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ARCHIVES DE LA BARONNIE D’ORBEC


ARCHIVES DE LA BARONNIE D’ORBEC

Ha – ARCHIVES DE LA BARONNIE D’ORBEC

– 17 décembre 1352
Fieffe de deux pièces de terre par 10 œufs et 1 chapon de rente, faite à Jehan LEGENDRE par noble homme …..de BIENFAITE

p.27- 29 juillet 1648
contestation de terrain de diverses pièces de terre entre Messire HENRY de CHAULMONT chevalier et baron de LECQUES, BENFAITE, LA CHAPELLE-YVON et TORDOUET et Monsieur Maistre François de MOGES seigneur de Préaux et du Besneray

p.28- 22 juin 1650
requête présentée à la cour des comptes par Marin LECARPENTIER

p.29 – 31 janvier 1661
mandement à comparaître en la Cour du Parlement de ROUEN
à la requête de Henry de CHAUMONT à cause de noble Dame Louise de BANQUETOT baron d’Orbec et de Bienfaite prétendant avoir droit de nommer et présenter à la cure et bénéfice de SAINT-MARTIN-DE-BIENFAITE Messire Thomas
BOISSEL sous prétexte d’une résignation que lui avait faite Messire Fulbert PATHOUIN

p.36 – 28 novembre 1720
aveu rendu à Haut et puissant Seigneur Messire Jacques
Antoine de CHAUMONT par Jean DOUBLET chevalier d’un manoir, maison et jardin situés en la Franche Bourgeoisie d’Orbec.

p.37 – 10 août 1722
aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT d’un manoir, cour et maison situés en la Franche Baronnie d’Orbec par Messire Alexis de ROZEY à cause de noble dame Louise MORIN-DUBOSC, son épouse

p.38 – 20 mai 1723
aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Pierre CHRESTIEN au droit de noble dame Elisabeth de MAILLOC veuve du Sieur de la THILLAYE et de Françoise de MAILLOC épouse du Sieur de BONNEVAL d’une pièce de terre en pré, nommé le Pré Saint-Michel.

p.39 – 26 septembre 1732
aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Pierre François de FOUCQUES seigneur de la PILETTE d’une maison sise à la Baronnie d’Orbec

p.40 – 4 février 1734
aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Georges LE PORTIER écuyer et sieur de SAINT-OUEN des droits d’acquêts de Pierre LE PORTIER.

p.41 – 5 février 1734
baillage entre Jacques Anthoine de CHAUMONT et Jay Charles CHEMIN pour les pères capucins d’un jardin avec 2 corps de logis moyennant rentes seigneuriales et foncières de 12 sols payables au terme de Sant-Rémy

p.42 – 12 février 1734
aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Yves PUEL à droits d’acquets de Louis LE PORTIER sieur de la BUTTE d’une maison sise en la Franche Baronnie d’Orbec.

p.43 – 9 juin 1734
Aveu baillé à Haut et puissant Jacques Anthoine de CHAUMONT par Charles Jean de CLOPPEE curé de CERNAY à droit de succession de feu Messire Robert Jean de CLOPPEE, son père.

p.44 – 26 novembre 1735
Aveu baillé à Jacques Anthoine de CHAUMONT d’un corps de logis avec petit jardin sise en la Baronnie d’Orbec par Messire Gille Joseph de MALLEVOINE chevalier pour sa fille Damoiselle Madeleine Jeanne de MALLEVOINE.

p.45 – 14 juillet 1735
Aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Rémy RIQUER d’un manoir, cour, maison et jardin situés en la Bourgeoisie d’Orbec.

p.46 – 29 novembre 1735
Aveu baillé à Jacques Anthoine de CHAUMONT par Louis DESHAYS sieur de la RADIERE d’une maison cour et jardin situés en la Baronnie d’Orbec

p.47 – 26 janvier 1736
Aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT de diverses pièces de terre par Messire Yves DESHAYES chevalier

p.48 – 15 février 1737
Déclaration de baillage à Noble Dame Anonyme du FAY veuve et héritière de feu Jacques Anthoine de CHAUMONT de bouts et cotés d’un manoir jardin et prés situés en Franche Bourgeoisie d’Orbec par Messire Charles François de FOUCQUES seigneur de la PILETTE

p.51 – 27 octobre 1754
Constitution par haut et puissant seigneur Jacques Guy Henry de CHAUMONT et Antoine Anne François de CHAUMONT-GUITRY au profit et bénéfice des nobles enfants de feu Messire Gabriel LE MICHEL seigneur de la CHAPELLE représentés par Noble Dame Marie-Louise de CHAULIEU leur mère et tutrice demeurant en la paroisse de COURSON de la somme de 1000L de rentes au denier 20 représentant 2.000 L de capital

p.52 – 1e avril 1649
Vente d’un porche depuis le postz (?) de la maison de Nicolas JUMEL par noble seigneur Messire Henri de CHAUMONT à cause de la dame son épouse

p.53 – 13 novembre 1742
Renseignements sur les héritiers de Jacques Antoine de CHAUMONT

p.54 -Tutelle de Marie Victoire de MARGEOT veuve de seigneur Jacques Guy Georges Henry de CHAUMONT pour nobles enfants mineurs : Victor Jacques Guy Georges Henry Charles Victor Jacques Guy Georges Charles François

p.55 – 1399, 24 novembre

Vente par Claude Maurey, d’Orbec, à Jehan du Couldrey, de Prestreville, d’une place vide à Orbec

