Tous les articles par administrateur

LAUNAY SUR CALONNE




NOTES sur LAUNAY SUR CALONNE

– Launey de Alneto

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

voir :
Congrès archéologique 1848 p.103
Pottier – Histoire de la faïence de Rouen : p 137 article Dubois, P 145 article Legrys
Catalogue de ls Ste Historique 1872 p14 n°16
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 46-50-112

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
Launay-sur-Calonne, Alnetum.
L’église de Launay est supprimée, mais bien entretenue par son propriétaire. Elle présente cette singularité, qu’elle est bâtie sur une motte considérable et fort élevée, position d’autant plus importante qu’elle domine l’emplacement de l’ancien château féodal.
Le choeur ne forme point retraite sur la nef comme c’est l’ordinaire : les murs se continuent au même niveau. Cinq contreforts les soutiennent. Ils ne paraissent point antérieurs au XVIII. siècle, de même que les fenêtres, qui sont ogivales, cintrées et même carrées. Il y en a cinq au midi. Généralement étroites et élevées pour leur largeur, fortement ébrasées à l’intérieur, elles ne doivent probablement leur aspect relativement moderne qu’à des retouches, et pourraient avoir été pratiquées en même temps que la construction primitive, qui paraît pouvoir être fixée avec certitude au XIIIe. siècle.
Le portail, à l’occident, accuse bien par son ordonnance et le mode de sa construction cette époque du XIIIe. siècle.
Deux contreforts, réunis à leur sommet par une ogive aiguë bien appareillée, soutiennent le pignon que surmonte un porte-cloche à deux baies, auquel on a ajouté, vers le XVII.siècle, une petite charpente, partant du toit, destinée, sans doute, à protéger les cloches d’une manière plus complète.
Cette adjonction fut faite, à la même époque, dans un grand nombre d’églises de la contrée.
Deux autres contreforts moins élevés soutiennent les extrémités du portail. Sous l’arc de décharge s’ouvre une belle fenêtre ogivale, d’un travail soigné, subdivisée par un meneau avec tracerie flamboyante. La porte est aussi ogivale,
avec moulures toriques. Le tympan est plein, et porte en saillie un petit cul-de-lampe sur lequel était sculpté un blason avec une grande fleur de lis. Le fond était peint en rouge.
Le chevet du choeur est à pans coupés avec contreforts sur les angles. La fenêtre orientale est bouchée en totalité. Les deux autres sont cintrées, subtrilobées.
L’intérieur, transformé en magasin, a perdu beaucoup de son intérêt. La nef n’a plus de voûtes ; c’était vraisemblablement une carène en merrain : on voit encore les corbeaux destinés à porter les pièces horizontales de la charpente.
La nef se trouve séparée du choeur par une clôture de pierre, disposition qu’on rencontre bien rarement. L’arc triomphal, au lieu d’être flanqué de deux murs pleins, est accompagné de deux autres arcades plus étroites qui ne sont remplies, à leur partie inférieure, que jusqu’à la hauteur des petits autels. Ces deux arcs n’ont aucune ornementation; celui du centre est protégé par une moulure qui retombe
sur deux têtes-plates. Cette mince partie d’architecture, jointe à la forme des ogives, permet d’attribuer cette décoration au XIIIe. siècle.
Une litre funèbre pourtourne les murs de l’église. On y distingue un petit blason d’argent à trois battants de cloche de gueules, liés ensemble par un cordon de même.
L’autel de pierre est encore en place ; au-dessus sont des traces de décoration datant du dernier siècle.
La voûte, qui a été plâtrée, était primitivement de bois, soutenue par des entraits visibles. Dans les intervalles sortent des sablières et des anges sculptés, soutenant des écussons armoriés.
Dans les deux murs du choeur, en regard, sont des arcs qui abritent de belles statues couchées du XVIII. siècle. Sur la bordure sont peintes des inscriptions en lettres gothiques qui indiquent que là se trouve la sépulture de Guillaume Vippart, chevalier, seigneur et patron de Launay et Brucourt, décédé en 1500, et de Jacqueline de Brucourt, son épouse, décédée en 1488.
Voici ces inscriptions:

Cu giste Vipart chlr en son vivant sr et patron de Launay et de Brucourt
leql trespassa en lan Mil ci cc le xxii jour de novembre priez Dieu pour
son ame.

