MAROLLES



NOTES  sur MAROLLES – 14403.1


SAINT-HIPPOLYTE-de-CANTELOUP
SAINT-PIERRE-de-CANTELOUP
CIRFONTAINE

MAROLLES Canton de Lisieux , accru de la commune de Cirfontaines en 1825.
Matroles,1008 (dotal. Judith).
Maieroles, 1198 (magni rotuli, p.155, 2).
Maeroloe, 1283 (cart. norm. n° 1018, p. 263).
Maerolioe, XIV° s (pouillé de Lisieux, p. 24).
Marolioe, XVI° s (ibid)

1 – Bibliographie
2 – Références historiques
3 – Fonds ShL

1 – BIBLIOGRAPHIE :

BECCI (Comte) : Monographie de la commune de Marolles (Voir SHL,notes d’érudits NE57)

CAUMONT (de) Arcisse : Statistique monumentale du Calvados . Réédition Floch volume III, page 133
Cirfontaine page 145.
Saint Hippolyte de Canteloup page 116
Saint Pierre de Canteloup page 118.

DETERVILLE Philippe : Marolles , Manoir de la Bucaille, PGMPA , pp. 128-129; galerie extérieure, cheminée à colonnes engagées

DETERVILLE Philippe : Marolles , Manoir du Mont-Hérault , PGMPA , pp. 130-131; allèges avec croix de Saint-André pattées, feuilles de fougères, surcroit, cheminées aux extrémités, cellier à l’est, chronogramme 1646,sculptures de cariatides sur la tête des poteaux corniers .

DAUGER G., Marolles, esquisse d’une monographie communale, Ms. 1954, 108 p. dactyl.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 8817.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1048.

JAMES, Marolles, monographie locale, ms. 1886.
= Arch. Départ. Calv., Br 13295

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton. (Marolles, St Pierre et St Hippolyte de Canteloup, Cirfontaine)

QUENEDEY Raymond, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIII° siècle. I.- Généralités, milieu, climat, sol, conditions humaines. Seine-Inférieure. II-III.- Calvados. IV.- Eure. V.- Manche et Orne , Paris, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série 1927. pl 6 ; Marolles: manoir de la Bucaille;

2 – Références historiques :

1344 (v. st.) , 14 février – Epiers
Don fait par le roi aux habitants de Marolles pour réparer leur église.
Philippe, par la grâce de Dieu, roi de France , au receveur de Baumont le Roger, ou à son lieu tenant, salut. Nous avons donné et donnons ceste fois de grace especial, pour Dieu et en aumosne, as habitans de la paroisse de Marolles, cinquante livrées de boys pour convertir en la repracion de leur église, laquele a esté arse par cas d’aventure … Donné à Espiers, XIIIIe jour de février l’an de grace mil ccc quarante et quatre, souz nostre scel nouvel
EDIT. Léopold DELISLE, Actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350) , Rouen, A. Le Brument, 1871, p. 325.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …
= BN Fr. 26.015, N° 2380

1444
Compte de Jean Le Muet
p.162. (126) – De la terre de Cirfontaine (Cirfontaine est une ancienne paroisse partagée aujourd’hui entre les communes de Marolles et de Courtonne-la-Meurdrac.)
= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE , Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes , IV.
=(voir fichier « Xe au XVe siècle » à 1444.

1500 , 30 décembre – Lisieux
Contrat de mariage entre Jacques Debray, d’une part, et damoiselle Jacqueline Le Boctey, fille de deffunct Nicolas Le Boctey, en son vivant écuyer, seigneur de Marolles . Parmi les témoins figurent : Colin Nicolle, Jehan Dubus, Vigor de Saint-Gabriel, conseiller en court laye, Messire Jehan Le Liquerre prêtre, maistre Hamon Debray, vénérable et discrète personne Messire Jehan Rocques, curé de Glos .
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier

1501 – Marolles
Honorable homme Nicolas Le Valloys, seigneur de la Rozière, vend et transporte à François Osmont, seigneur de Malicorne, unze vergées de terre sises en la paroisse de Marolles, moyennant 60 livres 10 sols ts.
= Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville .

1524 , 24 août – Les Vaux
Perrette, veuve de defunt Guillaume Lailler, demeurant à Lisieux, héritière en partie de feu Guillaume Labbey, son oncle, en son vivant prêtre, curé de Firfol, vend à noble homme Nicolle Le Boctey, seigneur de Marolles, avocat en court laye, ung chapon et un denier tournois de rente par an qu’elle avait droit de prendre sur une pièce de terre en pré sise paroisse des Vaux, d’après des lettres passées devant Jehan Lemasuyer, tabellion le 2 novembre 1453 .
= Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1530 (n.s.), mardi 15 février – Marolles
Constitution d’une rente de 20 sols par Jehan Louchart, en faveur de Pierre, son fils, acolyte, pour lui permettre de parvenir aux ordres. Témoins Nicolle Busnel et Robert Delarue, prêtres
= Arch. SHL. 9FB – 3 Fonds Et. Deville. Copie dossier Achats, échanges.

