GONNEVILLE sur HONFLEUR



NOTES  sur NOTES SUR Gonneville sur Honfleur – 14304

Ecclesia de Gonevilla – Gonnevilla.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1- Bibliographie

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 313.
CRESPIN, Monographie de la commune de GonnevillesurHonfleur , Ms.¬1885, 23 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9392

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 922

FOURNIER Dominique : Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur, 288 pages, 2006, Editions de la Lieutenance, Honfleur.
Voir. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°97, mars 2007

LEMAIRE Solange : « Le dict des trois morts et des trois vifs, ଠGonnevillesurHonfleur », PAR , 42, N° 4, Avril 1992, p. 28

LES RACINES DE HONFLEUR : n°35, 2003, Gonneville sur Honfleur, une brochure 15×21, 190 pages.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET -ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 278.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Voir : Delisle Echiquier p.99 note 2
Ste Historique de Lisieux 1872 p.20 n°36
Extrait de la Ste Historique de Lisieux 50
Montfaut p.26 Recherche des Nobles de Lisieuxnp.115.
Binot Paulmier de Gonneville voir Boizard
Archives du Bibliophile de Claudin n°122 p.28 art1036.
Les Navigations française et la Révolution maritime du XIV au XVIe siècle par Pierre Margry Paris … 1867 1 volume in8°
Annales des Voyages Juillet 1869 (Relation publiée par M. d’Avezoc)
Annales des Voyages Juin 1869 : Relation authentique du voyage du Capitaine de Gonneville es nouvelles terres des Indes par d’Avezac.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Gonneville-sur-Honfleur, Gonevilla, Gonnevilla.
J’avais autrefois, il y a 25 ans, remarqué l’église de Gonneville, et j’ai voulu la revoir avant d’écrire cet article. C’est une des plus vastes des campagnes de la contrée, et elle est tout entière revêtue en pierre de travertin de moyen appareil.
Cette pierre poreuse et caverneuse est excellente, mais ne comporte pas de moulures : quand on l’a mise en oeuvre, il a fallu renoncer aux ornements, se borner à tailler les angles des ouvertures en biseau, parfois à essayer quelques gros tores ; mais toujours les compartiments des fenêtres ont dû affecter les formes les plus simples. C’est ce que nous montre l’église de Gonneville, un des plus beaux exemples
que nous ayons dans le Calvados, de l’emploi à peu près exclusif du travertin dans une église importante : je dis à peu près, car il a fallu avoir recours au calcaire à grain fin pour les colonnettes qui supportent les arceaux des voûtes et qui garnissent les piliers du clocher central.
Quoi qu’il en soit, l’église de Gonneville est en forme de croix. La nef paraît plus ancienne que le choeur et les transepts. La façade occidentale a une porte ogivale qui a dû être ouverte après la suppression d’une porte romane ; l’archivolte porte sur des colonnes dont les chapiteaux annoncent le XIIIe. siècle. On voit, du côté du nord, les traces de 1 arcade cintrée plus ancienne; le cordon torique, coupé par suite de l’établissement de fenêtres modernes cintrées, appartient encore au style roman, aussi bien que les contreforts plats qui garnissent les murs.
Mais les parties les plus remarquables sont le transept et le choeur, et je les crois du XIIIe. siècle ; du moins, les chapiteaux crossés de la porte méridionale du choeur et ceux qui suppôt tent les arceaux des voûtes en pierre annoncent bien la seconde moitié de ce siècle. J’excepte, toutefois, les chapiteaux des colonnes qui garnissent le premier pilier de gauche sous la tour et qui ne sont que du XV-. Quant au reste, je le crois de l’époque indiquée. Les fenêtres sont remarquables par leur grandeur, et le type qu’elles présentent m’a paru mériter un dessin (Voir la page suivante).
Le chevet est droit. Une sacristie a été appliquée postérieurement sur le mur.
La tour, très-massive et portée sur quatre arcs au centre du transept, rappelle par sa forme celle d’Airan, décrite dans le t.II de la Statistique monumentale; elle est couverte par un toit tronqué à quatre pans, couronné d’une pyramide octogonale en charpente recouverte d’ardoise.
La chapelle du transept nord a un écusson que l’on dit être celui des Thieuville ; mais il n’a été sculpté que vers la fin du XVIIe. siècle, quand on a placé l’autel qui existe dans cette chapelle.
Quatre piliers tapissés de colonnettes supportent, comme je l’ai dit, la tour et la voûte qui la sépare de l’église (Sur un de ces chapiteaux, on distingue un oiseau becquetant des raisins; un lapin, des chimères à tète de femme, dont les cous se réunissent.
d’autres colonnettes reçoivent les arceaux des voûtes, dans le choeur et dans les transepts. Cette partie de l’église est assez élevée.
La nef n’a pas de voûte, mais des lambris en bois. Les battants de la porte occidentale montrent dans la partie supérieure des compartiments flamboyants, et des panneaux plissés dans la partie inférieure ; l’un de ces compartiments porte un écusson extrêmement fruste. Un porche en bois protégé cette entrée.
Voici l’inscription de la cloche, d’après la transcription de M. V. Pannier :
l’an 1762 IAY ÉTÉ BÉNITE PAR Mire GVILLAVME IOACHIM BERTRAN
CVRÉ DE GONNEVILLE SVR HONFLEVR ET NOMMÉE PAR MESSIRE ALEXANDRE
DE COURSEVLLE CHer SEIGNEVR DE GONNEVILLE, SI EVROULT LA HAYES
BERTRAND MOLINEAVX QVETTEVILLE ROHAISE LEPINAY ET AVTRES LIEVX
ET PAR NOBLE DEMOISELLE ANNE CECILE MARIN DE BEAVCHAMP Me T Be
LFCOVTEVR VICAIRE.

