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Le HAM

Notes sur LE HAM.


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LE HAM rattaché à HOTOT EN AUGE – 26-12-1972.

Archives du Calvados.
Le Ham (Calvados; jusqu’en 1972)
Canton actuel : Mézidon-Canon
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14323
Histoire administrative : Une partie de la commune d’Hernetot située rive droite de la Dives est rattachée au Haùm par l’ordonnance du 29 juillet 1829. Le Ham fusionne avec les communes de Brocottes et d’Hotot-en-Auge par l’arrêté du 26 décembre 1972 sous le nom de Hotot-en-Auge.

Société des Antiquaires de Normandie: Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie.
ham probablement ne peut qu’être bas­allemand ou anglo-saxon, le mot équivalent étant heim en norois comme en haul-allemand. Ce vocable s’emploie soit seul, –comme dans le Ham-sur-Dives (Auge)
Ham, presqu’ile de l’Orne, non loin du Bo, Ham-au ­Groult, Ham-sur-Merderel (Cotentin), soit le plus souvent comme suffixe, par exemple dans Etreham (Bessin), Ouistreham (plaine de Caen) (3), et peut-être Cannehan (Bray), Cahan (Bocage), Escalhan, hameau du Cotentin et Grohan (Évrecin). On le retrouve encore sans doute dans les noms de delles ou de lieux , Croham, Goham et Groham, mentionnés par Pluquet

Le Héricher, Édouard: Avranchin monumental et historique.
Le Ham est un mot saxon qui signifie aussi habitation et par suite village : aussi le Ham est-il très-commun : nous le trouvons sous sa forme pure et primitive en Vessey et en Brecey, sous la forme de Hamelets à Champeaux, diminutif de sa forme française Hamel: ce mot a donné Hamelin, d’où la Hamelinaie; de là encore la Hamelotière, en Vessey.
Quant à hamum, il est permis d’y voir le ham et hamme, mots saxon et teuton, signifiant maison, village, hameau (voir Du Cange). Jal, A.: Archéologie navale. 2

Dictionnaire topographique du département du Calvados C. HIPPEAU.
Hamus, le Han, Haynum, le Ham sur Dive. Le Ham.
Ham (Le), canton de Cambremer. – Le Hun, 1210 (liv. blanc de Troarn). – Le Ham sur Dives, Sanctus-Martinus de Hayno , XIV° siècle (pouillé de Lisieux, p. 44). -Sanctus Martinus de Hamo , XVI° s° (ibid.). – Le Han, 1620 (carte de Templier).
Par. de Saint-Martin, patr. l’abbé de Troarn.
Dioc. de Lisieux , doy. de Beuvron. Génér. de Rouen, élect. de Pont-l’Évéque, sergent, de Beuvron. La terre et seigneurie du Ham relevait de la seigneurie du Mesnil-Oger. Le fief au Roi ou fief Boullemer, en cette paroisse, mouvait de la vicomté d’Auge, ressortissant à la sergenterie de Dive.

Bac-du-Ham (Le), min, – Cour-de-l’Angle (La), h. – Cour-de-l’Hôpital (La), f. – Pont-de la-Doreite (Le) – Pont du Ham (Le), sur la Dive –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

BRIERE Christophe: L’Habitat seigneurial du Ham et l’occupation du sol au bord de la Dives. BSHL n°56, juin 2004.
Lucien MUSSET, «Autour de la basse Dive: le prieuré de Saint-Pierre-de-Rouville et ses dépendances d’après ses plus anciennes chartes», BSAN, LIX, 1969-1989 (I), (1990), pp. 246-258 Le Ham.

2 – Pièces Justificatives.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L

85. – Le 15 avril 1693, vu les attestations du sr Lemarchand, curé de Nonant (Gacé), et du sr Fernot, pbrë, desservant la parr, de Brocotte, dispense de bans pour le mariage entre Marc de Courseulles, Esc.-, sr de Brocotte et du Ham, fils de feu Thomas de Courseulles et de damlle Marguerite Dumoucel, de lad. parr, de Brocotte, d’une part, et damlle Anne-Antoinette de Maurey, fille de Gilles de Maurey, Esc., sr du Plessis, et de feue damlle Charlotte du Moulinet, de lad. parr, de Nonant.

334. – Le 13 déc. 1706, Me Jean Rabel, pbrë, curé de St-Martin du Ham, doyenné de Beuvron, dépendant de l’abbaye de Troarn, demeurant au Ham et se trouvant présentement à Caen, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Philippe Samin, pbrë de ce diocèse.

LE HAM (Saint-Martin)
Curés. – J. Rabel – P. Samin.
Patron. – L’abbé de Troarn.

380. – Le 25 juin 1710, la nomination à la cure de St-Martin-du-Ham, appartenant au seigr abbé de Troarn, Mesre Jean-Louis de Sourches, pbfë, conser et aumônier ordinaire du roy, abbé commendataire de l’abbaye de Troarn, nomme aud. bénéfice, vacant par la mort du dernier titulaire, la personne de Me Jacques Naude, pbfë du diocèse de Bayeux. Le 15 juillet 1710, Mre Pierre du Mesnil, vie. gl, donne aud. sr Naude la collation de la cure du Ham.

398. – Le 26 déc. 1710, Me Jacques Naude, pbrë du diocèse de Bayeux, demeurant à Troarn, pourvu de la cure du Ham, prend possession dud. bénéfice vacant, par la mort de Me Philippe Samin, pbrë, dernier titulaire. Fait en présence de Michel-Claude de Piédoue, Escr, sr des Chapelles, demeurant à Caen.

358. – Le 12 nov. 1720, vu l’attestation du sr Naude, curé du Ham, dispense de bans pour le mariage entre Gabriel-Louis de Marguerie, Escr, sr d’Argences, fils de Jacques-Louis de Marguerie, Escr, seigr de Neuville, et de noble dame Renée Dallençon, de la paff. De St-Patrice du Mesnil-d’Argences, d’une part, et damlle Elisabeth de Borel, fille de feu Guy de Borel, Escr, sr de la Pommeraye, et de noble dame Hélène Patry, de la parr, du Ham.

