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SAINT MARTIN DES NOYERS




NOTES sur SAINT MARTIN DES NOYERS

réunion des communes de St-Martin-des-Noyers et de la Trinilé-du-Mesnil-Oury, réunies par ordonnance royale du 19 décembre 1831.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Martin-des-Noyers, Sanctus Martinus de Nucibus.
Cette commune est formée par la réunion des communes de St-Martin-des-Noyers et de la Trinilé-du-Mesnil-Oury, réunies par ordonnance royale du 19 décembre 1831.
L’église de St-Martin-des-Noyers n’a pas été démolie. Elle offre un intérêt tout particulier pour l’archéologue; elle est construite en bois, sauf le portail, flanqué de deux contreforts à retraites et percé d’une porte ogivale qui paraît dater du XIIIe siècle. Les vantaux sont du XVIe, à panneaux plissés.
Le porche qui précède est plus ornementé qu’on ne le trouve ordinairement. Des anges, à longue robe, portant des instruments de musique, sont sculptés sur l’un des poteaux corniers (Notes de M. Ch. Vasseur).
La sablière du nord a reçu l’inscription suivante:
Ce fut fait l’an mil Dc et xx un par nos Michelle Noel et Jha Moley.
Les deux murs latéraux sont construits en bois, avec remplissage en argile, sauf un contrefort plat qui fait retour auprès du portail, et le patin, peu élevé au-dessus du sol, où l’on constate la disposition des pierres en arêtes de poisson.
Les fenêtres sont carrées.
Le choeur, plus large que la nef, appartient à la même construction et offre les mêmes caractères.
En présence d’un édifice rustique si peu caractérisé, il est permis d’hésiter avant de fixer une date. Lorsque, dit M. Ch. Vasseur, nous avons visité St-Martin-des-Noyers, en compagnie du docteur Billon, excellent juge en pareille matière, nous sommes tombés d’accord pour n’attribuer cette église qu’au XVIe siècle. Cependant le vocable, qui doit remonter jusqu’aux temps carlovingiens; l’usage, bien constaté par Grégoire de Tours et autres chroniqueurs des premiers siècles, de faire à cette époque les basiliques, comme les palais, tout en bois, peuvent donner lieu à réfléchir.
D’un autre côté, le patronage appartenait à l’abbaye de St-Pierre-sur-Dive, et l’on doit se demander si cette riche abbaye aurait pu élever, à la veille de la Renaissance, une si mesquine bâtisse pour une paroisse d’une certaine importance, puisque le revenu de la cure est estimé dans les pouillés anciens à 700 ce qui représente près de 2,000 fr. de nos jours.
Le maître-autel du choeur n’a pour retable qu’une peinture de décoration sans valeur. Le tabernacle est en forme
de pavillon hexagonal, avec dôme et colonnettes torses : type propre à la fin du XVIIe siècle, rencontré déjà bien souvent.
Les statuettes de l’entrecolonnement représentent le Sauveur, saint Martin et sainte Barbe.
Aux petits autels de la nef on a employé quelques panneaux à traceries flamboyantes. Les deux statues qui les ornent
datent aussi du moyen-âge.
Le clocher, en charpente, n’offre rien de particulier ; il contient une petite cloche de 58 centimètres de diamètre,
dont voici l’inscription :

LAN 1734 IAY ETE BENITE PAR Me NOËL LENOIR PRÊTRE CVRE DE ST
MARTIN ET NOMMEE LOVISE FRANÇOISE PAR Mre LOVIS IOVRIJAIN CHEVALIER
SGT F.T PATRON PRESENTATEVR DV PONTALERY HONORAIRE DE ST MARTIN
DES NOYER ET SEVL SEIGL POSSEDANT FIEF DANS LA DITTE PAROISSE SGt
DES NOBLES FIEF TERRE ET SGr DE ST MARTIN BANVILLIÈRE CASTILLON ET
AVTRES LIEVX ET DAMOISELLE FRANÇOISE RENEE FROVDIERE DE LA CONTRIE.

