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FERVAQUES



NOTES sur FERVAQUES – 14265.

Michel COTTIN.
Non daté.
Des registres paroissiaux sont à la SHL. VOIR FONDS FERVAQUES 18F.

Ce petit fonds – 48 registres cotés de 18 F 1 à 18 F 48 , en deux cartons – comprend essentiellement les registres des baptêmes, mariages, inhumations et quelques documents sur la gestion des fabriques de ces deux paroisses  (Cheffreville et Fervaques)entre 1796 et 1853 avec malheureusement un certain nombre de lacunes.

aux AD F 990 sq. fonds du FourneT
Dans notre pays d’Auge, pauvre en grands châteaux, celui de Fervaques est sans conteste le plus important qui nous soit parvenu. Non point que les destructions aient été nombreuses, mais la tradition du manoir de bois ayant persisté fort longtemps et les grandes familles ayant souvent choisi d’habiter près de grandes villes comme Rouen, nous possédons plutôt des demeures modestes.

Ce dossier contient :
1 – Le domaine de Fervaques et ses possesseurs.
2 – ANNEXE I : PIECES JUSTIFICATIVES et références historiques
3 – ANNEXE 2 : GENEALOGIE des PROPRIETAIRES de FERVAQUES
4 – BIBLIOGRAPHIE.
5 – Sur Guillaume de Hautemer , dit le Maréchal de FERVAQUES.
6 – NOTES sur FERVAQUES.
7 – PHOTOS FONDS STURLER.
8 – Carnets de Charles Vasseur :

HISTORIQUE

1 – Le domaine de Fervaques et ses possesseurs

Avec Fervaques, nous entrons dans une autre dimension, puisque ce domaine eut, entre autres propriétaires, le maréchal de Fervaques, les de Bullion, les Montmorency-Laval, la marquise de Custine, le comte de Porte puis par alliance les de Montgommery.
Les premiers possesseurs connus de ce domaine paraissent avoir été les de BRUCOURT paraît avoir eu certains liens avec la famille Bertrand de Roncheville dont l’importance grandit en Normandie à l’extrême fin du XIe siècle mais surtout dans les premières décennies du siècle suivant et l’un de ses membres Robert, fut même investi dans la seconde moitié du XIIe siècle de la dignité de maréchal. Elle est alors largement répandue en Normandie, de Pont-Audemer au Cotentin, mais tout particulièrement dans les vallées de la Touques et de la Dives, où se trouve d’ailleurs, sa paroisse éponyme. Son domaine est à la fois morcelé et d’importance. En ce qui concerne la partie nord du Pays d’Auge, ses possessions sont souvent imbriquées dans celles des Brucourt.
Au sud, dans la région qui nous intéresse il possède un domaine que l’on peut sans doute assimiler à ce qui sera au XIVe siècle la branche d’Auquainville de la baronnie de Ferrières. Selon l’aveu [1] rendu par Charlotte des Ursins en 1604 [2], cette branche d’Auquainville s’étendait sur les paroisses d’Auquainville, de Saint-Aubin-sur-Auquainville, de Notre-Dame-de-Courson, de Fervaques, de la Croutte, de Saint-Pierre-de-Courson, de Thonnencourt, le Mesnil-Germain, de Prestreville, de Saint-Jehan-de-Livet, de Bellouet, de Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs.. ». Il s’agit donc d’un grand terroir d’un seul tenant, ce qui nous reporte aux années qui suivirent l’installation de Rollon en Normandie, à cette époque où le duché fut « divisé au cordeau »et où ses compagnons se virent attribuer d’immenses domaines. Nous sommes ici vraisemblablement sans doute dans la partie médiane de celui dont bénéficia Anslech, l’auteur des Montfort, des Bertrand, des d’Harcourt et qui semble-t-il, s’étendait de la Manche à l’Hiémois. Le berceau des Brucourt nous l’avons dit, étant enveloppé dans celui des Bertrand, il y a tout lieu de penser qu’il s’agit d’une branche de cette famille.
A cette époque, où chaque grand seigneur fonde son ou ses abbayes où lui et les siens viendront reposer, les Brucourt, se révèlent être les grands protecteurs de l’abbaye naissante du Val-Richer qui se trouve à peu de distance de leurs fiefs de Formentin et de Rumesnil. Dès la fin du XIIe siècle, l’bbaye du Val-Richer était déjà en possession du patronage de Fervaques, sans doute à la suite d’un  don [3] en reconnaissance duquel ils seront les premiers à être enterrés dans la nouvelle église, et « Alentour, comme l’écrit Hermant, revêtues de l’ancien habit de Cîteaux, reposaient les statues de l’abbé et des religieux qui semblaient, par leur calme attitude garder dans la mort ceux qui avaient affronté les orages de la vie ».
C’est peut-être à la suite d’un mariage que cette baronnie passa dans la main de la maison de Ferrières qui conserva la baronnie jusqu’au XVIIIe siècle où elle fut acquise par le marquis de Bonnelles, alors propriétaire de Fervaques.
Les Brucourt refusant toute allégeance au roi d’Angleterre, celui-ci saisit la baronnie de Ferrière et la remit vers 1436 à Griffith Don, écuyer anglais, capitaine de Lisieux en 1441 et 1442. En 1448, cette terre était encore entre les mains de son fils Robert Don [4]
On ne sait comment la seigneurie de Fervaques vint aux de Hautemer, modeste famille implantée au Mesnil-Tison et à Formentin au début du XVe siècle, mais à partir de cette époque, ils se titrent régulièrement seigneurs du Fournet et de Fervaques; puis ils contractent de belles alliances avec de vieilles et grandes familles de la région, les Bouquetot, les Malet tandis que patiemment, ils agrandissent leur domaine. Au début du XVIe siècle, ils ont transformé le petit fief de Fervaques et la vieille forteresse d’Auquainville autour de laquelle il y a bourg et marché ayant disparu, Fervaques prend sa place et en quelques années va lui ravir son rôle économique autour de ses moulins à blé et à papier, de ses marchés et semble-t-il également de sa justice, prétoire et tabellionnage.

Guillaume IV Hautemer
La position est alors assise et reconnue mais l’illustration viendra avec celui que l’on connaît sous le nom de Maréchal de Fervaques.
C’était un personnage de premier plan mais sa biographie souffre beaucoup des passions les plus diverses qu’il déchaîna en son temps et les auteurs qui se sont penchés sur sa vie ont difficilement pu pénétrer à la fois l’homme de guerre, le courtisan, l’administrateur ou l’homme privé tant chacune de ces facettes offrent de prise à l’adula­tion autant qu’à la plus extrême réserve. Si son courage et sa valeur militaire ne paraissent jamais avoir été mis en doute, les jugements des historiens, con­temporains ou du XIXe siècle, sur sa vie politique sont loin de faire l’unani­mité. Dans le contexte trouble des Guerres de Religion, ses multiples revire­ments et la brutalité de ses interventions, particulièrement contre le clergé, ne manquèrent pas de lui tisser une réputation « diabolique ». L’étude des docu­ments privés qui nous sont parvenus, ses testaments [5], l’inventaire de ses châteaux [6] permettent de retoucher le portrait peu flatteur habituel et de faire ressurgir un homme de son temps, avec ses contradictions, sa puissance et ses faiblesses.
Il commença sa longue carrière militaire sous François Ier , puis servit successivement Henri II, Charles IX, Henri III et Henri IV.
Il fit partie de toutes les expéditions militaires de son temps et prit part également à l’assaut final dirigé contre Gabriel de Montgommery, et il fut d’ailleurs blessé lors de la rencontre [7] . Conscient de la vanité de la défense de son vieil ami, en ce cas comme en plusieurs autres, relevés par exemple dans ses testaments, il fit preuve d’une grande fidélité en tentant de le convaincre de se rendre.
Il avait acquis une grande fortune, tant par les services rendus à la royauté que par ses propres actions qui, parmi d’autres du même genre visaient, en toute impunité, à s’approprier des revenus ecclésiastiques ou à tirer des villes et contrées soumises à son autorité des sommes substantielles.
Ainsi, avait-il saisi les biens de l’évêché de Lisieux. Louis de Neuville présente ainsi cet épisode: « Fervaques n’oubliait jamais le soin de sa fortune; profitant de ce que l’évêque Anne d’Escars de Givry s’était compromis dans le parti de la Ligue, il se mit en jouissance des biens de l’évêché, et même en partie de ceux du chapitre, et se maintint dans cette usurpation par la faveur du roi qui gardait rancune à Givry, élevé contre son gré au cardinalat. Ce fut sous le nom de Nicolas Quentin, abbé de Champagne, ancien aumônier du duc d’Anjou, singulier personnage dont Guillaume de Hautemer avait fait son intendant et son factotum, qu’il s’attribua la possession de ces biens ecclésiastiques; il en faisait usage pour ses menus plaisirs. Il existe un bail à son profit des dîmes de la paroisse de Courson, propriété des chanoines de la cathédrale, à charges pour le preneur de nourrir la meute et de payer les gages des valets de chiens du maréchal de Fervaques. Ce fut en vain que l’on espéra rendre un évêque au diocèse de Lisieux, on y nommant sur la démission du cardinal Givry, le frère d’un de ses gendres, François Rouxel de Médavy: cette considération ne le décida pas à lâcher sa proie: le nouveau prélat resta douze ans sans pouvoir entrer en possession de son siège »  [8] En effet, il continua à en détenir ces biens, et c’est seulement le 17 janvier 1620 que Guillaume du Vair, obtint du roi le principe de leur restitution [9] , restitution qui tarda encore quelques années.
De même s’était-il emparé à la faveur des guerres de la forteresse de Quillebeuf, dont l’importance stratégique et commerciale était considérable puisqu’elle lui permettait de taxer au passage les marchandises remontant la Seine vers Rouen et Paris. Aussi, à chacune de leurs assemblées, les Etats provinciaux réclamaient-ils contre ces exactions, mais sa faveur auprès du roi lui permit d’en garder le contrôle et les revenus jusqu’à sa mort n’acceptant jamais faute d’être récompensé [10] ..
Au travers des propos du président GROULARD [11], nous percevons une très forte personnalité imposant sa volonté et ne souffrant nulle opposition. La charge de lieutenant général du gouvernement de Normandie sous le Dauphin était, elle aussi, une juteuse sinécure dont il tirait, semble-t-il assez régulièrement 6.000 écus. Si l’on ajoute qu’il sut faire un riche mariage avec la comtesse de Laval, on comprend le faste de ce château destiné non seulement à abriter sa vie familiale mais aussi celle d’une nombreuse domesticité, d’une maison militaire et de personnel administratif. Soulignons que ce château n’était pas le seul en sa possession et outre son grand logis de Lisieux, il possédait aussi un manoir à Rouen – où il mourut – et divers autres châteaux dont celui de Mauny en Seine-Maritime [12]
Il mourut à Rouen le 14 novembre 1613 et sa dépouille fut transférée à Lisieux et inhumée dans la chapelliculese de la Vierge où ses restes furent préservées lors de la Révolution, tandis que sa dalle funéraire servait de pierre à laver  à un artisan lexovien.
La rédaction de son inventaire fut l’occasion d’un document du plus haut intérêt grâce auquel nous pouvons approcher un grand nombre de points cachés de sa personnalité. Ainsi de sa bibliothèque qui se trouve dans sa chambre, dans son hôtel de Lisieux, que nous soupçonnons fort d’être l’aile sur la Place Thiers de l’actuel Palais épiscopal. A côté des habituels romans de chevalerie et livres de piété [13] foisonnent les traités militaires, les ouvrages d’histoire ancienne: Tacite, César ou la Vie des Hommes Illustres, de Plutarque, l’Histoire de Marc-Aurèle du Moyen Age: les chroniques de Vilhardouin et de Commynes ou contemporaine, L’Histoire de nostre temps, Les Guerres civiles, L’Histoire d’Henri quatriesme, L’Histoire des Guerres civiles , etc.; les oeuvres des grands philosophes: Platon, la Divine Comédie de Dante, mais aussi des livres de droit ou d’histoire des institutions, Le Théâtre d’Agriculture, les Contes de Boccace, etc.
C’est dire l’éclectisme de ses lectures et sa culture car l’on y trouve des ouvrages en latin, en italien et même un manuscrit en espagnol.

Les grandes étapes de la construction du château

Ce grand logis est l’œuvre de François Gabriel, célèbre architecte argentanais dont l’œuvre en cours d’étude se révèle d’une grande variété [14] . Nous avons la chance de posséder certains des marchés passés sous son nom ou ceux des entrepreneurs et Guillaume de Hautemer, ce qui va nous permettre de mieux suivre l’avancement de l’œuvre.
Dès septembre 1598, les travaux du château sont commencés et François Gabriel maître maçon d’Argentan reconnaît en janvier suivant avoir reçu 666 livres sur ces premiers travaux.
Dix huit mois plus tard, le 18 juin 1600, Anne d’Allègre, la nouvelle épouse du maréchal, passe un nouvel alleu avec François Gabriel. Il s’agit alors de construire un pavillon à l’identique de celui déjà élevé à l’autre extrémité du bâtiment de neuf, « en la mesme forme, essence et haulteur que celui qui est ja parfaict en l’autre bout d’icelluy bastiment neuf, monter quatre tuyaux de chambre de chacun trente piedz de haulteur audit groz pavillon, trois voutes, une soubz lantichambre, l’aultre souzbz la chambre d’icellui pavillon et la troisième à la boullengerie avec trois fours à cuire pain l’un de 18 boessaulx de bled en grand pain mesure d’Orbec, le second de neuf boeddeaulx et le troisième de de deux boesseaulx pour cuire paticerie. Se soubmet aussy vouter trois allez pour aller et venir aux chambres dud. pavillon, haulcer l’antichambre, faire six lucarnes pareilles a celles qui sont ja faites aud. bastiment, monter deux pignons sur le comble dud. pavillon de traize piedz de haulteur pour appueyr lesdites cheminez et separer les chambres qui sont au comble dud. pavillon, faire l’escalier et le voulter en la forme de celuy qui est ja faict en l’aultre pavillonpour la descharge des chambres ». Les travaux doivent être terminés pour le mois d’avril suivant.
Le 20 septembre 1600, un nouvel alleu est passé avec Jacques Leroy qui s’engage à faire toute la plomberie nécessaire, bonne et loialle au chasteau et maison neuve dudit seigneur mareschal aud. lieu de Fervaques qui conssiste enenfenstemens, crestes et espils nécessaires aux grand corps  de logis, pavillons, lucarnes, grandes et petites, les douves, lermiers bordures, goutières et aultres choses nécessaires qui ser advizé par ledit seigneur. Et pour ce faire fournira et querra ledit seigneur, le plomb en table de telle essence et espesseur comme sa besogne le requerra sur le lieu et ledit Leroy tout l’outreplus a ce nécessaire, comme soudure destain, perrézine et charbons et faire par ledit Leroy le toput bien et duement, lesdits enfestemens estannez de blanc et noir.
En novembre de la même année, ce sont Michel Morin, d’Ouilly-le-Vicomte et Robert Desrotours qui viennent parachever l’œuvre, c’est assavoir « les accoustoys mesmes fourmes remplir les grandes croisées de monstants et deux croisillons à chacune et feuillure s et par semblable feront aux croisez de lestaige du dessus les accoustois feuillures et un croisilon, le tout jouxte qu’il est contenu et présenté au dessaing du bastiment de mond. seigneur aud. Fervaques porté par Me François Gabriel conducteur d’icelluy ». De même, terminent-t-ils les cheminées.
Nous n’avons aucun détail sur les étapes suivantes et aucune idée de ce que pouvaient être les bâtiments. Le château est à ce moment au sommet de sa splendeur et sa terminaison correspond peut-être à la venue du roi quoique l’on ait toujours situé sa chambre dans le vieux château.
Le Maréchal mort, la maréchale retirée dans ses salons parisiens, la vie dut cependant continuer au château, mais au XVIIIe siècle l’intérieur fut considérablement modifié. Henri pelliculesERIN a suffisamment détaillé les travaux entrepris par les BULLION en 1743-1744 pour qu’il nous soit inutile d’y revenir. Rappelons qu’ils concernaient le bâtiment principal et consistèrent en la mise au goût du jour des appartements avec le remplacement des cheminées et des boiseries.
Signalons cependant la présence d’un extraordinaire poêle allemand ou hollandais en fonte du début du XVIIe siècle orné d’une longue inscription sur deux lignes.

Après les Bullion, il fut longtemps abandonné et c’est seulement après la Révolution, que Madame de Custine vint y habiter. Ce fut de nouveau une période faste pour le château, tant en raison de la personnalité de sa jolie propriétaire que des invités de marque qui lui rendaient visite au premier rang desquels figure Chateaubriand. Les amours tumultueuses de la marquise et du poète défrayèrent longtemps la chronique et se terminèrent dans cette déliquescence empreinte de tragique si chère aux âmes romantiques.
Si nous ignorons qu’elles aménagements elle y fit, nous savons en revanche que la destruction des bâtiments qui entouraient la cour vers l’est et le nord ainsi que la création du perron à double évolution sont l’oeuvre du marquis de Porte ce qui fait écrire à GUILMETH: « C’est ce marquis, ancien député et ancien maître des requêtes au conseil d’état, qui par ses mutilations et transformations qu’il lui a fait subir sous prétexte de l’enjoliver, a fait du noble château du maréchal de Fervaques un véritable hôtel d’épicier retraité »[15]. Ce jugement péremptoire peut paraître brutal, il n’en est pas moins justifié. Il paraît en effet que le niveau de la cour ait été notablement surélevé ce qui a malencontreusement écrasé le rez-de-chaussée et diminué le volume général de l’œuvre. C’est la raison pour laquelle la façade sur la vallée, dont toute l’élévation a été conservée a tant de grandeur.
La division du domaine, lors de la vente par M. de CUSTINE, fut aussi la cause de l’installation à proximité immédiate du château d’une usine, dans un premier temps destinée à la trituration de bois de teinture [16] .

La famille de Montgommery qui l’occupa ensuite, lui redonna un certain lustre en y rassemblant des collections d’objets et des documents historiques. Après avoir été vendu à la Caisse d’Allocations Familiales de la Seine-Maritime qui le transforma en Aérium, la propriété  fut une nouvelle fois divisée entre la commune de Fervaques et l’Association qui occupe le château avant d’être de nouveau réunie par cette dernière.

DESCRIPTION

L’essentiel de ce qui subsiste des constructions anciennes, en dehors des ajouts du XIXe siècle, est dû aux de Hautemer, et la partie la plus importante, à Guillaume IV de Hautemer.
Au temps de sa splendeur, ce château s’élevait autour d’un cour carrée. Les destructions du XIXe siècle auraient fait disparaître les deux ailes en retour et vers l’église.
Tel qu’il nous est parvenu, le château de Fervaques comprend trois parties distinctes: le « Château Vieux », le « Château Neuf », la porterie et le colombier.

Le Château Vieux
Quoique nous ne possédions aucun document sur sa construction, il est vraisemblable, par sa stylistique, que le Château Vieux a été élevé par Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques, peu de temps après qu’il soit entré en possession de ce domaine, peut être sur des substructions plus anciennes qui apparaissent dans les travaux de restauration en cours. Nous voyons en effet sur le mur gouttereau nord, dans la pièce d’angle, un appareillage où des arases de pierre plates alternent avec des assises de moellon, mode habituel au XIIIe siècle. Dans cette même pièce, l’on remarque sur le mur opposé une très nette reprise dans la maçonnerie, reprise marquée entre autres par le changement de matériau: tandis que les assises basses encadrant le passage sur la salle contiguë à la Salle des gardes »- l’actuelle chapelliculese, sans doute l’ancienne cuisine – sont en oolithe ferrugineuse, les claveaux de l’arc sont en calcaire cénomanien. Au pourtour de cette pièce, un aménagement de rigole converge vers une dalle d’évier au sol encastrée dans une niche coupée au centre par une tablette [17] . laisse à penser que nous nous trouvons dans une ancienne pièce de préparation des repas également à usage de laverie. A cette première étape pourrait également se rattacher le grand arc ogival faisant communiquer cette pièce avec l’actuel corridor.
Actuellement, cette aile se développe sur un plan rectangulaire, comprenant sur l’arrière deux pavillons formant saillie et entre eux un tourelle pentagonale contenant l’escalier. A ces saillies correspondent en façade trois légers décrochements percés d’ouvertures et couronnés de lucarnes à fronton. Les deux lucarnes latérales sont à fenêtres passantes, tandis que le décrochement central dans lequel est percé la porte d’accès comporte une bretèche [18] portée sur quatre consoles moulurées.
Les murs, constitués d’un appareillage de moyen appareil alternant avec cinq arases de brique, reposent sur un solin terminé par une moulure prismatique qui se retourne élégamment.
Bien que cet ensemble paraisse à première vue très  cohérent, il intègre des parties plus anciennes qui apparaissent nettement dans le pavillon Est. A l’extérieur, l’on remarque sur le mur Ouest un grand arc ogival aujourd’hui aveugle mais qui à l’origine ouvrait sur une large salle. Sur le mur Nord d’autre part, on peut voir un appareillage où des arases de pierre plates alternent avec des assises de moellon, mode de construction habituel au XIIIe siècle. Dans cette même pièce, apparaît sur le mur opposé une très nette reprise dans la maçonnerie, reprise marquée entre autres par le changement de matériau: tandis que les assises basses encadrant le passage sur la salle contiguë à la Salle des gardes »- l’actuelle chapelliculese, sans doute l’ancienne cuisine – sont en oolithe ferrugineuse, les claveaux de l’arc sont en calcaire cénomanien. D’autre part, les travaux de restauration en cours ont permis de découvrir au pourtour de cette pièce, un aménagement de rigole convergeant vers une dalle d’évier au sol encastrée dans une niche coupée au centre par une tablette [19]  laisse à penser que nous nous trouvons dans une ancienne pièce de préparation des repas également à usage de laverie. Indéniablement, nous nous trouvons dans une demeure remontant au XIIIe siècle, dont on peut présumer qu’elle était d’importance, sans qu’il nous soit possible d’en fixer la dimension exacte.
L’intérieur de cette aile, malgré ses nombreuses transformations, a conservé des éléments du plus haut intérêt: ses cheminées, son escalier et quelques zones de pavage ancien.
La cheminée de la salle ouest comporte un très vaste manteau décoré de quatre compartiments encadrés de pilastres et supporté par une plate-bande à clés passantes et pendantes de très belle exécution.
Il est vraisemblable, par sa stylistique, que ce Château Vieux ait été élevé, pour l’essentiel, par Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques, peu de temps après qu’il soit entré en possession de ce domaine et on peut encore le voir à l’étage, ce bâtiment dont les structures internes ont été conservées, se prolongeait au moins jusqu’à l’actuel « Château Neuf ».

Le « Château Neuf »
Plan
L’œuvre de François Gabriel se déploie en U autour de la cour, le grand logis occupant le front ouest tandis que deux ailes inachevées forment retour, celle du nord se raccordant imparfaitement sur le Château Vieux. Le programme de l’architecte était semble-t-il de prolonger le parement de pierre et brique à bossage sur la façade de celui-ci comme il paraît l’avoir fait pour la l’amorce de cette aile où les élévations intérieures ont été conservées.
Elévations
Le logis du fond de cour est assis sur un étage de rez-de-chaussée occupé par les locaux de service, cuisines etc. Au centre, un passage vouté en anse de panier traverse l’ensemble le bâtiment et dessert les pièces placées de part et d’autre. Vers le sud, il ouvre sur une vaste salle coupée par une file de puissantes piles rectangulaires implantées au centre délimitant deux nefs voûtées d’un berceau que scandent les pénétrations profondes des lunettes l’éclairant à l’est et à l’ouest.
Vers le Nord, un passage, voûté en berceau distribue les celliers et à l’extrémité débouche sur une vaste cuisine au plafond en anse de panier, décoré de bossages de briques.
A l’extrémité nord, une vaste cheminée du milieu du XVIIIe siècle, en brèche grise, montée sur un socle d’une trentaine de centimètres, a été plaquée sur l’ancien conduit de cheminée.
Dans l’angle nord-est, un passage communique avec les caves  situées sous l’aile en retour.
A l’étage noble, signalons la présence d’un extraordinaire poêle allemand ou hollandais en fonte du début du XVIIe siècle orné d’une longue inscription sur deux lignes.
Il paraît en effet que le niveau de la cour ait été notablement surélevé ce qui a notablement écrasé le rez-de-chaussée et diminué le volume général de l’oeuvre. C’est la raison pour laquelle la façade sur la vallée, qui elle a conservé toute son élévation, a tant de grandeur.

2 – ANNEXE I : PIECES JUSTIFICATIVES et références historiques

1260 , mai – Fervaques
Geoffroy de Bruecort ou de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques, vend et cède, en mai de 1260, au doyen et chapitre de Lisieux, une place et une maison situées à Fervaques, pour le prix de treize livres tournois. Cette charte est revêtue d’un sceau de cire brune.
= LECHAUDE D’ANISY, Abbayes du Calvados dans MSAN,  1834, VIII, n° 57, p. 17; Cité par A. GUILMETH, Bourg de Livarot, pp. 63-64

1320 – Fervaques, etc.
Robert de Brucourt y tient un membre de haubert du seigneur de (sic)
= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 dans H. de Formeville, t. II, p. 388 ( Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1535 – Fervaques
Pierre de Haultemer, curé
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1535 – Fervaques
Michel Cuillier, du mestier de papetier .
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1548 , 3 avril – Fervaques
Sachent tous… Philippe de Pontmollain, escuier, garde des sceaux aux obligations de la vicomté d’Obec. Par devant Robert Prestrot et Jean Lestorey, tabellions en la branche d’Auquainville pour le siège de Lyvarrot Marguerin de Lyée de la parroesse de St. Pierre de Tonnencourt fils naturel de defunct maistre Lenry de L’epee sieur du lieu, vend à noble homme Jean de Haultemer sgr. du Mesnil Tyson, de la parroesse de Clebec (Clarbec) deux pièces de terre en la parroesse de Fervaques la première contenant deux acres nommée les Roseaux bornée d’un costé le defunct Robert Coulomb d’autre côté la seconde pièce et Me Guillaume Varyn et Guillaume Le Prévost, chacun en partie; d’un bout le chemin de Lisieux, d’autre bout la ryvière.
La seconde contenant un acre, nommée le Prey Mouton bornée d’un costé le douet des Londes, d’autre costé la première partie; d’un bout la Rivière de Touques et d’autre bout les hoirs Mahieu Amyot et Messire Guillaume Varyn, chacun en partie…. Tenue de la seigneurie de Fervaques, la première en l’aînesse dont est aîne Guillaume Le Prévost. La seconde n’a sceu dire de quelle seigneure… Moyennant 500 livres…
= AD 14. 74 F 22.

1563 – Fervaques
Jehan de La Reue, curé
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1587 , 11 avril – Tordouet
Par devant Robert Prestot et Etienne Fromyn, tabellions au siège d’Auquainville, Pierre Leprévost, receveur de la paroisse et seigneur de La Croupte, vend et transporte à François Lescurey, de Tordouet, 1 écu 5 sols ts. de rente. Témoins: Claude Cudorge, bourgeois de Fervaques et Bonaventure Vastine, de Courson.
Arch. SHL, Parchemin.

1590 , 18 octobre
Fut présent haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, chevalier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, baron de Sollonge, Villiers, Le Puyrier, le Fournet, le Verger et Fervaques, fait échange avec Jean, Collas et Guillaume dits Cuillier frères, enfants de deffunt Guillaume Cuillyer.
= A.D. 14. 74 F 22.

1590 , 28 octobre
Acquisition par haut et puissant seigneur Guillaume de hautemer,valier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, baron de Sollonge, Villiers, Fervaques, le Fournet, la Crouptes et le Verger, absent, stipullé par Claude de Louvyères, escuier, sieur du Parc, d’une pièce de terre.
= A.D. 14. 74 F 22.

1591 , 27 novembre
Hélye Mouton, de Fervaques, baille par échange à haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, lieutenant général de sa majesté en l’absence de monseigneur de Montpensier aux bailliages de Rouen et d’Evreux, chevalier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, … Sainte Norge, une pièce de terre en pré situéée à Fervaques, contenant une acre et demye assise au village des Londes, et en contre échange une pièce de terre en labour nommée les Vaulx, jouxte … et accorde et permys aud. mouthon faire un fossé le long du costeau de la pièce de terre nommée les Vallées aud. seigneur appartenant pour faire aller le cours du ruisseau depuis le sault de son moulin le long de ladite pièce.
= A.D. 14. 74 F 22.

1592 , 23 avril
… haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, gouverneur de Normandie …
= A.D. 14. 74 F 22.

1596     6 avril 1596     Fervaques
Archives SHL :1F429 : 6 avril 1596 : Jehan Gallopin de Tordouet à l’instance et  ­requête de Jehan Cullier de Fervaques reconnaît qu’il appartient­ à Cullier le droit à l’acquisition d’une pièce de terre à ­Fervaques.

