chez John Murch, rue du Sud; puis sa santé devenant plus mauvaise, il fut admis à Winchester; il y mourut le 2 mai 1796, à l’âge de 28 ans. (Mss de Reux. – Nécrologe anglais.)

Curés. – G.-J. Bertran – C. Pellecat.
Vicaires. – Jq-Ch. Bréard – C. Pellecat.
Clercs. – G.-J. Monsaint – P. Biéavoine.
Seigneurs et notables. – L.-J.-B. de Brèvedent – J.-B. Cécire de Honnaville – G.-J.-C. Cécire de Honnaville – A. de Courseulles – L. Duval – R. de Varin de Prêtreville – R.-Jh de Varin de Prêtreville.
Ecole de Gonneville.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – Labbey de La Roque.
GONNEVILLE-SUR-HONFLEUR.
304. Gilles de Courseulles, Sr. du lieu et d’AilIy, a baillé par déclaration son extraction de noblesse, commençant à Guillaume de Courseule, écuyer, Sr. du Ham et du dit lieu d’AilIy, pere de Jacques, qui épousa damoiselle Susanne de Courcy, selon le traité produit de leur mariage de l’an 1348; et a aussi produit plusieurs autres lettres et écritures qu’il a dit justifier sa descente de pere à fils, avec titre d’écuyer, jusqu’à Christophe, dont il s’est submis vérifier qu’il étoit le fils. V. le n°. 236,
305. François Feron, Sr. de Prestreville, a baillé sa généalogie, et état de sa noblesse, depuis Jean Feron, écuyer, Sr, du dit lieu de Prestreville, qui épousa damoiselle Robine de la Boillye, fille de Marc de la Boillye, suivant le traité de leur mariage de l’an 1392, qu’il a baillé avec plusieurs autres lettres et écritures, dont la copie est demeurée au greffe. Et le procureur du Roi a requis, que le dit Feron vérifie plus amplement sa descente, ou qu’il soit assis.
306. Jacques le Boucher, Sr, de Heautre,. a baillé sa généalogie et état de noblesse, commençant à Regnault le Boucher, son Sgr. du dit lieu de Heautre, duquel il a dit fournir sa descente par plusieurs lettres et écritures, par lui produites, dont la copie est demeurée au greffe, la Ire. desquelles, sur le nom du dit Regnault, et datée du décembre 1309, est produite par un vidisse de l’an 1480, d’autre vidisse de l’an 1399 , où sont insérées les droitures que le dit Regnault avoit eu la Forêt de Touques à cause de son dit fief de Heautre.

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement – M. Louis Du Bois.
GONNEVILLE (Binot Le Paulmier de). Gonneville était seigneur de Gonneville-sur-Honfleur. Sa famille est éteinte.