IEAN GOSSELIN TRÉSORIER EN CHARGE.

JOSEPH )IAHVET ET DOMINIQVE THÉRIOT M’A FAET.
La sacristie ajoutée à l’église date de l’an 1778, ainsi que l’atteste l’inscription suivante gravée sur la porte :
SACRISTIA EX
DONO D D G
BERTRAN
HUJUS ECCLE
SIAE RECTORIS
ANNO 1778

L’église de Gonneville est sous l’invocation de saint Martin.
L’abbaye de St.-Evroult nommait à la cure (Le Cartulaire de St.-Évroult, que nous avons à la Bibliothèque impériale, renferme trois chartes relatives à Gonneville : 1°. Sous le n°. 185 : Charte par laquelle Arnoul, évêque de Lisieux, 2°. Sous le n°. 186 : Charte par laquelle Arnoul, évêque de Lisieux, reçoit, pour curé de l’église de Gonneville, maître Hugues, qui lui avait été présenté par Guillaume, grand-prieur de St.-Évroult, et par Geoffroi, prieur du Neufmarché ; 3°. Sous le n°. 187 : Charte par laquelle Guillaume, évêque de Lisieux, confirme au prieuré du Neufmarché les droits qu’Arnoul lui avait conférés sur l’église de Gonneville. ( Note de M. L. Delisle ,
membre de l’Institut.
)
M. Catherine, membre de l’Association normande, instituteur communal à Gonneville, s’occupe de recherches historiques; il compte publier une histoire détaillée de cette commune et de quelques autres du canton d’Honfleur. D’après les traditions qu’il a recueillies, une église aurait existé autrefois au hameau de Beaulieu, où l’on a trouvé, m’a-t-il dit, un certain nombre de cercueils de pierre. D’après les recherches de M. Catherine, l’abbaye de St.-Amand de Rouen aurait possédé des terres dans ce quartier.
Il y avait 4 feux privilégiés et 130 feux taillables à Gonneville.

Gonneville est le lieu où naquit le navigateur Paulmier de Gonneville, qui, après avoir quitté Honfleur en 1503, et doublé; le cap de Bonne-Espérance, fut jeté par la tempête dans une contrée qu’il est difficile d’indiquer d’une manière précise, et qui n’est peut-être que l’île de Madagascar ; mais d’autres pensent que cette région était l’Australie (V. les détails très-étendus donnés sur ces faits par M. Louis DuBois, dans son Histoire de l’évêché de Lisieux, pages 224 et suivantes).
M. Hurel, ancien secrétaire-général de la Préfecture du Calvados, et son gendre, M. Pimont, membre de l’Association normande, possèdent de jolies habitations à Gonneville. donne au prieuré du Neufmarché (membre de l’abbaye de St.-Évroult) l’église de Gonnovilla, réservé l’usufruit de Jean , archidiacre de Séez;

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations
Vers 1070 le Chevalier Geroud donna aux religieuses de St Amand de Rouen quatre hôtes à
Gonneville (sur Honfleur) (Delisle – Classe Agricole).