1538 (n.st.) , 15 février – Fumichon
Accord entre le Chapitre et Geffroy de Longchamp, au sujet d’une rente de cent sols due au Chapitre sur le fief de Bert, sis à Fumichon et Saint-Pierre-de-Canteloup.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville. Arch. M.C. copie

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
Faite en 1540…
p. 38. Marolles
92 .- Jean Osmond, Sr de Malicorne, a fourni l’état de sa noblesse avec Thomas Osmont, Sr de Beufvilliers, comme il sera déclaré sur l’article et paroisse de Beufvilliers (Beuvillers)

126.- Thomas Osmond, Sr du dit lieu p. 51. de Beufvilliers, et Jean, Sr de Malicorne et de Marolle, son frère, ont baillé leur généalogie, justifiée par plusieurs lettres, chartes et écritures ; la 1re desquelles, du 15 décembre 1390 est sur le nom de Jean Osmond, leur trisayeul, seigneur de la Roque, du Mesnil-Eudes, du Castellier, Creuly, Ofey, marié à damoiselle Jeanne, sœur de Mre Marin de Bouquetot, cher , Sr du Breuil, duquel ils ont dit fournir leur descente « , cité par
= LABBEY de LA ROQUE .- Recherche faite en 1540 , par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election , Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1566 , 11 mai – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Olivier Laillier et Olivier Carrey, tabellions, Jehan Boutillier et Robert De La Porte, de Courtonne, vendent à Jacob du Houlley, une pièce de terre sise à Courtonne, moyennant 6 livres tournois. Témoins: Barthélémy Houel, de Lisieux, Thomas Perier et Marion De La Porte, de Marolles.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

1603 , 26 juillet – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions, Pierre Le Bouteiller, de la paroisse de Saint-Denis-du-Val-d’Orbec, baille en échange à Nicolas Desjardins, de Courtonne-la-Meurdrac, une rente sur une pièce de terre. Led. Desjardins donne en contre-échange une pièce de terre contenant une acre, sise à Courtonne. Témoins: Jehan Guéroult, de Marolles et Jehan Masselin,, de Courtonne.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Deville.

1606 , 25 mars – Lisieux , Marolles , Moyaux
Marguerite Le Valloys , baille à titre de ferme , à Charles Bellebarbe , demeurant à Marolles , la sergenterie de Moyaux .
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute , papier , 2 ff.

1611, 17 novembre – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, sergenterie de Moyaux, fut présent, Guillaume Quentin, de la paroisse de Mailloc, tuteur des enfants de Jean Delauney, lequel, en la présence et du consentement de Michelle Bunel, veuve dud. défunt et en vertu des pouvoirs à lui donnés, vend et transporte à Jacob du Houlley, sieur d’Anfernet, de Courtonne-la-Meurdrac, une portion de terre en bois taillis, sise à Courtonne, moyennant 60 livres tournois. Témoins: Gabriel Grieu, de Saint-Hyppolite-de-Canteloup, et Pierre Neufville, de Courtonne.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff. Analyse Deville.

1701 , 24 décembre – Fumichon
Le 24 décembre 1701 , Messire Guy-Cyr , marquis de Rabodange de Longchamp , chevalier de l’Ordre du Roy , seigneur et patron de Rabodange , et de Saint-Pierre-de-Canteloup dépendant de la terre et seigneurie de Fumichon ,à présent réunie au marquisat de Rabodange , nomme au bénéfice cure de Saint-Pierre-de-Canteloup , vacant par la mort de %e Gabriel Legoubé de La Pallière , prêtre , dernier titulaire , la personne de Me Robert Desperroys , écuyer , prêtre , curé de saint-Martin-d’Ouilly-la-Ribaude . Fait à Falaise .

Ledit jour, Messire Louis-César de Rabodange, chevalier, seigneur et patron de Fumichon et de Saint-Pierre-de-Canteloup, demeurant en la paroisse de Rabodange, déclare protester que la présentation qu’il a appris avoir été faite ce jourd’hui, de la personne de Me Robert Desperroys, escuier, prêtre, curé de Saint-Martin d’Ouilly-la-Ribaude, par Messire Guy-Cyr de Rabodange de Longchamp, son père, à la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup, doyenné de Moyaux, ne pourra nuire ni préjudicier aux droits dud. seigneur de Fumichon auquel appartiennent la seigneurie et le patronage de Fumichon et de Saint-Pierre-de-Canteloup, au droit de son traité de mariage et d’une transaction faite entre lui et ledit seigneur marquis de Rabodange, son père, le 19 de ce mois; et sans approbation de lad. présentation a ledit seigneur de Fumichon nommé ledit sr Desperroys, prêtre, Escuier, curé de Saint-Martin d’Ouilly-la-Ribaude, pour remplir le bénéfice-cure de Saint-Pierre-de-Canteloup .
Le 29 décembre 1701 , le seigneur évêque donne la collation de lad. cure …
= PIEL ( abbé ) .- Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations , Lisieux , Lerebour , t. I , 1891 , VI-307 , p. 467-468

1702 :
Le 25 avril 1702 , Me Robert Desperroys , prêtre , curé de Saint-Pierre de Canteloup , et pourvu de la cure de Fumichon , résigne ladite cure de Canteloup entre les mains de Messire Louis-César de Rabodange , patron présentateur de cette paroisse .
Le même jour , et séance tenante , ledit sr de Rabodange , nomme à la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup, ainsi vacante, la personne de Mre Jean de Vanembras , prêtre du diocèse de Séez et habitué en la paroisse de Martainville , diocèse de Bayeux .
Le 3 juin 1702 , le seigneur évêque donne audit sieur de Vanembras la collation dud. bénéfice .
Le 10 juin 1702 , celui-ci donne sa procuration audit sr Desperroys , curé de Fumichon pour prendre en son nom possession de la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup .
Le 9 juillet 1702 , ledit sr de Vanembras , représenté par le sr Desperroys prend possession dud. bénéfice , en présence de Me François Riquier , prêtre , vicaire de Saint-Léonard d’Honfleur ; Me Robert Alabarbe , aussi prêtre de la paroisse de Marolles et Me Jean Malerne , diacre de la paroisse de Canteloup .
= PIEL ( abbé ) .- Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations
Lisieux , Lerebour , t. I , 1891 , VI-491 , p. 492

