CABOURG



NOTES sur CABOURG – 14117.

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Archives du Calvados
Cabourg (Calvados)
Canton actuel : Cabourg
Arrondissement actuel :Caen
Code INSEE : 14117

Les noms des communes de Normandie – VII
Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur
531. — Gabourg (Troarn, C.) :
[Ace] Cathburgum [1066-1079] : 2 originaux, Arch. Calv., H 1830
(donation de Guillaume le Conquérant à St-Etienne de Caen [ch. « Quisquis Deo »]) ; — Gall. Christ., t. XI, Instr., col. 66 c.
Ce nom semble devoir se rattacher à un peuplement prénormannique par des immigrants issus des rivages de la Mer du Nord, trop souvent confondus sous la dénomination ambiguë de « Saxons », plutôt qu’à un apport francique. Le radical burg, « forteresse », est très anciennement attesté dans les diverses
langues germaniques. Le premier terme reste obscur.
On remarquera l’existence en Normandie centrale et occidentale de divers hameaux du nom de Cabourg sans formes anciennes attestées : à Saint-Georges-du-Vièvre (E.), à La Bigne et Saint-Georges-d’Aunay (C), à Colleville-sur-Mer et Sainte-Honorine-des-Pertes (C), à Hamars et Saint-Martin-de-Sallen (C).

CABOURG, canton de Troarn.
Cadburgus, Cathburgus (1077 (ch. de Saint-Étienne de Caen). Cadburg, 1082 (ch. de la Trinité).
Caborc, 1155 (Wace, Roman de Rou). Cadborc, 1169 (ch, de la Trinité).
Caburgus, 1172 (ch. de Henri, évêque de Bayeux).
Cadburgus, 1190 (ch. de Saint-Étienne).
Cabourc, enquête de 1297 (arch. du Calvados).
Cabourt, XIV° siècle (livre pelut de Bayeux, p. 43).
Cabbourg, 1554 (aveux du temporel de Saint-Etienne de Caen).

Fief et seigneurie appartenant à l’abbaye de Saint-Étienne de Caen.

Lieux-dits de : CABOURG
Bas-Bourg (BUTTE DE), Cabourg (LE PETIT-), Dunes (LEs), Ferme-du-Petit-Cabourg (LA), Maison-de-la-Fauconnerie (La), Maison-Villiers(La), [OSSEVILLE, chat. Osevilla, 1198 (magni rotuli, p. ,69).], Petit-Cabourg (LE), POINTE DE CABOURG(LA), promontoire de la côte à Cabourg,

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ANTÉRIEURES A 1790 CALVADOS – Armand BENET.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 364.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome I page 435
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 394
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome I page 8
J.SEVRETTE, Cabourg et ses environs.
SENECAL Christophe, Zéro-France : vie et mort d’un réseau de résistance à Dives-Cabourg
QUAGLIA M, Historique de l’église Saint-Michel de Cabourg
Revue Le pays d’Auge.
– P. Jeanjean-Un essai d’ hydravion à Cabourg-1966
– R. Lavoix-Cabourg-1974
– J. Guérin-Proust et Cabourg-1975
– Floraine Poilleux-Guérin-Romantisme d’hier, Romantisme d’aujourd’hui, à Cabourg-1984
– Jean Bayle-Le Casino de Cabourg-1990
– Colette et Guy Héraud Adolphe d’Ennery, père des « Deux Orphelines », lance Cabourg-1994

