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LE BESNEREY


Le BESNEREY

Le BESNEREY ou Le Besneray réuni à LA CHAPELLE YVON en 1825.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
LE BESNEREY. La paroisse du Besnerey ( Besnereyum, Benereum) a été réunie à la Chapelle-Yvon. L’église est démolie et le mobilier transporté dans l’église de la nouvelle paroisse. La cloche mérite l’attention ; en voici l’inscription:

IAY ETE BENIE PAR Mre LOVIS IARDIN CVRE DE CE LIEVX ET NOMMEE
ESTIENNE PAR HAVT ET PT SGR Mre AMAND THOMAS HVE CHEer Mris DE
MIROMESNIL SGR ET PON DES PSE DE TOVRVILLE SVR ARQVES BEAVMET ET
AVTRES LIEVX CONer DV ROY EN TOVS SES Ceils Mre DES REQVESTES ORDre
DE LHOTEL DE SA MAJESTÉ ET PAR HTE ET PTE DAME MADAME ANONIME
DV FAY VEVVE DE HAVT ET PT SGR Mre IACQVES ANTOINE DE CHAVMONT
CHEer MARQVIS DE GITRY BARON D’ORBEC ET DE BIENFAITS SGr ET PON
DES PSE DE TORDOIS LE RONCERAY ET AVTRES LIEUX.
1737.

Cette église était dédiée à saint Étienne. Elle dépendait, comme la Chapelle-Yvon, du doyenné d’Orbec. Le patronage était laïque.
On trouve en possession du fief du Besnerey, en 1431,
Antoine de Castillon ; en 1469, Gueroudin de Franqueville, sieur de Collandon à Glos; en 1562, maistre Nicolas de La Personne; en 1648, François de Moges, seigneur de Préaux; en 1677, René de Moges, son fils, conseiller au Grand-Conseil.
Au XVIIIe siècle, les Trevet avaient succédé aux de Moges, et au moment de la Révolution, les Despériers de Fresnes possédaient cette terre, qui se trouve encore dans la même famille.
La population des deux paroisses réunies de la Chapelle-Yvon et du Besnerey est de 635 habitants. Au XVIIIe siècle, on comptait à la Chapelle-Yvon 275 habitants (55 feux), au Besnerey 200 (40 feux). Cette augmentation notable tient aux usines établies sur la rivière d’Orbec.

Carnet de Charles Vasseur « Doyenné d’Orbec »
– Sous l’invocation de Saint Etienne

– Curés:
Jardin 1764
M.Chéron 1774
F.C.Formage 1774/1787
Prêtres de la paroisse. F.C.Formage – P. Lefranc.
Clercs. J..P.-I.Moulin – J.-L.Le Normand.
Patron. Le seigneur du lieu. J.-B A. Despériers
Seigneurs J.-B A. Despériers

– Insinuations

– L’église est entièrement détruite, la cloche se trouve à La Chapelle Yvon, paroisse à laquelle celle-ci est réunie.

– Description de la cloche du Besnerey
J’ai été bénie par Messire Louis Jardin, curé de ce lieu, et nommée Estienne par Haut et Puissant Seigneur Messire Armand Thomas, chevalier et Mr Is de Miromesnil, seigneur et patron des paroisses de Tourville sur Arques, Beaumet et autres lieux, conseiller du Roy en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaires de l’Hôtel de sa Majesté… et par Haute et Puissante Dame Madame Anoxime du Fay, veuve de Haut et Puissant Seigneur Messire Jacques Anthoine de Chaumont, chevalier, marquis de Guitry, baron d’Orbec et de Bienfaite, seigneur des paroisses de Tordois, le Ronceray et autres lieux. 1737.

– Description de la cloche de La Chapelle Yvon
En l’an 1788 j’ai été bénie par Messire Joseph Philippe Le Monnier de la Haitrée, curé de ce lieu et nommée Magdeleine par Très Haut et Puissant Seigneur Anthoine Anne François de Chaumont, comte de Quitry, Brigadier des Armées du Roy et par Très Haute et Très Puissante Dame Magdeleine Charlotte de Riquel de Caraman, épouse de Très Haut et Très Puissant Seigneur Victor Jacques Gui George Henry de Chaumont, marquis de Quitry.
Le Sieur Lecuier, trésorier comptable
Jean Copie m’a faite

– Montre de 1469
Guérondin de Franqueville, escuyer, seigneur de Besneray et Colladon, au droit de ses enfants, se présenta, monté à cheval, armé de brigandines, vouge, salade et gantelets
Robin Toustain tenant de la Vavassorerie Poullain assise au Besneray se présenta en habillement, monté et armé comme dessus.
Antoine de Castillon, escuyer, seigneur du Besnerey 8 février 1431.

