SAINT PHILBERT des CHAMPS



NOTES sur SAINT-PHILBERT-des-CHAMPS – 14644.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives SHL.

1 – Bibliographie :

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome IV, page 405.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 250,

Cornancu, conte normand : Bulletin du foyer rural du Billot, N° 91 septembre 2005.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Charles Vasseur.
St.-Philbert-des-Champs, S. Philibertus de Campis.

L’église de St.-Philbert est située dans la plaine. Elle remonte à la période romane , et se composait primitivement d’un choeur et d’une nef auxquels on a ajouté, au XIIIe. siècle, une tour et, au XVII., une chapelle de forme polygonale formant comme les deux bras d’un transept.
Ce qui reste apparent des murs de la nef, du côté du sud, est en appareil fort irrégulier et sans aucun caractère, mais est étayé par trois contreforts, évidemment romans.
On y voit aussi une étroite fenêtre cintrée, et, en-dessous, les traces d’une porte, également cintrée, qui sont assez bien caractérisées pour ne laisser aucun doute sur l’époque de la construction. Les deux autres fenêtres sont, l’une ogivale, subdivisée par un meneau, du XVe.siècle ; l’autre est moderne.
Le mur du nord a également conservé une fenêtre primitive. Ses autres ouvertures sont modernes. Il est flanqué de quatre contreforts.
Le portail doit être contemporain des murs latéraux. La porte est cintrée, garnie seulement d’un tore qui retombe sur des colonnettes avec chapiteaux à crossettes.
Dans le pignon sont trois étroites fenêtres cintrées, romanes, dont la partie inférieure se trouve en partie bouchée par un porche d’assez grande dimension qui date du XVII. siècle. C’est là, dit-on, que se percevait autrefois la taille.
Le corps carré de la tour forme saillie à l’extrémité orientale du mur nord de la nef. C’est aussi une construction en blocage ; mais elle ne porte aucun caractère qui puisse la faire considérer comme contemporaine des constructions sur lesquelles elle est entée ; ce qui pourtant est fort probable.
Les contreforts, au nombre de deux sur chaque face, semblent dater seulement du XIIIe. siècle.
La partie supérieure est reconstruite en briques et date évidemment d’une époque récente. Un clocher recouvert d’ardoise surmonte le tout. Vers l’occident est une tourelle hexagonale qui renferme l’escalier.
Les murs du choeur sont romans comme ceux de la nef, et même mieux caractérisés, avec une corniche à modillons couverts de figures grotesques. Celui du nord est soutenu par deux contreforts, et percé de deux grandes fenêtres modernes.
Seulement, dans la seconde travée se trouve une porte ogivale garnie d’un tore portant sur des colonnettes, avec chapiteaux à double rang de crossettes. Le tympan est plein, sans traces de sculptures.
Le chevet est un mur droit avec contreforts plats. Il était jadis éclairé par deux lancettes, qui sont maintenant bouchées.
Une étroite fenêtre cintrée, pratiquée dans le gable, éclaire encore les charpentes.
Du mur qui regarde le sud, une seule travée est restée visible. Elle est presque entièrement remplie par une large ouverture à arc fort surbaissé, subdivisée en trois lancettes subtrilobées sans aucun ornement ni moulures qu’un simple chanfrein. Il est possible que cette ouverture date du XIIIe.siècle.
Le reste du cboeur est caché par la sacristie et la chapelle, qui empiète aussi largement sur le haut de la nef.
Cette chapelle, plus vaste que ne le sont ordinairement ces constructions parasites dans des églises de campagne, date de la fin du XVe. siècle. Elle est de forme pentagonale, construite en échiquier de pierre de taille et de silex. Les contreforts sont placés sur les angles. Chaque face est percée d’une fenêtre. Toutes sont flamboyantes; une seule cintrée, les autres ogivales.
L’intérieur de cette église présente de l’intérêt. La voûte de la nef est en merrain et date de deux époques différentes.
La partie inférieure est grossière et sans caractère ; elle ne doit pas être ancienne. Les deux travées les plus voisines du choeur sont en forme de carène, soutenues par trois entraits avec leurs poinçons. Chacun de ces entraits a ses extrémités terminées par des rageurs ou engoulevents ; au centre, sous le poinçon, sont des têtes sculptées, inscrites dans un médaillon circulaire. Les sablières ont de ces profondes moulures que l’on retrouve si souvent sur les poutres horizontales des vieilles maisons de bois.
Le petit autel de droite appelle un instant l’attention par sa statue de saint Roch, qui est ancienne.