p.56 – 7 mai 1734
Aveu rendu à Haut et puissant seigneur Jacques Anthoine de CHAUMONT par Messire Eustache LE SUEUR-DESORGERYES époux de Marie ASSELIN veuve de feu Pierre LE BUGLE tutrice de ses enfants mineurs, d’une maison avec jardin à porez

p.57 _ 26 mars 1734
Aveu rendu à Jacques Anthoine de CHAUMONT par acquêts du sieur de SIGLAS d’une maison située en la Franche Baronnie d’Orbec bornée par Charles François Dominique LE NORMAND écuyer sieur de BRETTEVILLE

p.58 – 8 avril 1737
Aveu rendu aux nobles ayant-droits de feu Messire Jacques Anthoine de CHAUMONT par Messire Georges LE PORTIER représentant par acquêts l’hôpital d’Orbec

p.59 – 30 décembre 1738
aveu en forme d’acte notarié rendu à Madame Anonyme du FAY veuve de Jacques Anthoine de CHAUMONT tutrice de leurs enfants mineurs de deux pièces de prez nommées le prey d’Angleterre, bornées par la rivière la Morte-Eau ,le Sieur de BLANCBUISSON et le pavé d’Orbec, par Adrien LE BARBEY escuyer

p.60 – 5 janvier 1739
Déclaration de baillage d’une pièce de terre contenant demie vergée située dans la Baronnie d’Orbec par Jean ESMONT escuyer sieur de la ROSIERE, aux nobles enfants mineurs de Jacques Anthoine de CHAUMONT (bornage)

p.61 – 3 septembre 1739
Aveu rendu aux nobles enfants de Jacques Anthoine de CHAUMONT par Luc HELIX escuyer seigneur d’HACQUEVILLE et du LAUNAY, d’une pièce de terre contenant demie vergée à charge de 3 livres-tournois de rente au terme de Saint-Rémy

p.62 – 22 avril 1745
Aveu rendu aux nobles enfants de Jacques Anthoine de CHAUMONT, par Jean-Baptiste François ESMONT escuyer d’un pré nommé le Pré de l’Enquesteur (bornage)

p.63 – 25 juin 1771
aveu rendu d’une pièce de terre en cour et plants situés rue du Casble à Orbec bornée par le chemin d’ Orbec à Bernay, le fief du Plessis, les fossés du vieux château, les bruyères de Cantelou ayant appartenu au sieur des ETEUX, tenue de seigneur Jacques Guy Georges Henry de CHAUMONT

p.64 – 1454
Aveu rendu par Brenche, fille et héritière défunt Estienne Le Petit, à Johan d’Orbec, pour sa seigneurie de Bienfaite, plusieurs pièces de terre – Le Puchot, La Fontaine au Puchot – fennage – La Morte Yaue –

p.65 – 14 septembre 1647
9 février 1661
Divers actes aliénant à certains particuliers les porches de devant leur maison pour en faire des boutiques ou autres aménagements à charge de certaines redevances féodales. (faits par Messire Henry de CHAUMONT)

Hb – ARCHIVES DE LA BARONNIE D’ORBEC

vendues aux brocanteurs pour être détruites, compulsées du 8 au 18 février 1858

Baronnie de FUMICHON – Dès 1650 en possession de Messire Louis de RABODANGE , chevalier marquis de CREVECOEUR , baron de FUMICHON (énumération de ses différents titres et description de ses armes)

p.1 – 22 décembre 1403
lettre de nomination donnée par le vicaire général le Révérend Père en J-C Monseigneur G. évêque de LISIEUX à Guillaume du BUISSON pour la cure de TORDOUET sur présentation de noble dame Isabelle CARBONNEL

p.2 – juin 1407
lettre de nomination donnée par Monseigneur G. évêque de LISIEUX à Maistre Guillaume LE CESNE pour le curé de SAINT-CYR-DU-RONCERAY, sur présentation de noble dame Isabeau CARBONNEL veuve de Henry du BUISSON

p.3 – 26 juillet 1434
lettre de nomination donnée par Monseigneur l’évêque de LISIEUX à Robert du BUISSON (Roberto de Dumo) pour l’église de SANT-MICHEL-DE-TORDOUET sur présentation de noble homme Henry du BUISSON

p;4 -16 juillet 1440
lettre de nomination par Monseigneur P. évêque de LISIEUX à Maistre Jehan LEGRIS pour la cure de SAINT-CYR-DU-RONCERAY, sur présentation du notre Seigneur Roy de France et d’Angleterre à cause de la garde noble des enfants du défunt Henry du BUISSON

p.5 -14 juillet 1454
lettre de nomination donnée Thomas évêque de LISIEUX à Jehan du FAUC (?) pour l’église de SAINT-MICHEL-DE-TORDOUET, sur présentation du noble homme Edouard de SAINT-OUEN.

p.6 – 14 juin 1484
attestation donnée par les gens des comptes du Roy que Régné de SAINT-OUEN escuyer a fait foy et hommage du fief de SAINT-MICHEL-DE-TORDOUET. Le dit escuyer peut donc jouir et user de sa propriété.

p.7 – 12 janvier 1484
transaction sur un procès entre Odon et Régné de SAINT-OUEN et le seigneur Pierre de MAILLOC escuyer pour un droit de pêche dans la rivière de Tordouet et un droit de chasses à cor et à cri dans les boys de Tordouet

p.8 – 24 février 1496
lettre de nomination donnée par le vicaire général de Monseigneur ETIENNE évêque de LISIEUX à Guillaume de SAINT-PIERRE pour la cure de SAINT -CYR-DU-RONCHERAY sur présentation de Renaud de SAINT-OUEN.

