NOTRE DAME de COURSON



NOTES  sur NOTRE-DAME-de-COURSON – 14471 – SAINT PIERRE DE COURSON

NOTRE-DAME-de-COURSON (fusion de N-D de Courson et de Saint Pierre de Courson, le 4 décembre 1831.)

1 – Manoir de Belleau
2 – Manoir de la Cauvinière.
3 – Pièces justificatives.
4 – Bibliographie.
5 – Notes de Charles Vasseur.
6 – Archives SHL.

1 – Le Château de BELLEAU-BELLEAU:
à NOTRE-DAME-de-COURSON

Michel COTTIN
1993.

La commune de Notre-Dame de Courson [1] est une vaste commune dont l’histoire est riche, à la mesure d’un nombre de fiefs assez peu fréquent: outre les deux fiefs de haubert de Courson et de Belleau – ce dernier divisé au XVe siècle en deux branches: celle de Belleau-la-Chapelle et celle de Belleau-Belleau, l’on y trouve aussi les petits fiefs de la Cauvinière, des Hayes, du Poyer, etc.
Une documentation particulièrement abondante nous est parvenue qui a servi de base à de nombreux travaux portant sur des points de détail [2] nous offre des synthèses de ces recherches. Elle possède aussi un intéressant patrimoine architectural [3] et si les deux éléments les plus connus, le Manoir de Courson et le Manoir de Belleau ont été souvent décrits: pour compléter cette documentation nous nous intéresserons ici au Château de Belleau-Belleau qui n’a suscité qu’une très courte mention de Charles VASSEUR et une étude portant sur l’histoire de sa chapelle.

LES SEIGNEURS de BELLEAU
Il est toujours délicat lorsque l’on aborde l’histoire des domaines de reconstituer l’histoire des familles qui l’ont construit ou qui l’ont habité en l’absence de leur chartrier [4]. Cette restriction faite, la présence d’un même lignage pendant plus de cinq siècles est particulièrement remarquable même si d’innombrables méprises peuvent naître de leur ancrage dans une petite région: prénoms communs, croisements de toponymes sont autant de causes d’erreurs et cet essai est un premier pas dans une recherche qui devra être confirmée.
Dès 1320 une famille de Belleau est implantée à Courson où deux frères, Michel et Guillaume, possèdent, indivisément un fief de haubert tandis que Guillaume de Belleau, écuyer, tient seul une roture nommée le fief Le Roy, aux Moutiers-Hubert. L’indivision de la terre de Belleau, la tenure en parage, pour employer le terme approprié, mérite peut-être d’être explicitée car il est assez rare de rencontrer des textes concernant cette pratique.
A l’origine existe donc un plein fief de haubert – relevant de la baronnie d’Auquainville – possédé par un seul tenant qui vivant à la fin du XIIe siècle reste pour nous un inconnu. Ses fils, Michel et Guillaume, vont en hériter sans procéder au partage du bien patrimonial car, comme le souligne R. GENESTAL,[5]..le droit d’aînesse et le parage apparaissent à l’aube même du droit normand. Un changement de forme seulement devait modifier bientôt cette dernière institution. Dans le parage du Xe siècle, les puînés doivent hommage à leur aîné. Cet hommage disparaîtra au XIIe siècle sous l’influence angevine… Par le parage, l’aîné succède à son père comme chef de famille, les personnes qui composaient du vivant du père la famille, restent groupées sous l’autorité de l’aîné, les biens qui composaient du vivant du père le patrimoine familial, continuent de former une seule masse, dont l’aîné est seul héritier et seul titulaire vis-à-vis des tiers… ». Après Michel et Guillaume puis Pierre de Belleau, les deux fils de ce dernier Jean et Richard [6] continuent à maintenir l’intégrité du domaine. Mais lorsque Jean meurt avant 1433 sans postérité, sa sœur Perette devient dame de Belleau. Or si le principe de l’indivisibilité du fief est toujours appliqué aux héritiers mâles – c’est le parage général – les « filles » peuvent bénéficier du parage particulier qui autorise le partage du fief. Et de la vont naître deux nouvelles entités: le fief de Belleau qui deviendra Belleau-la-Chapelle et le fief de Belleau-Belleau. Le premier conservera toutes les dignités attachées au plein fief: la chapelle, le colombier et peut-être quelques droits honorifiques réservés aux seigneurs dans l’église paroissiale. En épousant Robert de Lyée, seigneur de Thonnencourt, en 1426, Perette apportera dans sa corbeille de mariage une terre qui restera dans la famille de Lyée de Belleau pour près de cinq siècles.
La nouvelle situation est bien décrite dans l’aveu rendu en 1604 par Charlotte des Ursins, baronne de Ferrières dont relève Auquainville.[7] Si ce document est très postérieur au partage, sa précision rend bien compte d’une situation figée depuis longtemps [8] :
 » Item, Charles de Belleau, escuyer, tient de moy, par foy et hommaige ung demy fief de haubert, nommé le fief de Belleau qui fut Richard de Belleau, à court et usaige, assis en la dicte paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel fief il m’est tenu pour luy et ses soubz tenantz, en garde noble, le cas advenant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais quant le roy nostre sire prend son ost ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville. et
 » Item, Gabriel de Liéez, escuyer, tient de moy, comme dict est, en la dicte branche d’Aucquainville, un demy fief de haubert nommey le fief de Belleau, assis en la dicte paroisse de Courson et m’est tenu faire, pour luy et ses soubz tenantz, foy et hommaige, et en garde noble, le cas offrant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville [9]

Nous avons donc ici deux demi-fiefs de haubert, du nom de Belleau, qui fort souvent ne sont pas autrement distingués.

BELLEAU-BELLEAU
La branche cadette des Belleau [10] la seule, représentée par Richard de Belleau fils de Pierre, venant en possession du premier des fiefs de Belleau décrits ci-dessus, celui-ci fut alors dénommé Belleau-Belleau pour rappeler peut-être, selon l’hypothèse d’Henry Pellerin, qu’elle restait dans la famille de Belleau [11]
Après Richard II, Jean I [12] et Richard, titré seigneur du lieu et d’Auquainville, la seigneurie passera à Geffroy [13]  à Richard [14], etc.. Avant 1657, elle est aux mains de Charles de Belleau, qui mourra vers cette époque. De son mariage avec Marguerite de Nourry, il avait eu au moins deux fils[15]: François-Dominique de Belleau et Charles de Belleau dont l’un au moins était encore mineur le 12 juillet 1674, jour où leur mère recevait encore des aveux en leur nom, tandis que l’aîné quelques jours plus tard baillait fieffe en son nom.
Cette période est une grande époque de mutations pour le domaine. Les de Lyée ayant leur propre chapelle, les Belleau vont vouloir faire construire la leur. Mais Charles de Belleau étant mort, c’est un parent, Messire François de Belleau, conseiller   » omosnier  » du Roy, abbay de l’abbaye de Nostre Dame d’Ollivet, et prieur de Montargis », qui va engager les démarches et fournir les fonds tant pour la création du bénéfice que pour la construction de la chapelle. Devant notaire, après le préambule  habituel aux fondations pieuses, il déclare qu’il « désire rendre Dieu dispositeur de quelque partie des biens temporel dont il reconnoist avoir esté gratifié par la bonté infinie, et les consacrer à son honneur et à sa gloire, a dict et déclaré qu’il veut et entend, tant en son nom qu’en qualité des enfants mineurs de deffunct Messire Charles de Belleau, vivant chevalier, seigneur de Belleau-Belleau, ses arrière-neveux, fonder et ériger à perpétuité, dans le manoir seigneurial dud. lieu de Belleau-Belleau, paroisse de Notre-Dame-de-Courson, diocèse de Lisieux, et lieu de l’extraction et famille originaire de ladite seigneurie de Belleau, une chapelle et église ». Il mènera d’ailleurs matériellement la tâche à bien, mais l’opposition du curé compromettra longtemps son usage.
Après 1726, François-Dominique de Belleau est relativement âgé, nous voyons assez régulièrement Antoine-César-Désir de Lyée, chevalier, seigneur et patron de Tonnancourt, Lyée et Belleau, recevoir les aveux des aînesses de Belleau-Belleau. Sans doute a-t-il acquis le bien des Belleau et rassemblé ainsi les deux parties du domaine, mais le nom de Belleau-Belleau ne figure plus dans les aveux qu’il reçoit. Il faut attendre 1772 pour voir le nouveau possesseur, Charles-Antoine Deshayes, écuyer, seigneur de Bonneval, chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, prendre de nouveau le titre de seigneur de Belleau-Belleau. Il occupera d’ailleurs souvent son château dans lequel son fils, Charles-Alexandre-François Deshayes, qui après avoir reçu la tonsure avait épousé Léonor Deshais de Forval mourut le 19 avril 1818, sans postérité [16].

ETUDE MONUMENTALE
De la route qui serpente de Notre-Dame de-Courson à Lisieux, on aperçoit sur la droite, une importante construction de brique et pierre qu’un modeste écriteau nous présente sous le nom de Belleau-Belleau.
En pénétrant dans la cour d’honneur, nous découvrons une vaste demeure de pierre et brique assez homogène. Alors qu’il préparait pour Arcisse de Caumont son étude sur les monuments de la région lexovienne, Charles Vasseur vint en ce lieu et écrivit à son sujet :  » Le château, d’ailleurs bien construit, est d’un intérêt médiocre, de même qu’une petite chapelle qui se trouve à peu de distance » [17]
Ce jugement de Charles Vasseur sur le château de Belleau-Belleau paraît un peu rapide car le monument recèle un certain nombre d’éléments intéressants qui bien que n’ayant pas retenu son attention méritent cependant qu’on s’y arrête.

Plan et situation
En plan, ce château présente un quadrilatère flanqué de deux larges pavillons formant saillie sur les deux façades et chacun de ces pavillons possède une cheminée implantée sur son pignon. C’est un plan que l’on rencontre fréquemment dans la région, au château du Pin-en-Lieuvin ou au Montfleury, à Saint-Pierre-des-Ifs, etc., typique de l’architecture du XVIIe siècle et si la lucarne centrale s’inscrit dans la ligne de celles de Fumichon ou du Pavillon, à Fauguernon, les autres, avec leur couronnement en chapeau de gendarme se rattachent à une campagne plus tardive, correspondant au chronogramme de 1696 qui se lit sur le pavillon Est.
Il est campé sur une plate-forme aménagée, isolée, borné à l’est par le coteau, surplombant les prés environnants, ouvrant une large vue du nord au sud sur la vallée. Il est relié de nos jours à la route qui le borne par une avenue débouchant sur son pignon ouest tandis que l’on devait y accéder autrefois par un cheminement contournant sa cour d’honneur pour déboucher entre la chapelle et le petit bâtiment est.

Un manoir médiéval
Une étude un peu plus attentive de la façade du logis central laisse apparaître un déséquilibre dans le percement des ouvertures [18] et le désordre des maçonneries sur les deux façades – sur le pavillon de gauche des ouvertures coupent le cordon d’étage – nous ont amené à en rechercher les causes et a découvrir, masqué par la maçonnerie de pierre et brique, un authentique manoir de bois largement antérieur au manteau actuel.
Quoique isolées de leurs contextes, les structures de bois subsistantes sont cependant suffisamment importantes pour nous permettre de proposer une restitution qu’il serait bien entendu nécessaire contrôler par quelques sondages.
Selon nos relevés, il pourrait s’agir d’une construction, longue de près de 30 mètres, éventrée en sa partie centrale pour loger le logis neuf du XVIIe siècle. Si l’on se réfère aux différences existantes entre les éléments conservés de la façade arrière, aujourd’hui intégrés dans les pavillons, on peut avancer l’hypothèse d’une édification en deux temps ou de deux manoirs accolés, ce qui paraîtrait plus vraisemblable. Ces logis comportaient une large galerie arrière – plus de 2.60 m. – faisant office de coursive comme dans beaucoup de demeures augeronnes de l’extrême fin du XVe siècle ou du début du siècle suivant: manoir de la Bucaille, à Marolles[19] : manoir Desmares à Lisieux [20] à Cricqueville, à Fumichon, au Manoir du Grand-Lieu, à Saint-Julien-sur-Calonne, etc.
Les accès aux étages devaient être assurés par des tourelles hors oeuvre – disposition classique – renfermant sans doute des vis. Ainsi, l’escalier desservant de nos jours la partie ouest occupe selon toute apparence l’emplacement d’une vis primitive, celui que nous voyons actuellement ne remontant pas au-delà des grands remaniements du XVIIe siècle [21].
Il est par contre impossible de déterminer l’ancienne ordonnance intérieure, tout au plus peut-on encore voir la place d’une ancienne porte, située au pied de l’ancienne tourelle ouest, permettant d’accéder au rez-de-chaussée.
Les sections des bois utilisés pour les pans de bois et leurs dispositions révèlent une construction puissante élevée à une période riche en arbres de belle venue, ce qui peut correspondre justement à la fin du XVe siècle ou au premier quart du siècle suivant.
Quant aux deux cheminées des pavillons, elles ne paraissent pas offrir les caractéristiques de cette époque et sans doute doit-on les rapporter à une transformation de la seconde moitié du XVIe siècle.

Le château du XVIIe siècle
Au XVIIe siècle, ce manoir, fit l’objet de travaux importants et nombreux qui lui donnèrent la physionomie que nous lui connaissons. Dans un parti architectural nouveau, l’on créa vers le sud une cour d’honneur ouverte accompagnée de deux bâtiments parallèles, l’un destiné à la chapelle et l’autre dont l’usage ne paraît pas établi.

La transformation du plan et des distributions intérieures.
Dans une première campagne, nous l’avons dit, le manoir médiéval fut éventré pour construire deux salons et implanter à la suite un large escalier. Sa situation, venant après ce que nous avons noté pour la fin du XVIe siècle [22] peut étonner mais correspond comme le remarque François Blondel [23] dans sa réédition de L’architecture à la française… de Louis Savot [24] à une mode venue d’Italie et contre laquelle il s’élève: « j’ai toujours cru que l’on ne devrait pas quitter si facilement cet usage, que je préférerai toujours à tous les autres dans la construction des grands édifices, quoique le commerce que l’on ait et  depuis en Italie ait fait changer la mode de nos escaliers ». Adepte de l’escalier central [25], Blondel en souligne cependant les inconvénients: « cela se pratiquait autrefois de cette manière, mais comme on en a reconnu les incommodités, qui sont telles qu’il empêche la communication de plein pied de la cour au jardin, qu’il sépare le logement en deux, dont les pièces n’ont plus de communication l’une avec l’autre et qu’il en occupe inutilement le plus bel endroit, l’on a trouvé plus à propos de le placer dans une des ailes où l’on peut lui donner autant d’étendue que l’on veut pour la rampe et où il laisse le logement tout entier libre et dégagé, dans lequel on peut faire plusieurs pièces l’une après l’autre, de plein pied, et sans être entrecoupées ». Ici comme à Courtonne-la-Meurdrac au château du Houlley [26] la façade de trois travées est entièrement déséquilibrée dans ses percements avec un mur aveugle au rez-de-chaussée, à droite de la porte. Le principe énoncé par Blondel n’est pas entièrement respecté ici, en raison probablement de la réutilisation de la pièce à feu intégrée dans le pavillon est et conservée selon toute apparence comme cuisine.
En effet, aux deux extrémités le pan de bois arrière fut conservé en cloison de refend, en même temps que la galerie en encorbellement – peut-être sur poteaux – était intégrée au nouveau volume par une chemise de pierre et de brique comme ce fut souvent à cette époque [27] qui enveloppa également les murs des pignons sur lesquels étaient adossées les cheminées.
Ce qui subsistait de la  galerie arrière, incorporé dans la nouvelle construction, perdit  à l’étage son rôle de distribution et fut transformé en garde-robe tandis qu’au rez-de-chaussée, l’espace maintenant fermé était utilisé comme local de service.

Les escaliers
A l’extrémité est du corps central, un large escalier d’apparat à deux volées droites et palier de repos avec jour central fut donc implanté porté par un puissant limon mouluré orné de balustres chantournés supportant une main courante moulurée. Cet escalier de deux étages conduisait aux grandes chambres du pavillon et du corps central ainsi qu’aux combles.
Le pavillon ouest pour sa part, mais aussi accessoirement la grande chambre ouest furent desservies par un escalier à volées droites rampe-sur-rampe à la mode du troisième du siècle précédent inclus dans l’ancienne tourelle hors oeuvre déjà évoquée.

Décoration intérieure
Tant dans l’escalier est que dans les étages, l’enduit des murs garde la trace d’une décoration peinte intéressante, non par sa qualité picturale, mais par sa composition.
Dans la chambre est du second étage se voit encore sur le manteau de la cheminée, les traces d’une décoration peinte avec un médaillon entouré de lauriers enfermant semble-t-il un paysage, tandis qu’à chaque extrémité subsistent d’élégantes chutes de fleurs et de fruits. La stylistique de ce décor est à rapprocher des œuvres de la fin du XVIe siècle ou des premières années du XVIIe siècle et en particulier de certains éléments du décor peint du manoir proche de Tonnencourt [28]
Dans l’escalier, pour autant qu’on puisse en juger, une décoration en trompe-l’œil offrait une architecture de baies ouvrant sur un paysage au-dessus d’une balustrade reproduisant la main courante et les balustres de l’escalier. Des frontons, des enroulements, des pots à feu se distinguent encore çà et là.

Les toits
Le volume et l’inclinaison des toitures ont fort varié dans le temps, en fonction des matériaux de couverture et des modes. Nous nous trouvons ici en face d’un toit relativement plat qui correspond bien aux canons de la fin du XVIIe siècle. Mais il semblerait aussi que l’on ait conservé en partie certains éléments des charpentes antérieures et l’élargissement du bâtiment par son « emparement » en pierre et brique ont pu amener à élargir les pieds de ferme et par conséquent à baisser l’angle de la toiture.
Cet abaissement des combles et l’ouverture de lucarnes laissent à supposer qu’ils aient été habités [29], ou projetés de l’être, sur toute leur surface, mais seuls les pavillons reçurent des aménagements en conséquence.

Chapelle
Face à la façade principale deux petits bâtiments à chevet à 3 pans contiennent l’un la chapelle sous le titre de Saint-Hubert fondée au XVIIe siècle et l’autre, peut-être, l’ancien logement du chapelain.
Le bâtiment, de plan rectangulaire avec un chevet à deux pans, liturgiquement orienté, est fort petit et n’offre pas d’éléments caractéristiques tout au plus a-t-il conservé une intéressante carène. Il est éclairé au nord et au sud par deux larges baies cintrées et une porte au nord y donne accès.
Tel qu’il nous est parvenu, avec son environnement, son escalier, ses cheminées et sa décoration intérieure, il constitue un document d’un extrême intérêt sur l’évolution de ces demeures au cours du XVIIe siècle.