A l’autel correspondant, on voit une Vierge d’une belle exécution, qui paraît être du moyen-âge. Dans les réparations qu’elle a subies, elle semble avoir conservé les couleurs dont elle était primitivement miniaturée. Sous son manteau d’azur garni d’une large frange d’or, elle porte une robe de pourpre à corsage juste, bordée d’or et semée d’angemmes aussi d’or.
La ceinture est une chaîne de quatre-feuilles en relief. Le bas est relevé de manière à laisser voir le vêtement de dessous, argenté,
à long plis traînants. Les doigts sont garnis d’anneaux à chaton en quatre-feuille. Sa tête porte une couronne fleurdelisée, d ‘où pend un voile court qui s’arrête sur les épaules. Sa main droite tenait un sceptre. Le bras gauche porte l’enfant Jésus, vêtu d’une longue robe et pressant dans ses mains une colombe.
L’arc triomphal est muni d’un tore qui reposait sur des colonnes, cachées actuellement par la saillie des deux petits autels.
Le choeur comprend deux travées voûtées en pierre avec arceaux croisés et arcs-doubleaux dont la retombée est reçue, aux quatre angles, par une colonnette ; au centre, par un faisceau de trois colonnes engagées avec chapiteaux à double rang de crossettes ; bases à agrafes reliées aux tores par de légers festons.
L’autel ne date que du règne de Louis XIV. Le tombeau est droit, rempli par un parement de toile peinte représentant l’Agneau divin, au milieu d’une guirlande de fleurs. Deux vases remplis de fleurs l’accompagnent, à droite et à gauche.
Le retable est soutenu par deux vigoureuses colonnes torses entourées de pampres. Au centre est un tableau. Le tabernacle, de forme semi-hexagonale, a son entablement porté par de petites colonnettes. Il se termine par une petite galerie à balustres renflés. Le reste de la décoration du chevet s’accorde avec ce style.
La chapelle communique avec le choeur par une arcade ogivale, et avec la nef par une immense arcade cintrée garnie de moulures prismatiques.
Les modillons grimaçants de la corniche du choeur paraissent encore, a l’intérieur de la chapelle, au-dessus de l’arcade ogivale.
Sur la base de l’une des fenêtres on a placé une statue en pierre, de sainte Catherine, qui date du moyen-âge, et un bas-relief qui représente saint Georges terrassant le monstre qui dévastait la ville de Silène en Lybie. Au fond est la fille du roi, qui devait être sacrifiée, à genoux, les mains jointes, dans l’attitude d’une reconnaissance profonde pour son sauveur.
Ces deux sculptures viennent de la chapelle détruite du château d’Angerville. De la même provenance est un Ecce-Homo relégué dans la tour.
Les deux cloches, qui dataient de 1802, ont été refondues en 1858. Ce fait rend leurs inscriptions dignes d’être conservées, d’autant plus que des noms historiques y figurent :
IAY ÉTÉ BENIE PAR Mr IEAN IACQVES BRASSY CVRE DE CETTE
PAROISSE ET NOMMEE MARIE PAR Mr DE NONENT ÂGÉ DE 16 ANS FILS DE
FEV M* DE NONENT ET DE Mlle DE PIERRECOVRT ET Mlle DE BRVC AGEE
DE 16 ANS FILLE DE FEV M’ MARIE FRANCOIS DE BRVC ET DE DAME LE
CONTE DE NONENT.
Mr. FRANCOIS LE COVTEVR MAIRE. — LAVILLETTE DE LISIEVX MA FAITE
EN 1802.
IAY ETE BENIE PAR Mr IEAN IACQVES BRASSY CVRE DE CETTE
PAROISSE ET NOMMEE CHARLOTTE PAR Mr. LE CONTE DE NONENT AGE DE
15 ANS SECOND FILS DE FEV Mr. LE CONTE DE NONENT ET DE DAME LE
CONTE DE PIERRECOVRT ET Mlle LE CONTE DE NONENT AGEE DE 13
ANS SOEVRE DE Mr LE CONTE DE NONENT ET DONNÉE PAR TOUS LES
ZABITANTS DE CETTE COMMUNE
M. FRANCOIS LE COVTEVR MAIRE. LAVILLETTE DE LISIEVX MA FAITE
EN 1802.
La paroisse de St.-Philbert dépendait de l’élection de Lisieux, sergenterie de Moyaux, et comptait 173 feux au XVIIIe. siècle. L’église faisait partie du doyenné de Touques.
C’était le seigneur de Fauguernon qui présentait à la cure et, en 1750, ses droits furent exercés par M. Le Conte de Nouent, marquis de Rarey. C’est à cette même famille de Nouent qu’on doit la construction de la chapelle de l’église.
A l’extrémité de la paroisse, en tendant vers le Faulq, était une chapelle dont il ne reste plus de vestiges. Les gens du pays disent aussi que, pendant une peste qui affligea la contrée, les malades s’y rendaient nombreux en pèlerinage; mais, comme on craignait que leur contact avec les centres de population ne fit faire des progrès à la contagion, on leur défendait de suivre les chemins ordinaires, et il leur fallait prendre des sentiers détournés dont plusieurs portent encore aujourd’hui le nom de chemins aux Malades. Il faut voir là simplement la chapelle d’une maladrerie. Elle est mentionnée dans les Pouillés, sous le nom de chapelle St.-Jean et St.-Marc-du-Faulquet.