On voyait naguère à St-Martin un ancien manoir seigneurial du XVIe siècle, composé d’un corps-de-logis en bois et d’un pavillon, élevé en brique et pierre, offrant les caractères propres à l’architecture du temps des derniers Valois.
Ce manoir, dit de Mézerai ou de Saint-Martia, a été récemment remplacé par une jolie habitation moderne qu’a fait
construire le propriétaire actuel, M. le comte de Létourville.
La terre de St-Martin était, au XVIIe siècle, la propriété de Gabriel de Neufville, seigneur de Mazet, qui y résidait et y fit preuve d’ancienne noblesse dans la recherche de 1666. Passée par vente, dans la première moitié du siècle dernier, entre les mains des Jourdain, seigneurs de St-Martin et de Viette, cette terre a été de nouveau vendue par les héritiers, de celte famille, il y a environ trente ans; et après avoir été possédée par divers acquéreurs, elle est enfin échue à M. le comte de Létourville, par son mariage avec Melle d’Osmoy (Renseignements communiqués par M. le vicomte de Neuville ).
L’église de la TRINITÉ-DU-MESNIL-OURY a été rasée il y a trente ans. Le patronage en appartenait au seigneur qui, au siècle dernier, était un membre de la famille de Nonant.
D’après les recherches de M. le vicomte Louis de Neuville, une partie des terres du Mesnil-Oury était tenue en francaleu, circonstance très rare dans nos contrées.
La paroisse était comprise dans l’élection de Falaise.
Gabriel Le Loutrel, sieur de Haut-Mesnil, et Jean Totrel, sieur de Bocquencey, s’y présentèrent lors de la Recherche de
la noblesse en 1666; mais ils furent l’un et l’autre condamnés par de Marie.
La population actuelle de cette commune est de 104 habitants.
Au dernier siècle, la Trinité-du-Mesnil-Oury en comptait à elle seule 195.

2 – Pièces Justificatives:

Recherches de 1666
Gabriel de Neufville, sieur de Meret, ancien noble
Louis Costard issu de Louis anobli en 1652 et restabli en 1665
Guillaume Costard sieur de Ruvigny, même famille.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

Carnets de Charles Vasseur : « doyenné de Mesnil-Mauger » :
41 – SAINT MARTIN DES NOYERS
S. Martinus de Mucibus

Patronage :
XVIe et XVIIIe : Abbas St Petri super Divaù

Curés:
Le Noir 1764
Dumesnil 1766/1787

Insinuations:

Cette cure du doyenné de Mesnil Mauger archidiaconé d’Auge, était à la nomination de l’abbé de St Pierre sur Dive et d’un revenu de 700 livres.
Elle est actuellement réunie à St Michel de Livet

Description de la Cloche
L’an 1734 j’ai été bénite par Messire Le Noir prêtre curé de St Martin et nommée Louise Françoise par Messire Louis Jourdain, chevalier seigneur et patron présentateur du Pontallery, honoraire de St Martin des Noyers et seul seigneur possédant un fief dans ladite paroisse, seigneur des nobles fiefs terre et seigneur de St Martin, Banvillière Castillon et autres lieux et Damoiselle Françoise Renée Froudière de la Contrie.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

REVEILLON




NOTES sur REVEILLON

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

L’église de Réveillon est un peu plus importante que celle de Tôtes, dont nous avons parlé et dont elle est voisine, sans être pourtant intéressante. La façade occidentale de la nef et le chevet du choeur offrent : la première, une porte cintrée surmontée d’une fenêtre cintrée, subdivisée en deux baies en forme de lancette sans colonnes ; le second (le chevet), une fenêtre pareille à la précédente. Ces fenêtres me paraissent, à Réveillon, pouvoir remonter au commencement du XIVe siècle. Des contreforts garnissent la façade.
La plupart des fenêtres de la nef et du choeur ont été repercées et sont carrées; il n’en reste plus que deux en forme de lancettes-meurtrières, du côté du nord. La tour en bois, couverte d’ardoises, est entre choeur et nef. Deux petits autels, appliqués sur les murs nord et sud, se trouvent à l’entrée du choeur. L’église est voûtée en bois.
Une sacristie moderne masque une partie du chevet.
L’église est sous l’invocation de saint Loup. La cure était à la nomination de l’abbaye du Bec.
Réveillon faisait partie de la sergenterie de Montpinçon, de l’élection d’Argentan et du diocèse de Séez.
On y comptait 42 feux.

2 – Pièces Justificatives:

1520, (n.st.), 12 mars – Lisieux
Jehan et Olivier Leproux renoncent à une action en justice intentée par eux entre eux et feu Jehan Rochon, curé de Vaudeloges et Jehan Le Valloys, en son vivant bourgeois de Lisieux.
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier, 2 ff.

1718
Aveu de Nicolas Le Vallois, écuyer, sieur de Saint-Léonard et de Vaudeloges.
= AD Orne. H 4374.

1820, 21 mars – Fervaques
L.A.S. de H. de Formeville à A. de CAUMONT – 21 mars 1820 (concernant la voie romaine de Lisieux au Pré d’Auge, la Boissière, Fervaques, Vaudeloges… »voie convertie dans presque toute la longueur en chemin vicinal qui porte le nom de chemin des Aniers »,
=: A.D. du Calvados, 83 F 705 (Relevé par Ch. MANEUVRIER  » Sources manuscrites  » dans le Fonds des Antiq. de Normandie)