– Etat des fiefs 1559
Le tenant du ¼ de fief de Besneray

– Recherche de 1524 – Claude Pomolain et Guillaume Didier seigneurs de la Vigne n’ont fait apparoir leur noblesse.
– Arrière-ban de 1562 – Maistre Nicolas de la Personne, escuyer, seigneur du Besneray.
– Recherche de 1540 – Jean Esnault n’a rien fourni parce qu’il est en procès en la cour de nos sieurs les généraux à Rouen, contre les paroissiens de ladite paroisse pour le fait de son assise.
– René de Moges, escuyer, seigneur de Préaux eu Besneray, né le 2 ami 1648, conseiller au Grand Conseil le 9 mai 1674, marié le 17 février 1677 à Elisabeth, Agnès Marsollier, fille d’Alexandre Marsollier, conseiller, maître d’hôtel ordinaire du Roy. Ils eurent un fils, page de la petite écurie qui ne porte pas le titre de seigneur de Besneray.
– Maistre François de Moges, seigneur de Préaux et du Besneray, conseiller du Roy, maître de ses comptes en Normandie 29 juillet 1648.
– Recherche de 1666 – Régné de Moges, seigneur de Préaux et de Besneray, ancien noble.
– Les représentants de Louis Trenet, escuyer sieur du Besnerey, représentant le droit de René de Moges, chevalier, seigneur de Préaux et de Besnerey 25 mai 1723.
– Jean Baptiste Antoine Desperiers, chevalier seigneur ; Haut Justicier de Saint Mards de Fresne, seigneur et patron du Besneray, chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, conseiller du Roy, lieutenant général civil et criminel au bailliage d’Orbec, il avait pour femme Louise Geneviève Aubert. 1776 – 12 août 1771.
Il eut pour enfants :
– Edme Louis Delmas Desperriers
– Esprit, Louis Gustave
– Antoine Maurice
qui firent partage le 24 février 1797 le 6 ventôse an V.
Edme Louis Delmas eut le manoir du Besneray avec la ferme du même nom excepté le bois de Saint Clair, situé sur St Paul de Courtonne, la ferme du Bos-poulain et celle d’Ouville. Il épousa Jeanne Rosalie Emilie de Prinsac, qui obtint sa séparation de corps et biens le 22 prairial an IX.

– Monsieur Louis Marie Emile Blondel d’Aubers sous-préfet de Mortagne et Madame Marie Louise Célestine Desperriers-Defresne, son épouse.
– Monsieur Nicolas de Brimet de …., chevalier de Privezac, directeur des contributions directes du Calvados et Madame Marie Adèle Joséphine Desperriers Defresne, son épouse, demeurant à Laval propriétaires de la ferme de Besneray au Gros Chêne à la Chapelle Yvon en … ?

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton. (Le Besnerey)

p.9 -11 mai 1452
Guillaume FOUQUET le Jeune, escuyer seigneur de la VESPIERE, confesse avoir reçu de Guérodin de FRANCQUEVILLE la somme de 8O livres tournois formant le capital d’une rente due par le dit FRANCQUEVILLE à Jehan LE ROY de MONSTALLART seigneur de la REUE, pour son fief du BESNEREY afin d’en être déchargé.

VILLERS sur GLOS



B – VILLERS sur GLOS

Ecclesia de Villaribus – de Villula

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux, 40 feux
Curés :
Neuville 1764
P.Bellière 1768-1787

Milcent de Bevinière faisait une rente de 4 livres au trésor de l’église de Villers, abandonnée à l’Hospice de Lisieux après la Révolution.

1591, 1er janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Par devant Jehan Le Telier et Nicolas Delaunnay, tabellions au siège de L’Hôtellerie, Jehan Le Chien, de la paroisse de Villers, baille en fief à rente, à Nicolas Desjardins, de Courtonne, deux pièces de terre labourables, sises aud. lieu, nommées « La fieffe », moyennant 4 écus et demi de rente. Témoins: Antoine Bouquier, de Courtonne, et Michel Desjardins.
= Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.
= archives SHL : 1F427 : 1er janvier 1591 : Jehhan Le Chien de Villers baille à Nicolas Desjardins 2 pièces de terre à Courtonne.

1702
– Archives SHL 1F415 : 1er janvier : 1702 :
Robert Duval de la paroisse de Villers a reçu de Philippe Lefèbvre la somme de 4 livres.