1597-1611 – Fervaques
Procurations diverses du maréchal de Fervaques

1598 , 5 septembre – Fervaques
Sentence du Parlement de Paris en faveur du sieur de Fervaques, contre Guillaume Le Roy, canonnier ordinaire du roi, à propos de certaine cédule
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville

1598 , 20 décembre – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, quitte et décharge noble dame Madeleine Le Picard, dame des Fontaines, d’une somme de mille écus dont elle s’était obligée envers lui.
= Arch. MC. Minute papier – Analyse Et. Deville

1598 – Fervaques
Noble dame Madeleine Le Picard de Radeval, dame des Fontaines, demeurant à Lisieux, agissant comme procuratrice de Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, laquelle tient et clame quitte Me Pierre Davy, avocat, bourgeois de Lisieux, ayant eu la charge de receveur général dud. seigneur, représenté par René Morin, de la somme de 4OO écus d’or, pour marchandises livrées et fourn,ies pour la maison du seigneur de Fervaques. Témoins: Jehan du Bosc, sieur de Hermival, vice-bailli et Pierre Hue, bailli vicomtal de Lisieux.
= Arch. MC. analyse Et. Deville

1599 , 6 janvier – Fervaques
François Gabriel, maître maçon reconnaît avoir reçu la somme de 666 écus 2O sols, pour travaux au château de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1599 , 18 février – Fervaques
Testament de Renée Marçonnet femme du maréchal de Fervaques.
= Arch. MC.  – Analyse Et. Deville

1599 , 11 mars – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, quitte et délaisse à Aignen Le Monnier et Jehan Hardouin, les droits de treizièmes qui lui étaient dus moyennant le paiement de la somme de 333 écus d’or 20 sols.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1600 , 8 juillet – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, baille à Me Pierre Jacquette, prêtre de la paroisse de Fevaques, tout le revenu intégral dud. bénéfice, moyennant 400 livres tournois.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1600 , 24 juillet – Fervaques
Transaction et accord entre Charlotte Duquesnel, veuve de Me Isaac de Bricqueville et Anne d’Allègre, épouse du maréchal de Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

16OO , 12 août – Fervaques
Bail par le chapitre de Lisieux de la dîme des grains de la paroisse de Fervaques
= Arch. MC. Analyse Et. Deville – Dossier chapitre –

1600-1608 – Fervaques-
Procurations de Anne d’Allègre, épouse de Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, données à divers pour ses affaires personnelles.
= Arch. MC. 14 pièces papier – Analyse Et. Deville

1600 , 20 septembre – Fervaques
Travaux de plomberie au château par Jacques Le Roy, plombier d’Argentan
= Arch. MC – Analyse Et. Deville

1601 , 14 juillet – Fervaques
René Roussel, fils de Mathurin, de Fervaques, vend à Jean Roussel, fils Michel, une portion de terre, audit lieu de Fervaques.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1601 , 4 novembre – Fervaques
Jehan de Montch, natif d’Ecosse, percepteur du comte de Laval, reconnaît avoir reçu de noble dame Anne d’Allègre, épouse du maréchal de Fervaques, la somme de 137 écus 8 sols tournois sur ses gages.
Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 4 novembre – Fervaques
Travaux de maçonnerie par Michel Morin d’Ouilly-le-Vicomte, Robert Phillonet, Guillaume des Rotours et Salomon Regnard, tous maîtres maçons.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 5 novembre – Fervaques
Jehan de Longchamp, sieur de Fumichon, et Robert du Mesnil, sieur de Lespiney, prennent pour arbitre d’un procès le maréchal de Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 14 novembre – Fervaques
Charles d’Antours, écuyer, seigneur de Barron, gouverneur de Monseigneur le comte de Laval, reconnaît avoir reçu de haut et puissant seigneur, Messire Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, par les mains de haute et puissante dame Anne d’Allègre, son épouse, la somme de 600 écus sol pour une année d’appointements au service dudit seigneur comte de Laval.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 1er avril – Fervaques
Messire Gabriel du Quesnel, marquis d’Allègre, demeurant à Illiers, s’oblige envers noble seigneur Jehan de Longchamp et de Fumichon gouverneur de Lisieux en la faisance d’une rente de 50 écus d’or moyennant la somme de 500 écus d’or.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 12 avril – Fervaques
Succession de la famille d’Allègre
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 11 septembre – Fervaques
Travaux de couverture par Jacques Duno, couvreur d’Argentan. Couverture du pavillon neuf d’entrée du château.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 28 septembre – Fervaques
Bail à Pierre Quesnet, cordonnier à Fervaques, une pièce de terre nommée les Pastis, sis à Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1603 , 31 décembre – Fervaques
Jean Dufour, de Cany, bailli de Caux, ci-devant tailleur d’habits de M. le Comte de Laval, tient et clame quitte Anne d’Allègre, dame de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1604 , 25 juin
Aveu par Charlotte des Ursins, de la baronnie de Ferrières…
84
« D’icelle ma baronnie il y a un membre dépendant appelé terre et seigneurie d’Auqueinville, scitué et assis en ladicte vicomté d’Orbec, audit bailliage d’Evreux, lequel fief est dépendant et du corps d’icelle baronnie, qui s’estend en la paroisse dudit lieu d’Auquainville, Saint-Aubin-sur-Auquainvil­le, Notre-Dame-de-Courson, Fervaques, le Croutte, Saint-Pierre-de-Courson, Thonnencourt, le Mesnil-Germain, Prestreville, Saint-Jehan-de-Livet, Bellouet, Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs…
« Laquelle ma baronnie consistoit antiennement en quatre chasteaux et maisons fortes, scavoir est ledit lieu de Ferières, Chambrays, Aucquainville et Saint-Aubin-sur-la-Mer, lesquels chasteaux et maisons fortes, en tant que pour lesdits lieux de Ferrières, Aucquainville et saint-Aubin-sur-la-Mer sont à présent ruinés, lesquelles ruines sont provenues des anciennes guerres ainsi qu’il apparoist encores de présent par les ruynes et vestiges encore apparentes sur les lieux et tesmoignages des anciens, ex auditus auditu . Et à cette occasion ne m’est resté que le chasteau et forteresse dudit lieu de Chambrais, encore de présent édiffié, lequel est assis en la paroisse et bourgeoisie de dudit lieu de Chambrais en son integrité, me compete et appartient, auquel lieu et bourg de Chambrais j’ai droict de foires et marchez dont les coutumes me competent et appartiennent. Auquel chasteau de Chambrais j’ai droit de guet et de garde à iceluy sur mes hommes tenants et subjets, selon l’éstat et étendue de les tennemens, comme aussi audit lieu d’Aucquainville, membres dépendants du corps de madicte baronnie, avec droict d’y mettre un capitaine qui a droit p. 85 de prendre par chacun mois sur mes dits hommes et sur chacun d’eux en deffault de faire le guet en personne cinq deniers en temps de guerre, et trois deniers en temps de paix, tout ainsi qu’il est accoustumé aux villes closes frontières de la mer en ce païs et duché de Normandie…
88
« Item, en icelle ma baronnie, j’ai cinq manoirs et mitarys, qui sont de mon doumaine non fieffé, l’une et la première, nommée Marbonne, assis en la paroisse de Grandchamp, en laquellez y a maisons, granges et édiffices, colombier, plant et jardiniges, avec plusieurs terres, et jusqu’au nombre de soixante dix acres ouen viron, compris et compté ledit manoir et jardianige qui consiste en revenu de grains et jardinaiges.
« L’autre est assis en la paroisse de Ferrières, nommée la Simonnyère, auquel comme dessus y a manoir, maisons et ediffices, plant et pasturaiges, herbaiges et terres labourables, jusqu’au nombre de cinquante livres ou environ.
« L’aultre assis en la dicte paroisse, nommée la Coulture sur Ferrières, auquel y a manoir, maisons et ediffices et consiste tant en plant et herbages que terres labourables qui peuvent contenir en tout le nombre de quarante p. 89 acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste seulement en grains, herbaiges et fruictaiges.
« L’aultre manoir est assis en la paroisse du Prieuré du Bosc-Morel, nommé le Coullombier, auquel y a manoir, ediffices, plant, jardinaiges et herbages, avec terres labourables jusqu’au nombre de quatre-vingt acres ou environ, tout compris, dont comme dessus le principal revenu est de grains, fruictaiges et herbaiges.
« L’aultre manoir qui est assis en la paroisse de Chambrais, jouxte mon chasteau dudit lieu, appelé le Montallard, auquel comme dessus y a manoir et ediffices, plain pasturages et terres labourables jusqu’au nombre de cinquante acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste en grains, fruictaiges et herbaiges, au comprins de laquele ferme y a une garenne à connins qui peut contenir six acres ou environ.
« A tous lesquels manoirs j’ai droicture de place de colombier, a present non ediffiez, prierres, corvées de bestes et droict de parc et de prison pour le soulagement de mes sujets, où ils peuvent emprisonner et emparquer toutes bestes treuvez en doumaige….
91
« … Et en ma dite terre et seigneurie d’Aucquainville, qui est un membre deppendant et du corps de ma dicte baronnie, j’ay court et usage, justice et juridiction haulte, basse et moyenne, qui est exercée par mes officiers en ladicte baronnie de Ferrières. Touttefois à présent je n’en use que de basse et de moyenne, par protestation que ce présent ne pourra justifier au rétablissement de ma dicte haulte justice, jouxte mes chartes, titres et scriptures comme devant est dit; j’ai aussi en icelle terre d’Aucquainville, hommes, hommages, doumaines fieffé et non fieffé, rentes en deniers, grains, oeufs, oyseaulx, corvées de bestes et de gens, moullin à bleyd faisant à présent de bleyd farine, rivière, pescherie, place de moullin à draps et acquitz d’iceulx sur toute icelle sieurie. Ausquelz moullins, qui s’extendant à plusieurs paroisses, les habitants desquelles en tant qu’il y en a de reseantz sur ma dite baronnie, sont subjects et baoniers, et tenus venir moudre leurs grains aux dits moullins à bleyd, payer verte moutte sur le champ pour les non reseants, et habiller ou faire habiller leurs p. 92. draps et aultres manufactures de laine, le cas offrant audit moullin à dras, quand il est en estat deub, ou bien payer l’acquit pour ce deub, premier que de faire fouller ny habiller ailleurs sur le danger de la forfecture comme il a esté prédéclaré, avec reliefs et XIIIe .
« Item, au bourg et bourgeoisie du dict lieu d’Aucquainville, j’ay droict de prendre sur chacune masure douze deniers de rente nommée sens, par chacun an, au jour saint André, et est l’usage tel ainsy qu’il est au chef et bourgeoisie de Chambrais, que sy lesdites masures estoient separez et que d’icelles fussent faicts plusieurs lothz, partiages et separations, me seroit deu par chacun des tenantz d’iceulz lothz douze deniers de rente censive par chacune masure ou place assis à la dite bourgeoisie; au contraire, sy les dits lots ou divisions d’icelles masures divisez par partages ou autrement estoient reunys et remis à une ne me seroit deu que douze deniers de rente censive, tout ainsi qu’il est contenu en ladite bourgeoisie de Chambrais.
« M’est aussy deu par lesdits bourgeois d’Aucquainville pour chacune masure, une journée de fennaige à mon prey des Boys, à présent nommey les Hommes, à la semonce l’un de l’aultre lorsqu’il est faulché, pour réduire en foing, sur peyne de l’amende au cas appartenant. Item, sont tenus lesdits bourgeoys pour chacune masure à lever et charger le boys en ma charette pour tout ce que j’aurai à besongnier pour réedifier mon manoir et chasteau du dit lieu d’Aucquainville.
« Item, en la terre de Fervacques, tenue nuement de moy, par un plain fief de haubert, y a certain nombre d’hommes qui a raison de leurs masures assis au dict lieu de Fervacques et Courson, aussy tenus de moy en bourgeoisie, lesquelsz sont tenus de faire le guet la veille de la feste Nostre Dame Chandelleur et garder la foire dudict lieu d’Aucquainville seante audit lieu le dit jour et veille Notre dame par chacun an, depuys le midy veille d’icelle foire jusques a lendemein dicelle feste heure de vespres, et doibvent iceux hommes payer chacun un denier de coustume au dit jour de foire, et a raison de ce sont francs de coustume audit bourg et marché d’Aucquainville de vendre et achepter pour leur usage et d’estaulx, ainsy comme sont les bourgeois d’icelluy Aucquainville.
« Item ay aussy hommes subjects à amener les meulles de mon moullin d’Aucquainville et les aller quérir entre les quatre ports de Normandie et au lieu où il me plaist les achepter et à leurs despens, et dont j’en suis en possession.
« Item sont subjects à aultres faisances qui s’appelliculese baon de trois ans, qui est à entendre que chacun homme doit prendre à mon baon quatre potz de sildre au prix qu’il sera vendu toutefois que vouldray tenir mon dict baon et qu’il sera publié. Et sy chacune masure dont ilz sont tenantz sont subjectz entretenir les excluses de l’eaue, de per de meulles d’icelluy moullin d’Aucquainville, lesquelles subjections sont nommez et appelez per de meulles, et le tout amener et faire à leur dépens au moyen qu’ilz ont leur mouldre à mon dit moullin et demie moulture et à desguerner.
« D’avantaige, j’ai droicture de corvez de bestes trayantes à harnais et regessantes sur icelles masures bourgeoises et sur plusieurs aultres tennements tenus de moy.
« Item, ay terres labourables en plusieurs pièces le nombre de vingt acres ou environ.
« Item, j’ay en ladicte branche et membre d’Aucquainville du haut boys et atillis, comprins les desgatz desdits boys taillis, de présent estant en pasturaiges, le nombre de deux centz dix acres  ou environ, en plusieurs pièces, letout assis en la paroisse du dict lieu d’Aucquainville, et sont iceulx boys hors du tiers et danger du roy nostre sire, parce qu’ilz sont subjectz payer dixme.
« Ausquels boyz boys ay droicture de panaige et arrière panaige, et ausquelz boys les hommes et subjectz du dit lieu d’Aucquainville ont droicture d’empanaiger leurs pourceaulx en payant pour chacun pourceau chacun an deux deniers, excepté les bourgeois qui ne paient que ung denier et ce sur le danger de forfecture, en cas que iceulx hommes et bourgeois seroient deffaillanttz d’empanaiger leurs pourceaulx et qu’ilz fussent trouvez sur la dicte terre, le dict panaige durant, dont la confiscation m’est adjugée par ma justice, ainsi qu’il est ci-devant contenu en l’article du dict panaige de ma dicte forest de Chambrais dépendante du chef de ma dicte baronnie.
« J’ay aussi en icelle terre d’Aucquainville p. 93 , foire au dict jour de veille de Chandelleur et marché par chacune sepmaine au jour de samedy, auxquelz j’ay coustume, travers, droicture de gaulge, poix, marc et ballence, mesures, couraterye à poesson, languiage de pourceaulx, appréciation de vns et brevaiges, et pain vendu en détail, droict de pollice et aultres droictures, préminences et libertez sur mes dictz hommes, comme j’ay en ma dicte baronnie et lieu de Chambrays; le manoir sieurial et plazce et chasteau d’icelle terre d’Aucquainville est de présent en ruine, advenuz par les anciennes guerres, comme dict est, laquelle terre d’Aucquainville a esté de tout temps baillée à ferme, et encores y est de présent….
99
« Tenures nobles en la branche d’Aucquainville »
« Messire Guillaume de haultemer, chevallier des ordres du roi, mareschal de France,
« Tient de moy, par foy et hommaige de ma dicte baronnie de Ferrières, sous l’étendue de ladicte branche et membre d’Aucquainville, le fief, terre et seigneurie de Farvacques, par un plain fief de haubert, qui s’estend en ladicte paroisse de Farvacques, Aucquainville, Saint-Aubin-la-Croulte et aux environs, auquel fief il y a court, usaige, justice, jurisdiction, hommes, hommaiges, relliefs, XIIIemes , aydes coustumières, corvez de bestes, droit de fennaiges, prévosté et toutes aultres droictures, libertez et privillèges à fief de haubert appartenant.
« Auquel fief il y a manoir, maison, moullin à bleyd faisant de bleyd farine, auquel il y a moultes vertes et seiches, avec un moullin à pappier de présent en ruyne et à fondz, rentes et deniers, grains,oeufs, oyseaulz, cire, poyvre, pallettes à jouer à la paulme, et autres espèces de rentes et dignitez comme à plain fief appartiennent.
« Il consiste aussy en doumaine fieffé et non fieffé, en grand nombre d’héritages, tant en terres labourables que non labourables, preys, boys, tant de fustays que taillis, que pasturaiges.
« Du quel fief de Farvacques dépendent plusieurs fiefs et arrières-fiefz, scavoir:
Le fief de Saint-Aubin, tenu par les héritiers et représentants le droict de damoiselle Maguerite Coullomp , héritière (?) de feu Robert Coullomp, en son vyvant écuyer, pour un plain fief.
« Les fiefs de Querville et la Rivière, assis à Prstreville, tenu par un demy fief de haubert, par hector de Querville, escuyer.
« Le fief de Granval, assis en la paroisse du Mesnil-Germain et aux environs, tenu par les représentants le sieur de Goupigny, tenu par un quart de fief.
« Le fief de Thenney, assis en ladicte paroisse, tenu par les représentants Richard Aufrey, tenu par un quart de fief.
« Le fief des Castellets,  assis en la paroisse de Farvacques, Notre-Dame-de-Courson, Cernay et illec environ, tenu par les héritiers Denis de Pomollain par un quart de fief.
« Le fief du Verger, assis en la paroisse de Farvacques, tenuu par les représentants François de Louvières, esquyer, par un huitième de fief, dont les tenantz d’icellui fief me sont tenus faire par chacun an six livres de rentes et faisances et charges dessus dictes.
« A cause et raison duquel fief de Fravacques le dict de haultemer lm’est tenu par luy et ses soubz tenantz en foy et hommaige, garde noble le cas advenant, et en quarante jours de garde en mon château de Chambrais quand le roy nostre syre demnde son ost, avec relliefs, XIIIe , aydes féaux et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et subjections, charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en sa dicte branche d’Auquaincville.
« Item les hoirs Jouachyn Gosselyn, vivant escuyer, tiennent de moy, ung quart de fief nommey le Mesnil-Germain, assis en ladicte paroisse, à cause du quel ilz me sont tenus en foy et houmaige, relliefs, XIIIe, avec dix jours de garde en mon château de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres nobles de ma dicte baronnie, et aussy me font par chacun an unze livres de rentes sieurialle, à cause du dict fief, avec les p. 100. aydes coustumières, charges et subjections devant declarez.
« Item, Gabriel de Neufville tient de madicte baronnie un plain fief de haubert, nommey le fief de Courson, assis en la dicte paroisse et environs, en foy et houmaige, auquel fief y a justice et juridiction, homms, hommaiges, reliefz, XIIIe, rentes en deniers, grains, oyseaulx, relliefz, XIIIe, service de prévosté et aultres dignitez et privillèges à palin fief appartenant, au quel fief, y a doumayne fieffé et non fieffé, manoir, maisons coullombier, terres labourables et non labourables, boys brières et pasturage de grand estendue.
« Item, du dict fief de Courson sont tenus plusieurs fiefz:
« Premièrement le fief de Poys, que tient à présnt le seigneur de Farvacques, mareschal de France, par un quart de fief.
« Le fief de la Cauvinière tenu par les hoirs de feu gabriel des Hays, vuyvant escuyer, par un quart de fief.
« Le fief de Lortyer tenu par françois Cuillyer, escuyer, par un quart de fief.
« Item, le fief des Hayes tenu par Me Jean Baptiste des Hayes, tenu par un sixiesme de fief, assis en la dicte paroisse Notre dame de Courson.
« Item,les représentants le roict des religieux, abbé et couvent du Val Richer y tiennent un quart de fief nommé le fief de Sedouet, assis en la dicte paroisse de Notre Dame de Courson.
« A cause et raison du quel plein fief de Courson, le dict de Neuville m’est tenu, pour lui et ses sous tenantz, en foy et hommaige, garde noble le cas advenant et en quarante jours de garde en mon chasteau de Chambrais, quand le roy nostre sire mande son ost, avecques relliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en ladicte branche et membre d’Aucquainville.
« Item, damoiselle Magdelaine de Bonnechose, veuve de feu David de Bernières, vyvant escuyer, sieur de Percy, tient de moy en ma dicte baronnie, branche et membre du dict Aucquainville, un quart de fief assis au dict lieu d’Aucquainville et aux environs, à cause du quel la dicte de Bonnechose m’est tenue pour elle et ses soubz tenantz en foy et hommaige, en garde noble le cas offrant, et en dix jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement de ma dicte baronnie en la dicte terre d’Aucquainville, avecques relliefs, XIIIe , aydes féaulx et coustumières quand ilz eschient et le cs s’offre, et aultres charges et subjecions, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte branche d’Aucquainville.
« Item, le dict sieur de Farvacques, mareschal de France, tient de moy, comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de la Suhardière, qui fut François Louys, escuyer, à cause de quoi il m’est tenu en foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, Charles de Belleau, escuyer, tient de moy, par foy et hommaige ung demy fief de haubert, nommé le fief de belleauqui fut Richard de Belleau, à court et usaige, assis en la dicte paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel fief il m’est tenu pour luy et ses soubz tenantz, en garde noble, le cas advenant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais quant le roy nostre sire prend son ost ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz p. 101. noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, Gabriel de Liéez, (de Lyée), escuyer, tient de moy, comme dict est, en la dicte branche d’Aucquainville, un demy fief de haubert nommey le fief de Belleau, assis en la dicte paroisse de Courson et m’est tenu faire, pour luy et ses soubz tenantz, foy et hommaige, et en garde noble, le cas offrant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, les héritiers de Adrien Le Boctey, vyvant escuyer, tiennent de moy ung huitiesme de fief de haubert nommey le fief de la Houssaye, assis en la paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel ilz me sont tenus faire foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, les héritiers de feu Charles de Lyée, vyvant escuyer, tiennent de ma dicte baronnie en la branche d’Aucquainville, ung demy fief de haubert, nommey le fief de Thonnencourt, assis en la dicte paroisse de Thonnencourt et du Mesnil-Germain, à cause du quel ilz me sont subjectz en foy et hommaige, droict de garde noble, le cas offrant, avecques vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Je tiens en ma main le fief du Cardonnel, assis en la paroisse du Mesnil-Germain, le quel fief consiste seulement en doumaine fieffé, sans qu’il y ait aucun doumaine non fieffé, duquel fief je suis en procès avec les héritiers du sieur Thonnencourt qui veulent dire le dict fief estre du comprins dudit fief e Thonnencourt, ce que j’ay toujours contredist, comme soutenant qu’il m’appartient.
« Item, le dict sieur mareschal de Farvacques, tient comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de Sedouet, qui fut aux religieux du Val Richer, subject de me faire rentee au terme Sainct Michel seize reez de bleyd et seize reez d’avoynne, avecques touttes les aultres charges et subjections dessus dictes, ainsi que les aultres hommes tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville, comme dict est.
« Les héritiers ou représentantz le droict de la femme du sieur d’Enneval tiennent une portion de fief assis en la paroisse du Mesnil Rury (Mesnil-Oury), à cause de la quelle ilz me sont tenus faire foy et hommaige, reliefz, XIIIe , et aultres deubz et debvoirs sieuriaux quant ilz eschient et le cas s’offre, lesquelles foy et hommaiges le sieur de Cleres m’est tenu apporter; et s’y est subject envers moy icelluy fief en sa portion de l’ayde d’ost quant il plaist au roy nostre syre prendre ses services.
= Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes , t. II, p. 83 sq.

1604 , 2 septembre – Fervaques
Ratification de comptes relatifs au château d’Allègre.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 ,  septembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, baille à Denis Nicolle, bourgeois de Lisieuxx, receveur général de M. le Maréchal de Fervaques, le fief de la Sublardière, à Prêtreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 , 2 octobre – Fervaques
Martin et François, dits Durand, de Fervaques, font deux lots et partage de la succession de feu François Durand, leur père.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 , 28 décembre – Fervaques
Elisabeth Delois, femme de Fleury de Saint Michel, écuyer, demeurant à Prêtreville, prend pour trois ans à Anne d’Allègre, dame de Fervaques, le nombre de 30 bêtes à laine et s’engage à les soigner pendant ce temps et à en partager le profit.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1605 , 10 mai – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, reconnaît avoir reçu de Imbert Le Paincteur, son receveur au comté de Harcourt, la somme de 8.9OO livres.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1605 , 10 septembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques et Imbert Le Paincteur, son receveur au comté d’Harcourt à propos d’une obligation.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 23 octobre – Fervaques
Guillaume de Hautemer, , maréchal de Fervaques, reconnaît avoir reçu de Pierre de Mannoury à l’acquit et décharge de Girard de Mannoury, la somme de 816 livres tournois à valoir sur ce que ledit Girard devait au maréchal.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 10 novembre – Fervaques
Guillaume de Hautemer,, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir reçu à l’acquit et décharge de Girard de Mannoury, la somme de 45O livres tournois.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 10 Novembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, voulant récompenser de ses services Claude Ozenne lui donne la somme de 1000 écus.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1607 , 18 janvier  – Fervaques
Thomas Vallée, du métier de la mer, natif de Cheffreville, demeurant au Havre, vend à haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, représenté par Anne d’Allègre, son épouse, quatre pièces de terre à Cheffreville, moyennant 50 livres tournois. Passé à Lisieux, en l’Hôtel dud. seigneur en présence de noble seigneur Jehan du Bosc, sieur d’Hermival, et Me Hue, docteur ès droits, bailli vicomtal de Lisieux.
= Arch. SHL. 9 FA. Dossier Cheffreville. Analyse Et. Deville

1607 , 10 avril – Fervaques
Guillaume Huchon, brodeur, demeurant à Lisieux, s’engage envers Anne d’Allègre, dame de Fervaques à lui faire le nombre de matelas qu’elle désirera.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1607 , 2 décembre – Fervaques
Pierre Monstier, sieur de la Cousture, remet à Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, le droit de l’acquisition faite de biens à Cheffreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1608 , 11 mai – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques continue et prolonge à André Mahieu, bourgeois, demeurant à Bernay, le bail des greffes de Montreuil et Bernay.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1608 , 24 juillet – Fervaques
Jehan du Bosc, écuyer, sieur de Hermival, à l’instance de haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir été payé par led. seigneur de la somme de 2.OOO livres tournois à l’acquisition par lui faite à Etienne de Neufville, sieur de Folleval et Anne Le Carton, son épouse, de deux pièces de terre à Prêtreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1609 , 12 février – Fervaques
Bail de la terre de Chastillon.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1609 , 25 novembre – Fervaques
Du. mercredy vingt cinqe lour de novembre 1609,
Fut présent  en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Mauny, seigneur de Fervaques, et mareschal de France, gouverneur et Lieutenant pour le Roy en ses païs et duché de Normandie, à présent estant en ceste ville de Lisieux gisant en son lit mallade saind d’entendement, sachant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure pour n’en estre prévenu advant que de faire ce ui est du debvoir dun vray chrestien, ordonne et déclare que pour sa dernière vollonté qu’il désire  et entend estre effectué ce qui ensuit. Premièrement il recommande son âme à Dieu, le créateur, luy priant et requérant par la mort et passion de Jésus Christ et par l’intercession de la très glorieuse Vierge Marie, la voulloir collocquer en son paradis avec ses bienheureux, et son décedz advenant veut et entend son corps estre inhummé honorablement à l’assistance de ses amys au plus qu’il sera et pourra trouver, en l’église cathédralle de Lisieux, Et de ses biens il en donne et délaisse aux pauvres de ceste ville de Lisieux la somme de deux mille quatre centz livres tournois pour estre emploiez en l’augmentation du bureau des pauvres de cested. ville A Madame la Mareschale sa compagne et espouze pour ses grands debvoyrs d’amittié luy a aussi donné  et délaisse de ses biens aultant et comme il peut faire par les coustumes, Item à la damoiselle de Médavy sa présente fille pour aider à la pourvoir à mariage la somme de douze mil livres tournois en attendant le mariage led. seigneur prie lad. dame son espouse la tenir et garder près d’elle. A Françoise, fille naturelle dudit seigneur, la somme de mille livres tournois. Au sieur Dramard, son secrétaire en considération de sa fidellité et des grands et très agréables services qu’il lui a renduz, la somme de trois mil livres tournois luy recommandant de servir fidellement et assister lad. dame sa femme. A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que sond. père a rendus aud. seigneur la soe. de mil livres tournois pour ayder à la pourvoyr en mariage. A chacun de ses gentilhommes et serviteurs domesticques, deulx années de leurs gaiges et appoinctementz Et a iceulx n’aiant point d’appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimation. de lad. damees  Aux damoiselles Desbois, De La Reue et de La Vallée chacune la somme de trois centz livres. Aux veuve et enffans de deffunt Jean Davy, mercier, la somme de trois centz livres tournois. Et pour l’exécution et accomplissement de tout le contenu aud. testament, ledit seigneur a nommé et elleu pour exécuteur la personne de lad. dame son espouze, la priant requérant en tant que faire se peut de vouloir bien prendre la charge promettant led. seigneur son testament tenirn parfaire et à quoy pour ce à tenir et garantir en a obligé et oblige tous ses biens et héritages présens et advenir.
Passé avant midy en l’hostel dudit seigneur, aud. Lisieux. Plus ledit seigneur donne en l’église cathédralle pour fonder ung obit la somme de six mille livres tournois, aux frères prescheurs des Jacobins de cested. ville pour participper aux prières suffrages et oraisons qui seront faitz, dictz et cellebrez en leur eglise la somme de trois centz livres tournois, pour estre lad. somme emploiée à la repparation d’icelle. Aux sieurs de La Regnauldière, Delafontaine, Delareue et Racine, ses médecins chacun la somme de cent cinquante livres tournois, oultre le sallaire de leurs vaccacions. A monsieur de La Ronce la somme de trois centz livres tournois. A Me Robert Guérard, son chirurgien, la somme de troys centz livres tournois, aussy oultre ses vaccacions.
Présens nobles personnes Me Claude Parizot, archidiacre, chanoine prébendé en icelle église cathédralle, noble homme Jean Dubosc, seigneur d’Hermival, prévost dud. seigneur, Jean de Querville, escuier, sieur du lieu, demeurant à Prêtreville. Plus donne à Laurens, Charles et Jehan Parizot, dudit Lisieux la somme de trois centz livres.
Signé : Farvaques – De Querville – Dubosc – Parizot
Et depuis led. seigneur a desclaré que lesd. six mil livres tournois par luy donnéz aà lad. église cathédralle pour estre fondé led. obit ainsy qu’il sera advisé pour lr salut de son âme et affin qu’il soit fait prières pour luy, ses parens et amis
Signé: Farvaques – De Querville – Dubosc – Hayn – Carrey
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie prise par Et. Deville sur l’original papier, le 24 juillet 1924.

