DRUBEC – 14



NOTES sur DRUBEC

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DRUBEC, canton de Pont-l’Évéque.
Drubeccum, v. 1350 (pouillé de Lisieux, p. 50).
Par. de Saint-Germain,
patr. le chapitre de Cléry.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beaumont.
Géné de Rouen,
élect. et sergent. de Pont-l’Évêque.
Fief de la baronnie de Roncheville.

Cour-Oriot (LA), h. – Haie-Tondue (LA), h. – Lieu-Allais (LE), h. – Lieu-au-Chêne (LE), h. – Lieu-Biré (LE), h. – Lieu-Duchesse (LE), h. – Lieu-Exmeulin Drubec. h – Lieu-Maréchal (LE), h. – Lieu-Mézeray (LE), h. – Manoir (LE), chât. – Maréchal (LE), h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 204.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1291
Revue Le Pays d’Auge.
Martine Treuil-Demars-Les églises romanes du Nord du Pays d’Auge – Drubec-1988.
Henri Pellerin- Drubec-1975.

Voir : D’Hozier 357
Recherches des Nobles de Lisieux p.94
Statistique … de Caen à Rouen
Bulletin Monumental Tome 9 p.304

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Drubec, Drubeccum, ecclesia de Drubecco.
L’église de Drubec est remarquable à cause de sa tour romane octogone. On rapporte que cette église était très-petite et fort courte avant les travaux qu’on y a faits au siècle dernier, travaux qui consistent dans la reconstruction presque complète du choeur et dans l’allongement de la nef, qui aurait reçu une travée de plus.
Ces renseignements que je dois à M. l’abbé Le Biais, curé actuel de Drubec, permettent de circonscrire les parties anciennes de l’église, et l’inspection des murs vient jusqu’à un certain point les confirmer.
Les parties anciennes de l’église sont donc la tour latérale, au nord, et la nef, moins la travée occidentale ; on y voit des assises de pierre disposées en arête de poisson et l’emploi d’un petit appareil irrégulier, tel qu’on le trouve dans beaucoup d’autres églises romanes de la contrée.
Toutes les fenêtres sont modernes, carrées ; le linteau est légèrement cintré.
La tour, accolée à l’extrémité orientale du mur latéral de la nef, côté du nord, est carrée jusqu’à une certaine hauteur, puis elle prend la forme octogone qu’elle conserve jusqu’au toit conique, en bois, qui la termine.
Le passage du carré à l’octogone se fait au moyen de pendentifs en cul-de-four, comme dans d’autres tours du même temps, et que l’on voit très-bien à l’intérieur.
J’ai figuré la tour romane de Drubec dans mon abécédaire d’archéologie (V. la page 209 ). Le tuf ou travertin a été employé dans cette construction qui est d’une grande solidité.
Le beffroi se compose d’une poutre verticale, portée sur des traverses qui s’engagent dans les parois de la tour. Cette poutre verticale, espèce de mât dont l’extrémité supérieure porte la charpente du toit, descend très-bas au centre de la tour. Avec ses traverses, elle sert de support aux étages en bois qui reçoivent chaque portée des échelles. Ce système m’a paru d’une grande simplicité.
Il y a plusieurs cloches dans la tour de Drubec, mais elles ont été récemment fondues.
Le choeur, du siècle dernier, comme nous l’avons dit, a pourtant conservé, je crois, du côté du sud et dans la partie inférieure, quelques assises de l’ancienne muraille ; mais ce pan de mur n’offre rien d’intéressant et tout le reste est moderne.
Sur la porte par laquelle on y entre, du côté du sud, on lit le millésime 1761.
Le seigneur de Drubec avait donné 11 l’église, peu de temps avant la Révolution, un autel en marbre rouge, à colonnes, et deux vasques en marbre, placées au bas de la nef, l’une servant de bénitier, l’autre de font baptismal.
M. l’abbé Le Biais a acheté un tabernacle en marbre blanc dont les formes accusent la fin du XVIII. siècle ou la première moitié du XVIIIe. On l’a placé sur l’autel du siècle dernier. On croit que ce tabernacle provient du prieuré de Royal-Pré, près Dozulé
L’église de Drubec est sous l’invocation de saint Germain.
Le duc de Normandie nommait à la cure au XIVe. siècle ; au XVe. siècle, le chapitre de Cluny était en possession du patronage.
On comptait 3 feux privilégiés et 30 feux taillables à Drubec.