633. – Le 19 octobre 1722, Me Jacques Naude, pbrë, curé du Ham, remet entre les mains du seigr évêque de Dol la prébende diaconale de St-Samson-sur-Risle et la chapelle de N.-D. de Pentale, situés l’une l’autre dans l’exemption de St-Samson, diocèse de Dol.

164. – Le 7 oct. 1722, Me Jacques-Pierre Hain, pbrë du diocèse de Bayeux, vicaire de Monts aud. diocèse, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure du Ham, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me Jacques Naude, pbrë, dernier titulaire. Le 31 décembre 1722, les vicaires généraux du seigr évêque donne leur visa auxd. provisions. Le 12 janvier 1722, led. sr Hain prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Jacques Exmelin, curé des Monts, et autres témoins.

347. – Le 15 déc. 1723, par devant Me Jacques Daubichon, pbrë, notaire royal-apostolique au diocèse de Lx, demeurant en lad. ville, parr. St-Germain, Me Jacques-Pierre Hain, pbrë, curé du Ham, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice entre les mains deN.-S.-P. le pape en faveur de Me Philippe Denis, pbrë, originaire de Courson, diocèse de Coutances, et présentement vicaire de Roncheville, diocèse de Bayeux.

559. – Le 8 juin 1724, le seig. évêque donne son visa aux lettres de provision de la cure du Ham obtenues en cour de Rome, le 5 janvier dernier, par Me Philippe Denis, pbrë du diocèse de Coutances, en conséquence de la résignation faite en sa faveur par Me Jacques-Pierre Hain, dernier titulaire. Le 10 juin 1724, led. sr Denis prend possession de lad. cure du Ham en présence de Michel-Claude Piédoue, Escr, sr des Capelles; Me Jean-Baptiste Esolier (?), diacre, et plusieurs autres témoins.

LE HAM (Saint-Martin).
Curés. – P. Samin – J. Naude – J.-P. Hain – P. Denis.
Patron.- L’abbé de Troarn. -J.-L. Bouchet de Sourches.
Seigneur et notable. – G. de Borel de la Pommeraye – M.-C. Piédoue des Capelles.

524. – Le 29 avril 1738, la nomination à la cure de St-Martin du Ham appartenant au seigr abbé de Trouard (Troarn), Mgr Jean-Louis de Bouchet de Sourche, évêque et comte de Dol et abbé commendataire de Trouard, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Gilles Robillard, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Nicolas Dollé, pbrë du diocèse de Coutances et actuellement vicaire de Beaufour. Le 5 mai 1738, le seig r évêque de Lx donne aud. sr Dollé la collation dud. bénéfice. Le 8 juin 1738, le sr Dollé prend possession de la cure du Ham, en présence de Me Guillaume Hamel, pbrë, curé de St-Martin de Beuvron; Me Guillaume Massue, pbfë, curé d’Héritot, diocèse de Bayeux; Me François Pastey, pbfë, chapelain et vicaire de Beuvron; Michel Piédoue, Escr, sr de la Chapelle, et autres témoins.

216. – Le 30 mai 1744, la nomination à la cure du Ham appartenant au seigr abbé de Trouard (Troarn), Mgr Jean-Louis de Bouchet de Sourches, évêque et comte de Dol et abbé commendataire de Troarn, nomme à lad. cure, vacante par la mort de M Nicolas Dollé, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Jean-Baptiste Richer, pbrë du diocèse de Bayeux. Fait et passé à Dol. Le 4 août 1744, les vicaires généraux donnent aud. sr Richer la collation dud. bénéfice. Le 5 oct. 1744, le sr Richer, nommé à la cure du Ham en sa qualité de gradué, en prend possession, en présence de plusieurs témoins de la parr, et des environs.

543. – Le 30 juin 1828, Mre Gilles Robillard, pbfë du diocèse de Bayeux, curé de Presle, aud. diocèse, résigne sa cure entre les mains des srs vicaires généraux capitulaires de Bayeux, le siège épiscopal vacant, en faveur de Me Philippe Denis, pbfë, curé du Ham, au diocèse de Lx, et led. sr Denis résigne aussi son bénéfice entre les mains du seigr évêque de Lx, en faveur dud. sr Robillard, pour cause de mutuelle permutation. Fait à Caen, en présence de Me Pierre Buquet, pbfë, curé de St-Sauveur, y demeurant, rue de la Chaine. Le 5 août 1728, le seigr évêque donne aud. sr Robillard la collation de la cure du Ham. Le 6 août 1728, le sr Robillard, demeurant à Troarn, prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Philippe Denis, ancien curé, et de plusieurs autres témoins.

LE HAM (Saint-Martin)
Curés. – P. Denis – G. Robillard – V.Dollé – J.-B. Richer.
Patron. – L’abbé de Troarn. – J.-L. Bouchet de Sourches.
Seigneur. – M. Piédoue de la Chapelle.

36. – Le 24 déc. 1758, la nomination à la cure de St-Gabriel de Valsemey appartenant au seigr du lieu, Me Jacques-Adrien Binette, avocat au parlement de Paris, seigr et patron de Valsemey, demeurant à Reux, nomme par procuration à lad. cure, vacante par la mort de Me Jean Madelaine, pbre, dernier titulaire, la personne de Me Jean- Baptiste Richer, pbfë, curé du Ham. Fait et passé à Lx, en présence de Mre Robert Mignot, Escr, officier de feu Son Altesse royale Madame, demeurant à St-Désir. Le 28 déc. 1758, Mr Mery, vic. genl du seigr évêque, donne aud. sr Richer la collation dud. bénéfice. Le 30 déc. 1758, le sr Richer prend possession de la cure de Valsemey, en présence de Me François-Robert Oriot, pbrë, demeurant à la Chapelle-Hainfrey; Mesre Michel-Réné de Piédoue de la Chapelle, chevr, seigr et patron de Clarbec, Argences, Drumare en partie et autres lieux, ancien mousquetaire de la garde ordinaire du roy, capitaine de cavalerie, demeurant à Paris, rue de Charenton, faubourg St-Antoine, parr. Ste Marguerite, et autres témoins.

346. – Le 26 févr. 1761, Me Jean-Baptiste Richer, pbrë, curé du Ham, obtient en cour de Rome des lettres de provision, dites de per obitum de la chapelle du château de Silly, en la pafr.de Dozuley, vacante depuis plus de quatre mois par la mort du dernier titulaire.

