LECAUDE



NOTES  sur LECAUDE – 14359

1 – Bibliographie
2 – Références historiques
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, page 398.

Voir Archives SHL : « LIEUX A à L ». 17- Lécaude : notes

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1156.

Lécaude, Le Manoir Saint-Martin, CDMPA, pp. 210-212; cheminée à colonnes engagées, linteau mouluré, manteau bas, culots élargis en partie inférieure.

Lécaude, Le Manoir des Demaines, CDMPA, pp. 213-215; porte en accolade avec choux frisés, poteaux avec pilastres à pinacle et double culots, Louis Thabarye, peintures murales Annonciation de la Vierge et saint Hubert.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 144.

Famille DUVAL : voir archives SHL, dossier « Familles ».

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

MSS 13905 f°116

Bulletin Monumental 1866 p.592.
Musée des Antiquaires à Caen p.93 n°503

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Références historiques :

1585 – Le Brèvedent
Damoiselle Thomasse Parey, dame du Brèvedent, veuve de Gabriel Le Bouteiller, en son vivant, écuyer, sieur de Lécaude, demeure au Brèvedent.
= Tabell. Lisieux par Et. Deville

– 1607.- Le Brèvedent
Aveux rendus à Antoine de Sillans, baron de Creully par Thomasse Parey, veuve de Gabriel Lebouteiller, écuyer, sieur de Lescaude, dame de Brèvedent, etc. et du fief et seigneurie de Brèvedent.
= AD14 – Baronnie de Creully. E 874

– 1631 – 22 mai – Lécaude
Me Jean Grégoire, sieur de la Montagne avocat, bourgeois demeurant à Caen paroisse Saint Jean représentant le droit de Ursin Vattier, sieur de Fournerel par contrat passé à Vaucelle de Caen le 26 septembre 1624 et 23 février 1625 et autre contrat à Saint Pierre sur Dives le 23 avril 1627 reçoit de Thomas Duval, écuyer, sieur de Bonneval demeurant à Rouen, paroisse Saint Nicolas, à l’acquit de Charles Lambert, sieur de la Chapelle suivant le contrat d’acquêt fait par le sieur de Bonneval dud. sieur de la Chapelle du fieffe terre et sieurie de Lacaulde et autres droits passé à Rouen le 7 du présent mois verse 2.800 livres pour se rembourser des héritages et maisons assis aux paroisses de Bray la Campagne et de Fierville que ledit feu sieur Guillaume Lambert écuyer, sieur de la Chapelle, père dud. Charles Lambert aurait délaissé aud. Ursin Vattier par contrat à Dives et Dozulé le 28 février 1623 sous condition de retrait toutes fois et quantes, maisons que led. Grégoire a rétrocédé aud. sieur de la Chapelle.
= Tabellionnage royal de Lisieux exercé par Me Picquot et Hayn du 1er mai 1630 au 29 avril 1631 – Héritages, f° 37 (détruit)
+ IND. Arch. SHL. Notes Ch. Hugonin – Cahier N° 12 –

Insinuations :
Dîme de Lécaude donnée à Ste Barbe en 1180 par Adam, fils de Thomas, chanoine de Lisieux et Robert, son neveu, fils de François.
Description de l’église du 25 septembre 1854, suivie de la description du presbytère.

On a découvert, dans le cours de l’année 1855, sous le pont qui communique du cimetière à la cour du presbytère, un curieux bas-relief en pierre représentant la naissance de Notre Seigneur. Sous un arc plein cintre figurant l’étable de Bethléem, est placé l’Enfant Jésus, à côté de lui est sa mère dont les mains sont croisées sur la poitrine ; derrière elle, se trouve St Joseph. Dans la partie supérieure on voit un chœur de séraphins dont l’un tient une banderole sur laquelle on lit « Gloria en excelsis »
Ce bas-relief, qui dans est dans un style Louis XIV, a environ un mètre de haut. Il faisait probablement partie du retable d’un des petits autels en pierre, qui sont du même temps (A.Pannier)

