BRUCOURT


NOTES sur BRUCOURT – 14110

Brucuria – Bruccuria

Brucourt, canton de Dozulé.
Bruecort, Bruiecort, 1180 (magni rotuli, p. 36); 1208 (ch. de Sainte-Barbe-en-Auge n° 100).
Brucort, v. 1250 (magni rotuli, p. 185); 1253 (ch. de l’abb. de Mondaye).
Bruuncourt, Bruncort, 1280 (ibid.)
Bruticuria, 1312 (parv. lib. rub. Troarn. p. 90).
Brucourte, 1418 (rôles de Bréquigny; mém. de la Soc. des antiq. de Normandie; t. XXIII, p. 19).
Brucuria, Bruecuria, XVI siècle (pouillé de Lisieux,p. 52).

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
Le fief de Brucourt, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de Brucourt, possédé par messire Anthoine de Longaulney, seigneur de Francqueville.
Duquel fief de Brucourt relévent les fiefs qui ensuivent :

  • Le fief de Brocotte, quart de fief
  • Le fief d’Auxmesnil.
  • Le fief de Saint-Laurens.
  • Le fief de La Londe.
  • Le fief de Beuzeval, qui fut Morsan, quart de fief assis à Beuzeval, possédé par Gabriel de Clinchamps, Ecuyer, sieur de Donnay.
  • Le fief de Gonneville, demi fief assis à Gonneville, possédé par Robert d’Angerville, Ecuyer.
  • Le fief d’Auberville, demi fief assis en la paroisse d’Auberville, possédé par Anthoine de Cannonville, Ecuyer, sieur de Hotot; la teneur est prétendue par le Roi à cause de la vicomté de Falaise, sur quoi il y a procès pendant et indécis au Parlement de Paris.
  • Les fiefs de Saint-Clair et Saint-Samson, assis auxdites paroisses, possédés par Monseigneur le duc de Longueville; la teneur contredite par mondit seigneur.
  • Le fief de Barneville, assis audit lieu de Barneville, portion de Mr de Longueville, dont la teneur est aussi contredite.
  • Le fief de Launay, quart de fief assis en la paroisse de Gonneville, possédé par messire Antoine de Longaulney, seigneur de Francqueville.
  • Le fief ou fiefferme d’Angoville, assis en la paroisse d’Angoville, possédé par le Couvent, Prieur et Religieux du Royal-Pré.

Le fief de Brucourt-d’Ancre, assis à Brucourt.
Le fief de Brucourt, réuni à celui de Périers, formait un plein fief-de haubert nommé le Chefmois de Brucourt et mouvant de la châtellenie de Touque. Il fut, en 1735, réuni au marquisat de Soûmont, dont relevait le fief de Daumesil, 1664(chambre des comptes de Rouen, t.I, p. 244).

Histoire de la maison d’Harcourt, mentionne Simon d’Estouteville, sire de Brucourt

Lieux-dits de BRUCOURT:
[Bas-Chênes (Les)(pouillé de Lisieux)], BRUYÈRE (LA), Cour-Querrier (La), GRISY, Lieu-aux-Fouques (Le), Lieu-Ballot (LE), Lieu-Belaître (LE), LIEU-COLLEVILLE (LE), Lieu-des-Brocs (Le), Lieu-Lesny (LE), Lieu-Tardif.(Le), Mesnil-Simon (LE), Moulin-à-Blé (LE), Ozeraye (L’), Perrelle (LA), Pont-de-France (LE), Quesnay (LE),

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
2 feux privilégiés, 32 feux taillables
Sous l’invocation de St Vigor

Par. de Saint-Vigor; patr. l’abbé de Préaux, puis le seigneur du-lieu.
Dioc. dej Lisieux,
doy. de Beaumont.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-L’Evêque,
sergent. d’Ivry.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 102.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 709.