Les Archives De La Ville De Honfleur – Charles Bréard.
Jacques de Varin, escuyer, sieur de Saint-Quentin, à Gonneville-sur-Honfleur. Jacques Varin, sieur de Saint-Germain, demeurant à Gonneville, marié à Marie Germain, fut maintenu le 12 janvier 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-l’Evêque.) Ce doit être par erreur que Pellot a écrit Saint-Quentin.
FIEF DE GONNEVILLE.
D. 22. –
1567, 25 mai. Aveu rendu à François Féron, sieur de Prestreville et du fief de Gonneville autant qu’il en appartient aux religieux de Saint-Evroult, par Jeanne Bordel pour cinq pièces de terre situées à Gonneville et tenues dud . fief.
1618, 28 novembre. Aveu rendu à Jacques de Courseulle et à son fils François par Louis Villey
Charpentier de navires, pour une pièce de terre située à Gonneville.
1649, 23 juin. Aveu rendu à Jean de Courseulle prêtre, par Jacques Duclos pour trois pièces de terre situées sur les paroisses de Saint-Léonard et de Gonneville.
1655-1680. Deux aveux rendus à Louis de Courseulle, par Jean Jourdain et Jacques Huard pour
pour trois pièces de terre situées à Gonneville.
1787, 28 Mai. Aveu rendu à Jean-Baptiste deCourseulle, écuyer, seigneur des fiefs et sieuries de Gonneville, Lépiney, La Haye-Bertran, Quetteille, Moulineaux et Saint-Evroult, par Thomas Guillebert, maître navires, pour dix-huit pièces de terre situées à Gonneville.
FIEF DE PRESTREVILLE.
D. 7 . 8 pièces.
1606, 5 juillet . Copie d’un aveu rendu à Isabeau de Féron, veuve de Jean Conseil, écuyer, sieur du Mesnil, dame de la terre et sieurie de Prestreville , par Charles Ancquetil pour l’aînesse nommée le fief Escamel assis sur la paroisse de Gonneville-sur-Honfleur.
1620, le 14 Janvir. Copie d’un aveu rendu à Isabeau de Féron, par Pierre Guillebert pour une pièce de terre en pré.
1622, 7 Juillet. Copie d’un aveu rendu à Guillaume Roux, sieur de Prestreville, par François Lefebvre, sieur de la Borderie, pour cinq pièces de terre situées à Gonneville.
1626, 6 Juillet. Aveu rendu à Jacques de Varin, par Jean Giffard, marchand, pour le fief ou ainesse de Hunières assis enla paroisse de Gonneville.
1161-1677. Trois aveux rendus à Jacques de Varin, par Elie et Pierre Guillebert pour 4 pièces de terre.
FIEF DE SAINT – EVROULT. (Commune de Gonneville-sur-Honfleur).
D. 11 . 6 pièces.
1633-1640. Deux aveux rendus à François de Courseulle, seigneur de Gonneville, Saint- Evroult, la Haye – Bertran, Moulineaux et Quetteville, par Jean Demié, Jean Le Broc, pour sept pièces de terre assises en la paroisse de Gonnevilleet tenues du fief de Saint- Evroult.
1655-1688. Quatre aveux rendus à Louis de Courseulle, par François Petit, Claude et Michel Le Broc pour huit pièces de terre assises en la paroisse de Gonneville.
FIEF DE HONNAVILLE.
D. 27 . – 3 pièces .
1650, 8 mars . Aveu rendu aux abbé et religieux de Grestain, par Pierre et Mathurin Villey, frères, pour l’aînesse Courage assis sur la paroisse de Gonneville et tenu du fief de Honnaville .
1698, 28 Juin. Aveu rendu aux abbés et religieux de Grestrain, par Michel Le Duc, curé de Gonneville-sur-Honfleur pour une pièce de terre faisant partie de l’aînesse à la Vaudrenne tenue du fief de Honnaville.
1780, 30 Septembre. Aveu rendu à Nicolas Thirel de Boismont, abbé commendataire de Gestrain, par LouisHenri Lemonnier, ancien capitaine de milice garde-côte, tuteur prncipal de Robert-Jacques-Alexandre de Naguet, pour l’aînesse à la Vaudrenne située à Gonneville au lieu de Honnaville, contenant 8 acres 8 perches de terre et tenue de la sieurie de Honnaville membre dépendant de la baronnie de Grestain.
FIEF DE SAINT-AMAND.
D. 33 . – 1 pièce .
1645, 6 juillet . Copie d’un aveu rendu aux abbesse et religieuses de Saint – Amand de Rouen, par Pierre Herbelin pour une pièce de terre située à Gonneville -sur – Honfleur et tenue de la sieurie de Saint- Amand.