Essai de datation
Au terme de cette visite il paraît plus aisé d’assigner une date aux diverses campagnes. L’existence, en ce lieu, d’un manoir dès le XVe siècle ou les premières années du siècle suivant est incontestable car si le parage interdisait le fractionnement des fiefs, il n’imposait pas pour autant l’obligation d’une vie commune et, semble-t-il très tôt le site qui nous intéresse fut occupé.
Les premières traces relevées sont celles de  la ou des grandes constructions de bois. Reste bien entendu à déterminer laquelle des deux extrémités subsistantes est la plus ancienne. La typologie du plan, la puissance des poteaux et des sommiers militent pour une date assez haute, à la jonction des XVe et XVIe siècles.
Un premier changement dut intervenir à la fin du XVIe siècle qui vit la construction des grands massifs de cheminée sur les pignons. En même temps, il se vit doter d’un somptueux carrelage en pavés du « Pré-d’Auge » [30]
Un siècle plus tard, approximativement, l’ensemble connut une transformation totale, de son plan et de son aspect extérieur dont les travaux durent s’étendre sur un grand nombre d’années car l’on relève de notables différences dans la dimension des pierres des harpes d’angle du rez-de-chaussée avec celles de l’étage. De même, les lucarnes offrent-elles des variantes qui laissent à supposer un changement de mode survenu au cours d’exécution tandis que le chronogramme de 1696 apposé sur le pavillon est marque selon toute apparence la fin de ces grands travaux attribuables aux enfants de Charles de Belleau et de Marguerite de Nourry. Au-delà de cette époque, le château ne subit plus que des modifications de détail avec la mise en place de boiseries ou de petites cheminées à « la prussienne ».
Il est toujours imprudent de juger des œuvres d’art en dehors de certains environnements et si vu de la route, en contre-plongée, ce château nous émeut par sa puissance et la douceur de ses coloris, l’on reste un peu sur sa faim en s’approchant. Certes, on ne le découvre plus sous son meilleur angle, celui que lui avaient donné les rebâtisseurs du XVIIe siècle en le faisant précéder des deux volumes de la chapelle et du bâtiment d’accompagnement. Mais surtout, l’élément constructeur que furent les jardins conçus pour encadrer de telles œuvres nous manque. En effet, si par la pensée l’on reconstruit le cadre végétal de dentelle et d’art topiaire si chers à cette époque, le jugement de Vasseur s’efface tant l’emplacement choisi pour l’assiette de ce château est à la fois noble et discrète sur l’un des beaux points de vue de cette région, point de vue qu’aucune construction parasitaire ne vient polluer.
Michel COTTIN
Décembre 1993

2 – Manoir de la CAUVINIERE

Historique
Ce fief de la Cauvinière relevait de la baronnie d’Auquainville qui à l’époque de la conquête de la Normandie par Philippe-Auguste appartenait à Hugues de Brucourt. Lorsque cette seigneurie fut rattachée à la baronnie de Ferrières, elle releva alors de celle-ci sous la branche d’Auquainville. Elle est ainsi décrite dans l’aveu rendu en 1604 à Charlotte des Ursins, baronne de Ferrières:
 » Item, du dict fief de Courson sont tenus plusieurs fiefz:
 » Premièrement le fief de Poys, que tient à présent le seigneur de Farvacques, mareschal de France, par un quart de fief.
 » Le fief de la Cauvinière tenu par les hoirs de feu Gabriel des Hays, vivant escuyer, par un quart de fief.

La liste des différents possesseurs ayant été établie par Louis Rioult de Neuville et reprise par Henri Pellerinn en l’absence de nouvelles recherches, nous l’utiliserons:

1469 Jehan du Vieu,
sgr. de la Cauvinière
et des Castelets
! 1465
vend la Cauvinière à :
|
Geoffroy DES HAYES
x Perette de Chesnevarin
dame de la Chapelle-Yvon
|
Pierre DESHAYES
sgr. de la Cauvinière et de la Chapelle-Yvon
Annobli 1544 + /1556
x Alix du Vieu
fille de Jean, sgr. de Bellou
|
——————————————————————————————————————–
Pierre DESHAYES           Jacques DESHAYES                Thibaut DESHAYES            Jean DESHAYES
x 1544 Madeleine         sgr. La Chapelle-Yvon curé de Capelles-les Grands
de Malherbe, fille               x Jeanne Goulaffre
de Jacques                              fille de Guillaume
|                                  sgr. de Gassart
|
‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑————————————–
|                                                                                |Gabriel DESHAYES                                         Marguerite DESHAYES
+ 1588 devant Bernay                          Jean de la Houssay
x Ambroise de Trihan,                          fille de Jean, sgr. du Plessis
fille de Jean sr. de
Bourgeauville et de
Fleurance de Pellevé
|
|
Gabriel DEHAYES
sgr. de la Cauvinière
+ 1652
x1 1614 Marie Baudouin,
dame de Préaux
x² 1641 Françoise
d’Epinay de Campigny,
fille de Jean, sr. de
Campigny, Granval,
la Halleboudière,
et de Marie Ozanne
|
‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑———————————————-
|                                                        |                                               |
Jean-Baptiste DESHAYES               Lanfranc-Charles etc.   (5 autres enfants)
de la Cauvinière,
baron des Moutiers-Hubert
(engagiste) et de Forval
+ 1714
x 1673 Marguerite d’Avesgo
|
‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑—————————————-
|                                               |                                           |
Léonor DESHAYES                   Charles -Emmanuel                Marc-Antoine
x 1718 Marie Thuret
|
|                   vendent la Cauvinière avant 1721 à
|
Jacques RIQUIER, receveur des décimes
x Jeanne Panthou
|
Jacques RIQUIER
x 1718 Frse.-Damienne LE NORMAND,
fille de Thomas, sr. du Val
et sgr. de Victot
et de Jeanne du Lys
|
——————————————————————————————————————
Jacques-Damien RIQUIER                   Damienne-Jeanne-Jacqueline RIQUIER
chan. préb. de la Pluyère                            x 1760 Jacques de Bocquencey
Vend la Cauvinière
1er Messidor an VI
à
|
————————————————————————————————————————
|                                                                            |
Fse.-Damienne RIQUIER                                 Fs.-Jacques-Jean RIQUIER
x 1760 François Le Comte                                    sr. de la Bonnevalière
|                                                          x 1766 Julie-Victoire de Jort
Agathe GUISIER
x Pierre-Prosper RIBARD
————————————————
|
Joseph RIBARD    + 1876
x1 Edith de Bray + 1865
x2 Blanche-Marie-Adèle-Noémie Anot de Mézière
|
Prosper RIBARD
x Marie Carel
|
‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑‑
|
Robert RIBARD
x Renée de Vanssay
|
—————————————————–
|                                             |
Xavier RIBARD                        Guy RIBARD
demt. à la Cauvinière
Il est assez remarquable que cette propriété n’ait connu depuis le milieu du XVe siècle que cinq familles dont deux l’on conservé près de deux siècles.

3 – PIECES JUSTIFICATIVES:

BUON XVII    avant 1208, mai
Raoul de Belleau, chevalier, donne à l’Hôtel-Dieu une rente sur un tènement de la rue Saint-Germain.
Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego, Radulphus de Bella Aqua filius Gaufridi de Bella Aqua militis, dedi et concessi Deo et pauperibus domus Dei de Lexovio pro salute antecessorum meorum et mea, decem solidos Turon. quos Willelmus Le Loremier et Bartholomeus Le Loremier reddebant mihi per annum feodaliter die martis infra octabas Pentecostes, pro tenemento quod de me tenebant apud Lexov., in vico Sancti Germani. Dedi etiam quicquid juris habebam et dominii in predicto tenemento prenominatis pauperibus. Predictos quos Willelmum et Bartholomeum ad reddendum predictum redditum ad eumdem terminum per se et per heredes suos singulis annis predictis pauperibus assignavi. Et ut hec donatio et concessio mea rata et inconcussa futuris temporibus perseveret, eam sigilli et scripti mei testimonio et munimine confirmavi.
Scellé d’un sceau de cire verte:…]UA+S.R[..
= AD. 14. Hôtel-Dieu, Hnc. 319/1

1213 – Courson
En juillet, Guillaume de Tonnencourt donne à Jourdain du Hommet le patronage de Notre-Dame-de-Courson.
« Qu’il soit connu de tous ceux à qui le présent écrit parviendra, que moi Guillaume de Tonnancourt, patron de l’église de Sainte-Marie-de-Courson que je possédais par droit héréditaire, je l’ai donnée et aumônée à Jourdain, seigneur évêque de Lisieux, de telle sorte qu’il puisse exercer lui-même ce patronat ou le confier à quelque collège que ce soit, en pur et perpétuel aumônat. Moi donc et mes héritiers nous serons toujours tenus de garantir ce dit patronat, soit à l’évêque, soit à ceux à qui il l’aura confié ou de l’échanger si nous ne pouvons le garantir. Et afin que ceci soit observé, ratifié et assuré aux temps à venir, j’ai confirmé cette mienne donation, par ma signature et mon sceau. Fait à Lisieux, l’an de grâce MCCXIII, au mois de juillet.
= J-P RIVIERE, Notre-Dame-de-Courson, 1986, p.21-22

1215, sept. – Courson, Bellou, Bellouet, Genneville, Familly, etc.
Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux donne au chapitre toute la dîme des blés des deux prébendes de Nonant, deux gerbes dans la paroisse de Lasson, le patronage et les grosses dîmes des deux portions de Notre-Dame-de-Monnay, de Notre-Dame-de-Courson, de Saint-Léger-de-Réville, de Saint-Saturnin-de-Roivil­le, de Saint-Pierre-de-Bellouet, de saint Sulpice de la Goulafrière, de Saint Ouen de Genneville, de Sainte Marguerite des Loges, de Saint-Jean-de-Familly, de sainte Cecile de Beuvillers et de Notre Dame de Villerville, en se  réservant le droit d’instituer dans ces paroisses les vicaires perpétuels, et oblige le chapitre à donner, sur le revenu de ces bénéfices, 100 livres par an aux dits clercs ou chapelains de la cathédrale, nommés Douze-Livres, sous la condition qu’ils y assisteraient à tout l’office. Il donne au chantre, 10 livres par an en deux termes, sur le revenu de l’église de Saint-Aubin-de-Canapeville, au doyenné de Vimoutiers, avec ce qu’il avait retiré des moines de Jumièges, tant en vassaux qu’en terres, bois et pâturages; et accorde au trésorier le patronage de l’église de Notre-Dame-de-Bellou.
Sancte matris ecclesie filliis universis ad quos presens scriptum pervenerit, Jordannus, Dei gratia Lex. episcopus, salutem in Domino. Cum ecclesie prelatos decceat ad amliandum Dei ministerium et in ecclesiis, quibus presunt Deo ministrantibus cura propiere diligenti, ut habeant unde possent convenienter sustentari et sic possint cum propheta dicere: Domine, dilexi decorem domus tue, ad honorem Dei et ecclesie Lexoviensis, cui voluit quandiu sibi placuerit nos precesse, subscripta beneficia et suscripto modo ministranturis in ea cononicis et per gratiam ministraturis conceda duximous et donanda: videlicet bladum de duabus prebendis de Nonant, duas gerbas ecclesie de Lachon, patronatum mediatis ecclesie Bellarie de Monnay et patronatum alterius medietatis, quam Guillelmus Goulafre mihi elemosinavit et donavit, et patroatum ecclesie Beate Marie de Courson. Et Guillebert Villard, quem Guillermus de Tonnencourt mihi elemosinavit et donavit cim omni servitio et redditu quem eidem Willermo debedat. Et patronatum ecclesie Sancti Leodegarii de Revilla, et patronatum ecclese Sancti Saturnini de Boevilla (sic), et patronatum ecclesie de Bellouet, et patronatum ecclesie Sancti Sulpitii de Goulafriera, et patronatum ecclesie Sancti Audoeni de Quincquevilla, et quinque sextaria avene que Aelina de Maris percipiebat in dicta ecclesia per manum capellani ejusdem ecclesie, et patronatum ecclesie Sancte Margarete de Logiis, et patronatum ecclesie Sancti Johannis de Famileio, et patronatum Sancte Cecile de Beuvillier, et patrobatum ecclesia de Villervilla…Preterea concessimus in augmentum  cantorie decem libras in ecclesie de Canaoevilla in festo Sancti Michaelis et in Ascensione Domini percipiendas annuatim, et ca que recuperavimus ab abbate et monachis Gemeticensibus, tam in hominibus quam in terris, nemoribus et pasturis.- Pretera concessimus thesaurarie patronatum ecclesia Sancte Marie de Bellou, videlicet ad unum cereum perpetuo inveniendum. Que omnia suprascripta et perpetue robur obtincant firmitatis in scriptis redigenda et sigili nostri appositione duximus roboranda. Actum aprud Lexovias, anno verbi incrnati millesimo ducentesimo quinto decimo, mense septembrre ».
= EDIT.: LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, recueillis et publiés… par MM. Léopold Delisle et Louis Passy, Evreux, Hérissey, t. III, 1869, p. 23.
+ IND.: Cart Lexov. (?) cité par Noël DESHAYES, Mémoire pour servir dans FORMEVILLE, t.II, p.91

1218, 1er mars – Notre-Dame-de-Courson
« Extraictz en latin du cartulaire ou chartrier appartenant à l’abbé et couvent de Saint Pierre sur Dyves (Saint-Pierre-sur-Dives), auquel sont assignez les donations et omosnes anciennement faictes à ladicte abbaye le premier du mois de mars mil deux cens dix huict, par lequel Raoul de Faverolles et Anceline de Courson, sa femme, ensemble Hubert leur filz auroient rattifié le don et omosne faict a lad. abbye du fief Deshayes par Hugues de Thonnencourt; et ce moyennant la somme de quarante solz, et à la charge que Hébert Deshayes et tous les participants de ladite omosne et leurs héritiers viendroient mouldre leur bled en leur moullin.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

après 1218 – Notre-Dame-de-Courson
« Autre extraict (« latin du cartulaire ou chartrier appartenant à l’abbé et couvent de Saint Pierre sur Dyves (Saint-Pierre-sur-Dives), auquel sont assignez les donations et omosnes anciennement faictes à ladicte abbaye… cf. charte du 1er mars 1218) par lequel l’abbé dudit lieu de St. Pierre sur Dyves auroit baillé et délaissé à Hébert Deshayes toutes et telles tenances que luy avoit omosné led. Hugues de Thonnencourt lorsqu’il avait pris l’habit de religieux en lad. abbaye; et ce par le prix et redevances y mentionnées (« quarante solz, et à la charge que Hébert Deshayes et tous les participants de ladite omosne et leurs héritiers viendroient mouldre leur bled en leur moulln »)
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1225, août – Notre-Dame-de-Courson
Autre extraict du mois d’Aoust mil deux cens vingt cinq par lequel Hubert de Courson auroit quitté au doyen et chapitre de Lisieux tout et tel droit de clameur qu’il pourroit avoir sur led. droit de patronage avec promesse de garantie par luy et ses héritiers, sans toutefois estre subjects à aucune eschange, et ce moyennant la somme de trente livres à luy paiés par lesdits doyens et chappitre »
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1320, dimanche après la Trinité – Notre-Dame-de-Courson
« Coppie de transaction faicte devant lesd. tabellions le dimanche après la Trinité mil trois cens vingt, par laquelle entre autre autres chose, Henry de Courthonne, Seigneur de Courson, auroit confirmé la rattification faicte par led. Sr. Raoul de Faverolles, Anceline de Courson sa femme, et led. Hubert de Courson leur filz, de ce que led. Hue de Thonnancourt auroit donné à lad. abbaye (« extraic… du cartulaire ou chartrier appartenant à l’abbé et couvent de Saint Pierre sur Dyves, auquel sont assignez les donations et omosnes anciennement faictes à ladicte abbaye… cf. charte du 1er mars 1218)
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1346, novembre – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie d’accord faict devant lesd. tabellins entre les fermiers et tenanciers de lad. seigneurie de Courson, et Me Guillaume de Bouillonnay, sr. dud. lieu au mois de novembre mil trois cent quarante six »
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1373 – Notre-Dame-de-Courson
« Contract de fieffe faicte par Guillaume de Thonnencourt en l’an mil trois centz soixante et treize.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1385, 12 octobre – Notre-Dame-de-Courson
« Deux aveux renduz par Geuffroy Lebourgeois à Jean de Thonnencourt, Sr du lieu, les douziesme Octobre mil trois centz quatre vingt cinq et douzeiesme octobre mil quatre centz.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1389, 8 décembre – Notre-Dame-de-Courson
« Contract de fieffe faicte par led. Jean de Thonnencourt aud. Lebourgeois devant lesd. tabellions le huictiesme Decembre mil trois cents quatre vingts neuf, d’une pièce de terre y spécifiée moyennant un chapon en plume de rente par chacun an.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1394, 3 mars – Notre-Dame-de-Courson
Pierre de Belleau rend aveu des fiefs de Courson et de Belleau.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1395, 12 février – Notre-Dame-de-Courson
Pierre de Belleau rend aveu des fiefs de Courson et de Belleau.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1400, 12 octobre – Notre-Dame-de-Courson
« Deux aveux renduz par Geuffroy Lebourgeois à Jean de Thonnencourt, Sr du lieu, les douziesme Octobre mil trois centz quatre vingt cinq et douzeiesme octobre mil quatre centz.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1411, 8 octobre – Notre-Dame-de-Courson
1419, 31 octobre
1421, 9 juin
« Autres copies d’acquitz des huictiesme Octobre mil quatre centz onze, pénultième Octobre mil quatre centz dix neuf, et neuf juing mil quatre centz vingt et ing pour les aydes et reliefs paiez a l’acquit du sieur de Ferrières, tant par ledit sieur Pierre de Belleau que par ses héritiers, à cause de ses fiefs de Courson et de Belleau.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1423, 15 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Autres coppies des lotz et partages faict devant les tabellions de Lisieuxle quinziesme Apvril mil quatre centz vingt trois entre Jean et Richard de Belleau des héritages et ventes provenant de la succession dud. feu Pierre de Belleau leur père, par lesquels entre autres choses lesdits fiefs de Courson et de Belleau seroient escheuz aud. Jean aisné avec les dignitez, droitz et libertez dependants d’iceulx.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1424, 11 décembre – Notre-Dame-de-Courson
« Autre copie de contract de fieffe faicts devant les tabellions de la vicomté d’Orbec, le unziesme Decembre mil quatre centz vingt quatre, par ledit Jean de Belleau à Pierre Hacqueville de plusieurs héritages y spécifiez par le prix et charges y contenus.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1433, 7 juin – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie de contract passé devant lesd. tabellions (d’Orbec) le septiesme Juing mil quatre centz trene trois par lequel led. sieur de Ferrières auroit baillé au. Richard de Belleau la tution, garde et gouvernement de Damoiselle Mariette de Belleau, fille et héritière dud. feu Jean de Belleau avec la garde dud. fief de Courson, en circonstances et deppendances pendant la minirité de ladite fille, et ce par quarante cinq solz par chacun an.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1434, 27 avril – Notre-Dame-de-Courson
1435, 26 novembre
« Autre coppie de deux acquitz de lad. somme (de 45 sols) payée par led. Richard de Belleau au recepveur de lad. Seigneurie de Ferrières, des vingt septiesme Apvril mil quatre centz trente quatre et vingt sixiesme Novembre mil quatre centz trente cinq  » (pour la garde noble de sa nièce Mariette de Belleau).
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1437, 9 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie de contract passé devant lesd. tabellions (d’Orbec) le neufiesme  Apvril mil quatre centz trente sept par lequel entre autres choses led. sieur Richard de Belleau auroit accordé que le mariage faisant d’entre Jean de Neufville et lad. Marie de Belleau, ils tiendront ses fiefs, terres et seigneuries par parage de lad. demoiselle sa niepce, à la charge par icelle de l’acquitter des hommages, ainsy que parages doibvent faire ».
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 31