166. – Le 10 déc. 1763, la nomination à la cure de St-Martin du Ham appartenant au seigr évêque, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me Jean-Baptiste Richer, dernier titulaire, la personne de Me Jean Lautour, pbrë de ce diocèse. Le 31 déc. 1763, led. sr Lautour (1) prend possession de la cure du Harn, en présence de plusieurs habitants du pays.
(1) Mr Lautour, venait de mourir en 1791, quand on demanda le serment. M.Viquesnel qui desservait la paroisse, refusa de le prêter et fut destitue (Archives du Calvados).

LE HAM (Saint-Martin)
Curés. – J.-B.Richer – J. Lautour.
Patron. – L’évêque de Lx.

Statistique Monumentale Du Calvados Par Arcisse De Caumont.
Le Ham, ecclesia de Hayno,.Sanctus Martinus de Hayno.

L’église du Ham s’élève au bord de la vallée de la Dive, Sur un petit monticule formé par les couches du calcaire kellovien, en face du passage qui conduit à un ancien bac aujourd’hui remplacé par un pont.
La nef et le choeur, rectangulaires, offrent très-peu de caractères; les fenêtres ont toutes été refaites et sont carrées avec une légère courbure au sommet; mais il est probable que quelques parties des murs sont anciennes. En tous cas, d’église actuelle a remplacé une église de style roman , car on voit, du côté du sud, quelques pierres sculptées dont une paraît représenter un boeuf et l ‘autre des enlacements. Du même côté, il subsiste encore un mètre environ de l’ancienne corniche, qui présente la figure suivante. La porte est peu ancienne, peut-être de la fin du XVIe. siècle. La tour, en bois, est couverte d’ardoise; elle s’élève sur la première travée de la nef, à plomb du mur occidental.
L’église est sous l’invocation de saint Martin. L’abbé de Troarn nommait à la cure au XIVe. siècle. Au XVIe. siècle c’était Thomas de Silly, seigneur considérable du pays, dont nous avons déjà parlé; mais, au XVIIIe. siècle, l’abbaye de Troarn était rentrée en possession de ce patronage. Il y avait au Ham 1 feu privilégié et 23 feux taillables.
Le Ham fut possédé par la maison d’Estouteville. La Roque, dans son Histoire de la maison d’Harcourt, mentionne Simon d’Estouteville, sire de Brucourt, Criquebeuf, Missy, Le Ham, etc., dont les biens furent confisqués par le roi d’Angleterre, au bénéfice de Nicolas de La Porte.
Il n’eut pas d’enfants, et sa soeur Perrette, qui avait épousé Richard de La Rivière, hérita de ses biens. Le Ham passa, avec Brucourt, à leur troisième fils, nommé aussi Richard, qui épousa Jeanne de Bétheville (Notes de M. Ch. Vasseur).
En 1540, les élus de Lisieux firent une recherche de la noblesse; leur procès-verbal a été publié par M. de La Roque. Les faits qui y sont consignés ne concordent point avec l’ Histoire de la maison d’Harcourt. En effet, on y lit, à l’article LE HAM, qu’à cette époque Robert de Courseulles et Robert, son fils, en étaient seigneurs, et il résulte d’un autre article que leur production remontait jusqu’à Guillaume de Courseulles, écuyer, sieur du Ham et d’Ailly, dont le fils, Jacques, épousa damoiselle Suzanne de Courcy, selon le traité de leur mariage, de l’an 1348. Dans le doute, c’est ce dernier document qui paraît le plus authentique.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection- Labbey de La Roque.
LE HAM.
236. Robert de Courseule , et Robert son fils, ont baillé leur généalogie, commençante à Guillaume de Courseule, vivant en 1384, et nommé noble personne dans une lettre de la dite année, duquel ils disent fournir leur descente par autres lettres et écritures, dont la copie est demeurée au greffe. V. le n°. 304.
Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie

Archéologie médiévale Année 1984 Hotot-en-Auge (Calvados). Le Ham – Brière Christophe.
HOTOT-EN-AUGE (Calvados). Le Ham. (Coord. Lambert : 167,30 x 422,300). — C’est dans la région du Pays d’Auge que ce sondage a été entrepris, sur un site de maison-forte menacé, à moyen terme, de destruction.
Il s’agit plus précisément d’une plate-forme fossoyée, de 75,50 m x 52 m, située dans le village du Ham ; son tracé ovoïde est accentué par un affaissement sensible des terres dans les angles. Ce tertre constitue l’extrême pointe d’une cuesta dont le front plonge en pente douce vers les marais de la Dives, situés au pied du site. Celui-ci a été aménagé, semble-t-il, par une simple échancrure du relief naturel, dont la rupture de pente, face aux marais, fait fonction de retour du fossé. Ce fossé ceinture toute la base du tertre avec une largeur, en surface, qui varie entre 10 m et 13 m ; la profondeur, mesurée par rapport au sommet de la plate-forme, se situe quant à elle entre 2 m et 2,20 m. Le profil général permet de l’apparenter a priori aux fossés du type «fond de cuve ».
Sur la plate-forme, le terrain est marqué par un petit tertre de 17 m x 13 m circonscrit par une légère dépression qui débouche, de part et d’autre de ce tertre, sur le fossé.
C’est sur cette anomalie du relief que l’essentiel des investigations a été con¬ centré. Le sondage a concrétisé ce choix de façon positive en révélant un bâtiment, sans doute de plan rectangulaire, que seules les tranchées de récupération des matériaux des murs permettent de situer. Ces tranchées sont comblées par une démo¬ lition uniformément rencontrée sur les surfaces internes du bâtiment, démolition dont la composition est essentielle pour la connaissance de cet habitat : torchis rubéfié, charbons de bois, fragments de tuile, céramique, tessons de verre, multiples objets métalliques à usage domestique, d’autres plus fins en bronze. L’abondance et la richesse du mobilier ainsi que l’étendue du bâtiment que les dimensions du tertre permettent de deviner, laissent à penser que ces structures sont celles du logis seigneurial, «l’ostel» évoqué par les textes du xve s. Celui-ci se présentait peut-être sous la forme d’une grande bâtisse aux murs étroits (entre 0,35 et 0,40 m de large), pratiquement posés sur un remblai qui recouvre le substrat, murs aux fondations modestes et sans doute limités à un simple solin de pierres sur lequel s’élevaient des pans de torchis. Un parement longe la façade est de ce bâtiment et s’en écarte progressivement ; l’aménagement de cette structure, postérieur à la construction du site, ne peut être expliqué pour l’instant : doit-elle être mise en rapport avec le bâtiment précédent ou s’agit-il d’une autre construction ? De nouvelles recherches pourraient en préciser la fonction. Le sol, en terre battue, présente des plaques d’argile rubéfiées et cendreuses, vraisemblablement des foyers.
Un petit sondage qui coupe la dépression ceinturant ce bâtiment a permis de constater l’existence d’un fossé intérieur aux limites encore imprécises (une démolition importante en volume le comble), fossé qui débouchait certainement sur celui de la plate-forme isolant ainsi totalement la demeure seigneuriale.
La physionomie de cette maison-forte était déjà sensiblement suggérée par un aveu et dénombrement de 1423 faisant état des éléments constitutifs du «nouvel ostel et place forte a pont levenz cloz a eaue», récemment édifié, et qui succédait à un premier «manoir fort » détruit lors des incursions anglaises sur les côtes normandes.
La date de construction du second manoir (début XV°s. d’après ces sources) n’a pu être précisée ni confirmée, mais plusieurs liards de France découverts dans les niveaux supérieurs fixent l’abandon du site à la fin du XVII° s.