Magni Rotuli Scaccarii Normanniæ – Thomæ Stapleton.
Dans le Registre de Philippe Auguste, sous le titre Feoda Bartholomei Droguensis et primò de Grantemont, on lit Nicholaum Malesmains, maintenant, comme l’advowson de l’église de Gonneville – sur – Honfleur était dans le don de l’abbaye de St.Evroult, de la fondation des seigneurs de Grandmenil, et Chevaillec est le nom d’un hameau sur les bords du bois de Gonneville, le site de ce demi-fief d’apud Chevilli peut être mieux attribué à cette localité, et doit peut-être être identifié avec la terre de Chevelay, étant donnépar Rolland de Dinan comme ci-dessus lié.
Au Rôle de l’an 1180 Guillaume de Mara, Bailli d’Auge et de Conteville, rendu compte de 10 li . du ferm de la terre d’Helyas de Gonneville, tandis qu’il avait été dans la main du roi; lorsque le montant du dépôt au Trésor est de 8 li. 10 s., et Guillaume de Romara ayant pour la garde du château de Neuf-marché 20s., et Walter Pipard pour ses 10 s., il a été démissionné. Gonneville-sur-Honfleur dans la vicomté de Conteville était du fief de Gérold Dapifer, ainsi qu’il ressort de sa charte aux religieuses de Saint-Amand notée ci-dessus; et nous avons dans le chartulaire de cette abbaye une transcription de l’acte de Guillaume de Roumare, leur confirmant l’église de Sainte-Marie de Roumare avec la dîme et toutes ses dépendances, et sa terre et ses hommes de Gonnevilla, qu’ils avaient eu du don de ses ancêtres, dont furent témoins Robert moine de Neufmarché et le despenser, et Robert de Cramanville.
Dans un ancien terrier du diocèse de Lisieux l’ église de Gonneville dans le doyenné de Honfleur est déposée dès le patronage de l’ abbaye de Saint – Evroult, et la présence d’ Osbern le moine de Neufmarché aux côtés de Robert de Cramanville, une paroisse adjacente à Gonneville, en tant que témoins de cet acte, autorise la supposition que cette cellule avait été également dotée de possessions à Gonneville du don de Guillaume de Roumare.
A une période ultérieure, selon Dom . Pommeray, l’abbaye de Saint-Amand s’y était approprié l’aveu de l’église de Gonneville dans le diocèse de Lisieux.

Histoire de l’ancien évêché comté de Lisieux – H. de Formeville.
Sergenterie De Honfleur Pour Le Traict De Toucques.
Ladite sergenterie tenue par moitié d’un plein fief possédé par François de Bellehache, sieur de Longeval.
Le fief de Lespiney, plein fief, assis en la paroisse de Saint-Thomas de Toucques, possédé par Pierre de Boucquetot, écuyer, sieur de Rabu, à cause de la dame Catherine du Mesnil, son épouse.
Duquel fief sont tenus les fiefs qui ensuivent, à savoir :
Le fief de Prestreville, assis à Gonneville-sur-Honfleur, possédé par Jacques Varrin, écuyer, sieur de Saint-Quentin.
– Du fief d’Asnières relèvent : Le fief de Gonneville-sur-Honfleur, 8° de fief, assis on la paroisse de Saint-Martin de Gonneville-sur-Honfleur, tenu de la baronnie de Blangy ou du comté d’Eu, possédé
par les héritiers de feu de Courseulles, écuyer.
– Du fief de la Roque relève : Le fief du Busquet, 8° de fief assis à Gonneville-sur-Honfleur, tenu de la baronniede Blangy, possédé par les héritiers de Rolland.
Le fief du Petit-Manneville, 8° de fief assis à Gonneville-sur-Honfleur et St-Léonard dudit Honfleur, relevant de Blangy ou Daubeuf. Il ÿ a procès pour 1: teneure en lesdits seigneurs, possédé par les héritiers de Robert Langlois, écuyer.

Recueil industriel, manufacturier, agricole et commercial, de la salubrité publique et des beaux-arts. 1830.
Delamarche de Manneville. A Gonneville-sur-Honfleur, cessionnaire, du 19 mai 1828, du sieur Legendre, de tous ses droits au brevet d’invention de 15 ans, qu’il a pris le 24 janvier précédent, pour des procédés mécaniques de fabrication de barils, tonneaux et autres vases de même nature.

