PRETREVILLE



NOTES sur PRETREVILLE – 14522

Ancien fichier PRETRQUE.SPR

1 – Querville.
2 – Pièces justificatives.
3 – Bibliographie.
4 – Notes de Charles VASSEUR. (doyenné de Livarot

1 – Querville

Michel COTTIN
Juin 1992

La paroisse de Prêtreville dépendait pour partie de la sergenterie d’Orbec et de la sergenterie de Moyaux et, selon Henri de Frondeville, il y avait au moins quatre fiefs à Prêtreville : le fief de Prestrevile, les fiefs de Querville et du Couldray, tenus de la baronnie de Ferrières par la famille de Querville, et le fief de Poix [1].
Parmi tous ces fiefs, celui de Querville nous intéresse tout particulièrement puisqu’il a conservé la majeure partie de ses bâtiments anciens et que nous possédons un certain nombre de documents illustrant son histoire.
Le toponyme Querville n’est pas rare dans la contrée. Outre une paroisse de ce nom, nous le trouvons également semble-t-il à Norolles [2]  mais aussi à Equemauville.
Le manoir qui nous intéresse ici, fut longtemps, sans doute depuis le milieu du XIVe siècle – au moins jusqu’au milieu du XVIIe siècle, dans les mains d’une famille de Querville [3]
Les deux plus anciens documents relatifs à ce domaine, sont en relation justement avec cette famille dont les possessions, situées pour l’essentiel dans la paroisse de ce nom ou aux environs, à Bièville etc., s’étendaient semble-t-il jusqu’à Merville [4]. Leur installation à Prêtreville où ils durent amener leur patronyme remonte sans doute aux dernières années du XIVe siècle [5].
Un autre document, fort curieux offre des éclairages intéressant sur la vie en milieu rural pendant l’occupation anglaise [6], au cours de laquelle, un nommé Henry de Querville, partisan de l’occupant anglais, tenait taverne » en son « ostel » qui se trouvait proche du bois de Glos dans lequel venaient s’ébattre et chasser quelques uns des habitants de la contrée satisfaisant aux obligations de guet au château de Courtonne [7]
Il reste à étudier un certain nombre de documents concernant tout particulièrement quelques membres de cette famille qui éclairent les difficultés financières résultant de la dernière grande campagne de construction [8]
En 1624, cette terre était encore dans les mains des de Querville, mais selon VASSEUR, « avant la Révolution de 1790 cette terre appartenait à M. Davy de Boislaurans, aussi seigneur de Saint-Jean-de-Livet. Après lui la terre est passée à l’une de ses filles mariée à M. de Vauvert dont la fille unique qui a épousé M. de Marguerye, frère de l’évêque d’Autun, l’a vendue à M. Gardin qui la possède actuellement (c. 1860).

DESCRIPTION

A la description d’Arcisse de CAUMONT [9] nous pouvons ajouter que ce manoir est le résultat d’un certain nombre de campagnes de construction et de transformations qui, dans le premier quart du XVIIe siècle, lui donnèrent la physionomie que nous lui connaissons.
Nous ne savons rien de « l’ostel » dans lequel Henry de Querville « tenoit taverne » pendant la guerre de Cent Ans [10] mais la configuration générale du terrain environnant et l’assise de la maison manable laissent à penser qu’il se dressait sur un petit tertre isolé – comme à Tordouet par exemple. Les aménagements des XVIe et XVIIe siècles ont amené la création vers l’ouest d’une plate-forme sur laquelle furent construits les bâtiments agricoles et la poterne. Cette transformation s’inscrit dans un schéma chaque jour un peu plus documenté et correspond à de multiples facteurs économiques mais aussi à une nouvelle vision de l’espace et à une gestion du domaine plus conforme aux traditions anciennes [11]. Dans leurs ouvrages, Olivier de Serres et Charles Estienne conçoivent la disposition idéale de l’exploitation agricole sur un plan logique mettant en permanence le maître à même de tout voir. Cette théorisation de l’occupation de l’espace n’est pas toujours patent en Pays d’Auge en raison de l’existence d’un bâti parfois très ancien et difficilement adaptable mais elle témoigne du nouvel état d’esprit des seigneurs [12] qui vivant au cœur de leur domaine une grande partie de l’année suivent le déroulement des travaux agraires et la vie de leur maison avec une grande attention [13]. A Querville, le schéma de Charles Estienne [14] est parfaitement respecté, à cela près que l’on dut peut-être retourner les façades pour orienter la façade principale vers la poterne.
La maison manable
La maison manable reste donc la partie la plus ancienne de cet ensemble et ses maçonneries et son pan de bois portent les traces d’au moins quatre grandes campagnes de transformation.
La première de ces campagnes demeure visible sur la façade est où nous pouvons voir les restes de soubassement dont il impossible de fixer l’époque mais qui par ses matériaux et leur emploi pourraient en partie remonter aux XIIIe ou au XIVe siècle.
Au-dessus s’élève une construction en pan de bois construite dans la première moitié du XVI eme siècle qui par l’emploi de ses briquettes à tenons [15] et sa décoration, se rattache à l’ancien manoir de la Salamandre, à Lisieux, élevé vraisemblablement aux alentours des années 1530/1540. La ressemblance ne s’arrête pas là d’ailleurs puisque nous pouvons encore apercevoir une partie du décor sculpté avec ses masques plats de vieillard et ses pilastres à torsades d’écailles. Les deux murs gouttereaux devaient portaient la même décoration luxuriante [16] comme en témoignent encore les quelques traces subsistantes sur le cornier de la façade ouest. Il est par contre vraisemblable que l’accès à cette maison se soit fait par une porte (deux peut-être car nous ne possédons plus de témoins de la partie Nord de cette façade) ouverte à l’extrémité sud du mur goutterot sur la vallée. Reste qu’il nous est impossible de reconstituer le type d’escalier permettant d’y accéder [17].
La qualité de la construction s’étend à la décoration intérieure où les sablières hautes d’étage des murs gouttereaux sont sculptées d’entrelacs puissamment modelés.
Lors de la troisième campagne, cette façade sur la vallée fut transformée, pour être dotée d’une grande fenêtre à meneau et croisillon dont la modénature avec ses élégies et ses quarts-de-rond est typique de la seconde moitié du XVIe siècle. Elle est courante dans les remaniements apportés aux façades de manoirs parfois plus anciens tel celui de Saint-Germain-de-Livet où, comme le veut la tradition, elle était destinée à éclairer la grande fresque de la « Salle des Gardes » illustrant la bataille de Marignan à laquelle avait participé le seigneur du lieu.
A l’extrême fin du XVIe siècle ou dans les premières années du siècle suivant, une transformation assez radicale de la façade sur cour amena le remplacement du pan de bois de cette partie, l’allongement de l’ensemble et la reprise en sous-œuvre de la partie ancienne.
Enfin, au XVIIIe siècle, le haut toit de tuile fut agrémenté de lucarnes à fronton en chapeau de gendarme.
Les bâtiments d’exploitation
Comme la maison manable, les bâtiments d’exploitation furent élevés en plusieurs fois et les traces de ces campagnes sont discernables dans les reprises de maçonnerie et l’emploi différencié des matériaux. Il est à remarquer que la charpente de l’appentis en retour est constituée d’un certain nombre de pièces de bois provenant de la façade de la maison manable et devenus inutiles après les grandes reprises du début du XVIIe siècle.
Michel COTTIN
Juillet 1993

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – PIECES JUSTIFICATIVES

1320
Fiefs de la Vicomté d’Orbec en 1320 :
N° 13 Prestreville – F. de Pois y tient de Henri de Corthonne un quart de fief;
= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 in H. de Formeville, t. II, p. 388 (Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1399, 11-17 juillet
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise pour la mise hors de garde noble d’Henri de Querville, écuyer, né à Querville (commune de Biéville-­en-Auge), le 19 juin 1378, fils de Guillaume de Querville, écuyer, mort à Querville le 5 décembre 1391, et pour évaluer ses biens sis à Airan, Estrées-­en-Auge, Hérouville, Ranville, Beuzeville-sur-le-Vey, Auvers et Saint-Pellerin (Manche), Fortmoville, Angerville-l’Orcher et Gonneville-la-­Martel (S.-Mme.).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 373-374.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 41
(cette information semble concerner Querville près de Mézidon).

1400
b) les fiefs de Querville et du Couldray, tenus de la baronnie de Ferrières par la famille de Querville…
= FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV, p. 139.

