HEULAND

NOTES sur HEULAND
de Houlanta – Hoilant – Heullant.

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Archives du Calvados.
Heuland (Calvados)
Canton actuel : Cabourg
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14329

Heuland, cant. de Dozulé, réuni pour le culte à Branville.
– Hoilant, 1198 (magni rotuli, p. 29). –
Le, Houland, 1235 (lib. rub. Troarn. n° 154). – Houlantum, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 62). -Heullant, XVI° s. (ibid.). – Huland, 1 682 (carte de Jalliot). – Hulan, 1667 (carte de Levasseur). – Heulant, 1703 (d’Anville, dioc. de Lisieux).
Par. de Notre-Dame, patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux, doy. de Beaumont. Génér. de
Rouen, élect. de Pont-l’Evêque , sergent, de Dive.

Bosq (Le), quart. – Cour-Belay (La), h. – Cour-de-la-Bruyère (La), h. – Cour-Mouchelet (La), h. – Cour-Roque (La), h. – Geymard, f. – (Granville, f. c »° de Heuland. – Grandeville, 1676 carte de Petite). – Lieu-Gémare (Le), f. – Manoir (Le), f. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir : Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1872 p.13 n°8, p.66
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome iV page 85.
Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 731.
Revue Le Pays d’Auge. G. Lanquest – La Croix d’ Heuland – 1954.

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Notes par M. Ch. Vasseur.
Heuland, ecclesia de Houlanto, Hoilant, Heullant.
L’église de Heuland est petite et fort ancienne; la paroisse est réunie à Branville.
Le portail, qui donne sur un chemin creux, se trouve, par cette raison, singulièrement déchaussé, et l’on voit à découvert une partie des fondations. Les murs étant totalement recrépis, on ne peut distinguer l’appareil. Deux contreforts plats et larges, peu élevés, flanquent les extrémités. La porte est cintrée, à claveaux extradossés, sans aucune moulure, et accompagnée de deux colonnettes cylindriques dont les chapiteaux ont un grand rapport avec la feuille d’acanthe. Le tailloir est fort épais.
Le tympan de cette porte a dû être plein dans l’origine : il est maintenant vitré de grands carreaux maintenus par un châssis en bois.
Le gable était percé d’un oculus maintenant bouché.
Le mur latéral du nord, construit en blocage, soigneusement recrépi, est soutenu par trois contreforts; les deux premiers (vers l’ouest) plats, fort larges, probablement antérieurs au XIIe. siècle, comme le portail. Le dernier a été refait en briques; il est saillant, avec chaperon , et pourrait dater du XVII. siècle. Tout près de lui existe une petite fenêtre cintrée, étroite comme une meurtrière. C’est la seule ouverture qui ait jamais été pratiquée de ce côté de la nef.
Au midi, le jour est distribué avec moins de parcimonie. Le mur est, on peut dire, effondré par deux larges trous carrés auxquels il est difficile de donner le nom de fenêtres. Ces murs doivent remonter au-delà du XIIe. siècle, quoiqu’on n’en puisse pas voir l’appareil à cause du crépi; ils sont flanqués de trois contreforts plats évidemment romans : le plus rapproché du portail est d’une largeur beaucoup plus grande que les autres.
Le clocher n’est point placé sur le pignon de l’ouest; c’est sur le gable de l’est de la nef, ainsi que dans les églises les plus anciennes, qu’on a élevé un massif de maçonnerie à peu près carré, terminé en double larmier et percé de deux baies carrées, dont l’une a conservé sa cloche ancienne, nommée par un membre de la famille d’Angerville qui possédait le patronage avant la Révolution. A une époque plus moderne, on a jugé à propos d’adosser, vers l’ouest, à ce campanile une sorte de cage en charpente, recouverte d’ardoise, qui sert de clocher.
Le choeur est en retraite sur la nef. Du côté du nord, les murs en blocage, recrépis, sont soutenus par deux contreforts plats. Une seule ouverture est pratiquée dans la travée qui sert de sanctuaire; elle est romane, mais deux fois aussi large que l’unique meurtrière qui éclaire la nef de ce même côté.
Le côté sud présente un parallélisme et une identité remarquables avec celui du nord, sauf pour les ouvertures destinées à donner la lumière. Celle de la travée la plus orientale est une baie carrée qui peut remonter au XVIe. siècle; elle se trouvait primitivement divisée par un meneau de pierre.
Le chevet est droit avec gable triangulaire surmonté d’une croix en pierre. Il est soutenu par trois contreforts plats. A sa base est adossée une sacristie en bois.
Je n’ai pu pénétrer dans l’intérieur de l’église. J’ai seulement relevé, dans le vitrage de la fenêtre du choeur qui date du XVIe siècle, un blason de cette époque, parti au premier d’un lion rampant; le reste est du verre blanc.
L’église est sous l’invocation de Notre-Dame. Le patronage, d’après les Pouillés, était, au XIV. siècle, au duc de Normandie; au XVIe siècle, au roi de France; et, au XVIIIe, au seigneur temporel su lieu, c’est à dire à la famille d’Auvrecher d’Angerville.
Je ne saurais déterminer précisément l’époque de la croix du cimetière, en voici le dessin.