1609 , 19 décembre – Fervaques
Geoffroy de Remon, sieur de Cussy, tient et clame quitte  noble dame Anne d’Allègre de toutes choses entre eux.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 9 janvier – Fervaques
Jean du Bosc, sieur de Hermival continue et prolonge au maréchal de Fervaques, le droit de retrait sur la terre et seigneurie du Coudray.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 4 février – Fervaques

Inventaire et évaluation des biens de haute et puissante dame Marie d’Allègre, veuve de Jérôme d’Arconat en vue de son mariage avec Jehan de Sabrevoys, chevalier, seigneur et baron du Bec-Thomas, de Piencourt, d’Anfreville-sur-Iton, de Busquepuis et de Villeneuve.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 17 février – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, approuve la quittance donnée par Jehan de La Reue à Guillebert Saffrey, ci-devant fermier de ladite dame.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 8 mars – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, promet de remettre au receveur Nicole, une obligation de 1.000 écus.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 5 décembre -Tordouet
Par devant Pierre Vastine et Gabriel Rioult, tabellions royaux au siège d’Auquainville, Nicolas Lescurey, écuyer, de la paroisse de Tordouet tient et clame quitte Ollivier et Philippe dits Roussel, de Fervaques, de tous les arrérages échus de 65 sols tournois de rente. Témoins: Michel Quesnie, de saint-Germain-de-Livet, et Nicolas Le Front, de Tordouet.
= Arch. SHL. (Sans autre précision)

1611 , 25 avril – Fervaques. Testament de Guillaume de Hautemer.
Dud. jeudy, vingt cinq lour d’aoust l’an mil six centz unze,
Au nom du Père, du Fils et du Sainct Esperit, Salut.
Puisqu’il est nécessaire que tout homme meure, sçavoir faisons que par devant Olivier Carrey et Jehan Hayn, tabellions pour le Roy nre sire en la vicomté d’Orbec, au siège de Lisieux, fut présent  en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Maulni, seigneur de Fervaques, et maral de France et Lieutenant général pour le Roy au gouvernement de Normendie, de pnt estant en son chasteau dudit lieu de Fervaques, en bonne santé disposition de de son corps, esprit et bon entendement, Dieu mercy, congnoissant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure après avoyr invoqué Dieu de tout son coeur luy avoir requis pardon de ses faultes et s’estre recommandé aulx prières, intercessions de la glorieuse Vierge Marie et de toute la court céleste de son bon grey et vopulloy a ordonné et déclaré pour sa dernière volonté qu’il désire en entend estre effectuée, que le decez de lui advenant son corps estre inhummé en honnestes obsèques à l’assistance de ses amys au plus qu’il s’y en pourra trouveren l’église cathédralle St Pierre de Lisieux et de ses biens il en donne et délaisse à Madame la Marlle  sa compagne et espouze pour aulcunement la rescompencer comme elle le meriteroit pour les debvoyrs d’amytyé qu’elle luy a rendus et rend contynuellement et grands moyens et commodittez qu’elle auroit apportez en sa maison à quoy il désire ty pourvoyr tout et autnt que donateur peut faire par la disposition des coustumes, tant en meubles que immeuble sans aulcune réserve oultre les droictz apparteanntz a lad. dame son espouze en faveur de leur traicté de mariage, A Madamoiselle du Val, douze centz livres A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que son père lui a rendus la soe. de mil livres pour ayder à la pourvoyr en mariage Aux damelles Desboys, La Vallée et La Reue, à chacune d’icelle trois centz livres, au sieur de La Ronce troys centz livres, à chacun des gentilzhoes. et serviteurs domesticques dudit seigneur deulx années de leurs gaiges et appoinctementz et a iceulx n’ayantz appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimaon. de lad. dame sonespouze, à Me Robertt Guérat, son chirurgien, la somme de troys centz livres, plus entend mondit seigneur que la donaon. de dix mil livres qu’il auroit cy dt faite à madame de Chazelle qui est par luy controuvée ait bien et sortisse son pein et entier effect et pour l’exécution de la prnte sa donaon, led. seigneur a choisy et esleu Mre de Bernières, coner du Roy en ses conseils d’estatt et privé et président en sa court de parlement à Rouen [20] le priant et requérant en tout que faire le peult d’en voulloyr prendre la charge et icelluy faire observer et garder de poinct en poinct selon sa forme et teneur, et affin qu’il ayt lieu donne pouvoyr au porteur des presentes par luy constitué son procureur spéal. de pour luy et en son nompar tout ou il appartiendra, besoing et mestier sera, requérir et demanderr consentyr et accorder l’insynuation et émologaon de lad. pnte  sa donaon. par testamentaffin que aulcunes personnes n’en prétende cause d’ignorance. promettant mondit seigneur le maral le prnt son testament à lui leu et releu, tenir…Passé après midy dans le bourg dud. lieu, en la demeure de lad. dam. du Val Pns Raoul Cudorge, tabellion au siège d’Aucquainville, demt audit lieu de Farvacques et Françoys Toustain ddudit lieu de Farvaques, tesmoings, qui ont avec ledit seigneur de Farvaques, signé et a voullu et veult ledit seigneur mal en cas qu’il feust question de sad. donaon à ald. dame son espouze que pour décider et vuider le différent que ce soit par la juresdion de la prévosté de Paris suyvant et conformément à la teneur de leur traité de mriage et que tout aultre testament que led. seigneur auroit cy devant faict a esté et est par luy révoqué pour ne sortir à aulcun effect.
Signé:  Farvaques  P. Cudorge  F. Toustain  Hayn  Carrey
Puis est écrit : Cest thy mon testament et dernières volounté. Feyt à Faravaque ce XXVe daoust mille VI cens onse.
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie de E. Haudard.

1611 , 14 juin – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques continue et prolonge à imbert Le Paincteur, l’office de receveur du comté d’Harcourt.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1623
Aveu a Emar de Prye (Aymar de Prie), chevalier, marquis de Toussy, au droit de Louise de Haultemer, son époux, marquis de Plasne, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, etc. par Guillaume de Resville, pour lui et Pierre son frère, pour terre paroisse de la Croupte, tenue de la seigneurie de Fervaques.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1867.- H. 149

1627 , 1er août – Fervaques
Jean Cambremer, demeurant à Fervaques reconnaît devoir à Pierre de Lespinay, marchand de Lisieux, la somme de 120 livres payable à Noël prochain.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1630 , 6 février – Fervaques
Pièce de procédure à ptopos d’une rente de 20 sols dus aux trésoriers de l’église de Fervaques. Y figure Jehan Corbel, comme représentant le droit de Marie Jehan.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1632 , 29 mars – Fervaques
Par devant Roger Hélie et Guillaume Le Front, tabellions à Orbec, Jean Roussel, fils Jean de la paroisse de Fervaques, reconnaît une obligation de 25 livres, souscrite par lui, au profit de Gabriel Rioult, tabellion. Témoins: Hector Buisson et Richard Gernyer, de Prêtreville.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1633 , 21 février – Fervaques
Jehan Roussel de Fervaques, vend à Jean Corbel, demeurant à Lisieux, deux pièces de terre à Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1634 , 2 mars – Prêtreville
Par devant Pierre Vastine et Michel Quesnie, Tabellions pour le siège d’Auquainville, Marin et Nicolas dit Cullier, père et fils de Fervaques, vendent à jean Corbel, bourgeois de Lisieux, deux pièces de terre en labour, nommées « La Rocque », sises à Fervaques, moyennant 40 livres tournois. Témoins Guillaume Sieur et Pierre Surlement demeurant à Prêtreville.
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville.

1634 , 29 juillet – Fervaques
Pièce de procédure pour Barbe Dubois, épouse de Guy Cullier, de Fervaques, à l’encontre de l’exécution et vendue faite d’une rente qu’elle prétend lui appartenir.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville.

1634 – Fervaques
Etat des deniers à taille reçus par Nicolas Gardin, l’un des collecteurs de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1636 , 1er janvier – Fervaques
Par devant Robert Tassin et Nicolas Le Front, tabellions à Orbec, Jehan Roussel, de la paroisse de Fervaques vend à Jean Corbel, demeurant à Lisieux, une pièce de terre en labour.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1638 – Fervaques
Etat des personnes restant devoir la taille en 1638.
= Arch. SHL 9 FA. – Analyse Et. deville

1639 – Fervaques
Procuration faite pour Claude Cudorge des biens de defunt Me Pierre Corbel pour la taille de Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. deville

1639 – Fervaques
Etat des sommes acquises pour la taille de 1639.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1640 – Fervaques
Constitution de procureur par les habitants de la commune.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. deville

1640.
archives SHL : 1F294 : 1640 : famille Baston de Fervaques inventaires de titres­  et pièces de procédure.

1640 – Fervaques
Soumission de Nicolas Gardin pour la perception de la taille dans le bourg de Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA.- Analyse Et. deville

1653-1662 – Fervaques
Quittances de rentes et deniers ou frais d’inhumation payés à la confrérie de Charité.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1656 – Saint-Michel-de-Livet
Traité de mariage de Jean Le Prévost, sieur de la Daugerie, fils de feu Jean, sieur de Vaugueroux, et de Marguerite Dauge, et Marie Douesnard (Fervaques)
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1658 , 13 octobre – Fervaques
Traité de mariage de Nicolas de Montreuil, de Livarot et Catherine Doisnard (Douesnard), fille Jean, de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1659 , 9 novembre – Tordouet
Par devant Guillaume Piperel et Charles Dunel, tabellions à Orbec, François Lescurey, sieur de Lajourie, paroisse de Tordouet, cède et transporte à Pasques Cullier, de Fervaques, la somme de 65 sols tournois de rentes hypothécaires, moyennant 32 livres 10 sols. Témoins: Jean Courthonne et Jean Dandelot, de Tordouet.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff.

1660 , 4 janvier – Fervaques
François Durand, fils Guillaume, vend à Antoine et François Mariette, frères, bourgeois de Lisieux, dix pièces de terre à Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1662 – La Croupte
Vente par Jean Le Proux, de La Croupte, à Jean Le Prévost, de ladite paroisse de terre audit lieu, tenue de la seigneurie de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1684 – Fervaques
Transport de rente par Marie Le Prévost, veuve Chemin, et Robert Chemin, son fils, de Lisieux, à Jean Le Prévost, sieur de La Daugerie, de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1693-1728 – Fervaques
Aveux de l’aînesse du Champ Blancpain et de l’aînesse aux Hamons, à Fervaques, appartenant à la famille Corbel
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1695 – Saint-Michel-de-Livet
Reconnaissance au notariat d’Auquainville, par Henri de Bonanffans (Bonnen­fant), écuyer, seigneur de Carrel, demeurant en son manoir, à Saint-Michel-de-­Livet, Jean Le Prévost, sieur de La Daugerie, et Marie de Bonnenfant, son épouse, demeurant à Fervaques, du traité de mariage desdits Le Prévost, fils de feu Jean et de Madeleine Dauge, et Marie, fille de feu Georges de Bonnen­fant, écuyer, et d’Anne de Neufville, de Saint-Michel-de-Livet, en présence d’Eustache Le Mercier, curé de Saint-Michel-de-Livet, d’Anne Morin, épouse de Messire Costentin Allard, etc.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1696
Procédures entre François Le Prévost et Pierre Le Prévost, à l’occasion d’une clameur et autres pièces; ratification devant Pierre Le Herichon et Nicolas Le Monnier, notaires en la vicomté d’Orbec pour le siège et sergenterie d’Auquainville, par Philippe Le Prévost, fils Jean, sieur de La Daugerie, demeurant à Fervaques, de la vente par ledit son père, Robert Le Prévost, prêtre et Jean Le Prévost, sieur des Longchamps, ses frères à Jacques Ferey, marchand à Cheffreville, de 9 pièce de terre en manoir, maisons, herbes et labours à eux appartenant, provenant de la succession de Marie Doisnanrd, sa mère, et des acquêts dudit de la Daugerie, sis à Fervaques et Cheffreville, vulgairement appelée le Lieu Perrot, moyennant 5.100 l. de principal et 20 l. de vin.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1702 – Fervaques
Requête au bailli haut justicier de Ferrière par Gilles Burel, sieur de saint-Martin, pour lui et Philippe Le Prévost, et Jean Le Prévost, sieur des Longchamps, contre Le Febvre, débiteur, pour location de maison, à Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1704 – Fervaques
Vente par Jean et Philippe Le Prévost, fils de Jean, héritiers de Marie Doisnard (Douesnard), leur mère demeurant, ledit Jean, à la Croupte, et ledit Philippe à Villers-sur-Mer, à Pierre Le Marchand, marchand à La Croupte, de maison à Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1734 – Fervaques
Pierre Pottier, sieur de la Potterie, marchand demeurant à Frevaques, ayant été ci-devant trésorier comptable du trésor et fabrique de l’église dud. lieu de Fervaques pour l’année 1733, s’est par le présent constitué au bénéfice dud. trésor et fabrique, représenté par Jean-Baptiste Leprêtre, sieur du Longchamp, trésorier en charge, huit sols tournois de rente pour s’acquitter de ce qu’il était redevable aud. trésor.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1734 – Fervaques
Pierre Pottier, sieur de la Potterie, ayant été ci-devant trésorier du trésor de l’église dud. lieu, constitue en faveur dud. trésor et fabrique de Fervaques représenté par Jean-Baptiste Leprestre sieur du Longchamp trésorier présentement une rente de cent sols tournois.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1772
Archives SHL.
1F602 : 8 mai 1772 : Duvey fieffe à Pierre Dionis (Fervaques)

1780 – Gacé , Fervaques , Orbec
Etat des tournées des départements de Gacé , Fervaques , Orbec
= A.N. G2 32

An IV , 21 messidor ( 1796 , 7 août ) – Fervaques
Lettre au sujet  de la visite des six moulins à bled du canton de Ferva­rien à signaler
(A.D. Calvados – L Administration IV Police 41)

An VI , 23 prairial/ 1798 , 11 juin – Fervaques
Vente à Jean Gullier, fabricant de frocs, demeurant à Saint-Cyr-du-Ronceray, une pièce de terre en labour, sise à Fervaques, près du chemin de Lisieux au village de Boeuf Martin et allant au Sap, moyennat la somme de 256 livres.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1820 , 21 mars – Fervaques
L.A.S. de H. de Formeville à A. de CAUMONT – 21 mars 1820 ( concernant la voie romaine de Lisieux au Pré d’Auge, la Boissière, Fervaques, Vaudeloges … »voie convertie dans presque toute la longueur en chemin vicinal qui porte le nom de chemin des Aniers »,
= A.D. du Calvados, 83 F 705 ( Relevé par Ch. MANEUVRiER « Sources manuscrites « dans le Fonds des Antiq. de Normandie )

3 – ANNEXE 2 – GENEALOGIE des PROPRIETAIRES de FERVAQUES

LES BRUCOURT
Sur la famille de Brucourt: voir fichier GENE\BRUCOURT (ndlr : non trouvé au 23/02/2001)

LES HAUTEMER :
Cette généalogie des Hautemer et des Bullion, a été établie à partir de recherches sur des documents originaux et à l’aide des ouvrages suivants:
ARNAUD Etienne, Répertoire des généalogies françaises imprimées , t. II, p. 109
ANSELME Père, Histoire de la maison royale de France et des grands officiers
LACHENAYE-DESBOIS
REGNAULT de BEAUCARON Charles-Edmond, Mémorial généalogique, Blois, 1924-1925, 2 vol. In-8°; t. II
LEVESQUE Ernest, Recherche sur la famille Levesque de Saint-Maixent , t. II
Le Pays bas-normand, 1935, II, 5

Gérard de Hautemer , seigneur du Fournet, du Mesnil-Tison, et de Manneville, vivant en 1414, épouse Jeanne Bardou, d’où trois fils:
1-1 – Jean de Hautemer , seigneur du Fournet et de Fervaques qui suit,
2 –
3 –

1-1 – Jean III de Hautemer , seigneur du Fournet et de Fervaques

Guillaume IV de Hautemer
d’où trois enfants:
1a Jean de Hautemer , qui suit
2 – Claude, chevalier
3 – Marguerite épouse Robert de Bouquetot fils de François, sieur de Rabut et de Louise MAlet

Jean IV de Hautemer, seigneur de Fervaques, du Fournet, d’Estampuy, du Bosc et de Roullin.
Epouse:
1ère en 1537 – Anne de la Baume, veuve de Pierre d’Aumont, sgr. d’Estrabonne et de LOns, fille de Marc de la Baume, comte de Montreval et de Grancey, et d’Anne, dame de Châteauvillain, d’où:
1b – Guillaume V, qui suit,
2 – Anne, épouse de François d’Aydie
3 – Barbe, épouse N. de la Béraudière, sieur d’Urfay
4 – Charlotte, épouse de Valéran Malet, sieur de Drubec

2ème – Guillemette de Martinville, fille de Philippe, sgr. Buiney, et de Françoise de la Haye, d’où
Françoise, épouse de François Malet, sieur de Tailleville.

1b – Guillaume V de Hautemer, seigneur de Fervaques, comte de Grancey, Lieutenant-général au gouvernement de Normandie, maréchal de France, chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit
Epouse:1ère – Renée Lévêque de Marconnay ou Marconnet d’où:
1 – Louise de Hautemer qui suit
2 – Charlotte de Hautemer, comtesse de Grancey, épouse en 1586 Pierre Rouxel de Médavy
3 – Jeanne, dame de Mauny, épouse de Claude d’Estampes

2ème – Anne d’Alègre, s.p.
Louise de Hautemer, dame de Fervaques et de Plasnes, épouse:
1° – Jacques de Hellenvilliers
2° – 1593 Aimar de Prie, marquis de Toucy, d’où:

1 – Louis de Prie, seigneur de Fervaques

Charlotte de Prie, née en 1622, morte le 14 novembre 1700, dame de Fervaques, épouse le 24 février 1639, Noël de Bullion, seigneur de Bonnelles, marquis de Gallardon, Président du Parlement de Paris; fils de Claude de Bullion surintendant des Finances, d’où:

1 – Armand-Claude de Bullion, sieur d’Esclimont, marquis de Gallardon, mortle  27 novembre 1671, sans postérité.
2a – Charles-Denis de Bullion, qui suit
3 – une fille, morte sans postérité.
4 – Alphonse-Noël de Bullion, marquis de Fervaques, capitaine-lieutenant des cheveau-légers de la Reine, gouverneur du Maine, du Perche et du comté de Laval, mort  le 30 mai 1690 à 53 ans, sans postérité.

2a – Charles-Denis de Bullion, marquis de Fervaques, seigneur de Bonnelles, de Vitteville, de Cheffreville, de la Croupte, de Saint-Aubin-sur-Auquain­ville, de Prêtreville, Prévôt de la ville de Paris, gouverneur du Maine et du Perche mort le 29 septembre 1714, à 55 ans. Avait épousé le 21 décembre 1677, Marie-Anne Rouillé de Meslay, d’où:
1- Jean-Claude de Bullion, seigneur de Bonnelles, marquis de Gallardon, mort à Turin le 7 décembre 1706, sans postérité.
2a – Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques, qui suit
3 – Charle-Jean-Baptiste de Bullion, seigneur de Marli, mort le 17 décembre 1699, à 17 ans, sans postérité.
4 – Auguste-Léon de Bullion, marquis de Fervaques et de Bonnelles, chevalier de Malte en 1697, mort sans postérité
5 – Gabriel-Jérôme de Bullion, comte d’Esclimont, prévôt de Parie, mort en 1752, à 57 ans
6 – Anne-Marie-Marguerite de Bullion, épouse le 13 mars 1708, le duc d’Uzès
7 – Elisabeth-Anne-Antoinette de Bullion, épouse le 2 décembre 1707, Frédéric-Guillaume de la Trémoille, prince de Talmont.
8 – Anne-Louise de Bullion, religieuse au Couvent de Chaillot, morte sans postérité.
9 – Marie-Thérèse de Bullion, religieuse au Couvent de Chaillot, morte sans postérité.

2a – Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques [21] et de Bonnelles, gouverneur du Maine, chevalier du Saint-Esprit, épousa le 27 mars 1708, Marie-Madeleine-Hortense Gigault de Bellefonds, d’où:
1 – Marie-Anne-Etiennette de Bullion, qui épousa en 1734, Charles-Anne-Sigismond de Montmorency-Luxembourg, duc d’Olonne.
2 – Joséphine-Hortense de Bullion, épouse en 1749, Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval, créé duc de Laval en 1758.
3 – Auguste-Léonine-Olympe-Nicole de Bullion [22], épouse Paul-Louis duc de Beauvilliers.

4 – BIBLIOGRAPHIE

Archives SHL : dossier « LIEUX A à l » : 11- Fervaques : étude sur Fervaques par F. Deniau de Crouzillac.
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Auffray ou Anfray; de Louvière
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QUENEDEY

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château avec douves en eau. Intéressants détails sur la Maréchale de Fervacques, bibliographie.

VIVIES Bertrand de, « Document – Voyage en Normandie (Alexandre-Louis-Henry, vicomte de la Tour du Pin Chambly: Lisieux, Fervacques, Saint-Julien-de-Mailloc) », Ann. de Norm., 38, 1, 1988, pp. 53-57
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Guillaume Hautemer pp. 15-14-35 – Jacques de Montgommery – fief du Verger, …Fervacques – Maison-aux-Anglais.

Sur Guillaume de Hautemer, dit le Maréchal de FERVAQUES :

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BORDEAUX A., Recherches historiques et critiques sur Jean Le Hennuyer, évêque et comte de Lisieux, Lisieux, J.-J. Pigeon, 1842, 1842, 132 p.

DU BOIS Louis-François, De la conduite de jean Le Hennuyer évêque de Lisieux, en 1572. 7 ø édition.
Obituaire a l’usaige de Leglise Cathédrale St Pierre de Lisieux, ms. « Collationné sur l’original conservé … la Bibliothèque du Séminaire de Lisieux et provenant de la collection de l’abbé Loir, curé de St Martin de Bienfaite -ex-libris Brunet 1902 « . Cet Obituaire est postérieur … 1714, l’Obit de M de Matigno 2, y figurant. (Coll. M.C.)
Congrès scientifique de Rouen, 1865, p. 818
Exposition rétrospective de Lisieux, 1870, p. 60, nø 1107
Catalogue de la SHL, 1874, p. 27
Extraits de la SHL, 38, 39, 40, 41

MSAN, VIII, 17, XXIV, 368

Musée des Antiquaires, p. 108, nø 578

voir Ferrières de Boizard

Recherche des Nobles 1540

ODOLENT-DESNOS, tome II, p. 296

Histoire des grands officiers de la Couronne, t.II p. 143 – 222

Almanach de Lisieux, 1787, p. 34
Blason de Jean Potier, cure de Fervacques, in d’HOZIER, 151

La charité de Fervacques a été fondée en 1629

Voir la généalogie de Hautemer et de Bullion
BM, année 1852, p. 158
BM, t. II, pp. 34-34; 1855, nø 7, p. 588, note 2; XXVII, pp. 530-531.