p.9- 15 novembre 1497
fieffe faite par Régné de SAINT-OUEN pour des immeubles acquis par lui

p.10- 25 mars 1522
arrêt rendu concernant les Eaux et Forêts de la Vicomté d’Orbec, droits appartenant au seigneur et baron d’ORBEC dans un bois de fustaye de ceste verderie d’ORBEC

p.11 – janvier 1532
envoi en possession du fief de TORDOUET à Jehanne du BUISSON

p.12 – 22 décembre 1540
reçu de Monseigneur LOYS d’ORBEC la somme de 30 livres tournois par les mains de Messire Yldevert de DRIEUX pour reliefz et 2 aides , l’une à cause de la chevalerie de Très Haut et Redouté Prince Monseigneur le Dauphin , l’autre pour le regard de mariage de la Très Haute Très Redoutée et Puissante Princesse feue Madame Magdelayne fille de France, Reine d’Ecosse

p.13 – 2 avril 1547
Noble homme Olivier de SAINT-OUEN ayant procès en gorge pleige (?) avec noble et puissant seigneur Loys d’ORBEC, chevalier baron

p. 14 -21 septembre 1570
acte passé par Charles du ROZEY, procureur et récepteur du Baron d’Orbec par lequel il donne quittance à Maistre Jacques du TERTRE écuyer et vicomte d’ORBEC et de LA MORANDIERE, de la somme de 30 sols pour les trois dernières années de 10 sols de rente seigneuriale qu’il était tenu de faire à cause de sa maison d’Orbec.

p.15 – 17 octobre 1580
déclaration baillée à noble dame Catheryne de LHOSPITAL, veuve de feu Messire Jehan d’ORBEC par Thomas et Nicolas DIETZ-VISTROUIL ,frères bourgeois d’Orbec de 2 pièces de terre.

p.16 – 6 juillet 1581
aveu rendu par Jullian PYGNERAY de 7 pièces de terre en herbe tenues de la seigneurerie de la CHAPELLE-YVON de noble homme Jacques DESHAYS sieur de GASSART

p.17 – décembre 1606
aveu rendu à Loys d’ORBEC, chevalier, par Tassin du BUSC de deux corps de logis avec les jardins à ce appartenant par acquisition de noble homme Anthoine PAREY sieur de COMBRAY de LA MONTELLERYE et des CRESPINS

p.18 – 18 octobre 1612
Déclaration de bouts et costés d’une pièce de terre en jardin à porez sise au lieu et bourgeoisie d’Orbec , bornée d’un côté par Jehan DESHAIES sieur de LA BARBERIE , escuyer, baillée à noble dame Ester d’ORBEC , veuve de feu Messire Jehan de BOUCQUETOT, héritière en partie de feu Messire Loys d’ORBEC

p.19 – 2 mars 1613
Déclaration baillée par Adrien de LAMPERIERE à noble dame Ester d’ORBEC d’un manoir appelé « La Croix-du-Lionnet » consistant en plusieurs maisons borné d’un côté des hoirs de Nicollas LE HURE escuyer sieur du BOSCDROUET et d’un bout de la Grande Rivière.

p.20 – 12 juillet 1617
jugement d’adjudication des immeubles décrétée sur sieur Jehan DENDELET, assis et situés en la paroisse du RONCEREY, à la requête de Jehan de QUERVILLE lequel s’est rendu adjudicataire des biens décrétés conjointement avec Jacques de LA ROCHE, escuyer sieur de LAPLESSE, en qualité de procureur de la dame du Mesnil-Guillaume

p.21- 24 février 1625
quittance des arrérages échus et renonciation pour l’avenir faite par Jacques DHOMMEY prêtre prébendé en l’Eglise cathédrale de LISIEUX en faveur de Monsieur Phillebert PATHOUIN , prêtre curé du bénéfice et église paroisse de BIENFAITE, de la pension de 150 livres tournois par an créée en cour de Rome.

p.22 – 3 juillet 1627
aveu de diverses pièces de terre situées à BIENFAITE rendu par Messire Guillaume PERIER prêtre curé de SAINT-AUBIN-SUR-ANEQUINVILLE a Messire GEDEON sire de MAGNEVILLE à cause de Haute et Puissante Dame Ester d’ORBEC reçu par Jacques DANDEL sieur de SAINT-ESTIENNE receveur de la baronnie

p.23 – 4 juin 1628
vente par David QUERUEL à Damoiselles Guionne, Louise et Jehanne dites de BOUCQUETOT sœurs , dames du BROEUIL d’une pièce de terre nommée « La Fontaine-Jourdaine » sise en la paroisse de BIENFAITE

p.24 – 12 juin 1630
déclaration des boutz et côstez d’une pièce de terre et manoir, cour, plant, jardin et porez baillée par Pierre DESHAIS escuyer représentant Jehan LE MICHEL à haut et puissant seigneur Messire GEDEON sieur de MAIGNEVILLE chevalier seigneur-baron de LA-HAIE-du-PUITS

p.25 – 3 JUILLET 1632
déclaration des boutz et costez d’un manoir sis en lieu et bourgeoisie d’ORBEC borné d’un côté par Jacques DANDEL sieur de SAINT-ETIENNE, baillé à
Messire GEDEON, sieur de MAGNEVILLE , chevalier , à cause de puissante dame Ester d’ORBEC son épouse.

FSHAN 2018 Programme

53ème congrès des
Sociétés historiques et archéologiques
de Normandie

Alençon
Halle aux toiles, du 17 au 20 octobre 2018.