1748
– Archives SHL.1F463 : Satis curé de Villers et autres.

Voir FONDS BOUDARD
– 2FA44 : 1765 : Accord avec les habitants de Notre Dame de Villers près Glos.

Insinuations

Le 5 ème jour du mois de septembre 1486 à Jehan Luce semblablement maçon pour les deux parts de 6 livres 12 sols pour avoir estoqué les portes de l’église parrocchiale de Villiers en laquelle la fabrique prend et perçoit les deux parts de la dîme, avec ce avoir maçonné les sablières, recepé par dedans la muraille du chancel et aussi avoir refait l’autel, lequel était tout rompu et démoli, aussi compris la verrière et le pignon ainsi qu’il est porté dans le contrat duquel est porteur Cardin Debray pour et au nom du curé et pour la portion de ladite fabrique baillé audit Luce la somme … (Compte rendu par Jehan Lebreton, prêtre de St Michel 1485 au même jour 1486 – Fabrique St Pierre de Lisieux)

La paroisse de Villers ayant été supprimée lors du Concordat et son territoire réuni à Glos, L’église a été démolie il y a une vingtaine d’années (1861).
La cloche, instrument précieux, les deux petits autels sont maintenant dans l’église de Glos. On y avait également transporté le maître-autel mais comme il n’y avait point d’endroit propice pour le placer il a été dépiécé, on n’en voit dans le clocher les morceaux disloqués. C’était un autel à pilastres avec trois tableaux, dont deux en forme d’ellipse.
Le tabernacle était surmonté d’une exposition, consistant en un dôme quadrangulaire porté sur quatre colonnes corinthiennes.

D’aprés les souvenirs de ceux qui l’ont vue, l’église de Villers de dimensions médiocres devait dater des derniers temps de l’époque ogivale. Le chœur faisait retraite sur la nef ainsi qu’on le voit presque toujours. Le clocher s’élevait à l’ouest, il consistait en un beffroi carré, couvert d’une pyramide quadrangulaire. Au midi était le portail, lequel était protégé par un porche en bois. Ce porche dont les intervalles ont été remplis par des pierres de grand appareil provenant de l’église, forment actuellement une cave non loin de son ancien emplacement, sur le bord d’un petit ruisseau.
Les voûtes étaient en merrain avec charpentes apparentes. Celles du chœur étaient peintes en bleu azur avec un semé d’étoiles d’argent. Les fenêtres avaient des vitraux. Le docteur Bellon en possède un médaillon, représentant Notre Dame de la Pitié. Les fonts étaient ornés d’arcatures gothiques.

Cette paroisse était sous l’invocation de la Vierge. Les patrons étaient au XIVe : Heredes de Mota et au XVIIIe c’était l’évêque. Elle était inscrite pour 20 livres de décimes et 700 livres de revenu.

Le presbytère, situé tout proche, existe encore. C’est une construction du dernier siècle.

Le fief principal de cette paroisse était la Motte, puisqu’il avait le droit de patronage, il est situé tout près de l’ancien enclos de l’église, qui faisait enclave dans ses terres. Il se trouve assis sur le bord d’un petit ruisseau qui emplissait autrefois ses fossés, et sans doute à cette situation qu’il doit son nom. Il ne consiste du reste actuellement qu’en une maison de bois peu considérable, qui paraît dater du règne de Louis XIV.

Je ne crois pas qu’il ait jamais existé de manoir féodal appelé proprement Villers et je pense que ceux des gentilshommes que l’on trouve avoir pris cette qualification étaient Seigneurs de la Motte. Je cite donc ici comme intéressant la Motte un mandement du 17 octobre 1475 du lieutenant du bailly d’Evreux à l’évêque de Lisieux qui ordonne de conférer la cure de Notre Dame des Prés, située à Villers, à celui que présente Etienne Flambart, seigneur dudit Villers (Archives du Calvados)

On trouve ensuite le fief dans les mains de la Famille de Boctey qui a pour auteurs Davy et Jehan Boctey, anoblis aux francs-fiefs. Je crois que l’on peut regarder cette famille comme originaire de Lisieux puisque plusieurs de ses membres remplirent des charges d’Edilité dans les dernières années du 15e siècle.

En 1540 Guillaume Bottey, Damoiselle Guillemette Bertelot, sa mère, et Damoiselle Gilette Bottey, leur cousine, firent leurs preuves devant les élus de Lisieux. Ils demeuraient à Villers.
Noble Homme Gilles le Boctey, seigneur de la Motte, figure dans un acte original du 30 avril 1561.
Un acte d 1634 parle des héritiers du seigneur de Boctey, écuyer, seigneur de la Motte.