Voir :
Combat de 945 à Brucourt – Mémoire des Antiquaires de Normandie tome 26 p.718 – 734 et tome 27 p.97
Histoire du Val Richer p.98 – 111 – 122 – 128 et 140
Brucourt – Mémoire des Antiquaires de Normandie Tome 23 p.19 n°129
Carnets de Charles Vasseur : Voir « Analyses et transcriptions… » p.138 – 12 juin 1679

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.
Brucourt, Brucuria, Bruecuria, Bruelcort, Bruecort ,Bruicort, Bruticuria, Bruecourt.

L’église de Brucourt s’élève sur la pente de d’un des coteaux boisés et riches de végétation qui servent de base à la côte de
Basbourg ou Bassebourg, un des points les plus élevés de ceux qui circonscrivent la vallée d’Auge.
Elle n’offre que bien peu d’intérêt. Il faut remarquer, cependant, qu’elle est tournée à contre-orient, par suite d’une mutation opérée, il y a, dit-on, une cinquantaine d’années, et qui consista à transporter le choeur dans la nef, et à bâtir un nouveau portail à la place du chevet.
L’ancien portail, transformé en chevet, est entièrement construit en pierre de taille ; son pignon était flanqué de quatre contreforts enlevés maintenant, mais dont les fondations sont encore visibles à rase terre, et les lignes verticales parfaitement reconnaissables.
Au centre, était percée une porte à arc surbaissé orné de moulures prismatiques du XVIe siècle. Elle était surmontée d’une fenêtre ogivale, à compartiments flamboyants.
Le mur du nord, qui est à présent celui de l’épître, présente une seule ligne pour le choeur et la nef ; au midi, au contraire, le choeur forme une légère retraite sur la nef ; ou plutôt, d’après la disposition moderne, c’est la nef qui forme retraite sur le choeur.
Les murs de la nef ancienne (le choeur actuel) sont soigneusement recrépis, de manière à offrir un aspect tout moderne; ils sont pourtant flanqués, au nord, de quatre gros contreforts saillants du XVIe. siècle. Trois contreforts identiques garnissent le mur du midi.
Ces murs ne sont point régulièrement éclairés : deux ouvertures seulement se voient dans le mur du nord : une petite fenêtre étroite, cintrée, placée fort haut et vitrée presqu’à ras du mur, dans la seconde travée, appartient à la période romane ; dans la troisième travée, se développe une grande fenêtre carrée moderne. Au midi, toutes les ouvertures sont dans ce dernier goût
Les murs du choeur, transformé maintenant en nef, sont en partie en blocage, en partie en pierre de taille, et soutenus par trois contreforts qui m’ont paru dater du XIIIe. siècle.
Une seule grande fenêtre carrée et moderne est percée dans la première travée, au nord et au midi.
Le portail ( l’ancien chevet du choeur ) se compose d’un ordre pseudo-dorique; la porte est carrée ; le clocher, qui le surmonte, de forme hexagonale avec calotte semi-sphérique surmontée d’un petit clocheton; chaque face est percée d’une petite lucarne ronde.
L’intérieur de l’église est nu; et il n’y a rien qui puisse servir de délimitation entre le choeur et la nef. L’unique autel, orienté à l’ouest, est adossé à un refend qui sert à ménager une petite sacristie. Il date du règne de Louis XV et provient, dit-on, d’une chapelle de Capomesnil.
A droite et à gauche, sont deux grandes statues modernes.
Deux petites statuettes anciennes se trouvent dépaysées le long des murs de l’église. C’est une sainte, en costume du moyen-âge, peut-être sainte Catherine, et un saint Vigor, évêque, avec mitre basse et chasuble relevée sur les bras.
Les voûtes du choeur sont portées par l’ancienne charpente encore visible, bien qu’elle ait été plâtrée.
Celles de la nef sont très-surbaissées.
Les fonts baptismaux, en pierre brute et pédiculés, remontent peut-être au XVe. ou au XVIe. siècle.
L’inscription de la cloche est intéressante ; elle est ainsi conçue :

LAN 1788 IAI ETE BENITE PAR Mr IACQUES BINET CURE DE CE LIEUX ET
NOMMEE MARGUERITE PAR TRES HAUT ET PUISSANT Ser MESSIRE ETIENNE
FRANÇOIS TURGOT CHer MARQUIS HAUT IUSTICIER DE SOUSMONT SEIeur PATRON
DE BRUCOURT PERTERS ET AUTRES LIEUX HAUTE ET PUISSANTE DAME MARGUERITE
CARON MARQUISSE DE TURGOT SON EPOUZE.