1731 , 21 avril – Fumichon
Bail à fieffe par haut et puissant seigneur Henri-François de Rabodanges et baron de Fumichon , à Guillaume Buisson , d’une pièce de terre à Saint-Pierre-de-Canteloup
= Arch. SHL. , Fonds ancien – FB. 743

1751 , 23 juin. – Lisieux
Marin Dubusc, demeurant paroisse Saint-Lô à Rouen vend son office de Conseiller du Roy, auditeur en sa cour des comptes aydes et finances de Normandie, à François Mignot, Conseiller du roi, président en l’Election de Lisieux, y demeurant ordinairement paroisse saint-Germain de Lisieux, moyennant 20.000 livres. ( de Piperey, sieur de Marolles)
= Arch. SHL. 11 FA – 34 2 p. parch. incomplètes.

1753 , 7 février – Fumichon
Par devant Pierre Pinel , notaire pour le siège d’Hermival fut présent Louis Adam, laboureur, demeurant en la paroisse de Piencourt, lequel en adhérant à la clameur qui luy avoit été signifiée … par .. Me Allexis Combault, huissier le 19 décembre dernier … aud. nom, requeste de Messire Jean du Houlley, chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, la Lande et autres lieux, conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Paris, y demeurant, rue Geofroy Lasnier, paroisse de Saint-Gervais, estant de présent à son château du Houlley pour retirer à droit féodal des mains de Louis Adam une pièce de terre en nature d’herbe, plant, labour contenant vergée et demie ou environ située en la paroisse de Fumichon, déclare faire remise.
= A.D. Calvados – F. 5542

c. 1792
Etat des biens sequestrés révolutionnairement dans les communes de Moyaux, Boutemont, la Chapelle-Hareng, Courtonnel, Courtonne-la-Meurdrac, Cordebugle, le Pin, Marolles, Saint-Michel-des-Monceaux, Mesnil-Simon, Ouilly-le-Vicomte, Saint-Germain-de-Livet, Saint-Hippolyte-de-Cantelou.
= Arch. SHL. Ms. J 96

An IV , 21 messidor ( 1796 , 7 août ) – Moyaux
Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Moyaux:
6. St Hyppolite de Canteloup = moulin de Canteloup , Pierre Le Fort , propriétaire , Jean Houel , moulant ; écart sur les poids
7. Marolle : Françoys Le Pelletier , meunier ; poids convenables
= A.D. 14 – L. Administration IV Police 41 )

3 – FONDS SHL.
– FONDS STURLER (photos)
22 C
Manoir des Mathurins 2 photos et 2 pellicules.
Église de Surville 2 photos et 2 pellicules.
Église de Marolles 1 photo et 1 pellicule.
Monsieur Cottin

– NOTES D’ERUDITS : NE57 Comte BECCI ; 2 cartons
Famille de PIPEREY. (ancien propriétaire du Manoir Bucaille).
Manoir de la Bucaille.

– Imprimés :
I A 27 : Avis de taxation de la taille pour la paroisse de Cirfontaine (commune rattachée à Marolles par ordonnance royale du 22 septembre 1824).( octobre 1704)

Archives SHL : Achat du 11-02-2003. Lot n° 14 n° 200
7) Fondation pieuse à Marolles, par Me Jehan Canu, prêtre, natif de Marolles, ancien vicaire de Marolles, vicaire à Saint-Hipolytre de Canteloup, âgé de 50 ans ;

– Carnets de Charles Vasseur :
« Analyses et transcriptions … »
– PARCHEMINS COMMUNIQUES PAR MONSIEUR PANNIER 27 mars 1860.
P.47 1703 22 janvier
Aveu rendu à Illustre Dame Charlotte de Matignon, abbesse de l’abbaye royale de Notre-Dame de Saint-Désir de Lisieux, Dame du Noble Fief, terre et sieurie de Saint-Désir et autres dames religieuses de ladite abbaye par divers individus, entre autres Maistre Marin Hébert, prêtre curé de Marolles, pour un terrement de maisons, cours et jardins, sis près de la Maladrerie de ce lieu, contenant 2 acres………
il avait été fieffé en 1488 à Colin Le Boucq pour 50 sols de rentes foncières payables à la Saint-Jean. foy hommages etc …
p.189
1746 janvier
Jacques Haudard, notaire, aux sièges de Thiberville et l’Hotellerie, tuteur honoraire des nobles enfants mineurs de feu Maistre Pierre de Piprey, chevalier seigneur de Marolles
– ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
– page 2 – 1680 2 juillet
Aveu rendu par Denis Senée d’une pièce de terre en labours assisse en la paroisse d’Hermival consistant en une acre bornée en autres par Pierre Le Vavasseur, sieur de la Couldrairie, dépendant de la Sieurie de Cantelou, tenue de Marc Aurielle de Bailleul, escuyer Seigneur et patron de Cantelou, et autres terres
subiect faire et payer de rentes seigneuriales au terme de Saint Hilaire 15 deniers de garde avec foy hommages reliefs treizième les cas offrant
– P.4 1694 26 octobre
Contrat par lequel Messire Marc Aurelle de Bailleul, chevalier seigneur et patron de Cantelou et autres lieux, reçoit de Messire François Senée, chanoine pénitencier des Lisieux, le franchissement racquit et amortissement de 18 deniers de rente de garde que ledit sieur pénitencier et Denis Senée, bourgeois demeurant en la ville de Caen, son frère, sont tenus de faire par chacun aux jour de Saint Hilaire audit Seigneur de Cantelou, pour deux pièces de terre situées à Hermival.