The Norman People And Their Existing Descendants In The British Dominions And The United States Of America – Henry S. King & Co.
Le Ham, du Château de Ham, Normandie.
Guillaume du Ham, Normandie, 1180-98 (MRS); Guillaume et Alexandre de Ham, Angleterre, ch. 1272(RH).

Les fortifications circulaires isolées en France – Annales de Normandie.
LE HAM (Calvados). – Feuille Caen. Motte avec fossés, près de la rivière. – Mission Caen – Brionne 1955, n° 202-203.

Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie.
LE HAM (doyenné de Beuvron, canton de Cambremer). L’église de Saint-Martin du Ham fut donnée à Troarn, vers la fin du XII° siècle, par Gilbert de Brucourt. Les descendants du donateur en confirmèrent la possession à l’abbaye, qui se la vit assurer, en 1353, contre le fils du seigneur du Ham, Jacques de Courseulle. Si l’on excepte le patronage de l’église, les moines ne paraissent pas avoir eu de possession au Ham.

3 – Archives ShL.

Carnets de Charles Vasseur: Doyenné de Beuvron.

Fonds Photos GOUPIL.
81 1950 Le Ham décoration – plaque1600-1616 17 Numérisées

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

BROCOTTES

NOTE sur BROCOTTES

BROCOTTES – rattaché à HOTOT en Auge.


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Archives du Calvados.
Brocottes (Calvados ; jusqu’en 1972)
Histoire administrative : La commune fusionne avec Le Ham et Hotot-en-Auge par l’arrêté du
26 décembre 1972 sous le nom de Hotot-en-Auge.

Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand. Les noms des communes de Normandie.
504- Brôcottos (Cambremer, C.) :
Brocotes 1295: cop. 1297, Arch. Calv.. H 8103; — Hippeau.
Enquête de 1297, dans Mém. Sec. Ant. Norm., t. XX, 1853, p. 375.
Le caractère tardif de la plus ancienne référence doit inciter à la prudence. Etant donné toutefois que Brocottes se trouve au milieu de terrains très bas parcourus par de nombreux canaux et dans une contrée où les toponymes d’Origine nordique sont nombreux, l’idée d’un composé formé des deux mots vx-scand. bru, brô, « pont », et kot, « hutte », apparaît comme très plausible.

Brocottes, St-Ouen, prieuré de St-Ouen de Rouen, diocèse de Lisieux, auj. Bayeux, archidiaconé d’Auge, cant. Cambremer, arrond. Pont-l’Évêque, Calvados.

1 – Bibliographie.

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 132
LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps1975, p. 59. Manoir de l’Epinay. « Une précieuse date, 1545, gravée sur le montant d’une fenêtre de l’étage, situe les importants travaux de décoration entrepris au manoir de l’Epinay: fenêtres à meneaux couverts de torsades et décor de losanges.
« Une fenêtre du rez-de-chaussée, protégée depuis par une adjonction, a conservé toute sa délicatesse d’exécution, reflet de ce que fut la façade principale aujourd’hui très érodée par les intempéries ».
MARIE-CARDINE Pierre, « Le pillage de l’église de Brocottes (8 décembre 1792) », Le Pays d’Auge, 21, N° 9, Septembre 1975, pp. 31-34
Brocotte. 615. BUREAU (Dr Jean). « Le vieux manoir » à Brocotte. Le Pays d’Auge, févr. 1965, pp. 15-18, ill.
Manoir et archives de Brocotte (14).
Boidot (Philippe). – Vieux manoir, vieux bois, petits mystères. – Le Pays d’Auge, 5, septembre-octobre, 2001.
CDMPA, Hotot-en-Auge, Le Manoir du Lieu-Gervais(1), pp. 238-240

2 – Pièces Justificatives:

Statistique Monumentale Du Calvados Par Arcisse De Caumont.

Brocotte, Brocotte, Prioratus de Bricotes.
L’église de Brocotte est, en grande partie, du XIIIe. siècle. On voit encore une fenêtre étroite en forme de lancette dans la première travée de la nef, dont le mur latéral nord conserve l’ancienne corniche en dents de scie. Le chevet, masqué par une sacristie moderne, montre une fenêtre en lancette.De larges fenêtres en cintre surbaissé, de proportions disgracieuses,sont ouvertes au nord et au sud.
Le choeur et la nef sont voûtés en bois. La tour, moderne (probablement du siècle dernier) forme un appendice sur la façade occidentale. Elle renferme la porte et un vestibule; elle se termine par un étage octogone en bois, surmonté d’un toit conique à huit pans; le toutrecouvert d’ardoise.L’église de Brocotte est sous l’invocation de saint Ouen. Au XVIIIe. siècle, l’abbé de Belle-Étoile nommait à la cure.Elle dépendait du doyenné de Beuvron.
On comptaità Brocotte 3 feux privilégiés et 31 feux taillables.
La cure de Brocotte avait titre de prieuré et valait 1,000 livres, d’après les Pouillés.
L’abbaye de St.-Ouen de Rouen avait des biens dans cette paroisse ; la seigneurie temporelle fut long-temps dans les mains de la famille de La Rivière, qui possédait aussi les Authieux-sur-Corbon.
En 1463 Montfaut trouva à Brocotte GuilIaume de La Rivière.
Michel de La Rivière, sieur de Brocotte, fournitses preuves de noblesse aux élus de Lisieux en 1540.