1438, 26 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Deux autres contracts de fieffe faicte de plusieurs pièces de terre aux personnes y dénommées par Jean Cardonnel et damoiselle GIlberte de Tonnencourt, sa femme, seigneurs dudit lieu de Tonnencourt à cause d’icelle damoiselle, les vingt sixeiesme Avril mil quatre cente trente huict, seizeiesme Mars mil quatre centz cinquante.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1444, Saint-Michel.
136 (6) – De rente achetée en trois parties sur le tènement Henry de Courthonne, de laquelle soulloit estre rendu pour moictié de I L t., et depuis fut fieffées à Pierre de Boilleaue, escuier, par XXV L. t., de rente par ans. Pour ce à ce terme, pour moictié de l’an, par Richart de Boilleaue pour ledict Pierres xij L x s [31]
140 (24) – Du fons de la terre de Nicolle de Meulles, que soulloient tenir les Plumez, et depuis la tint Estienne Baudouyn et à prèsent en est tenant Guillaume Baudouyn, hoir dudict Estienne.
Pour moictié à ce terme           xxvj s. x d [32]
143 (37) – De rente prinse et achettées sur les héritages Robert de La Fontaine, que soulloit tenir Jehan de la Cousture », de saint-Germain-la-Campagne, et à présent en est tenant Robert de la Cousture. Pour ce, par lui, pour tout l’an à ce terme xx s [33]
(43) – D’une autre pièce de terre par Guillaume de Boilleaue.
Pour moictié xv d [34]
183 (195) – De la ferme du moulin de Canappeville, aucune personne ne l’a voulu mettre à pris pour ce qu’il est comme de aucune valleur à l’occasion de la guerre, comme par le paier de bail des fermes de ladite viconté, vériffié soubs le signe manuel de Laurent de La Haye, substitut, illec du Procureur du roy nostre sire cy rendu, et suivant après en plusieurs autres parties de ce compte et du compte du terme de Pasques prouchain venant, appert.
Pour ce            Néant
209 (274) – De la garde des enffans soubzaigés de feu Robert De Liée, jadis escuier, et de leurs héritaiges par la veufve dudit Robert.
Pour moictié xxs [35]
213 (287) – De la garde des enffans soubzaigés de feu Richart de Boilleaue, en son vivant, escuier, subject au Roy nostre sire en xxv L.t. de rente par an, à cause du fief de Courthonne à eulx venu et escheu par le trespas de feu Pierre de Bolleaue auquel il est semblablement venu et escheu par le trespas de feu Pierre de Boilleaue, son père, qui longtemps a, l’avoit prins et fieffé du Roy nostre dit seigneur, par ladite rente de xxv L.t., ainsi que plus a plain est faicte mencion ès lettres de ladite fieffe, le transcript rendu sur le compte du terme Saint Michel IIIIc XXXVIII en ce présent chappitre, où le viconte n’a rendu aucune chose, mais en dit Néant, pour les choses illec escriptes, et, ce non obstant, ledit viconte, en accomplissant certain arrest mis sur le compte de Pasques derrain passé IIIIc XLIII, par lequel le viconte est chargé rendre de la revenue dudit fief de Courthonne et autres héritaiges qui furent audit Richart que l’en dit qui doivent estre en la garde du Roy nostre sire par le trespas d’icelui Richart pour la minorité desdis soubzaigés, a exposé à bailler à ferme iceulx héritaiges et revenues depuis ledit trespas jusque à présent, mais personne ne les a voulu mectre à oultre et par dessus ladite rente de xxv L.t., en quoy ils sont subgetz par raison de ladite fieffe et que icelui fief à paine peult souffire à paier ladite rente, ainsi qu’il est dit sur le compte du terme saint Michiel derrain passé, comme il appert par le pappier en bail des fermes de ladite viconté rendu et devant, servant sur ce présent compte. Pour ce cy Néant [36]
243 (330) – De la revenue de toutes les terres, héritages, cens, rentes, revenues, appartenances et appendances quelxconques qui furent et appartindrent à Jehan de La Rue, Guillaume de Liée, Guillaume Amiot et à leurs femmes, qui pour leur rébellion et désobbéissance ont esté donnés à Guillaume Stawton, natif du pais d’Angleterre, et à ses hoirs masles légitimes, à la valeur de iijc L.t., par an et dont il obtint souffrance de Roy nostredit seigneur pour faire sa prisée desdites terres, rendu sur le compte du terme Saint-Michel CCCCXXIX, qui fut expirée le vje jour de décembre oudit an, et depuis a obtenu du Roy nostre sire lettres de souffrance, données à Rouen le cinqe jour de février CCCCXLIII, par lesquelles le Roy nostredit seigneur de sa grâce espéciale et pour ses bons et agréables services que lui a fais en plusieurs manières ledit Stawton, et autres causes déclairées èsdites lettres, l’a relevé de tout le temps qu’il a défailli d’avoir souffrance depuis ledit temps du vj+e jour de décembre CCCCXXXIX jusqu’audit cinqe jour de février CCCCXLIII, et oultre de sa plus ample grâce ordonné et octroié ausdit escuier terme, respit, souffrance de faire ladite prisée jusques à ung an à compter dudit Ve jour de février, comme par le transcripts et expédicion desdites lettres cy rendu appert. Pour ce Néant [37]
= Henri de FRONDEVILLe, Compte de Jehan Le Muet pour la Saint-Michel 1444.

1445, 2 février – Notre-Dame-de-Courson
« Deux adveux présentez au Sr Baron d’Auquainville et de Fervaches, par led. (Jean) Cardonnel, d’un demy-fief de haubert nommé le fief de Thonnencourt à luy appartenant à cause de damoiselle Roberte de Thonnencourt, fille de feu Jean de Thonnencourt, vivant seigneur dudit lieu, les deuxiesme Février mil quatre centz quarante cinq et dix septiesme Juillet mil quatre centz cinquante et ung.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1449, 9 juin – Lisieux
A tous ceulx qui ces lectres verront ou orront Jehan Gillain garde du scel aux obligations de la senechauce de Lisieux salut. Savoir faisons que par devant Jehan le masuyer clerc tabellion jure en la dicte senechauce fut present messe Henry Lenonnel prestre Cure de nostre dame de Courson lequel de sa bonne voulente sans contraincte congneut et confesse avoir prins à rente affin dhert. perpetuel pour luiy et ses hoirs de reverend pere en dieu monsr. Thomas par la permission divine evesque et conte de lisieux une piece de terre ainsy quelle se contient en long et en lay assise en la parroisse Saint Jacque de Lisieux es faubours de la porte de Paris joux. dun coste aux hoirs qui fut feu Symon du manoir. dautre costé aux hoirs de feu guill. potier et de jacquet le core. (le conte) dun bout leritage qui fut iceux conngnt (?) Et dautre bout le chemin de la croix saint ursin. laquelle piece de terre fut et appartint  A guill. le tousay en son vivant prestre cure dudit courson  et au paravant  a henry cadoc …
= Arch. mun. de Lisieux, Cartulaire de Thomas Basin, f° xxviii
(voir autre acte de 26 sept. 1455 – f° xlii.

1450, 16 mars – Notre-Dame-de-Courson
« Deux autres contracts de fieffe faicte de plusieurs pièces de terre aux personnes y dénommées par Jean Cardonnel et damoiselle GIlberte de Tonnencourt, sa femme, seigneurs dudit lieu de Tonnencourt à cause d’icelle damoiselle, les vingt sixeiesme Avril mil quatre cente trente huict, seiziesme Mars mil quatre centz cinquante.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1451, 17 juillet – Notre-Dame-de-Courson
« Deux adveux présentez au Sr Baron d’Auquainville et de Fervaches, par led. (Jean) Cardonnel, d’un demy-fief de haubert nommé le fief de Thonnencourt à luy appartenant à cause de damoiselle Roberte de Thonnencourt, fille de feu Jean de Thonnencourt, vivant seigneur dudit lieu, les deuxiesme Février mil quatre centz quarante cinq et dix septiesme Juillet mil quatre centz cinquante et ung.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1452, 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :
 » Item. De lad. baronnie sont tenus deulx autres fiefs et demy, asis en la paroisse de Livet-le-Baudouin et ès paroisses d’environ, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge et chastellerie de Touques, et sont tenus les hoirs de feu Colin Louvet et Jehan Louvel pour feu Ancel Louvet et autres leurs parsonniers. C’est assavoir: le Doïen de Lisieux; Maistre Thomas Tabouyer pour et en lieu de Guillaume de Sauquence (Soquence), Cardin d’Auge, en lieu de Collette, déguerpie de Colin de Belleaue et Guilbert Bardouf pour et en lieu de Raoul Bardouf.

1463
Recherche de Montfaut
22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté,par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.

NOBLES PERSONNES
Sergenterie d’Orbec
Robert de Liée (Lyée), Tonnancourt (Tonnencourt)
Jean Amyot, Ocainville (Auquainville)
Pierre de la Lande, Serqueux
André de Saint-Ouen, Tordouet
Jean de Haultemer (Hautemer), Fervacques (Fervaques)
Jean le Rouyl, Les Loges
Guillaume de Neuville
Pierre du Mesnil
Jean Amyot, Orbec
Jean du Vieu, R. et d. a v.
Jean Cuillier, R. et d. a v.
Thomas Eusr-tache, Saint-Paul-de-Courtonne
Jean de Belleau, Cheffreville
Guillaume Fouquet, La Vespière
Ancelot de Neuville, Courson
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1471 – Tonnencourt
 » En 1471, Anne de Lyée, fille de Robert de Lyée, seigneur de Belleau, de la Fosse-du-Bois et de Tonnancourt, et de Catherine de Querville, épousa Guillaume de Guerpel, sieur des  Loges, Montchauvel et Avernes, lieutenant à Exmes ».
= DUBOURG, Les Guerpel, Cité par Henri PELLERIN, PAR, 12, N° 5, Mai 1962, pp. 10-11

1476, 13 mai – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie de contract passé devant lesd. tabellions (d’Orbec) le treiziesme  de May mil quatre centz soixante et seize, par lequel le Sr. Baron de Ferrières auroit octroié la mainlevée à Jean de Neufville, tant du fief de Courson, à luy apparteant, que d’un demy fief nommé le fief de Belleau, tenu par parage dudit Jean de Neufville, à charge d’en faire les foy et hommages, payer les droits seigneuriaux et en bailler adveu.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, pp. 31-32

1486-1781 – Formentin, Manerbe, Notre-Dame-de-Courson
– Le Lièvre à Caen, Cahagnolles, Formentin, Manerbe, Notre-Dame-de-Courson, Saint-Martin-de-Mailloc; Saint-Cornier-des-Landes, Orne
= AD 14 2E 551 (8 p.)

1487, 15 mars – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie d’adveu baillé par ledit Jean de Neufville audit Sr. Baron de Ferrières dud. fief de Courson, le quinziesme Mars mil quatre centz quatre vingt-sept.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1489, 27 mai – Tonnencourt
« Mandement du bailly d’Evreux ou de son lieutenant au siège d’Orbec obtenu par Robert de Lyée, Sr. de Belleau et de Thonnencourt, le vingt septiesme May mil quatre centsquatre vingts neuf.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1490, 23 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Accord et transaction faicts devant lesd. tabellions de Lizieux, le vingt troisiesme Apvril mil quatre cents quatre vingt dix, entre les Doyen, chanoines et chappitre de l’église Saint Pierre de Liizieux, d’une part et Mre Jean Guermont, chappelain de la chaelle St. Michel de Belleau, en lad. parroisse de Notre dame de Courson, et Robert de Lyée, Sr. dudit lieu de Belleau, seigneur patron de lad. chapelle, joinct avec led. Guermont, d’autre part, par lequelle lesd. chanoines auroient accordé que led. Guermont perceust la tierce gerbe d’une pièce de terre y mentionnée assise en lad. parroisee de Courson aux charges et conditions y insérées ».
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, pp. 32-33

1490, 27 mai – Notre-Dame-de-Courson
Aveu rendu à noble homme Jean de Belleau, écuyer, seigneur du fief de Belleau, par Jehan Lemercier, pour une pièce de terre en pré (au ténement des Massuries ?) contenant acre et demie, jouxte d’un côté la rivière de Touques, d’autre côté plusieurs boutiers de champs, d’unbout Jehan Lejeune, d’autre Tassin Clerdot, tenue par un denier maille au terme Saint-Michel.
= Arch. SHL.  9 FA. Parch. 1 p. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1524
Si ensuit les noms des personnes nobles en l’élection de Lisieux…
19
19. f° 158.
La parr. de Nre. Dame de Courson Thom. de Neufville et de Courson. Jeh. et Richard ditz de Bellemare et de saint Paoul de Courson ont fait appor. de leur généalogie.
Fait par Jacqz. Le Roy et Jehan Hédiard esleuz de Lisieux le 6 de febvrier 1524.
= Arch. SHL. Papiers Ch. Vasseur, portefeuille 3. Fonds Gaignières.

1525, 1er septembre – Notre-Dame-de-Courson
Me Guillaume Deschauffour, prêtre curé de l’une des portions de saint-Germain-la-Campagne achète à Henry de Neufville sieur de Courson, une pièce de terre en jardin avec maison à Notre-Dame-de-Courson moyennant cent livres tournois.
= Tabell. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1533, mercredi 11 décembre – Notre-Dame-de-Courson
Accord entre le chapitre et Me David Le Tellier, prêtre licencié en chacuns droits curé et recteur du bénéfice de Notre-Dame-de-Courson, avocat de court d’église, au sujet des grains en novalles de lad. paroisse chacune des parties disant lui appartenir.
Le Chapitre, tenant compte du consentement dud. Letellier, et voulant augmenter sa pension, lui accorde trente livres tournois à prendre chacun an sur le plus cler des deniers venant de cette dîme.
= Tabell. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1533-1559-1562-1568-1589 – Notre-Dame-de-Courson
« Autres copies d’adveux rendus à Thomas, Geuffroy et Gabriel de Neufville, sieurs de Courson par les personnes y desnommées les vingts Juillet et dix-neufviesme Septembre mil cinq centz trente trois, sieziesme Juing mil cinq centz cinquante neuf, pénultiesme Janvier mil cinq cents soixante deux, dernier Janvier mil cinq centz soixante huict, neufiesme et quatorziesme Juing mil cinq centz quatre vingt dix neuf…
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 32

1538, 7 novembre – Notre-Dame-de-Courson
« Copie d’acte exercé par devant le sénéchal de la baronnie de Ferrières le septiesme Novembre mil cinq cents trente huict, par lequel Eustace de Lyée se seroit présenté pour faire les foy et hommage et paier le relief deu à la dame baronne de Ferrières, à cause d’un demy fief noble de haubert nommé Tonnencourt, situé en la paroisse de Tonnencourt.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1540
Recherche des Elus de Lisieux
9
Nôtre-Dame-de-Courson
13
Mre Jean Clairdonant et Mre Jacqiues le Verd, prêtres, accusés de dérogeance, savoir ledit Jean, pour marchandise de bœufs et vaches et ledit Jacques pour tenir héritages à ferme à moitié, ont été condamnés par défaut. Vu le rapport fait contre eux, le procureur du roi a requis que les dits prêtres fussent assis.
14
Thomas de Neufville, Sr de Courson, pour justification de sa généalogie et ancienne noblesse, a produit plusieurs lettres et écritures par lesquelles il est apparu, que messire Raoul de Neuville, chevalier, premier nommé en ladite généalogie, étoit titré écuyer en décembre 1270. Le procureur du Roi a requis qu’il vérifie sa descente dudit Raoul
le n° 28.
15
Jean de Lyée, Sr de Belleau et de Bigards, p. 10 pour lui et pour son oncle, Henri de Lyée, demeurant à Tonancourt, a baillé sa généalogie commençante à Robert de Lyée, écuyer, et damoiselle Marguerite, sa femme, vivants le 15 décembre 1345, et lui a dit fournir descente, suivant les lettres par lui produites, dont la copie est demeurée au greffe.
16
Jean de Belleau, Sr du lieu et d’Ocainville (Auquainville), a fourni sa généalogie avec Pierre de Belleau, de Saint-Paul-de-Courtonne).
= LABBEY de LA ROQUE, P.M.E., Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1545, 15 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Autre acte exercé du quinziesme Apvril mil cinq cens quarante cint, contenant la présentation faicte par Jean de Lyée, Sr. de Belleau de la personne de Guillaume de Lyée au bénéfice de lad. Chappelle de Sainct-Michel, scituée en lad. parroisse de Courson; le droit de patronage de laquelle chappelle appartenoit aud. Jean de Lyée à cause de sad. terre et syeurie de Belleau.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1562
75 64 – Gieufroy de Neufville, escuyer, sieur de Courson XX l [38]
65 – Jehan de Lyaye, escuyer, seigneur de Belleau assis à Courson, de Bigars et la Fosse XII L [39]
66 – Jehan de la Noé, escuyer, seigneur du Bois-Hiboult. XX L [40]
67 – Jehan de Belleau, escuyer, seigneur du lieu et pour le fief Sainct Aulbin. XL L[41]
= LEBEURIER P.-F., Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.

1567, 28 juin – Notre-Dame-de-Courson
Aveu rendu à geffroy de Belleau, sieur du lieu, par Jehan Cudorge, pour l’aînesse des Benestières contenant 5 acres 1 vergée. La veuve Henry Mouton en tient deux pièces, François Cudorge et ses neveux Guillaume Cudorge, tenue par 10 sols au terme Saint-Michel, 5 sols à la Foire du Pré, 2 chapons à Noël, 10 sols à la Chandeleur et 6 gélines à Carême prenant.
= Arch. SHL.  9 FA. Parch. 1 p. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1587, 11 avril – Tordouet
Par devant Robert Prestot et Etienne Fromyn, tabellions au siège d’Auquainville, Pierre Leprévost, receveur de la paroisse et seigneur de La Croupte, vend et transporte à François Lescurey, de Tordouet, 1 écu 5 sols ts. de rente. Témoins: Claude Cudorge, bourgeois de Fervaques et Bonaventure Vastine, de Courson.
= Arch. SHL, Parchemin.

1598, 4 mai – Notre-Dame-de-Courson
Accord et transaction entre Richard Ruchard, bourgeois de Lisieux demandant le paiement de 82 écus 22 sols 6 deniers, dus par feu Geoffroy de Belleau, en son vivant écuyer, sieur du lieu et de Saint-Aubin, que par noble homme Charles de Belleau fils aîné dudd. défunt et par damoiselle Charlotte de Vieux-Pont, veuve dud. défunt. tant pour drap baillé pour les funérailles dud. défunt que autres denrées livrées aud. défunt de juin 1595 et cédules du 21 janvier 1588 et 16 octobre 1595.
= Arch. SHL.  9 FA. Minute papier 2 ff. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Analyse Et. Deville.

1599, 1er et 21 septembre – Notre-Dame-de-Courson
1600, 6 et 7 juin – Notre-Dame-de-Courson
« Copie de l’enquête faicte par le bailly d’Evreux, ou son lieutenant aud. siège f’Orbec, instance dud. Gabriel de Neufville, Sr. de Courson, sur le différend meu entre luy et Charles de Belleau, sieur du lieu, touchant la préséance et droits honoraires en lad. église de Courson des premier et vingt et ung Septembre mil cinq cents quatre vingt dix neuf, sixiesme et septiesme Juing mil six cens.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1600, 2 mai – Notre-Dame-de-Courson
« Procès verbal de l’accession faicte par les Juges, des bancs et places contentieuses entre led. Sr. de Courson et led. Charles de Belleau, du deux May aud. an.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1600, 4 septembre – Notre-Dame-de-Courson
« Autre coppie de sentence donnée aud. siège d’Orbec le quatriesme Septembre aud. an par lequelle avroit esté ordonné que led. de Neufville Sr. de Courson joyroit des honneurs et prérogatives dont est question, au préjudice dud. de Belleau, comme aussy la Damoiselle femme dud. Sr. de Courson préféreroit aud. honneurs et prérogatives la Damoiselle femme dud. de Belleau, le tout par provision et sans caution.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1601, 16 février – Notre-Dame-de-Courson
« Arrest de lad. Cour du seize Febvrier mil six cents ung, par lequel auroit esté ordonné que, sans préjudice de l’appel interjeté par led. Charles de Belleau, lad. sentence (du 4 septembre 1600) seroit exécutée par provision.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1602, 8 juillet – Notre-Dame-de-Courson
« Du huictiesme. Juillet 1602, devant les tabellions du siège d’Aucquainville, fut présent vénérable et discrète personne Maistre Pierre Lecesne, prébendé, curé de Marnese, lequel s’est soumis et obligé et par ce présent de submect et oblige envers très haut et très-puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, Chevallier des Ordres du Roy, lieutenant -général pour Sa Majesté  en Normandie, duc de Graney, pair et mareschal de France, absent, stipulé par la Dame son épouse, de norryr et entretenyr les chiens dudict Seigneur de tout ce qui conviendra pour le temps et espasse de deulx ans, commençant au premyer jour d’Aoust prochain venant et finissant lesdits deulx ans, etc., et avec ce, ledit prébendé se submet et oblige payer à Robert de Villiers la somme de quarante escus sol par chacqu’un an présents, et à Jehan Alabarbe la somme de trente trys escus ung tiers, vallant cent livres, quy sont les vallets de chiens dudict Seigneur; paîables lesdites sommes par cartier de trois moys en troys mois.
« Et est lad. sujection faicte au moïen et parce que la dicte Dame faisant fort dud. seigneur, fera jouyr ledict prébendé, durant ledict temps de deulx ans, de la disme de Nostre-Dame-de-Courson, sans en excepter ny retenyr aulcune chose. Promectant lesdites partyes le contenu en se présent tenyr, etc. sur biens, etc. Présents honnestes hommes Charles Moullin, sergent, et geffrey Moullin des Loges, tesmoings »
Anne d’Allègre – Lecesne, C. Moullin, G. Moullin.
Leschangeur et Lefront tabellions.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, pp. 36-37.