Château.
— Le château de Drubec était à peu de distance au sud de l’église. Ce que j’en ai vu il y a vingt ans pouvait remonter au XVII. siècle; mais il était déjà démoli en partie.
En avant du château, près de la route, on avait élevé une éminence dans le but, m’a-t-on dit, d’apercevoir la mer.
Ce château était encore habité, peu de temps avant la Révolution, par les derniers seigneurs qui ont donné l’autel et les fonts baptismaux en marbre que j’ai cités.

DRUBEC. Une motte considérable existe encore dans un herbage à quelques dizaines de mètres au Sud de l’église ; les fossés ont été comblés – DRUBEC. Motte ou cxploratorium, en avant du château, aujourd’hui détruit, et près de la route.
– Caumont, Stat, mon., IV, p. 211. – Doranlo, Camps, p. 805.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL Léopold Ferdinand Désiré.

411. — Le 20 sept. 1696, la nomination à la cure de St-Germain de Drubec appartenant au Chapitre de Cléry, les sr. chanoines nomment à cette cure, vacante par la mort de Me Charles Pierres, dernier titulaire, la personne dud. sr de la Tour comme le plus ancien habitué en leur Eglise.
Le 1er oct. 1696, celui-ci requiert du seig. évêque de Lx la collation dud. bénéfice, lui présentant plusieurs attestations de bonnes vie et moeurs. Sa Grandeur répond qu’elle lui refuse les provisions demandées parce qu’elle a été informée que Mgr l’évêque d’Orléans, après avoir fait rassembler le Chapitre de Cléry, en avait chassé led. de la Tour pour ses mauvaises vie et moeurs. C’est pourquoi led. seigr évêque demande avant tout au requérant qu’il ait à lui apporter en bonne forme une attestation de Mgr l’évêque d’Orléans comme il n’a commis rien d’indigne de son sacerdoce, ni rien qui l’empêche de posséder un bénéfice à charge d’âmes. Sur cette réponse led. sr de la Tour dit qu’il se pourvoira devant qui de droit.
Le 26 oct. 1696, le sr de la Tour expose à la cour de parlement de Rouen que les chanoines de Cléry sont présentateurs de la cure de Drubec par induit du roy, à condition qu’ils présenteront de préférence à tous autres les habitués de leur collégiale, et qu’en cette qualité ils ont donné leur nomination aud. exposant, que celui-ci a réclamé le visa épiscopal qui lui a été refusé et qu’en conséquence il prie lad. cour de l’autoriser à prendre possession dud. bénéfice ad conservationem juris.
La cour rend un arrêt qui permet aud. sr de la Tour de prendre possession.
Le 1 er novembre 1696, celui-ci, en vertu de l’arrêt du parlement prend possession de la cure de Drubec, en présence de Mesr. Jean de Borel, chevr, seigr des Essarts, M François Duchemin, pbrê, desservant lad. parr., et autres témoins.

29. —Le 27 mars 1697, Me Nicolas de la Tour, pbre, du diocèse de Rouen, ancien habitué en la collégiale de N.-D. de Cléry, étant présentement à Paris, va trouver le seigr évêque de Lx, en son hôtel de la rue St-Dominique, et requiert la collation de la cure de St-Germain de Drubec « en conséquence de la présentation faite de sa personne par le chapitre de Cléry, patron de lad. parr. Il présente des certificats de vie et moeurs donnés par les chanoines de Cléry et par les grands vicaires de Rouen. Le seigr évêque avait répondu audit sr comparant, au 1er oct. dernier, qu’il devait lui apporter une attestation du seigr évêque d’Orléans témoignant qu’il n’avait fait aucun acte qui le rendait indigne de posséder un bénéfice à charge d’âmes. Pour satisfaire à ce désir, il s’était présenté au seigr évêque d’Orléans, celui-ci avait répondu qu’il n’avait pas de certificat à donner, attendu que le requérant n’était pas de son diocèse. Le 25 février dernier, le requérant s’est encore adressé à lui et « l’a supplié de dire plus positivement sy, ayant esté quelque temps dans son diocèse, il avait des raisons pour empescher que monseigr l’evesque de Lisieux ne délivrait un visa. Le seigr évêque d’Orléans lui aurait répondu qu’il n’empescherait pas que monseigr l’Evesque de Lisieux donnât ce visa. » Enfin ce dernier répond qu’il ne peut accorder led. visa, attendu que Monseigr l’Evêque d’Orléans et son grand vicaire lui ont dit que le requérant n’était pas de bonnes vie et moeurs, qu’ils lui avaient refusé le certificat parce qu’il s’était mal conduit, et qu’il avait été chassé de Cléry pour cet effet; que du reste il est toujours disposé à donner son visa quand led. comparant lui aura apporté du seigr évêque d’Orléans led. certificat de bonnes vie et moeurs. Le sr de la Tour, à cette réponse, proteste de se pourvoir devant qui de droit.