Des titres originaux conservés aux Archives de l’Hospice de Lisieux en font aussi mention.
L’un d’eux, daté du 11 janvier 1695, est l’original de lettres de collation données par Pierre Audran, chanoine, écolâtre, grand-vicaire de Mgr. de Matignon et officiai, en faveur de Me. Pierre Aubert, prêtre du diocèse de Séez, qui avait obtenu des provisions en Cour de Rome. Le bénéfice y est ainsi décrit : « Capellaniae leprosarioe forsan nun-cupatae sub invocatione seu ad altare Sanctorum Marci et Joannis vulgo du Faulquet nuncupatae, in paroch. ecclesia S. Philiberti de Campis ».
En conséquence, Me. Jean Aubert prit possession le 27 janvier suivant, d’après le procès-verbal qui en fut dressé par Morel, notaire, garde-notes royal et notaire royal apostolique.
Un bail passé par le titulaire, quelques mois après sa prise de possession, nous apprend que le revenu de ce bénéfice consistait en deux pièces de terre évaluées à 15 livres de rente.
Me. Laurent de Boctey, le dernier possesseur du bénéfice, étant décédé, ses héritiers étaient tenus de mettre les bâtiments du bénéfice en bon état de réparation. Une sentence du bailli d’Orbec, du 19 octobre 1695, avait décidé la question entre les parties. Soit oubli, soit contestation, deux années se passèrent sans que le nouveau titulaire pût obtenir ce qu’il demandait. Pour y parvenir, il fit donner, le 16 avril 1697, un exploit aux héritiers de son prédécesseur, qui étaient: damoiselle Anne Le Mancel, veuve de César-Charles de Boctey, écuyer, sieur de Grandbosc et du Buisson, et ses deux fils, Jean de Boctey et Jacques de Boctey. Il en résulta un accord par lequel, moyennant 35
livres, Me. Aubert se chargea de l’exécution de ces réparations (7 août 1697 ). Mais M. Aubert ne travaillait point pour lui. Pendant qu’il était tranquillement dans sa maison de Bretteville-sur-Dive, paroisse distante de 8 lieues normandes de son bénéfice, oubliant ainsi les canons relatifs à la résidence, le Parlement de Rouen enregistrait, le ler. décembre 1698, des lettres d’union données par le roi, au profit de l’Hôpital général de Lisieux, pour douze maladreries ou hôpitaux ruraux compris dans les limites du diocèse, avec jouissance rétroactive du 1er juillet 1695.
La chapelle du Faulquet était du nombre.
Me. Pierre Aubert, auquel il restait, au surplus, la cure de St.-Savin, au diocèse de Séez, fit remise de la chapelle entre les mains des administrateurs, le 22 mars 1699.
Cette union amena la destruction de la chapelle, qui n’existait plus en 1721, suivant une déclaration des biens des hôpitaux de Lisieux, datée du 20 avril de cette année.
L’enclos de cette antique léproserie était devenu un pâturage contenant environ une acre.
Il y avait plusieurs fiefs importants sur la paroisse de St.- Philbert :
– 1°.Forges;
– 2°.le Bechet, possédé, au XVI ».siècle, par la famille Le Mire, qui produisit devant Montfaut en 1463. Son nom a été travesti en celui de Le Muet ou Le Mieulx dans les éditions des Recherches données par M. Labbey de La Rocque. La sieurie du Béchet relevait de la vicomté de Fauguernon.
– 3°. Angerville. Ce dernier fief est le seul qui présente de l’intérêt pour l’archéologue. Il est situé à un quart de lieue environ au midi de l’église. On y voit une motte féodale qui mesure à peu près 50 pieds de long sur 34 de large; elle est par conséquent de forme ovale. Les constructions qui la couvraient ont toutes disparu depuis longtemps. On n’avait laissé subsister que la chapelle qui
s’est trouvée ruinée totalement par les outrages du temps , il y a environ vingt ans.
Les nombreux bâtiments d’exploitation épars autour de cette motte n’offrent guère d’intérêt; plusieurs portent le cachet du XVII. siècle.
Le fief d’Angerville était un membre de la baronnie de Fauguernon. Il est encore possédé maintenant par MM. de Nonant, à la représentation du marquis de Rarey, qui jouissait de toute la terre à la fin du XVII°. siècle. Ce marquis de Rarey était Jean-Joseph Le Conte de Nonent, né le 30 octobre 1732, petit-fils de Jean-François Le Conte de Nouent, seigneur de Pierrecourt, et de Marie-Lucie de Lancy, héritière de Rarey et de Lancy. Le fief d’Angerville était entré dans cette famille par Françoise Le Mire d’Angerville, qui figure dans l’armorial de d’Hozier comme veuve de Louis-Jacques de Nonent, seigneur de PierrecourL On a déjà vu que la famille Le Mire possédait le fief du Béchet; nous la retrouverons à la Pinterie, fief situé sur la paroisse du Pin.
Elle était établie depuis long-temps dans le pays. Sa production aux élus de Lisieux, en 1540, remonte jusqu’à 1429.