1411, 30 août
Information sur l’âge de Jean de Bigars, écuyer, pour la mise hors de garde noble de sa femme Isabelle de Poix, née à Prêtreville le 26 février 1398, fille d’Henri de Poix et d’Agnès morts en juillet 1404 et héritière de sa sœur aînée feue Jeannette de Poix; fiefs de Poix et de la Rivière, à Prêtreville, fiefs d’Auge et de Fisemont (Phisemont).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 51-52
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 32.

1427, 25 janvier n. s.) – Prêtreville. Paris
Rémission à Jehan de Bienfaite, chevalier, de la garnison du château de Courtonne, pour avoir frappé mortellement de son épée, dans le bois de Glos, un certain nommé Guillaume Morel, avec lequel il s’était pris de querelle en revenant de l’hôtel d’Henri de Querville, écuyer, où l’on tenait taverne… »
= AN JJ 173, p 586, fol. 290 v°. Edit.: Paul LE CACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.; Prêtreville, II, 16 – Querville, I, 28; II, 14.1411, 30 août
Information sur l’âge de Jean de Bigars, écuyer, pour la mise hors de garde noble de sa femme Isabelle de Poix, née à Prêtreville le 26 février 1398, fille d’Henri de Poix et d’Agnès morts en juillet 1404 et héritière de sa sœur aînée feue Jeannette de Poix; fiefs de Poix et de la Rivière, à Prêtreville, fiefs d’Auge et de Fisemont (Phisemont).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 51-52
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 32.

1444
Compte de Jean Le Muet

139 (18) – Du fief de Prestreville, par Guillaume Davoust. Pour moictié……xviij d. (Il y avait au moins quatre fiefs à Prêtreville:
a) – le fief dit de Prêtreville, dont Pierre de Neuville, écuyer fit aveu au roi les 2 octobre 1408 et 3 novembre 1453 (A.N. P. 308) et pour lequel il obtint souffrance d’un an du roi d’Angleterre, le 6 novembre 1425 (B.N. F. fr. 26.048, n° 502) et décembre 1436 (B.N. p.0 2101, Neufville n° 11.)
b) les fiefs de Querville et du Couldray, tenus de la baronnie de Ferrières par la famille de Querville, et
c).- le fief de Poix, qui dépendait autrefois du fief Henri de Courtonne (cf. l’article 6) et qui était en 1444 dans la main du roi (cf. l’article 135) Il semble bien que la rente dont il est ici question est due sur ce dernier fief ».
= FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV, p. 139.
1463, 5 décembre – Rouen
Louis, seigneur d’Estouteville, gouverneur général pour le roi en Normandie, grand sénéchal de Normandie, et capitaine de Rouen, informe les baillis de Rouen et d’Evreux et le vicomte d’Orbec qu’il a reçu foi et hommage de Guillaume de Neufville, écuyer, pour les 2/3 d’un fief à Prêtreville.
Par mondit seigneur d’Estouteville, lieutenant, gouverneur et grand seneschal de Normandie, signé Picart.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. IV, n° 26
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 16, n° 645.

1463
Sergenterie de Moyaux
… p. 23
44
Jean du Quesney, Prestreville (Prêtreville)
Henry de Querville
Richard de Querville
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…
PRESTREVILLE.
322. Hector de Querville, et ses freres puînés , Guillaume et Pierre, pour justifier leur noblesse, qu’ils ont dit être d’ancienneté, ont produit plusieurs lettres et écritures ; la première est du samedi après la Pentecôte 1345 , sur le nom de Henri de Querville , marié à damoiselle Jeanne du Busc ; la derniere, du 2 mars 1517 , contient les lots entre les dits freres de la succession de feu Jean, leur pere. Il ont dit justifier par les autres leur descente de pere à fils , depuis leur bisayeul, Henri de Querville, marié à damoiselle Jeanne du Rosey.
125. Robert, Louis, Jean et Jacques, dits Lois , freres , pour justifier leur noblesse ancienne , ont produit une lettre de Pierre, comte d’Alençon et du Perche , du 19 septembre 1387 , par laquelle il mande de délivrer à Etienne Loïs , Sr. du Mesnil et de la Tourisy, comme personne noble , la dite terre du Mesnil , non-obstant la prise qui en avoit été faite en sa main : duquel Etienne il a dit fournir sa descente, jusqu’au 5e. dégré par lui représenté, par autres lettres et escriptures dont la copie est demeurée au greffe.

1463 (n.st.), 24 janvier – Prêtreville
Jacques Labbé, écuyer, donne assiette à Richard de Querville, seigneur du Couldray, trente livres tournois de rente, conformément au contrat de mariage dud. écuyer avec damoiselle Jehanne Labbé.
= Arch. SHL. 9F Fonds Et. Deville. minute papier 2 ff.

1471 – Tonnencourt
 » En 1471, Anne de Lyée, fille de Robert de Lyée, seigneur de Belleau, de la Fosse-du-Bois et de Tonnancourt, et de Catherine de Querville, épousa Guillaume de Guerpel, sieur des  Loges, Montchauvel et Avernes, lieutenant à Exmes ».
= DUBOURG, Les Guerpel. Cité par Henri PELLERIN, PA, 12, N° 5, Mai 1962, pp. 10-11

1480, 5 juillet – Prêtreville
Jehan Deshaies, de Saint-Germain-la-Campagne, vend à Laurent Le Normand, fils de Jean, de la paroisse du Besneray, une pièce de terre, sise à Prêtreville, près le chemin tendant à Glos et Saint-Jean-de-Livet, moyennant 30 livres tournois.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et.

1525 – Prêtreville
Guillaume de Querville, écuyer, fils de Richard et de Jeanne Labbé.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1528 – Prêtreville
Cosme de Querville, curé de Rocques, frère de Jacques de Querville, écuyer
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1529 – Prêtreville
Hector de Querville, seigneur du lieu et de la Rivière
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1534, mercredi 6 mai – Prêtreville
Noble homme Henri Filleul, seigneur de Saint-Martin-de-la-Lieue et Christophe Filleul, son frère, vendent à noble, vénérable et discrète personne Me Pierre de Haultemer, prêtre, curé de Prêtreville et du Fournet, demeurant à Lisieux, cinquante livres tournois de rente à prendre tous les ans, en deux termes sur leurs biens, à la Toussaint et à la Saint-Jean, moyennant, cinq cents livres tournois.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1535 – Prêtreville
Hector de Querville, seigneur du lieu.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1537, 21 avril – Prêtreville
Vente par Guillaume de Boucquetot, seigneur du Breuil, à Maître Henri Macquefer, avocat en cour laye et bourgeois de Lisieux, du fief, terre et seigneurie d’Auge, à Prêtreville et Saint-Germain-de-Livet, moyennant 250 livres tournois et 12 livres de vin.
Passé audit Lisieux, en l’Hôtellerie du Cheval Blanc.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville. Copie.

1537 – Prêtreville
Hector de Querville, seigneur du lieu, fils et héritier de Jehan de Querville.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1540 – Prêtreville
Guillaume de Querville, écuyer, seigneur de l’Escaudière et damoiselle Marguerite de Malhortie, veuve de feu Henry de Querville, en son vivant écuyer, sieur du Couldray, demeurant à Querville.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1542, 22 décembre – Prêtreville
Partage de biens entre Messire Henri Maillet, prêtre, Jacques et Jehan dits Maillet. frères.
= Arch. SHL. 9F Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. minute papier, 2 ff.

1543 – Norolles
Philippe Paisant, écuyer, sieur de Boutemont et de Querville, demeurant à Norolles
Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1543 – Prêtreville
Guillaume de Querville, écuyer, seigneur de l’Escaudière et damoiselle Marguerite de Malhortie, veuve de feu Henry de Querville, en son vivant écuyer, sieur du Couldray, demeurant à Querville.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1545, samedi 29 août – Prêtreville
Noble homme Robert de Neufville, seigneur des Loges et de Prêtreville, demeurant en la paroisse dudit lieu des Loges, vend à Jehan Le Licquerre, l’aîné, bourgeois de Lisieux, demeurant paroisse Saint-Jacques, une pièce de terre en prey ou héritage nommée la demye acre, sise en la paroisse de Prestreville, jouxte des deux côtés l’acquisiteur, Olivier de Neufville et la rivière de Toucque, d’un bout led. acquisiteur, d’autre bout le chemin, moyennant 60 livres tournois.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1547 – Prêtreville
Hector de Querville, écuyer, sieur du lieu et de la Rivière.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1551 – Prêtreville
Jehan de Querville, curé de Saint-Pierre-du-But, demeure à Querville.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1552, 17 mai – Prêtreville
Colin Buisson, l’aîné, de la paroisse de Prêtreville, quitte et délaisse à honneste homme David Grouard, tout et tel droit, part et portion à lui appartenant en une petite pièce de terre nommée le jardin de la marnière dont led. Grouart est alors tenant, moyennant la somme de sept livres tournois.
= Arch. SHL. 9F Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier.