Description de l’église par Pannier
Description de la cloche
L’an 1762 j’ai été bénite par Messire Guillaume Joachim Bertran, curé de Gonneville sur Honfleur et nommée par Messire Alexandre de Courseville, chevalier seigneur de Gonneville, St Evroult, Lahayes Bertran, Moulineaux, Quetteville, Rohaise, Lepinay et autres lieux et par Noble Demoiselle Anne Cécile Marin de Beauchamp, Messire T.B Lecouteur, vicaire.
Jean Gosselin, trésorier en charge
Joseph Mahuet et Dominique Theriot m’a faite.
Coupures de presse du Journal de Honfleur des 1er juin, 8 juin, et juin 1862 par Pannier.
Campagne du navire L’Espoir de Honfleur (15031505) Relation authentique du Voyage du Capitaine de Gonneville ès Nouvelles terres des Indes, publiée intégralement pour la première fois avec une introduction et des éclaircissements par M d’Avezac, membre de l’Institut ; Paris Challumel Année 1869 in8° de 115 pages (Extrait des Annales de Voyages de juin et juillet 1869)
Campagne du navire l’Espoir d’Honfleur Capitaine Paumier de Gonneville – Compte rendu par F. Bouquet Revue de Normandie Novembre 1870 p.676 à 692.
Dame Jeanne de Gillain, veuve de feu Messire François de Courselles, vivant chevalier seigneur de Gonneville, dame de Lespinay – Août 1654 Sentence de la Chatellerie de Beaussard.
Messire Loys de Courselles, chevalier seigneur de Gonneville, Lespinay, le Temple Baudard et autres lieux – 17 mai 1673
(Papiers de Mme Villette à Verneuil)
Gonneville (Gonnevilla) avait pour seigneurs au 12e et 13e siècle les Templiers, au commencement du 14e siècle, le roi Philippe le Bel, à la fin du 14e, au 15e et au commencement du 16e l’abbé de St Evroult.
Vers le milieu de ce dernier siècle, Louis Ledoyen, seigneur d’Ablon, Crémanville et d’un fief appelé Dauboeuf, situé sur le territoire de l’ancienne paroisse de St Léonard, acheta la seigneurie de Gonneville de l’Abbé de St Evroult.
Ce seigneur, le 28 avril 1665, maria sa fille Diane Ledoyen à Jacques de Courseulle, chevalier seigneur d’Ailly et St Christophe, qui était le dernier descendant de Jean de Courseulle, seigneur d’Ailly, chef de la branche cadette des Courseulle et qui vivait en 1450.
Jacques devint aussi seigneur de Gonneville. Cette famille s’est éteinte dans la personne d’Alexandre de Courseulle, dernier seigneur de ce lieu et des nobles terres de L’Epinay, St Evroult, Le Temple, Beudard, la Haie Bertrand et autres lieux. Il mourut à Gonneville 21 Nivôse An XI.
L’arrivée des Templiers dans cette commune nous paraît dater de la fin du 12e siècle et cette seigneurie faisait probablement partie des biens donnés par Henri II, roi d’Angleterre, au couvent des Templiers de Ste Vaubourg, au diocèse de Rouen, fondé par ce chef de la dynastie des Plantagenets en 1173. Ce qui nous ferait supposer cette donation, c’est qu’a partir de la bataille de Tinchebray (1106) où le malheureux Courte Heuse fut prisonnier, tout le canton d’Honfleur devint une des dépendances de la couronne d’Angleterre jusqu’en 1202 (Mémoires de Grestain, le Dr Piron, Chronique Bigot)