ABCédaire t. II, p. 45O
Recherche de Montfaut, p. 22

Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux, p. 37

Registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux, I, 19

Charles VASSEUR, Notes man. Arch. SHL, Dossiers bleus.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale , t. V, pp. 710 ( ?)
CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale, réédition Floch t. III, page. 710.
« Fervaques, Favanchiae, Farvachiae, Farvaques
« Cette commune de l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec, renfermait autrefois 250 feux ou environ 1.300 âmes. On n’en compte plus que 787 à l’heure qu’il est.
« Le bourg de Fervaques a toujours été important; il est bien situé dans la vallée, sur les bords de la rivière de Touques.
« L’église n’offre aucun intérêt; les murs sont sans caractères et toutes les ouvertures sont modernes; mais la tour, placée au midi, entre chœur et nef, mérite l’attention. C’est une massive construction carrée, de hauteur médiocre, flanquée, sur chaque face, de deux contreforts peu saillants. Elles est parementée en grison bien taillé de moyen appareil; elle appartient au style roman. Les ouvertures sont placée au midi, et une seule est primitive: c’est une fenêtre cintrée, étroite, portant pour toute moulure un biseau sur l’angle.
« Sur ce massif s’élève le beffroi, revêtu d’ardoise, couronné par une flèche peu gracieuse, qui paraît dater  de la fin du XVIe siècle.
« L’intérieur ne mérite pas plus l’attention que l’extérieur. Les voûtes de merrain ont été paltrées, et les charpentes apparentes coupées au risque de faire écrouler l’édifice.
« Les trois autels à colonnes torses, datent du règne de Louis XIV. Des autels de ce genre, ont été décrits dans la Statistique, et on a pu se rendre compte du bon effet qu’ils produisent avec leurs reliefs accentués et leurs dorures. Certainement ils valent mieux, dit avec raison M. Ch. Vasseur que le pseudo-gothique que certains curés, ignorants en fait d’art font confectionner pour les remplacer. Sur l’autel du midi est placée une petite châsse contenant des reliques de Saint Just. On invoque ce saint enfant pour développer les forces des enfants chétifs et pour conserver l’activité des jambes des vieillards. Il en résulte, à Fervaques un concours énorme de pèlerins pendant tout le mois de mai.
« L’inscription de la cloche est intéressante:
« + L’AN 1785 JAY ETE BENITE PAR Me LE VAVASSEUR CURE DE St AUBIN ET NOMMEE HORTENCE PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT SEIGr MONSEIGr GUY ANDRE PIERRE DUC DE LAVAL SEIGr ET PATRON DE FARVACQUES ET AUTRES LIEUX ET PAR TRES HAUTE PUISSteDe  MADe JACQUELINE HORTENCE DE BULION DE FARVACQUE DUCHESSE DE LAVAL De BARONNE DAUQUAINVILLE ET AUTRES LIEUX .- Me Pre PILON TRESORIER Nas PAIN ET ETe LE BOURGEOIS DEPUTES EN 1782 Me Cs GIOT SINDIC
JEAN CHARLES CAVILLIER.
« Sur les flancs sont les blasons accolés de Montmorency-Laval et de Bullion.
« L’église de Fervaques est sous l’invocation de Saint-Germain. Elle dépendait du doyenné de Livarot. Les pouillés indiquent comme patrons: au XIVe siècle, l’évêque de Lisieux; au XVIe siècle, le chapitre; au XVIIIe , le seigneur.
« Château.- M. Ch. Vasseur décrit ainsi qu’il suit le château de Fervaques. Ce château dit-il, se composait encore, au commencement du siècle, d’une masse de constructions imposantes, assez régulièrement disposées, avec cour et basses-cours; le tout entouré de fossés remplis d’eau courante et longé par la Touque. Après en être devenu propriétaire, M. le marquis de Portea fait démolir plusieurs corps de logis et il ne reste plus que deux des côtés de l’enceinte. On rentre par l’ancienne tête de pont, heureusement conservée. C’est un gros pavillon carré, construit en briques avec chaînes de pierres, tel que nous en avons déjà rencontré à Bouttemont, à Ouillie-la-Ribaude et ailleurs. La porte, à arc surbaissé, est accompagnée d’une étroite poterne à laquelle correspond, du côté opposé, une niche cintrée. L’étage supérieur n’offre, en fait d’ouverture, que les rayères par lesquelles passaient les chaînes du pont-levis. la corniche à corbeaux saillants, avec mâchicoulis, reçoit un comble rapide en ardoise, ajouré d’une belle lucarne. La face intérieure présente à peu près la même ordonnance: seulement, en regard de la poterne, on trouve une petite porte, laquelle donne accès à l’escalier conduisant au corps de garde du premier étage qu’éclaire une petite fenêtre. On ne distingue sur les murs latéraux aucune amorce qui puisse donner des indications sur la hauteur et la disposition des constructions adjacentes, actuellement disparues. On pourrait faire des observations curieuses sur la disposition intérieure, au point de vue stratégique. Avant d’envisager la façade du château, arrêtons-nous, à gauche, devant une tourelle ronde qui formait l’angle oriental de l’enceinte. Elle servait de colombier; mais l’extérieur avait néanmoins un air militaire. La brique et la pierre s’y mélangent, comme au pavillon d’entrée, et l’un et l’autre datent évidemment du même temps. pour transformer en orangerie cette tourelle, on a effondré toute la partie qui regarde le jardin.
« La façade du château consiste en une longue galerie flanquée de deux pavillons carrés. On y accède par un perron double, orné de quatre lions. La galerie centrale n’à qu’un rez-de-chaussée élevé sur les offices, et son toit d’ardoises est rompu par des lucarnes de maçonnerie. Elle est construite tout en en bossages ou têtes de diamants entremêlées de briques rouges qui produisent un bon effet. La corniche à modillons classiques rappelliculese la Renaissance.
« Les deux gros pavillons sont élevés d’un étage. Ils ont, du côté de la campagne, un aspect assez élancé à cause du fossé encore subsistant qui dégage les bases. Les fenêtres sont hautes et étroites, quelques unes pourtant ont été élargies postérieurement. Deux corps de logis en équerre faisant ailes en avant de la façade, s’appuient sur les deux pavillons dont ils sont contemporains. J’attribue aux dernières années du XVIe siècle toutes les cosntructions que je viens de décrire. Entre l’aile de l’est et le pavillon d’entrèe s’élève un corps de logis d’un style plus ancien ayant encore tous les caractères de la période ogivale. Les deux extrémités, légèrement en saillie, sont tout en pierre de taille. Des fenêtres à croix, à double accolade au linteau, garnies d’une grille annelée en fer rond, au rez-de-chaussée, éclairent l’intérieur. Ces deux corps avancés sont couronnés par des gables dont les rampants, garnis de feuilles frisées, se terminent par des panaches.
« Entre deux, le corps de logis est bâti en pierre de taille, avec briques disposées en chaîne horizontale, comme à Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près, disposition qui rappelliculese la manière de bâtir des romains. Les ouvertures consistent, au rez-de-chaussée, en une petite fenêtre en accolade, garnie d’une grille annelée, et une porte, aussi en accolade, avec feuilles frisées, panaches et pinacles sur les pieds droits. La retombée porte sur deux petits contreforts. Sous l’accolade est la trace d’un blason bûché qu’on a cherché à rétablir, en y peignant les armes de Guillaume de Hautemer, maréchal de Franc. Cette porte est défendue par un moucharabys. Le derrière de ce bâtiment, vers la rivière, offre deux ailes en saillie, qui probablement rejoignaient primitivement un autre corps de logis disparu ou sur une courtine nécessaire pour clore l’enceinte de ce côté. Au centre s’élève une tour polygonale à toit pyramidal couvert en ardoise. L’appareil est le même que sur la face opposée.
« Il est de tradition que le roi Henri IV séjourna au château de Fervaques. Est-ce en 1590, pendant qu’il assiégeait Lisieux? Est-ce dans le voyage qu’il fit en Normandie, avec le reine en 1603? Je ne connais pas de document propre à résoudre la question. On montre encore, dans une mansarde, le lit et les meubles de la chambre qu’il dut occuper; mais on peut fort bien en contester l’authenticité. Du reste, rien dans l’intérieur du château et dans son ameublement ne remonte à une époque déterminée.
« M. le comte de Montgommery, membre de la Société française d’archéologie, qui possède aujourd’hui Fervaques, et qui l’habite, y a réuni quelques objets d’art et des antiquités.
« Fervaques possède encore sa halle en charpente, au centre du bourg; c’erst une preuve de son ancienne importance que les habitants feront bien de conserver..
« La seigneurie de Fervaques, dit M. de Neuville, n’était, au moyen âge, qu’un simple fief relevant de la baronnie d’Auquainville; mais ses seigneurs y ayant successivement adjoint un grand nombre de domaines et de fiefs limitrophes, elle était devenue, à la fin du siècle dernier, le centre d’une terre des plus importantes.
« Les premiers seigneurs de Fervaques que l’on connaisse appartenaient à la famille de Brucourt qui, aux XIIe et XIIIe siècles, était au nombre des plus considérables de la province. Gislebert de Brucourt donna à l’abbaye du Val-Richer, une terre avant l’année 1155. Geoffroy de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques, vendit en 1260, au chapitre de Lisieux, une maison située en ce lieu par une charte dont l’original scellé est conservé aux archives du Calvados. La terre de Fervaques passa, dès le commencement du XVe siècle, dans la famille de Hautemer, peut-être par l’intermédiaire des Bardou. Gérard de Hautemer, seigneur du Fournet, du Mesnil-Tison et de Manneville, vivant en 1414, épousa Jeanne Bardou, dont il eut trois fils: l’aîné fut Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques. Ses descendants, s’étant alliés aux maisons d’Annebaut, de Betheville et de Montlandrin, tinrent un rang honorable, mais non marquant, jusqu’au XVIe siècle. Une plus grande fortune entra dans la famille de Hautemer, sous François Ier , par le mariage de Jean de Hautemer, sieur de Fervaques, la Croupte et Bois-Droulin avec Anne de la Baume-Montrevel, dame de Grancey, du chef d’Anne de Châteauvillain, sa mère? De cette unionnaquit Guillaume de Hautemer, célèbre sous le nom de maréchal de Fervaques. Après s’être distingué dans les guerres du règne de Henri II, le seigneur de Fervaques se fit encore plus connaître dans les guerres de religion où il joua d’ailleurs, le rôle le plus odieux. Sans faire profession du culte calviniste, il se joignit d’abord au parti protestant et se signala par des actes d’audacieuse rapine et de révoltante crauté: il figura au premier rang de la troupe criminelle qui saccagea la cathédrale de Lisieux en 1562, et des traditions populaires généralement répandues, mais dont il n’est plus possible de contrôler l’exactitude, l’accusent de s’être livré à toutes sortes de forfaits. Cependant, par son adroite politique, autant que par des talents militaires incontestables, il parvint à faire oublier ses tristes antécédents et à obtenir le pardon  et même la faveur de la cour. Devenu le principal conseiller du duc d’Alençon, frère du roi Henri III, il l’accompagna aux Pays-Bas où l’avaient appelé les Flamands révoltés contre la domination espagnole, et il y a lieu de croire que la rapacité et la violence de son caractère ne contribuèrent pas peu à aliéner les esprits de ces peuples de l’alliance française.Fervaques resta fidèle à son devoir pendant les guerres de la Ligue; il semble que la maturité ait eu une action favorable sur son caractère, et ses dernières années furent exemptes des fautes déplorables qui avaient souillé sa jeunesse. Créé successivement par le roi Henri IV chevalier du saint-Esprit,  lieutenant-général au gouvernement de Normandie et maréchal de France, Guillaume de Hautemer reçut le titre de duc de Grancey et pair de France de la faveur de la reine-mère, Marie de Médicis, en décembre 1611. Mais cette érection de duché-pairie ne fut jamais enregistrée, le nouveau titulaire étant mort à son château de Fervaques, le 11 décembre 1613? Il laissait trois filles de son premier mariage avec Renée Lévêque de Marconnay: Louise de Hautemer, l’aînée eut en partage les terres de Fervaques et de Plasnes. Elle avait épousé, en premières noces, Jacques de Hellenvilliers; mais, étant devenue veuve au bout de peu de temps, elle convolaà de secondes noces avec Aymar de Prie, marquis de Toucy, en 1593. Louis de Prie, marquis de Toucy, l’un de ses fils, fut après elle seigneur de Fervaques, terre qui échut ensuite en partage à Charlotte de Prie, sa fille. Celle-ci épousa, en 1639, Noël de Bullion, sieur de Bonnelles, d’une famille considérable dans la finance et sur laquelle cette illustre alliance vint jeter un nouveau relief. Charlotte de Prie mourut en 1700; deux de ses fils portèrent le titre de marquis de Fervaques. L’un, Alphonse de Bullion, fut gouverneur des provinces du MAine et du Perche et mourut sans postérité en 1698. L’autre, Charles-Denis de Bullion, marquis de Galardon et de Fervaques, prévôt de Paris et gouverneur du Maine et du Perche, épousa en 1677, Marie-Anne Rouillé de Meslay, qui lui donna cinq fils et quatre filles, dont une fut mariée au duc d’Uzès et une autre au prince de Talmont. La terre de fervaques échut à son second fils, Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques, gouverneur du Maine et chavalier du saint-esprit. Ce dernier épousa, en 1708, Marie-Madeleine-Hortense Gigault de Bellefonds et en eut trois filles: Marie-Anne-Etiennette de Bulion, l’aînée, épousa en 1734, Charles-Anne-Sigismond de Montmorency-Luxembourg, duc d’Olonne ; la seconde, Jacqueline-Hortense de Bullion, fut mariée à Guy-André-Pierre, duc de Montmorency-Laval; et la troisième, AugusteLéonine-Olympe-Nicole de Bullion, fut la femme de Paul-Louis, duc de Beauvilliers. Après la mort du dernier marquis de Fervaques, qui avait considérablement augmenté ét orné cette terre, elle échut au duc de Montmorency-Laval, et le château cessa d’être ordinairement habité. En 1803, les héritiers du duc de Laval aliénèrent la terre de Fervaques: le château, avec la plus grande partie des domaines qui en dépendaient, fut acquis par Mélanie de Sabran, veuve du marquis de Custine, une des victimes de 1793. Après elle, Fervaques fut possédé par son fils le marquis de Custine, auteur de plusieurs ouvrages de littérature et de voyages: ce dernier, ayant perdu sa jeune femmeet son fils encore au berceau, abandonna le séjour de cette terre et bientôt après le vendit en détail. Le château, avec quelques domaines voisins, fut acheté, en 1831, par Mme la marquise de Portes et appartient aujourd’hui à Mme Alfred de Montgommery, sa fille [23]

CAVANNA Emlie : Spatialisation de la petite élite rurale dans la vallée de la Touques – Xve-XIXe siècles. Mémoire de maîtrise d’Archéologie  médiévale. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Juin 2005. Archives SHL  Archives SHL. BSHL n°59, décembre 2006. p 45.
CHAPPET Alain : Avec ceux de Lisieux et alentours dans les Armées de premier Empire ; BSHL N°55, Décembre 2003 (Pierre-Nicolas Morin) (F.-N.-V. Reautey ) ( Pierre Quantin )
CHAPPET Alain : Avec ceux de Lisieux et alentours tombés à la bataille d’Austerlitz. BSHL  n°58, juin 2005. ( P.-N. Morin )

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge , Condé-­sur-Noireau, Corlet, 1989, 25 x 33, 301 p.; pp. 49-54
DEVILLE Etienne, « Le château de Fervaques », Journal de Rouen, 29 novembre 1922
DEVILLE Etienne, « Excursion du 26 août (1926) », AAN, 94 – 1927, pp. 148-171
DUPONT G., L’Abbaye du Val-Richer – Etude historique, Caen, Le Blanc-­Hardel, 1860. In-8°; p. 57, 111, 187, 191
« Le premier qui reposa dans l’église du Val-Richer fut Ferrand de Brucourt de la noble famille qui, depuis la fondation de l’abbaye n’avait cessé d’en être la généreuse protectrice. A côté de Ferrand, on rapporta bientôt son père et son oncle, et dans la suite, on y plaça un abbé et plusieurs religieux. Le tombeau fut élevé en 1272, sous le clocher, c’est-à-dire, autant que permettent de le penser nos conjectures, au milieu des transepts; il était, d’après les traditions, d’une grande magnificence. Des statues couchées représentaient des hommes couverts d’armure; des inscriptions rappelaient leurs titres, leurs actions vaillantes et leurs nobles qualités; les armes de leurs maisons étaient gravées au-dessus. Alentour, revêtues de l’ancien habit de Cîteaux, reposaient les statues de l’abbé et des religieux qui semblaient, par leur calme attitude garder dans la mort ceux qui avaient affronté les orages de la vie (Mss. d’Hermant) ».

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1099.
ENGERAND Roland, Sur les bords de la Touques, la Dame de Fervaques dans En Pays d’Auge, ouvrage orné de 44 gravures, Tours, Arrault, 1937. In-8°, 182 p.
Discours de l’Entrée faicte par tres havt et tres pvissant prince Henri IIII, roi de France et de Navarre, et très illustre princesse Marie de Medicis, la Royne, son epovse, en levr ville de Caen, av mois de septembre 1603 , Caen, Mancel, 1842. In-8°, 48 p.
+ FRERE I, p. 366. »Relation publiée pour la prmière fois par M. G.-S. Trébutien, d’après le matrologe conservé aux archives de la Ville. Un petit nombre d’exemplaires a été tiré sur papier jésus de Hollande ».
« Le lendemùain jeudi xviije jour dudict mois, Leurs Maiesté partirent de ladicte ville pour s’en retourner en France, et prindrent chemin par leur ville de Lisieux ».
= MC. Caen. Cf. maréchal de Fervaques

FRONDEVILLE Henri de, « Dames de Fervaques », PA , 5, N°2, Février 1955, pp. 5-8
Brucourt, Blanche de Grangues, Jeanne d’Annebault, Marthe de Betteville, Colette de Mpntlandry, Anne de la Baume Montrevel, Anne de Châteauvillain, dame de Grancey; Renée Levesque de Marconnay; Anne d’AlègreLouise, dame de Plasnes; Charlotte de Prie, dite Madame de Bonnelles, épouse Noël de Bullion; Marie-Anne Rouillé de Mesley, femme de Charles-Denis de Bullion; Madeleine de Bellefonds petite-fille du maréchal et par sa mère, Marie-Olympe Mazarin, d’Hortense Mancini; Jacqueline-Hortense de Bullion épouse Guy-André de Montmorency, duc de Laval; Delphine de Sabran, marquise de Custine.

GUILMETH Auguste, Fervaques in Bourg de Livarot , pp. 63-64
« FERVAQUES ( Sanctus Germanus de Favaerches,  de favarchiis, de Favanchiis ) En 1195, il est question de Guillaume de Favaerches dans les grands rôles de l’Echiquier de Normandie conservés aux archives de la tour de Londres. En 1260, cette terre était passée à la maison de Brucourt (de Bruecort) [24]
« Plus tard, elle devint la propriété de la famille Bardou qui la transmit par alliance aux Hautemer [25]. De cette dernière maison, la seigneurie de Fervaques passa également par alliance ou héritage, aux Bullion, aux Bonnel et enfin aux Montmorency-Laval. Ceux-ci la vendirent à M. de Custine, qui l’a revendue au marquis de Porte qui en est le propriétaire actuel [26] . Fervaques est une des cinq localités de Normandie qui possédèrent les premières mnufactures de papier établies dans cette province [27] . Son ancien moulin à tan, devenu moulin à triturer les bois de teinture, est aujourd’hui une filature à coton, employant trente ouvriers. Il se tient à Fervaques un marché le lundi de chaque semaine, et deux foires annuelles, savoir: le lundi qui suit la mi-carême ( dite foire de la Mi-Carême ), et le premier lundi d’octobre ( dite foire de la Saint-François ) ; cette dernière dure deux jours [28] . La population de Fervaques qui en 1834 était de 1146 habitants n’est plus aujourd’hui que de 981 « .

HENRY Jacques . « Au château de Fervaques avec la Reine des Roses ( Mme de Custine ) « , P.A. , oct. 1977-avril 1978
HERAUD Colette et Guy, « Chateaubriand à Fervaques », PAR, 39, N° 1, Janvier 1989, pp. 11-18, ill.
HERON A., Journal de la dépense faite pendant le mois de décembre 1552 par Françoise de Brézé et son train dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 4e série, 1898.

JOBEY Ch., « Le Maréchal de Fervaques », PAR, sept. 1961
JOUAN Isabelle dir., Pays d’Ayuge – Un terroir, un patrimoine  – Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec , s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 11 x 21, 81 p. 6 cartes h.t.

LA FERRIERE-PERCEY comte Henri de, Le Journal de la Comtesse de Sanzay. Intérieur d’un château normand au XVIe siècle. Nouvelle édition augmentée de documents nouveaux, Paris, Aubry, 1859. Pet. in-8°, IV-189. Tiré à 250 ex.
59
« Parmi les visiteurs figurent de nouveaux noms: la nouvelle mariée, mme d’Harcourt; sa jeune soeur, Melle de Sacey Tillon, et M. de Saint-Malo, venus ensemble; puis M. de Thiboult, Mele de Montagu. Ces dernières firent un premier séjour à la Motte avec tout lur train, en allant au château de Medavy, chez les Rouxel [29] ; elles s’y arrêtèrent de nouveau en revenant de Medavy et en allant à Fié, chez les Saint-Rémy …. »

NEDELEC Yves, « Le Manoir du Verger, à Fervaques (Canton de Livarot) », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés , 14e série, 1985, pp., 37-38
Auffray ou Anfray ; de Louvières
NEUVILLE vicomte Louis RIOULT de, Le Château de Fervaques in La Normandie Monumen­tale et Pittores­que, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, pp. 153-158
NEUVILLE vicomte Louis Rioult de, « De la résistance à l’occupation anglaise dans le pays de Lisieux de 1424 à 1444 », BSAN, t. XVI; et t. à p. Caen, Delesques, 1893. In-4°, 48 p. ; p. 30

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.
pelliculesERIN Henri,  PAR, 4, N° 5, Mai 1954
pelliculesERIN Henri, « Astolphe de Custine, sgr. de Fervaques », PAR, 7, N° 10, Octobre 1957; N° 11, Novembre 1957.
pelliculesERIN Henri, PAR, 19, N°8, Août 1969, pp. ; N° 9, Septembre 1969, pp.
pelliculesERIN Henri, « Les aménagements du château de Fervaques au XVIIIe siècle », PAR, 20, N° 9, Septembre 1973, pp. 13-20; N° 10, Octobre 1973, pp. 21-29.

PANNIER Arthème :  voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

QUENEDEY

RAULT Fernand, « Une famille de notables augerons », PAR, 31, N° 7, Juillet 1981, pp. 24-30 Fervaques, Auquainville Cerqueux, Lisieux, charité de Meulles, routoir, perré,

SEYDOUX Ph., Fervaques in Châteaux du Pays d’Auge et du Bessin, Ed. de la Morande, 1984
SOULANGE-BOUDIN Henry, Fervaques dans Les Châteaux de Normandie – 69 monographies, Paris, Van Oest, 1949. In-4°, 154 p.; pp. 28-34

VIVIES Bertrand de, « Document – Voyage en Normandie (Alexandre Louis, Henry, vicomte de la Tour du Pin Chambly », Ann. de Norm, 38, 1, 1988, p. 53-57
VUAGNEUX Henri, A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889. In-8°, 243 p.
Guillaume Hautemer – fief du Verger, à Fervaques – Maison-aux-Anglais –

5 – Sur Guillaume de Hautemer , dit le Maréchal de FERVAQUES :

BEAUNIS Pierre, Le Tou-beau feu de la mémoire du maréchal de fervaques par P. Beaunis. Introduction et appendice par P. Le Verdier, Rouen, imp. Cagniard, 1892. In-4, XII-15-6 p.
= B.M. Caen, Lavalley
BEAUREPAIRE Charles Robillard de, Cahiers des Etats de Normandie sous le règne de Henri IV (1589-1609), Rouen, Métérie, 1880-1882, 2 vol. In-8°, 360-429 p.
I: pp. 211, 229, 293 ; II: 137, 150, 201, 219, 220, 228, 244, 245, 300, 311, 319, 321
II, p. 201, note 1 :
« Guillaume de Hautemer, comte de Grancey, baron de Mauny, sieur de Fervaques, chevalier des ordres du Roi, maréchal de France, nommé lieutenant général au gouvernement de Normandie des 1602; exerça cette fonction après la mort de Henri de Bourbon, duc de Montpensier, arrivée le 27 février 1608 – Il remplaçait le Dauphin, nommé gouverneur de la province. Il décéda à Fervaques, le 11 novembre 1613 « .
II, pp. 319-320
« Du 8e décembre 1609, en la convention et assemblée des depputés des trois estats de Normandie.
« Sur la proposition qui a esté faite de faire don et gratifification de 6.000 escus à Mgr. le mareschal de Fervaques et sur ce retiré les avis des députés des bailliages assemblés pour cet effect, et suivant iceulx, il a esté arresté que le sr de Cally, depputé pour les ecclésiastiques du bailliage de Caen, le sr de Bellefontaine député pour la noblesse de costentin, Hamon Mesnage, député du tiers-estat de la vic. de Pont-Audemer et Olivier Couespel député pour le tiers estat de la vic. de Bayeux, se transporteront en la ville de Lisieux, où ils présenteront, entre les mains dud. sr Mareschal, et non d’autres, ledit don cy-dessus, et, au cas qu’il fusyt allé de vie à decedz, ce que Dieu ne permette! sera led. don  par eux remis incontient entre les mains du sr de bretignières, procureur sindic, pour estre icellui don cassé … »

BORDEAUX Auguste, Recherches historiques et critiques sur Jean Le Hennuyer, évêque et comte de Lisieux , Lisieux, J.-J. Pigeon, 1842-1844, en deux parties: pp. i-VIII à 132 et pp. I-IV, 139-188.

CAGNIARD Xavier, La Saint-Barthélémy et Jean Le Hennuyer, évêque de Lisieux. En vente au bureau du Lexovien, par … curé de Saint Pierre de Lisieux. LISIEUX, Mme Lajoye-Tissot, 1851, in-8, 37 p.
CYPRIEN Philippe : Le sire de Fervacques. Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°9, juin 2005
CYPRIEN Philippe : Le sire de Fervaques. Bulletin de la Société Historique de Livarot. N° 14 – 2e semestre 2005.

DINGREMONT, Notice sur Guilaume de Hautemer (cité par Mme OURSEL, I, p. 458 )

FISQUET Henri, La France pontificale (Gallia Christiana). Histoire chro­nologique et biographique des Archevêques et Evêques de tous les diocèses France, Depuis l’établissement du Christianisme jusqu’à nos jours. Divisée en 17 provinces ecclésiastiques. Métropole de Rouen. Bayeux et Lisieux, Pa­ris, L. Repos, s.d. In-8°, 384 p.
FOISIL Madeleine, Le Sire de Gouberville, Paris, Aubier, 1981.

LEGRELLE Arsène, La Normandie sous la monarchie absolue (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI) avec une préface de Ch. de Beaurepaire, Rouen Lestringant, 1903, In-8°, 396 p.; rééd. partiele avec notes de Jacques Enfer: Paris, Barré et Dayez, 1993, 224 p.; pp. 5 sq.
LE PREVOST 1862-1869
LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, recueillis et publiés sous les auspices du Conseil Général et de la Société Libre d’Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l’Eure, par MM. Léopold Delisle et Louis Passy . I.- Notes sur Auguste Le Prévost, par M. Louis PAssy . Catalogue des ouvrages de Auguste Le Prévost – Avertissment – Notice historique et archéologique sur le départe­ment de l’Eure . III.- Histoire de la commune de Saint-Martin-du-Tilleul – Anciennes divisions territoriales de la Normandie – Dictionnaire des communes, hameaux, écarts, châteaux, fermes, chapelliculeses et autres lieux habités ou bâtis quelconques du département de l’Eure, portant un nom particulier, revu par MM. R. Bordeaux et A. Chassant, pp. 543-652 – Table des abbayes et des prieurés, des léproseries et des chapelliculeses, des fiefs, des manoirs, des cours d’eau et des noms de lieux anciens, dressée par M. A. Chassant, pp. 653-680, 3 vol. Evreux, Hérissey, 1862-1869-1869, in-8°, XXXV-576, 632, 582

Obituaire a l’usage de L’église Cathédrale St Pierre de Lisieux , ms. « Collationné sur l’original conservé à la Bibliothèque du Séminaire de Lisieux et provenant de la collection de l’abbé Loir, curé de St Martin de Bienfaite – ex-libris Brunet 1902 « . Cet Obituaire est postérieur à 1714, l’Obit de M de Matigno 2,  y figurant.( Coll. M.C. )
14 février :
Obit de M. Cauchon év. et Hautemer  20  – Man.
15 mai
Obit de M. Cauchon év.10 – Man.
id° M. de Hautemer 10 – 13 s – Man.
item   91  13 s 6 d – in Hon.
23 aoust
Obit de M. Cauchon év. double 10 – Manu.
id° M. de Hautemer      10  13 s – Manu.
item                             85 in Hon.

SAUSSAYE Jean, « Notes, anecdotes, recherches diverses pour servir à l’histoire de Civières-en-Vexin », Nouvelles de l’Eure , Nos 64-65, Hiver 1978, pp. 7-11, ill. (extrait de l’Histoire de Tourny .)
Les Cordeliers de Vernon.
« … François de Montmenrency-Hallot, fils de François de Montmenrency, baron d’Auteville, du Hallot, de Crèvecoeur-en-Auge, de Boutteville, de la Roche-Millet, seigneur de Precy-sur-Oise, capitaine de Cinquante hommes d’armes, chevalier de Saint-Michel et de Jeanne de Montdragon. Fut fait chevalier de l’ordre, capitaine de cent hommes d’armes, bailli et gouverneur de Rouen, bailli de Gisors, enfin lieutenant-général, pour le roi de toute la Normandie, en l’absence du duc de Montpensier. « Hallot se jeta en Normandie lorsqu’il eut appris la mort du duc de Guise; il disposa si bien la noblesse de cette grande province en faveur du roi et de son successeur, qu’ils ne trouvèrent en aucune contrée du royaume, plus d’obéissance et de secours. Bientôt après il conduisit au duc de Montpensier une nombreuse troupe de gentilshommes à la tête desquels il.contribua beaucoup à la victoire complète que ce prince remporta sur les Gauthiers, auprès de Falaise. De plus de vingt mille homme qui avaient pris les armes, il y en eut trois mille de tués, douze cents de pris, et le reste fut tellement dissipé, que le nom de ces fanatiques, qui jusqu’alors avaient été le fléau des villes de Normandie, fut éteint. Peu après, Hallot prit Neufchâtel, et battit un corps de sept cents ligueurs. Il se comporta avec le même courage au combat d’Arques, à la bataille d’Ivry et au siège de Paris, mais celui de Rouen luifut fatal.
« Le roi lui avait promis, en récompense de ses services, le gouvernement de cette ville importante. Hallot se surpassa lui-même dans cette fameuse expédition; mais le 7 février 1592, comme il volait au secours de la tranchée sur laquelle Villars avait fait une vigoureuse sortie, il fut blessé à la cuisse d’un coup d’arquebuse, et renversé de son cheval qui fut tué.
« Hallot se retira dans la ville de Vernon dont il était gouverneur, pour y faire panser ses blessures et il y trouva la mort.
« Flavacourt était suspect à Henri IV; il lui avait ôté, en 1590, le gouvernement de Gisors, pour le donner à d’Alègre; mais cet emploi n’avait pu contenter l’ambition de celui-ci; depuis longtemps il conservait une secrète jalousie contre Hallot, ayant vu avec peine, qu’aussitôt après la mort de son prédécesseur, Henri IV, s’acheminant vers la Normandie pour y attendre le secours que lui envoyait la reine d’Angleterre, avait donné à Hallot le gouvernement de Vernon, auquel il prétendait.
« D’Alègre sut cacher son ressentiment sous les dehors d’une feinte mitié; pendant que Hallot s’occupait du soin de sa guérison, il arrive avec seize chevaux, et le lendemain matin valui rendre visite et lui fait demander s’il peut monter à sa chambre; le blessé veut lui épargner cette peine; il va lui, malgré son incommodité, en s’appuyant sur deux béquilles; mais, comme il allait embrasser d’Alègre, ce traître et les siens le percent de coups d’épée et le laisssent mort sur la place.
« Hallot avait épousé Claude Hébert ou d’Herbert, dite d’Ossonvilliers, femme vertueuse qui poursuivit courageusement la vengeance de l’assassinat de son mari.
« Il ne laissa que deux filles: Françoise de Montmorenci (Montmorency), femme de Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, et Jourdaine-Madeleine de Montmorenci (Montmenrency), femme de Gaspard de Pelet, vicomte de Cabanes.
« Les figures de Hallot et de sa femme étaient placées sur une balustrade auprès du choeur Pl. XIII…. ».

