Douville – 14



NOTES sur Douville – 14

DOUVILLE-en-AUGE – Douvilla

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
SERGENTERIE DE DYVE.

  • Le fief de Douville, plein fief assis en la paroisse de Douville, possédé par Jehan Desson, Ecuyer.
  • Le fief d’Auricher, plein fief assis à Angerville, possédé par Anthoine Dhemery, seigneur de Villers.
  • Le fief de Brucourt, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de Brucourt, possédé par messire Anthoine de Longaulney, seigneur de Francqueville.
    • Duquel fief de Brucourt relévent les fiefs qui ensuivent : voir Brucourt

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 88

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 719.

LE COURT Henry, Le Prieuré de Saint-Arnoult in La Normandie¬ Monumentale et Pittores que , Le Havre, Le Male et Cie., réédit.¬Corlet, t. II, pp. 233-235

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET-ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 92,94.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Carnets de Charles VASSEUR : « Analyses et transcriptions … », dernier fascicule :
– P.113 – 1616 6 mai
Carnets de Charles VASSEUR : « Analyses et transcriptions … », dernier fascicule :
– P.113 – 1616 6 mai
Aveu rendu à Noble Homme Jehan de Querville, sieur du lieu La Rivière,
les fiefs d’Auge et Douville
par Jehan Thollemetz, Louys Baston et Pierre Boucher
pour 1 acre de terre dépendant de la sieurie des fiefs d’Auge dans l’aînesse Fayer dont l’aîné est Pierre Jumel (suit l’énumération des charges).
– page 199 : 1723
Saisie de meubles faite par le seigneur de Douville sur Dame Barbe Druel, veuve de Alexandre de Hesbert, escuyer de Boullon pour avoir paiement de rentes seigneuriales dues à raison d’une pièce de terre nommée Les Fosses située à Trousseauville, bornée d’un bout Robert de Gramard, escuyer et sujette à 30 sols à la Saint Michel, à Noël 10 sols, 1 chapon, 2 gélines et 3 deniers; à Pâques 30 oeufs et une demi once de poivre; foy hommages etc……
suivant aveu rendu le 3 juillet 1691
– page 218 19 octobre
Le 9 avril 1823, Monsieur Louis Victor Dauvrecher dAngerville, escuyer, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint Louis, ancien capitaine de cavalerie, demeurant à Bréville, arrondissement de Caen, cède à bail à rente, la ferme du Colombier, sise à Douville. Il avait pour épouse la dame Julie Housset

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Pannier,
Douville, Donvilla, Douvilla, Dodvilla.

L’église de Douville, située à peu de distance de la roule d’Annebault à Dives, appartient à deux époques distinctes.
La nef est romane et remonte au XIIe. siècle.
Le portail, flanqué de deux contreforts plats, offre une porte à plein-cintre, entourée d’un gros tore.
Au nord, il n’existe plus qu’un seul contrefort primitif. On remarque, de ce côté, une petite fenêtre romane qui a été bouchée.
Toutes les fenêtres qui éclairent la nef ont été percéesau XVIIIe. siècle.
La voûte de là nef est en lambris.
Le choeur, moins ancien que la nef, a été élevé dans les premières années du XIIIe. siècle.
Les murs latéraux sont soutenus par des contreforts. Des modillons à figures grimaçantes supportent la corniche. On remarque, du côté du nord, les vestiges-d’une porte à ogive datant également du XIIIe. siècle.
Le choeur est terminé par un chevet droit, en grande partie masqué par une sacristie moderne. Il est voûté en arête avec arceaux toriques et arcs-doubleaux retombant sur de gracieuses colonnettes dont les fûts ont été maladroitement coupés pour appliquer un lambris contre le mur. L’arc triomphal est de la même époque.
Une tour carrée massive, construite en maçonnerie, s’élève au midi entre choeur et nef. Cette tour, flanquée sur l’un de ses angles d’un contrefort et sur l’autre d’une tourelle renfermant l’escalier, supporte un clocher surmonté d’une pyramide en ardoise qui date du XVIe siècle.
La croix du cimetière, en pierre, est très-remarquable. Elle remonte au XVII. siècle.
Sur l’une des faces est représenté le Christ, nimbé ; ses bras sont ouverts et ses pieds croisés. Sur l’autre face on voit la statue de la Sainte Vierge, dont la tête est surmontée d’un diadème. La Mère du Sauveur est représentée avec un petit corsage, comme on en voit à toutes les statues de cette époque. Le chapiteau qui termine le fut de la croix représente une couronne ducale. Les amortissements des croisillons
sont composés de jolis feuillages. La pierre qui forme la première marche est une pierre tombale dont nous n’avons pu lire l’inscription.
On remarque dans le cimetière une petite croix en pierre surmontant une tombe, sur l’une des faces on lit l’inscription suivante :