La commune de Lécaude possède une effigie du Christ qui peut bien remonter à l’époque romane. Cette figure est en cuivre travaillé au marteau. Elle a bien 24 cm de longueur. Elle est émaillée dans toute son étendue, la ceinture descend au dessous des genoux et présente la forme d’un petit jupon. Elle est de couleur bleue. Sa tête est couronnée d’un diadème, les pieds sont croisés, les bras étendus presque horizontalement. Les yeux très saillants sont formés par des pierres très brillantes. Les formes de ce Christ sont très rondes et d’un travail assez grossier. La croix est ornée d’un grand nombre de cristaux émaillés de diverses couleurs. Sur les extrémités des bras de la croix on observe deux médaillons sur lesquels sont peints en émaillé du côté du Christ deux personnages et de l’autre côté deux espèces d’aigles qui ressemblent pour la forme à celles qui sont représentées sur le chappe de Charlemagne, dessinée dans le Bulletin. Elle devait être destinée à l’usage des processions, qu’elle conserve encore aujourd’hui. (Note du Docteur Bellou)

Description de la cloche :
1657 – Révérend Père Claude Chenvold de Ste Barbe m’a bénite ; Dom Pierre Fortin prêtre de ce lieu, Messire Jacques Duval écuyer, seigneur de Lécaude, Bonneval, St Crespin, Calligny et autres, conseiller du roy en son parlement de Normandie et Dame Jeanne de Beaurepaire, fille de Messire Pierre de Cauvigny, seigneur du Breuil, m’ont nommée Colas Duval
Jehan Aubert m’a faite.
Sur une pièce de bois horizontale on lit : François Leblond 1738

Description du Manoir de Lécaude dit le Domaine

Léon Nicolas Duval de Lescaude, curé de St Hilaire de Rouen 1729

Guy Henri Marie Duval de Bonneval reçu Conseiller au Parlement de Rouen à l’âge de 17 ans, mort le 14 août 1785 âgé de 20 ans 2 mois 9 jours (Floquet – Parlement VII p.331)

Duval de Lescaude (journal de Lisieux du 25 avril 1874) Vente d’un terrain pour un chemin.

Laurent Tabouyer, sieur de Brucourt, et Henri son frère, demeurant en la paroisse de la Caude, ont dit être procréés de noblesse ancienne; toutefois, par leur production ils n’ont fourni que de Jean Tabouyer, leur aïeul, qui épousa une damoiselle nommée de Beuville à cause de laquelle il fut sergent héridital de Cambremer, dont il est encore à présent, tenant selon les lettres et écritures par lui produites commençantes à l’an 1453.
Nonobstant cette production le procureur du Roy a requis qu’ils soient contraints de vérifier leur noblesse et extraction, par témoins si besoin est, autrement qu’ils soient assis. (d’Hozier 364 – Bulletin Monumental 1852 p.156)

En 1463, Montfaut trouve à Lécaude :

Rogier de Mery ou d’Emery
Demoiselle Françoise de Mery 3 septembre 1571.

La recherche des Elus de 1524 inscrit :
Henry Tabouyer, il figure encore en 1540 avec Laurent sieur de Brucourt, son frère, qui demeurait à Estrées.
L’état des fiefs de 1559 mentionne Hernien (ou Hervieu) le Tabouyer sieur de Lecaude.

Jeanne, fille de Monsieur de La Caulde baptisée le 20 apuril 1570

Noble homme Loys le Boutillier, sieur dudit lieu de la Caulde – 25 janvier 1604
Jacques le Bouteilier, escuyer, sieur de la Caulde et du Brefdent fils de feu Gabriel le Bouteiller, son père vivant aussi seigneur de la Caulde 7 décembre 16O4.
Noble Homme Lois le Bouthillé, fils de Gabriel, sieur de la Caulde, 15 mai 1591
Noble demoiselle Madelayne le Boutillier 15 septembre 16O2
Noble demoiselle Françoyse le Bouteiller 27 avril 16O3

Honnête Homme Guillaume Lambert, sieur de la Chapelle est déchargé de tous impôts, taille et taillon par les habitants de L’Ecaude pour l’année 1600 et « mesme pour l’advenyr ».

Discrète personne Jehan Lambert, fils de Monsieur de la Chapelle, parrain de Mademoiselle de Liure le 20 janvier 1611.

Guillaume Lambert, escuyer, sieur du Val et de la Thillaye à l’Ecaude, un des 1OO gentilshommes de la maison du Roy, 23 février 16O8 ; Il fut déchargé de la taille en conséquence par délibération du 2 mars 16O8

Jeanne Lambert, fille de Guillaume Lambert, sieur de la Chapelle 15 août 1600

Messire Guillaume Lambert, sieur de la Chapelle 27 avril 1600.