TRAMBLAIS Jean Après l’exposition (1933-1944) ( dont Résistance, Dr Hautechaud )  Bulletin de la Société Historique de Livarot. N° 14 – 2e semestre 2005.

6 – NOTES sur FERVAQUES

= Notes Ch. VASSEUR, Dossiers bleus – Doyenné de Livarot – Fervaques – Archives SHL. :
Congrès scientifique de Rouen , 1865, p. 818
Histoire du Val-Richer , pp. 57, 187, 191
MSAN , XXIII, p. 191, n° 1067
Exposition rétrospective de Lisieux , 1870, p. 60, n° 1107
Catalogue de la SHL, 1874, p. 27
Extraits de la SHL, 38, 39, 40, 41
MSAN , VIII, 17, ; XXIV, 368
Musée des Antiquaires, p. 108, n° 578
voir Ferrièresd, Boizard
Recherche des Nobles 1540
ODOLENT-DESNOS, tome II, p. 296
Histoire des grands officiers de la Couronne , t.II p. 143 – 222
Almanach de Liseux , 1787, p. 34
Blason de Jean Potier, cure de fervauques, in d’HOZIER, 151
La charité de Fervaques a été fondée en 1629
Voir la généalogie de Hautemer et de Bullion
BM, année 1852, p. 158
BM, 1855, n° 7, p. 588, note 2
ABCédaire t. II, p. 45O
Recherche de Montfaut, p. 22
Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux, p. 37
Registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux, I, 19

BASNAGE, t. I, p. 133 ; t. II, p. 87
 » Le château, situé vis à vis et à très peu de distance de l’église, vers l’occident c’est à dire vers le fond de la vazllée peut se diviser en deux parties distinctes par leur époque et leur mode de construction. Assis sur le bor de de la rivières dont les eaux remplissaient les fossés, qui circonscrivaient son enceinte, il n’était accédé que par une seulke issue, un pont levis jeté sur la rivieère de Touque. La tête de ce pont qui subsiste encore est un gros pavillon carré, construit en briques avec chaînes de pierre. Sa façade extérieure est percée d’une grande porte à arc surbaissé flanquée vers le Nord d’une étroite poterne, à linteau carré, à laquelle correpond du côté opposé une niche cintrée dans laquelle est maintenant une statue assise en fonte. L’étage supérieur n’a d’autre ouverture que trois larges rainures destinées à faire jouer les chaînes du pont-levis. Le comble rapide en ardoise abrite une corniche a corbeaux dont l’intervalle est garni de machicoulis. Il est ajouré d’une lucarne. La face qui regarde l’intérieur de l’enceinte présente la même ordonnance seulement, la niche de l’extérieur est remplacée ici par une poterne semblable à la première qui doit s’ouvrir sur un escalier pour donner accès à l’étége supérieur éclairé de ce côté par une petite fenêtre. Les deux murs qui forment les côtés de ce massif pavillon sont entièrement pleins et ne portent point de traces de bâtiments qui auraient pu autrefois y aboutir. La croupe du toit est flanquée de deux cheminées. Il n’est pourtant pzas possible de supposer que aucun ouvrage de défense, un simple mur percé de meutrières

7 – PHOTOS FONDS STURLER.

23 K Aérium de Fervacques – 1 photo
44 A Aérium de Fervacques janv 68 – piscine 13 photos 9/13 et 2 pellicules, piscine 3 photos 13/18 et 4 pellicules
46 N Aérium de Fervacques mai 70. Plaque en plomb avec inscription, retrouvée au château mention de M. le Marquis Adolphe de Portes 1834,2 pellicules
50 B Interfiltre à Fervacques  mai 74, 1 bande pellicules 24/36
54 F    HLM du Pays-d’Auge juill-août 77, pellicules 24/36

8 – Carnets de Charles Vasseur :

Carnet «  Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.Doc »

– HH 1 Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la   plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de  FRANCQUEVILLE.
– p.39 – 27 septembre 1635
Vente par Honnête homme Geffrey POETTEVIN, sieur du VAL de la paroisse de CERNAY, à Honnête homme Noël LE MERCIER demeurant à LISIEUX, d’une pièce de terre assise en la paroisse de FERVACQUES et sieurie de CASTELETZ, bornée d’un côté par Jean le SEUREY, escuyer.

– PARCHEMINS ET PAPIERS ACHETES PAR MONSIEUR PANNIER CHEZ LA FEMME GRANDVAL FRIPIERE  PROVENANT DE LA FEMME HARDOUIN DE PRESTREVILLE.
– P.88 1784 5 juillet
Sentence du bailly , haut justicier de la baronnie d’Auquainville à Fervacques entre Messire Guillaume Louis Félix de Bonnechose, escuyer seigneur de Mallouy, ayant épousé Noble Dame Agnès Charlotte Françoise de Bonnechose, dame du Mesnil-Germain, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Germain contre le sieur Jacques Année, marchand, demeurant en ladite paroisse de Saint-Germain.
Nomination amiable de 2 experts pour visiter l’objet du litige.
– P.89   1659 12 janvier
Devant Gabriel Ryoult, tabellion royal à Auquainville et Pierre Le Monnyer, ci-devant tabellion pris pour adjoint remboursement fait à Guillemette du Val, veuve de feu Michel Chambry, Messire Jean Chambry, diacre et Olliver Chambry, frère et fils du défunt et de ladite veuve de la paroisse de Mesnil-Eudes, à présent demeurant à Courson, se faisant fort Christophe Chambry autre fils desdits Michel et Guillemette du Val sous âge remboursement par Messire Christophe Hardouin, prêtre vicaire de la paroisse de Mesnil-Eudes d’une rente hypothèque de 17 livres 17 sols constituée au profit du sieur Michel Chambry par contrat du 12 août 1648
Fait à Fervacques en la maison où pend pour enseigne L’Ecu de France, en la présence de Louis Charauel hostelier au bourg de Fervacques.

Carnet « Doyenné de Livarot » :
17- FERVAQUES – de Favanchiis – Farvachia –Farvachiae
18- Voir :
Congrès scientifique de Rouen 1865 p.818
Histoire du Val-Richer p.57-187-191.
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.191 n°1067.
Exposition rétrospective de Lisieux 1870 p.60 n°1107.
Catalogue de la Ste Historique 1874 p.27.
Extraits de la Sté Historique de Lisieux 38-39-40-et 41.
Mémoires des Antiquaires de Normandie VIII – XVII – XXIV –368.
Musée des Antiquaires p.108 n°578.
Ferrières
Boizard
Recherche des Nobles de 1540
O.Desnos Tome II p.296.
Histoire des Graaands Officiers de la Couronne Tome II p.143 et 222.
Almanach de 1787 p.34.
Hippeau – Gouvernement de Normandie VII p.468 à 474.
Guyot – Répertoire de Jurisprudence Tome IV p.190.

Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 259 feux
Sous l’invocation de St Germain

Patronage :14e Episcopus lexoviensis, 16e Capitulum lexoviense, 18e le Seigneur
Curés : Bodeau 1764-1774, Ferrey   1779-1787
La Charité de Fervaques a été fondée en 1629
Jehan de la Reue – Hôtel de Ville VI-13.
Geoffroy de Brucourt, seigneur de Fervacque.

Insinuations.

Description de l’église 6 mars 1856
Description de la cloche
L’an 1782 j ‘ai été bénie par Messire le Vavasseur, curé de St Aubin et nommée Hortense par Très Haut et Très Puissant Seigneur Monseigneur Guy André Pierre, Duc de  Laval, patron de Farvacque et autres lieux, et par Très Haute et Très Puissante Dame Mademoiselle Jacqueline Hortense de Bulion, de Farvacque, Duchesse de Laval, Baronne d’Auquainville et autres lieux Messieurs Pierre Pilon, trésorier, Nicolas Pain et le Bourgeois, députés en 1782., Monsieur C.Giot, syndic.
Sur la cloche est représenté le Christ en croix. Les croisillons sont terminés par des fleurs de lys.
Au bas de la  croix on lit ; Jean Charles Cavillier (qui est le nom du fondeur.)

Description du château, suivie d’une description des halles.
Il y avait sur le territoire de Fervaques, outre le fief considérable devenu marquisat, d’autres fiefs l’un se voit à gauche de l’avenue qui borde la route de Lisieux, c’est le fief du Gast, manoirs épars dont rien de remarquable ne reste plus que le volumineux colombier du 16e siècle, bâti en bois avec briques entre les colombages , l’autre le Verger est plus curieux et plus considérable.

Recherche de 1666
François de Posmolan, seigneur des Castelais ; R. au Conseil

Fiche avec les armes de Jean Potier, curé de Fervaques (d’Hozier 151)

Abbaye de Fervaques – Ordre de Citeaux au diocèse de Noyon – Couvent de femmes.

Daniel Gouhier, seigneur de Verneuil de Fervaques – (Insinuations Eccl.VI p.57)

HAUTEMER
Voir :
Généalogies de Hautemer et de Bullion
Bulletin Monumental an 1852 T.156
Bulletin Monumental an 1855 n°7 p.588 note 2.
ABC d’Arch. tome II p.450.
Recherche de Montfaut p.22.
Monstres de la Noblesse du bailliage d’Evreux p.37.
Registre de l’Hôtel de Ville de Lisieux Tome I 19
Basnage Tome Ii p.87 sub fine Tome I p.133 sub fine.
Anne Jacq. de Bullion marquis de Fervaques.
Basnage Tome Ii p.87 sub fine Tome I p.133 sub fine.
Anne Jacq. de Bullion marquis de Fervaques.

Histoire du Maréchal de Fervaques –  Dingremont
Sa biographie, sa descendance, ses Armes et sa généalogie.

Documents inédits –
Lettre d’Henri IV 1608 10 octobre à son Cousin le Maréchal de Fervaques
Lettre d’Henri IV au duc de Sully en date du 1er novembre 1608
Lettre d’Henri IV du 20 mars  au Parlement de Normandie portant avis du choix du Maréchal de Fervaques pour remplir la charge de gouverneur de Normandie pendant le minorité du Dauphin.
Lettre d’Henri IV du 17 mai 1603 au Parlement de Normandie

1590 vers le 10 mars
Original autographe archives du château de Grancey (copie transmise par Monsieur Garnier, correspondant du Ministère de l’Instruction publique à Dijon.. Imprimé – annuaire de la Côte-d’Or 1822)
…….à Monsieur de Fervaques
«  Fervaques, à cheval, car je veux vois à ce coup-cy de quel poil sont les oysons de Normandie, venés droit à Alençon ».   Signé Henry
(Lettres d’Henry IV Tome III p.161)

Il résulte d’un mémoire intitulé « Choses notables et qui semblent dignes de l’histoire advenue aux premiers troubles etc. que l’on attribue à d’Aubigné »
…..Que Fervacques qui avait eu connaissance de l’évasion projetée par  le Roi de Navarre en 1576, laquelle fut en grande partie arrêtée chez lui (au logis de Fervacques avec lui, Laverdin et autre gentilhomme Laporte et les deux susdits et le premier valet de chambre Armagnac) se hâta de la dénoncer au Roy puis se sauva à Alençon ; ayant premièrement par les chemins écrit au Roy qu’il lui servirait auprès de ce prince plus que les deux meilleurs régiments de son armée.
Aussi les Rochellois lui refusèrent, comme à tous les catholiques de la suite du Roy de Navarre, l’entrée dans leur ville. Cependant l’année précédente, 1575, il n’y eut que le régiment de Fervacques qui soutint le combat contre les reîtres à Château-Thierry, bien qu’on lui en eut refusé l’honneur, pour la reporter sur le Duc de Guise qui avait été blessé longtemps après la bataille. Le reste de l’armée n’avait pas vu le feu.
(Archives cur. De l’Histoire de France Tome VIII 1ere série p.412 et 413)

Mauny : érigé en baronnie en faveur de Jean IV de Hautemer, bisaïeul de Guillaume, comte de Grancey, dont le fille épousé Claude d’Estampe. Antérieurement possédée par Marguerite, femme de Jean Goyon.

ROUXEL DE MEDAVY

Pierre Rouxel de Médavy, comte de Grancey et frère aîné de François Rouxel de Médavy, écêque de Lisieux, épousa Charlotte de Hautemer , comtesse de Grancey, fille de Guillaume et Renée Levesque, d’où André né en 1595 mort en 1598, Jacques III Maréchal de France et 15 frères et sœurs.
Charlotte de Hautemeeer, veuve de Pierre Rouxel de Médavy, fonde le 6 mars 1627 l’Abbaye de St Nicolas de Verneuil. (Lange)

Lettre d’Henri IV du 25 avril 1593 à mon cousin le Duc de Nivernois.

BULLION

Voir : Mme de Bullion de Bornelle – Revue des Questions historiques 6e livraison-octobre 1867 p.505
Paul Louis , duc de Beauvilliers, fils de Paul Hippolyte de Beauvilliers, duc de Saint Aignan, Pair de France, chevalier des Ordres  et de la première femme Marie Geneviève de Montlezim( ou Montlezun), épousa Auguste Eléonore Olympe de Fervacques de Bullion qui le rendit père de Charles Paul François de Beauvilliers, duc de St Aignan, né en 1746, mort en 1826 en qui s’éteignit le maison de Beauvilliers.
De Beauvilliers :…fascé d’argent de sinople, les fasces d’argent chargées de six merlettes de gueules posées  3,2,1 couronne de Duc. Supports : deux cygnes essorans.
Devise : in tuto del core

De Montlezim ou Montlezun :… d’argent au lion couronné de gueules accompagnées de neuf corneilles de sable, becquées et membrées de gueules.(D Dergny –Cloches du Pays de Bray p.293)

Gazette du 11 février 1634 : « Le 7 le Cardinal-Duc alla visiter le sieur de Bullion surintendant des finances, malade des gouttes… » ‘Gazette de France de Renaudot)

Anne de Bullion, marquis de Fervaques, mort en 1724.

La famille de Bullion s’est éteinte en 1785.

CUSTINE
Custine, la terre de Condé-sur-Moselle, fur portée en mariage par Antoinette de Nettancout à Christophe de Custine, seigneur de Pontigny, gouverneur de Nancy, et colonel du régiment des gardes de Léopold, duc de Lorraine, en faveur duquel ce prince l’érigea en marquisat sous le nom de Custine en 1719, nom que sa maison, une des plus anciennes du pays de Liège, tire d’un château situé à deux lieues de Charlemont et qui est la première pairie du comté de Rochefort.
Gérard, seigneur de Custine, vivait en 1231 avec Gertrude d’Eymont qui l’a  rendu 12e ayeuil dudit Gérard qui a eu pour fils Marc-Antoine, marquis de Custine, maréchal de camp, mort de ses blessures à la bataille de Rosbac, ayant épousé Catherine, Charlotte, Louise de la Vieuville de St Chammond.

La branche aînée du nom de Custine Guermange.
Le chef de la branche cadette est Joseph, comte de Custine de Mandres, capitaine de cavalerie dans Royal Pologne, puis dans Royal Piémont, marié le 15 mars 1755 à Susanne Magdeleine de Rutant, dame de Mandres et Maranville, fille de Pierre de Rutant et de Marie Françoise le Gentil de la Jonchapt, dont il a eu un fils né en mars 1756. (Waroquier)
La vie du comte de Custine, de son père et de sa mère, est racontée par lui-même dans ses lettres sur la Russie. Tome I p.19 à 94 lettres 2 et 3)
Mort de Monsieur de Custine à son château de St Gratien, près d’Enghien, annoncée par la Gazette de France du vendredi 2 octobre 1857.
Monsieur de Chateaubriand, vient à Fervaques en 1802 ou 1803 lorsque Mme de Custine en prit possession, il se borne à quelques lignes seulement , qui sont de nul intérêt dans les Mémoires d’Outre-Tombe tome p.74 Edition de Penaud 1849
Mémoire d’Outre-Tombe tome X p.369
L’auteur parle du séjour qu’il fit au château de Fervaques et d’une blanche haie dans la prairie de l’autre côté du fossé.

[1] Voir LE PREVOST 1862-1869, II, p. 83 sq.

[2] Sur ce personnage voir CHARPILLON et CARESME, I, p. 606. Sur l’aveu voir à Auquainville.Doc

[3] Dupont page 58.

[4] FRONDEVILLE 1936, p. 242..

[5]  Sur ces testaments, voir notre communication SHL, mars 1989 .

[6]  Cet inventaire, inédit à notre connaissance, est conservé aux AD du Calvados sous la cote 74 F1.

[7] La Prinse du Comte de Montgommery dedans le chasteau de Donfron par M. de Matignon, Lieutenant en la Basse-Normandie en l’absence du duc de Bouillon. le Jeudy XXVII de may mil cinq cents soixante et quatorze, d’après la copie imprimée à Paris pour Nicolas du Mont, demeurant auprès le collège de Reims en 1574 avec permission. Nouvelle édition publiée par les soins d’un Bibliophile Normand (H. SAUVAGE), Domfront, Liard, 1868, p. 28.

[8] NEUVILLE 1894, II, pp. 155-156

[9] FISQUET p. 307.

[10] BEAUREPAIRE 1880-1882.

[11] Id°

[12] Sur ce fief, situé dans la commune de ce nom, canton de Duclair, proche de Barneville-sur-Seine, voir les chartes éditées par BREARD ; et HERON 1898, p. 120: « L’important domaine de Mauny, érigé en baronnie par Louis XI, comprenait les fiefs de Mauny, Thouberville, le Vivier, Plasnes et la Houssaye; il était entré dans la maison de Brézé par le mariage de Pierre II de Brézé, bisaïeul de Françoise, avec l’héritière de la famille normande des Crespin, Jeanne, comtesse de Maulévrier, dame du Bec-Crespin, Mauny, etc. Françoise, fille aînée  de Louis II de Brézé, grand sénéchal, lieutenant général en chef et gouverneur pour le roi en ses pays et duché de Normandie  – la fille cadette, Louise, dame d’Anet, épousa en 1547, Claude de Lorraine, duc d’Aumale – le transmit à la maison de la Mark par son mariage contracté en 1538 avec Robert IV de la Mark, duc de Bouillon et prince de Sedan, qui devint maréchal de France en 1547, et gouverneur de Normandie en 1550 ».

[13] Voir entre autres les lectures du sire de Gouberville dans FOISIL 1981, pp. 232-233

[14] Sur les Gabriel, voir: Xavier ROUSSEAU, « Deux vues inédite d’Argentan en 1602 », Le Pays d’Argentan , N° 39 – 1-1940, pp. 57-71, ill

[15] GUILMETH pp. 63-64.

[16] GUILMETH – op. cit.

[17] Cette disposition fait songer à celle étudié à Lyon dans le contexte d’un habitat urbain XIII-XVen siècles et décrite ainsi par Catherine ARLAUD 1993, pp. 7-11, ill.: « … Les moyens de confort: « … de nombreux éléments témoignent de l’utilisation de l’eau à chaque étage: dalle d’évier, conque (pierre évidée comme la dalle d’évier mais située au sol); l’évacuation des eaux usées se fait par un simple conduit dans le mur de façade qui se prolonge d’environ trente centimètres au-delà du parement, soit par une conduite formée d’un empilement de pierres évidées, liées au mortier hydraulique, et pris dans l’épaisseur du mur… »

[18] La bretèche est « une logette rectangulaire en surplomb, souvent au-dessus d’une porte; dont le sol est percé de trous pour le tir fichant ». Vocabulaire de l’architecture , t. I, p. 170.

[19] Cette disposition fait songer à celle étudiée à Lyon dans le contexte d’un habitat urbain XIIIe-XVe siècles et décrite ainsi par Catherine ARLAUD 1993, pp. 7-11, ill.: « … Les moyens de confort: « … de nombreux éléments témoignent de l’utilisation de l’eau à chaque étage: dalle d’évier, conque (pierre évidée comme la dalle d’évier mais située au sol); l’évacuation des eaux usées se fait par un simple conduit dans le mur de façade qui se prolonge d’environ trente centimètres au-delà du parement, soit par une conduite formée d’un empilement de pierres évidées, liées au mortier hydraulique, et pris dans l’épaisseur du mur… »

[20] Sur les Maignart de Bernières, voir DUBUISSON-AUBENAY, Itinéraire de Normandie publié par le chanoine Porée, avec la collaboration de MM. Louis Régnier et Joseph Depoin, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1911. p. 160, 173 etc.

[21] qu’il ne posséda jamais pelliculesERIN 1973.

[22]de CAUMONT, p. 718

[23] Notes de M. le vicomte Louis de Neuville. « .

[24] Par deux chartes du mois de mai 1260, Geoffroi de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques ( dominus de Favarchis ) déclare d’abord qu’il a donné et ensuite qu’il a vendu pour le prix de 13 livres tournois, au chapitre de la cathédrale de Lisieux une place et une maison sises à Fervaques. Ajoutons que, à cette époque et jusqu’à la fin du XVIe siècle, c’était aussi au chapitre de Lisieux qu’appartenait le droit de nommer à la cure de Fervaques, droit qui passa au seigneur même de cette paroisse, lequel en jouissait encore en 1789.

[25] Des documents authentiques paraissent établir que c’est dans le château de Fervaques, appartenant à Guillaume de Hautemer, alors seigneur de Fervaques et depuis maréchal de France, et nullememtn dans le château de Mesnières près Neufchatel-en-Bray, que Henri IV connut pour la première fois la belle Gabrielle d’Estrée. Ce qu’il y a de certain, c’est que le père de Gabriel était alors détenteur du domaine de la vicomté d’Orbec et que le lit de Henri IV, était, il y a peu d’années encore, conservé avec soin dans le château de Fervaques.

[26] C’est ce marquis, ancien député et ancien maître des requêtes au conseil d’état, qui par ses mutilations et transformations qu’il lui a fait subir sous prétexte de l’enjoliver, a fait du noble château du maréchal de Fervaques un véritable hôtel d’épicier retraité  »

[27] Les cinq ( sic ) autres localités étaient Valognes, Orbec, Pont-Audemer et Maromme, près Rouen.

[28] C’est au mois de mai 1599 que Henri IV érigeant  en faveur de Guillaume de Hautemer, maréchal de France, la terre de Fervaques en marquisat accorda à cette paroisse non seulement le titre de bourg, mais encore le marché et ls deux foires dont nous parlons.

[29] : Jacques Rouxel de Médavy, était gouverneur d’Argentan en 1573; Pierre Rouxel, lieutenant général en Normandie et père du maréchal de Grancey, épousa en 1586 Charlotte de Hautemer, fille du maréchal de Fervaques. Cette famille remonte à Jean Rouxel, qui épousa, vers l’an 1428, Marie Larconneur, seigneur de Médavy. La terre de Médavy, située dans la commune de ce nom, relevait du comté de Montgommery par un plein fief de haubert ( V. les Mémoires de Castelnau , éd. de le Laboureur.) V. Dénombrement de la terre de Montgommery. (Bibliothèque Impériale , n° 9891.)

FAUGUERNON



NOTES sur FAUGUERNON – 14260.

Références bibliographiques diverses.
La plupart peuvent être consultées à la SHL.

Archives SHL : dossier « LIEUX A à L » : Dessins de Charles Vasseur et notice concernant la forteresse

DU BOIS Louis dans Histoire de Lisieux (Tome 1 page 108 à année 1147)
 » Suivant quelques auteurs, Geoffroi (Comte d’Anjou) après un siège de trois mois, auquel prirent part 14.000 hommes, prend et fait
raser le château de Fauguernon. Il est plus vraisemblable que ce fut 10 ans avant. »
(NDLR : le nombre de 14000 semble un peu exagéré à beaucoup de chercheurs. A cette époque le château est tenu par ROBERT II.)

DU BOIS Louis – Histoire de Lisieux – Tome 2, Livre VIII page 342. Commune de Fauguernon.

CAUMONT Arcisse de, – Statistique monumentale, t. V, pp. 24-41
(volume III de la réédition FLOCH) Les notes sur Fauguernon sont de Charles VASSEUR et concernent l’église, le château et le moulin du XIIe siècle. Y figurent également une liste des occupants du château connus et un historique du château. Selon ces notes le plus ancien seigneur connu ROBERT 1er accompagna le Duc de Normandie à la Croisade.

CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs ¬de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p. (Fauguernon, pp.¬45-49)

COTTIN Michel, « Notes sur quelques moulins du Pays d’Auge et du ¬Lieuvin en 1796 », Histoire et Traditions populaires – Foyer du Billot, n° 29 12-1989, pp. 41-59

DELISLE Léopold, Les Cartulaires de la Baronnie de Briquebec, Saint-Lô, F. Le Tiral, 1899, In-8°, 26 p.

DETERVILLE : CHARME DISCRET DES MANOIRS DU PAYS D’AUGE.
Fauguernon, La Ferme du Château, CDMPA, pp. 115-116
Fauguernon, Le Manoir du Pavillon, CDMPA, pp. 118-120; pierre et brique, galerie à 4 arches, pavillons en façade, tourelle d’escalier en arrière, tourelles d’encoignure, épi de faîtage

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-¬sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 109-113

DETERVILLE Philippe, « Le manoir du Pavillon à Fauguernon », PAR, 35, N° 4, Avril 1985, pp. 3-7

DETERVILLE Philippe, « Les colombiers du Pays d’Auge », PAR, 44, N° 5, Mai 1994, pp. 12-18, ill.
Manoir de la Vallée, à Glos; Fauguernon, château-fort; Château de Betteville, à Pont-l’Evêque; La Houblonnière; Manoir de Caudemone, à Auquainville (a conservé sa toiture ancienne); Montargis, à Cambremer (sur plan carré); Crèvecoeur; Saint-Germain-de-Livet; Bois du bais, à Cambremer (1512).
Saint-Germain-de-Livet, Château, PGMPA, pp. 98-101

DORANLO Dr Raoul, « Essai d’inventaire des camps, retranchements, mottes et fortifications antiques du Lieuvin (arrondissement de Lisieux et de Pont-l’Evêque) BSHL, 1924-1926, N° 26, 1926, p. 5

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1007.

« Entreprise B.I.O., à Fauguernon », dans Entreprise Normande, N° 8, ¬février 1967, p. 55. = AD 14 T III/21

« Fauguernon. La Monteillerie « , BSHL, 1907, N° 6, pp. 16-18

« Fauguernon. La Monteillerie – Erection de fief de haubert, relevant de Mademoiselle et de son consentement », BSHL., 1907, N° 16, pp.¬16-18

FOURNIER Dominique : note de toponymie : Cambremer, Fauguernon, Firfol – Bulletin Le Billot n°47 Sept.1994

FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur in Etudes lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318

FRONDEVILLE Henri de, Recherches sur la Vicomté d’Orbec au XIV°¬siècle, Bernay, Claudin s.d. (1938). Extrait du Bull. de Soc. Hist.¬d’Orbec, II, (1938), 76 p.

GURREY Patrick, Chronologie du Château de Fauguernon, BSHL n°42, septembre 1998.

HIPPEAU Célestin, Dictionnaire topographique du Département du ¬Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883, (p. 110)

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LA ROQUE Labbey de, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux ¬des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827. In-8°, 170 p.

LEBEURIER P.-F., Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux ¬en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux – Rouen, Huet – Lebrument, 1861, In-12¬, 167 p. (p. 67)

LE CACHEUX Paul, Correspondance de la famille d’Estouteville (1460-1535), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1935, In-8°, xij-134 p.¬ (Coll. de la Société de l’Histoire de Normandie)
Bailleul; Puchot, de Gerponville; Bauquemare; Robert Bertran; Jean¬ de Sallenoue, sieur de Blosseville; Bourbon, Thomas de Clermont, abbé ¬de Cormeilles; Cure de Goustranville, 74; château de Gacé, 6-8, 16,¬56, 58,, 59, 89; mare de Glatigny, 11; Honfleur, 98, 112, 114; Hotot,¬89; Guyon de La Haye, sieur de Vauville, 55, 83, 18; vente de boeufs¬ et de vaches, pp. 102-103; Roncheville, 66, 102, receveur de 112;¬Saint-Clair-en-Auge; famille Paynel – Painel –

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, ¬Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°, (I. pp. 85; 319 – II, p.¬69)

LENGAGNE Cristelle : Quelques réflexions à propos de l’inventaire après décès d’un journalier et de son épouse en 1780. Bulletin de la Société Historique de Lisieux, BSHL n° 53, Décembre 2002.