La croix d’Heuland.
-Sur la route de Dives à Lisieux, on trouve une autre croix qui est regardée dans le pays comme extrêmement ancienne, mais qui ne peut guère, d’après son style, remonter au-delà de la 2e. moitié du XVIe. siècle.

Anciens fiefs.
— Deux maisons anciennes existaient à Heuland quand j’y suis allé : l’une d’elles, le manoir de Gémare, avait une petite chapelle. Elle était entourée d’eau.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.
345. – Le 25 avril 1683, Pierre de Gémare, fils de Robert et d’Anne Lessure, de la parr, de Heulland, reçoit la tonsure et les ordres mineurs. Le 5 avril 1692, il est ordonné prêtre.

742. – Le 27 janvier 1706, Me Jean Du Lys, diacre, pourvu de la cure de N.-D. de Heulland, prend possession, dud. bénéfice, présence de Me Nicolas Greslebin, pbre, (originaire de St-Germain de Lx), curé de St-Pair-du-Mont, diocèse de Bayeux; Me François Pouchin, pbre, desservant la parr, de Heulland; François De Grainville, notaire, et autres habitants de lad. parr.

437. – Le 20 sept. 1709, Jean de Gémare, fils de Bertrand et de Marie Cavelande, de la parr. de Heulland, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

372. – Le 25 février 1711, Me Jean-Baptiste de Gémare, acolyte du diocèse de Lx, âge de 22 ans, est reçu Me ès-arts en l’Université de Caen. Le même jour, il obtient des lettres de quinquennium du recteur de lad Université.
Le même jour encore, il est nommé par icelle sur l’archevêché et le Chapitre de Rouen; sur les évêchés et les Chapitres de Bayeux, Lisieux, Séez et Evreux, ainsi que sur la plupart des abbayes et prieurés de ces divers diocèses.
Le 26 mars 1718, Ied. sr de Gémare, pbfë de la parr, de Heulland, fait signifier ses noms et grades au seigr évoque et au Chapitre de Lx. Le 21 mars 1718, à Pont-l’Evêque, devant Mr. Jacques de Varin, Escr, sr de Beauchamp, çonser du roy, assesseur au bailliage et vicomte d’Auge, Mres Jacques du Bouillonney, Escr, seigr de St-Pierre-Adzifs, âgé de 54 ans, demeurant à St-Pierre-Adzifs, Sébastien Deshayes, Esc., seig r de Gassart, âgé de 47 ans, demeurant a St-Hymer, François de Coursy, Escr, seigr d’Englesqueville, âgé de 53 ans, demeurant en lad. parr. d’Englesqueville, et Joachim de Hébert, Esc, sr de Bailleul, âgé de 46 ans, demeurant à Tourgéville, déposent judiciairement, sur la demande de Me Jean-Baptiste de Gémare, pbfë, demeurant à Bourgeauville, que feu Bertrand de Gémare, Escr, et feue dame Anne de Cavelande, son épouse, père et mère dud. sr de Gémare, pbfë, étaient de naissance noble du côté paternel et du côté maternel et ont toujours vécu sur ce pied sans aucune contestation, n’ayant point dérogé à leur qualité.