Histoire De L’ancien Évéché – Comtéde Lisieux – H. De Formeville.
– Le fief de Beuvronnet , assis à Brocotte et Bray, est un quart de fief assis en la paroisse de Bray, bailliage de Caen , possédé par Philippe Deschamps , héritier de demoiselle Marguerite de Courseulles .
– Sergenterie De Dyve.
Le fief de Brucourt, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de Brucourt , possédé par messire Anthoine de Longaulney , seigneur de Francqueville .
Duquel fief de Brucourt relèvent les fiefs qui ensuivent : Le fief de Brocotte , quart de fief.

Dictionnaire topographique du département du Calvados C. HIPPEAU.
Brocottes, cant de Cambremer- Brocotes , 1297 (enquête)- Brocoles, 1308 (parv. Iib. rub. Troarn. n° 51)- Brocottez, i35o (pouiilé de Lisieux, p- Brecottes, 1889 (preuves de
la maison d’Harcourt, t. III, p. 748).— Bricotes,
XVI° siècle (pouillé de Lisieux, p. 50)- Bercottes, 1730 (temp. de l’évêché de Lisieux)- Briscote, 1770 (Desnos)- Brocotte, XVIII s° (Cassini).
Le prieuré de Brocottes, dépendant de l’abbaye de Belle-Étoile, était sous l’invocation de saint Ouen.
Dioc. de Lisieux, doy. de Beuvron. Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Evêque, sergent, de Beuvron.
Quart de fief relevant de Brucourt. Fief Beuvronnet, relevant de Beaufour et de Beuvron, 1620 (aveux de la vicomte d’Auge, p. 355).
Chapelle (La), h. – Cour-Livet (La), h. – -Cour-Morand (La), h. – Cour-Piquet (La), f. – Cour De La-Vigannerie (La), h.- Lieu-de -la-Mare (Le), h. – Lieu-de-l’Epinay (Le),h. – Lieu-Picard (Le), h. – Mesnil (Le), h. – Sodie (La), h.-

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.
85 – Le 15 avril 1693, vu les attestations du sr Lemarchand, curé de Nonant (Gacé), et du sr Fernot, pbrë, desservant la parr, de Brocotte, dispense de bans pour le mariage entre Marc de Courseulles, Esc., sr de Brocotte et du Ham, fils de feu Thomas de Courseulles et de damlle Marguerite Dumoucel, de lad. parr, de Brocotte, d’une part, et damlle Anne-Antoinette de Maurey, fille de Gilles de Maurey, Esc., sr du Plessis, et de feue damlle Charlotte du Moulinet, de lad. parr, de Nonant.

157 – Le 1 er août 1693, la nomination au prieuré-cure de Brocottes appartenant au seigr abbé de Belle-Etoile, Mesre Philippe Chapellier, abbé commendataire de lad. abbaye; nomme à cette cure, vacante par la mort de sr. Claude Poutrel, relig de l’ordre de Prémontré, dernier titulaire, la personne de sr. Pierre Casault, pbrë, religx dud. ordre.
Le 1er août 1693, le seigr évoque donne aud. sr Casault la collation dud. bénéfice. Le 23 août 1693, le sr Casault prend possession de la cure de Brocottes, en présence de Marc de St-Gilles, Escr, sr du lieu, Noël Millet et autres témoins.

337 – Le …. janvier 1694, Pierre Casault, pbrê, chanoine régulier de l’ordre des Prémontrés, prieur du prieuré-cure de St-Ouen de Brocottes, dépendant de l’abbaye de Belle-Etoile, résigne led prieuré entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Fr. Charles Dupendant, chanoine régulier dud. ordre. Le 2 février 1694, led. sr Dupendant obtient des lettres de provision en cour de Rome dud. bénéfice de Brocottes. Le 23 mars 1694, Mesre Pierre Audran, vie. gl, donne son visa auxd. lettres de provision.

77 – Le 13 août 1694, Charles Dupendant, pourvu en cour de Rome du prieuré-cure de Brocottes, vacant par la résignation de Me Pierre Casault, prend possession dud. bénéfice, en présence de MM Marc de Courseulles, Escr, seigr de Brocottes; Me François Delisle, pbrë, curé de Beuvron; Me Jacques Touzey, pbrë, vicaire du lieu.

336 – Le 22 mai 1700, vu l’attestation du sr Dupendant, curé de Brocottes, et du sr Descalles, curé de St-Jouin, dispense de bans pour le mariage entre noble homme François Labbey, Escr, sr de Heroussard, fils de feu Jacques Labbey, Escr, et de damlle Barbe Thibout, de la parr. de St-Jouin, d’une part, et noble damlle Marie-Rcnée Le Sens, fille de
feu Jean Le Sens, Esc.-, et de noble dame Cécile Le Boucher, de la parr, de Brocottes.

353 – Le 30 juillet 1707, la nomination au prieuré-cure de St-Ouen de Brocottes appartenant au seigr abbé de l’abbaye de Belle-Etoile, diocèse de Bayeux Mesre Pierre de Villelongue, pbrë, chanoine de la Ste Chapelle du Bois de Vincennes, abbé commendataire de lad. abbaye, nomme à ce prieuré, vacant par la mort de Fr.Charles Dupendant, dernier titulaire, la personne de Fr. Nicolas Viel, pbrë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré de la stricte observance. Le 5 août 1707. le seigr évêque donne aud. sr Viel la collation de ce bénéfice. Le 8 août 1707, le sr Viel prend possession du prieuré-cure de Brocottes, en présence de Fr.Laurent Barbey, pbrë, prieur-curé des Groselliers, et autres témoins.