LE PREVOST Aug, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39

Charles MILCENT et André ROSTAND, « Le château de Flamanville et ses ¬propriétaires: les Basan, les Le Conte de Nonant de Raray, les ¬Sesmaisons », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche -¬ Mélanges multigraphiés, 11 e série, 1982, pp. 51-72

LE PREVOST Auguste, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39

MANEUVRIER Christophe : Le récit de la translation des reliques de saint Regnobert: histoire d’une éphémère fondation monastique effectuée aux portes de Lisieux sous l’épiscopat de Fréculf. Tabularia. (voir Saint Regnobert.doc)

NAVEL Henri, « A propos de recherches sur les fiefs de la vicomté de ¬Caen », BSAN, XLIX, XLII, 1945 (1946), pp. 319-343
fieffermes, fiefs, mouvance, féodalité.

NEUVILLE Louis RIOULT de, Le Moulin de Fauguernon in La Normandie ¬Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit.¬Corlet, t. II, pp. 143-149

abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ¬ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux analysés pour servir ଠl’histoire du personnel de l’évêché, de la cathédrale, des collégiales, des abbayes et prieurés des paroisses et chapelles ainsi que de toutes les Familles notables de ce Diocèse , LISIEUX, Piel,¬1895, 5 vol., In-4°, pl. h.t.

PREVOST G.-A., Armorial général de France (Edit de Novembre 1696).¬Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque ¬nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 3 vol., 1922-1924, In-8°, ¬X-325, 262, 101 p.

RAULT Fernand, « Le château de Fauguernon », PAR., 22, 11 – 1972, pp. 15-18

RAULT Fernand, Compte rendu de l’excursion du 27 mars 1977 aux mottes et châteaux du Pays d’Auge: motte située à l’ouest de l’église de Bonnebosq; chapelle Saint-Christophe; mottes de Bonnebosq; Auvillars;¬ Annebault; Fauguernon; Le Pin; Château de Blangy; Fierville ,¬Communication SHL, 26 avril 1977

SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion ¬provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince ¬de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885. In-4°, XXXIX-230 p.
Barneville, Fumichon, Fauguernon, Bertrand, Brucourt, etc.

SAUVAGE René-Norbert, Catalogue des manuscrits de la Collection ¬Mancel, à Caen Paris-Caen, Plon-Jouan, 1910, In-8°, (Extrait du Catalogue général des Manuscrits des Bibliothèques publiques de France, t. XLIX (pp. 274-275)

VASSEUR Charles : voir sur Fauguernon BSHL n°42, septembre 1998.

VASSEUR Charles-Modeste-Victor, Mémoire sur les moulins féodaux, Caen, ¬1873, In-8°

Documents figurant dans les Fonds de le S.H.L. :

FONDS BOUDARD :
– 2FA99 : 1817 : Mémoire de Paisant charpentier à Fauguernon pour ¬travaux faits au Hausey et à la Mancellerie.
– 2FA102 : mémoires de travaux exécutés par Adrien Paisant charpentier ¬à Fauguernon
– 2FM69 : période révolutionnaire : quittances pour travaux. (moulin de Fauguernon)
– 2FM78 : 1777-1818 : quittances pour travaux châteaux du Pin, de Fauguernon, au moulin.
– 2FM81 : période révolutionnaire : Nonant, Raray, La Pintrie, ¬ Fauguernon, Piencourt, Norolles, Ecorcheville, Lambot.
– 2FM97 : an X : reçu de perception de contributions pour Fauguernon¬ et Ecorcheville.
– 2FM104 : reçu de Pierre Gaisnel pour ses journées de travail (couverture, moulin de Fauguernon et autres)
– 2FM122 : 1786 : La Pintrie : mémoires du couvreur pour Fauguernon.
– 2FM125 : 1810 : La Pintrie : état des fermages (Fauguernon)
– 2FM170 : 1781-1854 : Paysant charpentier, Robert Grip Fauguernon, ¬Morin (veuve), de Bruc.

FONDS 1F :
1F662 : 25 mars 1664 : mariage entre Jacques Lachey de Saint ¬Philbert des Champs et Marie Guesnet de Fauguernon.

1F889 : 1773 : Fauguernon : lettre du Marquis de Pierpont.: bail de la ferme.

1F437 : 26 juillet 1744 : Jacques Le Chantre de Fauguernon¬ reconnaît avoir reçu de Pierre Lhermite de Lisieux (St Jacques) ¬ la somme de 14 livres pour 6 mois de location d’une chambre.

Fonds « Imprimés »
I J 2 : Mémoire pour M. L.F. Le Comte de Nonant contre J.F. Le Comte de Nonant et Jean de Bottey, 1715. (Seigneuries de Malou, du Pin, Châtellenie de Fauguernon, noms des possesseurs 35 pages). (ex n° 69)

Carnets de Ch. Vasseur : « Analyses et transcriptions … »
– Dans HH 4 Registre fait en l’année 1660 par Maistre Pierre Thiron avocat au Conseil dans lequel sont escrites les principales affaires de sa maison
– P.4
Le Breuil et Norolles
Se composent de 7 corps de logis. La cour relevait partie de Fauguernon, partie de la sieurie du Breuil parce qu’il y en avait une partie sur la paroisse de Norolles et l’autre sur le Breuil.
Le Bois du Nieux était une aînesse de la chatellerie de Fauguernon sur la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs.
– Page 6
La pièces des Coutures de Cormeilles sur le chemin de l’Eglise de Norolles à celle de Saint-Philbert, dépendant de la chatellerie de Fauguernon.

– Dans Liste de notaires
1618 28 janvier Jehan Noucher et Hillaire Daubichon tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon
1675 27 décembre Architriclin Noucher tabellion en la Vicomté de Fauguernon
1707 4 février Gilles Chaudru tabellion et la Vicomté et Haute Justice à Fauguernon
1712 Adrian Picquot et François Beaufrère tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon

dans : ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
– page 12 : 1672 15 mai
Vente par Jacques Boudard et ses fils de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs, à Pierre Hérieur du Pin, d’une pièce de terre en cour. Garantie être tenue de la chapelle de Saint-Regnobert de Fauguernon, puisnement en Lainesse du Bosc, chargée de rentes et faisances seigneuriales avec foy hommages reliefs et treizièmes le cas offrant.
Présent à ce :
Maître Philippe Denis, prêtre demeurant en la paroisse de Saint-Jacques-de-Lisieux et Maître Nicollas Chaudru, sieur des Roches, demeurant en la paroisse de Saint-Philibert-des-Champs.
– page 40 – 1663 14 juillet
Aveu rendu à haut et puissant seigneur Louis Jacques Lecomte, Chevalier Seigneur, Marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, Le Coudrey, Beteville en Caux, Moudrainville, Malou, Vicomte et Chastelain de Fauguernon, Baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Beschet, Bois Ravenot, la Coeurie, la Pintherie, Brévedent, Carsis? Sourdeval et autres lieux, par François Godart pour 2 pièces de terre Saint-Philbert-des-Champs, sur le chemin de Moyaux à Pont-l’Evêque, dépendante de la terre de la Coeurie, par foy, hommages, reliefs, treizièmes le cas offrant.
– Page 116 1580 8 juillet
Aveu rendu à Nobles Hommes François Poisson, sieur du Buisson et Nicolas du Val, sieur de Bocquensey aux droits des demoiselles Charlotte et Catherine de la Rivière, leurs femmes, sieurs du fief terre et sieurie du Mesnil es Crottes
par Noble Paul Pynain, sieur de Saint Pierre, héritier de feu Maître Robert le Perché, en son vivant procureur du Roy en la vicomté d’Auge
pour partie d’une vavassorie nommée la Valvassorye Arnould, assise aux paroisses de Beaumont et de Clarbec, sujette à 40 oeufs 4 deniers à Pâques. A la Saint Michel 30 corbeillées de pommes pour un myeu de cildre, et audit terme 10 sols pour agencement pour cueillys, pillys et entonnages, 48 sols à Noël, 4 chapons, 4 deniers hérisson et mottage… au château de Fauguernon
– p.176 – 1580 8 juillet
Aveu rendu à Nobles Hommes François Poisson, sieur du Buisson et Nicolas du Val, sieur de Bocquensey aux droits des demoiselles Charlotte et Catherine de la Rivière, leurs femmes, sieurs du fief terre et sieurie du Mesnil es Crottes
par Noble Paul Pynain, sieur de Saint Pierre, héritier de feu Maître Robert le Perché, en son vivant procureur du Roy en la vicomté d’Auge
pour partie d’une vavassorie nommée la Valvassorye Arnould, assise aux paroisses de Beaumont et de Clarbec, sujette à 40 oeufs 4 deniers à Pâques. A la Saint Michel 30 corbeillées de pommes pour un myeu de cildre, et audit terme 10 sols pour agencement pour cueillys, pillys et entonnages, 48 sols à Noël, 4 chapons, 4 deniers hérisson et mottage… au château de Fauguernon

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».

19 – FAUGUERNON – Faguellon – Fauguernone

voir :
Norolles – Translation de St Regnobert
Annuaire Normand p.137-139 de 1864
Répété littéralement dans le Bulletin Monumental 1863 p.805 et 807
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.110 n°675
Ste Historique de Lisieux – extraits 111 -112
Id 1874 p.10 n°44
Almanach de Lisieux pour 1873 p.189 à 194 (notice sur le château)

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 95 feux.

Sous l’invocation de St Régnobert

Patronage 14e dominus de Faguellon
16e et 18e dominus loci

Curés Guerrier 1764-1774
Goubin 1785-1787

Lors de la déclaration des bénéfices de 1751 le patron était le Marquis de Rarey et le collateur l’évêque de Lisieux. Le bénéficiaire Messire Jacques Guerrier avait la tierce gerbe des dîmes (Archives du Calvados)

Insinuations

Descriptions de l’église des 22 juin 1853 (suivie de la description d’un retable) et 27 mai 1862

Description de la cloche
J’ai été bénie par Monsieur Pierre Gaillard, curé de Fauguernon ; Monsieur Ménard, maire.
Lavillette m’a faite en 1817.

La Baronnie de Fauguernon était composée de huit fiefs dont deux étaient :
la Pinterie, ferme située sur la paroisse du Pin et
le Bois Ravenot, assis sur Ecorcheville au milieu duquel on voyait encore les ruines d’un ancien château qui avait été bâti. Appartenait à Monsieur le Marquis de Pierrecourt en 1721 (Dictionnaire des tailles tome II p.61)

La sieurie de Béchet relevait aussi de la vicomté de Fauguernon en 1627.

Le Bois du Mieux était une aînesse de la châtellerie de Fauguernon sur la paroisse de St Philbert.

L’Histoire de la Maison d’Harcourt donne de curieux éclaircissements sur la transmission de la terre de Fauguernon des Bertran aux Garencières et de ceux-ci aux Cerisay. (La Roque Tome I p.142-145).

Jean de Montenay, sire de Garencières et vicomte de Fauguernon et de Fontenay le Marmion, prisonnier à Azincourt, eut en Angleterre quelques démêlés avec le Duc d’Orléans (Charles, père de Louis XII, prisonnier aussi à Azincourt) qui crut voir en lui un rival d’amour. La querelle se termina de part et d’autre par des ballades et des rondeaux (Abbé de la Rue- Bardes et Trouvères Tome III p.326)

Emblèmes et devises chrétiennes composées par Damoiselle Georgette de Montenay – Lyon – Jean Marcorelle 1571 – Petit in 4°.fig.
Georgette de Montenay était dame de la cour de Jeanne d’Albret, reine de Navarre. On ignore la date de sa mort.

Fauguernon peut être considéré comme un des grands fiefs du Duché de Normandie. Les vicomtes de Fauguernon avaient séance à l’Echiquier.
Les Bertran de Briquebec furent en possession de cette terre dès l’époque la plus reculée et comme leur généalogie remonte jusqu’au temps de Rollon il est probable que leur auteur l’avait obtenue dans le partage qui suivit la Conquête.
Il serait fastidieux de donner tous les noms de ceux des membres de cette famille qui furent seigneurs de Fauguernon. Il suffira de nommer les principaux ; d’abord Robert 1e du nom qui suivit à la croisade le Duc de Normandie. Dans le catalogue donné par Gabriel Dumoulin on voit qu’il portait : d’or au lion vert rampant, onglé et couronné d’argent, avec un baston de gueulles pour brissure ; car il n’était que cadet de la branche de Briquebec.
Son fils Robert II ayant pris le parti d’Eustache, comte de Boulogne, contre le Duc d’Anjou, amena le destruction de son château en 1137. Il fut tué l’année suivante en défendant sans doute la même cause.
Il avait épousé la fille d’Etienne, comte d’Aumalle, dont il eut un fils nommé comme lui Robert. Celui-ci vit aussi une invasion étrangère ravageait la Normandie, mais plus prudent il ne chercha point à résister au torrent et put ainsi conserver ses terres qui furent érigées en baronnie par le conquérant Philippe-Auguste. Son alliance avec la fille aînée de Jourdain Tesson les augmenta encore.
(suit les articles du registre de Philippe Auiguste qui concernent Robert Bertran en latin).
Son petit-fils Robert V, vicomte de Roncheville, seigneur d’Honfleur et de Fauguernon, fut connétable de Normandie. Il avait pour femme Alix de Tancarville, fille de Monsieur Guillaume, sire de Tancarville et d’Alissande de Meullent. Le traité de mariage de l’an 1245 stipule une dot considérable, c’était celle de la mère d’Alix qui alors n’existait plus. Elle se composait des terres de Sahurs, Croisot et Bapaulme, près de Rouen, Feuguerolles, Venois, Ifs, Alemaigne, Plassi, Savenay, Le Mesnil-Patry, Estreham près de Caen.
Les deux fils de Robert V se partagèrent ses terres et c’est au second nommé Guillaume qu’échut Fauguernon et les fiefs de sa mère.
Bien qu’il eut eu trois enfants ses terres passèrent après lui à une famille étrangère. Son fils aîné, nommé Robert, étant mort sans avoir d’enfant d’Isabeau de Craon, sa femme. Marie sa sœur, devint vicomtesse de Fauguernon, et comme elle se maria trois fois, on trouve, dans un laps de temps très court, trois familles différentes en possession de la terre de Fauguernon, ce qui cause une certaine confusion.
Ajoutez à cela que la branche collatérale des Bertran retint suivant les généalogistes le titre de vicomtes de Fauguernon.
Ainsi Robert VII Bertran, maréchal de France, qui vivait en 1340 ou environ, cousin germain de Marie, prenait le titre de vicomte de Fauguernon en même temps que celui de seigneur de Roncheville qui lui venait de son père (Lachesnaye Tome XI p.96)
Robert avait épousé le 3 mai 1318 Marie de Sully, fille d’Henry, sire de Sully et de Jeanne de Vendôme. Il en eut cinq enfants mais ses deux fils étant morts sans hoirs, les filles se partagèrent la succession : on y voit point figurer Fauguernon. (Voir Histoire des Grands Officiers de la Couronne in 4°, tome II p.126)
Marie Bertran contracta trois alliances. La première avec Jean Paynel, sire de Hambie. Il était fils aîné de Guillaume Paynel et de Jeanne Bertran, de la branche de Briquebec. Il ne sortit pas d’enfant de cette union (Lachesnaye 11 p.234)
Le second mari de la vicomtesse de Fauguernon était Yvon de Garencières, seigneur de Garencières et Beaudemont.
Le troisième se nommait Guillaume Fresnel, baron de la Ferté-Fresnel.
De la dernière union seulement elle eut un fils nommé Jean.
La terre de Fauguernon se trouva divisée entre les trois familles, qui conservèrent tous le titre de vicomte de Fauguernon. Mais cette séparation ne fut pas de longue durée. Olivier Paynel, chevalier baron d’Hambie et vicomte de Fauguernon et Fontenay-le-Marmion, mourut sans enfant d’Isabelle de Meullend, sa femme. Celle-ci épousa en deuxièmes noces Guillaume de Montenay, baron de Garencières, possesseur aussi de Fauguernon, par suite du mariage de Jeanne de Garencières avec Jean de Montenay, son père. Il sortit des enfants de cette union.
Montfaut en 1463, trouva à Fauguernon : Messire Jehan de Montenay, chevalier baron de Garencières, seigneur de Bérengeville, de Nully en Gastinoys, vicomte de Fauguernon, qui six ans plus tard en 1469, se présenta aux Montres de la Noblesse du bailliage d’Evreux « en abillement de homme d’armes accompagné d’un autre homme d’armes, neuf archiés et quatre vougiés, dont l’un d’iceulx vougiers est Jehan Gillain, tous suffisamment montez et armez » (p.10)
Vers 1455, il avait vendu pour 2400 livres, la vicomté de Fontenay le Marmion à Thomas de Lorailles, seigneur d’Ecoville (Statistique Monumentale Tome II p.167)
Comme Marie Bertran, Isabelle de Meullent se marie aussi trois fois. Son troisième mari fut Henry de Thiéville, seigneur de Thiéville, Mesnil-Garnier, Vains, Chantores etc. Elle en eut une fille, nommée Catherine, qui épousa en 1406, Olivier de Mauny. Elle eut une part dans son héritage.
La troisième partie de Fauguernon était, on l’a vu, dans les mains de la famille Fresnel. La sœur d’Isabelle de Meullent, la troisième fille de Valéran, nommée Alix, épousa Jean de la Ferté-Fresnel, seigneur du lieu et de Gacé, vicomte de Fauguernon, fils de Marie Bertran.

Guillaume de Cerisay vivant en 1466 (voir Almanach Normand 1848 p.419)

Un acte original des Archives des Hospices de Lisieux du 10 mars 1493 donne le nom du Noble et Puissant Seigneur Christophe de Cerisay, seigneur de Villy et baron de la Haye du Puys, vicomte de Fauguernon, conseiller et chambellan du Roy, et bailli de Costentin. Comment était-il devenu seigneur de Fauguernon ? c’est ce que j’ignore. De sa femme Marie de Magneville, Christophe de Cerisay n’eut qu’une fille appelée aussi Marie, qui épousa Gaston de Brézé, quatrième fils de Jacques, comte de Maulevrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel. Gaston de Brézé joignit donc Fauguernon aux fiefs nombreux qu’il possédait déjà, savoir : Plannes, Auvrecher, Plainbosc etc..
Marie de Cerisay vivait encore en 1537 suivant un acte du 20 septembre de cette année où l’on voit qu’elle est aussi en possession du château du Pin. Elle comparut à la recherche des Elus de Lisieux de 1540 et produisit une généalogie pour elle et ses enfants sous-âge, mais elle ne put la justifier parce que « les lettres, chartes etc.. concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains du défunt Messire Louis de Brézé, sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari ».
Ces enfants sous-âge étaient Louis de Brézé, devenu grand aumônier de France et évêque de Meaux, puis deux filles Catherine et Françoise.
La première épousé Nicolas de Dreux, vidame et baron d’Esneval. Françoise eut pour mari Gilles le Roy, seigneur de Chillon.
Révérend Père en Dieu Messire Louis de Brézey, évêque de Meaux, abbé des abbayes de St Pharon et Ygny, s’intitulait dans un acte du 7 mai 1571 : seigneur de baron de la Haye du Puis, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du Château du Pin et Bois Ravenot.
L’évêque de Meaux ne laissa pas son héritage à ses sœurs. Il passa nous ne savons comment à son cousin M. de St Germain-Fauguernon –ainsi parle un registre de l’Hôtel de Ville de Lisieux de 1562-. C’était un descendant de Gilles de St Germain, baron d’Asneboc, qui avait épousé la fille de Jacques de Brézé, son grand père.
Mais il paraît que Fauguernon revint ensuite à Louis de Brézé le grand sénéchal de Normandie, le mari de Diane de Poitiers ou plutôt à l’une de ses filles Françoise de Brézé, qui avait épousé Robert IV de la Marck, duc de Bouillon, comte de la Mark, prince de Sedan, maréchal de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Normandie. C’est ce fameux duc de Bouillon dont on n’ignore point le rôle pendant les guerres civiles de la fin du 16e siècle.
(On trouve un Thomas de Morant, premier du nom, seigneur de Fauguernon etc, né le 1er mai 1543 mort en 1621. Il est vraiment bien difficile de mettre d’accord tous les généalogistes)
Un acte original des Hospices de Lisieux de 1617 fait mention de Haut et Puissant Seigneur Messire Louis de la Mark, marquis de Mauluy, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent le Roi, conseiller du Roy en ses Conseils d’Etat et Privé, premier escuyer de la Reine.

Dans le seconde moitié du 17e siècle, Fauguernon était passé dans la famille des Lecomte de Pierrecourt qui la posséda jusqu’à la Révolution et la possède encore maintenant je crois.
J’ai un aveu du 14 juillet 1663 rendu à Haut et Puissant Seigneur Messire Louis Jacques Lecomte, chevalier, seigneur marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, le Coudrey, Beteville-en-Caux, Mondrainville, Malou, vicomte et châtelain de Fauguernon, baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Béchet, Bois-Ravenot, la Courie, la Pintherie, Brefvedent, Carsis, Sourdeval et autres lieux.

Une sentence des pleds de la vicomté de Fauguernon du 3 juin1694 fait mention de Haute et Puissante Dame Françoise de Mire, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville et autres lieux, dame et marquise de Pierrecourt.
L’un et l’autre, mari et femme, figurent dans un aveu de la sieurie des Forges de 1673 (ste Historique 85)

Lachesnaye nous dit que vers la fin du 18e siècle la baronnie de Fauguernon appartenait à Monsieur le Marquis de Raray, comme héritier de Monsieur de Pierrecourt, son aïeul. Il s’agit toujours de la famille le Conte de Nonant.
La terre de Nery-en-Valois fut érigée en marquisat sous le nom de Raray par lettres de Janvier 1654, registrées le 10 juin suivant, en faveur de Henri de Lancy, baron de Rarey, qui de Catherine d’Angennes eut un fils du nom de Gaston, Jean-Baptiste, qui devint après son père marquis de Rarey. Celui-ci ne laissa qu’une fille Marie Lucie qui devint héritière de Raray et Lancy. Cette dame qui mourut le 16 mai 1693, avait épousé Jean François le Conte de Nonant, seigneur de Pierrecourt.
Leur fils aîné François Louis, dit le marquis de Raray est donc bien un le Conte.

Voici les blasons des différentes familles qui successivement possédé la vicomté de Fauguernon, on pourra ainsi reconnaître facilement à qui appartiennent ceux que nous avons decrits.
BERTRAN : d’or au lion de sinople armé, lampassé et couronné d’argent.
PAYNEL : d’or à deux fasces d’azur accompagnées d’un orle de huit merlettes de
gueules.
de MONTENAY : d’or à deux fasces d’azur accompagnées d’un orle de huit coquilles de gueules
de THIEVILLE : d’argent à deux bandes de gueules accompagnées de sept coquilles posées dans le sens des bandes 2.3.2
de la FERTE-FRESNEL : d’or à l’aigle éployée de gueules.
de MAUNY : d’argent au croissant de gueules
de BREZE : d’azur à huit croisettes d’or posées en orle autour d’un écuson aussi d’or amblé d’azur et l’azur rempli d’argent.
de BOUILLON : de gueules à la fasce d’argent
le CONTE de NONANT : d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe de trois besans d’or mal ordonnés.
le MYRE : de gueules au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or.

Droit de hérisson et de motage dû par la seigneurie de Mesnil-aux-Crottes ou Mesnil-Poisson suivant acte de décret du 27 juillet 1693 et aveu de la vavassorie Arnould à Clarbec 8 juillet 1580.

Le même service est dû par l’aînesse Michant Premier assise à St Etienne-la-Thillaye dépendant des religieux de Beaumont-en-Auge suivant aveu du 14 octobre 1785 et par l’aînesse ou fief Hue situé à Clarbec (aveu du 15 janvier 1670)

A la croisade de Robert Courteheuse, le sire de Fauguernon portait : d’or à un lion vert rampant onglé et couronné d’argent, à un bâton de gueules. (Dumoulin)

Histoire du château de Faugueron

Le château de Fauguernon, près de Lisieux, qui appartenait à la famille Bertran de Briquebec se trouve à mi-côte sur la point inclinée d’une langue de terre. Il offre deux enceintes dont la principale est encore fort remarquable.
Cette partie du château se compose d’une tour carrée ou donjon contenant la porte d’entrée et d’une enceinte de murs entourant un mamelon que des fossés profondément creusés détachent des terrains environnants. Le donjon, placé comme une sentinelle en avant du château, renfermait au-dessus de la porte plusieurs appartements auxquels on accédait par un escalier accolé à la tour à l’intérieur de l’enceinte. Le rez-de-chaussée qui était occupé par la grande porte offrait sous ce rapport quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimault, mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses qu’on ne trouve pas dans les deux tours que je viens de citer. Cette tour du château de Fauguernon ressemble d’une manière frappante par sa forme, la place qu’elle occupe et sa distribution intérieure à celle du château du Tickhill, en Angleterre, décrit par Monsieur King dans le tome VI de l’Archéologie britannique.
Les murailles du pourtour de l’enceinte servaient de support à des constructions totalement ruinées et au centre desquelles existait une cour. Robert Dumont rapporte que Geoffroy Plantagenet prit et ruina le château de Fauguernon en 1147 ; ainsi les principales constructions qui le composent ne peuvent être postérieures à cette époque. Je ne les crois non plus antérieures au commencement du 12e siècle. Les traces de herses et quelques détails observés dans les chambres qui surmontent la porte indiqueraient assez cette époque. Les murailles paraissent être demeurées dans l’état où nous les trouvons depuis 1147 ; on voit cependant du côté gauche de la porte du donjon une tour qui a servi longtemps de prison pour la Haute Justice et qui a été réparée vers 1600. Plusieurs restes de murs dans la partie de l’enceinte orientée vers le nord paraissent aussi de cette époque.
La seconde enceinte n’offrait que des fossés beaucoup moins considérables. On y voit encore des bâtiments qui paraissent remonter au 16e siècle et qui sont habités par un fermier.

Deuxième description du château de septembre 1854 où il fait mention d’une tour circulaire dans l’intérieur de laquelle est encore une salle voûtée en cul de four. On y penêtre par une ouverture garnie d’un simple tore qui m’a paru du 13e siècle, elle est en arc fort surbaissé. Des meurtrières fortement ébrasées éclairent seules cette salle obscure. Au centre du pavage est un oculus, seule ouverture et entrée d’un caveau voûté d’après le même système dont il forme aussi le clef de voûte, on l’appelle les oubliettes….

Il est bien vrai comme le dit Monsieur de Caumont que ce château fut pris et rasé en 1137 par Geoffroy d’Anjou après trois mois de siège, mais il ne peut être resté dans le même état depuis cette époque (Almanach de Lisieux pour 1787 dit 1147 page 32).
En 1449 les troupes du Roi Charles VII venant de Pont Audermer s’en emparèrent et c’est de là qu’elles partirent le 16 août pour mettre le siège devant Lisieux. Ce ne fut que sous le règne d’ Henri IV qu’il fut définitivement rasé.

Le château de Fauguernon fut occupé en 1417 par les Anglais et Henri V y établit pour capitaine John St Alboues (Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.249 n°1359 col.1)

Mai 1862 – Rien ne manque pour attirer l’archéologue dans les limites de la paroisse de Fauguernon. La sauvagerie de son site ménage à chaque pas des surprises qui feraient les délices des peintres de paysages. C’est ainsi que revenant d’une excursion à un quart d’heure de chemin environ du château et de l’église nous avons découvert un moulin du 12e siècle. Monsieur Bouet s’est empressé d’en faire un croquis. Mais ce qu’il n’a pas pu rendre malgré son talent c’est l’impression qu’il a éprouvée comme moi en s’avançant dans les hautes herbes jusqu’au pied de cet édifice abandonné, perché sur un torrent profond dont les bords garnis d’une forêt vierge nous empêchaient de voir le fond où nous entendions gronder les eaux.

Le boisseau de Fauguernon vaut les trois quarts de celui de Lisieux.

Suivant un jugement du 7 mars 1591 les pleds de la vicomté de Fauguernon se tenaient dans ce temps à Lisieux par raison des troubles de guerre étant en ce pays.

Baillis de Fauguernon
Nicolas Duprey, licencié en droit, bailly vicomtal de Fauguernon 9 février 1617
Pierre Thiron, licencié ès droits, bailly vicomtal de Fauguernon 11 mars 1677
Pierre Boscher, licencié en droit, lieutenant général du bailliage vicomtal de Fauguernon 20 mars 1688
Nicolas Chaudru, bailly vicomtal de Fauguernon 1er juin 1724
Maître Pierre Hébert, procureur fiscal en la vicomté de Fauguernon 17 novembre 1725.

Haute Justice de Fauguernon 1787 – Monsieur Le Bailly, bailli (Almanach de Lisieux 1787 p.102)

Recherches de 1524
La paroisse de Fauguernon – Guill. Perrey (de Parey) seigneur de Combray s’est aidé d’une sentence donnée aux généraulx le 23 novembre 1521.

Recherche de 1666
Charles de Parey, seigneur de Combray et de la Monteillerie.