352. – Le 26 août 1712, Me Georges de Gémare, demeurant à Heulland, constitue 150 livres de rente en faveur de son frère, Me Jean de Gémare, Escr, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est cautionnée par la dame Vve de Gémare, sa mère, et par Me Pierre de Gémare, Escr, pbrë et curé de Bourgeauville. Led. acolyte était fils de feu Mre Robert-Bertrand de Gémare, Escr, et de noble damlle Anne de Cavelande.

315. – Le 14 mai 1715, vu l’attestation du sr Du Lys, curé de Heulland, dispense de bans pour le mariage entre Mre Louis-Thomas d’Angerville, chevr, seigr de Grainville et Heulland, fils de feu Mre Louis d’Angerville, seig r desd. terres, et de feue noble dame Anne Bellet, de la parr, de Heulland, d’une part, et damlle Charlotte-Marguerite-Françoise d’Abos, fille de Mesre Charles d’Abos, chevr, seigr de St-Cloud et de la Barberie, gentilhomme et lieutenant de la garde de Son Altesse Sérénissime, Monseigr le comte de Toulouse, grand amiral de France, et de feue noble dame Marguerite Bitault, d’autre part, de la parr. de St-Cloud.

360. – Le 30 juillet 1715, dispense de bans pour le mariage entre Mre Georges de Gémare, fils de Mre Robert-Bertrand de Gémare et de noble clame Anne de Cavelande, de la parr, de Heulland, d’une part, et noble dame Anne-Charlotte-Victoire Osmont, fille de Mesre Jean Osmont et de noble dame Anne-Rénée Mallard, de la parr, de St-Jacques de Lx.

735. – Le 22 déc. 1715, la nomination à la cure de N.-D. de Heuland appartenant au chapitre de Cléry, les srs. chanoines nomment aud. bénéfice, vacant par la mort de M. Louis Valle, pbrê, dernier titulaire, la personne de M. Jean Bu Lys. diacre de Lx. Le 31 déc. 1705, Mre Pierre Audran, vic. gl, donne aud. sr Du Lys, la collation de la cure de Heuland.

Curés. – L. Val – J. Du Lys .
Prêtre desservant. – F. Pouchin .
Clerc- P. de Gémare .
Patron. – Le chapitre de Cléry .
Notable. -F. de Grainville.

148. – Le 23 nov. 1722,. dispense de bans pour le mariage entre Mre Michel-Joseph Desson, chevr, seigr et patron de Douville, fils de Mre Michel Desson, chevr et de noble dame Marie-Magdeleine Hélie, de la parr. de Douville, d’une part, et noble dame Charlotte d’Abos, fille de Mesre Charles d’Abos, chevr, seigr de St-Cloud, et de noble dame Marguerite Bitault, et veuve de feu Mesre Louis-Thomas d’Angerville, chevr, seigr de Grainville, de la parr, de Heulland.

Curé. – J. du Lys.
Prêtres de la paroisse. – J.-B. de Gémare – Bd de Gémare.
Clerc. – J. de Gémare .
Seigneurs. – L. d’Angerville – L.-T. d’Angerville – R.-B.de Gémare.

113. – Le 28 nov. 1741, vu l’attestation du sr Morin, vicaire de Heuland, dispense de bans pour le mariage de Marie Horamet.