De la fourche à la fourchette,
pour une histoire normande de l’alimentation.

PROGRAMME

 Mercredi 17 octobre

13 h 15 : Accueil des congressistes.

14 h 00 Discours de bienvenue :
– M. Christophe de BALORRE, président du conseil départemental de l’Orne, – M. Emmanuel DARCISSAC, maire d’Alençon, – Mme Odile LECONTE, présidente de la SHAO, – M. François NEVEUX, président de la FSHAN.

14 h 15 Conférence inaugurale : Que mangeait-on au Moyen Âge ? Comment bien répondre à une mauvaise question par Alban GAUTIER, professeur à l’université de Caen
Quelques boissons des Normands

15 h 00 Guy LECLERC, Société historique et archéologique de l’Orne, La consommation de vin dans l’Antiquité chez les Esuviens. 15 h 20 Jean-Claude VIEL, Cercle d’Études vernonnais, Que buvait-on dans les châteaux du comte d’Évreux vers 1370 ? 15 h 40 Benoît NOËL, Société historique de Lisieux, Du « Coup du milieu » au « Trou normand moléculaire ».

16 h 00 Discussion. 16 h 15 Pause.

17 h 00 Départ pour la visite du quartier de la mairie et de l’hôtel de ville.

18 h 30 Réception à l’hôtel de ville d’Alençon.

 Jeudi 18 octobre

Consommation et représentation sociale

09 h 00 Dominique CLIQUET, Service régional de l’Archéologie de Normandie, « Qu’y a-t-il au menu Monsieur Néandertal ? » La nourriture carnée des Néandertaliens en Normandie de 250 000 ans à 80 000 ans.

09 h 20 François NEVEUX, Société des antiquaires de Normandie, Que peut-on savoir de l’alimentation des Bayeusains à la fin du Moyen Âge ? 9 h 40 Yannick ROSE, Société historique et archéologique de l’Orne, Henri IV à Alençon, une histoire de dinde !

10 h 00 Discussion 10 h 15 Pause 10 h 45 Bernard BODINIER, Société d’Études diverses de Louviers, Cuisine et cave : des marqueurs sociaux dans la Normandie du XVIIIe siècle. 11 h 05 Marc-Alphonse FORGET, Société d’Histoire et d’Archéologie de la Manche, section de Saint-Lô, Comment se nourrissait-on dans une ferme du Coutançais au début du XXe siècle : l’autoproduction, l’autoconsommation, l’auto transformation, les achats externes.

11 h 25 Nicolas ABRAHAM, Archives départementales de la Manche, « Qu’est-ce qu’on mange ? » : voyage à travers la collection de menus des archives départementales de la Manche.

11 h 45 Discussion.

12 h Fin de séance.

14 h 00 Rémi PÉZERIL, Les Amis du Donjon, Les parlers normands liés à la nourriture.

La restauration collective

14 h 20 Jean BABOUX, Cercle d’Études vernonnais, La nourriture des « escoliers » du collège Saint-Lazare de Vernon au XVIIIe siècle.

14 h 40 Franck BEAUVALET, Société libre d’Agriculture, Sciences, Arts, Belles Lettres de l’Eure, Quand la table s’invite à la communale : la restauration scolaire dans l’Eure sous la IIIe République. 15 h Chantal CARPENTIER, Cercle d’Action et d’Études normandes, L’œuvre des cantines scolaires du Havre.

15 h 20 Discussion. 15 h 40 Pause

16 h 30 Visite de l’exposition des collections de la SHAO aux Archives départementales de l’Orne, sous la conduite de M. Jean-Pascal FOUCHER, directeur des Archives départementales.

18 h 00 Réception au conseil départemental.

20 h 00 Dîner du congrès.

 Vendredi 19 octobre

La transformation des produits alimentaires

09 h 20 Manuel MARTIN, Archives de Fécamp, L’évolution de la production alimentaire en lien avec la grande pêche. 9 h 40 Thierry VINCENT, Centre Havrais de Recherche historique, Du vivier au marchand de poissons : les casiers de pêche, une tradition normande ?

10 h 00 Henry DECAËNS, Les Amis du Mont Saint-Michel, La vérité sur l’omelette de la Mère Poulard.

10 h 20 Discussion.

10 h 35 Pause.

11 h 05 Yves ROTH, Société historique et archéologique de l’Orne, Le monastère de Soligny-la-Trappe du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle, agriculture et nourriture.

11 h 25 Jean BOURIENNE, Centre Havrais de Recherche Historique, Montivilliers, hier, aujourd’hui, demain, Le chaudron des moniales : la confiturerie des Carmélites du Havre.

11 h 45 Discussion.

12 h Fin de séance.

L’alimentation en temps de crise

14 h 00 Alain BECCHIA, Société de l’Histoire d’Elbeuf, Comment alimenter une population urbaine durant la Révolution ? Le cas d’Elbeuf.

14 h 20 Alain PONCHEL, Société historique et archéologique de l’Orne, L’alimentation à Alençon durant la Grande Guerre.

14 h 40 André GOUDEAU, Cercle d’Études vernonnais, Un service communal pendant la Grande Guerre : la boucherie municipale d’Évreux.

15 h Discussion.

15 h 15 Pause.

15 h 45 Patrick BIRÉE, Société historique et archéologique de l’Orne, Quels grains pour quelles farines ? Entre contraintes et libertés, l’activité des meuneries ornaises pendant la Seconde Guerre mondiale.

16 h 05 Patrick BIRÉE et Thérèse GAILLARD, Société historique et archéologique de l’Orne, Guerre et pain dans l’Orne pendant la Seconde Guerre mondiale, chercher son pain quotidien.