Carnets de Charles Vasseur : doyenné de Moyaux :
17 – MAROLLES –Ecclesia de Maeroliis – Mareoles

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux –209 feux
Sous l’invocation de Saint Martin

Insinuations :

Patronage :
XIVe et XVIe : minister Lexoviensis
XVIIIe Les Mathurins de Lisieux

Curé :
Malecange 1764-1787

Par. de Saint-Martin,
patr. les Mathurins de Lisieux.
Chapelle de Saint-Marc.
Dioc: de Lisieux,
doy. de Moyaux. Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux

Le Val Richer y avait des biens

Chapelle Saint Marc de Marolles était au 18e siècle le haut bénéfice de la cure de l’Hotellerie.

Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux : Guillaume Fortin, seigneur de St Germain, assis à Marolles se présenta ..en habillement d’archier à deux chevaux..

Description de l’église (reprise trois fois) suivie de :

Marolles dépendait du Doyenné et de la Sergenterie de Moyaux.
On y comptait au 18e siècle 209 feux, soit 1000 à 1100 habitants.
Le patronage appartenait aux Mathurins de Lisieux suivant un acte des Assises de Bernay de l’an 1190. Johan Peril reconnu à Richard d’Argences la jouissance du fief de Marolles que celui-ci venait de lui vendre avec le patronage et deux gerbes de dîmes
Peu de temps après Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux, acquit ce patronage pour en faire don aux Pauvres de la Maison-Dieu de Lisieux ou plutôt aux Religieux Mathurins qu’il venait d’appeler pour en prendre la direction. En 1218 Robert de Piencourt ayant manifesté de troubler les religieux dans leur droit, ils le désintéressèrent en s’obligeant à lui faire une rente de 4 setiers de blé à prendre sur leur grange de Marolles. En 1233 Roger d’Argences qui sans doute succédait à Richard comme seigneur du fief de Marolles, leur donna une charte de confirmation pour le patronage. Une autre charte de 1239 leur confirma le droit de prélever la tierce gerbe sur toute la paroisse. Depuis ce temps ils exercèrent leurs droits sans entrave jusqu’à la Révolution.

Il existait sur le territoire de Marolles une chapelle de St Marc qui était réunie au 18e siècle au bénéfice-cure de l’Hotellerie. C’était probablement une ancienne maladrerie dont les biens avaient été réunis à l’Hôpital de Lisieux en 1695. L’édifice existait encore au 18e siècle. Une déclaration faite par les administrateurs des Pauvres de Lisieux à la Chambre des Comptes le 20 avril 1721 fait mention d’une pièce de terre en herbe sur laquelle est la chapelle Saint Marc , bornée en septentrion par le grand chemin ferré



Gallica BnF : Carte du diocèse de Lisieux dressée d’après les pouillés anciens et nouveaux/par Léchaudé d’Anisy Lith. Brohon

Le fief de Marolles était divisé en deux parties. Il y avait en outre un autre fief nommé Saint Germain.

Suit la description du château de Marolles, nommé aussi le Mont Hérault…
Ce domaine appartenait à la famille de Piperay. Le premier seigneur de Marolles est Jacques de Piperay, contrôleur des monnaies à Rouen en 1595. Ses descendants suivirent la carrière de la magistrature. François de Piperay, seigneur de Marolles, était vicomte de Moyaux en 1666. Jean Pierre de Piperay, sieur de Marolles, St Germain et Piencourt, fut également vicomte enquêteur et commissaire examinateur de la vicomté de Moyaux, puis conseiller au Parlement. Il figure dans l’Armorial de d’Hozier.

La terre de Marolles avait été aliénée vers 1856 par Monsieur Amédée de Piperay. L’autre partie du fief de Marolles échut à la famille de Boctey. Un document des Archives de Lisieux donne le nom Gabriel de Boctey, écuyer, seigneur de Marolles et du Boulley (16 juin 1577)
La famille de Boctey en resta en possession jusqu’à la Révolution.
La recherche de 1666 parle de Michel le Boctey, seigneur de Marolles. Un autre Michel de Boctey, seigneur de Marolles, fils de feu Nicolas le Boctey aussi seigneur de Marolles et de Noble Dame Françoise d’Escorches, épousa en 1735 Damoiselle Marie Anne de Tirmois, fille de Messire François Georges de Tirmois, seigneur de Mouflau et de Noble Dame Alexandre de Bailleul, de la paroisse de Sainte Marguerite de Viette. Un fils naquit de cette union et fut nommé Antoine.
Le dernier Boctey-Marolles avait épousé la fille de Monsieur du Tellier de la Haute Roque, son voisin.(voir dossier Cirfontaine n°21)
Messieurs de Boctey ayant émigré leurs biens furent vendus par la Nation. Cependant leur famille a pu en reprendre possession et ils sont encore maintenant entre les mains du seigneur d’Hermival, dernier rejeton de la famille. Le manoir a été rebâti il y a peu d’années, seul le moulin banal est ancien et offre de l’intérêt.

Nouvelle description de l’église (non datée) suivie de la description du château de Monsieur Amédée de Piperay.