14729.3 REVEILLON – Réveillon. Cf. Vaudeloges
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 592.

1710, 22 juillet – La Chapelle-Haute-Grue
Le 22 juillet 1710, Messire Réné-François Gautier, diacre, demeurant à saint-Georges-des-Authieux, pourvu de la Chapelle-Haute-Grue prend possession de ce bénéfice, en présence de Messire Philippe Bertheaume, prêtre, curé de Réveillon, diocèse de Séez; Me Marin Billon, prêtre desservant ladite paroissse de la Chapelle; Gratian Gondouin, acolyte, et autres habitants dudit lieu.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux, t. II, p. 51, N° 300.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

ABBEVILLE




NOTES sur ABBEVILLE

VAUDELOGES absorbe ABBEVILLE (ordonnance du 18 mai 1833)

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Néant

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Abbeville, Abevilla.
L’église d’Abbeville remonte au XIIIe siècle, si j’en juge par la porte du choeur, ouverte dans le mur méridional, laquelle est surmontée d’un segment le cercle garni de têtes de clous, et par quelques ouvertures en lancettes meurtrières, ébrasées à l’intérieur; deux de ces lancettes existent dans le mur méridional de la nef, une autre dans le mur septentrional du choeur. Les autres ont été remplacées par des fenêtres carrées. La porte principale est ouverte dans le mur méridional de la nef; une autre porte, plus petite, se trouvait en face dans le mur du nord. L’église est voûtée en bardeaux. La tour, aiguille en bois couverte d’ardoises, est établie sur la première travée de la nef.
L’église est sous l’invocation de Notre-Dame. Le seigneur nommait à la cure ; elle dépendait du diocèse de Séez et de la sergenterie des Bruns, élection d’Argentan. On y comptait 45 feux avant la Révolution.

If. — L’if qui existe dans le cimetière est un des plus remarquables que j’aie rencontrés et complètement creux, mais vivant toujours par l’écorce et par les branches qui couronnent le tronc. Le diamètre intérieur est tel que douze personnes peuvent s’y tenir assises. Une excroissance du tronc, à 1 mètre environ du sol, forme un bourrelet ou banc naturel à l’intérieur de cette chambre circulaire.
Hugues de Grandmesnil, qui vivait au XIe siècle, donna à l’abbaye de St-Évroult des dîmes à Abbeville.

Château.
– Près de l’église d’Abbeville est un château qui peut dater du temps de Louis XIV.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE :

DONVILLE SUR DIVES




NOTES sur DONVILLE SUR DIVES

Réunie pour partie à Escures sur Favières et pour partie à Saint Pierre sur Dives – 27 mars 1858.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

voir :
Histoire de St Pierre sur Dives par l’Abbé Denis p.172-180.

2 – Pièces Justificatives.

Insinuations:

La paroisse de Donville est supprimée ; elle n’a plus de curé ; mais en revanche elle figure sur le tableau de communes de l’arrondissement de Lisieux, bien que sa population ne soit pas considérable et qu’elle ne forme qu’une agglomération de maisons avec St Pierre sur Dives ; et sans la rivière qui forme le partage il serait impossible de trouver une limite. Les travaux du chemin de fer d’Argentan isolent complètement l’église qui subsiste encore au milieu de son cimetière où l’on enterre encore.
Suit une description de l’église du 5 novembre 1857.

Cloche de Donville – L’an 1681 Ste Catherine –
Jehan Aubert ma faicte
(cette cloche est l’une des quatre cloches de la tour centrale de l’abbaye de St Pierre sur Dives).

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Donville, Donvilla, Douvilla.

L’église de Donville est moderne ; elle a été reconstruite à peu près en entier au siècle dernier. Le choeur, cependant, paraît plus ancien : il a conservé des contreforts qui le divisent en deux travées, et quoique les fenêtres arrondies et, le revêtement des murs annoncent le XVIIIe siècle, il est probable que l’on a conservé dans la reconstruction une partie des murs anciens. La nef n’a pas de contreforts et doit être entièrement moderne.
Une jolie tour de pierre, en forme de dôme, couronnée d’un lanternon à jour, surmonte l’extrémité occidentale de
la nef.
On sait que ce type de tours a été souvent reproduit au XVIIIe siècle, dans les cantons du Calvados où la pierre de
taille existe.
L’inscription de la cloche est ainsi conçue ; elle provient de la sonnerie de l’abbaye de St-Pierre :
L’AN 1681—Ste-CATHERINE.
JEAN AUBERT MA FAICTE.

Donville faisait partie du diocèse de Séez, de l’élection de Falaise, de la sergenterie de Jumel. On y comptait 51 feux.
Les registres de Donville remontent à l’année 1580.
M. Pépin en a fait le dépouillement.
Depuis quelque temps, Donville, qui était en quelque sorte un faubourg de St-Pierre et n’en était séparé que par
la Dive, a été réuni à cette commune.
La gare de la station de St-Pierre est située près de l’église de Donville.

3 – Archives ShL.

Election de Falaise, sergenterie de Jumel
51 feux
Maintenant de l’arrondissement de Lisieux, canton de St Pierre.