VAUVILLE




NOTES sur NOTES sur VAUVILLE LA HAUTE

-Vauvilla

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome IV, page 53.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1314.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

Congrès archéologique 1848 p.36 et 39 Ste Historique 123 Formeville I D’Hozier 355 (voir Pont l’Evêque)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Vauville, Vauvilla, Vallis villa.
Vauville n’a pas toujours été ce qu’on la voit aujourd’hui: pauvre commune de 250 habitants. Elle en comptait autrefois
500, et ses marchés, abondamment fournis de grains et de bestiaux, attiraient les chalands des communes voisines. En plusieurs endroits de son territoire, il suffit de creuser la terre pour reconnaître que de gras pâturages se sont formés là où se voyaient, dans un autre temps, de nombreuses habitations.
En perdant sa population, la riche commune a aussi perdu sa splendeur : son église délabrée ne voit célébrer l’office divin qu’à de rares intervalles; les lichens verdissent ses murailles
et les oiseaux de nuit font leur nid sur ses autels abandonnés.
Les modillons de la corniche qui règne au pourtour, l’appareil en arête que l’on retrouve dans ses murailles, peuvent en faire remonter la date vers le XIIe. siècle; mais le style grossier de sa construction et les transformations mal entendues qu’elle a subies en font un édifice peu intéressant. Son clocher, cependant, ne manque pas d’une certaine originalité : une masse rectangulaire de maçonnerie en pierre est couronnée à sa partie supérieure, par des consoles qui supportent des poutres formant encorbellement sur le pourtour et servant de base à une sorte de pyramide couverte en bardeau.
A l’intérieur, dans l’épaisseur de la muraille du choeur, du côté de l’évangile et immédiatement au bas des degrés du sanctuaire,
s’apercevait à peine un arc en tiers-point dont la baie, remplie de mortier et de blocage, fut débouchée, en 1840, par M. de Glanville, membre distingué de la Société française d’archéologie : il y trouva quelques peintures murales qui eussent offert un véritable intérêt si la conservation en eût été plus parfaite. Sur le fond, était représentée la Mère de Dieu, tenant son Fils dans ses bras, et sur l’intrados de la voussure, des saints et des apôtres nimbés ; quelques parties laissaient voir des traces de dorures. La forme de l’arcade et ses nervures profondément fouillées paraissaient annoncer la fin du XIIIe. siècle ou le commencement du XIVe. L’Autorité municipale d’alors crut devoir reboucher cet arc ogival.
Un fragment de pierre tombale, présentant un personnage armé de toutes pièces et la visière de son casque levée, forme la marche supérieure du sanctuaire. Le chevalier est vu de profil, disposition peu ordinaire. Aucune inscription, aucun écusson n’accompagnent ce personnage mystérieux, dont le souvenir est perdu. Seulement, sur un fragment de verrière
peinte, on retrouve l’écusson du sire de Grente, ancien seigneur d’une partie du pays d’alentour. Peut-être est-ce lui ou quelqu’un des siens qui fut inhumé dans cette église ?
On voit encore à l’intérieur, comme à l’extérieur, un écusson peint sur les murs avec la litre seigneuriale ; il porte : d’azur à trois aigles d’argent les vols étendus, posés 2 et 1, au chef d’or chargé de 3 molettes de sable. Ce sont les armes des Boistard de Prémagny,
derniers seigneurs de Glanville, Vauville et Beuzeval.
Au XIVe. siècle, le duc de Normandie nommait à la cure de Vauville ; au XVIe. siècle, le patronage appartenait au seigneur de Cléry ; il passa, dans la suite au Chapitre de cette ville.

Château.
— Le château de Vauville, appelé aussi château
du Quesnay, a perdu en grande partie son ancien caractère.
Ses ponts-levis ont disparu ; ses douves ont été comblées ; les meneaux en pierre de ses fenêtres ont été supprimas, ainsi que les frontons et les volutes qui décoraient celles de l’étage supérieur. Cependant les pavillons dont il est flanqué, ses toits pointus, la teinte grise de ses pierres, lui laissent encore un reste d’aspect féodal. A l’intérieur, on voit aux plafonds quelques poutres peintes, ornées de rinceaux et d’arabesques, qui accusent la seconde moitié du XVIe. siècle. C’est la date que l’on peut assigner au château.
A quelques pas plus loin s’élève une petite chapelle construite en bois et en briques vernissées. On lit encore l’inscription suivante sur un fragment des vitraux :

NOBLE HOMME GUILLAUME DE GRENTE CHEVALIER SEIGNEUR DU QUESNAY,
DU MESNIL, BRUCOURT, PERIEZ ET NOBLE DAME FRANSOISE DE VIPAR SON
ÉPOUSE ONT FAIT ÉDIFFIER, CESTE CHAPELLE, LAQUELLE FUT BENITIE Par
MONSEIGNEUR L’ÉVESQUE D’AVRANCHES EN 1605.

A côté sont placés les écussons du noble sire de Grente et celui de son épouse.
De Grente portait: d’argent et la fasce d’azur et une croix encrée de gueules brochant sur le tout ;
De Vipart : d’argent au lion de sable armé et lampassé de gueules.
M. Boistard de Prémagny de Glanville, membre de t’Institut des provinces, aujourd’hui propriétaire du château et de la chapelle, se propose de restituer à l’un et à l’autre l’aspect qu’ils avaient autrefois. Notre savant ami, homme de beaucoup de goût, a fait dessiner un beau parc autour de cette habitation seigneuriale.

2 – Pièces Justificatives:

1412, 6 septembre – Saint-Pierre-Azif
Information de Benoît Le Coutelier, vicomte d’Auge, sur la diminution de valeur de la fiefferme qui fut Guillaume et Jean Espec, sise à Vauville, tenue maintenant par Jean Grente, écuyer, qui désire l’abandonner, les mortalités l’ayant dépeuplée.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 93
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 36.

1642, 11 février.
Archives SHL : 1F320 : 11 février 1642 : Jacques Fayet de Vauville reconnaît avoir reçu de Jean Fayet d’Annebault la somme de 7 livres.

1748. – Archives SHL.1F463 : Satis curé de Villers et autres.
1748 : à la requête de Catherine Jourdain héritière de Jean Satis de Vauville (vente après succession…et autres)
– inventaire de la succession.
– inventaires des pièces écrites contenues dans le coffre et concernant la succession.

1768 Archives SHL :1F9 : 1768 :
« A la requête de maître Le Sueur avocat conseiller de Maître Jean Herrier, prêtre, curé de Vauville,
Soit Maître Croixmare, conseil d’Anthoine Ignace Sochon, sommé d’audience à celle de lundy prochain pour plaider et pour juger les conclusions dudit sieur curé, lequel déclare qu’il se présentera qui luy est demandé, dont acte… »

Insinuations Recherches des nobles 1540 Richard de Pont Audemer (voir Blonville) Girot de Grussey a produit des lettres de février 1502 par lesquelles Jean Son père, fils naturel de Maître Pierre de Grussey, chevalier, seigneur de Champeaux, avait été légitimé tant par le Pape que par le Roy Louis. Guillaume de Réauval, Droits honorifiques dans l’église de Vauville 1717 (voir Pesnelle I p.156 note 5)
L’église – Fragment de fresque trouvée en débouchant une arcade du côté de l’Evangile et formant dans l’épaisseur de la muraille une espèce de chapelle du 15e siècle.
Château : privé de ses meneaux en pierre et de ses frontons pyramidaux qui décoraient les fenêtres. Séance tenue à Falaise le 29 janvier 1847 Bulletin monumental Tome XIII p.162 Article du Normand du 9 décembre 1871 relatif à la Bénédiction d’un autel à Vauville. Le Quesné Château à Vauville (Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1874 p.33, 34) St Michel du Quesnay – Chapelle à Vauville Boistard de Vauville, conseiller au Parlement de Rouen, exilé le 27 septembre 1771 à Vauville près Pont l’Evêque. (Hippeau – Le Gouvernement de Normandie V 49) Réintégré le 12 novembre 1774 – p61.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Beaumont 3 feux privilégiés – 40 feux taillables Sous l’invocation de St Martin Patronage:
14e Dux Normannio 16e Dominus de Cléry 18e Chapitre de Cléry Curés:
Herier 1764/1774 Mallière 1782/1787

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