D’après l’inscription de la cloche, François Lebrun était seigneur de la Motte en 1668. Il avait des alliances avec la famille de Mailloc.

D’autres fiefs se trouvaient encore sur ce territoire de Notre Dame de Villers, bien que la superficie n’en soit pas considérable : Gras-Mesnil, contigu à la Motte, puis le Bouley et Blancheporte et enfin la Quaize, qui offre un grand intérêt.

En 1540 Gras-Mesnil était dans les mains de Marc de Gouvis, gentilhomme de très ancienne lignée.
A la fin du 16ème il était passé entre les mains de la famille de Boctey. On trouve en 1606 et 1614 Noble et Vénérable Maître Michel le Boctey, prêtre, seigneur temporel de Gras-Mesnil, prieur de Mervilly etc.. et puis curé de Notre Dame de Villers.
Ce sont encore les de Boctey qui possédaient le Bouley. Les registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux ont conservé le nom de Maistre Gabriel le Boctey, écuyer, seigneur de Marolles et du Bouley, procureur du Roy en l’élection de Lisieux (1552-1577)
Maistre Michel le Boctey, seigneur de Gras-Mesnil avait pour frère Louis le Boctey, écuyer, sieur du Bouley. Il avait épousé le 3 juillet 1597 Catherine de Francqueville, fille du seigneur de Collandon, dont la postérité a possédé le même fief pendant plusieurs générations (1).et d’où sortirent trois enfants : Charles, Renée et Hélène.

Charles, seigneur du Boulley, après son père, eut un seul fils, nommé Jacques, qui se maria deux fois, d’abord avec une demoiselle de la Noé et en secondes noces avec Madelaine de Fresnel. Cette dernière lui donna quatre enfants dont le second seul, Guillaume, qualifié de seigneur de Villers, a laissé postérité. Je pense que c’est son fils que l’on voit figurer dans l’Armorial de d’Hozier ainsi : Louis le Boquetay, écuyer, seigneur de Villers – …d’argent d’un chevron d’azur accompagné de trois perdrix de gueules.

Je ne sais si c’est le Bouley qui est la propriété de M Auguste Asselin, receveur des finances. Elle est située entre deux coteaux boisés dans une situation charmante. La maison assez importante, a deux ailes qui datent du règne de Louis XIV, avec toit brisé à la Mansard. Le centre paraît beaucoup ancien, mais il a été modernisé à un tel point qu’il est impossible d’en reconnaître l’âge. Il a pourtant conservé son toit élevé et une grande cheminée en briques ornées d’arcatures simulées avec dessins en briques noires dans les fonds, système qui remonte au 16e siècle.

Le colombier carré, construit en briques est surmonté d’un épi en terre jaune vernissée qui figure un pigeon.

La famille de Boctey était en possession d’un autre fief encore assis sur le territoire de la même paroisse mais à un quart de lieue au moins vers le midi de l’autre côté de la vallée, il se nommait la Houssaye.
Noble Homme Messire Adrien le Boctey, seigneur de la Houssaye, vivait en 1570 et 1587, suivant des documents originaux que j’ai eus entre les mains.
J’ignore le nom de son fils, un acte du 6 juillet 1641 fait mention de son petit-fils Anthoine le Boctey, écuyer lui aussi seigneur de la Houssaye. Il fit ses preuves en 1666 à Notre Dame de Villers, avec Gilles le Boctey, seigneur de Glatigny.
Je n’ai trouvé qu’un seul acte où il soit question de la Blancheporte et de son propriétaire Pierre Toustain. Cette date datée du 1er février 1634 relate une vente de trois pièces de terre situées à Glos, dépendantes de la sieurie de Cirfontaine.

Le fief le plus intéressant pour l’archéologue bien qu’il n’ait pas été hiérarchiquement le plus important et certainement la Quaize ou la Quèze.

Malgré les nombreuses mutilations que cette maison a subies, elle n’en reste pas moins un rare spécimen des constructions domestiques du commencement du XVIe siècle. Elle est en bois, toutes ses poutres principales sont couvertes de sculptures dans le style de François Ier (Renaissance Gothique) Les sablières qui séparent les étages, sont sculptées à leurs extrémités d’un nerveux rageur qui engloutit les moulures. Toutes les pièces principales, verticales ou horizontales, sont couvertes de culs de lampe, de rosaces, de losanges, d’enroulement et autres dessins variés.