216. — Le 6 décembre 1697, la nomination à la cure de St-Germain de Drubec appartenant au chapitre de Cléry et la collation au seigr évêque de Lx, et, à son refus, au seigr archevêque de Rouen, et encore, au refus dud. seigr archevêque, au seigr archevêque de Lyon, à raison de sa dignité de primat des Gaules, Monseig. Claude de St-Georges archevêque de Lyon, sur le refus du seigr évêque de Lx et du seigr archevêque de Rouen, donne à Me Nicolas de la Tour, pbrë du diocèse de Rouen, la collation de lad. cure de Drubec, au diocèse de Lx.
Le 18 décembre 1697, led. sr de la Tour pourvu de la cure de Drubec et ayant en vertu d’un arrêt du parlement de Rouen pris possession dud. bénéfice ad conservationem juris, en prend de nouveau possession sur la collation à lui donnée par le seigr archevêque de Lyon. Fait en présence de Me François Duchemin, pbrê, desservant lad. cure, et autres témoins.

74. — Le 29 nov. 1703, Me Nicolas de la Tour, pbre du diocèse de Rouen, ayant été nommé à la cure de Drubec par le Chapitre de Cléry, le 20 sept. 1696, le seigr évêque lui donne la collation dud. bénéfice, à condition qu’il passera trois mois au séminaire avant d’entrer en fonctions.
Le 2 déc. 1703, led. sr de la Tour prend possession de lad. cure, en présence de Me François Brière, pbrë, demeurant à Pont-l’Evêque, et autres témoins.

Curés. — E. Pierres — N. de la Tour — Acte de juridiction du primat des Gaules,.
Vicaire. — G. Le Grand.
Prêtre de la paroisse. — P. Duchemin.
Patron — Le Chapitre de Cléry.

366. — Le 10 août 1715, vu l’attestation du sr de la Tour, curé de Drubec, et du sr Mullot, curé de la Chapelle-Hainfrey, et aussi du sr Jean, curé de St-Clair-de-Barneville, dispense de bans pour le mariage entre Jean Turgis et Madeleine Lebailly.

1016. — Le 27 déc. 1706, Pierre Youf, fils de Charles et de Magdeleine Gillette, de la parr, de Consolain, diocèse de Bayeux, reçoit la tonsure à Bayeux.
Le 4 janv. 1726, la nomination à la cure de Drubec appartenant au chapitre de Cléry, les srs chanoines nomment à lad. cure, vacante par la mort de Me Nicolas de la Tour, dernier titulaire, la personne de Me Pierre Youf, pbfë du diocèse de Bayeux.
Le 10 janv. 1726, led. sr Youf, pbfë habitué en la collégiale de Cléry, demeurant aud. lieu, donne sa procuration pour prendre possession, en son nom, de là cure de Drubec, après en avoir requis la collation du seigr évêque de Lx.

Curés. — N. delà Tour — P. Youf.
Patron. — Le chapitre de Cléry.

12. — Le 26 janvier 1726, le seigr évêque donne à Me Pierre Youf, pbrë du diocèse de Bayeux, la collation de la cure de Drubec.
Le 6 février 1726, led. sr Youf, actuellement habitué en la collégiale de Clêry, et représenté par Me Robert Levillain, curé de Pont-l’Evêque, prend possession de la cure de Drubec, en présence de Me François Hémery, pbrë, et autres témoins.

380. — Le 28 oct. 1736, reçurent la tonsure et les ordres mineurs:
Jean-Pierre Estienne, fils de Pierre et de Magdeleine Le Perchey, de la parr, de Drubec.

123. — Le 28 nov. 1747, vu l’attestation du sr Lenormand, vicaire de Clarbec, et du sr Toustain, vicaire de Drubec, dispense de bans pour le mariage entre Etienne Hauvel et Marguerite Anger.

Curé. — P. Youf.
Vicaire. — J.-B. Toustain.
Clerc. — J.-P. Etienne.