CY GÎT
LE CORPS
DE NOBLE
DAME MARIE
AUGUSTINE GYEMARE DE
RAINE, ÉPOUSE DE Mr.
MICHEL HENRY , DÉCÉDÉE LE 8
NOVEMBRE 1805 , AGÉE DE 35 ANS
11 MOIS.

L’autre face porte un écusson avec cette inscription :
VIXIT
EXPECTANS
BEATAM SPEM.

Un if énorme étale ses racines sur le bord du chemin et couvre de ses nombreux rameaux une partie du cimetière.
Cet if a 5 mètres environ de. circonférence dans sa partie moyenne.
Les Pouillés du XIV. siècle indiquent comme patron le duc de Normandie ; au XVI., c’était, le seigneur laïque du lieu qui nommait à la cure. Ce seigneur laïque. était un membre de la famille de Trihan.
Philippe-Auguste la trouva en possession du fief lors du recensement qu’il fit après la conquête : Filius Robini Trihan, unum feodum Douville, sed pagatur terminus de auxilio 4. solid. Nicolas de Trihan, seigneur de Douville, vivait en
1306, suivant la déclaration faite par Jehan de Trihan, sieur dudit lieu de Douville et de Bourgeauville, lors de la recherche des élus de Lisieux, en 1540.
La paroisse de Douville faisait partie de l’élection de Lisieux et de la sergenterie de Dives ; on y comptait 84 feux : 5 privilégiés, 79 taillables.

Château.
— A peu -de distance de l’église est situé le château de Douville, appartenant à Mme. la comtesse d’Angerville.
Ce joli château, construit en pierre, date de la fin du XVIIIe. siècle.
La porte de la cour, d’ordre dorique, est surmontée de lions qui tiennent entre leurs pattes des écussons entièrement frustes. Elle est précédée d’une longue et magnifique avenue de pommiers qui aboutit à la route de Dives.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Deux descriptions de l’église avec un paragraphe sur le château de Douville

Le Château a peu de distance de l’église est situé le château de Douville appartenant à Mme d’Angerville. Ce beau château, construit tout en pierre date de la fin du XVIIe siècle. Il est précédé d’une longue et magnifique avenue de pommiers qui aboutit à la route de Dives.
La porte de la cour, d’ordre dorique, est surmontée de lions qui tiennent entre leurs pattes des écussons entièrement frustres. (A Pannier)
Description des cloches
1ère cloche : L’an 1828 j’ai été bénite par Monsieur Drumare, curé de ce lieu et nommée Jeanne Elisabette par M. Marin Panier et Dame Elisabette Blandin épouse de Monsieur Jean Baptiste Leconte
F.Bailly, fondeur à Caen
2e cloche : L’an 1828 j’ai été bénite par Monsieur Drumare, curé de ce lieu et nommée Catherine par Monsieur Henry Auguste Robey et par Catherine Lenglois.

Registre de Philippe Auguste 1ère moitié du XIIe siècle
Filius Robini Trihan, 1 feodum apud Douville sed pagatur terminus de auxilio.