La paroisse de Marolles renfermait deux fiefs de ce nom : St Germain et St Martin dont les possesseurs étaient sous Louis XV le Bottey qui portait .. d’argent au chevron d’azur accompagné de 3 oiseaux de gueules 2, 1 et Beaumais qui portait .. d’azur au chevron d’or accompagné en chef de 2 mollettes d’éperon et en pointe une patte d’oiseau , le tout de même.

Description de l’église du 5 octobre 1857 ainsi du château
Nouvelle note sur la chapelle St Marc
(Note déjà relevée mais plus détaillée)
Le document le plus ancien où il soit fait mention de Marolles remonte à l’an 1190. c’est un contrat de vente passé aux Assises de Bernay entre Johan Péril et Richard d’Argences, ou plutôt c’est l’investiture donnée par le premier au dernier du fief qu’il venait de lui céder avec le patronage et deux gerbes de dîme. Le fief seul fait l’objet du contrat. Johan Péril garda le patronage qu’il vendit peu de temps après à Jourdain du Hommet qui en fit don aux Pauvres de la Maison-Dieu ou plutôt aux Religieux Mathurins auxquels il venait d’en donner la direction.
En 1218 Robert de Piencourt ayant manifesté des intentions de revendications du patronage fut désintéressé par les Religieux moyennant une redevance de 4 setiers de blé à prendre sur leur grange.
En 1233 Roger d’Argences, qui sans doute succédait à Richard dans la possession du fief, leur donna une charte de confirmation.
Une autre charte de 1239 confirma la tierce gerbe de toute la paroisse (Archives de l’Hospice). Il est encore question de patronage d’une manière générale.
Il faut sauter jusqu’au 16e siècle pour retrouver des noms de seigneurs de Marolles et il résulte des documents que le fief se trouvait alors divisé sans qu’il soit possible de savoir
à quelle époque ce morcellement remonte.
La partie qui retenait le nom de Marolles se trouve entre les mains de la famille de Piperay.
Le premier est Jacques Piperay, seigneur de Marolles et de Mont Hérraut contrôleur des monnaies à Rouen anobli en 1598 (Farin).
Ses descendants entrèrent dans la magistrature. François Piperey, seigneur de Marolles était vicomte de Moyaux en 1666.
Jean Pierre de Piperay, seigneur de St Germain, malgré des qualifications de conseiller au Parlement, tenait néanmoins les audiences de la Vicomté de Moyaux comme vicomte enquêteur et commissaire examinateur en ladite vicomté.
J’en ai vu des jugements datés du 20 juin 1667 et 31 mars 1721. Dans ce dernier il se qualifie seigneur de Marolles et de Piencourt. Il est tantôt nommé Jean tantôt Pierre.
Une autre partir de la seigneurie de Marolles échut à la famille de Boctey. Un document des Archives de Lisieux donne le nom de Gabriel le Boctey, escuyer, seigneur de Marolles et du Boulley, procureur du Roy en l’Election de Lisieux (16 juin 1577).
La recherche de 1666 parle de Michel le Bottey, seigneur de Marolles.
En 1735, Michel de Boctey, seigneur de Marolles, fils de feu Nicolas de Boctey, seigneur de Marolles et de Noble Dame France d’Escorches, épousa Damoiselle Marie Anne de Tirmois, fille de Messire François Georges de Tirmois, seigneur de Montflau et feue Noble Dame Alexandre Bailleul de la paroisse de Ste Marguerite de Viette. Le contrat stipulait séparation de biens, mais l’union était, paraît-il mal assorti, car la séparation de corps suivit la séparation de biens. Cependant un fils naquit de cette union et fut nommé Antoine.
Messieurs de Boctey émigrèrent à la Révolution et leurs biens furent vendus à la Nation.
Le dernier Boctey-Marolles avait épousé la fille de Monsieur du Tellier de Haute Roque, son voisin.
Un aveu du 30 décembre 1738 fut rendu à Marolles à la Dame d’Orbec par Adrien le Boctey, écuyer ayant épousé feue Dame Marie Anne Aupoix de Mervilly, fille de Monsieur de Mervilly, écuyer, bailli de Ferrières.

Samedi 7 septembre 1872 est décédée à Marolles au château de la Haute Roque à l’âge de 74 ans et demi Madame Ozière, née Dubois de la Haute Roque, cousine des Barbazan, le Bourguigon, Duperré et Feuguerolles.

En 1540, Jean d’Osmont, s’intitulait seigneur de Malicorne et de Marolles, mais je crois qu’il s »agit de St Germain de Marolles. Le château de St Germain date du dernier siècle, il est situé au nord de l’église tandis que les deux autres fiefs sont au midi. En 1469 il appartenait à Guillaume Fortin qui se présenta aux Montres de la Noblesse du bailliage d’Evreux … en habillement d’archier à deux chevaux.
Dans le 18e siècle il fut possédé aussi par la famille de Piperay dont une branche le retient encore.

Description de la cloche de Marolles

L’an 1782 j’ai été bénite par Maître Louis Paterne Malecange, curé de cette paroisse et nommée Marie Louise par Messire Esprit Augustin de Piperey, chevalier, seigneur et patron honoraire alternatif de St Martin de Marolles, seigneur et patron de St Hippolyte de Cantelou et autres lieux et par Noble Dame Marie Louise Rose Dubosch, épouse de Messire Nicolas Etienne de Boctey, chevalier, seigneur et patron honoraire alternatif dudit Marolles et autres lieux.