353. – Le 5 août 1746, la nomination à la cure de N.-D. de Heulland appartenant au chapitre de Cléry, les srs chanoines nomment à lad. cure, vacante par la mort de Me Jean Du Lys, dernier titulaire, la personne de Me Simon-Alexis Lepeltier, pbrë du diocèse de Paris, habitué en lad. collégiale. Le 2 oct. 1746, les vicaires généraux du seigr évêque donnent aud. sr Lepeltier la collation dud. bénéfice. Le 4 oct. 1746, le sr Lepeltier prend possession de la cure de Heulland, en présence de Me Guillaume Cerisier, pbrë, curé de Darnestal; Me René André, avocat au grand Conseil, procureur fiscal à Villedieu-les-Poêles, y demeurant; Me Jean-Baptiste Morin, pbrë, desservant lad. parr, de Heulland, et autres témoins.

144. – Le 12 févr. 1748, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Robert Descorches, Escr, chevr des Genestez, ingénieur ordinaire du roy, fils légitime de Mesre Gilles-Antoine Descorches, Escr, chevalier seigr des Genestez, seigr de la Louvrie, du Grand-Louvier et des Vaux, et de noble dame Marie-Anne Descorches de Ste-Croix, de la parr de St-Martin des Genestez, diocèse d’Evreux, d’une part et noble dam1Ie Anne-Victoire de Gyémare, Escr, chevalier-seigr de Colboc, du Val d’Ancre et autres lieux, et de noble dame Anne-Charlotte-Victoire d’Osmont, de la parr, de Heulland.

Curés. – Jn Du Lys – S.-A. Lepeltier.
Vicaire. – J.-B. Morin.
Patron. – Le chapitre de Cléry.
Seigneur. – J.-B. de Gyémard de Colboc.

204 – Le 16 nov. 1753, la nomination à la cure de N.-D. de Heuland appartenant au chapitre de Cléry, les srs chanoines de lad. collégiale nomment à cette cure, vacante parla mort de Me Simon-Louis Le Peltier, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Thomas Bacheley, pbrë du diocèse de Lx, habitué en lad. église de Cléry. Le 7 déc. 1753, Mre de Cheylus, vicaire général, donne aud. sr Bacheley la collation dud. bénéfice. Le 21 déc. 1753, le sr Bacheley prend possession de la cure de Heuland, en présence de M. Gervais Duval, pbrë; M. Pierre Malherbe, aussi pbre; Marin Lefebvre, maître d’école, demeurant tous en lad. parr., et autres témoins.

317. – Le 30 janv. 1754, vu l’attestation du sr Malherbe, pbrë, desservant la parr, de Heuland, dispense de bans pour le mariage de Jean Delauney.

329. – Le 27 déc. 1754, Me Jacques Rocques, acolyte de la parr. le Heuland, fils de Jean-Baptiste et de Marie-Thérèse Perrée, constitue 150 livres de rente en sa faveur, afin de pouvoir parvenir aux ordres sacrés.

Curés. – S. -A. Lepeltier – T. Bacheley.
Prêtres de la paroisse. – G. Duval – P. Malherbe.
Clerc. – Jq Rocques.
Patron – Le chapitre de Cléry.
Notable. – M. Lefebvre.
Ecole.

97. – Le 1er août 1785, la nomination à la cure de N.-D. de Heulland appartenant au Chapitre de N.-D. de Cléry, les srs chanoines de cette collégiale nomment à lad. cure, vacante par la mort de Me Armand-Louis-Hilaire Boivin, pbrë du diocèse de Lx, l’un des habitués de lad. Eglise de Cléry.
Le 5 sept, 1785, Mr de Gruel, vic. gl., donne aud. sr Boivin la collation dud. bénéfice.
Le 13 sept. 1785, le sr Boivin (1) prend possession de la cure de Heulland, en présence de M. Pierre Lepecq, curé de Danestal; Me François-Louis Piron, vicaire de lad. parr. de Danestal, et autres témoins.
(1) M. Boivin, originaire de Noards, ne voulut jurer fidélité à la Constitution civile du cierge qu’avec des restrictions: il fut destitué. Emigré en Angleterre, il se réfugia d’abord à Gosport; puis, comme il était malade, on l’envoya à Winchester. Il y mourut d’une fièvre putride le 9 mai 1793, à l’âge de 44 ans. (Archives de l’Eure. – Mss de Reux.)