Cy gist noble dame Jaquline … noble dame de Brucourt en son vivat
espouse de noble hoe … Guille Vipart chlr seigneur de Launay et
patron de ceste egle laqlle trespassa le mcredy xvi jour doctobre lan .
m. iiiicc iiiixx viii.

Ces statues ont conservé, en partie, leurs peintures primitives.
Je donne, à la page suivante, un dessin de celle qui représente Jacqueline de Brucourt.
La maison de Vippart était ancienne et illustre en Normandie, quoi qu’en ait dit Saint-Simon dans ses Mémoires.
On la trouve alliée à la maison d’IIarcourt et autres familles non moins puissantes. En 1435, Jean de Vippart, seigneur de Launay, mariait sa fille, Jeanne, à Jean II de Bétheville, seigneur de Bétheville et de Héritot, dont sortit une fille unique qui prit alliance dans la maison de Hantemer.
Plus tard, la terre de Launay passa dans la famille de Grente , par le mariage de noble dame Philippe de Vippart, dame de Launay et de St.-Vaast, avec Jean de Grente seigneur de St.-Pierre-Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt, etc. Mais, au bout de deux générations, cette nouvelle famille disparaît à son tour, et ses possessions se trouvent partagées entre les d’Oilliamson et les Longaunay, par suite du mariage de Marie et de Françoise de Grente avec des membres de ces deux familles.
Une sentence du 13 décembre 1619, relative aux dîmes de la paroisse de Launay, fait mention de noble dame Marie de Maineville, veuve de Nicolas de Clinchamps, en son vivant seigneur de ladite terre et sieurie de Launay, et patron de l’église dudit lieu.
Le patronage appartenait primitivement à la léproserie de St.-Clair de Lisieux; mais, vers la fin du XVe. siècle, les seigneurs de Launay, à force de procédures, finirent par en obtenir la possession, qu’ils conservèrent jusqu’à la fin du XVIIIe. siècle.
Cette église dépendait du doyenné de Touques et était sous
l’invocation de Notre-Dame.
Launay-sur-Calonne faisait partie de l’élection de Pontl’Évêque, sergenterie de St.-Julien-sur-Calonne.On y comptait 1 feu privilégié et 37 feux taillables.
Le château était, comme je l’ai dit, voisin de l’église. Il paraît avoir eu une grande importance. Il n’en reste plus que de profonds fossés et quelques constructions sans intérêt.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:
Description de l’église du 30 juillet 1858
Les 2/3 des dîmes de Launay sur Calonne appartenaient aux Lépreux de Lisieux, le reste au curé (Archives de l’Hospice)
Curé de Launay : Messire Guillerme Le Lievre, décédé le 17 novembre 1492. Alors Noble Homme Guill. Vippart, seigneur dudit lieu de Launay, disait avoir droit de patronage et y avait présenté Hélye Vippart, clerc (Archives de l’Hospice)
Messire Charles Ango, prestre curé de Launay en 1632
La Roque, dans son Histoire de la Maison d’Harcourt page 1456, parle de François de Bonenfant, seigneur de Launay et de Montfréville, capitaine général de l’arrière-ban du bailliage de Caen, avait épousé Barbe de la Bruyère, dame de Chambray d’où Jean, seigneur de Launay et de Montfréville, marié en 1557 à Catherine.
Madame Le Chevalier, dame et patronne de Launay sur Calonne le 12 janvier 1767.
Jeanne de Vipart, fille de Jean, seigneur de Launay épousa vers 1435 Jean II de Betheville et de Héritot, d’où Marie de Betheville, mariée à Jean de Hautemer, seigneur de Fervaques, et Guillaume IV, seigneur de Betheville. (La Chesnaye Desbois tome II p.415)
Jean de Grente, seigneur de St Pierre Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt etc.. épousa Philippe de Vipart, dame de Launay et de St Vaast et porta à cette famille la terre de Launay.
Robert, son petit-fils, était seigneur de Launay etc.. et épousa  Stevenotte d’Harcourt, par contrat du 18 novembre 1750 ou 1550.
Il y avait aussi un fief de Launay à la Chapelle Becquet.
La maison de Vipart qui possédait la terre de Launey est une ancienne et illustre  famille normande que l’on trouve alliée à la maison d’Harcourt et à d’autres aussi puissantes.
En 1435 Jean de Vipart, seigneur de Launey, mariait sa fille Jeanne à Jean II de Betheville et de Héritot, d’où sortit une fille qui s’allia à la maison de Hautemer.
Pus tard la terre de Launey passa dans la maison de Grente, par le mariage de Noble Dame Philippe de Vipart, dame de Launay et de St Waast avec Jean de Grente, seigneur de St Pierre Azif, Villerville, Bavent, Bénerville, Brucourt etc.…
Mais au bout de deux générations la famille de Grente s’éteignait à son tour et ses possessions se trouvaient partagées entre les D’Oillamson et les Longannay par suite  du mariage de Marie et Françoise de Grente avec des membres de ces deux familles.
Le château de Launay, attenant à l’église, paraît avoir eu une grande importance. De toute son ancienne splendeur, il ne reste que de profonds fossés. Il appartient  à Monsieur Eudes, probablement l’un des descendants des seigneurs de St Julien sur Calonne  à laquelle Launay est actuellement réuni.