Ce n’était pas d’ailleurs la seule propriété qu’ils possédaient dans ce canton, car on les retrouve à Pennedepie, à Barneville, au Mont St Jean et à Fourneville.
Lorsque le roi Philippe le Bel donna l’ordre à tous les baillis de son royaume d’arrêter les Templiers (13 octobre 1309) tous les biens qu’ils possédaient dans ce canton furent séquestrés, puis confisqués au profit des caisses royales.
L’abbaye de St Evroult au diocèse de Sées, possédait alors à Gonneville une chapelle où elle entretenait quelques religieux. Ce petit prieuré, situé à Beauchamps, fief originairement possédé par une famille du même nom, du comté de Mortain, s’accrut des biens des Templiers de Gonneville.
C’est l’Abbaye de St Evroult qui a fait construire au 14e siècle le chœur de l’église actuelle sur l’emplacement même de l’ancienne commanderie. La nef seule est ce qui est resté des anciennes constructions ; mais le lieu a toujours continué à s’appeler Le Temple, légende consacrée dans les souvenirs pour rappeler le plus grand comme le plus puissant des ordres de chevalerie du Moyen Age.
En 1829 on a retrouvé à Beauchamps, sur l’emplacement même du prieuré, six pierres tumulaires sans inscriptions. Formées de deux pierres juxtaposées et scellées, ces tombes furent jugées propres à servir de mangeoires aux chevaux. Elles étaient en tuf et nous avons vu plusieurs débris.
On montre encore l’emplacement de l’église qui fut détruite au commencement des guerres religieuses de la fin du 16e siècle.
L’Abbayes de St Amand de Rouen, possédait aussi des biens à Gonneville, le cartulaire de cette abbaye nous apprend qu’ils lui provenaient de la donation de Gérold de Roumare.
Deux aveux rendus aux dames religieuses de St Amand et dont nous devons la communication à la bienveillance de Monsieur Raymond de Varin de Prêtreville, le constatent également.
Le premier de ces aveux qui porte la date du 13 mai 1640, rendu par Jean Osmont, parle aussi de la seigneurie de St Evroult.
Gonneville sur Honfleur possédait un autre fief : Prêtreville. Ce fief fut acquis sous Henry IV de la famille Féron de Prêtreville par Noble Homme Jacques de Varin. On voit un des membres de cette famille Féron figurer dans le recensement de Montfaut, ce fameux commissaire du Roi Louis XI.
Quant aux autres familles nobles de cette commune, nous pourrions citer les Thieuville, branche cadette des Thieuville Briqueboscq, qui commence à Tenneguy de Thieuville, écuyer, sieur de la Houssaye, qui vivait en 1530, et dont le fils Richard de Thieuville fut lieutenant pour le Roy à Honfleur sous le règne de François II.
Le dernier descendant de cette famille fut Jean Charles Esprit de Thieuville, curé de Barneville, décédé en Angleterre pendant la Révolution.
C’est dans cette commune que naquit Binot Paulmier, navigateur honfleurais, que ses biographes ont fait bien à tort, seigneur de Gonneville.
Contemporain de Christophe Colomb, il découvrit une île, qui a été jusqu’ici le sujet de beaucoup de conjectures.
L’église de Gonneville, si intéressante sous tous les rapports, accuse deux époques de construction bien distinctes : le chœur et la nef.
Signé : Catherine – Journal de Honfleur – 9 mars 1862.