La croix du cimetière semble dater du XVIIIe. siècle. Elle se compose d’un fût, sous forme de colonne cylindrique cannelée, à chapiteau dorique ; la croix est grecque, c’est-à-dire que les quatre branches en sont d’égale longueur, composées de feuillages renflés vers le centre et finissant par un petit chapiteau ionique.
L’église était consacrée à saint Vigor, et dépendait du doyenné de Beaumont.
Le patronage appartint à l’abbé de Préaux, jusqu’au XVIIIe. siècle, qu’on le trouve dans les mains du seigneur laïque.
Brucourt dépendait de la sergenterie de Dives. On y comptait 2 feux privilégiés et 32 feux taillables.

Château.
— Il existait à Brucourt un splendide château qui devait dater du XVIIe. siècle, et remplaçait vraisemblablement les anciens bâtiments féodaux habités par les premiers seigneurs. Il y avait là une chapelle de St.-Hermès, érigée l’an 1632, et dont l’évêque avait le patronage.
Je ne pourrais énumérer les divers seigneurs qui se sont succédé dans la possession de la terre de Brucourt. Les Rôles de l’Échiquier de Normandie font mention de Robert de Brucourt, Gislebert de Brucourt, Jehan de Brucourt et Richard de Brucourt aux années 1180 et 1195. Auparavant, le sire de Brucourt avait figuré au nombre des conquérants de l’Angleterre, et parmi les compagnons de Robert Courte-lieuse son voyage en Terre-Sainte. En 1272, Eudes et Ferrand de Brucourt comparurent au ban des chevaliers. Enfin, Robert et Philippe de Brucourt furent successivement évêques d’Évreux en 1340 et 1368. A la fin du XV. siècle, une nouvelle famille avait succédé aux premiers seigneurs de Brucourt; lors de sa recherche, en 1463, Montfaut trouva dans cette localité M. Guillaume Vipart, chevalier.
Quelques années plus tard, cette nouvelle maison avait à son tour disparu pour faire place à une famille de robe, dont le principal mérite est de compter parmi les siens un historien de Caen, naïf, et par cela même fort intéressant. Voici les détails que l’on trouve, dans son livre même, sur sa famille :
Charles de Bourgueville, sieur du lieu de Bras et de Brucourt, est né à Caen le jeudi 6 mars 1504, de Jean de Bourgueville, écuyer, sieur de Bras, avocat du Roy au bailliage, de Caen, et vicomte, et de damoiselle Marguerite de Cairon. Son père décéda le 16 décembre 1514, et sa mère le 4 janvier 1548.
Charles de Bourgueville eut trois soeurs: Marguerite, Philippine et Jeanne. Il vécut jusqu’à une très-grande vieillesse, et sa postérité subsistait encore dans la première moitié du XVIIe. siècle. Alors vivait Isabelle de Brucourt, arrière-petite fille du vieux bailli, de Caen, à laquelle Éléazar de Sarcilly , sieur de Chaudeville, poète érotique, né à Brucourt en 1611, mort à-Paris en 1633,
adressa quelques-unes de ses pièces.
Comment la terre de Brucourt est-elle sortie des mains de cette troisième maison ? C’est ce que je ne sais pas ; toujours est-il que messire Adrien de Longaunay, chevalier, décédé le 18 janvier 1698, s’intitulait seigneur de Brucourt Grangues, le Breuil, Ablanville
, etc., etc. (Statist. mon.,t.III, p. 176).

Eau minérale.
— Brucourt est renommé pour sa fontaine d’eau minérale ferrugineuse qui sourd à peu de distance de l’église : la route de grande communication de Dives à Dozulé, Beuvron et Cambremer, terminée depuis quelques années, facilite l’accès de cette localité autrefois très-difficile ; elle deviendra plus fréquentée si les logements se multiplient.