La chapelle léproserie de Notre-Darne-de-Launay-sur-Calonne, près de Pont-l’Evêque, faisait partie du doyenné de Touques, diocèse de Lisieux. Elle paraîtrait avoir été, dans le XIV siècle, une dépendance de la léproserie de Lisieux, puisque, suivant le pouillé déjà cité, les administrateurs de cette maison en étaient alors les patrons. Il est présumable, qu’après la cessation de ce fléau, les fondateurs de cette léproserie, et sans doute seigneurs de cette paroisse, justifièrent de leurs titrés et rentrèrent dans leurs biens, puisque, suivant ce même pouillé, ils n’en redevinrent les patrons dans le XVIe. et le XVIIIe.. siècles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :
Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien sur Calonne ; 1 feu privilégié et 37 feux taillables.
Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
14e Leprosarii lexoviensis
16e dominus loci
18e …

Curés:
le Febvre 1764-1774
Viard 1778-1787
Déclaration de 1751 :

Curé:
François, Michel le Febvre – revenus 733 livres
Jehan des Vignes, curé de Launay, voir Charité de Surville

1F807 : 19e siècle ? : Launay sur Calonne (commune de)
1F870 : 19 juillet 1830 : LAUNAY SUR CALONNE : suppression de la ­commune.

SAINT PIERRE DU BREUIL




NOTES sur SAINT PIERRE DU BREUIL

Le Breuil sur Dives

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

voir:
Mentions secondaires D’Hozier 393
Annuaire Normand 1852 p.48
Bulletin Monumental 1866 p.6
Annuaire Normand 1865 p.137
Dictionnaire de Viollet le Duc V p.172
Le Breuil sur Dives – Notice sur Pépin – Normand 6 janvier 1872.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations
Description de l’église du 16 juin 1863

Description de la cloche communiquée par Billon – fort difficile à lire
J’ai été bénie par Vénérable personne Maistre Estienne Picquot, prieur de ce lieu, noommée Elizabeth Theréze par Messire Laurens Eustache Heudine, écuyer, seigneur et patron honoraire du Breuil, Brucourt, conseiller du roy, trésorier Général des Finances à Caen et Noble Dame Elisabeth Thereze Vausmelle, éspouse de Noble Robert de Ronchamps éscuier sieur de Fierville en 1710.