Curés. – T.Bacheley – A.-L.-H. Boivin.
Patron. – Le chapitre de Cléry.

Société des antiquaires de Normandie – Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie.
72. Emery Mauvoisin, preb. curé dud. lieu 1627
73. Marie de Mauvoisin, delle 1627.
Nicolas de Mauvoisin, esc. 1627.
Famille de très-ancienne noblesse, alliée à plusieurs anciennes grandes maisons de Normandie. Il en est question à plusieurs endroits de l’Histoire de la Maison d’Harcourt de la Roque. Je n’ai pu établir à quelle branche appartiennent ceux-ci (Voyez le Registre de la Charité de Surville n°40 et 61 ).
70. Jehan d’Angerville, esc.: 1627.
Régné d’Angerville escuier 1627 ( Décédé le 20 mars 1654).
La famille d’Angerville fut considérée par tous les enquêteurs comme étant de noblesse notoire. Une branche posséda la seigneurie de Gonneville et le patronage de la première portion de la cure. Une autre branche tenait la terre de Heulant mais il m’est impossible d’en établir la filiation.

Essai historique sur Honfleur et l’arrondissement de Pont-l’Evêque – A. Labutte.
HEULAND conserve un grand souvenir de Rollon. Ce souvenir est une modeste croix de pierre, à laquelle, suivant les chroniqueurs, le conquérant de la Neustrie, après avoir établi l’ordre dans ses états, aurait suspendu des bracelets ou anneaux d’or que personne n’osait enlever, tant était grande la terreur qu’inspirait la sévérité de sa justice! C’était comme une espèce de défi porté aux larrons: Il avait, dit Dumoulin, la coustume de pendre des bagues et carquans d’or, aux petits anneaux de fer, attachez aux croix planléez dans les chemins, pour apprendre aux passagers que le larcin n’estoit plus en usage dans sa province. Et si la fureur de nos prétendus réformez n’eust abbatu une croix de pierre près l’église du Saint-Sépulchre à Caen, et une autre à la Mare-aux-Pois (1 ), l’on verrait encore les marques certaines de cette vérité. La justice de ce prince le rendit si recommandable, que comme les Romains avaient leur clameur porro quirites ! ses subjets prindrent une coutume (qui tient encore lieu de loy parmi les Normands) de crier, quand on les vouloit forcer à quelque chose: Ha Rhou (2)! et à ce simple mot il falloit que l’une et l’autre des parties, à peine d’amende, dommages et intérêts, allassent en jugement, fournissent caution de leurs prétentions ou se rendissent prisonniers. Cette loy s’appelle encor pour le iourd’hui, clameur de Haro, quiritatio Normanorum.
La croix de Heuland est-elle réellement contemporaine de Rollon? Non, puisque d’après Dumoulin les protestants l’auraient renversée. Néanmoins un simple doute à cet égard est regardé comme une insulte par les gens du pays , qui ont, à cet égard, une foi d’autant plus robuste qu’ils ne sauraient en donner de raison.
(1) La croix de la Mare-aux-Pois, dont parle Dumoulin n’est autre que la croix de Heuland ,elle est aussi désignée dans le pays sous cette appellation.
(2)Rhou. Roll. Rolf, ou Rollon. sont autant de noms sous lesquels les historiens désignent le premier duc normand.

Nobiliaire Universel ou Recueil Général Des Généalogies Historiques des Maisons Nobles
De France – M. de Saint- Allais.

MONVOISIN, écuyer, sieur d’Argoville, seigneur de Heulan, élection de Pont-l’Évêque, maintenu le 16 juillet 1668 : d’or, à deux fasces de gueules.

Note du Premier Président Pellot sur La Normandie.
Charles de Mauvoisin, sieur de Heulant, capitaine major dans le régiment de Grancey. Il était en garnison à Pignerol quand il fut maintenu, le 9 février 1669, par La Galissonnière (Election de Pont-l’Evêque).