Une jolie porte en accolade avec pinacles, blasons, feuillages, orne la façade, malheureusement elle a souffert.

Les entre-colombages sont remplis par des briques vernies, rouges et vertes, formant des dessins tant par leur couleur que par leur disposition, La face qui regarde le jardin n’est pas moins ornée. La base jusqu’au premier étage est un échiquier de pierre et de briques, mais ces briques ne sont pas vernissées. Sur une poutre centrale est sculpté un écusson surmonté d’un chapeau de cardinal avec glands, il est chargé d’une croix vairée (?). Ce sont les armes du Cardinal Jacques d’Annebault, évêque de Lisieux de 1543 à 1560. On peut s’en servir comme date pour la maison. (suit description de l’intérieur)

Cette maison était autrefois couverte d’un grand toit de pavillon avec double épi. Les tuiles vernies formaient sur ce grand comble des dessins ingénieux. Un républicain qui fut propriétaire du domaine vers 1848 a cru mettre sa doctrine en pratique d’une manière digne d’éloges en ravalant ces fiers pignons au niveau des combles mesquins de l’époque moderne, cependant par économie sans doute on a replacé sur le toit des tuiles vernies rouges, vertes et jaunes.

Les fenêtres étaient carrées, étroites, sans ornements, si l’on juge par celles que l’on voit encore bouchées dans certains endroits. Les autres ont été élargies il y a environ vingt ans.

Le colombier a été détruit en même temps que le comble, comme un vil instrument de la féodalité. Il était rond, de dimension fort ordinaire, bâtis en bauge avec patin de pierre.

Je n’ai pu me renseigner sur les possesseurs de ce fief, je sais seulement par l’acte de 1634 déjà cité, Michel Costard président en l’élection de Lisieux, était sieur de la Quéze. On connaît qu‘en 1540, Monsieur Silvin de Fatouville, seigneur de la Quaize produisit devant les élus de Lisieux.

Un autre des Hospices de 1667 m’a fourni le nom de Maître Pierre Costard, écuyer, sieur de la Quaize, conseiller du Roy, trésorier de France au bureau des finances de la Généralité d’Alençon. Je ne sais depuis quand ni comment cette famille était en possession de cette terre.
La paroisse de Villers dépendait de l’élection de Lisieux,
sergenterie de Moyaux, et comptait 40 feux.

Les recherches de la Noblesse nous ont conservé les noms de quelques gentilshommes résidant sur cette paroisse mais que leur défaut de qualification ne permet pas de regarder comme possesseurs d’un fief plutôt que d’un autre :

Guillaume de Bonnechose, trouvé par Montfaut en 1463
Colin Bottey, imposé par le même.

(1) Il résulte d’actes authentiques que cette terre du Boulley était dans les mains de la futaille de Boctey ; mais elle possédait en même temps le fief du Boulley, beaucoup plus important, situé à St.- Germain-de-Livet.

J’VAS VOUS DIRE




Philippe Déterville.


J’VAS VOUS DIRE
J’vas vous dire ! Expressions de patois Normand.
Retrouvez ou découvrez dans cet ouvrage les expressions savoureuses de notre patois Normand. Elles dévoilent les multiples facettes de la vie d’autrefois dans notre région, mettant ainsi en évidence l’agilité d’esprit de ses habitants pour lesquels « humeur » rime bien souvent avec « humour ».
De nombreux dessins humoristiques et des reproductions de cartes postales anciennes complètent l’attrait de cet ouvrage.

CROISILLES




Martine Leclercq-Poupons.



CROISILLES

Croisilles, l’histoire d’un petit village ornais.
Croisilles, notre commune se situe, dans l’Orne à l’extrémité du pays d’Auge. Habitant l’ancien presbytère depuis plus de quarante ans, l’étude de son histoire m’a amenée à consulter les archives départementales de l’Orne. J’ai pu découvrir les fonds historiques concernant notre village, les délibérations du conseil municipal depuis la Révolution et les actes d’état civil des familles (depuis 1610).
Intéressée, j’ai ensuite lu les écrits et témoignages des historiens, localement nous avons les bulletins religieux retraçant l’histoire des communes du canton, les ouvrages de Xavier Rousseau, les publications des Sociétés Historiques et Archéologiques de l’Orne et de Normandie. J’ai donc proposé au conseil municipal de regrouper les éléments trouvés, de les expliquer parfois et d’en faire un recueil sur la vie de notre commune avec l’aide et les témoignages des habitants. J’ai aussi pensé que ce livre pouvait être pour les générations futures, un témoin, de l’époque que nous vivons, en sollicitant les actuels élus.