381 – Le 28 nov. 1707, dispense de bans pour le mariage entre Messire Gabriel-Philippe de Vauborel, sr de Goville, fils de Messire Charles de Vauborel, seigr de Goville, et de dame Esther du Theil, d’une part, et dame Anne de Maurey, veuve du sr de Brocottes, fille de Gilles de Maurey, Escr, et de Charlotte de Moulins, d’autre part, les deux parties étant de là parr, de Brocottes.

BROCOTTES (Saint Martin). Prieuré-Cure.
Curés-G. Poutrel, I. 157- P. Casault, — C. Lupendant — N. Viel.
Vicaire- J. Touzey.
Prêtre desservant- Fernot.
Patron. L’abbé Belle-Etoile- P. Chapellier —P. de Villelongue.
Seigneurs et notables- T. de Courseulles — M. de Courseulles — M. de Saint Gilles —Jean Le Sens — C. de Vauborel — G. -P. de Vauborel de Goville —G.De Maurey,

434 – Le 12 fév. 1711, noble et discrète personne Mesre François de Corday, pbrë, curé de la 2e portion de Putot et à présent pourvu aussi de la l re portion de lad. parr., prend possession de ce bénéfice, en présence de Me Jean Perrée, pbrë, curé d’Angerville ; dom Nicolas Viel, pbrë, prieur curé de Brocottes, et Me Guillaume Tirard, pbrë, vicaire de Hotot.

146 – Le 16 nov. 1722, vu l’attestation du sr Viel, vicaire de Brocotte, dispense de bans pour le mariage entre Jacques-François-Adrien Durand, Escr, sr du Gaillon, fils d’Adrien et de noble dame Marie Morel, de la parr, de Brocotte, d’une part, et damlle Anne-Marguerite de Cossette, demeurant en la parr. d’Harcourt, fille de Mre Henry de Cossette, Escr, seigr de Beaucour et autres lieux, et de noble dame Anne-Elisabeth de Cardon.

BROCOTTES (Saint-Ouen) Prieuré-Cure
Curé- X. Viel.
Vicaire-Viel.
Seigneurs- A. Durand — A. Durand de Gaillon, fils.

366 – Le 11 sept. 1736, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Guillaume-Archange-Charles de VauboreI, Escr, seigr d’Auvillers, fils de feu Anne-Charles de Vauborel, Escr, seigr d’Auvillers, et de noble dame Charlotte- Ravène Patry, de la parr, de Hotot, d’une part, et damlle Louise-Anne de St-Gilles, fille de Jean-Baptiste de St-Gilles, Escr, chevalier de l’Ordre militaire de St-Louis et pensionnaire du roy, et de feue noble Françoise du Bosc de Beaupré, de la parr, de Brocottes et demeurant à Lx, pafr. St-Germain.

85- Le 9 octobre 1741, dispense de bans pour le mariage entre Pierre-Ollivier Lepailleur, sr de Langle, fils du feu sr Eléazard Lepailleur, et de dame Adrienne Coutry, de la pafr. d’Aulnay, diocèse de Bayeux, d’une part, et damlle Marie-Rénée La Tour de Beaucoudrey, fille de feu Philippe-François La Tour, sr de Beaucoudrey, et de dame Renée Le Roy, de la parr, de Brocottes.

19- Le 10 janv. 1747, Louis Guesnet, demeurant à Hotot, et Michel-Claude de Piédoux, Escr, sr des Chapelles, demeurant ordinairement à Caen, rue des Carmes, et se trouvant présentement en sa terre de Brocottes, constituent 150 livres de rente en faveur de Me André Guesnet, acolyte, fils dud. Louis, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Brocottes, en la maison du sr de Piédoux, en présence de Me Jean-Baptiste Richer, pbrë, curé du Ham.

BROCOTTES (Saint-Ouen)
Seigneur et notables- J.-B. de Saint-Gilles — P.-O. Lepailleur.
– P. -F. de la Tour de Beaucoudrey — M.-C. de Piédoue,

3- Le 20 nov. 1748, Fr. Gilles Raoul t, pbfë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré, de l’abbaye de Belle-Etoile, diocèse de Bayeux, obtient en cour de Rome des lettres de provision, dites de per obitum, du prieuré-cure de St-Ouen de Brocottes, vacant par la mort de Fr. Nicolas Viel, pbfë, dernier titulaire. Le 4 févr. 1749, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Raoult la collation dud. bénéfice. Le 6 févr. 1749, le sr Raoult prend possession de la cure de Brocottes, en présence de Me Charles Dumont, pbre, chapelain de Beuvron, et autres témoins.

126- Le 16 févr. 1767, Fierre-Ollivier Le Bailleur, sr de Laigle, marchand, demeurant à Aunay, élection do Vire, se trouvant actuellement en sa terre de Brocottes, et Jean Brunet, marchand, demeurant à Brocottes, constituent 150 livres de rente en faveur de M Jacques Bertot acolyte, originaire de lad., de Brocottes, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Led. sr acolyte absent fut représenté dans cet acte par Pierre Bertot, son frère.

BROCOTTES (Saint Ouen) — Prieuré-cure
Prieurs-curés- N. Viel – G. Rault .
Clerc- Jq Bertot.
Notables- P.-O. Lepailleur — Jn Brunet,

351 – Le 22 août 1778, la nomination au prieuré-cure de St-Ouen de Brocotte appartenant au seigr abbé de Belle-Etoile, Ordre de Prémontré, Mesr. Pierre de Ruallent, pbrë, archidiacre de la cathédrale de Coutances, abbé commendataire de l’abbaye royale de N.-D. de Belle-Etoile, diocèse de Bayeux, prieur commendataire de St-Gilles de Pontaudemer et conseiller au parlement de Normandie, demeurant à Rouen en son hôtel, rue Beauvoisine, parr. St-Laurent, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Fr. Gilles Rault, dernier titulaire, la personne de Fr. Thomas-François Ecalard, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré, prieur-curé de Grainville-sur-Ry, diocèse de Rouen. Fait et passé en l’hôtel dud. Seig. abbé. Le 25 août 1778, M. de la Baume, vie. gl, donne aud. sr Ecalard la collation dud. bénéfice. Le 17 janv. 1779, le sr Ecalard, représenté par Fr. Michel Fortier, pbfë, chanoine régulier du même ordre, desservant la parr, de Brocotte, prend possession dud. prieuré-cure, en présence de quatre habitants du lieu.