Inscription de la cloche de Cirfontaine

Jean du Telier, écuyer seigneur de la Haute Justice, Robert Gaillard, prêtre curé 1600.+ Jean du Telier, écuyer seigneur de la Haute Roque et Noble Dame Adriane de Beaudry, femme de François du Houley, écuyer, seigneur et patron de Courtonne et Notre Dame Cirfontaine.

Sur la cloche est représenté une croix formée d’arabesques. Les croisillons sont terminés par des fleurs de lys et à gauche de la croix est le mot HIS (Jésus) et à droite MA (Marie)
Au dessous la croix on lit : G Colleville, trésorier.
Du côté opposé sont représentées quatre fleurs de lys disposées en croix.

MAROLLES. – Une motte a été signalée à un kilomètre de celle du Bois de Plessis.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Pannier.

Marolles, ecclesia de Maeroliis, de Marollis de Maieroles.

L’église de Marolles s’élève dans une plaine, sur la gauche et à peu de distance de la route impériale de Paris à Cherbourg. Cette église, dont les vastes proportions attestent l’ancienne importance, était primitivement romane. Les murs latéraux, couverts d’un crépi ancien qui se détache à plusieurs endroits, montrent un grossier blocage noyé dans un mortier très épais. L’appareil roman en feuilles de fougère, peu caractérisé au nord, est parfaitement marqué du côté méridional. On remarque, de ce côté, une petite fenêtre à plein-cintre, en forme de meurtrière (aujourd’hui bouchée), laquelle ne peut laisser aucun doute sur l’époque de la construction de cette église, qui remonte au XI ». siècle.
La première travée de la nef, du côté du midi, a été reconstruite en grand appareil au XVII. siècle. De nombreuses reprises en silex ont eu lieu à la même époque, au nord et au midi.
La nef est éclairée par cinq fenêtres ogivales sans meneau (deux au nord et trois au midi), dont les moulures accusent la dernière période ogivale.
Quatre fenêtres ogivales flamboyantes partagées en deux, baies par un meneau prismatique, éclairent le choeur. L’une fenêtres est moderne; les trois autres sont anciennes et proviennent de l’église de Cirfontaine, dont la ruine pittoresque s’apercevait à quelque distance de la voie ferrée de Paris à Cherbourg alors en construction. D’après le conseil, éclairé d’un archéologue (M. le docteur Billon), ces fenêtres furent sauvées de la destruction et transportées avec beaucoup de soin à Marolles. M. l’abbé Féret, ancien desservant de cette paroisse, à la mémoire duquel nous rendons un sincère hommage, les fit restaurer par un ouvrier habile et incruster dans les murs latéraux à la place des anciennes ouvertures, qui étaient sans caractère. La tracerie des fenêtres, formée de jolies moulures, offre une variété d’ornements agréables à l’oeil. Le lobe supérieur des unes affecte la forme d’un coeur ; le tympan des autres est percé d’un quatre-feuille à pétales lancéolées. Une jolie piscine ogivale, trilobée, a été découverte du côté de l’épître.
Le choeur, en retraite sur la nef, se termine par un chevet droit, contre lequel est appliquée une sacristie à pans coupés, avec chaînages en pierre sur les angles.
Une belle tour quadrangulaire,dont la large base était destinée à recevoir une haute pyramide, s’élève à l’angle nord-ouest du portail occidental, lequel est percé d’une porte à linteau, entourée de moulures prismatiques.
Cette tour, soutenue extérieurement par de puissants contreforts, s’appuie, à l’intérieur de l’église, sur deux énormes colonnes monocylindriques dont les chapiteaux, d’une exécution barbare, présentent des figures grotesques, assez semblables à celles que l’on remarque sur certains chapiteaux romans. L’une de ces colonnes est surmontée de deux espèces de contreforts qui s’emboîtent l’un dans l’autre ; disposition qui nous a paru intéressante à signaler. M. Bouet a fait un dessin de ces deux colonnes, qui datent du même temps que la tour, dont la construction remonte aux premières années du XVIe. siècle.
L’étage supérieur renferme deux cloches dont nous avons relevé les inscriptions. La plus petite provient de l’ancienne église de Cirfontaine.
Cloche de Marolles,
Diamètre, 1 mètre.
L’AN 1782 IAY ÉTÉ BENITE PAR MAITRE LOUIS PATERNE MALCANGE CURÉ
DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE MARIE LOUISE PAR MESSIRE ESPRIT AUGUSTIN DE PIPEREY CHEVALIER SEIGNEUR ET PATRON HONORAIRE ALTERNATIF DE SAINT MARTIN DE MAROLLE SEIGNEUR ET PATRON DE SAINT
HIPOLITE DE CANTELOUP ET AUTRES LIEUX ET PAR NOBLE DAME MARIE
LOUISE ROSE DUBOSCH EPOUZE DE MESSIRE NICOLAS ETIENNE DE BOCTEY
CHEVALIER SEIGNEUR ET PATRON HONORAIRE ALTERNATIF DU DIT MAROLLE
ET AUTRES LIEUX.

Cloche de Cirfontaine.
Diamètre, 62 cent.

Mtre ROBERT GAILLARD CVRÉ 1600.
IEAN DV CELIER Er Sr DE LA HAVLTE ROCQVES E NOBLE DAME ADRIANE
DE BEAVDRY FEMME DE FRANÇOIS DV HOVLEY Er Sr ET PATRON DE COVRTHONNE ET NOSTRE DAME CIRFONTAINE.