Basbourg.
-La côte de Basbourg est un des points les plus élevés du bassin de la Dive ; aussi de son sommet jouit-on d’une vue très-étendue. Elle a, en outre, un intérêt historique.
Peut-être a-t-elle tiré son nom de Toutain de Bastembourg, qui était fils d’Anslech, régent du duché de Normandie, avec Bernard-le-Danois, pendant la minorité du jeune Richard.
Toutain laissa plusieurs enfants : Hugues A la Barbe, seigneur de Montfort-sur-Risle; Guillaume Bertran, tige des seigneurs de Bricquebec; Robert Bertran, fondateur du prieuré de Beaumont-en-Auge, et Gisle, femme de Giroye, seigneur de Montreuil et d’Eschauffour.
Les Pouillés mentionnent un prieuré à Basbourg.
C’est du haut de la butte de Basbourg, que le Roi de-France, qui avait envahi la Normandie en 1060, vit son armée taillée en pièces au gué de Varaville ( Voir ma Statistique monumentale, t. II, p. 12, 13, 14 ).

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

BRUCOURT. – Guilmeth a signalé la  » Butte de Bas-Bourg  » (2).
(2) Guilmeth.

2 – Pièces Justificatives:

Sentence rendue au PONT-L’EVESQUE par Jean BOREL, escuyer, seigneur et chastelain de MANERBE entre: Gabriel du CHAPELET sieur de SAINT-LAURENT et Nicolas de COLARRON détenus prisonniers
– instance du noble homme Me Régné HEUDINE requérant au décret du fief et terre noble de BRUCOURT ayant appartenu au sieur du CHAPELET et enfin Messire François de MALHERBE chevalier et seigneur de BOUILLON, le dispositif règle les comptes respectifs des partis et le reliquat de 600 livres tournois dû par le sieur COLARRON comme fermier de la dite terre moyennant le paiement de laquelle somme il sera élargi, attribuant les dépens au sieur HEUDINE.
Marie LE MAUSEL mère du sieur du CHAPELET.
p. 139 – 21 février 1681
Adjudication faite aux assises de la Vicomté d’Auge devant Jean de BOREL escuyer.
Sur la requête de noble homme René HEUDINE, sieur DERAN de COUPIGNY comme s’étant rendu le 25 juin précédent adjudicataire de la terre
noble et seigneurie de BRUCOURT en circonstances et dépendances décrétées sur Gabriel du CHAPELET escuyer sieur de SAINT-LAURENT puis envoyé en possession par sentence du 8 juillet suivant.
A l’effet de procéder aux réparations nécessaires aux bâtiments et terres du fief dont il ne devait être possesseur définitif qu’au bout de l’année.
Le procès-verbal du 10 février mentionné dans la sentence constate des réparations de maçonnerie à faire pour une somme de 2458,25 livres tournois
(voir détail charpente, planchers, toiture tuiles et toiture paille et travaux de terrassement)
Suit également prix relatifs de la main d’œuvre
p.140 – 11 mars 1687
Devant tabellions de la Vicomté d’Auge :
– Jean JEVRIN et Michel LEREBOURS journaliers demeurant à BRUCOURT lesquels ont reconnu et avoir eu et reçu d’Eustache-Laurens HEUDINNE escuyer sieur de BRUCOURT conseiller du Roy, greffier en chef au bureau des finances à CAEN, la somme de 20 livres tournois pour leur salaire pour avoir raccommodé la grange de la RIVIERE-DANCRE, en pieux, terrasse et terre;
fascicule II – p. 82 – 7 avril 1735
Vente de terres situées au BREUIL, par divers à : Noble Marie Anne PIEDOUE, veuve de Eustache Lurens HEUDINE escuyer, sieur de BRUCOURT, trésorier général de France au bureau des finances de CAEN, y demeurant paroisse et grande rue Saint Jean. Lesdites terres relevant des fiefs du BREUIL.