1553 – Prêtreville.
Hector de Querville, sieur du lieu, demeure à Querville.
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1556, 18 novembre – Prêtreville
Contrat de mariage de noble homme Hector de Querville, fils de deffunt Jehan de Querville, en son vivant écuyer, seigneur dud. lieu, et de Magdelaine Labbé, fille de feu noble homme Robert Labbé, en son vivant seigneur de Saint-Germain-de-Livet et de Saint-Martin-de-la-Lieue, d’une part et damoiselle Avoye Le Roy fille aînée de noble homme Robert Le Roy, seigneur du Boys, Heudreville et de Beaufay et de damoiselle Barbe Moignet.
= Arch. SHL. 9F Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. 2 ff. papier.

1557, mardi 4 mai – Prêtreville
Colas Vallée et Guillemette Esnault, sa femme vendent et transportent à noble et circonspecte personne Maistre Jehan de Querville, curé de Saint-Samson, une pièce ou portion de terre nommée la Vallée Esnault, sise à Prêtreville, jouxte d’un côté Guillaume Esnault, d’un bout la sente tendant à la maison des Bosquets et d’autre bout, une autre sente tendant à la fontaine de la Rivière, moyennant quinze livres tournois.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1562 – Prêtreville
« 54.- Hector de Quierville, écuyer, seigneur du lieu et de la Rivière, Yreville et fief d’Auge,  xl L. »
= P,F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.; 73.

1564 – Prêtreville
Michel Paisant, écuyer, demeurant à Querville, fils de feu Philippe Paisant, en son vivant écuyer, sieur de Boutemont et de Querville. François Paisant, sieur de Querville, frère dudit Michel
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville

1570, jeudi 29 juin – La Chapelle-Haute-Grue
Noble homme Jehan Aubert, seigneur de Caudemonne et de Querville, demeurant audit lieu de Caudemonne, paroisse de la Chapelle Haulte Gru, vend à Jehan Costard, bourgeois, marchand drapier, demeurant paroisse saint Jacques de Lisieux, une pièce de terre nommée les grands preys, assise en lad. paroisse de la Chapelle Haulte Gru, près du chemin tendant au moulin dud. seigneur, moyennant 600 livres. Passé à Lisieux, en la maison du Cisne (Cygne), du faubourg de la Porte de Caen.
= Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1575, samedi 10 septembre – Prêtreville
Noble homme Gabriel Duquesnel, seigneur de Coupigny, gentilhomme ordinaire de la chambre de monseigneur frère du Roi, guidon de la compagnie de Monsieur de l’Héricourt capitaine de cinquante hommes d’armes, vend à maistre Jehan Desperroys, licencié ès droits, sieur de la Pinterie, bailli vicomtal et Elu de Lisieux, les fiefs, terres et seigneurie de Poys assis et situés aux paroisses de Prêtreville et Saint-Mards-de-Fresne, consistant en manoir fieffé et non fieffé, terres, manoir, colombier, droit de présentation à la cure de Prêtreville, moyennant 5.000 livres tournois. Passé à Lisieux, en la maison dudit acquéreur, présents Me Michel Deschamps, prêtre et Jehan Davoust, de Lisieux.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville.

1584, Samedi 16 mai – Prêtreville
Noble homme Etienne de Neuville, seigneur de Prêtreville, y demeurant, vend à François Le Licquerre, bourgeois de Lisieux, une pièce de terre en pré contenant cinq vergées, nommée le pré Violette.
= Notes extraites du tab. de Lisieux. Analyse Et. Deville

1593 – Prêtreville
Etienne Vandon, de la paroisse de Bellou, vend à damoiselle Isabeau Le Gentil, veuve de Christophe Poullain, demeurant à Auquainville tout et tel droit de condition héréditaire sur une pièce de terre à Prêtreville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier, 2 ff.

1596, vendredi 1er mars- Prêtreville
Accord et transaction entre noble damoiselle Isabeau Le Gentil, veuve de Christophe Poullain, sieur de la Pommeraye, de la paroisse d’Auquainville et Robert Hardouyn, de la paroisse de Prêtreville., au sujet d’une pièce de terre nommée le jardin de la Vaudynière, à Prêtreville. Passé à Lisieux en la maison et hostellerie de la Vache. Témoins, Pierre Fourmage, demeurant à Auquainvile et Jehan Burgault, de la Paroisse de Piencourt.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Parchemin, 8 ff.

1597, 6 juillet – Prêtreville
Jacques de La Reue, sieur de Saint-Martin, vend à Jehan de Querville, demeurant à Prêtreville, une condition de trois ans sur une vente.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier famille De La Reue. Papier 2 ff.

1600, 8 juillet – Prêtreville
Bail pour le chapitre, à Me Jacques Bortel, chanoine, trésorier de la Cathédrale, de la dîme en grains de Prêtreville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Chapitre. Papier.

1601, 13 janvier – Prêtreville
Noble homme Jehan de Querville vend et transporte à Jean Pierre, bourgeois de Saint-Jacques, une pièce de terre en herbage.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier 2ff.

1601, 14 janvier – Prêtreville
Jehan Pierres baille à ferme à Jehan Lebourgeoys, de Prêtreville, tous ses biens et héritages, sis à Saint-Jean-de-Livet et Prêtreville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier 4ff.

1601, 6 octobre – Prêtreville
Noble homme Jehan de Querville, reconnaît avoir reçu de Robert Leroulx de la paroisse de Saint-Ouen-le-Houx, la somme de 80 écus.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier.

1602, 9 mars – Prêtreville
Damoiselle Madeleine de Bonnechose, dame du Breuil, vend à Michel Le Mire, sieur Delannoy, maître des grosses forges de Putanges, une pièce de terre en pré, à Prêtreville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier.

1602, 17 mai – Prêtreville
Jehan de Querville, demeurant au manoir de Querville, vend à Robin Morin, bourgeois de Lisieux, une pièce de terre labourable, dépendant du domaine non fieffé de Querville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier.

1602, 23 septembre – Prêtreville
Accord entre Jacques de La Reue et Jehan de Querville, au sujet de rentes.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier famille De La Reue.

1604, 25 juin
Aveu par Charlotte des Ursins, de la baronnie de Ferrières…

84
« D’icelle ma baronnie il y a un membre dépendant appelé terre et seigneurie d’Auquinville, scitué et assis en ladicte vicomté d’Orbec, audit bailliage d’Evreux, lequel fief est dépendant et du corps d’icelle baronnie, qui s’estend en la paroisse dudit lieu d’Auquainville, Saint-Aubin-sur-Auquainville, Notre-Dame-de-Courson, Fervaques, le Croutte, Saint-Pierre-de-Courson, Thonnencourt, le Mesnil-Germain, Prestreville, Saint-Jehan-de-Livet, Bellouet, Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs…
« Tenures nobles en la branche d’Aucquainville »
« Messire Guillaume de haultemer, chevalier des ordres du roi, mareschal de France,
« Tient de moy, par foy et hommaige de ma dicte baronnie de Ferrières, sous l’étendue de ladicte branche et membre d’Aucquainville, le fief, terre et seigneurie de Farvacques, par un plain fief de haubert, qui s’estend en ladicte paroisse de Farvacques, Aucquainville, Saint-Aubin-la-Croulte et aux environs, auquel fief il y a court, usaige, justice, jurisdiction, hommes, hommaiges, relliefs, XIIIemes, aydes coustumières, corvez de bestes, droit de fennaiges, prévosté et toutes aultres droictures, libertez et privillèges à fief de haubert appartenant.
« Auquel fief il y a manoir, maison, moullin à bleyd faisant de bleyd farine, auquel il y a moultes vertes et seiches, avec un moullin à pappier de présent en ruyne et à fondz, rentes et deniers, grains,oeufs, oyseaulz, cire, poyvre, pallettes à jouer à la paulme, et autres espèces de rentes et dignitez comme à plain fief appartiennent.
« Il consiste aussy en doumaine fieffé et non fieffé, en grand nombre d’héritages, tant en terres labourables que non labourables, preys, boys, tant de fustays que taillis, que pasturaiges.
« Du quel fief de Farvacques dépendent plusieurs fiefs et arrières-fiefz, scavoir:
Le fief de Saint-Aubin, tenu par les héritiers et représentants le droict de damoiselle Maguerite Coullomp, héritière (?) de feu Robert Coullomp, en son vyvant écuyer, pour un plain fief.
 » Les fiefs de Querville et la Rivière, assis à Prêtreville, tenu par un demy fief de haubert, par Hector de Querville, escuyer.
= Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes, t. II, p. 83 sq.