Guillaume Bacon donne à l’abbaye d’Ardenne, les patronages de ses deux paroisses du Breuil et de Blay ;
Robert, évêque de Bayeux, confirme à l’abbaye d’Ardenne le patronage des deux églises de Blay et du Breuil qui lui fut donné par Jean de Saint Lô.
Roger Bacon, chevalier, seigneur de Molay, confirme en 1260, la donation que Guillaume Bacon de Molay, son aïeul, fit à Ardenne du patronage et des dîmes des paroisses du Breuil et de Blay. (Extrait des Chartes)
Marie Anne de Piedoüe, veuve e Messire de Brucourt, écuyer, seigneur du Breuil et autres lieux – 18 juillet 1730.
de Grieu, seigneur du Breuil, chevalier, seigneur et patron de Fontenelles, Grandouet, le Breuil … 30 novembre 1769

En 1541 Ravend Morel, esleu pour le Roy notre Sire à Fallaize, était seigneur du Breuil et du Teilleul. Il est qualifié noble homme. On le voit faire de nombreuses acquisitions dans la paroisse. Il avait acquis ce fief de Guillaume de Falaize et de sa femme le12 avril1535 (avant Pâques). On voit dans le document qui relate ce fait que ce fief était tenu du Roy à cause de sa vicomté de Fallaise. Il fut assassiné par les Huguenots.
A Ravend Morel succéda Jehan Morel mentionné dans des actes du 30 juin 1574 et 4 novembre 1578.
Il est probable que Jehan Morel eut un fils, lequel  ne laissa qu’une fille, Damoiselle Hellaine de Morel, qui épousa Maistre Nicollas Lemaignen, écuyer, sieur de Bretheville le 5 octobre 1636.
Après cette dame, le Breuil passa aux Bonenfant. En 1606, on trouve Charles de Bonenfant, seigneur et patron de Magny, le Breuil, la Morinière, Biéville, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy. Il vivait encore en 1637.
Jacques de Bonenfant seigneur du Breuil, figure dans d’Hozier.
Philippes de Bonenfant, escuier, seigneur de Magny le Freule (il avait épousé Noble Dame Jehanne de Beaurepaire, et ils vivaient encore en 1657) le vendit à Pierre de Cauvigny, sieur de Bernières, qui en fit aveu au roi, comme nouveau possesseur le 30 mai 1670. On voit dans cet acte que le fief s’étendait sur les paroisses de Quattrepuits, Croissanville, Cesny aux Vignes et Percy. Le domaine fieffé était de 150 acres dont les charges féodales, c’est-à-dire le revenu du seigneur, étaient peu de choses. Mais il y avait 110 acres de domaine non-fieffé, droits de pêche, de colombier, basse justice. En outre, il y avait 400 acres de marais, dont le revenu ne pouvait être fixe. (Pierre de Cauvigny vivait encore en 1653).

En 1673 Louis François de Cauvigny était seigneur du Breuil et de Clinchamp. Néanmoins, d’après un arrêt du Grand Maître Enquesteur des Eaux et Forêts du 24 juillet 1674, il n’était pas seul propriétaire de la seigneurie, il la possédait conjointement avec Messire François de Cauvigny, chevalier, seigneur de Boutonvilliers.
Louis François de Cauvigny figure encore dans des actes de 1678 et de 1682.

En 1727, le Breuil était aux mains de Messire François de Grieu, escuyer, seigneur de Grandouet, seigneur et patron de Fontenelles et du Breuil, demeurant à Caen.
Il épousa Noble Dame Marguerite Julie Heudine de Brucourt, fille d’Eustache Laurens Heudine, écuyer, sieur de Brucourt, trésorier général de France au bureau des finances de Caen et de Noble Dame Marie Anne Piedoue.
Il était mort le 7 septembre 1764 car un aveu de cette date est rendu à sa femme, veuve de Messire François de Grieu en son vivant chevalier, seigneur et patron de Fontenelle, Grandouet, seigneur des nobles fiefs et seigneurie de Fontenelle, Grandouet, Borel et Rosé, le Breuil et Bellengreville et autres seigneuries.