194. — Le 23 janv. 1750, la nomination à la cure de St-Germain de Drubec appartenant au Chapitre de N.-D. de Cléry, les srs chanoines nomment à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre Youf, dernier titulaire, la personne de Me Jacques Salley, pbre du diocèse de Lx, habitué en lad. collégiale.
Le 15 févr. 1750, Mre de Cheylus, vicaire général du seigr évêque, donne aud. sr Salley la collation dud. bénéfice.
Le 17 févr. 1750, le sr Salley prend possession de la cure de Drubec, en présence de Me Jean Madelaine, curé de Valsemey; M Pierre Selot, curé de Clarbec, Me Jean-Baptiste Toustain, pbrê, desservant lad. parr, de Drubec, Me Pierre Le Normand, vicaire de Clarbec, le sr Jean Youf, arquebusier, demeurant à Cormolain, diocèse de Bayeux, et autres témoins.

215. — Le 31 mars 1769, la nomination à la cure de St-Germain de Drubec appartenant au Chapitre de N.-D. de Cléry, les srs chanoines de lad. collégiale nomment à cette cure, vacante par la mort de Me Jacques Salley, dernier titulaire, la personne de Me Gabriel-François Louvet, pbrë du diocèse de Lx et l’un des habitués de leur Eglise.
Le 6 juillet 1769, le seigr évêque donne aud. sr Louvet la collation dud. bénéfice.
Le 31 oct. 1769, le sr Louvet prend possession de la cure de Drubec, en présence de M Jacques Bertot, pbre, desservant lad. parr., et autres témoins.
Curés. — P. Youf, XXII. 194.—Jq Salley — G.-F. Louvet.
Prêtres desservants.— T. -B.Toustain — Jq Bertot.
Patron. — Le chapitre de Cléry.

1T3. — Le 29 nov. 1783, la nomination a la cure de St-Germain de Drubec appartenant par une concession du roy au Chapitre de N.-D. de Cléry, les srs chanoines nomment à lad. cure, vacante par la mort de M. Gabriel-François Louvet, dernier titulaire, la personne de Me Jean-Baptiste Labbé, pbrë du diocèse de Lx et l’un des habitués de lad. collégiale.
Le 9 janv. 1784, M. Despaux, vicaire général du Chapitre de Lx, donne aud. sr Labbé la collation dud. bénéfice.
Le 8 mars 1784, le sr Labbé prend possession de la cure de Drubec, en présence de Me Charles Lefranc, curé de N.-D. de Folleville, et de plusieurs autres témoins.

Curés. — CF. Louvel — J.-B. Labbé.
Patron. — Le chapitre de Cléry.

Dictionnaire de la Noblesse – Aubert de La Chesnaye-Desbois, François-Alexandre,
Dictionnaire de la Noblesse – Aubert de La Chesnaye-Desbois, François-Alexandre,

Seigneurs de Cramesnil & de Drubec.

I. Guillaume Malet, dit de Cramesnil, Chevalier, Seigneur d’Auchtal, servit le Roi Charles VI dans ses guerres, suivant une quittance qu’il donna le dernier Juillet 1392, sur le sceau de laquelle paroissent trois sermeaux. Il prend la qualité de Seigneur de Cramesnil, dans une autre quittance du dernier jour de Septembre 1405. Il exerçoit l’ossice de Maître des Arbalétriers en 1415. Il eut de Jeanne d’Yvetot, son épouse : – 1°. Guillaume, qui suit; – 2°. Pierre, auteur de la branche des Seigneurs de Cramesnil, rapportée ci-après. – On trouve une Marguerite Malet, mariée en 1425, à Jean, Seigneur de Rouvray & de Cretot.
II. Guillaume Malet, II. du nom, Chevalier, Seigneur de Drubec, de Taillanville en Caux, d’Auchtal et de Vassy, rendit aveu de ses fiefs en 1419, passa des actes avec son frère en 1451, 1440 & 1461. Il eut pour enfants : – Nicolas, présent à un acte de 1498; – & Jean, qui suit.
III. Jean de Cramesnil, dit Malet, Seigneur de Drubec de Taillanville, produisit sa Généalogie vérifiée par Lettres anciennes, devant les Commissaires en Normandie l’an 1523. De son mariage, contracté le 11 Novembre 1498, (auquel Jean, son père assista) avec Jeanne du Mont, il eut :
– 1° Pierre, qui suit ;
– 2°. Louise, femme, par contrat du 21 Décembre 1541, de François de Bouquetot, Seigneur de Roibu;(Rabut) 3° Jeanne, femme de Guillaume Toustain, Seigneur de Millouet.
IV- Pierre de Cramesnil, dit Malet, Seigneur de Drubec & de Taillanville, de Valsemé, d’Argenne, & produisit sa Généalogie au mois d’ Avril 1540, devant les Commissaires du Roi en l’Election de Lisieux, depuis Guillaume de Cramesnil, & Jeanne d’Yvetot, son épouse, vivans en 1403. Il avoit donné aveu de la Terre de Taillanville à la Seigneurie d’Yvetôt, le 8 Mars 1539. & le rendit pour Bouquetot le 23 Août 1540. Il épousa, le 18 Décembre 1541, Madelene Patry, fille & héritière en partie de Geoffroi Patry, Seigneur de Culey-le-Patry, & de Jacqueline de Saint-Germain, dont :
– 1°- Valeran, mort avant le 4 Octobre 1575, ne laissant que trois filles de son mariage avec Charlotte de Hautemer, fille de Jean, Seigneur de Fervaques, & d’Anne de la Baume-Montrevel, sa première femme
– 2°. François, qui suit ;
– 3°. Olivier Malet, Seigneur de Bouquetot, dont le petit-fils Olivier Malet, obtint des Lettres Royaux le 20 Janvier 1640, & démeuroit dans là paroisse de Norville, Election de Caudebec, avec Pierre, son frère, lorsqu’il eut acte de la représentation de ses titres de Noblesse devant M. Barrin de la Galissonniere, Intendant de la Généralité de Rouen, le 13 Juin 1670;
– 4°. Jacques, vivant en 1573 .