317- Le 16 avril 1779, discrète personne, Fr. Thomas-François Ecalard, pbrë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré de l’étroite observance, prieur-curé de Grainville-sur-Ry, diocèse de Rouen, et, depuis, pourvu du prieuré-cure de St-Ouen de Brocottes, diocèse de Lx, demeurant au manoir presbytéral de Grainville, remet purement et simplement led. bénéfice de Brocottes entre les mains du seig. évêque de Lx, pour qu’il y soit pourvu parle patron présentateur. Fait et passé à Rouen, en l’étude du notaire apostolique. Le lendemain, la nomination aud. prieuré-cure appartenant au seigr abbé de Belle-Etoile, Mesre Pierre de Ruaient, pbrë, archidiacre de la cathédrale de Coutances, abbé commendataire de l’abbaye de Belle-Etoile, prieur commendataire de St-Gilles de Pontaudemer, conseiller au parlement de Normandie, demeurant à Rouen, en son hôtel, rue Beauvoisine, parr. St-Laurent, nomme la personne de Fr. Jacques Moulinet, pbrë, chanoine régulier dud. ordre, procureur de l’abbaye de Belle-Etoile. Fait et passé à Rouen, en l’hôtel dud. seigr. Le 30 avril 1779, le seigr évêque de Lx donne auû. sr Moulinet la collation dud. bénéfice. Le 2 mai 1779, le sr Moulinet (1) prend possession de la cure de Brocottes, en présence de quatre habitants de la pafr.
(1) M r Moulinet prêta, le 26 janvier 1791, le serment schismatique et resta curé constitutionnel de Brocottes. Le 22 nivôse an II, la municipalité de Beuvron atteste que le sr Moulinet, âgé de 61 ans, a résidé constamment dans son presbytère depuis 15 ans jusqu’à ce jour. (Archives du Calvados- Archives de la mairie de Beuvron.)

BROCOTTE St Ouen)
Curés.— G. Rault.— T. -F. Ecalard — Jq Moulinet.
Prêtre desservant la paroisse- M. Fortier.
Patron-L’abbé de Belle-Etoile- P. de Ruallent

Notes du Premier Président Pellot sur la Normandie.
Jean Le Sens, escuyer, sieur du Mesnil, a esté capitaine dans Grancey. Il demeurait à Brocottes, était aussi sieur de Beuvronnet, et fut maintenu le 23 février 1668. (La Galiss., Elect. de Pontl’Evêque.)

Histoire Généalogique de la Maison d’Harcourt – G.A De la Roque.
Noble homme Philippes de la Riviere Seigneur de Brocottes.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
BROCOTE
260. Michel de la Riviere, Sr. de Brocote, et Jacques, son frere, ont fourni avec le Sr. du Prédauge, en la parroisse du Prédauge, n°. 203.

Frankreich: Bulletin des lois de la République Française.
(N° 13,970.) Ordonnance Du Roi qui autorise l’asceptation de la Donation faite par le Sr. Dutrône d’un terrain estimé 180 francs , pour servir à la construction d’un presbytère dans la commune de Brocotte, département du Calvados. (Paris, 6 Novembre 1822.)

Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle – Chaix d’Est-Ange, Gustave.
COURSEULLES (de). Armes écartelé d’azur et d’argent.
La famille DE Courseulles appartient à l’ancienne noblesse de Normandie.
Elle paraît avoir eu pour berceau l’ancienne seigneurie de Courseulles-sur-Mer, aujourd’hui commune du département du Calvados.
Son nom figure dans un certain nombre de chartes du moyen âge.
Jean de Courseulles.de Brocotte-le-Han, fut du nombre des gentilshommes de la sergenterie de la Forest, en l’élection de Falaise, qui firent reconnaître leur noblesse lors de la recherche de Montfaut, en 1463.
La souche s’est partagée en deux grandes branches dont on ne connaît pas le point de jonction.
La filiation d’une de ces branches remonte à Guillaume de Courseulles, écuyer, sieur du Han, qui, par acte du 22 décembre 1347, reconnut avoir donné à son fils Jacques, en le mariant à Hélissende de Courcy plusieurs héritages assis dans la seigneurie de Brocotte et du Han, Jacques est rappelé comme défunt dans un acte de 1367. Il eut au moins trois fils :

Manoir de Langle ou Manoir du Lieu Gervais, ou le Vieux Manoir.
Situé sur l’ancienne paroisse de Brocottes, aujourd’hui commune d’Hotot-en-Auge, l’édifice, construit par la famille de la Rivière, est daté de la seconde moitié du XV° siècle.
Plusieurs fois remanié, jusqu’au XVIII° siècle, notamment par l’adjonction vers l’est de deux travées supplémentaires. Une campagne de le dote de fenêtres plus importantes. Il conserve en effet de cette époque des châssis d’une demi-croisée en façade est.
L’édifice fait l’objet d’une mesures de protection au titre des Monuments historiques : le manoir, les communs et le puits sont inscrits en date du 19 décembre 1985.,

Revue Le Pays d’Auge.
En 1216 quand les religieux de l’abbaye de Belle-Etoile fondèrent leur abbaye, le seigneur du fief de Beaufour, Henry, leur donna avec le patronage de la paroisse de Brocottes, la moitié de l’Eglise de Saint-Ouen et le manoir qu’il possédait avec l’ensemble de ses terres. Cette donation faisait de l’Eglise de Saint-Ouen un prieuré-cure.
La ferme actuelle du Lieu-Gervais s’élève probablement à l’emplacement du logis primitif. Le logis, actuel, porte le millésime 1545. De forme rectangulaire, ses murs sont construits en pans de bois vertical. Au Midi, l’étage en encorbellement repose sur une large sablière soutenue par des consoles ornementées. La façade septentrionale comporte en son centre et en avant.