1604, 25 juin
Aveu par Charlotte des Ursins, de la baronnie de Ferrières…
84
« D’icelle ma baronnie il y a un membre dépendant appelé terre et seigneurie d’Auqueinville, scitué et assis en ladicte vicomté d’Orbec, audit bailliage d’Evreux, lequel fief est dépendant et du corps d’icelle baronnie, qui s’es­tend en la paroisse dudit lieu d’Auquainville, Saint-Aubin-sur-Auquainville, Notre-Dame-de-Courson, Fervaques, le Croutte, Saint-Pierre-de-Courson, Thon­nencourt, le Mesnil-Germain, Prestreville, Saint-Jehan-de-Livet, Bellouet, Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs…
 » Laquelle ma baronnie consistoit antiennement en quatre chasteaux et maisons fortes, scavoir est ledit lieu de Ferières, Chambrays, Aucquainville et Saint-Aubin-sur-la-Mer, lesquels chasteaux et maisons fortes, en tant que pour lesdits lieux de Ferrières, Aucquainville et saint-Aubin-sur-la-Mer sont à présent ruinés, lesquelles ruines sont provenues des anciennes guerres ainsi qu’il apparoist encores de présent par les ruynes et vestiges encore apparentes sur les lieux et tesmoignages des anciens, ex auditus auditu. Et à cette occasion ne m’est resté que le chasteau et forteresse dudit lieu de Chambrais, encore de présent édiffié, lequel est assis en la paroisse et bourgeoisie de dudit lieu de Chambrais en son integrité, me compete et appartient, auquel lieu et bourg de Chambrais j’ai droict de foires et marchez dont les coutumes me competent et appartiennent. Auquel chasteau de Chambrais j’ai droit de guet et de garde à iceluy sur mes hommes tenants et subjets, selon l’éstat et étendue de les tennemens, comme aussi audit lieu d’Aucquainville, membres dépendants du corps de madicte baronnie, avec droict d’y mettre un capitaine qui a droit p. 85 de prendre par chacun mois sur mes dits hommes et sur chacun d’eux en deffault de faire le guet en personne cinq deniers en temps de guerre, et trois deniers en temps de paix, tout ainsi qu’il est accoustumé aux villes closes frontières de la mer en ce païs et duché de Normandie…
88
 » Item, en icelle ma baronnie, j’ai cinq manoirs et mitarys, qui sont de mon doumaine non fieffé, l’une et la première, nommée Marbonne, assis en la paroisse de Grandchamp, en laquellez y a maisons, granges et édiffices, colombier, plant et jardiniges, avec plusieurs terres, et jusqu’au nombre de soixante dix acres ouen viron, compris et compté ledit manoir et jardianige qui consiste en revenu de grains et jardinaiges.
 » L’autre est assis en la paroisse de Ferrières, nommée la Simonnyère, auquel comme dessus y a manoir, maisons et ediffices, plant et pasturaiges, herbaiges et terres labourables, jusqu’au nombre de cinquante livres ou environ.
 » L’aultre assis en la dicte paroisse, nommée la Coulture sur Ferrières, auquel y a manoir, maisons et ediffices et consiste tant en plant et herbages que terres labourables qui peuvent contenir en tout le nombre de quarante p. 89 acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste seulement en grains, herbaiges et fruictaiges.
 » L’aultre manoir est assis en la paroisse du Prieuré du Bosc-Morel, nommé le Coullombier, auquel y a manoir, ediffices, plant, jardinaiges et herbages, avec terres labourables jusqu’au nombre de quatre-vingt acres ou environ, tout compris, dont comme dessus le principal revenu est de grains, fruictaiges et herbaiges.
 » L’aultre manoir qui est assis en la paroisse de Chambrais, jouxte mon chasteau dudit lieu, appelé le Montallard, auquel comme dessus y a manoir et ediffices, plain pasturages et terres labourables jusqu’au nombre de cinquante acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste en grains, fruictaiges et herbaiges, au comprins de laquele ferme y a une garenne à connins qui peut contenir six acres ou environ.
 » A tous lesquels manoirs j’ai droicture de place de colombier, a present non ediffiez, prierres, corvées de bestes et droict de parc et de prison pour le soulagement de mes sujets, où ils peuvent emprisonner et emparquer toutes bestes treuvez en doumaige….
91
« … Et en ma dite terre et seigneurie d’Aucquainville, qui est un membre deppendant et du corps de ma dicte baronnie, j’ay court et usage, justice et juridiction haulte, basse et moyenne, qui est exercée par mes officiers en ladicte baronnie de Ferrières. Touttefois à présent je n’en use que de basse et de moyenne, par protestation que ce présent ne pourra justifier au rétablissement de ma dicte haulte justice, jouxte mes chartes, titres et scriptures comme devant est dit; j’ai aussi en icelle terre d’Aucquainville, hommes, hommages, doumaines fieffé et non fieffé, rentes en deniers, grains, oeufs, oyseaulx, corvées de bestes et de gens, moullin à bleyd faisant à présent de bleyd farine, rivière, pescherie, place de moullin à draps et acquitz d’iceulx sur toute icelle sieurie. Ausquelz moullins, qui s’extendant à plusieurs paroisses, les habitants desquelles en tant qu’il y en a de reseantz sur ma dite baronnie, sont subjects et baoniers, et tenus venir moudre leurs grains aux dits moullins à bleyd, payer verte moutte sur le champ pour les non reseants, et habiller ou faire habiller leurs p. 92. draps et aultres manufactures de laine, le cas offrant audit moullin à dras, quand il est en estat deub, ou bien payer l’acquit pour ce deub, premier que de faire fouller ny habiller ailleurs sur le danger de la forfecture comme il a esté prédéclaré, avec reliefs et XIIIe.
 » Item, au bourg et bourgeoisie du dict lieu d’Aucquainville, j’ay droict de prendre sur chacune masure douze deniers de rente nommée sens, par chacun an, au jour saint André, et est l’usage tel ainsy qu’il est au chef et bourgeoisie de Chambrais, que sy lesdites masures estoient separez et que d’icelles fussent faicts plusieurs lothz, partiages et separations, me seroit deu par chacun des tenantz d’iceulz lothz douze deniers de rente censive par chacune masure ou place assis à la dite bourgeoisie; au contraire, sy les dits lots ou divisions d’icelles masures divisez par partages ou autrement estoient reunys et remis à une ne me seroit deu que douze deniers de rente censive, tout ainsi qu’il est contenu en ladite bourgeoisie de Chambrais.
 » M’est aussy deu par lesdits bourgeois d’Aucquainville pour chacune masure, une journée de fennaige à mon prey des Boys, à présent nommey les Hommes, à la semonce l’un de l’aultre lorsqu’il est faulché, pour réduire en foing, sur peyne de l’amende au cas appartenant. Item, sont tenus lesdits bourgeoys pour chacune masure à lever et charger le boys en ma charette pour tout ce que j’aurai à besongnier pour réedifier mon manoir et chasteau du dit lieu d’Aucquainville.
 » Item, en la terre de Fervacques, tenue nuement de moy, par un plain fief de haubert, y a certain nombre d’hommes qui a raison de leurs masures assis au dict lieu de Fervacques et Courson, aussy tenus de moy en bourgeoisie, lesquelsz sont tenus de faire le guet la veille de la feste Nostre Dame Chandelleur et garder la foire dudict lieu d’Aucquainville seante audit lieu le dit jour et veille Notre dame par chacun an, depuys le midy veille d’icelle foire jusques a lendemein dicelle feste heure de vespres, et doibvent iceux hommes payer chacun un denier de coustume au dit jour de foire, et a raison de ce sont francs de coustume audit bourg et marché d’Aucquainville de vendre et achepter pour leur usage et d’estaulx, ainsy comme sont les bourgeois d’icelluy Aucquainville.
« Item ay aussy hommes subjects à amener les meulles de mon moullin d’Aucquainville et les aller quérir entre les quatre ports de Normandie et au lieu où il me plaist les achepter et à leurs despens, et dont j’en suis en possession.
« Item sont subjects à aultres faisances qui s’appelle baon de trois ans, qui est à entendre que chacun homme doit prendre à mon baon quatre potz de sildre au prix qu’il sera vendu toutefois que vouldray tenir mon dict baon et qu’il sera publié. Et sy chacune masure dont ilz sont tenantz sont subjectz entretenir les excluses de l’eaue, de per de meulles d’icelluy moullin d’Aucquainville, lesquelles subjections sont nommez et appelez per de meulles, et le tout amener et faire à leur dépens au moyen qu’ilz ont leur mouldre à mon dit moullin et demie moulture et à desguerner.
 » D’avantaige, j’ai droicture de corvez de bestes trayantes à harnais et regessantes sur icelles masures bourgeoises et sur plusieurs aultres tennements tenus de moy.
 » Item, ay terres labourables en plusieurs pièces le nombre de vingt acres ou environ.
 » Item, j’ay en ladicte branche et membre d’Aucquainville du haut boys et atillis, comprins les desgatz desdits boys taillis, de présent estant en pasturaiges, le nombre de deux centz dix acres  ou environ, en plusieurs pièces, letout assis en la paroisse du dict lieu d’Aucquainville, et sont iceulx boys hors du tiers et danger du roy nostre sire, parce qu’ilz sont subjectz payer dixme.
« Ausquels boyz boys ay droicture de panaige et arrière panaige, et ausquelz boys les hommes et subjectz du dit lieu d’Aucquainville ont droicture d’empanaiger leurs pourceaulx en payant pour chacun pourceau chacun an deux deniers, excepté les bourgeois qui ne paient que ung denier et ce sur le danger de forfecture, en cas que iceulx hommes et bourgeois seroient deffaillanttz d’empanaiger leurs pourceaulx et qu’ilz fussent trouvez sur la dicte terre, le dict panaige durant, dont la confiscation m’est adjugée par ma justice, ainsi qu’il est ci-devant contenu en l’article du dict panaige de ma dicte forest de Chambrais dépendante du chef de ma dicte baronnie.
 » J’ay aussi en icelle terre d’Aucquainville p. 93, foire au dict jour de veille de Chandelleur et marché par chacune sepmaine au jour de samedy, auxquelz j’ay coustume, travers, droicture de gaulge, poix, marc et ballence, mesures, couraterye à poesson, languiage de pourceaulx, appréciation de vns et brevaiges, et pain vendu en détail, droict de pollice et aultres droictures, préminences et libertez sur mes dictz hommes, comme j’ay en ma dicte baronnie et lieu de Chambrays; le manoir sieurial et plazce et chasteau d’icelle terre d’Aucquainville est de présent en ruine, advenuz par les anciennes guerres, comme dict est, laquelle terre d’Aucquainville a esté de tout temps baillée à ferme, et encores y est de présent….
99
« Tenures nobles en la branche d’Aucquainville »
« Messire Guillaume de haultemer, chevallier des ordres du roi, mareschal de France,
« Tient de moy, par foy et hommaige de ma dicte baronnie de Ferrières, sous l’étendue de ladicte branche et membre d’Aucquainville, le fief, terre et seigneurie de Farvacques, par un plain fief de haubert, qui s’estend en ladicte paroisse de Farvacques, Aucquainville, Saint-Aubin-la-Croulte et aux environs, auquel fief il y a court, usaige, justice, jurisdiction, hommes, hommaiges, relliefs, XIIIemes, aydes coustumières, corvez de bestes, droit de fennaiges, prévosté et toutes aultres droictures, libertez et privillèges à fief de haubert appartenant.
« Auquel fief il y a manoir, maison, moullin à bleyd faisant de bleyd farine, auquel il y a moultes vertes et seiches, avec un moullin à pappier de présent en ruyne et à fondz, rentes et deniers, grains,oeufs, oyseaulz, cire, poyvre, pallettes à jouer à la paulme, et autres espèces de rentes et dignitez comme à plain fief appartiennent.
« Il consiste aussy en doumaine fieffé et non fieffé, en grand nombre d’héritages, tant en terres labourables que non labourables, preys, boys, tant de fustays que taillis, que pasturaiges.
« Du quel fief de Farvacques dépendent plusieurs fiefs et arrières-fiefz, scavoir:
Le fief de Saint-Aubin, tenu par les héritiers et représentants le droict de damoiselle Maguerite Coullomp, héritière (?) de feu Robert Coullomp, en son vyvant écuyer, pour un plain fief.
 » Les fiefs de Querville et la Rivière, assis à Prstreville, tenu par un demy fief de haubert, par hector de Querville, escuyer.
« Le fief de Granval, assis en la paroisse du Mesnil-Germain et aux environs, tenu par les représentants le sieur de Goupigny, tenu par un quart de fief.
« Le fief de Thenney, assis en ladicte paroisse, tenu par les représentants Richard Aufrey, tenu par un quart de fief.
« Le fief des Castellets,  assis en la paroisse de Farvacques, Notre-Dame-de-Courson, Cernay et illec environ, tenu par les héritiers Denis de Pomollain par un quart de fief.
« Le fief du Verger, assis en la paroisse de Farvacques, tenuu par les représentants François de Louvières, esquyer, par un huitième de fief, dont les tenantz d’icellui fief me sont tenus faire par chacun an six livres de rentes et faisances et charges dessus dictes.
 » A cause et raison duquel fief de Fravacques le dict de haultemer lm’est tenu par luy et ses soubz tenantz en foy et hommaige, garde noble le cas advenant, et en quarante jours de garde en mon château de Chambrais quand le roy nostre syre demnde son ost, avec relliefs, XIIIe, aydes féaux et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et subjections, charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en sa dicte branche d’Auquaincville.
 » Item les hoirs Jouachyn Gosselyn, vivant escuyer, tiennent de moy, ung quart de fief nommey le Mesnil-Germain, assis en ladicte paroisse, à cause du quel ilz me sont tenus en foy et houmaige, relliefs, XIIIe, avec dix jours de garde en mon château de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres nobles de ma dicte baronnie, et aussy me font par chacun an unze livres de rentes sieurialle, à cause du dict fief, avec les p. 100. aydes coustumières, charges et subjections devant declarez. » Item, Gabriel de Neufville tient de madicte baronnie un plain fief de haubert, nommey le fief de Courson, assis en la dicte paroisse et environs, en foy et houmaige, auquel fief y a justice et juridiction, homms, hommaiges, reliefz, XIIIe, rentes en deniers, grains, oyseaulx, relliefz, XIIIe, service de prévosté et aultres dignitez et privillèges à palin fief appartenant, au quel fief, y a doumayne fieffé et non fieffé, manoir, maisons coullombier, terres labourables et non labourables, boys brières et pasturage de grand estendue.
 » Item, du dict fief de Courson sont tenus plusieurs fiefz:
 » Premièrement le fief de Poys, que tient à présnt le seigneur de Farvacques, mareschal de France, par un quart de fief.
« Le fief de la Cauvinière tenu par les hoirs de feu gabriel des Hays, vuyvant escuyer, par un quart de fief.
 » Le fief de Lortyer tenu par françois Cuillyer, escuyer, par un quart de fief.
 » Item, le fief des Hayes tenu par Me Jean Baptiste des Hayes, tenu par un sixiesme de fief, assis en la dicte paroisse Notre dame de Courson.
 » Item,les représentants le roict des religieux, abbé et couvent du Val Richer y tiennent un quart de fief nommé le fief de Sedouet, assis en la dicte paroisse de Notre Dame de Courson.
 » A cause et raison du quel plein fief de Courson, le dict de Neuville m’est tenu, pour lui et ses sous tenantz, en foy et hommaige, garde noble le cas advenant et en quarante jours de garde en mon chasteau de Chambrais, quand le roy nostre sire mande son ost, avecques relliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en ladicte branche et membre d’Aucquainville.
 » Item, damoiselle Magdelaine de Bonnechose, veuve de feu David de Bernières, vyvant escuyer, sieur de Percy, tient de lmoy en ma dicte baronnie, branche et membre du dict Aucquainville, un quart de fief assis au dict lieu d’Aucquainville et aux environs, à cause du quel la dicte de Bonnechose m’est tenue pour elle et ses soubz tenantz en foy et hommaige, en garde noble le cas offrant, et en dix jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement de ma dicte baronnie en la dicte terre d’Aucquainville, avecques relliefs, XIIIe, aydes féaulx et coustumières quand ilz eschient et le cs s’offre, et aultres charges et subjecions, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte branche d’Aucquainville.
 » Item, le dict sieur de Farvacques, mareschal de France, tient de moy, comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de la Suhardière, qui fut François Louys, escuyer, à cause de quoi il m’est tenu en foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
 » Item, Charles de Belleau, escuyer, tient de moy, par foy et hommaige ung demy fief de haubert, nommé le fief de belleau qui fut Richard de Belleau, à court et usaige, assis en la dicte paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel fief il m’est tenu pour luy et ses soubz tenantz, en garde noble, le cas advenant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais quant le roy nostre sire prend son ost ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz p. 101. noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
 » Item, Gabriel de Liéez, (de Lyée), escuyer, tient de moy, comme dict est, en la dicte branche d’Aucquainville, un demy fief de haubert nommey le fief de Belleau, assis en la dicte paroisse de Courson et m’est tenu faire, pour luy et ses soubz tenantz, foy et hommaige, et en garde noble, le cas offrant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
 » Item, les héritiers de Adrien Le Boctey, vyvant escuyer, tiennent de moy ung huitiesme de fief de haubert nommey le fief de la Houssaye, assis en la paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel ilz me sont tenus faire foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
 » Item, les héritiers de feu Charles de Lyée, vyvant escuyer, tiennent de ma dicte baronnie en la branche d’Aucquainville, ung demy fief de haubert, nommey le fief de Thonnencourt, assis en la dicte paroisse de Thonnencourt et du Mesnil-Germain, à cause du quel ilz me sont subjectz en foy et hommaige, droict de garde noble, le cas offrant, avecques vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe, aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
 » Je tiens en ma main le fief du Cardonnel, assis en la paroisse du Mesnil-Germain, le quel fief consiste seulement en doumaine fieffé, sans qu’il y ait aucun doumaine non fieffé, duquel fief je suis en procès avec les héritiers du sieur Thonnencourt qui veulent dire le dict fief estre du comprins dudit fief e Thonnencourt, ce que j’ay toujours contredist, comme soutenant qu’il m’appartient.
 » Item, le dict sieur mareschal de Farvacques, tient comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de Sedouet, qui fut aux religieux du Val-Richer, subject de me faire rentee au terme Sainct Michel seize reez de bleyd et seize reez d’avoynne, avecques touttes les aultres charges et subjections dessus dictes, ainsi que les aultres hommes tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville, comme dict est.
 » Les héritiers ou représentantz le droict de la femme du sieur d’Enneval tiennent une portion de fief assis en la paroisse du Mesnil Rury (Mesnil-Oury), à cause de la quelle ilz me sont tenus faire foy et hommaige, reliefz, XIIIe, et aultres deubz et debvoirs sieuriaux quant ilz eschient et le cas s’offre, lesquelles foy et hommaiges le sieur de Cleres m’est tenu apporter; et s’y est subject envers moy icelluy fief en sa portion de l’ayde d’ost quant il plaist au roy nostre syre prendre ses services.
= Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes, Evreux, 1869, t. II, p. 83 sq.