On trouve en 1728: Gabriel Auguste de Bonchmps, escuyer, sieur du Bretheuil, demeurant paroisse du Breuil sur Dive.

Un acte de vente du 13 novembre 1783 parle de Noble Dame Marie Anne Piedoüe, veuve de feu Messire Laurent Heudine, escuyer, vivant conseiller du Roy et son trésorier général au bureau des finances à Caen, seigneur et patron du Breuil et autres lieux et de Monsieur de Grieu, escuyer, seigneur et patron du Breuil et autres terres et seigneuries. Comment expliquer cette double énonciation d’accord du reste avec l’inscription de la cloche qui est de 1710.

Recherche de 1666
Odet de Bonchamp, seigneur de la Londe, R au Conseil
Robert de Cordey, seigneur du lieu ancien noble
Ysac Anthoine et Ysac de Lespées anciens nobles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

Election de Falaise
Sergenterie de Jumel

52 feux

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Pierre -du-Breuil, Bruillium, Brolium.
L’église de St-Pierre du-Breuil offre encore ce style de transition dont les campagnes de Caen et de Falaise fournissent tant d’exemples, et dont on ne saurait préciser absolument la date : si j’adopte pour horizon chronologique de la plupart de ces églises le commencement du XIIIe siècle, je conviens qu’on pourrait souvent tout aussi bien les rapporter à la fin du XIIe siècle.
L’église du Breuil était en forme de croix, avec une tour carrée au centre du transept terminée par une toiture en bois. Le corps de l’église est ancien. On y a ajouté, au XVe siècle, un porche en avant de la porte principale de la nef qui s’ouvrait dans le mur méridional, près de l’extrémité occidentale.
Plus tard, probablement au siècle dernier, deux petites chapelles symétriques ont été ajoutées près du sanctuaire, au nord et au sud, de manière à former un second transept, ce qui donne au plan de l’église une forme insolite; mais, en faisant abstraction de ces additions modernes, on retrouve bientôt la forme ordinaire.
Le choeur et les transepts sont voûtés en pierre ; des lambris en bois forment la voûte de la nef.
Deux jolies portes en ogive ornées de zig-zag, de tores et d’une bordure de têtes de clous, s’ouvraient dans le choeur, l’une devant l’autre, au sud et au nord, immédiatement après les chapelles du transept : l’une d’elles (celle du nord) est murée et cachée par un lierre ; l’autre est toujours fermée d’une porte en bois.
A cet aperçu, j’ajouterai quelques observations de détail.
Le mur droit du chevet me paraît avoir été refait au XIVe siècle ; plusieurs fenêtres ont été refaites à des époques peu anciennes.
Les corniches extérieures présentent le mélange des modillons et des dents de scie, combinaison que l’on trouve dans nos églises de transition : on y voit aussi des modillons portant des arcatures géminées.
Les chapiteaux intérieurs appartiennent au style ogival le plus ancien.
Il n’y a point de porte à l’ouest. La porte sud-occidentale, précédée d’un porche, est ornée de cannelures, et les archivoltes reposent de chaque côté sur trois colonnes.
En face, du côté du nord, est aujourd’hui une porte sans caractère et qui peut-être n’a été faite que pour les processions, le chemin passant le long du mur occidental de la nef : je n’oserais pourtant affirmer qu’il n’y en a pas eu une dès l’origine, à laquelle aurait succédé celle que nous voyons.
Les toits de l’église du Breuil, qui est réunie à Mézidon, étaient dans le plus triste état quand la Société française d’archéologie a voté une allocation pour aider à les réparer. Une demande.de secours a été alors adressée à M. le Ministre de l’intérieur. Les habitants ont ouvert une souscription qui a été fructueuse. Des travaux de consolidation ont été exécutés par M. l’architecte Vérolles. Le toit de la tour a été reconstruit en entier : le plus pressant est fait, mais il reste à faire encore.
L’église du Breuil élait sous l’invocation de saint Pierre.
Une statue assez barbare de ce prince des apôtres se voit encore dans une niche, au milieu du fronton du porche.
L’abbaye de Ste-Barbe possédait le patronage.
On voit dans le cimetière un obélisque élevé à la mémoire du dernier prieur de cette maison religieuse, lequel est mort curé de Mézidon.