Vitet, Louis: Histoire des anciennes Villes de France. 1,2: Haute-Normandie. Dieppe.
Item, disent qu’a donc partirent des dites Indes méridionales, le tiers jour de juillet cinq cent quatre, et depuis ne virent terre jusques au l’endemain saint Denis, ayant couru diverses fortunes et bien tourmentez de fièvre maligne, dont maints de la navire furent entachez, et quatre en trépassèrent, sçavoir : Jean Bicherel, du pont l’Evesque, chirurgien de la navire; Jean Renoult, soldat d’Honfleur; Stenot Vennier, de Gonneville sur Honfleur, varlet du capitaine, et l’Indien Namoa , et fut mis en doute de le baptiser pour éviter la perdition de l’ame ; mais ledit maistre Nicole disoit que ce seroit prophaner baptesme en vain, pour ce que ledit Namoa ne sçavoit la croyance de nostre mère sainte Eglise.

État des argenteries d’églises transmises au district de Pont-Charlier (Calvados) par ses administrateurs, lors de la séance du 10 floréal an II.
10 Gonneville-sur-Honfleur.
15 Pluv. : 2 soleils, 1 calice, 1 patène, 1 ciboire, 2 petites custodes, 1 vase, 1 encensoir et sa navette.

Annales de Normandie, 52ᵉ année, n°2, 2002.
Le télégraphe, moyen de communication moderne: Gonneville-sous-Honfleur en 1866.

Le vieux Honfleur et ses marins, biographies et récits militaires – Ch. Bréard.
Recherchées dans les anciens titres des fiefs de la vicomté d’Auge, la filiation et la parenté du capitaine Gonneville se rattachent à trois branches d’un même arbre :
1° Branche des Le Paulmier (du Bucquet), paroisse de Gonneville-sur-Honfleur ;

Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790.
– Alexandre de Naguet, écuyer, seigneur de St-Georges, demeurant à Gonneville-sur-IIonfleur , à la caution d’Henri de Naguet, écuyer, sieur de Hélins, de la paroisse d’Équemauville, vicomté d’Auge (1715) ;
– Bail emphytéotique devant Daufresne, notaire, par les chanoines réguliers de la Trinité pour la Rédemption des Captifs, Jacques Le Bugle, ministre de la maison et Hôtel-Dieu de Lisieux, Jean-Baptiste-Pierre Martin et Jean-Baptiste de Caen, tous prêtres de ladite maison et Hôtel-Dieu de Lisieux, à Catherine Fouques, veuve de François Bréard, et Jacques-Christophe Bréard, prêtre, vicaire de St-Martin-de-Gonneville-sur-Honfleur, d’une pièce de terre, partie en labour, partie en grève, sise en la paroisse de St-Thomas de Touques (1770).

3 – Archives ShL

Bibliothèque ShL.
Livres – 43 – Gonneville sur Honfleur – Multiple.
Enveloppe – n° 63 Gonneville sur Honfleur.

FONDS Arthème PANNIER :
NE 12.1 – 1er carton « Communes ». Gonneville-sur-Honfleur.

Fonds VASSEUR Charles :

– 018 – Gonneville. Cuve baptismale. Dessin. 14éme siècle
– Carnet « Doyenné d’Honfleur »
18 – GONNEVILE SUR HONFLEUR – Ecclesia de Gonevilla – Gonnevilla.
Election de Pont Audemer – sergenterie d’Epaigne
4 feux privilégiés, 130 feux taillables
Sous l’invocation de St Martin
Patronage:
14e ….
16e et 18e Abbas Santi Ebrulfi
Curés:
Bertrand 1764/1774
Pelcat 1782/1787

Insinuations
Vers 1070 le Chevalier Geroud donna aux religieuses de St Amand de Rouen quatre hôtes à Gonneville (sur Honfleur) (Delisle – Classe Agricole).