1604, 28 décembre – Fervaques
Elisabeth Delois, femme de Fleury de Saint Michel, écuyer, demeurant à Prêtreville, prend pour trois ans à Anne d’Allègre, dame de Fervaques, le nombre de 30 bêtes à laine et s’engage à les soigner pendant ce temps et à en partager le profit.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville

1608, 24 juillet – Fervaques
Jehan du Bosc, écuyer, sieur de Hermival, à l’instance de haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir été payé par led. seigneur de la somme de 2.OOO livres tournois à l’acquisition par lui faite à Etienne de Neufville, sieur de Folleval et Anne Le Carton, son épouse, de deux pièces de terre à Prêtreville.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville

1609, 25 novembre – Fervaques
Du. mercredy vingt cinq lour de novembre 1609,
Fut présent  en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Mauny, seigneur de Fervaques, et mareschal de France, gouverneur et Lieutenant pour le Roy en ses païs et duché de Normandie, à présent estant en ceste ville de Lisieux gisant en son lit mallade sain d’entendement, sachant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure pour n’en estre prévenu advant que de faire ce ui est du debvoir dun vray chrestien, ordonne et déclare que pour sa dernière vollonté qu’il désire  et entend estre effectué ce qui ensuit. Premièrement il recommande son âme à Dieu, le créateur, luy priant et requérant par la mort et passion de Jésus Christ et par l’intercession de la très glorieuse Vierge Marie, la voulloir collocquer en son paradis avec ses bienheureux, et son décedz advenant veut et entend son corps estre inhummé honorablement à l’assistance de ses amys au plus qu’il sera et pourra trouver, en l’église cathédralle de Lisieux, Et de ses biens il en donne et délaisse aux pauvres de ceste ville de Lisieux la somme de deux mille quatre centz livres tournois pour estre emploiez en l’augmentation du bureau des pauvres de cested. ville A Madame la Mareschale sa compagne et espouze pour ses grands debvoyrs d’amittié luy a aussi donné  et délaisse de ses biens aultant et comme il peut faire par les coustumes, Item à la damoiselle de Médavy sa présente fille pour aider à la pourvoir à mariage la somme de douze mil livres tournois en attendant le mariage led. seigneur prie lad. dame son espouse la tenir et garder près d’elle. A Françoise, fille naturelle dudit seigneur, la somme de mille livres tournois. Au sieur Dramard, son secrétaire en considération de sa fidellité et des grands et très agréables services qu’il lui a renduz, la somme de trois mil livres tournois luy recommandant de servir fidellement et assister lad. dame sa femme. A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que sond. père a rendus aud. seigneur la soe. de mil livres tournois pour ayder à la pourvoyr en mariage. A chacun de ses gentilhommes et serviteurs domesticques, deulx années de leurs gaiges et appoinctementz Et a iceulx n’aiant point d’appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimation. de lad. damees  Aux damoiselles Desbois, De La Reue et de La Vallée chacune la somme de trois centz livres. Aux veuve et enffans de deffunt Jean Davy, mercier, la somme de trois centz livres tournois. Et pour l’exécution et accomplissement de tout le contenu aud. testament, ledit seigneur a nommé et elleu pour exécuteur la personne de lad. dame son espouze, la priant requérant en tant que faire se peut de vouloir bien prendre la charge promettant led. seigneur son testament tenirn parfaire et à quoy pour ce à tenir et garantir en a obligé et oblige tous ses biens et héritages présens et advenir.
Passé avant midy en l’hostel dudit seigneur, aud. Lisieux. Plus ledit seigneur donne en l’église cathédralle pour fonder ung obit la somme de six mille livres tournois, aux frères prescheurs des Jacobins de cested. ville pour participper aux prières suffrages et oraisons qui seront faitz, dictz et cellebrez en leur eglise la somme de trois centz livres tournois, pour estre lad. somme emploiée à la repparation d’icelle. Aux sieurs de La Regnauldière, Delafontaine, Delareue et Racine, ses médecins chacun la somme de cent cinquante livres tournois, oultre le sallaire de leurs vaccacions. A monsieur de La Ronce la somme de trois centz livres tournois. A Me Robert Guérard, son chirurgien, la somme de troys centz livres tournois, aussy oultre ses vaccacions.
Présens nobles personnes Me Claude Parizot, archidiacre, chanoine prébendé en icelle église cathédralle, noble homme Jean Dubosc, seigneur d’Hermival, prévost dud. seigneur, Jean de Querville, escuier, sieur du lieu, demeurant à Prêtreville. Plus donne à Laurens, Charles et Jehan Parizot, dudit Lisieux la somme de trois centz livres.
Signé :FarvaquesDe Querville
DuboscParizot
Et depuis led. seigneur a desclaré que lesd. six mil livres tournois par luy donnéz aà lad. église cathédralle pour estre fondé led. obit ainsy qu’il sera advisé pour lr salut de son âme et affin qu’il soit fait prières pour luy, ses parens et amis
signé: FarvaquesDe Querville
DuboscHaynCarrey
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie prise par Et. Deville sur l’original papier, le 24 juillet 1924.

1617, 3 décembre – Prêtreville
Me Eustache Pierres, chapelain en la Cathédrale de Lisieux, vend à Martin Oriolt, bourgeois de Lisieux, tous les arbres de chêne plantés sur une pièce de terre à Prêtreville, nommée les acres, excepté ceux qui sont dans les haies dépendant de ladite pièce, moyennant la somme de 36 livres.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Chapelains.

1623
Aveu a Emar de Prye (Aymar de Prie), chevalier, marquis de Toussy, au droit de Louise de Haultemer, son époux, marquis de Plasne, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, etc. par Guillaume de Resville, pour lui et Pierre son frère, pour terre paroisse de la Croupte, tenue de la seigneurie de Fervaques.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1867.- H. 149

1624, 29 octobre – Prêtreville
Aveu de Guillaume Jardin au droit de Robert Bretault à noble homme Jehan de Querville, sieur du lieu, pour une pièce de terre en pré contenant 6 vergées nommée le Préde la Mare, moyennant une rente de trois sols au terme Saint Michel0
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Parch.

1632, 29 mars – Fervaques
Par devant Roger Hélie et Guillaume Le Front, tabellions à Orbec, Jean Roussel, fils Jean de la paroisse de Fervaques, reconnaît une obligation de 25 livres, souscrite par lui, au profit de Gabriel Rioult, tabellion. Témoins : Hector Buisson et Richard Gernyer, de Prêtreville.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1634, 2 mars – Prêtreville
Par devant Pierre Vastine et Michel Quesnie, Tabellions pour le siège d’Auquainville, Marin et Nicolas dit Cullier, père et fils de Fervaques, vendent à jean Corbel, bourgeois de Lisieux, deux pièces de terre en labour, nommées « La Rocque », sises à Fervaques, moyennant 40 livres tournois. Témoins Guillaume Sieur et Pierre Surlement demeurant à Prêtreville.
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville.

1650, lundi dernier jour de février – Saint-Martin-de-Mailloc
Jehan Bellouin fils de Thollomey et de Margueritte Eustache ses père et mère de ceste parr. a espoulsé Anthoinette Détourné fille de Gabriel de pbreville (Prêtreville) le mariage célébré en la parr. de pbreville le lundy dernier jour de février mil six cents cinquante aud. présence
= Reg. parr. Saint-Martin-de-Mailloc

1654, 26 septembre – Moyaux
Charles Duval, fils de Guillaume, originaire de Moyaux, demeurant à Prêtreville, vend à Robert Desvergers, demeurant à Saint-Philbert-des-Champs, une pièce de terre à Moyaux.
= Tabell. Lisieux. Minutier N° 232, Analyse Et. Deville.