1610, 7 et 8 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Mandement de gage-plège dud. bailly d’Evreux ou son lieutenant, du septiesme Apvril mil six cens dix obtenu par led. Gabriel de Neufville, intimé pour faire deffenses aud. de Lyée, appelant, d’usurper et de s’attribuer lesd. droits honoraires à son préjudice. Exploit dud. mandement du huictiesme jour dud. mois et an. Autre mandement obtenu par led. de Lyée, led. jour huictiesme Apvril, pour estre receu opposant à l’encontre du gaige-plège intenté par led. de Courson.
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, p. 33

1610, 7 et 8 avril – Notre-Dame-de-Courson
1615, 18 mars
« Mandement de gaige-plège dud. bailly d’Evreux ou son lieutenant, du septiesme Apvril mil six cens dix obtenu par led. Gabriel de Neufville, intimé pour faire deffenses aud. de Lyée, appelant, d’usurper et de s’attribuer lesd. droits honoraires à son préjudice. EXploit dud. mandement du huictiesme jour dud. mois et an. Autre mandement obtenu par led. de Lyée, led. jour huictiesme Apvril, pour estre receu opposant à l’encontre du gaige-plège intenté par led. de Courson. Exploit d’icelluy du quatorziesme jour dud. mois et an. – Antre mandement octroié aud. de Neuville, Intimé par le bailly d’Evreux ou son lieutenant, le dix neufiesme jour dud. mois d’apvril, pour faire comparoir led. de Lyée afin de procéder sur lad. opposition. Exploit dud. mandement du vingtiesme jour dud. mois et an. Plusieurs actes de procédures sur ce faites aud. siège d’Orbec. – Requeste présentée à lad. Court, par led. de Lyée appelant, le dernier jour de Febvrier dernier (1615), afin de faire la transcription de pièces nouvelles, laquelle requeste auroit esté ordonné de faire monstre à partie pour y bailler interdictz. – Notification au contraire par ledit appelant avec la réponse dud. Sr. de Courson à lad. requeste. – lad. production nouvelle. – et tout ce que lesd. paties ont respectivement clos, mis et produict par inventaire par chacun, lad. Court tout considéré.
« Il sera dict que la Court a mis et met lesdites interpellations et ce dont appelé au néant. Et faisant droit sur le principal, a maintenu et gardé, maintient et garde ledit de Neufville définitivement aux droitz de présence et honneurs honorificques en lad. église Notre dame de Courson, au préjudice dud. de Lyée, Sr. de Belleau, sans dépens.
(La minute signée: de Faucon et de Mathan)
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, pp. 33-34

1618, 15 avril – Notre-Dame-de-Courson
« Du jour de Pasques, 15e Apvril 1618 devant les tabellions du siège des Moutiers-Hubert, furent présents noble homme Gabriel de Neufville, seigneur de Courson, Charles de Belleau, seigneur dudit lieu et de Canapville, Gabriel de Lyée, seigneur de Belleau, la Fosse et Bigards – et Simon Morin, Robert Levigneur, Colas Foucques, david Bellières, Charles Vastine, Pierre Morin, Robert Lebourgeois, Jacques Morin, Bonadventure et Jacques, dictz Levigneur, Jacques Blandin, Marin Motte, Jean Lebrethon, Thomas Leboullenger, Estienne Marguerye, Jacques Houssaye, Geffrey Lechangeur, Charles Pinchon, Pierre gaillard, Estienne Chesnovary, Geffrey Nicolle, Jehan Gaillard, Louys Auger, Pierre Dassyer,, et Thomas Cudorge, paroissiens de Notre dame de Courson, lesquels constituent procureur pour se présenter, au nom de la généralité et communité de ladicte parroisse, en la Court de Parlement, à Rouen, en la cause y pendante entre vénérable et discrepte personne Maistre Jacques Harenc, prébendé, curé de Notre-Dame-de-Courson, d’une part, et Messieurs les Chanoynes du chapitre de l’Esglize cathédralle de Lisieux, d’autre part, touchant la dixme en grains de ladicte parroisse ou partye d’icelle, prétendue par ledict Curé; et là remonstrer que, combien que leur dicte parroisse soyt de grande extendue, peuplée de notables familles tant nobles que roturyères, voire une des premières et plus renommées du diocèze de Lizieux, consistante en dixme de grand revenu, spéciallement en grains, quy peut valloyr de sept ou huict cens livres ts. de ferme revenant chacqu’un an au singulier proffict dudict chappitre; – Et que ledict Curé auroyt seulement le revenu des fruicts quy ne sont ordu)inayres, ains subjects aux mauvaises influence de l’ayr, en sorte qu’il n’en percoyt le plus souvent que pour son usaige, acecu les menues dixmes quy sont de très petit revenu tellement qu’il n’auroit moyen de fayre actuelle résidence en son manoyr presbytéral, ny soit assister de vicayre et aultres gens d’esglize pour cellébrer avecq luy le divin service, et administrer les saincts sacremens aux personnes demeurantes en icelle parroisse, quy peuvent bien estre sept ou huict cens communyants; – à cause de quoy il auroyt plusieurs messes discontinuées, spéciallement une première messe de Nostre-Dame, quy auroyt accoustumé estre dicte le jour du dimenche à laquelle assistoyt grand nombre de peuple pour louer et servyr Dieu; – Et supplyer ladicte Court d’avoyr esgard à ladicte remonstrance, et pourveoyr audit curé ce qui est nécessaire pour son entretien et d’aultres gents d’églize, sans l’assistance desquels il ne pourroyt deubment s’acquitter de sa charge combien qu’il soyt homme fort dilligent et capable.
= « Minutes du tabellionnage des Moutiers-Hubert, conservées au notariat de Livarot ».
= RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, pp. 35-36.

1625 – Survie
Titres justificatifs du droit qu’ont les décimateurs de Survie de percevoir la dîme pour les terres converties de labour en herbe – Accord entre François Dellyer (de Lyée), chevalier, seigneur de Tonnencourt-­le-Couldrey et Heurtevent, Saint-Jean-de-Livet et Saint-Martin-de-la-Lieue, et François Hardy, prêtre, curé de Tortisambert, doyen de Mesnil-Mauger, au sujet de trois pièces de terre ci-devant en labour et depuis converties en herbage
61 – H. 1756 –

1660, 2 mars – Notre-Dame-de-Courson
Le deuxe. jour de mars l’an mil six cents soixante. Par devant Gabriel Camus, tabellion royal en la Vicomté d’Orbec pour le siège des Moustiers Hubert, et Me Charles Lecourtois son adjoint, fut présent en personne Révérend Père en Dieu, Messire François de Belleau, conseiller omosnier du Roy, abbay de l’abbaye de Nostre Dame d’Ollivet, et prieur de Montargis, lequel désire rendre Dieu dispositeur de quelque partie des biens temporel dont il reconnoist avoir esté gratifié par la bonté infinie, et les consacrer à son honneur et à sa gloire, a dict et déclaré qu’il veut et entend, tant en son nom qu’en qualité des enfants mineurs de deffunct Messire Charles de Belleau, vivant chevalier, seigneur de Belleau-Belleau, ses arrières-neveux, fonder et ériger à perpétuité, dans le manoir seigneurial dud. lieu de Belleau-Belleau, paroisse de Notre-Dame-de-Courson, diocèse de Lisieux, et lieu de l’extraction et famille originaire de ladite seigneurie de Belleau, une chapelle et église, à laquelle fin ledit seigneur abbay promet et s’oblige de la faire bâtir et construire dans un an du jour des présentes, à l’endroit et place où il a déjà temps le divin service sous le bon plaisir de monseigneur illustrissime  Evesque et comte de Lisieux; laquelle chapelle il désire donner et ériger en bénéfice perpétuel en l’honneur de l’auguste Trinité, du très saint nom du verbe Incarné et de sa très glorieuse Mére, sous l’invocation du bienheureux saint Hubert, que ledit Seigneur fondateur a choisi pour patron titulaire d’ycelle chapelle, ayant dès il y a long-temps conçu une singulière dévotion envers le bienheureux saint; De laquelle chapelle, toutes fois et quantes qu’elle sera vacante par la mort ou autrement, la présentation et nomination d’iycelle appartiendra audit Seigneur fondateur, et après sa mort aux seigneurs de laditte terre de Belleau-Belleau, en qualité de patrons laycs, aux privilèges et franchises donnez et octroyez aux patrons de pareille nature.
« A titre de fondation, le donateur offrait deux acres de prés et la somme de 20 livres tournois de rente foncière annuelle à prélever sur tous ses biens. Il faisait don en outre de tous les ornements de sa chapelle énumérés dans l’acte.
« La chapelle fut construite par Dame Marguerite de Nourry, veuve de Charles de Belleau… »
= GOY Robert, « Les anciennes chapelles de la paroisse de Notre-Dame-de-Cour­son », PAR, 30, N° 1, Janvier 1980, pp. 8-9
+ RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, Condé sur-Noireau, Corlet, 1986, p. 85.

1674, 12 juillet – Notre-Dame-de-Courson
Aveu rendu à noble dame Marguerite de Noury, veuve de feu messire Charles de Belleau, vivant chevalier, seigneur dudit lieu de Belleau-Belleau, tutrice des enfants mineurs dud. défunt et d’elle, par Jean-Guillaume et François Cudorge, frères et héritiers de feu Henry Cudorge pour l’aînesse de la Fossardière, contenant 30 acres de terre, assises en la paroisse Notre-Dame-de-Courson.
Les teanciersd cités sont: les héritiers de feu maistre Esprit Desperiez, les héritiers Jacques Mallais le jeune et l’aîné, Jean Cudorge fils Charles, Jacques Morin, fils Christophe, Michel Taillepied, Martin Plouin, Michel Bellière, Michel Cudorge, Robert Cudorge, tenue par: au terme Saint Michel, 20 s. et 3 boisseaux d’orge de festage à Noël, Paques et Rouvisons.
= Arch. SHL.  9 FA. Parch. 8 ff. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1674, 14 juillet – Notre-Dame-de-Courson
François-Dominique de Belleau, écuyer seigneur de Belleau-Belleau, résidant en son manoir seigneurial de Belleau, à Notre-Dame-de-Courson, baille à fieffe à rente foncière et seigneuriale à Jean Vastine, demeurant à Saint-Paul de Courtonne, une petite portion de terre contenant 12 perches, sise à Notre-Dame-de-Courson, à l’issue du village de la Meslinière, pour le prix de 30 sols de rente.
= Arch. SHL.  9 FA. Parch. 1 p. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1681, 16 mai – Notre-Dame-de-Courson
Aveu rendu à François-Dominique de Belleau, écuyer seigneur de Belleau-Bel­leau, à Notre-Dame-de-Courson, par Pierre Vastine, fils Jean Vastine, pour une pièce de terre en labour faisant partie du ténement de la Bretonnière, près le chemin de Préaux tendant au Moulin de Lyée, tenue par foy et hommage et autres droits seigneuriaux.
= Arch. SHL.  9 FA. Parch. 1 p. Doss. Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1683, 15 juin
Vente par Louis de Venoys, écuyer, sieur du lieu et par demoiselle Anne de la Mondière, son épouse, au profit des religieuses de Vimoutiers, des arérages  pendant trois ans d’une rente de 100 livres faisant partie de celle de 150 livres, à prendre sur Charles de Bealleau, écuyer, sieur de Courtonne, et sur Thomas du Moncel, de saint-Germain-la-Campagne, qui s’en étaient obligés, vers Jean de la Mondière, écuyer, par contrat du 13 juin 1664, laquelle avait été transportée auxdits sieur et demoiselle de Venois, par gabriel de la Mondière, frère et héritier dudit défunt.
= A.D. 61, H 4830. Prieuré des Bénédictines de Vimoutiers.

1695, 4 février – Notre-Dame-de-Courson
La nomination à la chapelle Saint-Michel de Belleau, sise dans l’enclave dud. manoir seigneurial, paroisse de Notre-dame-de-Courson, appartenant au seigneur dudit lieu, Messire Gabriel de Liée, Escuyer, seigneur de Belleau-la-Chapelle, nomme à ladite chapelle, non sujette à résidence, et vacante par la mort de Me Alexandre Dutac, prêtre, dernier titulaire, la personne de son fils, Messire Jean-Baptiste de Liée, clerc tonsuré.
Le même jour, Mre Le Nepveu, vicaire général donne audit sieur de Liée la collation dudit bénéfice.
Le 10 février 1695, le sieur de Liée prend possession de la chapelle Saint Michel en présence de Messire Louis de Liée, Escuyer, sieur de Tonnencourt.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux, t. I, p. 121, N° 209

1696, février
Transport par Gabriel de Lyée, écuyer, sieur de Belleau, paroisse de Notre-Dame-de-Courson, à Nicolas Crespin, notaire, demeurant à Vimoutiers, d’une rente de 11 livres 2 sols, à prendre sur François Foubert, qui s’en était obligé envers Henri de Guerpel, écuy, seigneur de Pertheville, pour vente d’une maison sise à Vimoutiers.
= A.D. 61, H 4818. Prieuré des Bénédictines de Vimoutiers.

1716, 27 février – Notre-Dame-de-Courson
Aveu rendu à messire François-Dominique de Belleau, chevalier seigneur dud. Belleau et autres seigneuries par François Deshayes, écuyer, sieur d’Apremont, pour une pièce de terre en nature d’herbage, sise à Notre-Dame-de-Courson, près le chemin de Gacé à Lisieux, tenue par foy et hommage seulement. Michel Germain de la Moisandière, sénéchal de la seigneurie de Belleau-Belleau.
= Arch. SHL. 9 FA. – Pap. Dossier Notre-Dame-de-Courson. Seigneurie de Belleau. Analyse Et. Deville.

1755, 8 janvier – Le Mesnil-Simon
Par devant Louis Questel Notaire, tabellion royal au Baiiliage d’Auge pour le siège de Cambremer Crévecoeur
Fut présent Messire Adrien Lambert Chevalier, Seigneur de Formentin et autres Lieux, Conseiller au Parlement de Normandie, demeurant à Rouen, Paroisse Saint Patrice, maintenant en son Château de Formentin.
Lequel a par ces Présentes Vendu et Promis Garantir
A Messire Gabriel Auguste de Lyée, Chevalier Seigneur de Belleau, Cropus et la Christinière, demeurant En sa terre de Belleau, paroisse de Notre-Dame de Courson, acquéreur pour luy, ses hoirs ou ayant Cause
La terre Noble Du Mesnil-Simon qui Est un plein fief de haubert Entier, nommé le fief du Mesnil-Simon et S’étend ledit fief Tant en laditte Paroisse qu’en celle du Chesne De Lessard et des Monceaux, et Consiste tant en domaine fieffé, Rentes, Seigneurialles et droits seigneuriaux, qu’en domaine non fieffé, Sur lequel il y a Manoir Seigneurial, plusieurs autres maisons un Colombier et un Moulin à Bled.
La dite Terre Du Mesnil Simon en toutes Circonstances et Dépendances et  sans par ledit Seigneur vendeur S’en Rien Réserver ny Retenir
A la Charge par ledit Seigneur acquéreur De tenir ledit fief du Mesnil Simon a foy et hommage siuriaux de la Baronnie de saint Julien le Faucon et de Payer au Chapitre de Lisieux chaque année Six Livres et Trois Chapons de Rente en Deux Parties de la nature de quatre Sous, desquelles Rentes ledit seigneur acquéreur déchargera a l’avenir et dès les Premiers Termes à Echoir ledit Seigneur Vendeur En Sorte qu’il n’en soit Inquiété, et au surplus Ledit fief  et Terre du Mesnil Simon franc et quitte de soutes autres Rentes.
Et Comme Ledit Seigneur Vendeur n’entend se Retenir aucune des Terres qu’il Possède dans ces dites Paroisses, si quelques Parties d’Icelles Se Trouvoient ne pas faire Partie du Domaine non fieffé dudit fief du Mesnil Simon, elles seroient Egalement Comprises dans la Présente vente.
Comme aussi sont Compris dans La Présente Vente Toutes les Tonnes et Tonneaux Etant dans les maisons de la dite Terre – Et même les meubles et matériaux actuellement repostés sur Icelle qui se Trouveront être de l’appartenance dudit Seigneur Vendeur
a la Charge Par ledit Seigneur acquéreur de la tenir Relevante des Seigneurs qui Justifieront par titres Valables En avoir La Tenure.
Cette vente aux charges Cy dessus Est faite en outre par le Prix de quarante Cinq Mille Livres, francs, deniers Venant aux mains dudit Seigneur Vendeur.
Sur et en diminution de laquelle Somme ledit Seigneur acquéreur a Présentement Payé audit Seigneur Vendeur, à vue de mondit Tabellion et Tesmoins Cy après nommés en Espèces d’or et d’argent Et autres monnyes ayant Cours Celle de Vingt deux mille Livres.
Et oblige ledit Seigneur acquéreur de Payer les Vingt Trois mille livres Restant audit Seigneur Vendeur au plus tard dans un an de ce jour, avec l’intérêt au denier Vingt du jour de noël dernier Jusqu’au jour du Payement, à Ce moyen ledit Seigneur acquéreur Joüira des objets vendus Comme du jour de noël dernier, ledit Seigneur Vendeur devant Toucher les fermages, arrérages Treizièmes et autres Revenus des objets Vendus Jusques et Compris L’année Echue – Ledit jour de noël dernier et Mêmes les Rentes Reculées d’Icelle qui ne Seroient par alors exigibles.
Ledit Seigneur acquéreur Entretiendra les Conventions faites avec les fermiers des Biens Vendus en si-orte que ledit Seigneur Vendeur n’en soit Inquiété.
Convenu que la Clause de Garantie Cy-dessus Stipulée ne S’étend pas aux Rentes Seigneuriales, aux droits Seigneuriaux, ni à l’étendue dudit fief des quels Trois objets Seulement ledit Seigneur Vendeur ne Sera Point Garant.
Ledit Seigneur de Belleau a Déclaré que la Somme de Vingt deux mille Livres par luy Cy dessus Payée provient des deniers qu’il a reçus pour la Dot de Noble dame Marie Charlotte Labbey de la Boissière Son Epouse par quittance Papier Devant les notaires de Cambremer Le Vingt avril mil Sept Cents Cinquante et le jour d’hier.
Et a pareillement ledit Seigneur acquéreur déclaré qu’en Considération du droit de Retrait qui appartient a ladite Dame Sa femme Sur lesdits Biens vendus à titre de Parenté avec ledit Seigneur Vendeur il Entend Retenir lesdits Biens en vertu du Droit de Retrait appartenant à la dite Dame son Epouse au Cas Seulement que la dite Terre fut Clamée par toutes autres Personnes dont le droit de Retrait ne Seroit pas Préférable à Celuy de Sa dite femme,, Par ce quand i Cas Seulement, que Saditte femme Devienne Propriétaire de La dite Terre elle Cofondera les deniers de Sa dot Employée à L’acquisition d’icelle.
Au moyen de tout Ce que dessus Ledit Seigneur Vendeur a Transporté audit Seigneur acquéreur Tous les droits de WPropriété, qu’il avoit ou Pouroit avoir Sur lesdits Bens Vendus, dont il s’est en Sa faveur desaisi, Le Subrogeant à tous ses droits, noms, Raisons et actions
Pour par lui En joüir, et Disposer a l’avenir comme Vray Propriétaire et a cet Effet il luy Remettra Toutes fois et quantesd Les Titres et Papiers Concernant les ditsBiens
Et D’autant qu’il y a plusieurs réparations à faire aux maisons de ladite Terre et Notamment au Toît du Colombier dont ledit Seigneur Vendeur a fait Demolir La Lanterne dans l’Intention de ne la pas faire Retablir attendu qu’elle Est Inutile et que C’est elle qui a Occasionné La Ruine dudit Toît, Ledit Seigneur acquereur Est autorisé a faire faire lesdittes Reparzation et même à Retablir le Toît dudit Colombier Sans Replacer La ditte Lanterne et d’Employer aux dites Reparations Jusqu’à la Somme de Deux mille Livres Prendra pour Cet Effet Ledit Seigneur acquereur les Bois necessaires Sur le lieu au moins de dommage que faire Ce Pourra, parce qu’en Cas de Clameur, Icellui acquereur Seroit du tout Remboursé Sur mles quittances et mémoires qu’il Representeroit Tant d’achat de materiaux, que Du Travail des ouvriers, lesquelles Seroient Crues Sur Sa Simple affirmation, Sans quil Sois obligé de faire faire aucun devis, ni Procès Verbal pour Constater Letat actuel des dittes maisons et Colombier.
Sera Expedition du Present Dellivré par ledit Seigneur acquéreur a Ses frais et Depens En forme Executoire audit Seigneur Vendeur Toutes fois Et quantes.
Ainsi Sont les dittes Parties Convenues et Demeurés D’accord, Promettant Icelles Respectivement Tout le Contenu Cy dessus Tenir et Entretenir Sous L’obligation de tous leurs Biens meubles et Immeubles Presents Et avenir. Ce fut fait et Passé au Chateau de Formentin le dix huit janvier avant midi Lan mil sept Cens CinquanteCinqPresence de Pierre Vaullard demeurant Parroise de Glaus (sic) Sur Risle et farci Le Roy menuisier demeurant à Beaumont maintenant en ce lieu Tesmoins qui ont avec les Parties Et Ledit Me Quetel, Lecture faitte Signé La minute des Présentes, en marge de laquelle Est Ecrit Controlé et Insinué a Cambremer au folio Vingt Trois Verso article Premier et deux Ce vingt Trois Janvier mil Sept Cens Cinquante Cinq Recu Six Cens quarante Six livres sept Sols Sept deniers Signé fouquet avec Trait.
La Présente Expédition qui Seroit Parfaitement Conforme à Sa minute Sans les qualifications Nobiliaires En Matieres féodalles que nous avons Barrés au terme de la Loy du mois de Pluviose an huit a Eté Dellivrée a Monsieur de la Rivière Propriétaire demeurant à Falaize qui La ainsu Requise, Par nous henry Noël notaire Impérial à Cambremer, arrondissement de Pont L’Evêque, département du Calvados Soussigné Ce Dix Juin mil huit cens neuf

Noël
Reçu de M Gosset Sept francs soixante six centimes
Pour Tous les droits de la Présente Exped.
= Arch. M. de Longcamp – MC photocopie.