Louise Le Roy, femme de Messire Guillaume Lambert, sieur de la Chapelle, 1er août 1601

Françoise, fille de Noble Homme Michel Filleul, sieur de Sainct Martin, baptisée le 17 mai 1510

Jehan Filleul, sieur de la Villerye, de la paroisse de la Caulde 7 décembre 1704

Noble damoiselle Suzanne Taboier, femme du sieur de Saint Martin 13 juin 1584.

Blanche fille de Noble Homme Jehan Filleul, sieur de Lainellerye de la Caulde 1601

Henri Deluire, sieur de Villeneuve, demeurant à l’Ecaude 12 mars 1606

Noble Damoiselle Marye Deluire, fille de Noble Homme Henry de Luire baptisée en la paroisse de La Caulde le 20 janvier 1611

Noble Homme Jehan de Liure fils de Noble Homme Henry de Liure baptisé le 20 août 1601

Noble Dame Marie le Pesant, femme de feu Noble Homme Maistre Thomas Duval, conseiller du Rouen sa cour du Parlement 20 janvier 1611.

Feu Louis Thabarye, sieur des Domaines et son fils Jacques Thabarye, sieur des Domaines baptisé posthume 1591.

Inscription de la cloche de Hodeng au Pays de Bray
L’an 1745 iay été nommée Marie Léon Denise par Noble Dame Marie Françoise Magnet, dame et patronne de Hodeng, veuve de Messire Charles Thomas Duval chevalier seigneur et patron de Lescaude et autres lieux, accompagnée de Messire Léon Thomas Duval, chevalier seigneur et patron de L… seigneur de Creuil Grandouet, seigneur et patron de St Crespin et autres lieux, son fils aîné, a été bénite par Messire Léon Guerard prestre, curé dudit Hodeng, François Dutil Trésorier.

En 1638, Guy Duval sieur de Lescaude, était conseiller au Parlement de Normandie.
En 1644, Jacques Duval, sieur de Lescaude, était conseiller aux Requêtes. Il mourut en 1678. (Farin)
(D.Dergny – Les cloches du Pays de Bray p.18-19)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Lécaude, Calida, Sancta Maria Calida.

L’église de Lécaude est une construction d’une certaine importance pour la contrée ; elle se compose d’un choeur à chevet rectangulaire en retrait sur la nef, ayant deux travées; la nef en a trois.
Si l’on fait abstraction d’abord de la façade occidentale qui est moderne, de différentes reprises et des fenêtres dont
nous allons indiquer approximativement les dates, l’ensemble de cette église me paraît du XIIe siècle. On y voit des appareils en arêtes de poisson ; les contreforts sont plats, au nombre de quatre de chaque côté des murs latéraux de la
nef, et de trois dans ceux du choeur. Les murs n’ont pas de corniche ou d’entablement. J’ai remarqué divers morceaux
de travertin dans les appareils.
Je disais que le mur occidental est moderne, ainsi que la grande porte actuelle ; il est évident pour moi qu’une porte
romane existait avant cette reconstruction, car on voit des moulures qui me paraissent en provenir parmi les moellons
employés dans la construction du mur actuel.
Il existe encore trois des fenêtres primitives : deux au nord et une au sud ; ce sont des ouvertures en forme de meurtrières, arrondies au sommet. Les autres fenêtres appartiennent au style flamboyant et sont divisées en deux baies.
Le choeur montre d’abord au nord et au sud de la première travée deux petites portes assez élégantes, ornées de moulures de transition ; puis, du côté du nord, deux fenêtres qui paraissent du XIIIe siècle : l’une dans la première
travée, près d’une des portes que nous venons de citer, se
compose d’une seule baie en forme de lancette; l’autre, à deux baies, éclaire le sanctuaire. L’une et l’autre sont protégées d’une grille en fer.
Un antéfixe couronne le gable qui sépare le choeur de la nef.
La tour, en bois, conforme aux tours de la région, c’est-à dire offrant un carré surmonté d’une aiguille à huit pans,
couverte d’ardoises ou d’essente, correspond à la première travée de la nef et renferme une cloche dont l’inscription a
été lue ainsi par M. Bouet:
1657. REVEREND PERE CLAVDE CHEN O 1 DE Ste BARBE EN AUGE MA BENISTE
DOMP PIERRE FORTIN PRIEVR DE CE LIEV Mrs JACQVES
DVVAL ESGr SGr DE LESCAVDE BONNEVAL St-CRESPIN CALLIGNY ET
AUTRES CONer DV ROY EN SON PARLEMENT DE
NORMENDIE ET DAME JEANNE DE BEAVREPAIRE FEMME DE MSr PIERRE
DE CAUVIGNY SGr DV BREVIL MONT NOMMÉE THOMAS DVVAL Tr.
JEHAN AVBERT
MA FATCTE.