3 – Archives ShL:

Carnets de CHARLES VASSEUR: « Doyenné de Beuvron »
BROCOTTE (35)

– Sous l’invocation de Saint Ouen
– Noms des curés:
Raoult 1764-1774
Moulinet 1782-1787

1534, mardi 15 septembre – Le Pré-d’Auge
Me Jean Philippes, prêtre, curé du Pré-d’Auge, official de Cambremer, pour permettre à son neveu Guillaume Philippes, fils Bertran, de parvenir aux ordres sacrés et avoir part à ses messes, prières et oraisons, lui donne une pièce de terre sise à la delle du ruel dorguel en la paroisse de Brocottes, jouxte d’un côté les hoirs jehan Lebrun, d’autre costé les hoirs d’un surnommé Leforestier, d’un bout led. ruel d’orguel et de l’autre le chemin de l’espine Trochetn, en parmy il y a une sente ou veoye tendant au moulin à vent…a charge de paier aud. curé et a ses hoirs ou aiant cause deux deniers de rente par chacun an au terme du jourd huy, premier du jourd huy en ung an, et ainsy d’an en an, oultre et par dessus les rentes et faisances que lad. pièce est tenue faire à la seigneurie du Ham.
« A ce présent Andrieu Coquerel, soubzdiacre de lad. paroisses du Pré d’Auge, lequel promist que led. Guillaume, son nepveu du costé maternel, aura le présent contrat agréable et luy faire rattifier touttefoys que mestier sera, luy venu en aage, et laquelle pièce de terre led.curé disoit avoir retiré par clameur de marché de bourse prinsprins ung an en ça de messires Pierre et Guillaume dits Paris, frères, jouxte les lettres dud. ratrait quil disoit estre passé devant le tabellionnage d’Hotot ey promet led. don et delais tenir et avoir agréable et que jamais à lad. pièce de terre riens ne demandera aultrement que lesd. deux deniers de rente.
Et a ce retenir et garantir oblige biens et héritages présens et advenir. Passé aud. Lisieux, présns Guillaume Faroux et Pierre de Bienassis. – Lailler – Delannoy
= Arch. SHL9FB – 3 Fonds.Deville. Copie de l’original Arch. Cailliau. Tab. Lx.

1603, 9 juillet – Le Pré-d’Auge
Me Julien Guesnelin, prêtre, cure de Brocottes, cède et transporte à Robert de La Rivière, sieur du Pré-d’Auge, certains héritages.
= Arch. ShL 9F Deville. A. Dossier Le Pré-d’Auge.

1604 – Brocottes
Vente par Jehan de Courseulles, sieur du Joncquay, à noble homme Charles Le Gouez, sieur du Port et de Mesnil-Guillaume, de deux pièces de terre sises à Brocottes.
= AD Orne. H 207. Abbaye de Belle-Etoile

1607, 18 juillet – Le Pré-d’Auge
Pierre et Pierre de Rivière, père et fils, de la paroisse du Pré-d’Auge, baillent et échangent à Philippe Cucuel, fils Michel, chandelier, Me Julien Guesnelin, prêtre, cure de Brocottes, cède et transporte à Robert de La Rivière, sieur du Pré-d’Auge, certains héritages.
= Arch. SHL9F Deville. A. Dossier Glos.
Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

Sans craindre ni feu ni flamme

Dominique WALLARD-THOMASSON – Benoît NOËL.
Sans craindre ni feu ni flamme.

Enfant et adolescente, j’ai sans cesse fait et refait mes valises et j’ai eu le sentiment de quitter l’Algérie sans laisser d’adresse. Plus tard, ma mère s’est jetée dans la mer, autre manière de partir sans laisser d’adresse. J’ai eu la chance de faire la connaissance de Jean-Paul Sartre grâce au photographe Daniel Wallard. Il nous a confié : « L’essentiel, c’est la trace, ce qu’on laisse après la mort ». Cela m’a marquée à vie. J’ai écrit « Sans craindre ni feu ni flamme », en totale harmonie avec Benoît Noël, afin de laisser un témoignage à mes proches. De Philippeville à Touggourt, du camp marseillais des réfugiés pieds-noirs de Sainte Marthe à Paris, de Trouville-sur-Mer à Fréjus et vice-versa, je conte quelques rencontres exceptionnelles. Les écrivains Colette Seghers, Louis Aragon, Jacques Sternberg, Marcel Jouhandeau, Jean Marcenac, Castor Seibel, Jean Ristat, Hamid Fouladvind ou Hubert Nyssen ; les comédiennes Dorothée Blanck, Emmanuelle Riva ou Brigitte Damiens ; les cinéastes Claude Chabrol, Georges Lautner ou Nikita Milkhakov ; la trapéziste Diane Deraz ; les productrices Jacqueline Joubert et Paulette Coquatrix ; les musiciens Négrita, Georges Delerue ou MC Solaar, et les artistes Nadia Léger, Marc Chagall, Joan Miró, Cabu, Roland et Abram Topor, André Hambourg, Duane Michals, Raoul Ubac, Savignac, Jean Effel, Jacques Pasquier, Roland Penrose, Charles Matton ou Yuri Kuper.

Date de parution: 06/11/2022
Editeur Bvr Eds
Nombre de pages 288.
Prix de vente au public (TTC) : 20 €

Résistance et espionnage

Thierry Marchand
Résistance et espionnage.
Les pionniers du Service de renseignement de l’armée de l’air en Normandie.
Edité par Thierry Marchand, 1er août 2022, 336 pages.
ISBN: 9782958206000, 20 euros.

Dans ce livre, Thierry Marchand raconte le parcours de dix-sept pionniers du réseau Desserée et de neuf résistants du réseau Esparre, l’effondrement de leurs organisations à la suite de dénonciations, la répression allemande et leurs procès, en août 1941, et en mai 1943. Plusieurs résistants sont fusillés ou voient leur peine de mort « suspendue ». Ils deviennent ainsi des « condamnés à mort à vie », emprisonnés plusieurs années en Allemagne.
Parmi eux, Jean Frémont, chef scout à Lisieux, libéré par anticipation en 1944, décède quelques jours après son retour en France. Une autre figure de ces réseaux, Paulette Duhalde, meurt à Ravensbrück à la veille de son rapatriement. Ce livre richement documenté et illustré, rend un vibrant hommage à ces prisonniers de la Résistance en Normandie.
Thierry Marchand, diplômé de l’EHSS, mention histoire et civilisations, et l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale, dont Exils Normands, « Les ressortissants ennemis » internés dans les centres de rassemblement [dont celui méconnu de Lisieux] des étrangers de Normandie (1939-1940), publié en 2014 par la Société historique de Lisieux, dont l’auteur est membre.