1769 – Archives SHL :
FONDS BOUDARD :
–  2FM184 : 1769 à 1866 : Deshayes de Colandon et d’Atremont : terres de Glos et N.-D. de Courson.

1770, 23 juillet – Notre-Dame-de-Courson
Retrait lignager d’une pièce de terre engagée par Nicolas Piprel, par messire Henri-César-Auguste de Lyée de Tonnencourt, écuyer, sous-aide major du régiment d’Orléans cavallerie, demeurnt ordinairement au logis et manoir seigneurial de Tonnencourt.
= Arch. SHL. 9 FA. – Pap. 2 ff. Dossier Notre-Dame-de-Courson. Analyse Et. Deville.

1772, 11 juillet – Tonnencourt
L’An mil sept cent soixante douze, le samedy onze jour de juillet après midy à la requête de Messire Jacques de Courtoeuvre chevalier et seigneur de Bocaudrey, bas-Millouet et autres lieux, demeurant la ville de Lisieux paroisse Saint-Germain qui a requis le présent fait élection de domicile aux fins d’iceluy en la maison et demeure de Maître Milcent de Belcour avocat demeurant en la ville d’Orbec: J’ai pierre menange premier huissier en l’Hôtel de Ville et huissier audiencier au bailliage d’Orbec y reçu et immatriculé exploitant partout le royaume demeurant audit Orbec soussigné; signifié et déclaré à Messieurs les Officiers du Bailliage d’Orbec gardes des sceaux de la chancellerie établis pour led siège En La personne de Maître Claude Joseph Hubert Conservateur des hypothèques des créanciers sur immeubles réels ou futils en son bureau situé à Orbec rue de la geôle paroisse Notre-Dame en parlant à Me Hubert trouvé à son bureau aud. Orbec que le Seigneur de Bocaudrey est opposant et s’oppose à ce qu’aucune Lettres de ratification ne soient expédiées ni scellée au profit de qui que ce soit sur la vente qui peut avoir été faite ou qui pourra Letre par la suite par Messire désiré Antoine Coesard de Liée (Lyée) Chevallier seigneur de Tonnancourt De Liée et Belleau demeurant en sa terre et paroisse de Tonnancourt de tous ses biens fonds et notamment du fief terre et seigneurie de Belleau Belleau scituée en la paroisse de Notre-Dame-de-courson vendu par led seigneur de Tonnancourt à Monsieur Deshayes Ecuyer seigneur de Bonneval chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de saint Louis suinon à la charge que sur le prix desd. immeubles Le Seigneur de Bocaudrey soit payé Des sommes princialles arrérages intérêt frais mises Dexecutions despenss et Loyaux Couts à Lui dus Couronne (?) en tous ses droits noms raisons actions privilèges et hypothèques pour causes et moyens à déduire en temps et lieu J’ai aud. Me Hubert parlant comme dessus Laissé autant du présent et payé Trois livres pour son droit d’enregistrement
= Arch. SHL. 9FA Fonds Deville. Communes T. Dossier Tonnencourt

1780 – 1788 – Notre-Dame-de-Courson
Pièces diverses relatives aux affaires de Charles-Antoine Deshayes chevalier de Bonneval, capitaine au régiment de Poitou, seigneur de Belleau-Belleau, demeurant en son château de Notre-Dame-de-Courson.
= Arch. SHL. 9 FA. – Parch. 1 p.; pap. 11 p. Dossier Notre-Dame-de-Courson. Analyse Et. Deville.

1796.8..An IV, 21 messidor (1796, 7 août) – Courson
Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Courson :
Belleau-Belleau
Liée
Courson Moutiers-Hubert
= (A.D. Calvados – L Administration IV Police 41)

4 – BIBLIOGRAPHIE:

Archives SHL, Dossier « Lieux M à Z » : Manoir de Courson (Y. Lescroart)

BESNIER Georges, Répertoire sommaire des documents antérieurs à 1800 conservés dans les archives communales Département du Calvados, Caen, Delesques, 1912, In8°, XCIX-657 p.; pp. 406-407

BUREAU, « Justice sous le Tribunal révolutionnaire », BSHV, N° 9, pp. 7-8; N° 10, pp. 6-7; N° 11, pp. 11-12; Octobre 1987 (numéro spécial ?), n.p. (42 p.)
An IV, 15 prairial – p. 117: abandon d’enfant par Marie-Madeleine Le Gras, fileuse, de la commune de Courson – sage-femme – recherche de paternité – démêlés avec l’hôpital – reconnaissance par le père (?)

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. V, Caen, Hardel, 1867, p. 731
CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, t.III, page 730.
Cette commune dit M. de Neuville, celle du canton qui possède le territoire le plus étendu, a été formée de l’adjonction de la petite commune de Saint-Pierre-de-Courson à celle, beaucoup plus considérable de Notre-Dame-de-Courson, par ordonnasse du 4 décembre 1831. Du reste, le même village servait de centre aux deux communes, et leurs églises, presque contiguës, produisaient de loin l’effet le plus pittoresque. On a malheureusement rasé, il y a peu d’années, l’église de Saint-Pierre pour en employer la valeur à rebâtir le chœur de l’église Notre-Dame dans le goût le plus déplorable. Courson est de tout le pays environnant, le lieu le plus anciennement mentionné, puisqu’il fut du nombre des terres données à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Wandemir, seigneur Franc et Ercamberte, sa femme, par charte en date de l’an 690. Cette donation cessa, d’ailleurs, d’avoir effet par suite de la conquête de la province par les Normands.
Le droit de présentation à la cure de Notre-Dame-de-Courson appartenant à l’église cathédrale de Lisieux depuis la donation qui lui en fut faite, en 1213, par Guillaume de Tonancourt, donation ratifiée en 1225  par Hubert de Courson chevalier, seigneur de ce lieu. Celui-ci descendait sans doute de Robert de Courson, un des compagnons de Guillaume, dont le nom se retrouve dans les pages du Domesday-Book. Cette famille de Courson s’éteignit bientôt. Nous ignorons quels furent ses successeurs immédiats; mais en 1428, Jean de Neuville était seigneur de Courson. Il était issu de la même souche, mais d’une autre branche que les seigneurs des Loges; ses descendants possédèrent la terre de Courson, de père en fils, jusqu’en 1662, que Gabriel de Neville, sieur de Courson, étant mort sans postérité, sa succession fut recueillie par ses cinq tantes, Barbe, Marguerite, Florence, Charlotte et Renée de Neville, mariées, la première, à Louis de Prévost, sieur de Perrières; le seconde à Denis Pommelin, et la troisième à Jehan Le Loutrel, sieur du pommier Enté. Elles vendirent la terre de Courson, en 1663, ç Nicolas du Holley, conseiller au Parlement de Normandie; celui-ci étant mort en 1682, eut pour héritier son neveu, Adrien du Houlley, seigneur de Courtonne et de Courson, qui mourut au manoir de Courson, en 1724, laissant, en 1724, laissant pour héritière sa fille Cécile-Adrienne du Houlley, mariée en 1714, à Nicolas Rioult, sieur de Neuville, Ouilly et Belleau-Vauxmeslin. La famille Riote de Neville a possédé depuis la terre de Courson, mais le manoir et une partie des domaines sont sortis de ses mains en 1797.
733
« La seigneurie de Courson relevait de la baronnie de Ferrières et avait elle-même dans sa mouvance les fiefs de Poix à Prêtreville et à saint-Mars-de-Fresnes; de Lortier, à Auquainville; de la Cauvinière, des Hayes et de Cedouet, à Courson.
« Manoir de Courson. – Le manoir de Courson est une construction en bois assez singulière, et qui paraît dater de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle; une tourelle de forme bizarre, recouverte en essente, se remarque du côté nord. Cette construction s’appuie, à son extrémité, sur un vieux mur en pierre et cailloutis d’une grande épaisseur et qui est sans doute, un reste d’une construction plus ancienne. Nous pouvons constater ici que nos plus anciens manoirs en bois ont quelquefois remplacé des édifices construits en pierre et en cailloutis, mais auxquels la mauvaise qualité des mortiers employés dans ce canton n’a pas donné la durée qui est ordinairement le patage des anciennes maçonneries de ce genre.
« Mais la paroisse de Courson renferme le modèle le plus remarquable et le plus connu des vieilles constructions en bois du Pays d’Auge dans le charmant manoir de Belleau-la-Chapelle, situé à 2 kilomètres du village de Courson et à peu de distance de la route de Livarot.
Manoir de Belleau.- « Le manoir de Belleau, dit M. Pannier, offre deux belles façades recouvertes de bas-reliefs, d’arabesques et d’écussons sur lesquelles le ciseau du sculpteur s’est plu à reproduire tous les caprices de son imagination. Sur l’encorbellement du rez-de-chaussée de la façade méridionale est représentée une chasse au cerf, dont les différents épisodes sont retracés avec cette naïveté charmante qui caractérise les œuvres de la dernière période ogivale. Dans sa simplicité, l’artiste, manquant de p. 734. hauteur pour placer ses figures debout, a levé cette petite difficulté en mettant tout bonnement à plat ventre les chasseurs et piqueurs qui poursuivent la bête. Parmi les curieux bas-reliefs qui décorent les poteaux ou pieds-droits, on remarque Adam et Eve au pied de l’arbre de la science du bien et du Mal. Eve tient dans ses mains une pomme. A travers le feuillage apparaît le serpent à tête humaine qui se réjouit malicieusement d’avoir trompé la première femme. La sablière couverte de gracieux rinceaux se termine à ses extrémités par des têtes de monstres grimaçantes, auxquelles les archéologues ont donné les noms significatifs de rageurs et avale-poutres. Les potelets qui garnissent les colombages sont décorés de légers contreforts surmontés de pinacles. Les tuiles inclinées, placées entre les colombages, étaient de deux couleurs différentes, rouges et noires, alternant entr’elles.
« Deux jolies portes à arc surbaissé, flanquées de gracieux contreforts et surmontées d’ogives en accolade, s’ouvrent vers les extrémités de la façade. L’étage supérieur, construit en encorbellement, est surmonté de trois belles lucarnes festonnées qui font saille sur le toit.
« En démolissant un petit bâtiment en charpente adossé p. 735. contre la façade septentrionale, on a mis à découvert un bas-relief dont M. Bouet a fait un dessin. Ce bas-relief, parfaitement conservé, représente deux oiseaux buvant dans un vase dont la forme est celle d’un calice. Les cous de ces oiseaux, que l’on pourrait prendre à première vue pour des cygnes, sont passés dans une couronne formant collier. Une jolie tourelle octogone, renfermant l’escalier, est appliquée contre cette façade où était placée autrefois l’entrée principale. Une galerie, à gauche de l’escalier, précède les pièces du rez-de-chaussée, dont les poutres saillantes étaient autrefois couvertes de peinture ». Nous donnons page suivante, le plan du château de Belleau.
« Parmi les armoiries qui décorent l’un des façades, nous avons remarqué celles de Bretagne, un écusson chargé d’hermines, qui fixe la date de ce manoir, l’un des plus curieux spécimens des constructions en bois élevées sous le règne de Louis XII. »
Toutes les sculptures du premier étage sont empruntées au règne végétal. Il s’y trouve aussi un grand nombre de blasons qui méritent d’être étudiés; car, sans nul doute, c’est l’arbre généalogique du membre de la famille de Lyée à qui est due la construction de cette splendide demeure.
Trois belles lucarnes à bordures dentelées mouvementent le grand comble. Leur poinçon porte la salamandre, indice certain que leur construction date du règne de François Ier.
« La décoration n’est pas moins riche du côté opposé. Blasons, rinceaux grotesques, oiseaux, quadrupèdes, masques humains s’y disputent les sablières, les potelets, les poteaux d’huisserie, les poteaux corniers et les linteaux des baies.
« Parmi les blasons, nous en avons remarqué deux, l’un portant la panetière et les coquilles de saint Jacques, avec p. 737 le bourdon et un bâton crotté en sautoir; l’autre, des outils de charpentier accompagné des lettres P D I.
Le fief de Belleau-la-Chapelle, mouvant de la seigneurie de Carel, est entré dans la famille de Lyée par le mariage de Robert de Lyée, seigneur de Tonancourt, avec Perette de Belleau, dame de Belleau et de la Fosse, l’an 1426. Depuis cette époque, cette terre n’a cessé d’appartenir à leurs descendants. Après la mort, survenue en 1505, de Robert de Lyée, petit-fils du précédent et sieur de Lyée, Tonancourt, Belleau, la Fosse, le Coudray et heurtevent, le fief de Belleau tomba en partage à René de Lyée, l’un des quatre fils qu’il avait eus de son mariage avec Catherine de Querville. C’est probablement de cette époque que date la construction du manoir. On trouve cependant sur un des écussons qui le décorent les armes de Marie de Martainville, dame de Bigars-sur-Risle, que René de Lyée épousa en 1518; mais il y a lieu de croire que cet écusson, laissé brut au moment de la construction, fut blasonné après coup par l’ouvrier. Le manoir de Belleau, si digne de l’intérêt des amis des arts comme de ceux du pittoresque, était encore, il y a peu de temps la résidence de la famille de Lyée de Belleau; mais, à la suite d’un projet de restauration qui n’a pas encore reçu son exécution, il a cessé d’être habité et t.V, p. 738 les intérieurs en ayant été démontés, il est resté dans un état précaire qui inspire des craintes pour sa conservation. Cependant, M. de Lyée, membre du Conseil général, nous affirme qu’il se propose de le faire consolider, et nous espérons que ce charmant manoir continuera à faire l’ornement de la vallée dont le gracieux aspect puise un mérite de plus dans la présence de ces vieux restes d’un autre âge. Derrière le manoir, une jolie futaie couvre de son ombre un sol rapidement incliné; un colombier aussi ancien que la maison elle-même l’accompagne. A quelques pas se trouve aussi une chapelle du XVIe siècle qui ne manque pas d’intérêt, mais qui ayant perdu sa destination primitive, a souffert dans son ornementation ».
738
 » Presque en face ce manoir, de l’autre côté de la vallée, on voit un château du XVIIe siècle en pierre et brique; c’est un autre Belleau, distingué du premier par le surnom de Belleau-Belleau. Ce fut sans doute dans l’origine une portion du même fief, séparée depuis par un parage; elle est restée dans l’ancienne famille de Belleau, tandis que l’autre fragment entrait dans la famille de Lyée. Guy de Belleau vivait en 1184. Sa descendance s’est éteinte, de nos jours, dans la personne de M. de Belleau-Courtonne; mais celui-ci appartenait à une autre branche de la même famille: celle de Belleau-Belleau n’a pas survécu à la première moitié du siècle dernier. La propriété a passé dans les mains de la famille Deshayes de Bonneval et d’Apremont, qui l’a revendue il y a peu d’années. Le château, d’ailleurs bien construit, est d’un intérêt médiocre, de même qu’une petite chapelle qui se trouve à peu de distance. ».
« Le manoir de la Cauvinière, situé dans la plaine qui s’étend du côté de Cernay, n’offre guère plus d’intérêt, quoique plus ancien. Le fief de la Cauvinière appartenait, en 1469, à Jean du Vieu; il entra dans la famille Deshayes en 1520, par le mariage d’Alix du Vieu avec Pierre Deshayes, seigneur de la Chapelle-Yvon; celui-ci est l’auteur des Deshayes de Forval, de Gassart et de Launay; c’est l’ainée de ces branches, celle de Forval qui a possédé la terre de la Cauvinière jusqu’au milieu du siècle dernier, et a porté le titre de baron de la Cauvinière. Cette terre a appartenu depuis à la famille Riquier, puis à la famille Ribard, qui en est encore propriétaire ».

COTTIN Michel, « Le Château de Belleau-Belleau à Notre-Dame-de-Courson », BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 44, Décembre 1994, pp.15-26 et BSHL n°42 septembre 1998. Familles de Belleau, de Lyée.

DETERVILLE Philippe : Notre-Dame-de-Courson, Manoir de Courson, PGMPA, pp. 86-89; 5 travées + adj. cheminée au centre portes aux extrémités, lucarne à pignon encorbellement, chronogramme 1671 sur le tuileau (cf. H. PELLERIN, PAR, 11-1962)

DUPONT-DANICAN Olivier, « Les statues restaurées de Notre-Dame-de-Courson », PAR, 22, N° 7, Juillet 1972, pp. 20-21, ill.
littéraire; statues de Sainte Geneviève et de saint Christophe
« Excursion. Saint-Michel-de-Livet, Chiffretot, Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-­Courson », PAR, 21, N° 9, Septembre 1971

GOY Robert, « Le Comité de Surveillance de Notre-Dame-de-Courson (Brumaire-­Fructidor an II) », PAR, 24, N° 9, Septembre 1974, pp. 24-29; 24, N° 10, Octobre 1974, pp. 15-21
GOY Robert, « Les cahiers de doléances du Tiers Etat du Bailliage d’Orbec pour les Etats généraux de 1789 », PAR, 26, N° 11, Novembre 1976, pp. 21-27,ill.; N° 12, Décembre 1976, pp. 20-28, ill.
Cahiers de Saint-Pierre-de-Courson, de Notre-Dame-de-Courson rédigés par Pierre Langueneur du Longchamp, Avocat au Parlement, Lieutenant de la Haute Justice d’Auquainville; de Livarot. Tenue de la réunion à Orbec. Officiers de Lisieux, Le Bailly, Rivière.
GOY Robert, « Les anciennes chapelles de la paroisse de Notre-Dame-de-Cour­son », PAR, 30, N° 1, Janvier 1980, pp. 11-14, ill.; N° 2, Février 1980, pp. 8-12, ill.
5 chapelles: Sainte-Catherine de la Feuquière (ou Feuquerie) sur la terre de la Babouelle, appartenant à la famille Le Michel. Détruire avant 1678; Saint-Michel de Belleau; Chapelle Saint-Hubert de Belleau-Belleau voir TEXTES acte du 2 mars 1660; chapelle de la Cauvinière (édifiée en 1640 par Gabriel Deshayes; chapelle de la Salette (1878)

HADEN-GUEST Anthony, « Les Anglais et leur ascendance normande (Giffard; Pomme­roy; Curzon – originaires de Courson; Mallet; Marris. Introduction de Robert Goy) », PAR, 22, Janvier 1972, pp. 10-15

JOUAN Isabelle dir., Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine  – Guide des cantons de : Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec, s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.