Description de l’église par Pannier
Description de la cloche
L’an 1762 j’ai été bénite par Messire Guillaume Joachim Bertran, curé de Gonneville sur Honfleur et nommée par Messire Alexandre de Courseville, chevalier seigneur de Gonneville, St Evroult, Lahayes Bertran, Moulineaux, Quetteville, Rohaise, Lepinay et autres lieux et par Noble Demoiselle Anne Cécile Marin de Beauchamp, Messire T.B Lecouteur, vicaire.
Jean Gosselin, trésorier en charge
Joseph Mahuet et Dominique Theriot m’a faite.
Coupures de presse du Journal de Honfleur des 1er juin, 8 juin, et juin 1862 par Pannier.
Campagne du navire L’Espoir de Honfleur (15031505) Relation authentique du Voyage du Capitaine de Gonneville ès Nouvelles terres des Indes, publiée intégralement pour la première fois avec une introduction et des éclaircissements par M d’Avezac, membre de l’Institut; Paris Challumel Année 1869 in8° de 115 pages (Extrait des Annales de Voyages de juin et juillet 1869)
Campagne du navire l’Espoir d’Honfleur Capitaine Paumier de Gonneville – Compte rendu par F. Bouquet Revue de Normandie Novembre 1870 p.676 à 692.
Dame Jeanne de Gillain, veuve de feu Messire François de Courselles, vivant chevalier seigneur de Gonneville, dame de Lespinay – Août 1654 Sentence de la Chatellerie de Beaussard.
Messire Loys de Courselles, chevalier seigneur de Gonneville, Lespinay, le Temple Baudard et autres lieux – 17 mai 1673
(Papiers de Mme Villette à Verneuil)
Gonneville (Gonnevilla) avait pour seigneurs au 12e et 13e siècle les Templiers, au commencement du 14e siècle, le roi Philippe le Bel, à la fin du 14e, au 15e et au commencement du 16e l’abbé de St Evroult.
Vers le milieu de ce dernier siècle, Louis Ledoyen, seigneur d’Ablon, Crémanville et d’un fief appelé Dauboeuf, situé sur le territoire de l’ancienne paroisse de St Léonard, acheta la seigneurie de Gonneville de l’Abbé de St Evroult.
Ce seigneur, le 28 avril 1665, maria sa fille Diane Ledoyen à Jacques de Courseulle, chevalier seigneur d’Ailly et St Christophe, qui était le dernier descendant de Jean de Courseulle, seigneur d’Ailly, chef de la branche cadette des Courseulle et qui vivait en 1450.
Jacques devint aussi seigneur de Gonneville. Cette famille s’est éteinte dans la personne d’Alexandre de Courseulle, dernier seigneur de ce lieu et des nobles terres de L’Epinay, St Evroult, Le Temple, Beudard, la Haie Bertrand et autres lieux. Il mourut à Gonneville 21 Nivôse An XI.
L’arrivée des Templiers dans cette commune nous paraît dater de la fin du 12e siècle et cette seigneurie faisait probablement partie des biens donnés par Henri II, roi d’Angleterre, au couvent des Templiers de Ste Vaubourg, au diocèse de Rouen, fondé par ce chef de la dynastie des Plantagenets en 1173. Ce qui nous ferait supposer cette donation, c’est qu’a partir de la bataille de Tinchebray (1106) où le malheureux Courte Heuse fut prisonnier, tout le canton d’Honfleur devint une des dépendances de la couronne d’Angleterre jusqu’en 1202 (Mémoires de Grestain, le Dr Piron, Chronique Bigot)
Ce n’était pas d’ailleurs la seule propriété qu’ils possédaient dans ce canton, car on les retrouve à Pennedepie, à Barneville, au Mont St Jean et à Fourneville.
Lorsque le roi Philippe le Bel donna l’ordre à tous les baillis de son royaume d’arrêter les Templiers (13 octobre 1309) tous les biens qu’ils possédaient dans ce canton furent séquestrés, puis confisqués au profit des caisses royales.
L’abbaye de St Evroult au diocèse de Sées, possédait alors à Gonneville une chapelle où elle entretenait quelques religieux. Ce petit prieuré, situé à Beauchamps, fief originairement possédé par une famille du même nom, du comté de Mortain, s’accrut des biens des Templiers de Gonneville.
C’est l’Abbaye de St-Evroult qui a fait construire au 14e siècle le chœur de l’église actuelle sur l’emplacement même de l’ancienne commanderie. La nef seule est ce qui est resté des anciennes constructions; mais le lieu a toujours continué à s’appeler Le Temple, légende consacrée dans les souvenirs pour rappeler le plus grand comme le plus puissant des ordres de chevalerie du Moyen Age.
En 1829 on a retrouvé à Beauchamps, sur l’emplacement même du prieuré, six pierres tumulaires sans inscriptions. Formées de deux pierres juxtaposées et scellées, ces tombes furent jugées propres à servir de mangeoires aux chevaux. Elles étaient en tuf et nous avons vu plusieurs débris.
On montre encore l’emplacement de l’église qui fut détruite au commencement des guerres religieuses de la fin du 16e siècle.
L’Abbayes de St Amand de Rouen, possédait aussi des biens à Gonneville, le cartulaire de cette abbaye nous apprend qu’ils lui provenaient de la donation de Gérold de Roumare.
Deux aveux rendus aux dames religieuses de St Amand et dont nous devons la communication à la bienveillance de Monsieur Raymond de Varin de Prêtreville, le constatent également.
Le premier de ces aveux qui porte la date du 13 mai 1640, rendu par Jean Osmont, parle aussi de la seigneurie de St Evroult.
Gonneville sur Honfleur possédait un autre fief : Prêtreville. Ce fief fut acquis sous Henry IV de la famille Féron de Prêtreville par Noble Homme Jacques de Varin. On voit un des membres de cette famille Féron figurer dans le recensement de Montfaut, ce fameux commissaire du Roi Louis XI.
Quant aux autres familles nobles de cette commune, nous pourrions citer les Thieuville, branche cadette des Thieuville Briqueboscq, qui commence à Tenneguy de Thieuville, écuyer, sieur de la Houssaye, qui vivait en 1530, et dont le fils Richard de Thieuville fut lieutenant pour le Roy à Honfleur sous le règne de François II.
Le dernier descendant de cette famille fut Jean Charles Esprit de Thieuville, curé de Barneville, décédé en Angleterre pendant la Révolution.
C’est dans cette commune que naquit Binot Paulmier, navigateur honfleurais, que ses biographes ont fait bien à tort, seigneur de Gonneville.
Contemporain de Christophe Colomb, il découvrit une île, qui a été jusqu’ici le sujet de beaucoup de conjectures.
L’église de Gonneville, si intéressante sous tous les rapports, accuse deux époques de construction bien distinctes : le chœur et la nef. Signé : Catherine – Journal de Honfleur – 9 mars 1862.