Château.
— Le château du Breuil, sur le bord de la voie ferrée, est moderne, comme le montre l’esquisse suivante, gravée d’après le dessin de M. Pépin; il n’est pas d’une grande importance, mais l’ensemble des bâtiments se présente bien et la tour cylindrique à toit conique lui donne un certain cachet; il appartient à Mme la comtesse du Moncel, née de Revilliasc.

Gare du chemin de fer.
— Je viens de parler de la voie ferrée : c’est au Breuil qu’est établie la gare près de laquelle s’embranche, sur la voie de Paris à Cherbourg, le chemin de fer du Mans, Tours, etc. , etc. Cette station (station de Mézidon) est assez importante.

Voie romaine. –
Une voie romaine ou chemin haussé, que nous avons citée tome II, page de la Statistique monumentale, venait aboutir près du Breuil et passait peut-être sur le territoire de la commune. Les traces n’en sont plus visibles à partir de Percy.

SAINT CRESPIN




NOTES sur SAINT CRESPIN

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
L’Ecaude
D’Hozier 339

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Crespin, Sanctus Stephanus de Laillier ( V. le pouillé du diocèse de Lisieux, publié par MM. Le Prevost et de Formeville)

L’église de St-Crespin est une des plus insignifiantes de la contrée. Elle se compose d’une nef rectangulaire et d’un choeur terminé en demi-cercle.
La nef paraîtrait la partie la plus ancienne, à en juger par l’appareil et les contreforts ; mais toutes les fenêtres sont carrées et refaites. Le mur de l’ouest paraît être du XVIIe siècle, aussi bien que la porte arrondie et sans style qui s’ouvre au centre.
Le choeur, bâti en brique avec chaînages en pierre, paraît dater du XVII, siècle. Plusieurs pierres tombales existent
dans le sanctuaire.
La tour, en bois, conforme à toutes celles que nous avons déjà décrites, couronne l’extrémité occidentale de la nef. Elle renferme une cloche dont l’inscription, que voici, a été relevée par M. Pépin :
J’AI ÉTÉ BÉNITE PAR Me JEAN HENRY DU CELLIER ET NOMMÉE PAR Me LÉON
THOMAS CHARLES DUVAL DE LÉCAUDE, SGr ET PATRON DE St CRESPIN, HODENY
ET AUTRES LIEUX, ANCIEN MAIRE DE LA VILLE DE ROUEN, ET PAR HAUTE ET
PUISSANTE DAME MADAME CÉCILE HENRIETTE DUMESNIL, FEMME DE HAUT ET
PUISSANT SEIGNEUR GUY CLAUDE NICOLAS DUVAL DE BONNEVAL, CHATELAIN
SGr ET PATRON DE LA HOUBLONNIÈREET AUTRES LIEUX, PRÉSIDENT A MORTIER
AU PARLEMENT SÉANT A ROUEN. 1763.
Avant la Révolution, l’église était sous l’invocation de saint Etienne ; l’abbé du Bec nommait à la cure.

2 – Pièces Justificatives:

1204 – Pontoise
Remise par Jean de « Montchevrel » à Jean de « Blakencort » de sa terre de « Johiel » et de ses droits sur la grange de « de Sancto Crispino » (Saint-Crespin), en dédommagement de la cession de la dîme de « Blakencort » faite à sa demande à l’abbaye du Bec par Jean de « Blakencort ».
= Arch. nat. Latin – 9211, n° 12.
+ E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia – 8, 4-1935, p. 452, n° 139.