Monsieur Jean Desson, d’argent fretté de gueules et un quartier de gueules à un lambel d’azur. (Catalogue des seigneurs qui suivirent Robert de Courte Heuse à Jérusalem)

Recherche des Nobles – 1540

Jean de Trihan seigneur dudit lieu de Douville et de Bourgeauville a dit être de nobles progénitures sa généalogie commençante à Messire Nicolas de Trihan son trisaïeul vivant en 1036.

Bérault sur l’article XLII de la Coutume de Normandie rapporte
un arrêt du Parlement de Rouen du 2 août 1584 entre Jacques Simon, sieur de Meautis, patron de l’église paroissiale de Douville et Jean Auber qui avait acquis un fief dans cette paroisse : par lequel celui-ci fut condamné d’ôter le banc qu’il avait fait mettre dans le chœur de ladite église, sauf à le placer dans la nef par l’avis du curé et des marguilliers, que l’on appelle trésoriers dans ce pays-là :comme aussi de faire ôter ses armes des vitres de la même église où ils les avait fait peindre. (Mémoire du clergé Tome III p.1301)

De la Barre seigneur de Bonneville, épousa Damoiselle Anne de Tiesse sans le consentement de sa mère, femme en secondes noces de Desson seigneur de Douville. Après la mort de la Dame de Douville, la dame de Bonneville ayant demandé son douäire sur ses biens, elle en fut déboutée. Par arrêt du 16 février 1674, la sentence fut confirmée. (Basnage II p.42-43)

Autres archives :
c. 1181-1206 – Ouville-la-Bien-Tournée
Alverède, abbé de Sainte-Marie-sur-Dives, fait un accord avec les religieux de Sainte-Barbe au sujet d’une partie de la dîme d’Ouville et des fiefs du Vigan, de Chaffray et d’Oudart, qui fut partagé entre eux, au moyen de ce que le prieur de Siante-Barbe remet à l’abbaye de Dives, la masure de Douville, qu’il tenait de Gaultier de Catehoulde (les sceaux sont brisés)
= LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados, MSAN, t. VII, p. 130. N° 349

1562, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux
– p. 120, N° 409 – Pierre Alorge, écuyer, sieur de Douville, du Breymien, pour le fief de la Quèze en la paroisse du Thuissignol, vicomté de Conches III I x s IIII l x s.
= P.-F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.

1663, Samedi 23 juin –
A Pont-L’Evêque, devant Jean Borel, écuyer, seigneur et châtelain de Manerbe, conseiller du roi, lieutenant général, civil et criminel de M. le bailli de Rouen, en la vicomté d’Auge, à l’instance du procureur du roi et diligence de damoiselle Marie de Corneille, veuve de deffunt Guillaume Ballan, se sont réunis Jean d’Escarville, écuyer, Jacques Bougand, écuyer, Louis Duchemin, avocat, Samuel Legrand, chirurgien, Jean Bougand, escuier, Tanneguy Bougand, docteur en médecine, Pierre Postel, tabellion royal, Pierre Corneille, écuyer, sieur de Douville, Thomas Corneille, écuyer, sieur de l’Isle, tous deux représentés par leur procureur, Mitres Pierre Corneille, bourgeois de Rouen; pour nommer un tuteur à Marie Ballan, fille mineure de Marie Corneille et Guillaume Ballan. La mère est nommée tuteur et s’engage à faire dresser un inventaire des biens meubles et écritures provenant de la sucession. Le tout devr être vendu et le produit partagé entre les deux soeurs Marie-Madeleine et Marie.
= Arch. 9 FB – 6 – Familles. Notes ms. Et. DEVILLE.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
5 feux privilégiés – 79 feux taillables

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
XIVe siècle Dux Normandia
XVIe dominus loci
XVIIIe

Curés:
Desson 1764
Formeville 1771/1787

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