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
CABOURG.
Cabourg, Cathburgus, Cadburgus, Catburgus.
L’église de Cabourg est de deux époques. Le choeur appartient au style ogival de la fin du XVI. siècle ; il se termine par une abside à pans coupés, éclairée par des fenêtres assez grandes, divisées en deux baies. La partie supérieure de ces ouvertures est décorée de compartiments flamboyants. Il y a 5 fenêtres pareilles dans le pourtour dus sanctuaire.
La nef, moins élevée et plus longue que le choeur, n’offre pas de caractère et fort peu d’intérêt. Une seule partie mérite d’attirer un instant l’attention, c’est la façade occidentale couronnée d’un tourillon à deux baies : deux contreforts encadrent la porte d’entrée et s’élèvent pour affermir ce tourillon qui résulte, comme beaucoup d’autres du même genre, de l’exhaussement du gable. Deux contreforts ont aussi été établis du côté opposé, en-dedans de la nef. Cette partie occidentale de l’église m’a paru du XVIe. siècle, au plus de la fin du XIIIe. On y a percé, il y a déjà longtemps au-dessus de la porte, une fenêtre carrée ; sans cette altération regrettable, la façade aurait conservé son caractère primitif.
On voit à l’extrémité de la nef, près de l’entrée du choeur, deux arcades pratiquées dans les murs du nord et du sud, comme si l’on eût eu l’intention d’établir un transept. On y a placé des autels.
J’ai remarqué dans le choeur, en face du maître-autel, une pierre tumulaire sur laquelle est gravée une grande croix ; elle porte une inscription en lettres gothiques, disposées, selon l’usage , autour de la pierre ; cette inscription est en français, il serait facile de la lire si elle était lavée :
j’y ai lu mil Vc (mil cinq cents) et un dernier nombre que je n’ai pas déterminé. Elle se termine par ces mots : Priez Dieu pour elle.
Une autre tombe, mais qui n’est plus entière, se voit près du lutrin. Elle porte également une inscription en lettres gothiques: une croix en occupe le centre.
Le font baptismal placé près de la porte de la nef du côté gauche, est ce qu’il y a de plus ancien dans l’église de Cabourg, je le crois du XIIe. siècle. Sa forme est pentagonale probablement, parce que la pierre dont on a fait la fontaine était de cette forme. Sur chacun des angles, on remarque une tête. La cuve est ronde à l’intérieur : quatre des parois extérieures sont unies; un seul côté offre un entrelacs gravé légèrement au trait, formant une sorte de rose. Cette cuve est élevée sur un pédicule formé de plusieurs colonnettes groupées.
L’église de Cabourg est sous l’invocation de St.-Michel.
Le patronage était laïc, l’abbaye de St.-Etienne percevait les dîmes, par donation de l’évêque de Bayeux Odon.
Henri II, roi d’Angleterre, confirma en ces termes la donation de l’évêque de Bayeux : Concedo et confirmo quod Odo Bajocensis antistes dedit caenobio sancta Stephani….
In toto Catburgo, de burgo Divcae cum antiqua capella, usque ad pontellum qui dividit Bajocensem episcopatum a Lexoviensi.

Ces détails très-précis nous paraissent bons à noter.
En 1170, l’archevêque de Rouen confirma à l’abbaye de St-Etienne la possession de l’église de Cabourg. La même confirmation fut donnée par l’évêque de Bayeux, en 1172.

Croix du cimetière.
On voit dans le cimetière une croix de pierre qui peut remonter au commencement du XVIII siècle, et qui n’est pas sans intérêt. D’un côté est sculpté le Christ en croix ; de l’autre St.-Michel, patron de la paroisse, foulant aux pieds le dragon et brandissant son glaive.

2 – Pièces Justificatives.:
Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.
1712.
Me. Marc-Antoine Dupuis, pbfë, curé de Cabourg.
1742.
Me. Pierre Pesville, pbrë, curé de Cabourg
89. — Le 8 avril 1752, Charles Mauger, demeurant à Cabourg, diocèse de Bayeux, constitue 150 livres de rente en faveur de Me. Antoine Mengeant, acolyte de St-Benoit-d’Hébertot, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
Led. sr. acolyte habitait alors à Rouen, rue des Jésuites. — Il était probablement au collège de Joyeuse.
1785.
Me. Jacques Patin, pbfë, curé de Cabourg, diocèse de Bayeux.

Bulletin monumental dirigé par M. de Caumont.
Extraits:
– CABOURG, village de Normandie (Calvados). Son antique église détruite possédait une cloche portant la date de 1553 XXVI, 710.
– M. Billon signale ensuite plusieurs cloches plus précieuses encore; ce sont celles à inscriptions gothiques……….. Il y en avait une à Cabourg dont l’inscription gothique était fort curieuse on l’a fondue dernièrement.
– M. Pelfrêne donne d’utiles renseignements sur le prix d’exécution de deux églises nouvelles l’une de ces églises, dans le style du XV. siècle, celle de Cabourg, a coûté 30 à 32,000 francs; elle est destinée à une population d’environ trois cents habitants.
– Cabourg. Le clocher-arcade de l’antique église, détruite en 1851. contenait une modeste cloche dont nous avons relevé l’inscription avant qu’elle soit refondue
Ian M.D.LIII ie fus faite pour la paroisse de cabourg.