Note :
L’article de M. Catherine sur Gonneville contient un certain nombre d’erreurs et en général il manque de preuves, ce qui doit le faire accepter avec la plus grande circonspection.
Rien ne prouve jusqu’à présent, la présence des Templiers à Gonneville pas plus qu’à Barneville à Pennedepie, etc.… C’est une tradition accueillie par M. Labutte et autres parce qu’elle peut prêter aux mouvements oratoires; mais pas un seul document authentique n’a été publié, que je sache, pour en fournir la preuve. M. Catherine, dans le dépouillement des archives de ces localités aurait du rencontrer la confirmation de ces assertions, et pour sa part, il aurait bien fait de n’en pas priver le public.
S’il n’a rien trouvé, il fallait qu’il emploie la forme dubitative car tout instituteur qu’il soit, il est soumis comme d’autres à la critique. Ses allégations ne font foi sans conteste que pour les enfants de 7 à 10 ans qui suivent son école.
Il donne comme seigneurs de Gonneville les patrons mentionnés dans les Pouillés. Ce n’est pas la même chose. On pouvait être patron d’une église sans être seigneur du fief qui portait le nom de la paroisse, les exemples fourmillent.
Sans doute M. Catherine se réserve la généalogie de la famille Le Doyen quand il parlera d’Ablon. Il pourra dire alors que Montfaut trouva noble à Epreville en Lieuvin, Pierre Le Doyen en 1463. Mais il faudra expliquer comment Louis Le Doyen, seigneur d’Ablon, acquéreur du fief de Gonneville au milieu du 16e siècle a pu marier sa fille le 28 avril 1668 ?
On vivait bien vieux dans cette famille.
Supposant pourtant que l’auteur ait employé là une figure de rhétorique, il restait à dire que Diane Le Doyen ne laissa point de postérité car en admettant que son père l’ait engendrée étant âgé de 50 ans, ce qui est fort peu probable, comme il était majeur en 1540, c’est à dire qu’il avait au moins 25 ans, elle aurait eu elle-même 105 ans le jour de son mariage.
Pourtant on lit dans le paragraphe suivant que la famille de Courseulles se perpétua par descendance mâle jusqu’au commencement de ce siècle.
(Si M. Catherine avait ouvert la Recherche des Elus de Lisieux de 1540, il aurait vu que Gilles de Courseulles était alors seigneur de Gonneville. N’est-il point plutôt vrai que Louis Le Doyen n’acheta jamais Gonneville ? Et au lieu de vivre au milieu du 16e siècle il vivait au 17e siècle.)
M. Catherine aurait bien du prouver encore que le fief prieuré de St Evroult se nommait Beauchamps. En attendant il est permis de se contenter des renseignements de M. Le Prévost qui dans sa publication des Pouillés de Lisieux, le nomme Neuf Marché ou Marché Neuf – Novum Forum apud Gonnevillam.
Beauchamps au contraire est un fief laïc. M. de Varin de Prestrevile peut lui dire quel en fut le dernier seigneur, à défaut qu’il lise la cloche de son église.
Je ne m’arrêterai pas à quelques menues erreurs de détail. Ainsi M. Catherine sait bien que jamais la célèbre Abbaye de St Evroult ne fut sans le diocèse de Sées, ce lieu se trouve bien maintenant dans le département de l’Orne, dont l’évêque habite Sées, depuis que les députés de 1790 se sont amusés à couper la carte de France en petites tranches, plus ou moins régulières, sans tenir compte des monts et des vallées, des fleuves et des ruisseaux; il n’a plus d’abbaye.
J’aurais voulu quelques mots sur le fief de Heautre, ce que je vois marquer dans Cassini et qui certainement se trouve dans les minutes de Gonneville.