Note :

L’article de M. Catherine sur Gonneville contient un certain nombre d’erreurs et en général il manque de preuves, ce qui doit le faire accepter avec la plus grande circonspection.
Rien ne prouve jusqu’à présent, la présence des Templiers à Gonneville pas plus qu’à Barneville à Pennedepie, etc.… C’est une tradition accueillie par M. Labutte et autres parce qu’elle peut prêter aux mouvements oratoires ; mais pas un seul document authentique n’a été publié, que je sache, pour en fournir la preuve. M. Catherine, dans le dépouillement des archives de ces localités aurait du rencontrer la confirmation de ces assertions, et pour sa part, il aurait bien fait de n’en pas priver le public.
S’il n’a rien trouvé, il fallait qu’il emploie la forme dubitative car tout instituteur qu’il soit, il est soumis comme d’autres à la critique. Ses allégations ne font foi sans conteste que pour les enfants de 7 à 10 ans qui suivent son école.
Il donne comme seigneurs de Gonneville les patrons mentionnés dans les Pouillés. Ce n’est pas la même chose. On pouvait être patron d’une église sans être seigneur du fief qui portait le nom de la paroisse, les exemples fourmillent.
Sans doute M. Catherine se réserve la généalogie de la famille Le Doyen quand il parlera d’Ablon. Il pourra dire alors que Montfaut trouva noble à Epreville en Lieuvin, Pierre Le Doyen en 1463. Mais il faudra expliquer comment Louis Le Doyen, seigneur d’Ablon, acquéreur du fief de Gonneville au milieu du 16e siècle a pu marier sa fille le 28 avril 1668 ?
On vivait bien vieux dans cette famille.
Supposant pourtant que l’auteur ait employé là une figure de rhétorique, il restait à dire que Diane Le Doyen ne laissa point de postérité car en admettant que son père l’ait engendrée étant âgé de 50 ans, ce qui est fort peu probable, comme il était majeur en 1540, c’est à dire qu’il avait au moins 25 ans, elle aurait eu elle-même 105 ans le jour de son mariage !
Pourtant on lit dans le paragraphe suivant que la famille de Courseulles se perpétua par descendance mâle jusqu’au commencement de ce siècle.
(Si M. Catherine avait ouvert la Recherche des Elus de Lisieux de 1540, il aurait vu que Gilles de Courseulles était alors seigneur de Gonneville. N’est-il point plutôt vrai que Louis Le Doyen n’acheta jamais Gonneville ? Et au lieu de vivre au milieu du 16e siècle il vivait au 17e siècle.)
.M. Catherine aurait bien du prouver encore que le fief prieuré de St Evroult se nommait Beauchamps. En attendant il est permis de se contenter des renseignements de M. Le Prévost qui dans sa publication des Pouillés de Lisieux, le nomme Neuf Marché ou Marché Neuf – Novum Forum apud Gonnevillam.
Beauchamps au contraire est un fief laïc. M. de Varin de Prestrevile peut lui dire quel en fut le dernier seigneur, à défaut qu’il lise la cloche de son église.
Je ne m’arrêterai pas à quelques menues erreurs de détail. Ainsi M. Catherine sait bien que jamais la célèbre Abbaye de St Evroult ne fut sans le diocèse de Sées, ce lieu se trouve bien maintenant dans le département de l’Orne, dont l’évêque habite Sées, depuis que les députés de 1790 se sont amusés à couper la carte de France en petites tranches, plus ou moins régulières, sans tenir compte des monts et des vallées, des fleuves et des ruisseaux ; il n’a plus d’abbaye.
J’aurais voulu quelques mots sur le fief de Heautre, ce que je vois marquer dans Cassini et qui certainement se trouve dans les minutes de Gonneville.
Regnault le Boucher en 1309, et Jacques le Boucher en 1540, ont possédé ce fief qui avait des droitures ( ?) dans la forêt de Touques.
Je m’arrête à Binot le Paulmier de Gonneville. Quand on contredit tous les biographes il faudrait apporter ses preuves.
Binot le Paulmier vivait au commencement du 16e siècle. Comme il est évident que la famille Le Doyen n’a pas acheté le fief de Gonneville de l’Abbé ou du couvent ou des moines de St Evroult, il y a là une lacune à remplir, qu’il remplirait fort bien il me semble, sauf des preuves contraires. S’il n’en fut point seigneur, il n’est pas tout à fait étranger à Gonneville. Guillaume le Paulmier, seigneur de Meautry et de St Nicole, devait être son très proche parent. Or M. Catherine doit savoir que Meautry est situé à Barneville au bord de la forêt, quant à St Nicole je n’oserais assurer qu’il est sur le territoire de Gonneville, mais il n’en est pas loin.

3 – Archives ShL

VASSEUR Charles : carnet « Doyenné d’Honfleur »
18 – GONNEVILE SUR HONFLEUR – Ecclesia de Gonevilla – Gonnevilla.

Election de Pont Audemer – sergenterie d’Epaigne
4 feux privilégiés, 130 feux taillables

Sous l’invocation de St Martin

Patronage:
14e ….
16e et 18e Abbas Santi Ebrulfi

Curés:
Bertrand 1764/1774
Pelcat 1782/1787

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