LAJOYE Patrice : notes archéologiques d’Arthème PANNIER, BSHL n°48, mai 2001-

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. D’Archéologie 1999. page 289.

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol.. In CAUMONT Arcisse de-8°.
Saint-Pierre-de-Courson, II, 346

LESCROART Yves, « Le manoir de Courson », PAR, 21, N° 11, Novembre 1971, pp. 25-26, ill.

LYEE de BELLEAU C. de, « Fêtes de la Révolution à Notre-Dame-de-Courson », PAR, 5, N° 1, Janvier 1955
LYEE DE BELLEAU C. de, « Paroisses Notre-Dame et Saint-Pierre-de-Courson », PAR, 20, Octobre 1970
LYEE de BELLEAU C. de, « L’église de Notre-Dame-de-Courson et la période révolutionnaire », PAR, 20, N° 11, Novembre 1970

MAYER Jannie, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.

MOIDREY François TARDIF de, Les Maisons de Bois de Lisieux et l’histoire du Manoir de Belleau, Communication faite le 5 avril 1923 à l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne au Congrès des Sociétés Savantes (Section d’Archéologie) par le Baron de Moidrey, Membre de la S.F.A. et de la Société des Amis du Arts de Lisieux – 1923 in = F. de Moidrey, L’architecture des maisons de bois. A travers les rues de Lisieux, Bibl. mun. de Lisieux, Ms. 158, p. et Journal Officiel, 4 avril 1923, p. 3395.
photocopie

NEDELEC Yves,  » Le Manoir de Courson  « , Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés, 14e série, 1985, pp., 39-40
de Courtonne; de Belleau; de Neufville; du Houlley; Rioult de Neuville –  » Assez proche de la route, l’église des Moutiers-Hubert, reconstruite après sa destruction en 1944 (les Painel y avaient fondé un prieuré donné à Hambye)  »

NEUVILLE Louis RIOULT de, Le Château de la Cauvinière in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, p. 152

PELLERIN Henri, « Le Manoir de la Cauvinière (à Notre-Dame-de-Courson) », PAR, 12, N° 5, Mai 1962, pp. 1-8, ill.
PELLERIN Henri, « Le manoir de Courson », PAR, 12, N° 10, Octobre 1962, pp. N° 11, Novembre 1962, pp. 5-12, ill.
PELLERIN Henri, « Découverte de statues anciennes à Notre-Dame-de-Courson », PAR, 22, N° 1, Janvier 1972, pp. 16-23, ill.
PELLERIN Henri, « La chapelle du manoir de Belleau à Courson », PAR, 22, N° 12, Décembre 1972, pp. 5-14, ill.
PELLERIN Henri, « Notre-Dame-de-Courson. Un document de l’époque révolutionnaire », PAR, 22, N° 12, Décembre 1972, pp. 26-27
PELLERIN Henri, PAR, 23, N° 9, Septembre 1973, p. 22.

QUENEDEY Raymond, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIII° siècle. I. Généralités, milieu, climat, sol, conditions humaines. Seine-Inférieure.- II-III. Calvados.- IV. Eure.- V. Manche et Orne, PARIS, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série, 1927, pl. 8: Notre-Dame-de-Courson: manoir de la Cauvinière;

RIVIERE Jean-Pierre, Notre-Dame-de-Courson, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1986, 16 x 24, 290 p., ill.

SPALIKOWSKI Edmond, « Au pays des Manoirs. Quelques gentilhommières du Calvados », Revue du Touring Club de France, août 1937, pp. 235-245
Classeur Construction Normandie

VUAGNEUX Henri, A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889. In CAUMONT Arcisse de-8°, 243 p.

Voir :
Bulletin de la Ste Historique n° p.27
Antiquaires de Normandie tome VIII 12
Ferrières
Annuaire Normand 1849 p.164
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 19
Formeville I,II p.91-213 -319 n°11-321 N°33-35-323 n°52
Hippeau Gouvernement de Normandie VIII p.264
Magasin normand Janvier 1868 p.130
Gueroult, prêtre à Courson Magasin normand août 1868 p.49
Reux – Annuaire normand 1849 p.164

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Courson, Courchon, Corcon, Curson.
Courson possédait deux églises, construites dans le même cimetière, et qui n’étaient séparées l’une de l’autre que par une allée de 20 pieds environ. L’une d’elles, dédiée à saint Pierre, a été démolie en 1846. Toutes les ouvertures paraissaient dater du XVIIe ou du XVIIIe siècle ; cependant il ne serait pas impossible que les murs fussent plus anciens.
Le clocher était assis sur le portail, à l’ouest. On a transporté la cloche dans l’église voisine. Le roi nommait à la cure, à la représentation du duc de Normandie. La population était d’environ 300 habitants (62 feux). Cette paroisse était comprise
dans l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec ; elle relevait, pour les matières ecclésiastiques, du doyenné de Livarot.

L’église de Notre-Dame, comprise aussi dans le doyenné de Livarot, subsiste encore. Elle remonte, dans ses parties les plus anciennes, à la fin du XIIe siècle; mais on y a exécuté, après la démolition de St-Pierre-, des travaux d’agrandissement tout-à-fait déplorables. Le portail occidental, flanqué de quatre contreforts à deux retraites avec une porte en accolade, date du XVe siècle. Le clocher en charpente qui le surmonte est de. la même époque. Le mur méridional de la nef appartient aussi, avec toutes ses ouvertures, moins une, au style flamboyant. Le mur du nord et ses fenêtres sont du style de transition : on y a ajouté, au XVe siècle, des contreforts à deux retraites. Le choeur est moderne.
Les voûtes sont en merrain, avec charpentes apparentes. Le rétable du maître-autel remonte au règne de Louis
XIV ; mais le tombeau a été refait sous Louis XV.
Les deux cloches datent du XVI, siècle, et leurs inscriptions, bien que déjà publiées par M. le docteur Billon, dans son Épigraphie campanaire, méritent de trouver place ici.
Cloche de Notre-Dame :

LAN 1595 IEHAN GALLET PBRe CVRÉ DE CEANS CATHERINE DE
NBVFVILLE Fe DV Sr DES MAIGNIENS ET MARGVERITE Fe DE JEHAN
MARYE.
Cloche de St-Pierre :
IE FUST FAICTE EN LAN MIL Ve LI POUR NOSTRE DAME DE COURSON
JESUS MARIA AU MOYS DE MAY NOUS FUMMES FAICTES.
ROGIER FAREAV ; MA FAICTE.

La paroisse, comprenant 170 feux ou 850 habitants, faisait partie de l’élection de Lisieux, sergentcrie d’Orbec.
La population actuelle de Courson est de 871 habitants. Elle a donc perdu près de 300 âmes depuis cent ans , comme il est facile de le voir par les chiffres que nous avons donnés.
Cette commune, dit M. de Neuville, celle du canton qui possède le territoire le plus étendu, a été formée de l’adjonction de la petite commune de St-Pierre-de-Courson à celle beaucoup plus considérable de Notre-Dame-de-Courson, par ordonnance du 4 décembre 1831. Du reste le même village servait de centre aux deux communes, et leurs églises, presque contiguës, produisaient de loin l’effet le plus pittoresque,
On a malheureusement rasé, il y a peu d’années, l’église de St-Pierre pour en employer la valeur à rebâtir le choeur de l’église de Notre Dame dans le goût le plus déplorable.
Courson est, de tout le pays environnant, le lieu le plus anciennement mentionné, puisqu’il fut du nombre des terres données à l’abbaye de St-Germain-des-Prés par Wandemir, seigneur Franc, et Ercamberte, sa femme, par charte en date de l’an 690. Cette donation cessa, d’ailleurs, d’avoir effet par suite de la conquête de la province par les Normands.
Le droit de présentation à la cure de Notre-Dame-de-Courson appartenait à l’église cathédrale de Lisieux depuis la donation qui lui en fut faite, en 1213, par Guillaume de Tonancourt, donation ratifiée, en 1225, par Hubert de Courson, chevalier, seigneur de ce lieu. Celui-ci descendait, sans doute, de Robert de Courson, un des compagnons de Guillaume-le-Conquérant, dont le nom se retrouve dans les pages du Doomsday-Book. Cette famille de Courson s’éteignit bientôt. Nous ignorons quels furent ses successeurs immédiats; mais, en 1428, Jean de Neuville était seigneur de Courson. Il était issu de la même souche, mais d’une autre branche que les seigneurs des Loges ; ses descendants possédèrent la terre de Courson, de père en fils, jusqu’en 1’662, que Gabriel de Neuville, sieur de Courson, étant mort sans postérité, sa succession fut recueillie par ses cinq tantes, Barbe, Marguerite, Florence, Charlotte et Renée de Neuville, mariées, la première, à Louis Le Prévost, sieur de Perrières; la seconde, à Denis de Pommelin, et la troisième, à Jean Le Loutrel, sieur du Pommier Enté. Elles vendirent la terre de Courson, en 1663, à Nicolas du Houlley, conseiller au Parlement de Normandie; celui-ci étant mort en 1682 eut pour héritier son neveu, Adrien du Houlley seigneur de Courtonne et de Courson, qui mourut au manoir de Courson, en 1724, laissant pour héritière sa fille Cécile-Adrienne du Houlley, mariée, en 1714, à Nicolas Rioult, seigneur de Neuville, Ouilly et Belleau-Vauxmeslin. La famille Rioult de Neuville a possédé depuis la terre de Courson, mais le manoir et une partie des domaines sont sortis de ses mains en 1797. La seigneurie de Courson relevait de la baronnie de Ferrières et elle avait elle-même dans sa mouvance les fiefs de Poix à Prêtreville et St-Mards-de Fresnes; de Lortier, à Auquainville ; de la Cauvinière, des Hayes et de Cedouet, à Courson.

Manoir de Courson.
— Le manoir de Courson est une construction en bois assez singulière, et qui paraît dater de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle : une tourelle de forme bizarre, recouverte en essente, se remarque du côté du nord. Cette construction s’appuie, à son extrémité orientale, sur un vieux mur en pierre et cailloutis d’une grande épaisseur et qui est, sans doute, un reste d’une construction plus ancienne. Nous pouvons constater ici que nos plus anciens manoirs en bois ont quelquefois remplacé des édifices construits en pierre ou cailloutis, mais auxquels la mauvaise qualité des mortiers employés dans ce canton n’a pas donné la durée qui est ordinairement le partage des anciennes maçonneries de ce genre.
Mais la paroisse de Courson renferme le modèle le plus remarquable et le plus connu des vieilles constructions en bois du Pays-d’Auge dans le charmant manoir de Belleau-la- Chapelle, situé à 2 kilomètres du village de Courson et à peu de distance de la route de Livarot.

Manoir de Belleau.
— Le manoir de Belleau.dit M. Pannier, offre deux belles façades couvertes de bas-reliefs, d’arabesques et d’écussons sur lesquelles le ciseau naïf du sculpteur s’est plu à reproduire tous les caprices de son imagination. Sur l’encorbellement du rez-de-chaussée de la façade méridionale est représentée une chasse au cerf, dont les différents épisodes sont retracés avec cette naïveté charmante qui caractérise les oeuvres des artistes de la dernière période ogivale. Dans sa simplicité, l’artiste, manquant de hauteur pour placer ses figures debout, a difficulté eu mettant tout bonnement à plat ventre les chasseurs et piqueurs qui poursuivent la bête. Parmi les curieux bas-reliefs qui décorent les poteaux ou pieds-droits, on remarque Adam et Eve au pied de l’arbre de la science du bien et du mal. Ève tient dans ses mains une pomme. A travers le feuillage apparaît le serpent à tête humaine, qui se réjouit malicieusement d’avoir trompé la première femme. La sablière, couverte de gracieux rinceaux, se termine à ses extrémités par des têtes de monstres grimaçantes, auxquelles les archéologues ont donné les noms significatifs de rageurs et avales-poutres.
Les potelets qui garnissent les colombages sont décorés de légers contreforts surmontés de pinacles. Les tuiles inclinées, placées entre les colombages, étaient de deux couleurs différentes, rouges et noires, alternant entre elles.
Deux jolies portes à arc surbaissé, flanquées de gracieux contreforts et surmontées d’ogives en accolade, s’ouvrent vers les extrémités de la façade. L’étage supérieur, construit en encorbellement, est surmonté de trois belles lucarnes festonnées qui font saillie sur le toit.
En démolissant un petit bâtiment en charpente adossé contre la façade septentrionale, on a mis a découvert un bas-relief dont M. Bouet a fait un dessin. Ce bas-relief, parfaitement conservé, représente deux oiseaux fantastiques buvant dans un vase dont la forme est celle d’un calice. Les cous de ces oiseaux, que l’on pourrait prendre, à première vue, pour des cygnes, sont passés dans une couronne formant collier. Une jolie tourelle octogone, renfermant l’escalier, est appliquée contre cette façade où était placée autrefois l’entrée principale. Une galerie à gauche de l’escalier, précède les pièces du rez-de-chaussée, dont les poutres saillantes étaient autrefois couvertes de peintures. Nous donnons, page suivante, le plan du château de Belleau.
Parmi les armoiries qui décorent l’une des façades, nous avons remarqué celles de Bretagne, un écusson chargé d’hermines, qui fixe la date de ce manoir, l’un des plus curieux spécimens des constructions en bois élevées sous le règne de Louis XII.
Toutes les sculptures du premier étage sont empruntées au règne végétal. Il s’y trouve aussi un grand nombre de blasons qui méritent d’être étudiés; car, sans nul doute, c’est l’arbre généalogique du membre de la famille de Lyée à qui est due la construction de cette splendide demeure.
Trois belles lucarnes à bordures dentelées mouvementent les grands combles. Leur poinçon porte la salamandre, indice certain que leur construction date du règne de François Ier.
La décoration n’est pas moins riche du côté opposé. Blasons, rinceaux grotesques, oiseaux, quadrupèdes, masques humains s’y disputent les sablières, les potelets, les poteaux d’huisserie, les poteaux corniers et les linteaux des baies.
Parmi les blasons, nous en avons remarqué deux, l’un portant la panetière et les coquilles de saint Jacques, avec le bourdon et un bâton croté en sautoir; l’autre, des outils de charpentier accompagnés des lettres P.D.L(?).
Le fief de Belleau-la-Chapelle, mouvant de la seigneurie de Carel, est entré dans la famille de Lyée par le mariage de Robert de Lyée, seigneur de- Tonancourt, avec Perrette de Belleau, dame de Belleau et de la Fosse, l’an 1426.
Depuis cette époque, celte terre n’a cessé d’appartenir à leurs descendants. Après la mort, survenue en 1505, de Robert de Lyée, petit-fils du précédent et sieur de Lyée, Tonancourt, Belleau, la Fosse, le Coudray et Heurtevent, le fief de Belleau tomba en partage à René de Lyée, l’un des quatre fils qu’il avait eus de son mariage avec Catherine de Querville. C’est probablement de celte époque que date la construction du manoir. On trouve cependant sur un des écussons qui le décorent les armes de Marie de Martainville, dame de Bigars-sur Risle, que René de Lyée épousa en 1518 : mais il y a lieu de croire que cet écusson, laissé brut au moment de la construction, fut blasonné après coup par l’ouvrier. Le manoir de Belleau, si digne de l’intérêt des amis des arts comme de ceux du pittoresque, était encore il y a peu de temps la résidence de la famille de Lyée de Belleau; mais, à la suite d’un projet de restauration qui il a pas encore reçu son exécution, il a cessé d’être habité et, les intérieurs en ayant été démontés, il est resté dans un état précaire qui inspire des craintes pour sa conservation. Cependant M. de Lyée, membre du Conseil général, nous affirme qu’il se propose de le faire consolider, et nous espérons que ce charmant manoir continuera à faire l’ornement de la vallée dont le gracieux aspect puise un mérite de plus dans la présence de ces vieux restes d’un autre âge.
Derrière le manoir, une jolie futaie couvre de son ombre un sol rapidement incliné : un colombier aussi ancien que la maison elle-même l’accompagne. A quelques pas se trouve aussi une chapelle du XVIe siècle qui ne manque pas d’intérêt, mais qui ayant perdu sa destination primitive, a souffert dans son ornementation.
Presque en face de ce manoir, de l’autre côté de la vallée, on voit un château du XVIIe siècle en pierre et brique :
c’est un autre Belleau, distingué du premier par le surnom de Belleau-Belleau. Ce fut sans doute dans l’origine une portion du même fief, séparée depuis par un parage; elle est restée dans l’ancienne famille de Belleau, tandis que l’autre fragment entrait dans la famille de Lyée. Guy de Belleau vivait en 1184; sa descendance s’est éteinte, de nos jours, dans la personne de M. de Belleau-Courtonne; mais celui ci appartenait à une autre branche de la même famine : celle de Belleau-Belleau n’a pas survécu à la première moitié du siècle dernier. La propriété a passé dans les mains de la famille Deshayes de Bonneval et d’Apremont, qui l’a revendue il y a peu d’années. Le château, d’ailleurs bien construit, est d’un intérêt médiocre, de même qu’une petite chapelle qui se trouve à peu de distance.
Le manoir de la Cauvinière, situé dans la plaine qui s’étend du côté de Cernay, n’offre guère plus d’intérêt, quoique plus ancien. Le fief de la Cauvinière appartenait, en 1469, à Jean du Vieu; il entra dans la famille Deshayes, en 1520, par le mariage d’Alix du Vieu avec Pierre Deshayes, seigneur de la Chapelle-Yvon : celui-ci est l’auteur des Deshayes de Forval, de Gassart et de Launay : c’est l’aînée de ces branches, celle de Forval, qui a possédé la terre de la Cauvinière jusqu’au milieu du siècle dernier, et a porté le titre de baron de la Cauvinière. Cette terre a appartenu depuis à la famille Riquier, puis à la famille Ribard, qui en est encore propriétaire.

Le fief des Hayes, autrefois nommé les Grandes et les Petites-Hayes, s’étendait dans la partie du territoire de Courson qui se rapproche de celui de Préaux. Il a longtemps appartenu à la famille Deshayes. Ce fief a passé depuis dans la famille de Mailloc des Éteux, et il fut vendu, en 1764, par Nicolas-François de Mailloc, seigneur de Familly. Il s’y trouvait une chapelle, dite la chapelle des Hayes.

Le fief de Pohyer, situé entre Courson et Bellou, a appartenu, en 1469, à Nicole Huet, prêtre, et aux XVIe et XVIIe siècles à la famille Le Michel, qui possédait la seigneurie de Bellou. Il lui fut porté par le mariage de Jacqueline de Malherbe, fille de Guillaume de Malherbe, sieur du Bouillon, et de Robinette de Grieu, avec Denis Michel, sieur de Bellou, sous le règne de Louis XII.