Fonds H 1:
EXTRAIT DE NOTES RECUEILLEES PAR MONSIEUR CATHERINE , INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR.
(communiquées par Monsieur Panier 20 novembre 1861
Le 24 Messidor an III, le Comité de Salut Public requit le Moulin des Camps situé à Gonneville-sur-Honfleur, pour la mouture des grains pour la Marine et les Etapes (registre des délibérations du Conseil Municipal).
Le 24 Messidor an III, le Comité de Salut Public requit le Moulin des Camps situé à Gonneville-sur-Honfleur, pour la mouture des grains pour la Marine et les Etapes (registre des délibérations du Conseil Municipal).

Regnault le Boucher en 1309, et Jacques le Boucher en 1540, ont possédé ce fief qui avait des droitures (?) dans la forêt de Touques.
Je m’arrête à Binot le Paulmier de Gonneville. Quand on contredit tous les biographes il faudrait apporter ses preuves.
Binot le Paulmier vivait au commencement du 16e siècle. Comme il est évident que la famille Le Doyen n’a pas acheté le fief de Gonneville de l’Abbé ou du couvent ou des moines de St Evroult, il y a là une lacune à remplir, qu’il remplirait fort bien il me semble, sauf des preuves contraires. S’il n’en fut point seigneur, il n’est pas tout à fait étranger à Gonneville. Guillaume le Paulmier, seigneur de Meautry et de St Nicole, devait être son très proche parent. Or M. Catherine doit savoir que Meautry est situé à Barneville au bord de la forêt, quant à St Nicole je n’oserais assurer qu’il est sur le territoire de Gonneville, mais il n’en est pas loin.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *