HEULAND




NOTES sur HEULAND

de Houlanta – Hoilant – Heullant

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir : Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1872 p.13 n°8, p.66

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome iV page 85.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 731.

Voir SHL : IMPRIMES
I A 16 : Edits et Arrêtés en matière fiscale 1759-1773.
Arrêt du Conseil d’Etat cassant une ordonnance de l’Intendant de Rouen et déchargeant le commissaire buraliste de la paroisse d’Heuland de la collecte de la taille (17-08-1773)

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
Heuland, ecclesia de Houlanto, Hoilant, Heullant.

L’église de Heuland est petite et fort ancienne ; la paroisse est réunie à Branville.
Le portail, qui donne sur un chemin creux, se trouve, par cette raison, singulièrement déchaussé, et l’on voit à découvert une partie des fondations. Les murs étant totalement recrépis, on ne peut distinguer l’appareil. Deux contreforts plats et larges, peu élevés, flanquent les extrémités. La porte est cintrée, à claveaux extradossés, sans aucune moulure, et accompagnée de deux colonnettes cylindriques dont les chapiteaux ont un grand rapport avec la feuille d’acanthe. Le tailloir est fort épais.
Le tympan de cette porte a dû être plein dans l’origine : il est maintenant vitré de grands carreaux maintenus par un châssis en bois.
Le gable était percé d’un oculus maintenant bouché.
Le mur latéral du nord, construit en blocage, soigneusement recrépi, est soutenu par trois contreforts ; les deux premiers (vers l’ouest) plats, fort larges, probablement antérieurs au XIIe. siècle, comme le portail. Le dernier a été refait en briques ; il est saillant, avec chaperon , et pourrait dater du XVII. siècle. Tout près de lui existe une petite fenêtre cintrée, étroite comme une meurtrière. C’est la seule ouverture qui ait jamais été pratiquée de ce côté de la nef.
Au midi, le jour est distribué avec moins de parcimonie. Le mur est, on peut dire, effondré par deux larges trous carrés auxquels il est difficile de donner le nom de fenêtres. Ces murs doivent remonter au-delà du XIIe. siècle, quoiqu’on n’en puisse pas voir l’appareil à cause du crépi ; ils sont flanqués de trois contreforts plats évidemment romans : le plus rapproché du portail est d’une largeur beaucoup plus grande que les autres.
Le clocher n’est point placé sur le pignon de l’ouest ; c’est sur le gable de l’est de la nef, ainsi que dans les églises les plus anciennes, qu’on a élevé un massif de maçonnerie à peu près carré, terminé en double larmier et percé de deux baies carrées, dont l’une a conservé sa cloche ancienne, nommée par un membre de la famille d’Angerville qui possédait le patronage avant la Révolution. A une époque plus moderne, on a jugé à propos d’adosser, vers l’ouest, à ce campanile une sorte de cage en charpente, recouverte d’ardoise, qui sert de clocher.
Le choeur est en retraite sur la nef. Du côté du nord, les murs en blocage, recrépis, sont soutenus par deux contreforts plats. Une seule ouverture est pratiquée dans la travée qui sert de sanctuaire; elle est romane, mais deux fois aussi large que l’unique meurtrière qui éclaire la nef de ce même côté.
Le côté sud présente un parallélisme et une identité remarquables avec celui du nord, sauf pour les ouvertures destinées à donner la lumière. Celle de la travée la plus orientale est une baie carrée qui peut remonter au XVIe. siècle ; elle se trouvait primitivement divisée par un meneau de pierre.
Le chevet est droit avec gable triangulaire surmonté d’une croix en pierre. Il est soutenu par trois contreforts plats. A sa base est adossée une sacristie en bois.
Je n’ai pu pénétrer dans l’intérieur de l’église. J’ai seulement relevé, dans le vitrage de la fenêtre du choeur qui date du XVIe siècle, un blason de cette époque, parti au premier d’un lion rampant ; le reste est du verre blanc.
L’église est sous l’invocation de Notre-Dame. Le patronage, d’après les Pouillés, était, au XIV. siècle, au duc de Normandie; au XVIe siècle, au roi de France; et, au XVIIIe, au seigneur temporel su lieu, c’est à dire à la famille d’Auvrecher d’Angerville.
Je ne saurais déterminer précisément l’époque de la croix du cimetière, en voici le dessin.

La croix d’Heuland.
-Sur la route de Dives h Lisieux, on trouve une autre croix qui est regardée dans le pays comme extrêmement ancienne, mais qui ne peut guère, d’après son style, remonter au-delà de la 2e. moitié du XVIe. siècle.

Anciens fiefs.
— Deux maisons anciennes existaient à Heuland quand j’y suis allé : l’une d’elles, le manoir de Gémare, avait une petite chapelle. Elle était entourée d’eau.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Description de l’église du 5 septembre 1856
Inscription de la cloche
L’an 1740 Jean Duliys, prêtre curé de ce lieu m’a bénite. Messire Louis Jacques François d’Angerville d’Auvrecher, chevalier seigneur de Grainville et d’Heulland, m’a nommée et Dame Marguerite du Bos, dame de Douville – Pierre de la Mare, trésorier.

Lettre adressée à Monsieur Vasseur par Monsieur Allaire

La croix de Heuland est célèbre car ce fut l’un des endroits où le Duc Rollon, suspendit des bracelets pour montrer combien le respect pour le bien d’autrui était grand parmi ses sujets. Les protestants détruisirent la croix.

Au 18e siècle Heuland appartenait à la famille d’Auvrecher d’Angerville

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
3 feux privilégiés – 50 feux taillables
Sous l’invocation de Notre-Dame
Patronage:
14e Dux Normania
16e Rex 18e le seigneur

Curés:
Bachelay 1764/1774
Boivin 1785/178

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