Insinuations
18 mai 1609 mourut âgé de 56 ans à Rouen, Henri d’Ambray, escuyer, conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roy, seigneur de St Crespin, Montigny, Bosc-Théroude etc..

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

Election de Pont l’Evêque
Sergenterie de St Julien le Faucon
10 feux taillables
pas de feu privilégie
Sous le vocable de St Crespin

Patronage :
XVIe : Abbas de Grestano
XVIIIe : le seigneur

Curé :
Hemery 1755/1787

Archives SHL :
FONDS STURLER (photos)
33 C Manoir Saint-Crespin  nov 1964 – extérieur 2 pellicules noir et 2 pellicules couleur

SAINT MACLOU




NOTES sur SAINT MACLOU EN AUGE

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Maclou, Sanctus Machutus, Sanctus Macutus in Algia.
L’église de St-Maclou est située sur une éminence argileuse qui sépare le bassin de la Dive de celui d’un des affluents de la Vie ( V. ma Carte géologique du Calvados).
Solitaire et abandonnée, car la paroisse est réunie pour le spirituel à celle d’Écajeul, il sera probablement difficile de la conserver.
Le choeur peut dater du XIIe siècle ; il offre encore, du côté du nord, des modillons à figures et une porte à plein cintre avec archivolte ornée de tores et d’une garniture de têtes de clous; les modillons supportent une arcature bilobée. Le côté sud a subi plusieurs reprises : une ouverture à plein-cintre qui s’y trouvait a été bouchée.
La nef a été refaite en grande partie et n’offre que bien peu d’intérêt ; les contreforts et les murs qui approchent de la partie occidentale sont les seules parties qui puissent être considérées comme anciennes de ce côté.
La tour, assise sur l’extrémité occidentale de la toiture, est de la forme usitée le plus habituellement dans le pays d’Auge.
L’église était sous l’invocation du saint dont elle porte le nom. Le patronage était laïque.

Château moderne.
— MM. Duval, de Caen, ont fait construire un château avec tourelles qui produit un certain effet dans le paysage. Feu M. Yérolles, architecte du département du Calvados, en avait donné le plan.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:
Description de l’église 16 juin 1863
Le château de St Maclou était situé un peu au dessous de l’église ; il est remplacé par une maison moderne genre de celle de Mme Dubois ; mais moins bien bâtie. Les bâtiments qui l’environnent doivent être du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Ils n’ont rien de remarquable.
On doit jouir d’une belle vue de l’emplacement du château. On nous dit qu’il appartient à Monsieur Duval, marchand de soiries à Caen.
La terre de St Maclou appartenait au XVIIIe siècle à la famille Dunot sur laquelle on trouve des détails intéressants dans un article de M. de Formigny de la Londe (Bulletin des Antiquaires de Normandie 1862). Leurs armes se trouvent sur la litre funèbre de l’église de Vieux Pont.
Cézar Auguste de Mathan, chevalier né vers 1637 ayant épousé en 1661 Madeleine de Drosey dont la mère Madeleine de Bernières-Percy lui avait donné le Doux Marais, il est probable que son titre de seigneur de St Maclou lui venait aussi de la même famille.
Il le transmit à son fils Jean Joseph de Mathan qui ayant eu deux enfants de Anne le Lacesseur, dame de la Coquardière le laissa à son fils aîné Pierre Auguste.
Mais celui-ci, mort sans enfants, elle fit retour à son frère Claude, seigneur de Pierrefitte et du Tilleul, marié en 1726 à Renée Françoise Anne Marguerite Fauche, dame de Cordey et de Neuilly.
Son fils Pierre Claude René Henry épousa en 1752 Marie Henriette Jeanne le Berceur de Fontenay. (Lachesnaye)

– Pièces historiques:

1407 – 11 septembre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, sur l’âge de Guillaume Le Gras, né à Sainte-Marie-aux-Anglais vers 1378, pour la mise hors de garde noble de sa femme Perrote de Forges,née vers 1382-1383, fille de Roger de Forges, dit Becquet, chevalier mort au dernier voyage de Flandres, qui est en la garde du roi comme héritière de ses frères et possède les fiefs d’Olendon, de sassy, de Ranville, de Launay (commune de Blangy-le-Château), une fiefferme à Banneville (canton de Villers-Bocage), deux vavassories à Rouvres et une maison à Caen.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 359-360.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 21.