16 h 25 Discussion.

16 h 40 Pause.

17 h 00 Départ pour la seconde visite d’Alençon.

20 h 30 Concert d’orgue à l’église Notre-Dame par François Neveux.

 Samedi 20 octobre

La commercialisation des produits alimentaires

09 h 00 Yannick ROSE, Société historique et archéologique de l’Orne, Boucheries et Halle de la Boucherie à Alençon : évocation autour d’un texte de 1629.

09 h 20 Odile LECONTE, Société historique et archéologique de l’Orne, Les marchés alimentaires d’Alençon aux XIXe et XXe siècles. 9 h 40 Sophie MONTAGNE CHAMBOLLE, Société historique et archéologique de l’Orne, La foire au boudin de Mortagne.

10 h 00 Discussion 10 h 15 Pause

10 h 45 Bernard B0DINIER, Société d’Études diverses de Louviers, La fin des bistrots. 11 h 05 Georges-Robert BOTTIN, Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche, Migrations et implantation des limonadiers, confiseurs et pâtissiers en Normandie au XIXe siècle.

11 h 25 Emmanuel GAUTIER, Société historique de Lisieux, Le Beurre Gautier de Lisieux : succès d’une « start-up » de l’alimentation normande de 1870 à 1982.

11 h 45 Discussion.

12 h Fin de séance

Alimentation et religion

14 h 00 Nicolas TROTIN, Société parisienne d’Histoire et d’Archéologie normandes, Prêcher l’Eucharistie au Beau XVIe siècle. L’exemple du dominicain ébroïcien Guillaume Pépin (†1533). 14

14 h 20 Chantal ADIGARD, Société d’Histoire du Protestantisme en Normandie, « Prenez et mangez […], prenez et buvez […] », en Normandie dans la clandestinité.

14 h 40 Nicolas TROTIN, Société parisienne d’Histoire et d’Archéologie normandes, Ecce Panis angelorum. Exposition et conservation des espèces eucharistiques en Normandie orientale à l’époque moderne.

15 h00 Fabrice PONCET, Association d’Histoire des Sociétés rurales, Les mutations du carême en Basse-Normandie (1801-1965).

15 h 20 Discussion.

15 h 40 Pause.

16 h 00 Conclusions du congrès par François NEVEUX, président de la FSHAN.

16 h 20 Fin du congrès.

Congrès SHAN 2018 Proposition de communication




Proposition de communication
 

De la fourche à la fourchette,
pour une histoire normande de l’alimentation.

À retourner avant le 20 mars 2018 (délai de rigueur) à la secrétaire générale de la Fédération, Chantal CARPENTIER :
fshan@laposte.net

NOM : Prénom :
Adresse :
Téléphone : Courriel :
Société savante ou organisme :
propose de présenter une communication sur le thème suivant :

Les propositions de communication seront examinées au printemps 2018 (pour une réponse en avril-mai) par le comité scientifique du congrès qui retiendra en priorité les travaux les plus innovants par leur problématique ou leurs sources et ceux qui s’inscrivent le mieux dans le thème tel que défini par les orientations de recherches. La durée des communications ne saurait excéder vingt minutes. Les auteurs dont la proposition sera retenue s’engagent à respecter les consignes de présentations et de longueur de texte (25 000 à 30 000 caractères) pour la publication des actes du congrès et à leur réserver la priorité.
RÉSUMÉ (10 à 20 lignes environ) :

**********************

PRINCIPALES SOURCES UTILISÉES :

Congrès SHAN 2018 Orientations de recherches et bibliographie




Orientations de recherches et bibliographie
 


établies par Alain PONCHEL, Patrick BIRÉE et Gérard MILLON
de la Société historique et archéologique de l’Orne (SHAO),
avec le concours de Jean-Pascal FOUCHER, Directeur des Arch. dép. de l’Orne
et de Odile LECONTE, Présidente de la SHAO

Introduction.

L’alimentation est, avec la reproduction, une des deux bases essentielles de la vie. D’après une définition de la Communauté européenne (2002), un aliment est ce qui est susceptible d’être ingéré par l’homme, en excluant le tabac et les médicaments. La matière vivante est produite par la nourriture, au sens large. Mais seules les sociétés humaines ne se contentent pas d’utiliser la nourriture brute, d’être des prédateurs : l’acte vital de se nourrir a abouti à différencier les rôles, à la rencontre, à la fête et, parfois à la naissance d’un art véritable : la gastronomie.

Si les produits alimentaires originaires de l’agriculture dominent l’alimentation des Normands, depuis des siècles, les traditions de la pêche, les produits des élevages et des fermes marines représentent un apport non négligeable dans les usages culinaires des Normands. Rappelons que l’alimentation s’inscrit au-delà de la gastronomie dans le domaine de la gastrosophie : « Ensemble harmonieux de la production, de la préparation et de la consommation des aliments », d’après Herbert M. Shelton.

Il s’agit dans ce colloque de s’interroger sur l’alimentation au sens large – nourriture, pratiques et représentations ‒ en Normandie, donc dans un espace formé d’une grande variété de « pays », où les aliments participent à des mouvements qui se sont accélérés au XIXe siècle, avec l’évolution des comportements des sociétés entrées dans l’ère industrielle. Car les aliments (leur transformation et leur cuisine) ont une histoire. Pourquoi certains ont-ils disparu ? Pourquoi reviennent-ils à la mode ?