Sur la cloche est représentée une croix formée d’arabesques dont les croisillons sont terminés par des fleurs de lis.
A gauche de la croix est placé le monogramme du Christ IHS (Jésus); à droite, détachent les lettres MA (Maria).
Au-dessous on lit :
G. COLLEVILLE TESORIR( trésorier ).

Du côté opposé, quatre fleurs de lis disposées en croix.
La porte qui donne entrée dans la nef était autrefois précédée d’un porche en bois, dont on aperçoit les traces sur le mur. Elle est surmontée d’un écusson peint, presque entièrement effacé, qui probablement faisait partie d’une litre funèbre. Au-dessus, s’ouvre une fenêtre ogivale de la dernière époque.

L’arc triomphal, qui sépare le choeur de la nef, date de la fin du XVII. siècle ou du commencement du XVI. Cet arc, dont M. Bouet a fait un dessin, offre de curieuses moulures.
L’archivolte principale, formée d’un gros tore que séparent deux gorges profondes, s’appuie sur des chapiteaux d’une exécution peu soignée, autour desquels s’enroulent des ceps de vigne. Dans l’angle formé par la colonne et les pieds-droits, est placée une petite colonnette.
La voûte de la nef et celle du choeur sont en merrain.
Cette église possède deux magnifiques autels avec rétable, dont nous allons donner la description. Le retable du maître-autel, à fronton coupé, dans le style Louis XIV, est décoré de deux colonnes torses, d’ordre composite autour desquelles s’enroulent des ceps de vigne chargés de grappes de raisin que becquettent des oiseaux. Le tableau placé dans l’entrecolonnement représente Notre-Dame du-Rosaire. Des anges, tenant des palmes, sont assis sur les consoles qui surmontent l’entablement. Le couronnement du l’étable, surmonté d’un fronton triangulaire, est flanqué de deux pilastres décorés, dans la partie supérieure, d’une tête d’ange soutenue par une console d’où pendent des fruits. Au milieu est peint un Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe.
Deux niches, terminées par un fronton trapézoïde que surmonte un gracieux couronnement formé de légers rinceaux, accompagnent le retable. L’une de ces niches, placée du côté de l’évangile, renferme un groupe représentant la Sainte-Trinité; l’autre niche contient la statue de saint Martin, premier patron de l’église.
Au-dessus des portes qui donnent entrée dans la sacristie sont placés deux petits tableaux peints sur bois, qui ne sont pas sans intérêt. L’un de ces tableaux représente Marthe, exemple de la vie active, préparant le dîner de son divin Maître, tandis que sa soeur Marie-Madeleine, symbole de la vie contemplative, reste tranquille écoutant les paroles de, Jésus-Christ. Nous signalerons encore deux médaillons, dont l’un représente saint Paul. Le personnage religieux peint sur l’autre médaillon tient un livre à la main. Le tombeau du maître-autel est carré et décoré de jolies caryatides. La face principale offrait autrefois un beau parement en étoffe. L’autel placé au bas de la nef, sous la tour, provient de l’ancienne église de Cirfontaine, démolie en 1846. M. l’abbé Féret, ancien desservant de Marolles, attachait un grand prix à cet autel, l’un des plus gracieux spécimens que nous ait légués le XVIIe. siècle. Les quatre colonnes torses, garnies de feuilles de vigne, qui décorent le retable supportent riche entablement. De jolis vases ornés de trois têtes d’ange reliées par une guirlande de fleurs, dans le genre des épis émaillés qui couronnaient le faîte de nos manoirs normands, surmontent les colonnes. La forme du tabernacle est celle d’un élégant pavillon à colonnes torses, surmonté d’une gracieuse coupole couverte d’imbrications. Les rinceaux qui décorent les gradins de l’autel se terminent par des têtes d’aigle. Ce beau retable, qui fait l’admiration de tous les connaisseurs,accompagnait le maître-autel de l’église de Cirfontaine (1). A l’extrémité de la nef s’élèvent deux petits autels dans le style Louis XV. Celui de gauche est décoré de la statue de saint Santin, évêque. Cette statue, qui est ancienne, est miniaturée.
La croix du cimetière, malgré son exécution un peu barbare n’est pas dépourvue d’intérêt. Elle offre, sur l’une de ses faces, au point d’intersection des croisillons, une couronne en fer forgé. Le chapiteau qui termine le fût est décoré de feuillages. Cette croix, qui est dans un état déplorable, date du siècle dernier.
Près de la croix, est placé le tombeau de M. l’abbé Féret, ancien desservant de cette paroisse. Sur la pierre qui recouvre sa dépouille mortelle, est gravée l’inscription suivante:

M. NICOLAS ROLLAND
FERET, PRÊTRE,
ANCIEN PROFESSEUR
DE DOGME AU
COLLÈGE DE PONT-A
MOUSSON (MEURTHE)
NÉ A ARGENCES LE
23 AOUT 1798
INSTALLÉ LE
20 JUIN 1837
DESSERVANT DE
CETTE PAROISSE
OU IL EST DÉCÉDÉ
LE 22 JUIN 1860.

Sous un tertre de gazon, que surmonte une modeste croix, repose une centenaire. Nous avons lu l’inscription suivante, remarquable par son laconisme :
MARIE-FRANÇOISE VRSQUE, NÉE AU MESNIL-GUILLAUME LE 6 DÉCEMBRE 1740,
DÉCÉDÉE A MAROLLES LE 4J ANVIER 1841.