1604 – 3 février – Sainte-Marie-aux-Anglais
Jehan de Drosay – écuyer – sieur de Sainte-Marie-aux-Anglais – reconnaît être tenu faire à Jacques Dastin – sieur de Saint-Laurent-du-Bois-Normand – 167 livres 7 sols de rente
= Arch. M.C. Fonds et analyse Et. Deville – minute papier

1610   15 janvier
Archives SHL 1F621 : 15 janvier 1610 : Avis du Garde des sceaux de la vicomté­ de Falaise : contrat entre Jehan de Drosey de Ste Marie aux­  Anglais et Jacques de Courcy patron de Magny pour une rente à­  Julien de Beaurepère, sieur de Jort et de Pierrefitte.

1610
Carnets de Charles Vasseur : « Analyses et transcriptions… » HH 2
Parchemins destinés à la destruction, provenant de chez CHATELET père,
paraissant provenir de chez Monsieur BOUDARD, receveur de l’Evêque (février 1860)

101- 15 janvier 1610
Quittance donnée par Noble Homme Jean de DROSEY, sieur et patron de SAINTE-MARIE-AUX-ENGLOIS à Noble Homme Jacques de COURCY, sieur et patron et MAGNY, pour la somme de 1400 livres, moyennant laquelle il reste chargé de 100 livres de rente envers Noble Homme Julien de BEAUREPERE, sieur de JORT et de PIERREFITTE.
Témoins : Noble Homme Charles DUROUIL, sieur de LAROULLIERE, Messire Isaac CHARLOT, escuyer, licencié en loys, avocat, sieur de BOISSET.

107 – 26 août 1638
Acte par lequel Esmes de BERNIERE escuyer, sieur de DOUMARESQ, Jean de
BERNIERE, escuyer – sieur de VAUX, et Messire Salomon MANCHON; sieur de la NOE, s’obligent envers Jean de PAULMIER, escuyer – sieur de VENDEUVRE, Jean de PAULMIER, escuyer – sieur de TILLY et Damoiselle Anne de PAULMIER, veuve de feu Roulland de COUREY, vivant escuyer, sieur et patron de MAGNY, de les décharger envers Renée de la HAYE, veuve de feu Messire Jacques LE BOUCHER vivant – sieur de MENILLE – de 50 livres de rente constituée par contrat de…….
HH 6    172 à 180

p.8/179 – 12 février 1622
Vente faite par Nobles Hommes Edmes de BERNIERES, sieur du Doul-Maresq, Jacques de COUREY sieur de MAGNY-la-CAMPAGNE, Jean de COUREY, sieur de VALLEE et Jacques POUTREL, à Noble Homme Pierre COSTANT, sieur de BISSIERES, de 100 livres de rente constituée sur eux par le capital de 1400 livres.
Témoins : Noble Homme Jean PICOT, sieur de PERCY, etc…..

1616
H 1 PARCHEMINS ET PAPIERS ACHETES PAR MONSIEUR PANNIER CHEZ LA FEMME GRANDVAL FRIPIERE  PROVENANT DE LA FEMME HARDOUIN DE PRESTREVILLE

1616 13 juin, page 117
Noble Homme Jehan Leprévost, sieur des Partz de la paroisse de Mesnil-Mauger et Noble Homme François Leprévost, sieur des Petitz Prais au Douls Marescq.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dives
17 feux
Sous l’invocation de St Maclou.

Patronage :
XVIe : Dominus de Foix
XVIIIe : le seigneur

Curés :
Travers 1764
Traver de Roquen 1774
Chatel 1774/1787