L’étude de l’alimentation régionale, produite par des agriculteurs, des jardiniers, des pêcheurs, transformée et transportée dans les cuisines pour terminer son parcours dans une assiette, s’inscrit dans des processus, des filières, des continuités et des ruptures. Elle couvre plusieurs champs de la recherche qui englobent des données de différentes natures (statistiques, historiques, économiques, culturelles, etc.) allant de la production agricole ou maritime aux pratiques gastronomiques. Sans oublier la dimension linguistique, tant il existe des termes et expressions régionaux ou dialectaux pour désigner les productions, les outils, les actes de transformation, les usages, les produits, les rites… liés à l’alimentation.

Ainsi, quand les « Normands » ont-ils commencé à cuire leurs aliments ? Depuis quand peut-on parler de cuisine normande ? À quelle époque les festins sont-ils apparus ? Et l’habitude de repas réguliers ? Quelle était la nourriture quotidienne des ducs d’Alençon au XVe siècle ? Et celle des villageois de Saint-Céneri ou de Tourouvre ? Pourquoi, aux XIVe-XVIe siècles, les élites européennes (et normandes) se sont-elles prises de passion pour le sucre et le sucré ? De quelle époque date la consommation de cidre et de poiré, l’utilisation du beurre et de la crème dans les cuisines locales, l’abus de boissons alcoolisées pour beaucoup, etc. ?

Des moutons de pré salé de la baie du Mont-Saint-Michel aux grands élevages industriels, de l’omelette de la mère Poulard au pommeau du Domfrontais, la nourriture au sens large, produite en Normandie, s’appuie sur des terroirs de qualité qui ont été amendés depuis les révolutions techniques du XVIIIe siècle jusqu’aux productions hors-sol actuelles.

Trois aspects liés à ce thème fédérateur ont été choisis et présentés dans un ordre logique, de la ressource à la consommation du produit fini : la transformation, le système de distribution et de commercialisation, la consommation, ainsi que ses représentations sociales. La production, sujet déjà abordé dans d’autres congrès de la FSHAN, pourra être évoquée ou traitée à l’intérieur des autres thèmes.

Bibliographie générale

Ouvrages généraux sur une ou plusieurs thématiques du congrès
« Les campagnes européennes face à la modernisation (1830-1929) », Histoire et Sociétés rurales, n° 23, 1er semestre 2005, 319 p.
BERNET Jacques, « La terre et les paysans aux XVIIe et XVIIIe siècles, France et Grande-Bretagne, guide d’histoire agraire », Annales Historiques de la Révolution Française, n° 317, 1999, p. 564-565.
BONMARTEL Paul, « La grand-mère herbagère : la vie dans une ferme, 1911-1912 et aujourd’hui », Métiers d’hier et d’aujourd’hui en Normandie, Luneray, Bertout, 2005, 122 p.
BOURDON Jean-Paul, « L’américanisation de nos campagnes : affiches agricoles et histoire rurale : 1870-1950 », Histoire et Sociétés rurales, 28, n° 2, 2007, p. 123-166.
CARRÉ Pierre, Le ventre de la France : historicité et actualité agricoles des régions et départements français, Paris, L’Harmattan, 1997, 427 p.
DERVILLE Alain, « Dîmes, rendements du blé et « révolution agricole » dans le nord de la France au Moyen Âge », Annales ESC, économies, sociétés, civilisations, 1987, vol. 42, n° 6, p. 1411-1432.
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Pour la Normandie
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VIDALENC Jean, « L’agriculture dans les départements normands à la fin du Premier Empire », Annales de Normandie, VII, n° 2, mai, 1957, p. 179-201.

PREMIÈRE PARTIE : LA TRANSFORMATION

Si quelques produits alimentaires entrent directement dans les standards de la nourriture quotidienne, la plupart des produits subissent plusieurs transformations avant d’arriver sur la table. Produits des cultures, des élevages ou de la prédation, ils s’inscrivent dans des processus, des filières anciennes, souvent complexes, mettant en jeu des métiers et des tours de main.
Sans rechercher l’exhaustivité, le colloque peut susciter des recherches sur des processus bien connus comme la conservation des produits de la mer, le passage du blé au pain, sur les produits dérivés de la charcuterie, sur les produits laitiers, etc.
La production d’aliments dessine une géographie spécifique qui va de la ferme à la boutique d’un artisan avant de terminer dans des grandes unités agro-industrielles.
Cette transformation sur les lieux de production a donné lieu à une production à usage familial (crème, beurre, boudin, etc.), ainsi qu’une vente sur le marché local. Inscrites dans des circuits plus vastes, les productions à caractère alimentaire génèrent toute une série de métiers de bouche, à la fois au niveau de l’artisanat et de l’industrie. Des marques célèbres ont fait et font encore la renommée de certaines villes, la biscuiterie par exemple (madeleine Jeannette, biscuit de Lonlay-l’Abbaye, biscuit Saint-Michel, fromages, boudin de Mortagne…).
La transformation des produits agricoles ou marins est à l’origine d’une histoire locale et régionale très riche. Si certains processus de transformation subsistent dans les conditions nouvelles liées à la mécanisation, certaines activités liées à des traditions ont disparu, la pêche à la morue, par exemple. Nonobstant, plusieurs facteurs sociaux et spatiaux interviennent dans cette évolution comme le rôle des consommateurs et des innovateurs.