– 5°. Zacharie, Seigneur de Taillanville & de Grandmont, dont le petit-fils Olivier Malet, Seigneur de Taillanville, obtint Sentence du Vicomte d’Auge, le 21 Janvier 1656, & demeuroit en la paroisse de Clarbec , Election de Pont-l’Evêque, lorsqu’il eut aussi acte de la représentation de ses titres de noblesse devant M. Barrin de la Galissonniere, Intendant de Rouen , le 13 Juin 1670;
– 6°. Jacquette, mentionnée dans le partage de l’an 1573.
– 7°. Catherine, alias Jacqueline Malet, femme de Jacques, Seigneur de Benneville & des Granges.
V. François Malet, Seigneur de Drubec, de Taillainville, d’Argenne & de Bouquetot, Chevalier de l’Ordre du Roi, fit hommage, le 4 Octobre 1575, à Isabeau Chenu, Princesse d’Ÿvetot, à cause de sa Vavassorie franche & noble de Taillanville, qui lui étoit échue par la mort de son frère Valeran, & de la succession de Pierre & Jean Malet, ses père et ayeul. Il avoit épousé, par traité, sous seing privé, du 3 Mai 1573, reconnu devant les Tabellions de Roncheville le 11 Décembre suivant, Françoise de Hautemer, fille de Jean, Seigneur de Fervaques, & de Guillemette de Martainville, sa seconde femme. Elle étoit veuve en 1620, & eut de son mariage:
– 1°. Jean, qui suit;
– 2°. Olivier, Seigneur de Culey, Conseiller au Parlement de Rouen, Prieur Commendataire de N. D. de Beaumont;
– 3. Robert, Seigneur de Saint-Martin & de Criquebeuf. Député aux Etats de Normandie en 1609, qui, transigea avec ses frères le 6 Août 1630, & sut déchargé de l’arrière- ban -comme ayant servi le Roi en Hollande, par Sentence du Lieutenant-Général de Rouen, des y Janvier & 10 Octobre 1636. Il avoit épousé, par contrat du 10 février 1614, Marguerite des Marets, dont:
– (a) Pierre Malet, Ecuyer,. Seigneur de Graville, qui obtint avec son frère une Sentence du siège de Pont-l’Evêque le 5 Juin 1655 ;
– (b) & François, Ecuyer, Seigneur de Saint-Martin, de Drubec & de Criquebeuf, qui eut acte de la représentation de ses titres de noblesse devant M. Barrin de la Galissonniere, Intendant de Rouen, & produisit pour armes celles de Malet , telles quelles sont expliquées ci-devant, le 12 Février 1669. Il avoit épousé. par contrat du 1 Septembre 1655 Gabrielle l’Anglois ;
– 4. Pierre, vivant en 1630.
VI. Jean Malet, Chevalier, Seigneur de Drubec de Valseme en la Vicomté d’Auge, de Droumare & de Cullié, épousa, par contrat du 7 Juillet 1620 , Madelene de Choiseul, fille de Ferri de Choiseul, Seigneur du Plessis, & de Madelene Barthelemi. Elle renonça à la succession de son mari le 18 Avril 1 644, & mourut le 15 Janvier 1678. Ses enfans furent:
– 1. Olivier, dit le Comte de Drubec, mort avant 1679.