1695 – Prêtreville, Coquainvilliers
Décret sur Marc-Antoine de Mauduit de la Rosière, du Pontifet de Querville. Mauduit du Renouard; Houssaye des Longschamps; Raoul de Vigneral.
= Arch. SHL. 11 FA – 34

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1723 – 1843 – Prêtreville
Pièces diverses concernant la ferme de la Berthée dépendant de la seigneurie de Prêtreville, relevant du marquis de Bullion de Bonnelles. Familles de Mauduit de la Rosière et du Pontif; Neuville, Sautereau
= Arch. SHL. 11 FA – 34

1781 – Saint-Jean-de-Livet
+ JAY ETE BENITEPAR Me ROBERT PROVOST CVRE DE CE LIEV ET NOMMEE MARIE JEANNE PAR MONSIEUR JEAN BAPTISTE DAVY BOIS LAURANS SEIGNEUR ET PATRON HONORAIRE DE CETTE PAROISSE ET DES FIEFS DE QUERVILLE LA RIVIERE DAUGE DOUVILLE ET PATRON PRESENTATEUR DE LA CHAPELLE DE Ste BARBE DES BOIS ET NOBLE DAME MARIE ANGELIQUE DE MAUDUIT DE BOIS LAURANS: JACQUES LE FEVRE TRESORIER.
= Inscription de la cloche, dans Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale, t. V, p.319.

1789 : voir Archives SHL « Lieux M à Z »
28 – Prêtreville   – Doléances et Remontrances 1789 (copie informatisée)
AN 7   Archives SHL.1F243 :
12 frimaire an 7 : Prêtreville : Photocopie d’un laisser-passer à Jean Le Frère.

1999 :
INCENDIE au Manoir de QUERVILLE  : (poterne et bâtiments adjacents), voir OUEST-FRANCE du mercredi 4 août 1999.

3 – BIBLIOGRAPHIE:

Archives SHL, dossier « Lieux M à Z » : Manoir de Querville
CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 345-348 ou réédition Floch tome III page 341.
 » Quatre fiefs se partageaient le territoire de Prêtreville: Querville, Le Couldray, Poix et Prêtreville.
Querville est le seul dont les constructions offrent quelques intérêts. Il est situé à la naissance d’un petit vallon au milieu duquel serpente un petit ruisseau. Les sources de ce ruisseau étaient dirigées de manière à remplir les fossés du manoir dont les bâtiments sont disposés en carré, à peu près régulier, avec cour au centre.
 » L’entrée est pratiquée dans un pavillon, construit en échiquier de pierres et briques, élevé d’un étage, avec toit surmonté de deux épis en terre émaillée. Les tuiles sont aussi vernissées de différentes couleurs [18]. Une sorte de petite tourelle [19], qui contient l’escalier, donne du mouvement à la partie haute, sans faire de saillie sur le mur de façade. La porte est cintrée et les deux côtés sont composés de bâtiments partie en échiquier [20], partie en bois, sans aucun intérêt [21]
 » Le corps de logis fait face à l’entrée. C’est une grosse maison, construite au rez-de-chaussée en chaînage de brique et de pierre, dans les parties hautes, en bois n’offrent ni sculpture ni moulures caractéristiques. La cheminée est ornée d’arcatures cintrées.
 » La porte est accompagnée de pilastres qui portent un fronton cintré [22].
 » La face qui donnait autrefois sur le fossé, est plus ornée et mieux caractérisée. On peut la diviser verticalement en deux sections d’époques distinctes. La première, en pierre de taille au rez-de-chaussée, est, au premier étage, bâtie en bois avec encorbellements. Les colombages sont garnis de potelets. Les ouvertures consistent en deux fenêtres: l’une largement ouverte, accompagnée de pilastres avec chapiteaux de fantaisie; l’autre plus étroite, en accolade avec choux frisés, panaches et pinacles. Le poteau cornier est sculpté d’une grosse tête grimaçante se perdant dans des feuillages; les sablières de l’encorbellement ont des rageurs. Ces détails indiquent le commencement du XVIe siècle. La seconde partie est plus moderne et n’accuse guère que le règne de Louis XIII. Elle est éclairée par deux grandes fenêtres cruciformes.
 » Il n’y a point d’ouverture au rez-de-chaussée.
 » L’intérieur habité depuis longtemps par des fermiers ne donne à mentionner que quelques pavés émaillés. Cependant, la chambre haute du pavillon d’entrée a conservé sur ses murs quelques traces de peinture qui n’ont pas l’air bien anciennes. On prétend que cet appartement était une chapelle: la cheminée qui s’y trouve et le reste de ses dispositions doivent faire repousser cette attribution.
 » Le colombier se trouve dans la première cour, en dehors de l’enceinte. Il est octogone, d’un diamètre considérable et remonte aussi au XVIe siècle. Il a malheureusement subi des réparations maladroites.
Le manoir de Querville tire son nom d’une famille ancienne, qui n’a pas été sans importance au moye-âge.
Montfaut inscrit dans sa Recherche, Henri et Richard de Querville.
 » Le premier occupait le fief dont nous nous occupons; le second était seigneur du Couldray.
 » En 1540, Hector de Querville et ses frères puinés, Guillaume et Pierre produisirent devant les Elus de Lisieux.
« Hector joua un rôle dans les guerres civiles de la fin du XVIe siècle; il fut lieutenant du gouverneur de Lisieux.
 » En 1616, Querville appartenait à noble homme Jehan de Querville, sieur du lieu, la Rivière, les fiefs d’Auge et Douville. Il fut je pense le denier mâle de sa famille, car un rôle de taille de 1683, mentionne parmi les exempts damoiselle Anne de Querville. En 1747, tous ces étaient passés aux mains de haut et puissant seigneur messire Louis-Marc-Antoine de Fauteveau, et, en 1779, dans celles de M. Jean-Baptiste Davy de Boislaurent. après lui, la terre est échue à l’une de ses filles, Mme de Vauvert, dont la fille unique, mariée à M. de Marguerye, l’a vendue il y a quelques années.
 » Il y a dans les limites du fief de Querville une autre construction qui mérite une mention. C’est le Lieu Seney dont voici le dessin. On ne peut fixer sa date au-delà du règne de Louis XII. C’était la maison de campagne d’un élu de Lisieux.
 » La population de Prêtreville est de 531 habitants. Au XVIIIe siècle, elle était de 895 habitants, 179 feux, et à la fin du XVIIe siècle, d 165 feux ou 825 habitants. Cette paroisse était comprise dans l’élection de Lisieux, sergenterie de Moyaux.
CAVANNA Émilie : Spatialisation de la petite élite rurale dans la vallée de la Touques – Xve-XIXe siècles. Mémoire de maîtrise d’Archéologie  médiévale. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Juin 2005. Archives SHL. BSHL n°59, décembre 2006. p 45.
DETERVILLE Philippe :
– Prêtreville, Manoir de Querville,  PGMPA, pp. 96-97; rez-de-chaussée de brique harpé de pierre,  porte  de pierre à fronton arrondi,  étage à pan de bois de 2 campagnes de  construction,  celle de droite à colombes verticales avec une écharpe à chaque extrémité; partie de gauche avec filière formant allège
– Prêtreville, Manoir du Lieu Seney,  CDMPA, pp. 79-80; tourelle d’escalier en arrière
Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados, page 1068.
FORMEVILLE Henri de, Histoire… I, ccxij
II, p. 347, n° 50
FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p.52
HIPPEAU C., Le Gouvernement de Normandie, VIII, pp. 278-281
CAF, 1870, p. 26
Extraits de la Soc. Hist. , 20, 38
HAUTECOEUR Louis, Histoire de l’architecture classique en France, Paris, Picard, 1963-1967. In-4°. T. I, III ; p. 631
mentionne les croix de brique noire.
LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.
Prêtreville, II, 16 – Querville, I, 28; II, 14.
MANEUVRIER Jack : Le mariage sous l’ancien régime. – Bulletin du Foyer rural du Billot n° 98, Juin 2007…
NEDELEC Yves, « Le Manoir de Querville, à Prêtreville (canton de Lisieux, Calvados) », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés, 14e série, 1985, pp. 33-34
fiefs d’Auge et de Douville (voir
PELLERIN Henri, « Le Manoir de Querville », PA, 8, N° 7, Juillet 1955, pp. 8-10
reprend la note de CAUMONT, conteste l’identification de la chapelle.
PELLERIN Henri, « Un beau manoir à vendre – Querville « , PA, 8, N° 11, Novembre 1958, pp. 3-5, ill.littéraire

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Charles Vasseur.

Prêtreville, Woylleimn, Presbyterivilla, Prestreville.