*Plusieurs pistes pour de futures communications :
– une approche des produits et de leurs filières ;
– les industries agro-alimentaires ; saumure ;
– la transformation des produits sur les lieux de production : petites et grandes fermes (laiteries familiales), les industries locales (biscuiteries, charcuteries, conserveries, meuneries…), aujourd’hui les grandes unités (Isigny, laiteries Besnier…) ;
– la transformation technique des produits laitiers (crème, beurre, fromage), les salines, les boissons issues de la pomme (cidre, calvados, pommeau) et les autres boissons (bière, vin, liqueurs) ; la transformation des céréales (du moulin au pain, biscuiterie) ; la transformation des viandes (de la tuerie du boucher à l’abattoir puis à la boutique) ; la transformation des sucres (sucre, confitures, chocolat) ;
– la transformation s’appuie sur des techniques et des outils spécifiques : pressoir (à pommes, poires, raisins…), barattes, meules, moulins, chaudrons, etc. ;
– nouvelles pratiques et nouvelles conditions dans la transformation des produits : l’importance de l’hygiène, le contrôle par les organismes (laboratoire, biologie), le développement des circuits avec visites guidées (route du lait, route du cidre, visite d’ateliers ostréicoles, visite de la fabrique artisanale d’andouille de Vire…), recours à la publicité…
– des formes récentes de la transformation des produits : le développement des brasseries, les plats cuisinés, les produits surgelés…
– une tendance récente : la recherche de l’appellation d’origine (AOP, AOC, IGP, CCP, AB et autres labels), les produits bio (Terroirs de Normandie)…

Bibliographie
AVENEL Jean-Pierre, « Les industries agro-alimentaires en Haute-Normandie et leurs rapports avec le milieu local et régional », Cahiers de géographie de Rouen, n° 7, 1977, 78 p.
AZÉMA Jean-Pierre Henri, Meules et gastronomie : produits agricoles transformés à la meule de pierre : farines de froment et de châtaigne, huiles de noix et d’olive, moutarde, chocolat, jus de pomme et cidre, Paris, Ibis press, Nature, technique et patrimoine 2010, 243 p.
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DESPORTES François, Le pain au Moyen Âge, Paris, Orban, 231 p.
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LAUBRIE Édouard de, « De la pomme au cidre : le matériel d’une exploitation agricole au musée des Arts et Traditions populaires », La Revue du Louvre et des musées de France, n° 1, 2003, p. 83-86.
THÉRET Marcel, « Le rôle de l’État dans l’amélioration des races bovines au XIXe s. : l’introduction du Durham, les vacheries nationales et les concours d’animaux », dans Bertaux Jean-Jacques et Levesque Jean-Marie, La vache et l’homme, Éditions Maît’Jacques, Caen, Musée de Normandie, 1997, p. 69-80.
THOUVENOT Claude, Le Pain d’autrefois : chroniques alimentaires d’un monde qui s’en va, Paris, A. Leson, Mémoire des hommes,1977,191 p.

DEUXIÈME PARTIE : DE DISTRIBUTION ET DE COMMERCIALISATION

Les produits alimentaires et les nourritures déjà préparées s’inscrivent dans des circuits commerciaux de courte à moyenne distance, lors des marchés, des foires et des comices agricoles. Les marchés, premiers maillons de la distribution des produits liés à l’alimentation, présentent plusieurs intérêts pour un colloque intitulé « de la fourche à la fourchette, pour une histoire normande de l’alimentation ». Le marché, c’est le lieu d’exposition des produits, de l’échange mais aussi de l’appréciation, de la valorisation. Les marchés ruraux – lieux de sociabilité – comme les lavoirs d’autrefois, mettent en contact deux mondes où, en dehors de l’échange financier, toute une information se diffuse sur les productions alimentaires. L’une des fonctions, toujours actuelle, des marchés est de faire découvrir des aliments nouveaux : produits bruts ou préparés. Dans la France ancienne (ici jusqu’au XXe siècle), au marché, les produits ne se mélangent pas : marché aux beurres et œufs, marché à la viande, marché aux fruits et légumes… Ainsi, étaient-ils dans des rues séparées encore en 1930 : les fruits sont dans des carrioles, les œufs et beurres dans des paniers, vendus au banc, les viandes sur les étaux…
Depuis les années 1970, le développement des grandes surfaces modifie profondément les circuits et les pratiques en matière de valorisation de la nourriture. Cependant, on constate la pérennisation des marchés, qui font encore recette avec les détaillants, principaux acteurs de la vie locale, surtout en temps de guerre où l’on sait qu’ils ont plus ou moins rançonné les populations… et l’épicier du village qui vend aussi l’essence et le tabac !
En lien avec la production, on assiste aujourd’hui au développement de nouvelles formes de distribution alliant qualité et proximité. La commercialisation des produits « made in Normandie » connaît depuis plusieurs années un véritable engouement. À côté des boissons traditionnelles ‒ dont les cidres et calvados ‒ la gastronomie normande a mis en avant de nouveaux produits, comme le pommeau. La commercialisation a généré des pratiques spécifiques et une « architecture » dont on retrouve la trace dans de nombreuses villes normandes.