1398, 3 mars
Information de Jean des Wys, vicomte de Pont-Authou et pont-Audemer, sur la valeur des biens appartenant aux enfants mineurs de Jean de Brucourt dont la jouissance leur est refusée comme ayant été possédés par Etienne de Brucourt, partisan du roi de Navarre, tué à la bataille de Cocherel; fief d’Infreville (Eure).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 315-316.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 37.

14.. – 16.. –
Brucourt, Cambremer et Saint-Julien-sur-Calonne: fragments de registres
= A.N. 300 AP I 666. Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 665), Paris, 1976, p. 231.

1411, 29 avril
Information de Benoît Le Coutelier, vicomte d’Auge, pour la mise hors de garde de Jean d’Ancre, écuyer, seigneur de Brucourt, baptisé en mars 1388 en l’église de Brucourt, fils de Thomas d’Ancre, chevalier, mort en octobre 1400.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 43.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 31.

1418, 15 novembre – Estrée
N° 237 –
Rex omnibus, etc, salutem. Sciatis quod de gratia nostra, dedimus dilecto armigero nostro Caryot Carbonnel, etc., ac etiam terram et dominium de Lestre, cum omnibus aliis hereditatibus domine Lucie de Brucourt, vidue Willelmi Gomeul, dicti Moradas chivaler defuncti, pertnentes de valore centum et triginta coronarum per annumhabend. et tenend. prefato Caryoy et heredibus suis, etc., procreatis, de nobis et heredibusnostri per servicia inde debita, etc. Reservata sempernobis et nostria alta et suprema justicia et omni eo quod ad nos in hac parte poterit pertinere, etc. In cujus, etc.. Teste ut supra, XVe, die novembris. Per breve de privato sigillo.
= Coll. Bréquigny – Normandie. Vol. III – Rot. Norm. memb. 7. C. 269 dans MSAN, t. XXIV, p. 39

1418, 15 novembre – Estrée
N° 238 –
Rex omnibus, etc, salutem. Sciatis quod de gratia nostra, etc, dedimus et concessimus dilecto armigero nostro Cayrot Carbonnel terras hereditates et posssessiones quascumque Johannis de la haye, chivaler domini d’Arrodville, valentes communibus annis exoneratas de deveriis ducentas et sexaginta coronas, ac etial teram et dominium de Lestrée (Election de Pont-L’Evêque.) cum omnibus aliis hereditatibus domine Lucie de Brucourt, vidue Willelmi Gomeul, dicti Moradas chivaler defuncti.
= Coll. Bréquigny – Normandie. Vol. III – Rot. Norm. memb. 7. dans MSAN, t. XXIV, p. 39

1419, 29 avril
N° 498 –
Rex omnibus, etc, pro, etc, quod dilectus nobis Johannes Doyssie (Doëssay, C.), chivaler, nobis,etc., concessimus et hereditates redditus et posssessiones, que fuerunt Johanne de Brucourt, vidue absentis, etc., habend. et tenend., etc., prefato Johanni, etc., usque ad valorem ccc librarum turonem, per annum, etc., per homagium ac reddendo nobis, etc., apud castrum nostrum de Caen, unum gladium pro armis ad festum Sancti Johannis, etc. Teste Rege, ut supra.
= Coll. Bréquigny – Normandie. Vol. IV – Rot. Norm. memb.47. C. 305. dans MSAN, t. XXIV, p. 85.

1419, 29 avril
N° 498 –
Rex omnibus, etc, pro, etc, quod dilectus nobis Johannes Doyssie (Doëssay, C.), chivaler, nobis,etc., concessimus et hereditates redditus et posssessiones, que fuerunt Johanne de Brucourt, vidue absentis, etc., habend. et tenend., etc., prefato Johanni, etc., usque ad valorem ccc librarum turonem, per annum, etc., per homagium ac reddendo nobis, etc., apud castrum nostrum de Caen, unum gladium pro armis ad festum Sancti Johannis, etc. Teste Rege, ut supra.
= Coll. Bréquigny – Normandie. Vol. IV – Rot. Norm. memb.47. C. 305. dans MSAN, t. XXIV, p. 85.