Le seigneur de Fauguernon porte : d’or à un chevron de gueulle brochant sur le tout un lion rampant de sable (il y a une bande et le lion est de sinople dans le dessin)
(Gaignières – Armorial Général Tome I p.77)

Fief Haguelon à Fauguernon
Charles de Gouvis, écuyer, seigneur de Haguelon et de Parfontaines, demeurant à son manoir, paroisse de Fauguernon 9 mai 1630, épouse Damoiselle Françoise Aparroc d’où Nicolas de Gouvis, l’aisney, écuyer, seigneur de Hacquellon, originaire de la paroisse de Fauguernon, demeurant à Lisieux et Damoiselle Anne de Gouvis, sa sœur demeurant au Brévedent 19 octobre 1660

Notes trouvées dans la documentation informatique :

A- Xe au XVe siècles :
11.. sans date, fin XIIe
Robert Bertran donne à Richard Bacon son chevalier, trente acres de terre situées près de la haie de Pierreville (50) moyennant la redevance d’un épervier…. testibus: Roberto Molomtino, senescalli; Willermo de Fauguernon, Gilleberto Tronel, Adam de Sottevast; Rogerio de Joyanvilla; Heberto de Barnevilla; Petro Bosqiuer etc…
= Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°10, pp. 197-198

sans date, fin XIIe
Robert Bertran donne à Guillaume de Bouquetot des franchises dans la terre de Fauguernon.

Erga Guillermum de Bousretot.

Sciant omnes presentes et futuris quod ego Robertus Bertran dedi et concessi et presenti carta confirmavi Guillermo de Bousretot, pro homagio et servitio suo et pro viginti solidis andegavensium de redditu quos idem Guillermus habebat de me annuatim apud Honefleu quos michi reddidit quite (sic) omnes li¬bertates in terra de Fausguernon cum omnibus pertinentiis quam Robertus de Bousretot, pater ejusdem Willermi, et Mabilia, mater ejusdem, tenuerunt et possederunt de Willermo de Angervilla, que terra est de feodo meo. Omnes autem libertates confirmavi Willermo prescripto et heredibus suis habendas et possi¬dendas de me et heredibus meis in predicta terra de Fausguernon et per totam eandem terram et de omnibus consuetudinibus quas ego, predictus Robertus, in eandem terram capiebam et habebam et ad manum meam pertinebant, quietas et so¬lutas et liberas pro prescripto hommagio et servitio et pro predictis viginti solidis de redditu. Testibus; Petro de Cunbrai (Combray à Norolles ?); Willermo de Pipardo; Roberto de Tilia (Saint-Etienne-la-Thillaye); Waltero Pipardo; Roberto de Foumuchum (Fumichon) ; Willermo de Fausguernon, Waltero de Fausguernon (Fauguernon), Hunfrido Linel, Willermo de Salrme (sic).
= Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°13, p. 200: Léopold DELISLE, Les cartulaires de Briquebec (N° 35, p. 7)

En 1204 un Guillaume de Fauguernon sert de témoin à Robert BERTRAN.
= Charles BREARD.- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen-Paris, 1908, pp. 193-194 ;
= Léopold DELISLE, Les cartulaires de Bricquebec, n° 22, p. 7.

c. 1204
Robert Bertran confirme à Henri de Tilli ce que celui-ci tenait à Tilli-sur-Seulles, en reconnaissant que le château de Tilli était tenu du roi. Témoins: Raoul Tesson, Philippe de Valceyo, Raoul Patriq, Guillaume de Blosseville, Amaury de Thibouville, Robert Malvoisin de Rosel, Raoul de Briquebec, Hugues de Barneville, Guillaume de Fauguernon, Valeran de Pontif, Guillaume de Sauceyo, Guillaume Quartel, et autres.
Testibus: Radulfo Tesson, Philippo de Valceyo, Raoul Patriq; Guillermo de Blossevilla; Amaurico de Tybouvilla; Roberto Malvesin de Rosel; Radulfo de Briquebec; Hugone de Barneville; Guillermo de fausguernon (Fauguernon); Valerano de Pontif (fief de Saint-Nicol du Pontif près Honfleur), Guillermo de Sauceyo; Guillermo Quartel; et multis allis.
= Charles BREARD.- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen-Paris, 1908, pp. 193-194 ; Léopold DELISLE, Les cartulaires de Bricquebec, n° 22, p.

1226 – Saint-Hymer
Eustache d’Aubigny, chevalier, aumône à l’église de saint-Ymer tout ce qui lui reste de son bois situé sur ladite paroisse. Le prieur, Hugues de Fauguernon, lui remet 15 livres « de caritate ».
= Charles BREARD, Additions au cartulaire de Bricquebec, n°XX, p.142

1255
Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen. :
Eisdem confirmo et concedo que ad majorem declarationem duxi propriis nomibus exprimenda, videlicet ecclesiam sancte Marie de Bello Monte in Algia cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejudem ecclesie; ecclesiam Sancti Stephani de Tilleio (Saint-Etienne-le-Thillaye), et presentationem ejusdem ecclesie; ecclesiam de Pemma Pice similiter (Pennedepie), ecclesiam de Magnavilla in Constantino similiter (50) (suivent des biens dans la Manche) (….) ecclesiam sancti Clodoardi similiter (Saint-Cloud), ecclesiam sancti Petri de Torgovilla similiter (Tourgeville) et in ecclesia Sancti Stephani de Honeflue quatuor libras annuatim, cujus presentatio michi et heredibus meis remanet (Honfleur); ecclesiam sancti Georgii de Fliqueflue (Fiquefleur) cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejusdem ecclesi, et in eadem villa census cum omnibus pertinentiise que ibidem possident; ecclesiam sancte Marie de Veteri Herbertot (Vieux-Bourg) similiter, et in prefectura mea de Penna Pice (Pennedepie) quadraginta solidos, et in prefectura de Ronchevilla (Roncheville) quadraginta solidos, et in censibus de Penna Pice decem solidos, et in prefectura de Honeflue (Honfleur) octo libras, et de theloneo de Fauguernon, decimam, et in granario de Fausguernon tres sextaria avene, et pratum de Alnetis (Launay-sur-Calonne) sicut dividitur, et unam fossam in Chosti (sic) (pour Touqua ?) piscatoriam, et sallam de duabus fossis meis (salines); ibidem decimas de (…. biens de la Manche) Noerolei (Norolles), cujus presentatio ad me pertinet et de Rotis (Reux) et de Branvilla et de Claro Becco (Clarbec), sicut antecessores mei eas dederunt et predicti monachi eas possiderunt; et duas garbas sancti Johannis de Barnevilla et sancti Philiberti de Campis (Saint Philbert de Champs) et sancti Renoberti de Fauguernon, quarum ecclesiarum presentationes ad me et heredes meos pertinent. Dedi etiam duos vavassores eis Gocelinum et Hosbertum. Et sciendum est quod capelle sancti Michaelis (le texte de 1221 dit: Nicholai) de Ronchevilla et de Fausguernon (Fauguernon), michi remanent. (suivent des biens dans la Manche)…. Cum autem contentio esset inter predictos abbatem et conventum et me super straminibus quarumdam decimarum, videlicet de Surteinville magnevilla, Ovritot Briquebec, Buschierville, (50) Sancti Philiberti de Campis, Sancti Renorberti de Fausguernon, Noeroles (Norolles), Bretteville (?), Bronville; quito eisdem et remitto simpliciter jus quod dicebam me habere in starminibus omnium decimarum quas habebant in locis proximis ductis, excepto stramine et foragio tricturato omnium decimarum suarum de parochia de Briquebec. Quod de voluntate ipsorum ad usus meos et heredum meorum retinui dequo stramine poterimus facere, donando vel vendendo, nostramù plenariam voluntatem. Ita quod nec ego nec heredes mei possumus in straminibus dictarum parochiarum, excepto stramine de Briquebec, in posterum aliquid reclamare. Volo et concedo quod ipsi percipiant decimas venditionis in nemoribus meis de Fauguernon, cum ea vendi contigerit,, et pasnasgii; sed in ceteris decimis eorumdem nemorum nichil poterunt reclamare, salvo jure suo quantum ad decimas bladi, si dicta nemora vel partem eorum redigi contigerit ad culturam. Concedo etiam priori et monachis Sancte Marie de Bello Monte in Algia quod singulis diebus habeant in haia meo de Tilleio (La Haye du Theil, canton de Honfleur) duos equos ligna deferentes ad suum manerium ardere, ligna etiam ad edificandum domum sancte Marie de Bello Monte, et ad molendinum faciendum, et ad plaustrum et ad oratrum (le texte de 1221 dit aratrum), ; et insuper fagum unam ad Natale Domini, et unam ad Pascham, unam ad Assumptionem Beate Marie, unam ad festum Omnium Sanctorum, et decimas hayarum de Tilleio et de Honefleu sicit percipere consueverunt, volens et concedens ut si forte predicti monachi vel successores eorumdem decimis, juribus redditibus non utantur vel aliter quam deuerint utantur minus inde recipiendo, nullum eis ex hoc prejudicium in jure suo vel possessione generetur, nec michi, nec heredibus meis jus aliquod adquiritur.Datum apud Cadomum, anno Domini M°CC°.L°. quinto.
= EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°33, pp. 220-224,
+ Léopold DELISLE, Cartulaires de Briquebec, (n° 6 et 127)

1274 – Fauguernon
Partage entre Robert Bertran, seigneur de Briquebec et Guillaume son frère, des biens paternels et maternels, en vertu duquel, Guillaume reçoit Fauguernon, Fontenay le Marmion et autres terres.

A tous ceulx qui ces lettres verront, Guillaume bertran, escuier, mon chier frere et mon ainzné, et jeu, par le conseil de nos amis, pour ce que descort ne peust nestre entre nous, avon fet ensemble une aimiable concordance de toute partie de heritage que je pouvois et pensoie demander a lui ou a ses hers en temps a avenir par la reson de nostre pere et de nostre mere, en teille maniere que le devant dit mon segneur Robert, mon frere, ma donné et ottroié a pourseoir en perdurable heritage, pour fin de toute partie de heritage, a tenir de luy et deses hers en parage, si comme puisné doit tenir de son ainzné par la coustume de Normendie, cest assavoir le manoir et la terre de Fonteney le Marmion (…..) De rechief, le manoir et la terre de Fausguernon, ovec toutes les appartenances et ovec toutes les segnouries a pourseoir apres le deces de nostre mere, ainsi que ge ne mes hers ne pourron fere justice sur les hommes monseignour Robert Bertran, mon frere, manaz (sic) hors de la seignourie de fausguernon, pour le reparage de la mote de Fausguernon ne pour le herichon, ains en sera la justice faite par la main du devant dit mon seignour Robert, mon frere, ou par la main de ses hers les en aurion requis en lieu qui portast accort, il veut et ottroie que je et mes hers en fachon la justice tant soulement pour le reparage de la motte de Fausguernon et pour le herichon sanz contredit de luy et de ses hers. ……
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°3, pp.177-179

1274, mars – Honfleur, Fauguernon
Confirmation par Philippe III, roi de France, de la donation pour partage faite par Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec, de la baronnie de Fauguernon, à son frère Guillaume Bertran.La terre de Fauguernon ayant été par le précédent partage détachée de la baronnie de Roncheville, le roi Philippe Le Hardi autorise Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec à réunir sa terre de Honfleur à sa baronnie de Roncheville.

Philippus, Dei Gracia Francorum rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod nos litteras dilecti et fidelis mei Robert Bertrandi, militis, domini de Roncheville et de Bricquebec, vidimus in hec verba: – A tous ceulx qui ces lettres verront Robert betran, chevalier, sire de Roncheville et de Briquebec, salus en nostre seigneur. Sachies que je ay donné a Guillaume Bertran, mon frère, en sa partie, ma terre de Faguernon o le manoir et o les appartenances, laqueille terre o le maner et les appartenances, soit dore en avant assembleement de ma baronnie de Roncheville a tenir de mon seigneur le roy de France comme baronnie, si comme ge fesoie devant. Et a ces choses ottroier et greer gen requier icheli monseigneur le roy quil len plese adonner en ses lettres pendans. Et en tesmoing de laqueille chose gei mis mon scel as presente letres. ce fut fait lan de grace mil cc essessante e quatorze en moy de mars. – Nos vero, ad requisicionem prefati Roberti, premissa, prout superius continentur, rata habens et grata, ea, quantum in nobis est volumus et concedimus, salvo jure quolibet alieno. Quod ut ratum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. – actum Parisius, anno Domini millesimo cc qetuagesimo quaro mense marcio.
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°2, pp.176-177
IND: BREARD C., cart. de Briquebec, n°42, p.231 (Notes: Bréard date cette charte de 1275, Saige de 1274; Léopold DELISLE, Les cartulaires de Briquebec, p. 10. (N° 6 et 127)

1303 – 1771.- Le Brèvedent
Note informe concernant la filiation des seigneurs du Brèvedent : Faveril, seigneur de Brèvedent, mort en 1288 ; Michel Faveril, fils de Guillaume et son petit-fils seigneur dudit fief, mort en 135 ; en 1390, on trouve Jean et Rogier de Brèvedent ; en 1459, Richard Vainel, chevalier au droit de Marie Lempereur, sa femme ; en 1600, Thomasse Paré (Parey), fils d’Abel et épouse de Gabriel Lebouteiller, écuyer, sieur de Lécausde ; en 1627, Jacques Lebouteiller, écuyer, seigneur du Brèvedent ; en 1660, Nicolas de Mire, baron d’Angerville et seigneur de Brèvedent ; en 1686, Fraçoise de Mire, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, dame du Brèvedent, épouse de Louis-Jacques Lecomte, marquis de Piercourt.
= AD14 – Baronnie de Creully. E 874

1308-1309, 5 Janvier.
C’est la partie monsieur de Fausgernon et monsieur de Fontenay.

A tous ceuls que ces lettres verront ou orront, Jehan Carvill, clerc, garde du seel de la visconté de Caen, salut. Sachiez que noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Fauxguernon, present par devant nous, dune partie, et Robert Bertran, escuier, son frere, dautre, et recognu le dit monsieur Guillaume quil a baillié et delessié, a fin de heritage pertpetuel au dit Robert, par le conseil de lour amis, pour fin de partie de leritage qui fut a noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, lour pere; cest assavoir, tout le fieu de la visconté de Fontenay le Marmion o toutes ses apartenances, et le fieu du Mesnil Patri o toutes ses apartenances, a tenir et a aver et a pourseer a fin de heritage perpetuel les diz deuz fieux o toutes lour apartenances au dit Robert et a ses heirs sanz contredit, en pur et franc partaige du dit monsieur Guillaume et de ses heirs, franchement, noblement et quitement, sauve la droiture es chevelx seignours. Et des deux fieux o lour apartenances le dit Robert se tint pour bien paié par devant nous, pour lui et pour ses heirs, de tout le heritage qui fut au dit monsieur Guillaume Bertran lour pere, et les acepta pour fin de partie de leritage qui fut au dit monsieur Guillaume, jadis pere des diz frere. Et tout lautre heritage, qui fut au dit monsieur Guillaume, frere dudit Robert; a tenir a aver et a porseer affin de heritage perpetuel au dit monsieur Guillaume et a ses heirs, excepté le fieu du Bourc Touroude o ses apartenances, et le fieu du Rouge Monstier o ses apartenances, que le dit monsieur Guillaume a baillié a Guiffrei Bertran, son frere, pour partie de leritage qui fut au devant dit monsieur Guillaume Bertran, lour pere, si comme il disoit. Eissi que le dit monsieur Guillaume retient pour lui et pour ses heirs en cen que il a baillié a ses diz freres avoir y lour droit deschaance, se einsi estoit que euls morussent sans heirs, et en chescun diceuls; et le dit Robert retint autresi son droit deschaance pour lui et pour ses heirsen leritage qui demoure au dit monsieur Guillaume, son frere, et en celi que le dit monsieur Guillaume a baillié et assigné au dit Guiffrey, lour frere, a avoir y lour droit deschaance se les diz monsieurs Guillaume et Guiffrey mouroient sanz heirs ou daucun deuls. Et a ces convenanz tenir et garder pour le temps avenir, les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran freires obligerent par devant nous, chascun pour soy, lor cors a prendre et a tenir en prison et lour heirs et touz lour biens moebles et heritages, ou quil soient,presens et avenir, metans les en la main le Roy, a prendre, a lever, a vendre et a despendrepar la justice le Roy dessi a tant que les convenanz devisés en ceste lettre soient tenus et gardez, enterignés et lour heirs, et que les couz et damages soient rendus et restoreiz qui seroient euls par deffence des diz convenanz tenir et garder dicelui qui yroit encontre et a celui qui les tiendroit. Et renoncherent pour euls et pour lour heirs, a tout fait de droit, a toute coustume, a toute grace de Prince otroiée ou a otroier, au droit disant general renonciation non valoir, et a toutes autres exceptions par quoy les dites convenances ou aucune diceuls pourroient estre retargiez ou anichillées. Et jurerent les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran sus saintes evvangiles et promistrent par leur foys que eus niront encontre ces convenances en nule manere, par euls ne par autres, des ore en avant. Et nous, entesmoing de cen, avons mis a ces lettres le seel de la visconté de Caen, sauf le droit le Roy et autri. – Cen fut fait lan de grace mil ccc et oiet, le vendredi avant la Typhaine.

= Gustave SAIGE, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, 1885, pp. 78-79.

1315 – Fauguernon
Partage entre Robert Bertran, seigneur de Briquebec et Guillaume son frère, des biens paternels et maternels, en vertu duquel, Guillaume reçoit Fauguernon, Fontenay-le-marmion et autres terres.

A tous ceulx qui ces lettres verront, Guillaume bertran, escuier, mon chier frere et mon ainzné, et jeu, par le conseil de nos amis, pour ce que descort ne peust nestre entre nous, avon fet ensemble une aimiable concordance de toute partie de heritage que je pouvois et pensoie demander a lui ou a ses hers en temps a avenir par la reson de nostre pere et de nostre mere, en teille maniere que le devant dit mon segneur Robert, mon frere, ma donné et ottroié a pourseoir en perdurable heritage, pour fin de toute partie de heritage, a tenir de luy et deses hers en parage, si comme puisné doit tenir de son ainzné par la coustume de Normendie, cest assavoir le manoir et la terre de Fonteney le Marmion (…..) De rechief, le manoir et la terre de Fausguernon, ovec toutes les appartenances et ovec toutes les segnouries a pourseoir apres le deces de nostre mere, ainsi que ge ne mes hers ne pourron fere justice sur les hommes monseignour Robert Bertran, mon frere, manaz (sic) hors de la seignourie de fausguernon, pour le reparage de la mote de Fausguernon ne pour le herichon, ains en sera la justice faite par la main du devant dit mon seignour Robert, mon frere, ou par la main de ses hers les en aurion requis en lieu qui portast accort, il veut et ottroie que je et mes hers en fachon la justice tant soulement pour le reparage de la motte de Fausguernon et pour le herichon sanz contredit de luy et de ses hers. ……
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°3, p.177-179

1316 (n. st.), 2 février – Barneville, Fauguernon, Honfleur
A tous ceuls qui ces presentes lettres verront et orront, Raoul de Barneville, salut. Savoir fez a touz que comme descort fust meu entre noble homme monseignour Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Falgernon, dune part, moy de lautre, sus la court et lusage de fieu de Saint Nicol appelle le fieu de Pntif, jouxte Honnefleu, du quel fieu le dit chevalier disoit la dite court et usage a lu devoir apparetenir, et pour cen ledit chevalier y eust mis ou fet metre sa main, je, devant dit Raoul, opposant et disant au contraire moy et mes presdecesseurs estre et aver esté dancienneté en la possession de la dite court et usage pour eson su dit fieu, que je tien et doy tenir par le septiesme dun fieu de haubert du dit chavalier en foy et hommage, et en certaine redevance de trois souls et sis deniers daides, fesant chascun an. Et encore maintien je estoie en possession de prendre et de lever touz les treziesmes du dit fieu, toutes les foiz que le cas si offroit; je, devant dit, Raol, apres plusours debas et oppositions eus sur cen dune partie et dautre, a la parfin, diligence, information par bones genz dignes de foy sus ce fete, bien et loiaument toutes choses considerées et resgardées, tant pour le droit du dit chevalier, comme pour moy et pour mon droit, voulant eschiver touz travauz et despens, et pour mentente plus tost consvié, ay offert a donner et ay donné de certaine science et de mon bon gré au dit chevalier trente soulz de rente perpetuelment, avecques la rente ancienne a luy et a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause, a prendre sus le fieu devant dit. Et le dit chevalier, en sus ce consel, deliberation et resgart as choses devant dites, delesse et a delessié a moy et a mes hers et a mes successours, et a ceus qui de moy aront cause, la devant dite court et usage, ovecques touz reliez, treziesmes et autres choses et appartenances qui au dit fieu pevent et doivent appartenir a touz jours mes, en paiant et rendant la dite rente chascun an au dit chevalier, a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause; cest assavoir, la moitié a Noel et la moitié a Pasques. Et vuil, otroy et consent pour mey, pour mes hers et successours, et pour ceus qui de moy aront cause, que le dit chevalier, ses hoirs, ses successours et ceus qui de lui aront cause, facent et puissent dre en avant fere lour planiere justice sus tout le dit fieu pour la dite rente, se len ne lour ara paiée planierement as diz termez; a tenir, a aver, a posseer par droit heritage la dite rente au dit chevalier, a ses hers et successours, delivrement, quitement et en pez, sanz empeechement que je, mes hoirs et successours, ou ceuls qui de moy aront cause, y puissent dore en avant metre. Et pour cen tenir, garder et aver ferme et estable en temps, sanz aler encontre, jay confermé et seelé ces presentes lettres de mon seel, qui furent faites lan de grace mil trois cens et quinze le jour de la Chandelour.

= SAIGE G., Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°LXXXI, pp.109-110

1344, décembre ou 1345, janvier
Vidimus, confirmation et transformation en don perpétuel du don viagerr fait par le roi le 22 août 1343 à Thibaut de Mathefelon, son chambellan, des biens provenant de la forfaiture d’Olivier de Clisson dans le bailliage de Caen, même si leur valeur réelle dépasse l’évaluation qui en fut faite alors par le bailli de Caen, à tenir en hommage du roi ou du duc de Normandioe, à savoir le manoir du Thuit et ses dépendances: les minières de fer de Beaumont, des droits en forêt de Cinglais, l’église de Mutrécy, les revenus de la foire de Saint-Laurent-de-Condel et les hommages rendus par les seigneurs de Clinchamps et Fauguernon, par le seigneur de Tilly pour un fief à Mutrécy, par jean Marmion pour des fiefs à Bretteville, Cailloué, Amayé, Feuguerolles et Maltot, par Guiot Chèvre pour un fief au Tilleul, par Aubry de Pierrefite pour un fief à Pierrefitte-en-Cinglais, par le seigneur de Dampierre pour un fief à Maisoncelles-sur-Ajon, par le seigneur de Vaucelles pour un fief à Bayeux, par le seigneur de Carville pour Carville, par Robert Rougemer pour Cramesnil, par Pierre Blondel à Franqueville et pour les fiefs de Versainville, Vacogne, Villy et Damblainville (cl. inj.: Chambre des Comptes, bailli de Caen) (fol°. 72, N° 141 fr.) Par le Roi, Chambelan. Collacion faite avec l’original des lettres dessus encorporées. Sine financia. Justic(e)
= A. N. JJ 5676, cité dans: Registres du Trésor des Chartes. Règne de Philippe de Valois. Deuxième partie. JJ 70 à 75.. Inventaire analytique par Jules VIARD et Aline VALLEE, Paris, Archives Nationales, 1979.

c. 1350
Patronages appartenant à la famille Bertran et à quelques autres familles peut-être alliées:
Saint-Germain-du-Crioult R. Bertran, dominus de Fauguernon (p. 105)……..
Saint-Philbert-des-Champs, Dominus de Fagernone (p. 254)
Fauguernon, Dominus de Faguellon
Norolles, Dominus de Faguellon
Saint-Benoît-d’Hébertot, Dominus R. Bertran (p. 254)
Saint-Etienne à Honfleur, Dominus R. Bertran (p. 255)
¸ LONGNON Auguste, Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, In-4°, LXXV-600 p.

c. 1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)

Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumechon, Hermienval, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …
Sergenterie de Moyaux
La paroice de la Chappele Harenc pour partie (Chapelle-Hareng) ij franc
Saint Martin de Courtonne xx s
Nourolles (Norolles) xx f.
Firfol xxiiij f.
Coutonne la Murdent pour partie (Courtonne-la-Meurdrac) xxvj f.
Foumiçon (Fumichon) l f.
Faux guernon (Fauguernon) xxvj f.
Marolles en partie xxiiij f.
Saint Philbert des Champs lxx f.

= BN Fr. 26.015, N° 2380
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1444
Compte de Jean Le Muet (page 133)
La famille Le Mire est restée fixée à Saint-Philbert-des-Champs et au Pin, où elle a possédé les fiefs du Béchet, d’Angerville et de la Pinterie. Lefèvre-Pontalis signale dans son étude sur la Guerre de partisans, que Guillaume Le Mire, écuyer du parti anglais, âgé de 20 ans, en mai 1427, frappa mortellement un Français dans une rixe à Fauguernon.
pp. 263-264 (360).- Thomas sauxon, escuier anglois capitaine de Fauguernon, pour la forfaicture des biens meubles de feu Guillaume Mausey, lequel s’estoit nagaires pendu, lesquielz biens icelui Sauxon, comme fermier du seigneur dudit lieu de fauguernon, au don de son maître, avoit alors applicquez à son prouffit, sur quoy il avoit esté mis en cause vers le procureur du Roy ès assise d’icelle viconté, duquel procès icelui Sauxon est encheu et mis en amende vers ledit procureur, laquelle amende, montant lx s. est rendue cy devant ou chapitre d’amendes sur la partie des amendes d’assise rendue illec. Et cy, pour ladicte forfaicture, pour l’appréciation faite desdits biens par le sergent de la querelle, en présence de gens report ès assises d’Orbec, ainsi que par le roulle desdites assises rendu cy devant apert.
Pour ce..xx L. V s (La baronnie puis Vicomté de Fauguernon qui relevait du Comté de Tancarville, avait appartenu au Moyen Age aux Bertran, barons de Briquebec et de Roncheville. Guillaume Bertran, second fils de Robert V, connétable de Normandie, et d’Alix de Tancarville fut vicomte de Fauguernon en 1274. De son mariage avec l’héritière de Fontenay-le-Marmion, il eut un fils Robert, vicomte de Fauguernon et de Fontenay cité dans un acte de 1338. Celui-ci épousa une Tilly, dame de Druval, et eut pour héritière sa fille Marie, épouse d’Yves de Garancières. Fauguernon fut donc à elle, puis à sa fille, Jeanne de Garancières, qui de son second mariage avec Jean de Montenay, eut un fils, Guillaume de Montenay, vicomte de Fauguernon en 1417. C’est sur celui-ci, qui avait vaillamment contribué à la défense de Honfleur et à celle de Caen, et qui périt à Verneuil en 1424, que le roi Henri V confisqua la terre de Fauguernon. Il la donna à Walter Hungerford, sénéchal de sa maison qui la possédait encore en 1448. Echiquier de Normandie. Reg. de 1448, f° 472.).

La garnison anglaise fut maintenue à Fauguernon pendant l’occupation. Le premier capitaine anglais fut John St-Alban; nous voyons ici qu’en 1444 c’était Thomas Sauxon. On sait que c’est à Fauguernon que l’évêque de Lisieux, Thomas Basin, négocia et signa la reddition sans combat de sa ville épiscopale aux Français le 16 août 1449.

Après la libération, la vicomté de Fauguernon revint aux Montenay. jean de Montenay, chevalier, baron de Garencières, en était seigneur en 1463 (Cf. Et. Deville, Le Château de Fauguernon, Journal de Rouen, 19 août 1928).