Le Tou Beau Feu – Pierre Beaunis.
M. de DRUBEC. – Jean Malet, sieur et baron de Drubec, qui fut chevalier de l’Ordre et gentilhomme de la chambre du roi, marié à Madeleine de Choiseul du Plessis, était neveu du maréchal de Fervacques, ayant pour mère une sieur consanguine de celui-ci, Françoise de Hautemer, femme de François Mallet, sieur de Drubec et de Taillanville, chevalier de l’ordre du roi. (P. Anselme, VII, p. 395 et 872.)

La coustume reformée due pays et duché de Normandie – Josias Bérault.
St-il est deu rente d’auoine au seigneur, sçauoir s’il la faut payer rez ou comble n’en estant point fait mention par les adueux ny par autres titres? Cela a esté jugé en la chambre des Enquestes le 15 Décembre 1603 entre François Mallet sieur de Drubec, Pierre Faignant aisné d’une Vavassorie dépendante de ladite sieurie ses puisnez ioints auec luy: par lequel fut dit que les rentes par eux deuës en auoine se payeroient à la mesure des lieux comble, encor qu’ils eussent offeri faire preuve que depuis quarante ans ils ne l’auoient payée que rez, d’autant que par leurs adueux telle difference n’estoit contenuë, que par tout le pays l’auoine le meluroit à comble.

Nobiliaire universel de France.
La famille PATRY fut alliée : Aux anciennes familles des sieurs d’Harcourt et des Mallet, sieurs de Drubec en Auge, par diverses alliances, ès années 1521-1541 mentionnées dans l’Histoire de la maison d’Harcourt, t.I, page 962.

Revue historique de la noblesse.
Notice Sur La Maison De Malet De Sorges.
Jean de Malet demanda et obtint différentes lettres patentes, par lesquelles il fut autorisé à porter les armes pleines de la branche des seigneurs Malet de Cramesnil et de Drubec, auxquelles se rattachent les seigneurs de la Jorie.

Dictionnaire Généalogique, Héraldique, Chronologique – Aubert de La Chesnaye Des Bois, F-A.
Il y a plusieurs branches du nom & des armes de Malet, dont on n’a pas trouvé la jonction : sça-voir celle des seigneurs de Cramesnil, & de Drubec, de laquelle est sorti, Guillaume de Cramesnil, qui exerçoit l’office de maître des Arbalêtriers en 1415. Louis Robert Malet de Graville, dit le marquis de Valsemé, un de ses descendants au neuvième degré, baptisé le 22 Janvier 1698. fut lieutenant, puis capitaine au régiment du roi infanterie le 25 Avril 1718. guidon des gendarmes de Flandres, le 28 Octobre 1719 puis sous-lieutenant des chevaux légers de Berri, & reçu chevalier des ordres de N. D, de Montcarmel & de St-Lazare, en 1721. Il s’est marié le 30 Mai 1730. à Magdelene Bouton de Chamilli, veuve de François Martel, comte de Clere. Zacharie Malet, écuyer, seigneur de Taillanville & de Grandmont; cinquième fils de Pierre de Cramesnil, dit Malet, & de Magdelene Patrix, auteur des seigneurs de Taillanville & de Grandmont, vivoit en 16o9. Olivier Malet,écuyer, seigneur de Taillanville, que ses descendants au troisième degré, résident dans la paroisse de Clarbec, élection de Pont-l’Evêque, fit preuve de noblesse le 13 Juin 1670. devant M. de la Galissonniere, intendant de Rouen. Olivier Malet, troisième fils de Pierre de Cramesnil, dit Malet,seigneur de Drubec, est auteur des seigneurs de Bouquetot. Il vivoit en 1611. Olivier Malet, son petit-fils, seigneur de Caumont & de Taillanville, fit aussi preuve de noblesse en 1670.