Archives SHL : 1F62 : 1775, 25 mai_
Vente par le sieur Louis Robert Duval de la Bucardière, exempt de la connétablie, gendarmerie et maréchaussée de France, demeurant paris, rue saint-honoré, représenté par Michel Jacques Deriot, marchand, demeurant à Brucourt; à Jean et Pierre Etable, ¬demeurant à Saint-Germain-la-Campagne, deux pièces de terre,¬ triège des Fusées, contenant trois vergées… moyennant deux mille neuf cent quarante huit livres.

Insinuations:

Description de l’église du 3 septembre 1856

Description de la cloche
L’an 1788 j’ai été bénite par Monsieur Jacques Binet, curé de ce lieu et nommée Marguerite par Très Haut et Puissant seigneur Messire Etienne François Turgot, chevalier marquis Haut Justicier de Sousmont, seigneur patron de Brucourt, Periers et autres lieux, Haute et Puissante Dame Marguerite Caron marquise de Turgot, son épouse.

Echiquier de Normandie
An 1180
Robertus de Bruelcort 30 lib.de plegis vicecomtisse
Gislebertus de Bruelcort : 100 sol. profalso clamore
An 1195
Johannes de Bruecort : redd compot. De 100 marc argenti profine terrae suae
An 1195
Ricardus de Bruicort

Brucourt
Robert Wace nomme le sire de Brucourt au nombre des conquérants de l’Angleterre en 1066.
Guillaume de Brucourt accompagna en 1097 Robert de Courte Heuse au voyage de la Terre sainte.
Robert de Brucourt fut un des témoins du mariage de Jean sans Terre en 1173 et confirma la fondation du prieuré de Walsinghan par Geoffroy de Fervaques.

Vers la même époque, Gislebert de Brucourt donnait à l‘Abbaye du Val Richer des biens situés à Fervaques.
Jean de Brucourt est compris au rôle des chevaliers qui portaient bannière sous Philippe Auguste en 1025 et 1215
1214 – guerre avec Othon, empereur d’ Allemagne
Baumerets : Johannes de Brucourt
Ban 1236 – Jehan de Brucourt
Guerre de la Marche 1214 Jehan de Brucourt
Ban 1272 – Odon de Breucuria
Ban 1272 – Ferrandus de Bruticuria

Registre de Philippe Auguste (commencement du XIIIe siècle)
Henricus de Brucourt duo feoda apud Brucourt sita et apud Adeville et Apud ST Martinum veterem …sol. Minus apus Tortam Quercum unum feodum

Montfaut 1463
Messire Guillume Vipart, chevalier de Brucourt
Guillaume Vippart, chevalier, seigneur et patron de Launay et Brucourt.
Robert de Grente, chevalier de l’ordre du Roi, seigneur et patron de Brucourt.

Recherche des Nobles 1540 – Brucourt
Richard le Breton, dénommé noble, avait été accusé de dérogeance pour tenir à louage plusieurs herbages et est mort depuis l’accusation ; néanmoins Messire Vannes (?) le Breton, pour lui et ses frères en bas-âge et pour Marin, fils sous-âge dudit Robert, a baillé généalogie de leur noblesse et pour la justification d’icelle produit plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au greffe.

Renseignements sur Charles de Bourgueville et sa famille tirés d’une lettre écrite par Huet à Monsieur d’Anisy et des réponses de ce dernier (Ducarel – Appendices p.278..et p.286)
Jean de Bures, épousa Jeanne de Briosne, desquels sortit Jacques de Bures qui n’eut qu’une fille Anne de Bures qui, en 1557, épousa Charles de Bourgueville, seigneur de Bras, alors âgé de 22 ans. Ils vécurent ensemble 7 années sans avoir d’enfants mais la seconde femme du sieur de Bras lui en donna 14, qu’il perdit successivement. Elle se nommait Philypinne du Buisson. Il perdit successivement ses enfants ; le dernier survivant fut Guillaume tué à la bataille de Coutras. Il laissa un fils nommé Messire de Brucourt
Charles de Bras avait eu aussi une fille nommée Isabelle qui épousa Jean-Jacques de Cauvigny qui devint du chef de sa femme seigneur de Clinchamps.
De Bourgueville : pallé d’or et d’azur de six pièces au chef de gueules à 3 fermaux d’or.