Au haut de la cloche est un écusson a la fasce vivrée.
La flèche repose, à l’intérieur de-la nef, sur une charpente portant la date de 1738. Sur les poutres verticales qui la supportent on distingue, sous le badigeon, les traces d’une litre à deux écussons: le premier, de gueules à la fasce vivrée d’or: le second, plus effacé, d’or au coeur de gueule
surmonté d’un chef dont je n’ai pu distinguer les pièces.

Intérieur.
— Le choeur est subdivisé en deux travées voûtées en pierre. Les arceaux croisés se composent de trois grosses moulures toriques. L’arc-doubleau est un cintre sans moulures, et il retombe sur deux pilastres surmontés seulement d’un tailloir, commun aux chapiteaux des colonnettes sur lesquelles reposent les arceaux et qui cantonnent le pilastre.
Sur ces chapiteaux on voit des godrons, des entrelacs, des têtes de lion, etc.
La piscine construite dans le mur méridional du choeur est ogivale, à deux cuvettes. On n’y voit aucune moulure.
Les deux piscines des autels de la nef sont seulement du XVIe siècle. Celle du nord est en saillie sur le mur, richement sculptée de feuilles de chou frisées et posée sur une colonnette.

La nef n’est point voûtée ; elle n’a qu’un plafond posé sur les entraits de la charpente. Une inscription, creusée sur
l’un des montants qui supportent le clocher, porte à croire que cet état de choses date seulement de 1738. Sans doute,
auparavant, la nef était couverte, comme le choeur, par une voûte en pierre qui se sera écroulée. On voit encore les
piliers carrés d’un arc-doubleau avec son chapiteau godronné.

Du côté de la nef, l’arc triomphal a reçu, probablement sous le règne de Louis XIV, une addition assez gracieuse. C’est
une corniche légèrement cintrée, soutenue par une série de petites consoles délicatement moulurées. Deux vases à flamme amortissent les extrémités de la corniche.
Ce travail en pierre relie, en quelque sorte, les deux petits autels placés à droite et à gauche. Ces autels sont également en pierre. Leur retable, à fronton brisé, est soutenu par des colonnes torses autour desquelles s’enroule une vigne. Dans le choeur, du côtédu nord, on lit l’inscription tumulaire suivante :
CY DEVANT
REPOSE LE CORPS DE Mre LÉON
THOMAS CH1″ DUVAL
DE LESCAUDE CHles CONer AU
PARLEMENT SEANT A ROUEN
DECEDE LE
JANer 1765 AGE DE
32 ANS 3 MOIS
Priez Dieu pour luy.

Quelques statues anciennes méritent d’être signalées : un saint Nicolas, un saint Jacques, une sainte Barbe miniaturée
et un saint évêque revêtu de la chasuble antique. L’orfroi antérieur est formé de trois médaillons servant de cadres à des personnages en bustes. Les deux premiers sont des chevaliers armés de toutes pièces; l’autre parait être une femme. Faut-il voir dans ces trois figures celles des donateurs de la statue?

L’église est sous l’invocation de Notre-Dame. Elle faisait partie du doyenne de Mesnil-Mauger. Le patronage appartenait
au prieuré de Ste-Barbc; le curé avait la qualification de prieur. Il est présumable que ce patronage avait été donné
aux religieux en même temps que les dîmes, c’est-à-dire en 1180, par Adam Fitz-Thomas, chanoine de Lisieux, et Robert Fitz-Faucon, son neveu.
On remarque des traces de litre à l’extérieur de l’église.
Un très-bel if existe dans le cimetière, à la hauteur du choeur, au sud.
Lécaude dépendait de l’élection de Pont-l’Évêque, sergenterie de St-Julien-le-Faucon ; on y comptait 3 feux privilégiés
et 76 feux taillables: 395 habitants, tandis qu’il n’y en a plus que 269.