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie.
Extraits:
– Hérouvillette
Cette disposition du sol (Hérouvillette) a permis d’ouvrir à ciel ouvert un certain nombre de carrières d’où l’on a tiré presque toute la pierre de petit appareil ( le moellon ) employée à la construction des édifices de Cabourg et des localités voisines.
– En 1402, vivait un « Compagnon de Cabourg, ecuier », qui devait être Raoul de Guiberville, écuyer, seigneur de Cabourg, fils de Raoul vivant en 1397(Bibl. de Caen, ms. in-40 220).
– Pour cet effect, on fit bastir en 1678 un pont, par ordre du Conseil, tel qu’il paroist présentement sur la rivière, à l’extrémité des dunes et garennes de Cabourg, pour aller à Dives, au lieu, qu’avant cela, tous les hommes et les bestiaux traversoient cette rivière dans de petits basteaux dont se servoient les parroissiens de Cabourg, qui pour la plus part ne s’occupoient qu’à cela seul. Mais le pont n’a pas esté plustôt fait et basti qu’on y a mis un commis préposé pour y recevoir les droits de passage, qui sont d’un revenu considérable et qui s’y perçoivent pour Monsieur Colbert, par l’ordre duquel, et suyvant les advis de Monsieur Berrier, afin de rendre Colombelles et le pont de Cabourg plus fréquentez.
– Il s’agit du pont en charpente qui, jusqu’en 1869, a donné passage sur la Dives, entre Cabourg et Dives.
Un nommé Couzin, grand propriétaire sur les deux rives de la rivière avait, en 1(i74, construit un pont, au même emplacement, pour ses besoins personnels. Cet ouvrage, entré dans le domaine public, était affermé 1.800 livres par an comme pont à péage. En 1707, il était en ruines. L’ingénieur en chef Viallet fit un projet de reconstruction dont le devis montait à 37.000 livres; il fut repoussé, l’Administration préféra dépenser 22.000 livres en réparations. En 1780, ce qui avait été conservé du vieil ouvrage tombant en poussière, tout s’effondrait l’intendant de Brou interdit le passage; de son autorité, Le Febvre, en réduisant de moitié la largeur du tablier avec 700 livres de réparations, le rendit praticable encore pour quelques mois; il présenta un projet de reconstruction de Brou refusa. Le Febvre insistant, de Brou ordonna l’établissement d’un bac de 3.600 livres; l’ingénieur fit remarquer qu’un bac portant voitures coûte 9.000 livres, qu’il lui faut un câble à remplacer bous les ans, des amarrages assez chers et des rampes d’accès pavées fort dispendieuses, une maison pour le passeur, en somme, plus de 40.000 livres grevées annuellement de 10 d’entretien et perte des 1.800 livres que produisait net le péage du pont.
De Brou ne veut rien entendre; il correspond avec Versailles et son correspondant et lui trouvent que les bois pourris du vieux pont se vendront cher dans ce marais sans arbres, que les vieilles ferrures ont une grande valeur et que, finalement, les produits de la démolition payeront le bac de 3.600 livres, l’indemnité de résiliation au fermier du péage et qu’il restera encore une soulte pour les travaux de l’avenir Mais Le Febvre avait sa tête, son bon sens et aussi son ami Fourqueux, adjoint au surintendant des finances. Il fit son pont, au grand dépit de Brou. « L’ingénieur, écrivait celui-ci, tient à faire un pont et pour y « arriver, enfle à 38.000 livres la dépense d’un bac « évalué d’abord à 3.600 livres. Il faut bien en passer « par la volonté des employés des Ponts et Chaussées, « puisque les intendants n’ont pas le droit d’en employer d’autres ».
Les travaux des ponts étaient payés sur les fonds du Roi, les transports et les terrassements exécutés par corvées, payées bien entendu.
A quoi tient-il que les devis sur lesquels l’exécution des travaux d’art était décidée se trouvaient toujours dépassés de 25 à 40 °/o Probablement au désir d’emballer le Trésor royal au profit du bien public ? c’est un sentiment tellement louable que je ne veux pas chercher d’autre explication, quoi que laissassent entendre certaines mauvaises langues

Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie.
– Cabourg se disait Cathburgus. Ce mot, dans le sens de passage étroit, existe dans le détroit de Danemark, le Waigat, le Cattegat.
– Les salines normandes sont très-anciennes; quand, au Xe siècle, Harold, roi des Danois, voulut ravager le Bessin et le Cotentin il débarqua sur le rivage des salines de Courbon, aujourd’hui Cabourg(1).
(1) – Guill. de Jumiéges, liv. IV, ch. vil.