Charles de Bourgueville, seigneur de Bras et de Brucourt
Eléazar de Sarcilly, sieur de Chaudeville, poète érotique, né à Brucourt en 1611, mort à Paris en 1633
Quelques une de ses pièces sont adressées à Isabelle de Bourgueville, arrière petite-fille de Messire de Bras.

Charles de Bourgueville, sieur du lieu, de Bras et de Brucourt, écrivain, né à Caen le jeudi 6 mars 1504, de Jean de Bourgueville, escuyer, seigneur de Bras, advocat du Roy au baillage de Caen et Vicomte et de Dame Marguerite de Cairon (elle décéda le 4 janvier 1548 âgée de 70 ans), baptisé à St Pierre de Caen le jour même ; il eut pour parrains Nobles Hommes Guillaume de Grosparmy, chevalier seigneur de Beuville et de Fontenay le Tesson et Hugues Bureau, seigneur de Giberville, Lieutenant général du Baillage de Caen et pour marraine Dame Bonne de Hoiteville, Dame de Sassé, épouse de Messire Jean de Nolland, chevalier seigneur de St Contest.
Il eut trois sœurs ; Marguerite, Philypine et Jeanne de Bourgueville ; son oncle qui fut aussi son tuteur portait le nom de Nicole de Bourgueville, curé de Cast.
Son père, l’advocat du Roy décéda le 16 décembre 1514.
Marguerite, sa sœur aînée, épousa Maistre Guillaume de Fontaines, advocat pour le Roy, qui mourut le mois d’août 1521, laissant un fils mineur qui plus tard devint Grenetier pour le Roy à Honfleur, et une fille nommée Anne qui avait 10 ans en 1531.

Il eut aussi des oncles :
Maistre Nicole de Bourgueville, curé de Gaust (ou Cast) décédé le 22 de juin 1532.
Benoist de Bourgueville, curé de Beaulieu, ….. de St Pierre, décédé en 1535.

Messire Adrien de Longamay, chevalier, seigneur de Brucourt, Grengues, le Breuil, Abanville, St Martindon, la Baconnière, Morigny, colonel général de la côte de Dives, ayant épousé Dame Catherine Renaud, décédé le 18 janvier 1698. (Statistique Monumentale Tome III p.176)

Prieuré de Basbourg

Prior de Hastebourg – Basbourg décimes 40 livres

Toutain de Bastembourg, fils d’Anslech, régent du Duché avec Bernard le Danois.
Sa sœur Durande avait épousé Turketil ; frère de Turouf de Pont Audemer.
Il laissa plusieurs enfants : Hugues à la Barbe, seigneur de Montfort sur Risle, Guillaume Bertrand, tigé (?) des seigneurs de Briquebec, Robert Bertrand, dit le Tort, fondateur du prieuré de Beaumont en Auge, Gisle, femme de Groie, seigneur de Montreuil, Echaufour et Guillaume 3e abbé du Bec. (A.C)

Cours des Antiquités Tome II p.146 – la note.
En 1060 le Roi de France qui avait traversé les comtés d’Exmes et de Bayeux, vint à Varaville où il passa la Dive avec une partie de son armée. Le reste des troupes ayant été arrêté par le flux de la mer qui avait grossi la rivière, fut taillé en pièces par les Normands sur la chaussée de Varaville. Robert Wace, donne sur cette bataille des détails fort curieux. Il dit que le Roi de France était monté sur la butte de Basbourg d’où il observait avec douleur la déroute de son arrière garde sans pouvoir la secourir. (Roman de Ron tome II p.89 et suivantes).

3 – Archives ShL:
Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Patronage:
XIVe Abbas de Fratelus
XVIe
XVIIe le seigneur

Curés:
Postel 1764
Binet 1764/1787

Chapelle de St Hermès au Manoir de Brucourt érigée en l’an 1632
Patron : l’Evêque

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