Croix byzantine et ancienne chasuble.
— M. Billon avait signalé l’existence, dans la sacristie de Lécaude, d’une chasuble ancienne et d’une curieuse croix romane. Cette croix est en cuivre, avec émaux et pierreries; elle a 34 centimètres de largeur sur 50 de hauteur, sans compter la douille qui est moderne. On y distingue le Christ, couronne en tête, entre la Sainte-Vierge et saint Jean à mi-corps. Au revers, on voit encore les symboles de deux Évangélistes. Le médaillon central manque.
Quant à la chasuble, elle est à personnages en broderie de soie et d’or; le dessin est très-large et la broderie en a bien conservé l’esprit. Ce dessin se compose d’une série de niches contenant chacune un saint nimbé, et derrière lui, un personnage à robe longue et chaperon. La chasuble et la croix de Lécaude doivent avoir été achetées par la Société des Antiquaires de Normandie et se trouver dans la collection qu’elle a formée.

Manoir et fief.
— Le fief de Lécaude a été successivement possédé par les Thabarye, les Bouteiller et les Duval de Bonneval, dont une branche emprunta le nom de Lescaude.
Un grand nombre de gentilshommes ou de bourgeois, vivant noblement, habitaient aussi sur cette paroisse ; on peut
citer les Filleul de Saint-Martin, Lambert du Val, un des cent gentilshommes de la maison du roi ; Lambert de La Chapelle, de Lespée.
Le fief de Creveuil était aussi sur Lécaude. Néanmoins, dit M. Ch. Vasseur, je ne connais qu’une seule maison intéressante au point de vue archéologique, on la nomme les Demaines.
Elle fut bâtie au XVIe siècle, au milieu d’une terre de 60 acres, probablement par Louis Thabarye, sr des Demaines, dont les descendants la possédaient encore au XVIIe siècle. Elle est située, sur un coteau , construite en bois, et sa façade présente une assez grande étendue. Le comble est éclairé par trois lucarnes essentées. Les fenêtres du premier étage ont leurs angles supérieurs légèrement arrondis. Les sablières en encorbellement sont, suivant l’usage, sculptées d’imbrications, de chevrons, d’oves, etc. Le rez-de-chaussée a été repercé, mais on y voit toujours la porte primitive en accolade avec pinacles et feuilles frisées. Au tiers à peu près de la façade se trouve un porche en avant-corps; mais il paraît être une addition.
Il La façade postérieure, regardant le jardin disposé en terrasse sur la déclivité de la côte, n’est pas moins soignée que la façade principale. Une tourelle contient l’escalier.
A l’intérieur, on rencontre encore dans toutes les pièces des vestiges de carrelages émaillés ; les cheminées ont conservé leurs vastes manteaux. L’une d’elles est un véritable monument et mériterait un dessin. Elle se trouve dans la grande salle, au rez-de-chaussée. Deux colonnes cylindriques, avec leurs bases et leurs chapiteaux bien profilés, soutiennent la hotte décorée, sur son bord inférieur, de moulures gracieusement courbées, qui se réunissent en accolade au centre. Une large corniche soutient le plafond. La frise intermédiaire était occupée par des peintures, encore assez visibles. Elles se partageaient en deux sujets. De l’un on retrouve des arbres, un personnage et quelques accessoires; mais il est impossible de saisir la signification de la scène figurée. L’autre représente l’Annonciation. Dans les creux des moulures courent des rinceaux capricieux, dans les feuillages desquels se jouent de petits personnages dont les poses et les costumes, qui sentent la Renaissance, sont peu d’accord avec le sujet religieux au-dessous duquel ils sont placés.
L’ornementation générale de la salle correspondait à la richesse de la cheminée. Les sommiers et les poutrelles du plafond étaient peints de rinceaux et de cartouches. On remarque aussi sur les murs quelques traces de décoration polychrome.

Manoir des Demaines

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LE MESNIL MAUGER.
– Prioratus de Calida

3 – Archives ShL:

– 1740 . Archives SHL.1F668 : 1740 : Lécaude : bail. (Duval)

– 1846. – archives SHL. 1F642 :
22 juin 1846 : affiche pour adjudication de biens, succession Gannel (Drucourt et Thiberville, Monteille, Lécaude, St Jacques de Lisieux)

Voir Archives SHL – Carnets de Charles Vasseur, doyenné de Mesnil-Mauger ou « Doy. de Mesnil-Mauger.doc » (51e paroisse) LECAUDE (51)

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon.
3 feux privilégiés,
76 feux taillables.

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
XVIe et XVIIIe: prior de St Barbara

Curés:
Corbelin 1764
Delaunay 1770/1787

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