2 – Pièces Justificatives:

1221
Robert Bertran confirme à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen les donations que Robert le Tort et Suzanne, femme de celui-ci, avaient faites pour doter le prieuré de Notre-Dame-de-Beaumont-en-Auge.
….. sicut antecessores mei eas dederunt et prefati monachi eos possederunt; et duas garbas sancti Johannis de Barnevilla et sancti Philiberti de Campis (Saint Philbert de Champs)…..
=¸ EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°19, pp. 205-207
+ IND. AD 76 14 H 797 (1680) A revoir !!!!!

1255
Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen.
= EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°33, pp. 220-224,
+ Léopold DELISLE, Cartulaires de Briquebec, (n° 6 et 127)

c. 1350
Patronages appartenant à la famille Bertran et à quelques autres familles peut-être alliées:
– Saint-Philbert-des-Champs, Dominus de Fagernone (p. 254)
= LONGNON Auguste, Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, In-4°, LXXV-600 p.

c. 1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)
Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumichon, Hermival, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-Val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …
Sergenterie de Moyaux
La paroice de la Chappele Harenc pour partie(Chapelle-Hareng) ij franc
Saint Martin de Courtonne xx s
Nourolles (Norolles) xx f.
Firfol xxiiij f.
Coutonne la Murdent pour partie (Courtonne-la-Meurdrac) xxvj f.
Foumiçon (Fumichon)l f.
Faux guernon (Fauguernon) xxvj f.
Marolles en partie xxiiij f.
Saint Philbert des Champs lxx f.
= BN Fr. 26.015, N° 2380
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1444
Compte de Jean Le Muet
(133).- Du Bois-Constentin, en la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs, que tint Simon Pinot et à présent en est tenant Jehan Le Mire, à cause de sa femme
Pour moictié…. xviij s Un Jean Le Mire était parmi les hommes d’armes du Château de Touques qui obtinrent un sauf-conduit du roi d’Angleterre le 10 août 1417 (Magn. Rot., p. 216).