Marolles dépendait, pour le culte, du doyenné de Moyaux, et, pour le civil, de la sergenterie dudit lieu. Au XVIII. siècle, on comptait, dans cette paroisse 209 feux (1,000 à 1,100 habitants). D’après le dernier recensement de la population, le nombre d’habitants est aujourd’hui réduit à 789.
Le patronage appartenait aux Mathurins de Lisieux. Suivant un acte des assises de Bernay de l’an 1190, retrouvé par M.Charles Vasseur dans les archives de l’Hospice de Lisieux qu’il a compulsées avec soin, « Jehan Péril reconnut à Richard d’Argences la jouissance du fief de Marolles avec le patronage et deux gerbes de dîme. Peu de temps après, Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux acquit ce patronage et en fit don aux pauvres de la Maison-Dieu ou plutôt aux religieux Mathurins, auxquels il venait de confier la direction de cette maison. En 1218, Robert de Piencourt, ayant manifesté l’intention de troubler les religieux dans la possession de leur droit, fut désintéressé par ces derniers, qui s’obligèrent à lui payer une rente de quatre setiers de blé à prendre sur leur grange de Marolles. En 1733 , Roger d’Argences qui, sans doute, avait succédé à Richard comme seigneur du fief de Marolles, donna aux religieux une charte de confirmation pour le patronage. Une autre charte de 1239 confirma également le droit, qui leur avait été concédé, de prélever la tierce-gerbe sur toute la paroisse. Depuis cette époque jusqu’à la Révolution les religieux ont exercé leurs droits sans entraves.
Il existait, sur le territoire de Marolles, une chapelle dédiée à saint Marc. Au XVIIIe. siècle, cette chapelle était réunie au bénéfice-cure de l’Hôtellerie. C’était probablement, dit M. Vasseur, ancienne maladrerie, dont les biens furent donnés à l’hôpital de Lisieux en 1695. L’édifice existait encore au XVIIIe. siècle. Une déclaration des administrateurs des pauvres de Lisieux, du 20 avril 1721, fait mention d’une pièce de terre en herbe sur laquelle est la chapelle Su-Marc, bornée au septentrion par le grand chemin ferré, etc.
Le Val-Richer possédait aussi des biens sur le territoire de cette paroisse.

Château.
L’ancien château de Marolles, situé à quelque distance de l’église, paraît dater de la fin du XVI ». siècle. Il est construit en bois avec briques inclinées entre les colombages. La corniche qui supporte le toit est décorée de nombreuses caryatides dont la partie supérieure offre le buste d’un homme, et la partie inférieure une queue de poisson. Sur un cartouche, placé à l’angle sud-est de la corniche, on lit la date 1646 qui semble indiquer l’époque de la restauration d’une partie du château. Le toit brisé offre de grandes fe­nêtres en forme de mansardes (On sait que ce genre d’ouvertures n’a été inventé que sous le règne de Louis XIV).
Les extrémités du faîte sont couronnées de beaux épis en terre cuite émaillée. Un magnifique escalier conduit à l’étage supé­rieur du château. Ce château est aussi nommé le Mont-Hérault. Il a appartenu à la famille de Piperey. Jacques de Piperey, contrôleur des monnaies à Rouen, en 1598, est le premier qui se qualifie de seigneur de Marolles. Parmi ses descendants, on compte plu­sieurs magistrats. François de Piperey, sieur de Marolles, était vicomte de Moyaux en 1666. Jean-Pierre de Piperey, sieur de Marolles, St.-Germain et Piencourt, fut également vicomte enquesteur et commissaire-examinateur de la vicomté de Moyaux, puis conseiller au Parlement. On remarque, à l’in­térieur du château, deux écussons accolés.
La terre de Marolles a été aliénée, vers 1856, par M. Amédée de Piperey. Dans une cour dépendant du château, s’élève une chapelle en bois, surmontée d’un petit clocher octogone couronné par un toit conique, autrefois couvert en essente.
Les murs de cette chapelle, qui date du même temps que le château, étaient revêtus d’essente. Le mur septentrional a conservé ce genre de décoration. La voûte en merrain est peinte en bleu et semée d’étoiles. Les couvre-joints, peints en rouge, sont bordés d’un filet or. On remarque le pavage émail du sanctuaire, qui est ancien et parfaitement conservé.
Une seconde partie du fief de Marolles échut à la famille de Boctey. Dans les Archives de la ville de Lisieux, M.Vasseur a trouvé le nom de Gabriel Le Boctey, « escuyer, sieur de Marolles et du Boulley (16 juin 1577 ). » La famille de Boctey posséda ce fief jusqu’à la Révolution. Messieurs de Boctey ayant émigré, leurs biens furent vendus par la nation. Sous la Restauration, ils rentrèrent en possession de leur terre, qui appartient aujourd’hui au dernier descendant de cette famille. Le château de Marolles-Boctey a été rebâti il y a quelques années. Le moulin féodal seul est ancien.
Dans une cour qui borde le chemin de Marolles à Cirfon­laine, s’élève une ancienne maison dont la construction re­monte au XVII. siècle. Cette maison mesure 50 pieds de longueur sur 20 de profondeur. Le rez-de-chaussée, construit en grand appareil, est sur­monté d’un étage en charpente formant encorbellement. Cet étage décoré de nombreuses et belles moulures, est éclairé par des fenêtres cruciformes.

(1) Nous venons d’apprendre que ce retable, qui a coûté une somme énorme, si l’on en juge par la délicatesse du travail, a été vendu 400 fr. à un brocanteur.

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