Archives nationales.
– Cotes : MC/ET/XLVI/657
7 janvier 1806 – Vente de la terre de Cabourg et Varaville par Godefroy Charles Antoine Doublet de Persan à Jean-Baptiste Cierlans.
– Cotes : MC/ET/XLVI/664
30 avril 1807Bail de la terre de Cabourg par Jean-Baptiste Cierlans à Armand François Olivier Duhamel-Wailly

Mémoires pour servir à l’état historique et géographique du diocèse de Bayeux – Michel Béziers , Gaston Le Hardy.
Cabourg (Saint-Michel et Saint-Nicolas de]. Sergenterie de Varaville, élection de Caen, 44 feux, 130 communiants, notariat de Varaville.
Cette paroisse, appelée dans les vieilles Chartres Cadburgus, Caburgus, Cathburgus, est à l’extrémité du diocèse de Bayeux, du côté de l’est. Son territoire consiste presque tout en herbages, n’y ayant que 25 ou 30 acres de terres à labour. La plus grande partie des habitants sont pécheurs. Leurs maisons, situées sur le bord de la route de Caen à Dives, et près de la grande rivière, forment une espèce d’équerre ; au milieu des terres qui se trouvent entre ces maisons, on voit l’église qui est à 4 ou 6 portées de fusil loin d’elles. Elle est de l’exemption de l’abbaye Saint- Etienne de Caen. M. Doublet, marquis de Persan, seigneur de Cabourg de Monts, Cantelou, etc., conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, intendant du commerce présente à la cure; l’abbé de Caen donne la collation; le curé perçoit la dîme en intégrité. On distingue dans cette paroisse deux villages qu’on appelle le Bas-Cabourg, et le Petit-Cabourg. Le premier, composé de plusieurs maisons, est au bout d’une grande commune du côté de Caen. L’autre n’a que deux maisons, et se trouve sur le bord de la rivière neuve du côté de Varaville.
Elle est à un quart de lieue du bourg de Dive, et à 4 lieues de Caen.

3 – Archives ShL:

Par, de Saint-Michel,
patr. le seigneur.
Dioc. de Bayeux,
doy. de Troarn.
Génér. et élect. de Caen,
sergent. de Varaville.
Curé. Me Jacques Patin, pbre, curé de Cabourg.

Arthème Pannier.
– Archives ShL, NE12, 1er carton.
– Dossier n.10 EXCURSIONS 2 – CABOURG (31 août 1856)
Eglise : impressions, construction, détail, ameublement croquis

ARCHIVES NEDELEC.
9.69 Meunier Laurence « Madame Jumping » de Cabourg 21/06/2005
ARCHIVES NEDELEC COMMUNES.
Com.12. 1. 1 Cabourg Notes historiques
Com.12. 1. 2 Cabourg Vie de la commune 1984-2008

FONDS DUVAL GEORGES 2S
Pays d’Auge, bocage et plaine – Cabourg – 21 logements – 1970-1971

INVENTAIRE DES ENVELOPPES.
Enveloppe n° 254 Cabourg – don de Mr Catherine (février 2012)
Mairie de Cabourg : arrêté réglementant le service des vidanges des fosses d’aisances et des puisards (23 juin 1917)
Etude de Me Doucet (notaire) : vente sur folle enchère du Grand Hôtel de Cabourg le vendredi 6 septembre 1889
Etude de Me Le Bouteillier (notaire) : vente du casino et du Grand Hôtel de Cabourg le jeudi 24 novembre 1887
Article d’Alfred Piat (extrait de la Société de Géographie) sur le projet de création d’un port de guerre et de commerce à Cabourg – 4ème trimestre 1888 (don de Mr Corblin)

FONDS STURLER – PHOTOS ET PELLICULES
54 F
HLM du Pays-d’Auge juillet – août 1977
Reportage réalisations HLM Bonnebosq, Cabourg, Carentan; Carpiquet, Dozulé, Falaise, Fervacques, Isigny, Lisieux, Livarot, Mézidon, Orbec, Port-en-Bessin
Pellicules 24/36

CHARLES VASSEUR – Dossier n.10 – EXCURSIONS
2 – CABOURG (31 août 1856) – Eglise : impressions, construction, détail, ameublement, croquis

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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