La famille Le Mire est restée fixée à saint-Philbert-des-Champs et au Pin, où elle a possédé les fiefs du Béchet, d’Angerville et de la Pinterie. Lefèvre-Pontalis signale dans son étude sur la Guerre de partisans, que Guillaume Le Mire, écuyer du parti anglais, âgé de 20 ans, en mai 1427, frappa mortellement un Français dans une rixe à Fauguernon.

Les Le Muet, c’est-à-dire la famille du vicomté d’Orbec qui établit le présent compte, habitaient aussi Saint-Philbert et leur héritière s’allia aux Le Mire (Voir l’introduction de ce travail, p. 128).
= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1463 Recherche de Montfaut
p. 22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté, par le rapport des Elus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.
22. Jean Le Muet, Saint-Philbert-des-Champs
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1493 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Christophe de Cerisay, seigneur de Villy, baron de la Haye-du-Puits, vicomte et seigneur de Fauguernon, bailli de Cotentin, par Robert Le Cordier, de la vavassorerie tenue par Simon Deschamps, sise à Saint-Philbert-des-Champs – Copie collationnée sur l’original représenté par Chaudru, receveur de la vicomtesse et chatelaine de Fauguernon (1688)
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1537 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Marie de Cerisay, dame et vicomtesse héréditale de la vicomté et châtellenie de Fauguernon et du château du Pin, de la vavassorerie par Guillaume Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
Faite en 1540…
Saint-Philbert des Champs
117.- Jean Le Muet, Sr d’Angerville, et Jean, Sr des Forges, demeurant en la dite paroisse, ont produit, pour justifier leur noblesse, plusieurs pièces et écritures dont la copie est demeurée au greffe; desquelles la re datée du 24 mai 1429, est sur le nom e Jean Le Muet, dont ils ont dit leur descente estre fournie par les dites lettres.
= LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1571 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Louis de Brézé, évêque de Meaux, abbé de Saint-Pharon et Igny, seigneur et baron de la Haye-du-Puits, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du château du Pin, de la vavassorerie par Romain Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1580, jeudi 10 novembre – Norolles
Noble homme Loys Halley, demeurant à Pont-L’Evêque, baille à échange à noble homme François Parey, sieur de la Monteillerie, demeurant aud. lieu paroisse de Norolles, plusieurs héritages en un tenant, contenant onze à douze acres nommée le Lieu au Templier, sis à Norolles, jouxte d’un côté le chemin tendant du Breuil à L’Hôtellerie, d’autre côté et d’un bout le seigneur de Fauguernon et d’autre bout ledit seigneur de la Monteillerie, tenus de la seigneurie et chastellenie de Fauguernon. Il reçoit en contre échange divers biens à Saint-Philbert-des-Champs.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1597, samedi 24 mars – Moyaux
Cardin et Charles Petit, père et fils, et Antoinette Morel femme dudit Cardin, de Moyaux, vendent à David Hervieu, de Saint-Philbert-des-Champs, deux pièces de terre, sises à Moyaux, moyennant 83 écus 20 sols.
Passé après midi aud. Lisieux, en la maison où pend pour enseigne Le Point du Jour.
= Arch. SHL. 1 F. Analyse Et. Deville.

1703 Archives SHL : 1F155
Jacques Le Roi de Saint Philbert des Champs.

1710, 20 juillet – Fauguernon, Aubry-le-Panthou
 » Déclare aussy ledit Fortin, pbre., qu’il est chapelain titulaire d’une autre chapelle nommée St. Agapit ou Agataux située dans ladite paroisse d’Aubry et qui est pareillement à la nomination du sgr. de lad. parr. laquelle chapelle est construite et fondée d’antiquité et de temps immémorial à laquelle il n’y a aucune glèbe ny domaine fiefé mais elle a seulement pour tout revenu cent cinquante deux boisseaux d’aveine par chascun an mesure de Faux-Gernon à prendre et avoir sur plusyeurs terres scituées dans la parr. de St.-Philbert des Champs, viconté de Faux-Gernon, à la charge par ledit chapelain de célébrer en ladite chapelle, quatre grandes messes solennelles avec le libera à la fin dycelles par chacun an a lyntention des fondateurs et bien faicteurs scavoir le dix-huityesme jour d’aoust, jour St-Agapit, le dimanche suivant ou toutte la parr. y vient en procession, grand messe solennelle le jour St-Jacques, vingt-cinq de juillet et le premier jour de septembre, feste de St-Gilles, second patron de laditte chapelle. Et sujet et obligé le dit chapelain a dire levangile de St-Agapit à tous ceux qui ce presente le vendredy sainct avec les autres prières et cela tous les ans Lesquels cent cinquante deux bosseaux daveine sont presentement deus et à la charge des représentants Mre Jacques Le Roy, thrésorier de France, lençon. La présente déclaration des dittes deux chapelles ainsy baillée par ledit titulère sauf à comenter ou diminuer sy besoin est, faict ce vingt yème jour de juillet mil sept cent dix « .
signé : Fortin, chapelain
= cité in J. BOISSON.-  » Histoire de la commune d’Aubry-le-Panthou » BSH Vimoutiers N° 20 (1991)