Nobiliaire De Normandie – Gabriel O’gilvy.
D’angerville. 1463, Monfaut : Messire Robert d’Angerville, de Beauvais, Serg. de Dives, El. de Lisieux ;
BARRIN : Jean d’Angerville, Ecuyer, Sieur de Grainville, demeurant Paroisse d’Heuland , El. de Pont-l’Evêque;

Dictionnaire de la Noblesse – De La Chenaye-Desbois.
Louis D’angerville d’Auvrecher. III° du nom, Seigneur de Grainville, Heuland, Douville, Angerville.

Les noms de lieux du Calvados attestés entre 911 et 1066 – Jean Adigard des Gautries.
Heuland (cant, de Dozulé) : [AbJ.] Holando (R. de). 1061-1066; : Donation :m prieuré de St-Arnoult.
(Cartul. prieuré N.-D. Longpont, n. 332, fol. 53 r ; Hunger, Pr. St-Arn.,p. 7, n. 3).

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR.
– 23 – Heulant. Carnets de Charles VASSEUR : « Doyenné de Beaumont » :
23 – HEULAND – de Houlanta – Hoilant – Heullant – Voir : catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1872 p.13 n°8, p.66. – Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives – 3 feux privilégiés – 50 feux taillables – Sous l’invocation de Notre-Dame –
Patronage 14e Dux Normania – 16e Rex – 18e le seigneur
– Curés Bachelay 1764/1774. 1759 juillet – Maître Thomas Bacheley, prêtre curé de Heuland, obtient la liberté de passer sur des héritages pour rentrer ses dîmes au presbytère, le chemin voisin étant en mauvais état.
– Boivin 1785/178 – 1759 juillet
– Insinuations – Description de l’église du 5 septembre 1856
– Inscription de la cloche L’an 1740 Jean Duliys, prêtre curé de ce lieu m’a bénite. Messire Louis Jacques François d’Angerville d’Auvrecher, chevalier seigneur de Grainville et d’Heulland, m’a nommée et Dame Marguerite du Bos, dame de Douville – Pierre de la Mare, trésorier.
– Lettre adressée à Monsieur Vasseur par Monsieur Allaire – La croix de Heuland est célèbre car ce fut l’un des endroits où le Duc Rollon, suspendit des bracelets pour montrer combien le respect pour le bien d’autrui était grand parmi ses sujets. Les protestants détruisirent la croix. – Au 18e siècle Heuland appartenait à la famille d’Auvrecher d’Angerville.

Fonds Enveloppes S.h.L.
Enveloppe n°274 Collections diverses.
Dépliant sur la 4ème nuit des retables à Ouville-en-Auge, Grangues, Heuland le samedi 7 juillet 2012

Archives NEDELEC Communes.
com.31.6 Heuland

Fonds ShL.
– 1F439 : 12 mars 1742 : Elie Le Coq de Houlland (Heuland) et François Godefroy de Bourgeauville;se désistent du bail passé entre eux au sujet d’une ferme sise à Bourgeauville moyennant 27 livres.
– I A 16 : Édits et Arrêtes en matière fiscale 1759-1773.déclaration portant suspension de certains privilèges d’exemption de la taille (1759)Privilèges d’exemption de la taille (1776)Décision du contrôleur général interprétant la déclaration royale du 17-04-1759.Déclaration du roi portant établissement d’un vingtième (03-02-1760)Déclaration du roi: cadastre général et dettes de l’état (21-11-1763.)Arrêt du Conseil d’État : taxes sur le sel dues par les communautés privilégiées de Haute Normandie et Picardie (02-05-1773).Arrêt du Conseil d’État cassant une ordonnance de l’Intendant de Rouen et déchargeant le commissaire buraliste de la paroisse d’Heuland de la collecte de la taille (17-08-1773).Édit du roi portant suppression de divers Hôtels des Monnaies (dont Caen) et des offices afférents à ces Hôtels (février 1772).

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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