L’église de Prêtreville n’est pas’sans importance:, mais elle a perdu tout son intérêt par suite des changements qu’on lui a fait subir depuis une vingtaine d’années. Elle est sous l’invocation de saint Pierre : elle était comprise dans le doyenné de Livarot. Les pouillés du XVIe siècle attribuent le patronage au Chapitre. C’est probablement une erreur, car avant et après on trouve indiqué comme patron le seigneur du lieu.
Comme le fait voir le plan, cette église ne comprend qu’un choeur et une nef, mais dans d’assez vastes proportions.
Les parties les plus anciennes me paraissent remonter au XIIIe siècle. Les murs sont en blocage et en partie recrépis.
L’irrégularité des membres principaux de l’architecture prouve que des retouches nombreuses ont été successivement
exécutées. Ainsi, à la nef, on ne trouve pas de contreforts du côté du midi ; au nord, il y en avait quatre. Les
deux du centre ont été arrachés, on en trouve encore les amorces. Celui qui est près de l’angle occidental me paraît
du XIIIO siècle. L’autre, au contraire, refait en brique dans sa majeure partie, ne devait remonter qu’au XVII siècle.

La même irrégularité se retrouve dans les ouvertures. La porte, pratiquée maintenant à l’ouest, et le mur du pignon tout entier ne datent que du commencement de ce siècle.
La porte primitive était percée dans le mur du sud; on l’a transformée en fenêtre. C’est une ogive sans caractère; la partie de mur qui l’entoure n’accuse non plus aucune époque. Le reste de ce mur du sud date du XVI° siècle et se trouve éclairé par deux belles fenêtres ogivales à tracerie flamboyante avec un meneau.
Au nord, on ne voit qu’une seule fenêtre primitive, et il ne paraît pas qu’il y en ait eu d’autres supprimées postérieurement. Cette fenêtre placée tout-à-fait à l’orient, est une lancette du XIII° siècle, de 18 pouces seulement d’ouverture; elle a subi des retouches.
La grande ogive qui occupe le centre est moderne; elle est d’une exécution passable.
Le choeur, un peu long pour sa largeur, est en retraite sur la nef, suivant l’usage. Il n’a de contreforts que près des angles, deux contre le mur droit du chevet, et deux en retour : un au nord, l’autre au sud. Ces contreforts datent
du XIIIe siècle, et il doit en être de même des murs, qui sont en blocage, tout entiers recrépis. Une sacristie cache le chevet. Six fenêtres sont percées dans les murs latéraux.
Trois sont du XVIII, siècle ; une, au midi, est du XVe, comme celles de la nef de ce même côté; enfin, près de l’autel sont deux petites lancettes conservées de la disposition primitive.
A l’intérieur, le plâtre règne sans partage. Les murs sont plâtrés, les voûtes sont plâtrées. A la place de l’arc triomphal, qui n’existe plus, on voit un cintre en plâtre, garni de petites têtes bouffies, et deux colonnes corinthiennes moulées en plâtre, qui ne portent rien. Une corniche en plâtre court au pourtour. Les voûtes étaient en merrain avec charpentes apparentes ; on a coupé ces charpentes, et, pour éviter l’écartement qui suit ordinairement cette opération, on a mis, de place en place, des tirants de fer.
Les trois autels étaient d’une bonne exécution.
L’un d’eux, celui du sud, provenait d’une chapelle dédiée à sainte Anne, qui se trouvait à quelques pas de l’église, au
levant. Je crois qu’on peut le faire remonter jusqu’au règne de Louis XIII. Les colonnes torses, ou plutôt tordues en
vis, étaient garnies au tiers inférieur de rinceaux qu’arrêtait une couronne fleurdelisée ; les chapiteaux étaient un compromis entre le corinthien et le roman du moyen-âge. Sur la corniche se trouvait un fronton coupé, avec une niche
centrale couronnée par deux petits anges soutenant un cartouche cordiforme, qui pourrait bien avoir porté des armoiries.
Le tableau représentant sainte Anne enseignant la Vierge,était sans valeur. Le tombeau était droit avec parement d’étoffe.
Le petit autel du nord, dédié à la Vierge, datait du règne de Louis XIV. Deux colonnes torses, à chapiteau composite,
autour desquelles s’enroulent des guirlandes de roses, portent un entablement surmonté d’un fronton coupé sur lequel
sont assis deux anges. Le tableau, qui n’était pas sans valeur, représentait la Vierge soutenant son Fils sur ses genoux, après la descente de Croix.
On a d’abord remplacé les tableaux par des statues de plâtre; puis, plus récemment, comme par suite de la destruction
de l’arc triomphal les autels faisaient une légère saillie sur le choeur, on les a rétrécis au moyen de la scie et du
rabot, sans avoir égard à la difformité qui en résulterait, puisque toutes les proportions sont changées.
L’autel de Ste-Anne a souffert encore davantage: on a enveloppé ses colonnes dans des douves de barriques en bois
blanc. Enfin, pour compléter l’harmonie du travail, les tombeaux, qui avec leurs étoffes pouvaient produire un effet
grandiose, ont été revêtus de découpures figurant une série d’arcades en ogives impossibles. Le maître-autel datait aussi du règne de Louis XIV. Les premiers changements qu’on lui a fait subir remontent à 1834. Ils consistèrent dans la suppression du tabernacle hexagonal et de quelques accessoires, entr’autres un cartel qui surmontait l’entablement, et surlequel on lisait : –
EX DONO D…… DE LA CAUVINIERE Cj.
1704.
Il offre un type bien des fois décrit. Des colonnes torses entourées de ceps de vigne, au milieu desquels jouent des
oiseaux, des escargots, etc., portent un entablement surélevé en forme de trapèze. Des vases surmontent les colonnes. Pour accompagnement, deux niches, au-dessous desquelles s’ouvrent des portes qui conduisent à la sacristie. Le tableau,
avec cadre sculpté de feuilles de chêne, représente l’Ascension.La fenêtre ogivale du choeur a conservé des restes de
vitraux: un Christ en croix avec la Vierge et saint Jean en grisaille, et un blason de gueules à la bande d’or, accompagnée de six merlettes de même posées en orle. La chaire à prêcher, de grande dimension, date de Louis XV. Sa base forme confessionnal, ce qui lui donne un aspect singulier.

La cloche avait une inscription assez intéressante pour être
transcrite ici :
JE SUIS NOMMÉE LEONTINE PAR MESSIRE ASTOLPHE LOUIS LEONORE
MARQUIS DE CUSTINE ASSISTE DE NOBLE DAME AIMÉE LEONTINE DE St
SIMON DE COURTOMER MARQUISE DE CUSTINE ET BENITE EN PRESENCE DE
Mre JEAN BAPTISTE MARIN BORDEAUX MAIRE DE PRÊTREVILLE ET JEAN
LE FRERE CAISSIER.
JEAN BAPTISTE ANTOINE DROUET MA APPORTÉE A LAVILLETTE DE
LISIEUX QUI MA FAITE EN 1821.

Cette cloche, s’étant cassée, vient d’être refondue; on n’a pas jugé à propos de reproduire cette inscription.
J’ai déjà mentionné la chapelle ste-Anne. Elle a été démolie il y a une vingtaine d’années. Je n’ai pu me procurer
de renseignements positifs sur sa structure et ses dimensions.
La place qu’elle occupait est indiquée par un petit oratoire, qui sert d’abri à une statue de la Patronne.