Signalons encore à Courson le manoir de Beyville, aujourd’hui dépendant de la terre de Belleau, et qui a appartenu , depuis le XVI* siècle jusqu’à nos jours, à la famille Deshayes de Bonneval et d’Apremont ; puis le manoir de Valsery, encore subsistant, et qui a servi de résidence à une branche de la famille de Bonnechose. Voici, du reste, le nom des gentilshommes qui ont fait preuve de noblesse à Notre-Dame-de-Courson, en 1666 : Thomas de Bonnechose, sieur de Valsery ; Marguerite de Nourry, veuve de Charles de Belleau, sieur de Canapville, tutrice de François et Charles de Belleau, ses fils; Jean-Baptiste Deshayes, sieur de la Cauvinière; Philippe Deshayes, sieur de Beyville ; Jean Le Michel, sieur de La Babouelle, et Guillaume de Lyée, sieur de Belleau.

5 – NOTES de Charles VASSEUR.

Carnet « ‘Doyenné de Livarot » :
14 – COURSON
1° NOTRE DAME DE COURSON – B.M de Courchon – Corcon – BM de Cursonne

Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 170 feux
Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
14e Episcopus Lexoviensis
16e et 18e Capitulum lexoviense

Curés:
François le Vavasseur 1734
La Vigne 1764
Vigne 1774
Manson 1781 à 1787.

On trouve dans le Domesday Book :Robertus de Curcon

Insinuations
Description de l’église d’avril 1853

La cloche est de 1595, celle de St Pierre qui est transportée dans cette église porte une inscription  en caractères gothiques et date de 1551
Inscription sur la cloche en caractères gothiques : je fus faite en l’an 1595 pour Notre-Dame de Courson, je fus Maria au mois de Mai, Nous fûmes faites. Rogier Favreau m’a faite
Inscription tumulaire d’un sacristain de Notre-Dame de Courson :
Sous les curés Manchon, Neuville, Petit, Ronchamp je servis à l’autel pendant 48 ans. 1200 fois d’autrui je creusai la tombe mais la mienne à la fin s’est ouverte et j’y tombe.
Sur le tombeau d’un enfant tué par accident vers 1856, à la fête de St Christophe : Les fêtes du monde ont un lendemain….
Monstres du bailliage d’Evreux
Ancel de Neufville, seigneur de Courson en habillement de vougier, dûment monté et armé.

Recherche de Montfaut
Ancelot de Neufville de Courson
Recherche des nobles de l’élection de Lisieux
Messire Jean Clairdonant et Messire Jacques le Verd, prêtres
Thomas de Neufville, seigneur de Courson

Manoir de Cauvinière avec une curieuse chapelle, sur Courson vers Meulles.
Recherche de 1666
Thomas de Bonnechose, seigneur de Valsery
Marguerite de Noury, veuve de Charles de Belleau seigneur de la Napville, tutrice de François et Charles de Belleau, ses fils, anciens nobles.
Jean Baptiste Deshayes, seigneur de la Cauvignière
Philipe Deshayes seigneur de Bayville, issu de Jean, ennobli en 1596
Jean le Michel, seigneur de la Babouette
Guillaume des Liée, seigneur de Belleau
Terre des Maignans située sur le bord de la route de Lisieux à Gacé, appartenant à Madame Angélique Françoise Marguerite Lescot, veuve de Monsieur Charles Louis François Dufresne, juge de paix à Ecouché (Normand du 17 octobre 1857)
Affaire de l’emprisonnement de Monsieur le Chevalier de V…des Maignans à Orbec pour chasse en temps prohibé et rapine sur les voisins (Hippeau Gouvernement de Normandie tome V p.196 à 201)

2) SAINT PIERRE DE COURSON
St Petrus de Courchon – de Cursonne
Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 62 feux

Patronage:
14e 16e et 18e Dominus Rex Patronus

Curés:
Manourry 1764 et 1774
Queret 1779 à 1787

Description de l’église d’avril 1853 ; elle aurait été détruite en 1846
Le Roi nommait à la cure qui était d’un revenu de 700 livres, mais le curé jouissait d’un grand nombre de prérogatives et droits seigneuriaux comme dire la messe éperonné, ses pistolets posés sur le coin de l’autel. Il pouvait mettre dans la forêt 12 génisses et un taureau et jouissait du droit de chasse et de pêche de Gacé à Lisieux.
Inscription sur la cloche de St Pierre (transportée à Notre-Dame de Courson lors de la destruction de l’église)
L’an 1595 Ichan (?) Gallet, prêtre curé de céans et Catherine de Neufville, femme du seigneur de Magniens et Marguerite femme de Jehan Marye

Recherche de 1666
Jean Baptiste Lemichel, seigneur des Pommerais, ancien noble.

3 – BELLEAU

Voir :
Bulletin Mon. 1862 p.583
Bulletin des Antiquaires de Normandie 1862 p.295
Annuaire normand 1863 p.695
Exposition rétrospective de Lisieux 1870 p.35 n°630 et 631
Bulletin Mon. 1870 n°7 p.629 et 630
Destruction du Manoir de Belleau :
Normand du 17 octobre 1868
Bulletin Mon.1868 p.920
Almanach de l’Archéologie 1870  p.46 à 52
Annuaire normand 1870 p.470 à 474
Capella de Bella Aqua – St Michel de Belleau

Patronage:
14e Guillelmes de Pulchra Aqua
16e et 18e Dominus loci

Description du Manoir du 6 mars 1856
En septembre 1869 achèvement de la démolition du manoir de Belleau à Courson par son propriétaire Monsieur de Lyée de Belleau

Recherche des nobles de l’élection de Lisieux
Jean de Lyée, seigneur de Belleau et de Bigars

Description du château du 6 mars 1856
Recherche des nobles de l’élection de Lisieux
Jean de Belleau, seigneur du lieu et d’Ocainville

6 – Archives SHL:

Achat du 11- 02-2003.
Lot n°  75 :
Lot n°  75 PAYS D’AUGE, SEIGNEURIE DE BELLEAU (Notre Dame de Courson)
1713, papier, aveux ;
1717, parchemin, aveux ;
1748, parchemin, aveux ;
1704 et 1764, 2 pièces parchemin, aveux ;
1746 et 1749, 2 pièces parchemin, aveux ;
1484-1708, 14 pièces parchemin, 2 pièces papier, aveux (les parchemins en partie ruinés) ;
1745, parchemin, aveux ;
Famille Lyée de Belleau, 1704-1753, liasse dont 1740, requête de l’intendant d’Alençon au sujet des 725 toises du chemin impraticable (à Courson), les voitures restent embourbées, spécialement celles qui voiturent les fers des grosses forges d’Orville à Lisieux ;
Famille Lyée de Belleau 1675-1817, 13 pièces parchemin et 38 pièces papier,  rentes, ventes de terres, refus de passage, 4 certificats de l’Ordre de Saint Michel ;
Seigneurie de Belleau (Notre Dame de Courson), 1567-1663, 4 pièces parchemin, aveux ;
idem, 1717-1748, 2 pièces parchemin, Les masures de Notre Dame de Courson ;
Notre Dame de Courson, seigneurie du Belleau, 1563-1753, liasse de 14 parchemins, aveux pour l’aînesse de la Montonnière.

[1] Celle-ci est formée de la réunion par ordonnance du 4 décembre 1831, des deux paroisses de Saint-Pierre et de Notre-Dame de Courson. Voir Georges BESNIER, Répertoire sommaire des documents antérieurs à 1800 con­servés dans les archives communales Département du Calvados , Caen, Delesques, 1912. In-8°, pp. 406-407.

[2] La plupart de ces articles dont Jean-Pierre Rivière a dressé la liste ont été publiés dans la revue Le Pays d’Auge .

[3] Voir les articles consacrés aux manoirs de cette commune dans les ouvrages de Philippe DETERVILLE.

[4] Au XIXe siècle un membre de la famille de Lyée entreprit un travail considérable de dépouillement des fonds d’archives de toute la région: registres paroissiaux, tabellionnages, etc. qui a été versé aux archives départementales du Calvados, cote F 551 à 4568. A plusieurs reprises la maison de Belleau apparaît en raison de ses alliances. Ces notes ayant été utilisées par Jean-Pierre RIVIERE qui les a éditées en partie, nous renvoyons à son ouvrage.

[5] R. GENESTAL, Le parage normand , Caen, Jouan, 1911, p. 3.

[6] Voir Henri de FRONDEVILLE, Compte de Jehan Le Muet dans Etudes lexoviennes , 1936, p. 213.

[7] Voir archives informatiques de la SHL.

[8] Voir également confirmation dans l’Etat de la consistance de la Baronnie d’Auquainville et des terres  et seigneurs de Fervaques, Prestreville, Cheffreville et la Croupte , manuscrit in-folio offert par Me André Carles aux Archives départementales du Calvados où il est conservé avec le chartrier de Fervaques – 74 :

[9] Aveu de la baronnie de Ferrières reproduit par Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure , Evreux, Hérissey, t. III, 1869, p. 83 sq. .

[10] A notre connaissance, il n’existe pas de généalogie de cette branche des Belleau. Celle signalée par le chanoine Georges-Abel SIMON, Les études généalogi­ques en Normandie depuis le XVII° siècle, suivi d’un Essai de Bibliographie nobiliaire , Caen, Jouan et Bigot, s.d. (ext. du BSAN , t. XXXVI) – concerne la branche de Courtonne. Quant à celle relevée par Etienne ARNAUD: R. de RATON, Les Arrêts du Grand Conseil portant dispense du Marc d’Argent de Noblesse , Paris, 1951, In-8°, XXIII-541 p. – nous n’avons pu la consulter. Nous proposons en annexe un essai qui devra être vérifié.

[11] Henri PELLERIN, PAR , 23, N° 9, Septembre 1973, p. 22..

[12] Figure dans la Recherche de Montfaut ,

[13] Reçoit en 1567 l’aveu de l’aînesse des Nenestières.

[14] Mention de son décès dans l’aveu de 1604

[15] On ne saurait dire si le Geoffroy de Belleau recevant l’aveu de Jacquette Mouton, le 14 juin 1663, pour l’aînesse de la Moutonnière ne serait un troisième fils.

[16] . Jean-Pierre RIVIERE, op. cit. p. 87.

[17] Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du calvados , t. V, Caen, Hardel, 1867, p. 738.

[18] Ce fait est peu courant dans l’architecture classique de la fin du XVIIe siècle mais cependant pas unique

[19] Raymond QUENEDEY, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Paris, F. Contet, 2e série, 1927, pl. 7.

[20] Sur l’état ancien de ce manoir, voir: François COTTIN, Le Manoir Desmares , Conférence, Association des Amis du Vieux-Lisieux, 11 septembre 1945, plans et essai de restitution reprise par FEUILLEBOIS, Maisons à pans de bois. relevé du Centre de documentation des Monuments historiques. planche D. 3485; Michel COTTIN, Le Manoir Desmares et le quartier Nord-Est de la ville aux XV°-XVI° siècles , Communication SHL, 23 février 1990 .

[21] Nous avons relevé une transformation identique au Manoir du Coudray, à Coudray-Rabut..

[22] Voir notre article: Michel COTTIN, « Le Manoir de la Roque, à Montpinçon » Bulletin du foyer rural du Billot , Septembre 1991, N° 35, pp. 9-18.

[23] Louis SAVOT, L’architecture française des bastiments particuliers avec des figures et des notes de M. Blondel , Paris, 1673, pp. 49-50.

[24] Cité par Claude MIGNOT, L’escalier dans l’architecture française (1550-1640) dans Jean GUILLAUME, dir., L’escalier dans l’architecture de la Renaissance Paris, 1985, p. 53.

[25] Voir son Cours d’architecture , Paris, 1675-1683, pp. 687-688.

[26] Et dans d’autres châteaux proches: Bonnemare à Radepont, au Manoir des Minières à Beaubray, Aubigny près Falaise, etc.

[27] Voir à ce sujet notre article sur Fumichon: Michel COTTIN, « Le château de Fumichon », PAR , Février 1991, pp. 14-21; Mars 1991 , pp. 19-26.

[28] Sur cette décoration, voir entre autres: Yves LESCROART, « Décors peints en Pays d’Auge », Monuments histori­ques , N° 159, octobre-novembre 1988, pp. 41-45 et Henri PELLERIN, « La décoration intérieure du manoir de Tonnancourt », PAR , février 1971

[29] Sur cette question, voir Jean-Marie PEROUSE de MONTCLOS, L’architecture à la française – XVI° – XVII° – XVIII siècles , Paris, Picard, s.d. (1982), p. 44 sq.

[30] Sur le caractère restrictif de cette attribution et ces carrelages, voir: Michel COTTIN, La maison traditionnelle en Pays d’Auge – Matériaux et tech­niques. Catalogue exposition – Saint-Désir-de-Lisieux , Octobre 1985, s.l.n.d. (1985) et « La Céramique en Normandie Centrale du Moyen Age au milieu du XIXe siècle » Bulletin du Foyer rural du Billot , N° 38, Juin 1992, pp. 37-

[31] Henri de Courthonne tenait en 1320 de la baronnie de Ferrières (branche d’Auquainville) un plein fief de haubert sis à Notre-Dame de Courson, dont mouvaient notamment 1/4 de fief à Prêtreville, que tenait Henri de Poix, et 1/4 de haubert à Saint-Paul-de-Courtonne, que tenait Jean d’Orbec, chevalier. Ce plein fief passa plus tard successivement aux familles de Neuville, du Houlley et Rioult.

Il s’agit ici de l’arrière-fief situé à Saint-Paul-de-Courtonne: dès avant 1337, Henri de Courthonne devait au roi 80 l.t. de rente sur cette terre. Le 5 avril 1337, se trouvant arriéré de 100 l.t. dans le paiement des arrérages de sa rente, il s’engagea à augmenter celle-ci de 20 l.t. (A.N., J. 219, n° 12). Ainsi se trouva constituée la rente de 100 livres mentionnée dans cet article de la recette du domaine.

La rente fut réduite à 25 livres lorsque cette terre fut, en juin 1380, fieffée par Pierre de Belleau (A.N. P 19081); on verra plus loin (article 287) que le Vicomte d’Orbec ne put réussir à en tirer un revenu supérieur au profit des héritiers mineurs de Richard de Belleau. La fieffe consentie à Pierre de Belleau est sans doute à l’origine de l’établissement dans cette paroisse d’une branche de la famille de Belleau qui s’y est perpétuée jusqu’en 1850. Les Belleau possédaient d’autre part, et très anciennement des fiefs à Saint-Germain-de-Livet et à Notre-Dame-de-Courson; dans cette dernière paroisse, ils tenaient de la baronnie de Ferrières un fief de haubert distinct de celui de Henri de Courtonne. En 1320, ce fief de haubert était indivisément entre les mains de Michel et de Guillaume de Belleau (Beaumont 1320). En 1377, Pierre de Belleau avait déjà fieffé la terre de Coutonne et était l’héritier, en partie du moins, du fief de Belleau, à Notre-Dame-de-Courson. Il avait épousé Luce de Pons (Recherche des Elus de Lisieux en 1540); ses descendants conservèrent ces deux terres jusqu’au partage qui eut lieu à la fin du XVe siècle, entre deux frères, Jean et Richard de Belleau. Le premier fut l’auteur de la branche de Courtonne et du second sont issus les seigneurs de Belleau à Notre-Dame-de-Courson et de Saint-Aubin-sur-Auquainville.

Les Belleau portaient: « D’hermines à deux (ou à trois) faces d’azur ».

[32] Le fief Plumet , à Meulles, est mentionné dans le dénombrement du Comté de Beaumont en 1320; la rente annuelle dont il est chargé est déjà alors de 53 sols 8 deniers.

Guillaume Baudouin fut vraisemblablement le père de Jean Baudouin, vicomte d’Orbec de 1463 à 1474, qui obtint de Louis XI en 1475, des lettres de noblesse. Ces Baudouin furent seigneurs de Saint-Sébastien-de-Préaux, de la Chapelle-Gautier, et du Fay, à Saint-Quentin-des-Iles. Ils s’éteignirent à la fin du XVIe siècle; l’héritière de la famille fut Anne Baudouin, fille de Gaston Baudouin, lieutenant général du bailli d’Evreux, Cer au Grand Conseil, et d’Anne Bigot. Elle épousa par contrat du 26, novembre 1589, Louis Marc, écuyer, sieur de la Ferté, du Mesnil-Durécu et de la salle-Canouville. Leur fils Scipion fut le premier intendant d’Alençon. Une tante d’Anne Baudouin, nommée Madeleine, épousa par contrat du 26 mai 1570, Jean de Lyée, écuyer, sieur de la Fosse, de Bigards et de Belleau. Les Baudouin portainet: « D’azur à deux épées d’argent passées en sautoir, les pointes en bas, les gardes et les poignées d’or ».

[33] Robert de la Fontaine tenait en 1320 de Jehan d’Orbec, écuyer, un demi-fief sis à Saint-Germain-la-Campagne. Dans l’aveu du fief du Plessis par Pierre d’Orbec, le 24 juillet 1416, est mentionné le quart de fief de la Fontaine, tenu par parage de jehan de Landres, et dont l’hommage doit être porté à Pierre de Belleau, écuyer, sieur de Courtonne (Cf. l’article 7). Cette terre passa plus tard aux Dandel, puis au XVIIIe siècle, aux Fouques de la Pilette..

[34] En 1320, Guillaume de Boilleaue, écuyer tenait à Notre-Dame-de-Courson, une roture nommée le fief Le Roy .

[35] Robert de Lyée, écuyer, sieur de Tonnancourt avait épousé en 1426, Perrette de Belleau, soeur et héritière de son frère Jean de Belleau et à ce titre dame de la Fosse (à Cheffreville) et de Belleau (à Notre-Dame-de-Courson). Leur postérité s’est maintenue à Tonnancourt jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et à Belleau jusqu’à une époque récente.

De Lyée « D’argent au lion de sable armé et lampassé de gueules »..

[36] Cf. l’art. 6. Richart de Belleau , dont les mineurs sont ici mentionnés était le petit -fils de ce Pierre de Belleau qui avait fieffé la terre de Courtonne. Cette terre échut à son fils Jean, puis au fils aîné de celui-ci Jean II, qui épousa Louise de Mailloc, et fut l’auteur de la branche des Belleau de Courtonne, éteinte en 1850, par la mort d’Elisabeth-Constance-Sté­phanie-Louise de Belleau..

[37] Les Amiot possédaient des fiefs à Auquainville, à Meulles et à Cheffreville.

Un acte du 17 novembre 1344 fait mention d’un héritage Guillaume de Liée à Capelles-les-Grands (sergenterie de Chambrais) (A.N., J. 219, n° 19). Guillaume de Lyée, écuyer, sieur de Belleau, de Lyée et de La Fosse, mort avant 1451, était fils de Robert de Lyée et de Perrette de Belkleau. Il épousa Jeanne du Coudray, dame du lieu (à Tortisambert) et de Heurtevent, et fut l’auteur des diverses branches connues de cette famille (B.N. P.O. 1714, de Liée n° 2 – Généalogie produite en 1540)

Guillaume Stawton ne doit-il pas être identifié avec Guillaume Hawton, capitaine anglais qui s’empara de Bernay , en août 1417 ?

[38] Fief à Notre-Dame-de-Courson (Calvados), canton de Livarot. Il était taxé à XL L. en 1567..

[39] Nous avons un lieu nommé la Fosse à Saint-Quentin-des-Iles, qui était de la vicomté d’Orbec. M. Rioult de Neuville m’en indique un autre à Cheffreville (Calvados) qui est près de Notre-Dame-de-Courson. – Bigars (V. l’art. 236)..

[40] Le Bois-Hiboult, fizef à Notre-Dame-du-Hamel, canton de Broglie.

[41] Belleau, fief à Notre-Dame-de-Courson (Calvados), canton de Livarot. Un Jehan de Belleau en était déjà seigneur en 1540. M. Rioult de Neuville pense que Saint-Aubin pourrait être Saint-Aubin-sur-Auquainville (Calvados). Ces deux fiefs sont taxés à chacun XX l. en 1567..

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