1767, 7 janvier – Le Torquesne
Messire Charles Jean Gaspard de Nopcey (de Nocey – Nossy – Nocy) chevalier, seigneur et patron du Torquesne, lieutenant de nosseigneurs les maréchaux de France, garde du corps du roi, avec la commission de capitaine de cavalerie, étant de présent en son château seigneurial du Torquesne, reconnaît avoir reçu de François Barbey, demeurant à Saint-Philbert des Champs, le rachat d’une rente seigneuriale.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Dossier Le Torquesne – 2 ff.

1771. Archives SHL.1F571 :
1771 : Succession de Marin Lecarpentier de St Philbert des Champs.

3 – Archives SHL :

Voir FONDS BOUDARD :
-2FM98 : an III : reçu des fermages pour Saint Philbert des Champs.
-2FA97 : 1822 : Mémoire de travaux (fermes de Glos, de la Mancellerie et du Hausey.)
-2FA99 : 1817 : Mémoire de Paisant charpentier à Fauguernon pour travaux faits au Hausey et à la Mancellerie.
-2FA19 : 1778-1782 : Ferme du HAUZEY. Démolition d’une grange.

Voir FONDS DEVILLE :
9 FB. 3.- Environs de Lisieux.
– Saint-Philbert-des-Champs, seigneurie de la Queurie tenue de Roncheville, vendue à Robert Vimont.

Voir FONDS STURLER :
56 Q – Église de Saint-Philbert-des-Champs janv. 78
tableau de M. Koch photographié en couleur pour M. de Touzalin, procureur de la République
2 négatifs couleurs 24/36

Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».

18 – St PHILBERT DES CHAMPS – ANGERVILLE – St Philbertus de Campis

Election de Lisieux – sergenterie de Moyaux
173 feux

Patronage:
14e et 16e Dominus de Fauguernone
18e le seigneur
Adam, nommé en 1741, exerçait encore en 1786 (voir Charité de Roques p.64)

Chapelle St Jean et St Marc du Faulquet

Insinuations:

Deux descriptions de l’église, dont une d’août 1853, et l’historique d’une chapelle démolie mise sous l’invocation de St Jean.

Description des cloches
1ere cloche : j’ai été bénie par Monsieur Jean Jacques Brassy, curé de cette paroisse et nommée Marie par Monsieur de Nonent, âgé de 16 ans, fils de feu Monsieur de Nonent et de Mademoiselle de Pierrecourt et Mademoiselle de Bruc, âgée de 16 ans, fille de feu Monsieur Marie François de Bruc et de Dame le Conte de Nonent.
Monsieur François Le Couteur, maire.
Lavillette de Lisieux m’a faite en 1802.

2e cloche : j’ai été bénie par Monsieur Jean Jacques Brassy, curé de cette paroisse et nommée Charlotte par Monsieur le Conte de Nonent, âgé de 15 ans, second fils de feu Monsieur le Conte de Nonent et de Dame le Conte de Pierrecourt et de Mademoiselle le Conte de Nonent, âgée de 13 ans, et sœur de Monsieur le Conte de Nonent et donnée par tous les habitants de cette commune.
Monsieur François Le Couteur, maire.
Lavillette de Lisieux m’a faite en 1802.