Quatre fiefs se partageaient le territoire de Prêtreville :
Querville, le Coudray, Poix et Prêtreville.
Querville est le seul dont les constructions offrent quelqu’intérêt.
Il est situé à la naissance d’un petit vallon au milieu duquel serpente un ruisseau. Les sources de ce ruisseau
étaient dirigées de manière à remplir les fossés du manoir, dont les bâtiments sont disposés en carré à peu près
régulier, avec cour au centre.
L’entrée est pratiquée dans un pavillon, construit en échiquier de pierres et briques, élevé d’un étage, avec toit
surmonté de deux épis en terre émaillée. Les tuiles sont aussi vernissées de différentes couleurs. Une sorte de petite tourelle, qui contient l’escalier, donne du mouvement à la partie haute, sans faire de saillie sur le mur, de façade. La porte est cintrée, accompagnée d’une poterne carrée. Le reste de la façade et les deux côtés sont composés de bâtiments, partie en échiquier, partie en bois, sans aucun intérêt.
Le corps-de-logisfait face à l’entrée. C’est une grosse maison, construite au rez-de-chaussée en chaînages de brique et de pierre, dont les parties hautes, en bois, n’offrent ni sculptures ni moulures caractéristiques. La cheminée est ornée d’arcatures cintrées.
La porte est accompagnée de pilastres qui portent un fronton cintré.
La face qui donnait autrefois sur le fossé est plus ornée et mieux caractérisée. On peut la diviser verticalement en
deux sections, d’époques distinctes. La première, en pierre de taille au rez-de-chaussée, est, au premier étage, bâtie en bois avec encorbellements. Les colombages sont garnis de potelets. Les ouvertures consistent en deux fenêtres : l’une, largement ouverte, accompagnée de pilastres avec chapiteaux de fantaisie; l’autre, plus étroite, en accolade avec choux frisés, panaches et pinacles. Le poteau cornier est sculpté d’une grosse tête grimaçante se perdant dans des feuillages; les sablières de l’encorbellement ont des rageurs. Ces détails indiquent le commencement du XVIe siècle. La seconde partie est plus moderne et n’accuse guère que le règne de Louis XIII. Elle est éclairée de deux grandes fenêtres cruciformes.
Il n’y a point d’ouverture au rez-de-chaussée.
L’intérieur, depuis longtemps habité par des fermiers, ne donne à mentionner que quelques pavés émaillés. Cependant
la chambre haute du pavillon d’entrée a conservé, sur ses murs, quelques traces de peinture qui ne paraissent pas
bien anciennes. On prétend que cet appartement était une chapelle : la cheminée qui s’y trouve et le reste de ses
dispositions doivent faire repousser cette attribution.
Le colombier se trouve dans la première cour, en dehors de l’enceinte; il est octogone, d’un diamètre considérable et
remonte aussi au XVI, siècle. Il a malheureusement subi des réparations maladroites.

Le manoir de Querville tire son nom d’une famille ancienne, qui n’a pas été sans importance au moyen-âge.
Montfaut inscrit dans sa Recherche : Henri et Richard de Querville.
Le premier possédait le fief dont nous nous occupons ; le second était seigneur du Coudray.
En 1540, Hector de Querville et ses frères puînés, Guillaume et Pierre, produisirent devant les élus de Lisieux.
Hector joua un certain rôle dans les guerres civiles de la fin du XVIe siècle; il fut lieutenant du gouverneur de
Lisieux.
En 1616, Querville appartenait à noble homme Jehan de Querville, sieur du lieu, la Rivière, les fiefs d’Auge et
Douville. Il fut, je pense, le dernier mâle de sa famille ; car un rôle de taille, de 1683, mentionne parmi les exempts damoiselle Anne de Quierville. En 1747, tous ces fiefs étaient passés aux mains de haut et puissant seigneur messire Louis-Marc Antoine de Fauteveau, et, en 1779, dans celles de M. Jean-Baptiste Davy de Boislaurens. Après lui, la terre est échue à l’une de ses filles, Mme de Vauvert, dont la fille unique, mariée à M. de Marguerye, l’a vendue il y a quelques années.
Il y a dans les limites du fief de Querville une autre construction qui mérite une mention. C est le Lieu-Seney,
dont voici le dessin. On ne peut fixer sa daté au-delà du règne de Louis XIII. C’était la maison de campagne d’un Elu
de Lisieux.
La population de Prêtreville est de 531 habitants. Au XVIIIe siècle, elle était de 895 habitants, 179 feux, et à la
fin du XVIIe, de 165 feux ou 825 habitants. Cette paroisse était comprise dans l’élection de- Lisieux) sergenterie de
Moyaux.

4 – Notes de Charles VASSEUR

Carnet «  Doyenné de Livarot ».
10 – PRETREVILLE  – Presteville – Presbyterivilla  – Woylleio

QUERVILLE
Voir :
Etymologie – E. Le Herricher  Avranchin Histoire … Tome I p.617
Ferrières
Formeville I et II p.347 n°50
Hippeau Gouvernement de Normandie VIII p.278 à 281
Congrès Archéologique 1870 p.26
Extraits de la Ste Historique de Lisieux –20.38
Prêtreville fief sur le territoire de Vouilly (canton d’Isigny) Stat. Monumental.tome III p.727.
Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux 79 feux
Sous l’invocation de St Pierre
Patronage:
14e  Cilonus de Poix
16e  Capitulum lexiviense
18e le Seigneur

Curés:
le Baron   1764-1774
De Launey 1782  prêta serment en 1789 puis se rétracta peu après. Il
Reprit sa cure après la révolution et mourut vers la fin de l’Empire. Il
Avait succédé à N. de Matharel.

Insinuations:
Presteville
Woylleium In parochia de Prestevilla alias de Woylleio
(Charte de Galeban de Meulan mars 1293)
Thomas de Neuville, seigneur de Presteville
Jacques de Neufville, seigneur de Presteville et des Loges
Christine de Neuville fille du seigneur de Presteville (voir Charité de Surville)
Le Couldray,  fief à Presteville (voir Monstres du Bailliage d’Evreux 24)
Descriptions de l’église du 2 septembre 1859 et 27 juin 1862
Description de la cloche
Je suis nommée Léontine par Messire Astolphe  Louis Léonor, marquis de Custine, assisté de Noble Dame Aimée Léontine de St Simon de Courtemer, marquise de Custine et bénite en présence de Messieurs Jean Baptiste Marin Bordeaux, maire de Presteville et Jean le Frère, caissier.
Jean Baptiste Antoine Drouet m’a apportée à Lavillette de Lisieux qui m’a faite en 1821.
L’inscription est surmontée d’une bande fleurdelysée.
Recherche des Nobles de l’Election de Lisieux de 1540
Robert, Louis, Jean et Jacques dits Loïs, frères, pour justifier leur noblesse ancienne ont produit une lettre de Pierre, comte d’ Alençon et du Perche du 19 septembre 1387 par lequel il mande de délivrer à Etienne Loïs, seigneur du Mesnil et de la Tourisy (?), comme personne noble ladite terre du Mesnil.
Paroisse de Gonneville-Sur-Honfleur
François Féron, seigneur de Presteville a baillé sa généalogie depuis Jean Féron, écuyer, seigneur dudit lieu de Presteville qui épousa en l ‘an 1392 Damoiselle Robine de la Boillye fille de Marc de la Boillye.
Ceux qui tiennent de l’Evêque de Bayeux par fief de haubert ou par membres : Thomas de Presteville.
Extrait d’un registre des archives de la Charité de Presteville du 9 germinal  3e année de la République Française une et indivisible.
Statuts et listes des frères
En faisant la restauration du tableau de l’un des autels de l’église de Presteville on a trouvé derrière une toile détendue, fort détériorée par l’humidité mais portant encore cependant de magnifiques restes de peinture représentant deux personnages de grandeur naturelle : Démocrite et Heraclite.
(cette œuvre semble être de l’école flamande et remonter au règne de Louis XIII.)
Quatre fiefs se partageaient le territoire de Presteville : Querville, Le Coudray, Poix, et Presteville.