*Plusieurs pistes pour de futures communications :

– les circuits de distribution : l’achat chez le producteur, les grossistes, les groupes d’achats, les coopératives…
– les nouvelles formes : les groupements de producteurs, les AMAP, les marchés du terroir, les vendeurs ambulants (pizzas, etc.) ;
– les enseignes de la distribution des produits alimentaires : les grandes marques ;
– le commerce des produits alimentaires (circuits anciens, circuits nouveaux), les métiers du transport d’aliments (de la carriole du laitier au camion du meunier) ;
– les lieux du commerce : foires (Guibray à Falaise), marchés, octrois, comices…
– les lieux spécifiques du fonctionnement de la distribution et de la commercialisation : les halles, les marchés couverts, les commerces itinérants…
– l’impact de la commercialisation de l’alimentation sur l’architecture : les halles, les boutiques, les étaux, les grandes surfaces…
– la commercialisation nécessite des ustensiles et matériels spécifiques aux denrées alimentaires : ce sont des contenants : en vannerie et en textile (paniers, resses, pouches et sacs…), en bois (tonneaux, cuves…), en métal, en cuivre, en laiton (les fameuses « cannes » à lait normandes), en fer blanc (la boîte de conserve, par exemple), les tamis, passoires, moules (pour le fromage à égoutter) et, surtout, le verre qui donne toute une variété presque infinie de fioles et bouteilles depuis très longtemps (et la Normandie regorge de verreries !), sans oublier la céramique car la terre cuite et le grès sont rois en Normandie : ex. les grès de Ger ou grès du Bessin qui, depuis le Moyen Âge, emportent beurres et crèmes sur le marché parisien – car ils sont imperméables, contrairement à la poterie -, mais servent localement à toutes sortes d’usages pour la conservation des aliments (les œufs dans une saumure pour l’hiver, etc.).

Bibliographie
ARNOUX Mathieu et THEILLER Isabelle, « Les marchés comme lieux et enjeux de pouvoir en Normandie (XIe-XVe siècles) », Les lieux de pouvoir au Moyen Âge en Normandie et sur ses marges, Anne-Marie Flambard-Héricher (dir.), Caen, Publications du CRAHAM (Tables rondes du CRAHAM, 2), 2006, p. 53-70.
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GAUDILLOT Jean Marc, « La foire de Guibray au XVIIIe siècle », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, t. XXVII, 1969, p. 39-54.
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TROISIÈME PARTIE : LA CONSOMMATION ET SA REPRÉSENTATION SOCIALE:

À l’autre bout du processus qui va de la « fourche à la fourchette » se trouvent les consommateurs et les représentations liées à la nourriture. Comment un aliment s’inscrit-il dans des modes de consommation ou encore dans la scénographie liée à différents groupes sociaux (la tuerie du cochon, la fête du battage, le banquet de la pomme, le banquet républicain, etc.) ?
Le colloque, après avoir analysé les modes d’appropriation ou de rejet des produits alimentaires par les consommateurs à travers les époques, pourra aborder les grandes évolutions de la gastronomie en Normandie. Sur quels produits la consommation normande s’appuie-t-elle du Moyen Âge au XXe siècle ? La consommation mobilise des acteurs en amont : ceux qui cuisinent, ceux qui écrivent sur la gastronomie. Pas de cuisine… sans le maître queux et la cuisinière, de Vatel à Mme Toutlemonde qui a des carnets de recettes transmis de mère en fille. Avec la révolution industrielle et urbaine du XIXe siècle, la différenciation entre consommation rurale et urbaine s’accentue par l’ouverture à de nouveaux produits venus d’autres régions et des pays d’outre-mer.
Quelles modifications apparaissent dans les représentations de l’alimentation en Normandie, par exemple dans la peinture, dans la littérature, le folklore, etc. ?
La nostalgie des urbains pour leur passé rural, le besoin de faire revivre le passé des campagnes encouragent des initiatives qui visent à remettre au goût du jour des pratiques anciennes parallèlement aux comices agricoles. Inscrits dans la valorisation du patrimoine rural, des aliments comme le lait (à travers, par exemple, les circuits du lait) ou d’autres produits suscitent publicité et s’inscrivent dans le développement touristique.
Reste un champ d’étude particulier lié à l’absorption de la nourriture et ses excès : l’alcoolisme en est un bon exemple.

*Plusieurs pistes pour de futures communications :
– les lieux de la consommation : le foyer, les auberges et cabarets, les restaurants et fast-foods ;
– le développement de la formation : les cuisiniers, les lycées hôteliers…
– l’alimentation des collectivités (laïques ou religieuses), la restauration collective et son évolution…
– le temps du repas : le repas de fête (fête du hareng à Fécamp, fête de la pomme, fête de la coquille Saint-Jacques), le banquet, repas ordinaire (le boire et le manger)…
– le menu : le menu aristocratique, le menu des moines, le menu des classes populaires, de la bourgeoisie…
– la gastronomie normande : les plats traditionnels, les plats particuliers, les mets gourmands, les recettes célèbres…
– le rôle majeur de la vaisselle : vaisselle de cuisine, vaisselle pour conserver, chauffer, refroidir ; pour servir, pour manger, pour paraître, etc…. Les formes et les matériaux sont infinis, jusqu’à l’assiette en carton et le gobelet en plastique du café au bureau ! Comment l’aliment génère-t-il une vaisselle spécifique ? En fait qui crée une vaisselle ? Le fabricant ou le consommateur ?
– la question des ravitaillements en subsistances : les réquisitions, les pénuries, les disettes ; le ravitaillement en temps de guerre, le pillage des aliments en temps de guerre, les produits de remplacement (ersatz)…
– les sociétés de gourmets : les confréries (les chevaliers du goûte-boudin de Mortagne), les concours gastronomiques…
– les nouvelles formes et les hobbies liés à l’alimentation : les buffets campagnards, les fermes-auberges, les marchés nocturnes, les rallyes gourmands, les randonnées gourmandes, les collectionneurs d’étiquettes de camembert, les ateliers de cuisine de produits du terroir…
– la publicité pour les produits normands : du Salon de l’agriculture aux réclames pour les produits made in Normandie…

Bibliographie.
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