Armorial Général De La France – Hozier, Louis P. d’.
Messire Jean MALLET, Seigneur de Drubec, de Valsemé & de Clarbec, de Messire Robert MALLET, Seigneur de St-Martin, de Clarbec en partie, de Quatrevaux & de Blosseville, Che­valier de l’Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de la Chambre, Capitaine de cent Hommes d’Armes entretenus par Sa Majesté au service des Etats de Hollande, de M. Pierre MALLET, Ecuyer, Conseiller du Roi, Lieutenant Civil & Criminel du Bailli de Rouen en la Vicomté d’Auge, de Messire Pierre de BOUQUETOT, Seigneur de Rabu & de l’Espinai; de François de BOU­QUETOT, Ecuyer, Seigneur du Mesnil-Tizon.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…Labbey de La Roque, P.É.M.
244. Pierre de Cramesnil, dit Malet, Sr. du lieu de Drubec, Val-Semé, Argences, Taillanville, et Saint-Pierre Azifs, a dit être procréé et descendu d’ancienne noblesse dont il a baillé généalogie, commençante à messire Guillaume de Crasmesnil et dame Jeanne d’Ivetot, sa femme, mentionnés dans des lettres de l’an 1403, et a produit d’autres lettres et écritures pour fournir qu’il en était descendu. Le procureur du Roi a requis, le dit Sr. de Drubec être contraint vérifier sa descente, autrement qu’il soit assis.
245. Jean Mauvoisin a fourni en la parroisse de Bonneville-sur-Touque, n°. 284.
246. Jean Maillet, bastard, a dit avoir un privilège d’exemption, comme étant des ordonnances, et archer dans la compagnie du Sr. de Mouy, et, pour le justifier, a montré une lettre missive, du 30 août 1539, qu’il a dit être signée du dit Sr. de Mouy, par laquelle il lui donne congé, lcelle veue par le procureur du Roi, il a requis que le dit Malet le justifiât par autres lettres et écritures duement corroborées, ou à son refus qu’il fût assis. V. le n°. 244.

Bulletin de la Société normande d’études préhistoriques.

DRUBEC: Au lieu dit Maréchal, à la limite de cette commune et de celle de Valsemé, à l’altitude de 136 mètres, on a trouvé deux haches polies; l’une est en silex gris-rosé, avec un taillant arrondi; l’autre, en diorite, mesure 0m11.

Armorial général de France – G.-A. Prévost.
286. – N…, curé de Drubec – De gueules à un pélican d’or.

Collection de documents inédits relatifs à la ville de Troyes et à la Champagne méridionale. Inventaires des principales églises de Troyes – Charles Lalore.
– Madeleine de Choiseul, comtesse de Drubec, parente de l’abbesse de Notre-Dame-aux-Nonnains, était fille de Ferri II de Choiseul, comte du Plessis, et sœur de César de Choiseul, maréchal de France, et de Gilbert de Choiseul, abbé de Saint-Martin-es-Aires et évêque de Comminges. Elle avait épousé, en 1620, le comte Jean de Drubec; veuve avant 1645, elle mourut en 1678.
– Bienfaiteurs de Notre-Dame-aux-Nonnains – Inventaire de 16640
Mme de Drubec a donné deux encensoirs avec navette et cuiller, pour la profession de sa fille.
– Thomas Basset assistait constamment à la cour d’Henri II dans la dernière partie de son règne et assistait fréquemment aux actes royaux. HF, XXIII, 635. Thomas Basseit avait détenu un cachet de chevalier à Drubec et Fauguernon dans le bailliage de Bonneville, saisi par Philippe après la conquête.

Revue historique de la noblesse.
– Les seigneurs du Bois, issus de Jean Malet, écuyer, sils puîné de Gervais, auteur de la branche de Breveaux. Des jugements de maintenue surent rendus les 27 juillet 1640 et 1er mars 1641, en saveur de Pierre Malet, seigneur du Bois, écuyer, petit-fils de Jean Malet. Ces deux rameaux sont éteints.
Il existe, en outre, deux tiges importantes dont les généalogistes ont donné la filiation avec détails; ce sont :
1° celle des Malet de Coupigny, en Artois, en Flandre et en Espagne;
2° celle des Malet de Cramesnil et de Drubec, en Normandie, qui a relevé depuis un siècle le nom de Graville.