QUERVILLE
Description du Manoir de Querville
Le Manoir de Querville tire son nom d’une famille ancienne qui n’a pas été sans importance au Moyen-Age.
Montfaut inscrit dans sa recherche Henri et Richard de Querville.
Le premier possédait le fief dont nous nous occupons, le second était seigneur de Coudray.
En 1540 Hector de Querville et ses frères puînés Guillaume et Pierre produisirent devant les élus de Lisieux. Pour Justifier leur noblesse qu’ils ont dit être d’ancienneté, ils ont produit plusieurs lettres, la première est du samedi après la Pencôte 1345 sur le nom de Henri de Querville, marié à Damoiselle Jeanne du Busc. Ils ont dit justifier leur descente de père à fils depuis leur bisaïeul Henri de Querville, marié à Damoiselle du Rosey.
Hector joua un certain rôle dans les guerres civiles de la fin du 16e siècle. Il fut lieutenant du gouverneur de Lisieux.
E, 1616 Querville appartenait à Noble Homme Jehan de Querville, sieur du lieu, La Rivière, les fiefs d’Auge et Douville. Il fut, je pense, le dernier mâle de sa   famille, car un rôle de taille de 1683 mentionne parmi les exemples Damoiselle Anne de Quierville.
En 1747 tous ces fiefs étaient passés aux mains de Haut et Puissant Seigneur Messire Louis Marc-Antoine de Fauteveau, et en 1779 dans celles de Monsieur Jean-Baptiste Davy de Boislaurens, seigneur de St Jean de Livet etc…. Après lui la terre est échue à l’une de ses filles mariée à Monsieur de Vauvert dont la fille unique qui a épousé Monsieur de Marguerye, frère de l’Evêque d’ Autun, l’a vendue à Monsieur Gardin qui la possède actuellement.
Richard de Querville, écuyer, seigneur du Coudray, assis à Presteville en habillement de vougier à deux chevaux.
Guillaume Quesnel, éscuyer, seigneur d’un quart du fief nommé le Fief de Poix se présenta armé d’un cornet et d’une lance, à deux chevaux  (Monstres du Bailliage d’Evreux)
Recherche de Montfaut 1463
Jean du Quesney de Presteville
Henri de Querville
Richard de Querville
D’Hozier  – 222
curé de Presteville : d’argent à trois chevrons de gueules.
D’Hozier – 48
De Louis, seigneur de Livet : d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre aiglettes de même.
Autres archives SHL :
Achat du 11-02-2003.
Lot n°  14 document n° 200
6) Fondation pieuse en l’église de Saint-Germain de Lisieux, par Me Pierre de Haultemer, prêtre, curé de Prêtreville, et nobles demoiselles Françoise et Guillemette de Vielpont, sœurs, demeurant à Lisieux, 2 mai 1537 ;
Lot n°18
98 / Lisieux et Prêtreville (Calvados). Famille Enault. Pièces de procédure contre Guillaume Mouroult à propos de l’usage de bâtiments, notamment d’un pressoir. 11 pièces papier, 1 parchemin, 57 p. 1713-1740.
LOT n° 71 :
8) PRÊTREVILLE ET SAINT CYR DU RONCERAY, 1/ 1463, papier, assiette de 30 livres et de 50 livres ; 2/ 1605, papier, vente de terre à Saint Cyr du Ronceray.
[1] Il y avait au moins quatre fiefs à Prêtreville:
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a) – le fief dit de Prêtreville , dont Pierre de Neuville, écuyer fit aveu au roi les 2 octobre 1408 et 3 novembre 1453 (A.N. P. 308) et pour lequel il obtint souffrance d’un an du roi d’Angleterre, le 6 novembre 1425 ( B.N. F. fr. 26.048, n° 502) et décembre 1436 ( B.N. p.0 2101, Neufville n° 11.)
b) les fiefs de Querville et du Couldray , tenus de la baronnie de Ferrières par la famille de Querville, et
c) .- le fief de Poix, qui dépendait autrefois du fief Henri de Courtonne ( cf. l’article 6) et qui était en 1444 dans la main du roi (cf. l’article 135) Il semble bien que la rente dont il est ici question est due sur ce dernier fief ».
= Henri de FRONDEVILLE , Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes , IV, p. 139.

[2] 1543 – Norolles
Philippe Paisant, écuyer, sieur de Boutemont et de Querville, demeurant à Norolles
Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville.
1564 – Prêtreville
Michel Paisant, écuyer, demeurant à Querville, fils de feu Philippe Paisant, en son vivant écuyer, sieur de Boutemont et de Querville. François Paisant, sieur de Querville, frère dudit Michel
= Notes extraites du tab. de Lisieux par Et. Deville
[3] A moins qu’il ne soit sorti de ses mains pendant quelque temps comme laisse à le supposer l’acte suivant:
1570 , jeudi 29 juin – La Chapelle-Haute-Grue
Noble homme Jehan Aubert, seigneur de Caudemonne et de Querville, demeurant audit lieu de Caudemonne, paroisse de la Chapelle Haulte Gru, vend à Jehan Costard, bourgeois, marchand drapier, demeurant paroisse Saint Jacques de Lisieux, une pièce de terre nommée les grands preys, assise en lad. paroisse de la Chapelle Haulte Gru, près du chemin tendant au moulin dud. seigneur, moyennant 600 livres. Passé à Lisieux, en la maison du Cisne ( Cygne ) , du faubourg de la Porte de Caen.
= Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville .

Des lieux fortifiés peuvent avoir existé aux « Fortiers » et à la « Hogue ». (Cad. A, 397-401 et C, 265-266). (6).

[4] 1399 , 11-17 juillet
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise pour la mise hors de garde noble d’Henri de Querville, écuyer, né à Querville (commune de Biéville-­en-Auge), le 19 juin 1378, fils de Guillaume de Querville, écuyer, mort à Querville le 5 décembre 1391, et pour évaluer ses biens sis à Airan, Estrées-­en-Auge, Hérouville, Ranville, Beuzeville-sur-le-Vey, Auvers et Saint-Pellerin (Manche), Fortmoville, Angerville-l’Orcher et Gonneville-la-­Martel (S.-Mme.).= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 373-374.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 41.FIN NOTEB
[5] c. 1400
b) les fiefs de Querville et du Couldray , tenus de la baronnie de Ferrières par la famille de Querville…
= FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes , IV, p. 139.
[6] Paul LE CACHEUX , Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435) , Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°. Prêtreville, II, 16 – Querville, I, 28; II, 14.
[7] Sur cette question, voir Henry de FORMEVILLE , Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux – comprend: Introduction à l’Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux. Les Mémoires de Noël Deshays. Les Huguenots et la Saint-Barthélémy à Lisieux. Quatre appendices comprenant la Table du Cartulaire de l’Evêché, les Rôles des Fiefs de la Vicomté d’Auge, de Pont-Authou et Pont-Audemer, d’Orbec, etc., Lisieux, E. Piel, 1873, 2 vol., In-4°, 11-dcliii et 419 p.; pp. ccccxxiij-ccccxxiv..
[8] Voir les notes que nous avons rassemblé sur cette sur cette famille..
[9] Voir ci-dessous dans la BIBLIOGRAPHIE.
[10] Voir Paul LE CACHEUX , op. cit. , p. 14.
[11] Sur ce point voir Jean CUISENIER, La maison rustique: logique sociale et composition architecturale , Paris, PUF, 1991.
[12] Dans sa bibliothèque Guillaume de Hautemer, le maréchal de Fervaques, possède les oeuvres d’Olivier de Serres. Michel COTTIN, Notes sur l’inventaire du maréchal de Fervaques , à paraître.
[13] On ne peut mieux en juger qu’au travers des journaux de Gilles de Gouberville Voir Madeleine FOISIL, Le Sire de Gouberville. Préface de Pierre Chaunu , Paris, Aubier, 1981; et en dernier lieu Madeleine FOISIL dir., Le Cotentin au temps de Gilles de Gouberville Rencontre de Cerisy dans Revue de la Manche , Tome 28, nos 109-111, 1986.
[14] Voir le plan reproduit dans CUISENIER, p. 42.
[15] Sur l’origine et l’emploi de ces briquettes, voir Michel COTTIN, La maison traditionnelle en Pays d’Auge. Matériaux et techniques , Catalogue exposition, Saint-Désir-de-­Lisieux, Octobre 1985, s.l.n.d., (1985).
[16] Sur cette décoration voir l’état primitif du Manoir de la Salamandre, à Lisieux dans l’ouvrage d’Henry de FORMEVILLE, Etudes d’une maison du XVIe siècle à Liieux, dessinées d’après nature par Challamel, avec une notice par H*** Henri de Formeville), Lisieux, Imp. Pigeon  In-4°, 4 p., 8 pl. (sur le titre de la couverture on lit: »Avec une notice par Bruno Gambacio », A Paris, chez Janet, rue St-Jacques, 59, Lith. de Kaepellin, r. du Croissant, N° 20.).
[17] Cette disposition est celle du Manoir des Pavements ou du Manoir d’Aubichon, à Lisieux.
[18] Charles VASSEUR ._ Notes , SHL, Portefeuille Prêtreville :  » tuiles vernissées jaune et vert ».
[19] Charles VASSEUR , id° , « … à droite est une sorte de petite guérite en bois primitivement, que l’on a fait dernièrement reconstruire en brique en sous oeuvre ».
[20] VASSEUR , id° , « Il est à remarquer que les carreaux de l’échiquier qui compose la construction du mur de ce pavillon, ne sont pas d’égale dimension: la brique ne semble y avoir été employée que timidement et comme tentative d’innovation. Un autre bâtiment également en échiquier mais à compartiments réguliers, compose le reste de la façade, à gauche de cette entrée ».
[21] Charles VASSEUR, id°   » Les bâtiments à gauche de l’entrée n’ont aucun intérêt. Une partie même, vient de subir une restauration en briques. Le premier bâtiment à droite est en bois; mais sans plus d’intérêt; le suivant également en bois a conservé des petits culs-de-lampe sculptés sur les poutres verticales, et des poutres horizontales imbriquées avec rageurs. Ces poutres sont en filière, les sablières en encorbellement n’ont pour tout ornement que des moulures ».
[22] Charles VASSEUR ._ id°  » le tout de pierre »..

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