Il y a dans cette paroisse plusieurs fiefs importants.
Le Bechet qui appartient à l’Abbé Des Coutures qui possédait de très riches propriétés dans cette contrée avant la Révolution. C’est une grosse maison sans intérêt.
La terre d’Angerville : c’est une ferme considérable dont plusieurs bâtiments portent encore le cachet des constructions du 16e siècle ; ils étaient renfermés dans une enceinte formée par un mur en cailloutis et au centre de laquelle ou à peu près se trouvait et existe encore aujourd’hui, une motte féodale d’environ 50 pieds sur 34.
A son extrémité nord était la chapelle dont il a été parlé et d’où proviennent les statues actuellement dans l’église. Elle a été détruite par incurie il y a environ vingt ans.
Cette terre qui appartient à Monsieur de Nonent est située à environ 1 km au midi de l’église de St Philbert.
La famille le Conte de Nonent porte d’azur au chevron d’or accompagné en pointe de trois besans mal ordonnés 2, 1 d’argent.
Près de cette même église est une maison en bois du 16e siècle avec briques inclinées formant des losanges et des triangles.
Dimanche 5 septembre 1858, bénédiction de deux nouvelle cloches à St Philbert des Champs, l’une de 1400 livres et l’autre de 974 livres, fondues par E.Bollée du Mans. Elles se nomment Marie Immaculée et Elisabeth. On espère en avoir bientôt une troisième.

Le Mire, seigneur d’Angerville
Le Mire, seigneur du Buchet.

Dame Marie Desperrois, épouse de Messire Nicollas Lemire, chevalier, seigneur d’Angerville – 27 janvier 1627.

Montfaut 1463 – Sergenterie de Moyaux
Jean le Muet, St Philbert des Champs
Jean de Fourneaux
Me Jean de Fourneaux
Jehan Halley, écuyer, seigneur du Chesney demeurant à St Philbert des Champs.

Chapelle du Faulquet
De cette chapelle il ne reste aucune trace. C’était évidemment une maladrerie. On en a la preuve dans les lettres de collation données par Pierre Audran, chanoine écolâtre, grand vicaire de Monseigneur de Matignon et official, en faveur de Pierre Aubert, prêtre du diocèse de Seez qui avait obtenu des provisions en Cour de Rome. La collation datée du 11 janvier 1695. Le bénéfice y est ainsi décrit (suit texte en latin).
En conséquence Maître Jean Aubert prit possession le 27 janvier suivant, suivant procès-verbal qui en fut dressé par Morel, notaire-garde-notes royal et notaire royal apostatique(?).
Un bail passé par le titulaire quelques mois après sa prise de possession nous apprend que le revenu de ce bénéfice consistait en deux pièces de terre évaluées à un revenu de 15 livres.
Messire Laurent de Boctey, dernier possesseur du bénéfice étant décédé, ses héritiers étaient tenus de mettre les bâtiments du bénéfice en état de réparation. Une sentence du bailly d’Orbec du 19 8bre 1695 avait décidé la question entre les parties.
Soit oubli, soit contestation, deux années se passèrent sans que le nouveau titulaire puisse obtenir ce qu’il demandait. Pour y parvenir il fit donner le 6 avril 1697 un exploit aux héritiers de son prédécesseur qui étaient : Demoiselle Anne le Mancel, veuve de Cezar Charles de Boctey, écuyer, seigneur de Grand Bosc et du Buisson, et ses deux fils Jean de Boctey et Jacques de Boctey. Il en résulta un accord par lequel moyennant 35 livres Me Aubert se chargea de l’exécution de ces réparations (7 août 1697)
Mais Maître Aubert ne travaillait point pour lui. Pendant qu’il résidait tranquillement dans la paroisse de Bretteville sur Dives, distante de 8 lieues normandes de son bénéfice, oubliant ainsi les canons relatifs à la résidence, le Parlement de Rouen enregistrait le 1er décembre 1698 des lettres d’union données par le Roi au profit de l’Hôpital général de Lisieux pour douze maladreries ou hôpitaux ruraux compris dans les limites du diocèse avec jouissance du 1er juillet 1695. La chapelle du Faulquet était du nombre. Maître Jean Aubert, auquel il restait du reste la cure de St Savin au diocèse de Seez, fit remise de la chapelle entre les mains des administrateurs le 22 mars 1699.
Cette union amena la destruction de la chapelle qui n’existait plus en 1721, suivant une déclaration des biens des hôpitaux de Lisieux datée du 20 avril de cette même année. L’enclos de cette antique léproserie était devenu un pâturage contenant environ une acre.

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