– Les registres de l’échiquier de Normandie parlent de cette famille en plusieurs arrêts; celui de 1276 porte que Guillaume Tuhan, chevalier, vendit un bois à Nicolas Mallet. En ceux de 1336, 1338 et 1344, il est sait mention de noble homme monseigneur Jean Mallet, chevalier, seigneur de Graville, et monseigneur Thomas de Cramesnil, chevalier, issu de cette famille.
Dans le chapitre XXVI, spécialement consacré à la branche de Cramesnil et de Drubec, La Roque dit: La preuve de noblesse de la branche puînée de Graville dont estoit Catherine Mallet de Cramesnil, qui épousa Robert d’Harcourt en 1571, sut faite par Olivier Mallet, seigneur de Taillanville et de Caumont en 1641, commençant à Guillaume de Cramesnil et à Jeanne d’Yvetot, sa femme, qui firent un eschange d’héritages le 19 avril 1386 et une transaction du 19 avril 1390 avec Yoland, sœur de Jeanne d’Yvetot. Puis il rapporte tous les titres produits en cette circonstance. Un demi-siècle plus lard la généalogie des seigneurs de Cramesnil et de Drubec sut publiée à la suite de celle des sires de Graville dans Histoire des grands-officiers de la couronne.
– Guillaume de Crasmenil laissa de son mariage avec Jeanne d’Yvetot :
1° Guillaume Malet, deuxième du nom, qui continua le rameau aîné connu sous les titres de seigneurs, puis comtes de Drubec au Liévin, de marquis de Valsemé, etc. Elle jouissait d’un grand crédit dans le pays d’Auge, et a contracté des alliances avec les maisons de Fervaques en 1573, de Choiseul en 1620, de Boulon de Chamilly en 1730. Elle s’éteignit à la neuvième génération, le 18 décembre 1776 dans la personne de Louis-Robert Malet, marquis de Valsemé, comte et marquis de Graville. Il ne laissa qu’une fiIle, Marie-Louise-Barnabée Malet de Graville, née le 20 février 1739.
2° Pierre Malet, chevalier, seigneur de Cramesnil.

A propos du « Manifeste de Brunswick » – Marc Bouloiseau.
MELANGES A PROPOS DU « MANIFESTE DE BRUNSWICK »
Ce « manifeste » qui provoqua la colère des Parisiens et contribua, le 10 août 1792, à les soulever contre la royauté, aurait été rédigé par les émigrés français, dont le « marquis de Limon », et le duc de Brunswick se serait borné à le signer. Telle est l’opinion couramment admise.
Ainsi, dans sa forme définitive, publiée le 25 juillet 1792 et connue à Paris le 1er août, la proclamation lancée au nom du général prussien résulte de plusieurs apports et répond surtout à des préoccupations politiques.
était rédigé par M. de Limon, français, homme d’esprit et de talent et un des grands financiers du royaume et aussi un maître fripon. La correspondance découverte à Moscou, dans les archives du Ministre des Affaires étrangères, nous éclaire sur les responsabilités de ceux qui coopérèrent à la rédaction et à la diffusion de ce texte.
Jérôme Joseph Geoffroy de Limon reconnaît son rôle et demande une récompense. Chevalier, seigneur de Drubec en Normandie, il était né en 1746. Au début de la Révolution, il occupait le poste d’intendant des finances de Philippe, duc d’Orléans.

Les épreuves de l’Église de France au XVIe siècle – Victor Carrière.
— Robert Bouete, chantre et chanoine de l’église de Bourges, curé de Drubéc [Calvados], diocèse de Lisieux, le 7 août 1563. — Crainte de refus de dîmes (Xia 1606, fol. 58 v°. Cf. fol. 98 v°, 9 août 1563).

3 – Archives ShL:

9 FA. Fonds Et. Deville. – 166 ?. – Beaumont-en-Auge
David Toustain, demeurant à Drubec, reconnaît et confesse que Mrs les religieux, prieur claustral et couvent du prieuré de Beaumont-en-Auge, lui ont baillé en prêt, la somme de 86 livres pour le paiement de trois années de fermage à Jean Brière, écuyer, garde du corps du Roi.

– 1F802 : 1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-L’Evêque, St Arnoult, St-Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste-Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.
– 11 FA – 37 – Divers. Région de Pont-L’Evêque, Bonnebosq, Clarbec, Reux,
Drubec, Beaumont, Villers, Manneville-la-Pipard, Manoir de Pommereul à Sainte-Marthe (Eure) etc.

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14
Election et sergenterie de Pont l’Evêque
3 feux privilégiés – 30 feux taillables
Sous l’invocation de St Germain.
Curés: Salé 1764 Louvet 1774 – Labbé 1763/1787.
Vénérable personne Maistre Paschal Danyd, prêtre, curé de Drubec le 7 juillet 1606.
Insinuations
Tour romane octogone de la base au toit, type fort rare dans nos contrées
Tour latérale au nord de 1000 à 1090.
Registre de Philippe Auguste – texte en latin

Fonds Duval Georges 2S.
2S378 – Drubec: église (photos)

Archives Nedelec Communes.
com.20.7 Drubec

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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