Du château de Fauguernon, dont A. de Caumont a encore pu décrire les ruines en 1867 (Statist. monumentale du calvados, t. V, p. 33), il ne reste aujourd’hui que quelques pierres envahies par les ronces ».).

pp. 263-264 (360).- Thomas sauxon, escuier anglois capitaine de Fauguernon, pour la forfaiccture des biens meubles de feu Guillaume Mausey, lequel s’estoit nagaires pendu, lesquielz biens icelui Sauxon, comme fermier du seigneur dudit lieu de fauguernon, au don de son maître, avoit alors applicquez à son prouffit, sur quoy il avoit esté mis en cause vers le procureur du Roy ès assise d’icelle viconté, duquel procès icelui Sauxon est encheu et mis en amende vers ledit procureur, laquelle amende, montant lx s. est rendue cy devant ou chapitre d’amendes sur la partie des amendes d’assise rendue illec. Et cy, pour ladicte forfaicture, pour l’appréciation faite desdits biens par le sergent de la querelle, en présence de gens report ès assises d’Orbec, ainsi que par le roulle desdites assises rendu cy devant apert.
Pour ce…… xx L. V s (La baronnie puis Vicomté de Fauguernon qui relevait du Comté de Tancarville, avait appartenu au Moyen Age aux Bertran, barons de Briquebec et de Roncheville. Guillaume Bertran, second fils de Robert V, connétable de Normandie, et d’Alix de Taancarville fut vicomte de Fauguernon en 1274. De son mariage avec l’héritière de Fontenay-le-Marmion, il eut un fils Robert, vicomte de Fauguernon et de Fontenay cité dans un acte de 1338. Celui-ci épousa une Tilly, dame de Druval, et eut pour héritière sa fille Marie, épouse d’Yves de Garancières. Fauguernon fut donc à elle, puis à sa fille, Jeanne de Garancières, qui de son second mariage avec Jean de Montenay, eut un fils, Guillaume de Montenay, vicomte de Fauguernon en 1417. C’est sur celui-ci, qui avait vaillamment contribué à la défense de Honfleur et à celle de Caen, et qui périt à Verneuil en 1424, que le roi Henri V confisqua la terre de Fauguernon. Il la donna à Walter Hungerford, sénéchal de sa maison qui la possédait encore en 1448. Echiquier de Normandie. Reg. de 1448, f° 472.).

La garnison anglaise fut maintenue à Fauguernon pendant l’occupation. Le premier capitaine anglais fut John St-Alban; nous voyons ici qu’en 1444 c’était Thomas Sauxon. On sait que c’est à Fauguernon que l’évêque de Lisieux, Thomas Basin, négocia et signa la reddition sans combaat de sa ville épiscopale aux Français le 16 août 1449.

Après la libération, la vicomté de Fauguernon revint aux Montenay. jean de Montenay, chevalier, baron de Garencières, en était seigneur en 1463 (Cf. Et. Deville, Le Château de Fauguernon, Journal de Rouen, 19 août 1928).

Du château de Fauguernon, dont A. de Caumont a encore pu décrire les ruines en 1867 (Statist. monumentale du calvados, t. V, p. 33), il ne reste aujourd’hui que quelques pierres envahies par les ronces ».).

= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1449
Les troupes du roi CHARLES VII venant de Pont-Audemer s’emparent du château de Fauguernon, puis le 16 août assoient leur camp devant Lisieux.
Arcisse de CAUMONT – Statistique monumentale, vol III réédition Floch pages 34-35.
Voir à 1444 reddition signée par Thomas Basin.

1462, 18 mai – Fauguernon
Pierre Parey, bourgeois de Lisieux, à présent demeurant à Fauguernon, vend à Huet Boulloie, de Saint-Désir, une maison avec le fonds d’héritage cour et allée à ce appartenant sise aud. lieu de saint-Désir, au bourg l’abbesse, jouxte d’un côté et d’un bout led. Boulloie, d’autre côté Gosset Le Prudhomme et une place vide moyennat 50 écus d’or.= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1463
Recherche de Montfaut

p. 22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté,par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.
NOBLES PERSONNES
Sergenterie de Moyaux :
25. Mre Jean de Montenay, cher, Fauguernon
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1469 – Fauguernon
 » La famille de Parey possédait bien antérieurement (à 1705) le fief de Combray. Dans les Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux de 1469, on trouve que « Pierre Parey, seigneur du fief de Combray, présenta pour lui et en son nom Denis Faye, en habillement de vougier armé et monté suffisamment ».
= A. de CAUMONT.- Statistique.. t. IV, p. 422

1493 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Christophe de Cerisay, seigneur de Villy, baron de la Haye-du-Puits, vicomte et seigneur de Fauguernon, bailli de Cotentin, par Robert Le Cordier, de la vavassorerie tenue par Simon Deschamps, sise à Saint-Philbert-des-Champs – Copie collationnée sur l’original représenté par Chaudru, receveur de la vicomtesse et chatelaine de Fauguernon (1688)
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

FICHIER XVIe et XVIIe siècles.

1519, 28 juin
Traité de mariage passé devant les tabellions de Honfleur, le 28 juin 1519 entre Gilles Le Roy, sieur du Plessis, fils de Guyon Le Roy, sieur du Chillou, d’une part, et Catherine de Brézé, seule fille et héritière de feu Gaston de Brézé, sieur de Fauguernon, d’autre.
= Charles BREARD et Philippe BARBEY, Documents relatifs à la marine normande aux XVe et XVIe siècles dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, p. 228.

1524, 23 avril – Norolles
Contrat de mariage de Robert Gohier de la paroisse de saint-Denis de Norolles d’une part, et Marguerite Hurel, fille de feu Jehan, de Fauguernon.
A ce contrat figure messire Jacques Filleul, curé de Notre-Dame-de-la-Couture, de Bernay
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, papier.

1528, samedi 20 juin – Lisieux
Jehan Lemuet, écuyer, sieur d’Angerville, Marin Mailloc et Pierre Mareys de la paroisse de Fauguernon, Nicolas Lefrançoys et Jehan Chiquart, bourgeois de Li¬sieux, vendent aux trésoriers et paroissiens de l’église de Saint-Jacques de Lisieux, cent sols de rente à prendre sur leurs biens moyennant 50 livres tour¬nois, payes par Me Michel Lemonnyer, prêtre, en présence de Jehan Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt et e Geoffroy Vollart, trésoriers de lad. église. Passé en l’Hostellerie où pend pour enseigne les Trois Maries. Témoins : Mathurin du Rouyl, écuyer, bailli de Lisieux et Abel Parey, écuyer.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1528, 19 novembre
Contrat passé devant les tabellions de Pavilly, le 19 novembre 1528, par lequel Nicolas de Dreux, baron d’Esneval, donne à Nicolas Restault, son filleul tout et tel droit exercer que ledit sieur d’Esneval pourrait prétendre et réclamer à l’encontre des hoirs du sieur de Chillou et la demoiselle de Fauguernon, et chacun d’eux à raison du douaire de ladite de Brézé, lors défunte, sa première femme.
= Arch. comm. du Havres, DD 54 cité par Charles BREARD et Philippe BARBEY, Documents relatifs à la marine normande aux XVe et XVIe siècles dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, p. 228.

1529, mardi 5 janvier (n. st.) – Fauguernon
Pierre Hébert, de la paroisse de Norolles, baille par échange à Nicolas Parey, écuyer seigneur de Combray, une pièce de terre contenant demie acre 19 perches, sise en la paroisse de Fauguernon, jouxte d’un côté et d’un bout, led. écuyer, d’autre côté Guillaume Hébert et d’autre bout le chemin tendant à l’église de Fauyguernon. Il reçoit en contre échange trois sols de rente à prendre sur les hoirs Jehan Vatier.
= Tab. Lisieux. Etude Delarue. Analyse Et. Deville

1537 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Marie de Cerisay, dame et vicomtesse héréditale de la vicomté et châtellenie de Fauguernon et du château du Pin, de la vavassorerie par Guillaume Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIX

Faite en 1540…

Fauguernon
107.- Marie de Serisay, dame de Fauguernon p. 44. veuve de Mre Gaston de Brézécher, Sr de Plasnes, Plainbosc, et Auvrecher, a baillé, pour elle et ses enfants sous-age, une généalogie signée d’elle, pour justification de laquelle elle a produit plusieurs commissions et lettres missives adressées par le Roi à son dit mari, dont du tout la copie est demeurée au greffe. Et a la dite dame déclaré que les lettres, chartes et écritures concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains de deffunt Mre Louis de Brézé, chevalier de l’ordre, grand sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari, et qu’elle ne pourrait à présent les recouvrer.
=LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1544, 18 septembre – Lisieux
Contrat de vente entre noble homme René Bouthin (Boutin), sieur de la Thil¬louze, d’une part et dame Marie de Croisar (Marie de Cerisay), dame du château du Puy (Pin), en Normandie, près Lisieux, d’autre part, veuve de maître Gaston de Brozay (Brézé), chevalier, seigneur de Faugarnon (Fauguernon).
= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie, N°411

1564 – Norolles
Antoine Parey, seigneur de Combray, demeurant à Norolles, baille à Etienne Boullaie une pièce de terre à Fauguernon
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville.

1571 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Louis de Brézé, évêque de Meaux, abbé de Saint-Pharon et Igny, seigneur et et baron de la Haye-du-Puits, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du château du Pin, de la vavassorerie par Romain Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1573, samedi 19 décembre – Norolles, Fauguernon
Partage de la succession de maistre Antoine Parey, seigneur des terres et seigneuries de Combray et de la Monteillerie entre ses deux fils, nobles hommes Richard et François Parey
1er lot – Le fief, terre et seigneurie de Combray tel qu’il était échu à son père par le décès de Nicolas Parey
2e lot – Le fief, terre et seigneurie de la Monteillerie
Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1577 – Fauguernon
Noble homme Jehan Parey, sieur de la Vallée et Malou, vicomte et seul juge de la vicomté de Fauguernon, demeure aud. lieu de la Vallée à Norolles.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1595.- Fauguernon
Parey de Combray
= AD14 F 6382, 1 pièce

16..
Mémoire des fiefs qui sont en la vicomté d’Auge.
« La baronnie et vicomté de Faulxguernoy bailliage d’Evreux vicomté d’Orbec. De la baronnie de Fauguernon. Le fief… St Nicol gv de fief assis à Ste Catherinne en relevr d’Etienne de Honfleur & officier vaujacqy dv bicludare cjerice.
= AD 14. A 371. Cah. moy. 12 fol.

1605, 24 juin – Fauguernon
Famille Le Boctey. Accord pour le recouvrement de certaines sommes dues sur des biens à Fauguernon appartenant à Jehan Lefrançois
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier, 2 ff.

1607, 3 mai – Norolles – Lisieux, Fauguernon
Marguerite Vattier, de la paroisse de Norolles, y demeurant, fille et héritière en partie de Pierre Vattier et Robert Questey, vend à Robert Lefrançois, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Germain de Lisieux, une pièce de terre en cour, plant et maison sise à Norolles, tenue en partie de la seigneurie de Fauguernon moyennant un boisseau et demi de blé, l’autre partie de la sieurie de Mallou, en la faisance de 5 sols tournois de rente, moyennat le prix de 180 livres tournois.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute papier

. 1608, 23 juin – Beaumont-en-Auge
Bail à ferme consenti par Olivier Mallet, conseiller du roi en sa cour de Parlement de Rouen, prieur commendataire de Beaumont-en-Auge, à Jacques Mesnier, bourgeois, demeurant à Saint-Germain de Lisieux, de tous les droits de dîmes apparteant aud. prieuré à prendre et cueillir sur les paroisses de Saint-Philbert-des-Champs, Norolles, Fauguernon, moyennant 350 livres par an.
= Arch. SHL. – 9 FA. Fonds Et. Deville.

1617 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant les notaires de Paris par Louis de la Marck, marquis de Maulny, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent-le-Roy, premier écuyer de la Reine, à Pierre Capelle, son receveur, de son droit de déshérence, à cause du décès de Christophe Gosse, bâtard, de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs
= in BENET (Armand).- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1620, 23 janvier – Fauguernon
Vente par Guillaume et Jean Chillard à Gabriel: Tyvain, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la sieurie de Boisravenot.
= Arch. SHL. FB 294

1628 – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Architrictin Noucher, tabellion en la vicomté de Fauguernon et François d’Echauffour, tabellion au siège de Blangy, pris pour adjoint, par Jean Lachey, avocat et Charles Lachey, sergent royal, fils Aubin, à Pierre Capelle, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, de 3 pièces de terre assises à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 2.000 livres.
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 57.- B.54, p. 19

1636 – 8 mai – Fauguernon
Laurent de Parey, seigneur de la Monteillerye fait hommage F.T.S. du fief du Pec.
= A.N. PP. 27 (4907)

1636 – 20 juin – Fauguernon
Laurent de Parey, seigneur de la Monteillerye fait hommage F.T.S. du fief du Pec (Vicomté d’Orbec).
= A.N. PP. 26 (3073 – P. 877 (30, 31, 31 bis)

1664 – Norolles, Fauguernon
Sentence rendue aux pleds de la vicomté de Fauguernon, tenus à Saint-Philbert des-Champs par Adrien Le Sénéchal, lieutenant général en ladite vicomté, rejetant la saisie faite par Guillaume Quentin, procureur et receveur du bureau des pauvres , aîné de l’aînesse au Normand, sise à Norolles, dépendant de la sieurie de Mallon (Malou) contre andré Herfort, Jean de Laistre et Michel Vattier, puinés de ladite ainesse, pour paiement d’arrérages de rente seigneuriale.
= in BENET (Armand).- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 52.- B.49., p. 16-17.

1662 – 1666 – Fauguernon
Quittances données par Marie de Raveton, abbesse de l’abbaye Notre-Dame-du-Pré de Lisieux, à M. de Bois-Cordé, arrérages de 10 boisseaux 1 quarteron de froment, mesure de Fauguernon, de rente seigneuriale. (cf. autres actes)
= in Armand BENET.- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 20

1673, 25 juin – Fauguernon
Copie d’aveu rendu à Françoise de Myre, châtelaine de Fauguernon, et à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, pour l’aînesse Mignon, à Fauguernon.
= Arch. SHL. FB 44

1673, 14 juillet – Saint-Philbert-des-Champs, Fauguernon
Aveu rendu à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, vicomte et chastelain de Fauguernon, etc., par François Godard, pour terres à Saint-Philbert-des-Champs, tenues de la sieurie de Coeurie ou Queurie.
= Arch. SHL. FH 262

1678, 10 décembre – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu et fait hommage du Pec.
= AN. PP. 27 (4616)

1679, 18 mars – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu F.T.S. du Pec ou d’Alepet (Vicomté d’Orbec).
= AN. PP. 26 (3074) – P 877 (32)

1679, 29 juin – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, fils de Laurent – Arrêt sur aveu d’1/4 de fief du Pec du 18 mars.= AN. PP. 29 (6935 – P 895 (52)

1691.- Le Brèvedent
Acte accordé par Jean Lecourtois, docteur et professeur de droit français en l’Université de caen, sénéchal de la baronnie de Creully, à Louis Vauquelin, écuyer, sieur de la Brosse, procureur de Françoise de Mire, marquise de Pierrepont, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, etc., veuve de Louis-Jacques Lecomte, seigneur et marquis de Pierrecourt, de l’aveu rendu du fief du Brèvedent.
= AD14 – Baronnie de Creully. E 874

FICHIER « Après 1700 »

1710, 20 juillet – Fauguernon, Aubry-le-Panthou
 » Déclare aussy ledit Fortin, pbre., qu’il est chapelain titulaire d’une autre chapelle nommée St. Agapit ou Agataux située dans ladite paroisse d’Aubry et qui est pareilliement à la nomination du sgr. de lad. parr. laquelle chapelle est construite et fondée d’antiquité et de temps immémorial à laquelle il n’y a aucune glèbe ny domaine fiefé mais elle a seulement pour tout revenu cent cinquante deux boisseuax d’aveine par chascun an mesure de Faux-Gernon à prendre et avoir sur plusyeurs terres scituées dans la parr. de St.-Philbert des Champs, viconté de Faux-Gernon, à la charge par ledit chapelain de célé-brer en ladite chapelle, quatre grandes messes solennelles avec le libera à la fin dycelles par chacun an a lyntention des fondateurs et bien faicteurs sca¬voir le dix-huityesme jour d’aoust, jour St-Agapit, le dimanche suivant ou toutte la parr. y vient en procession, grand messe solennelle le jour St-Jac¬ques, vingt-cinq de juillet et le premier jour de septembre, feste de St-Gil¬les, second patron de laditte chapelle. Et sujet et obligé le dit chapelain a dire levangile de St-Agapit à tous ceux qui ce presente le vendredy sainct avec les autres prières et cela tous les ans Lesquels cent cinquante deux bosseaux daveine sont presentement deus et à la charge des représentants Mre Jacques Le Roy, thrésorier de France, lençon. La présente déclaration des dittes deux chapelles ainsy baillée par ledit titulère sauf à ocmenter ou diminuer sy besoin est, faict ce vingt yème jour de juillet mil sept cent dix « .
signé : Fortin, chapelain
= cité in J. BOISSON.-  » Histoire de la commune d’Aubry-le-Panthou » BSH Vimoutiers N° 20 (1991)

1715 – Le Pin-en Lieuvin
 » Mémoire pour Messire L.F. Le Conte de Nonant contre J. F. Le Conte de Nonant et Jean de Bottey – Seigneuries de Malou, du Pin, Chatellenie de Fauguernon – Nom des possesseurs – Imp. 35 p.
= Arch. SHL. Catalogue des Imprimés, p. 10

1716, 15 septembre – Fauguernon
Vente par Nicolas Lejeune, écuyer, seigneur et patron de Grisy, à Jean Lechevalier, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la seigneurie de Combray.
= Arch. SHL. FB 372

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

après 1755
Aveux des fiefs nobles
Liasse 35: Baronnie de Roncheville.
Baronnie de Fauguernon. M. de Rarey.
M. le vicomte de Fauguernon étois enfin d’aoust 1755 emeprynt approuver de satisfaire à la reddition de l’aveu.
= AD. 14. A. 288. 7 p.

An IV, 21 messidor (1796, 7 août) – Moyaux

Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Moyaux:

1. Fauguernon: catherine courthois, vve Nicolas hagron  » ensuite ayant fait l’examen du banquart nous l’avons trouvé muni de ses ecalles et cordages nous les avons mis d’égalité, ensuite nous y avons mis les poids et les avons pesés les uns sur les autres lesquels poids sont au nombre de six de chacun cinquante livres, d’un de vingt cinq, un de douze, un de six, un de quatre, un de deux,un d’une et le dernier d’une demie livre sur lesquels il s’enest trouvé deux de chacun cinquante livres pesant chacun Trois livres moins que les quatre autres et nous avons interpellé ledit hagron de nous Déclarer pourquoi et d’ou venait ce défaut Venait de ce que les Deux poids étaient Déplombés ; nous avons vérifié le fait, ce qui s’est trouvé véritable ; a lui demandé s’il y avoit longtemps que ce plomb manquait…..
= A.D. 14 – L. Administration IV Police 41)

FAMILLY



NOTES sur FAMILLY – 14259.
La Halboudière ou LA HALBOUDIERE – 14259.2

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 754 pour Familly et page 760 pour La Halboudière.

DALLET A., « La Halboudière », BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, XIV, 1895, pp. 126-133

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 1227.

– 1215, sept. – Courson, Bellou, Bellouet, Genneville, Familly, etc.
Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux donne au chapitre toute la dîme des blés des deux prébendes de Nonant, deux gerbes dans la paroisse de Lasson, le patronage et les grosses dîmes des deux portions de Notre-Dame-de-Monnay, de Notre-Dame-de-Courson, de saint Léger, de Saint saturnin de Réville, de Saint-Pierre-de-Bellouet, de saint Sulpice de la Goulafrière, de Saint Ouen de Genneville, de Sainte Marguerite des Loges, de Saint-Jean-de-Familly, de sainte Cecile de Beuvillers et de Notre Dame de Villerville, en se réservant le droit d’instituer dans ces paroisses les vicaires perpétuels, et oblige le chapitre à donner, sur le revenu de ces bénéfices, 100 livres par an aux dits clercs ou chapelains de la cathédrale, nommés Douze-Livres, sous la condition qu’ils y assisteraient à tout l’office. Il donne au chantre, 10 livres par an en deux termes, sur le revenu de l’église de Saint Aubin de Canapeville, au doyenné de Vimoutiers, avec ce qu’il avait retiré des moines de Jumièges, tant en vassaux qu’en terres, bois et pâturages; et accorde au trésorier le patronage de l’église de Notre-Dame-de-Bellou.
= Cart Lexov. (?) cité par Noël DESHAYES, Mémoire pour servir dans FORMEVILLE, t.II, p.91

– 1407, 9 juin
Information de Jacques Poingnant, vicomte d’Orbec, pour la mise hors de garde noble de Jean de Bienfaite, écuyer, seigneur de Bienfaite, né en aoûtt 1386 et baptisé au Mesnil-Guillaume, fils de Robert de Bienfaite, chevalier, mort en août 1390, qui est en la garde du roi à cause de ladite seigneurie et possède aussi les fiefs de la Halboudière et de la Chaussière (Eure, canton de Rugles, commune de Juignettes)
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 351-352.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 19.

– 1662, 12 octobre
Sentence rendue aux plaids du Sap par Adrien de Mainteterne, écuyer, seigneur et patron de Familly, vicomte enquêteur et examinateur de la vicomté du Sap, sur la requête de Jean-Baptiste Mallet, sieur de Neuville.
= Arch. SHL. Ms. BB 292

Archives SHL : voir Fonds BOUDARD :
2FB127 : 1785, ferme de la Halboudière.
2FM178 : 1789 : succession de Mme de la Halboudière.

Archives SHL : voir carnets de Charles Vasseur à doyenné d’Orbec ou « Doy ; d’Orbec.doc » pour Familly et La Halboudière.
6 – FAMILLY (Familleyum).
– Insinuations
– Sous l’invocation de St Jean Baptiste
– Curés : le Vavasseur 1764/1774
Motte 1783/1787
– En 1241 Nicolas de Saint Jean de Familly renonça à toute prétention sur le patronage.
– 5 septembre 1444 licence à l’Evêque et au doyen de passer accord au sujet de la nomination à la cure de Familly. Signé par le Roy à la relation du Duc d’York, lieutenant général et gouverneur de France et de Normandie.
– 7 février 1451, accord entre l’évêque et le chapitre nommant de concert à la cure de Familly
– Description de l’église du 10 août 1863
– Description du château de Familly

– Recherche de 1524
La paroisse de Familly : Nicoll LECOURT, seigneur du lieu, lequel a fait appar de ses liès ( ?) de noblesse du Roy Lois (Louis) II
– Etat des fiefs de 1559
Deux fiefs à Familly

– Rôle de l’arrière ban de 1562
Loys d’Irelande, seigneur de Familly
– 1672 Messire André de Mainteternes, seigneur de Familly, écuyer receveur des tailles à Bernay et Dame Marie du Fey
– d’Avernes, seigneur de Familly en 1789
– Adrian de Mainteternes, écuyer seigneur et patron de Familly ; conseiller du Roy, vicomte enquêteur et commissaire examinateur en la Vicomté du Sap en 1662. Il vivait encore en 1676 suivant une sentence rendue par lui le 28 mai de cette année.
24 – LA HALLEBOUDIERE. ou LA HALBOUDIERE (Halebouderia ou Hallouderia)
– sous l’invocation de Notre Dame
– En 1825 le 31 mars réunion de la Commune de La Halboudière à celle de Familly, canton d’Orbec
– La Dîme de la Halboudière appartenait au chapitre de Lisieux. Elle lui aurait été donnée par l’Evêque Guillaume d’Estouteville en même temps que les dîmes de Courbépine, de Ferrières, des Jonquerets et le fief du Coq. (Formeville Histoire de l’Ancien Evêché de Lisieux)

2 mars 1422
Prise de possession de la cure de La Halleboudière par Guillaume le Monnier nommé par le Cardinal de Plaisance.

29 juin 1487
Assise du bailliage d’Orbec donnant le patronage de la Halboudière à l’Evêque de Lisieux contre Thomas Tiesse y prétendant à cause de son fief du Trembley et le remplissant par Messire Jean Champaigne.

18 avril 1496
Nomination de Jean Champaigne par l’Evêque Estienne
(ces dates doivent être erronées et ont besoin de vérification)

18 avril 1706
Collation de plein droit de la cure de la Halboudière vacante par décès pour Messire Pierre Huet, prêtre, maître es Arts, gradué.

Autre collation pour le même le 8 mai 1706

Prise de possession le 18 août 1706 en présence de Georges d’Ouville, escuyer, seigneur du lieu, demeurant en ladite paroisse, et de Jacques d’Ouville, fils….

Ayant pourvu du bénéfice de Notre-Dame de Marigny en le diocèse de Rouen, il résigne le 23 mai 1749 en faveur de Simon Lailler, prêtre, habiyué à Orbec.

Bulle de résignation de la Halboudière par pierre Huet en faveur de Simon Lailler le 15 des calendes de Juillet 1749. Collation 2 août 1749, prise de possession 7 octobre.
Collation de plein droit pour Charles Boullaie, prêtre, curé de Saint Vincent le Rivière, de la cure de la Halboudière, vacante par décès de Simon Lailler le 17 mai 1775. Prise de possession 14 juin 1775.

Collation de plein droit pour François Rombault, prêtre, curé de Notre Dame de Ternant, de la cure de la Halboudière, vacante par le décès de Charles Boullaye 5 novembre 1781 ; prise de possession 30 novembre 1781.

Collation de plein droit pour Victor Hyacinthe Aimé Le Cordier, curé de Saint Taurin d’Anglesqueville pour la cure de la Halboudière, vacante par décès de François Rombault le 7 mai 1783 ; prise de possession 26 mai 1783.

M. Le Cordier résigna le 19 avril 1784 sa cure de la Halboudière en faveur de Jacques Pierre Bocquet, prêtre, curé de Notre Dame du Prey de la Ville de Pont Audemer, qui lui transmit en échange la prébende sous-diaconale non sujette à résidence de l’église de Saint Samson sur Risle, diocèse de Dol.. Le bref fut expédié le 6 des ides de mai 1784. Visa ou collation 5 juillet 1784 ; prise de possession 19 juillet 1784.
En conséquence il résigna sa cure de Pont Audemer le 27 avril 1785.

– Description de l’église du 18 août 1863
L’église supprimée, sert de grange le clocher a été démoli. Inventaire et description de ce qui reste

– Le plus ancien document qui fournisse des noms des seigneurs de la Halboudière est la montre des nobles du bailliage d’Evreux en 1469, où l’on voit figurer :
Maistre Guillaume Myet, prêtre seigneur de la Halleboudière et de Beauvoir, présenta pour lui Philbert du Pont en habillement d’archer, suffisamment armé et monté à deux chevaux.

Des extraits d’un ancien registre de recepte de la sieurie de Beauvoir, de la Saint Michel 1476 à 1479, qui étaient conservés dans les archives de la Baronnie d’Orbec, font mention comme possédant ladite seigneurie de Vénérable et Discrète personne Guillaume Miée, official de Lisieux.
Rien d’indique comment la famille de Myée était entrée en possession de la terre de la Halleboudière, ni comment elle en a perdu la possession, mais elle resta longtemps dans le pays. Dans un acte de 1480 des archives de la Baronnie d’Orbec, Maistre Anthoine Myée, escuyer mais sans autre qualification.

D’autres extraits des registres de comptes de la seigneurie de Beauvoir mentionnent à des époques plus récentes :
1516 : Noble Dame Damoiselle Gillette Miée
1505 : Noble Homme Maistre Baptiste Myée, prêtre
Mais dans aucun document on ne parle de la Halboudière. Au contraire à ces mêmes époques (16e siècle), ce sont les seigneurs barons d’Orbec qui ajoutent à leurs nombreuses qualifications celle de sieurs de la Halleboudière. Ainsi en 1505 Guy d’Orbec, chevalier, s’intitule seigneur du lieu, de Bienfaite et de la Halleboudière. Louis d’Orbec en 1554 et 1563 prend le même titre.

Les actes relatifs à Catherine de l’Hospital, dame d’honneur de la Reine-Mère, veuve de Jehan d’Orbec, chevalier des ordres du Roy et gentilhomme ordinaire de la Chambre, qualifient ce dernier de seigneur et baron d’Orbec, Bienfaite, La Halleboudière. (1580-1591)
Loys d’Orbec, fils et héritier des précédents prend les mêmes titres au commencement du 17e siècle (1602/1608)

Pourtant dans le même temps Guillaume Thiesse en 1540 fut admis par les élus de Lisieux à faire ses preuves de noblesse en qualité de seigneur de la Halboudière.

En 1641 Gabriel II des Hays de Forval, seigneur de la Cauvignière, épousa en secondes noces Françoise d’Epinay, fille de Jean d’Espinay, seigneur de Campigny, Grandval, La Halboudière etc. et de Madeleine Ozanne.

Quoiqu’il en soit La Halleboudière faisait partie de la baronnie d’Orbec dès le 13e siècle, une quittance donnée en 1540 par le commis de la recepte ordinaire du Roy, en la vicomté d’Orbec, mentionne La Halleboudière comme formant avec Orbec et Bienfaite un plein fief de chevalier.

Dans le procès-verbal de prestation de Foy et Hommage de Messire Loys d’Orbec, on voit figurer « les fiefs, terres et seigneuries de Bienfaite, La Halleboudière, de Beauvoir et de Lesperrier, leurs appartenances et dépendances, tenue et ….. du Roy par … franc fief entier «

Loys d’Orbec, le dernier des seigneurs mentionnés ci-dessus, mourut ne laissant que deux filles, qui furent ses héritières. L’une s’allia à la maison du Merle, l’autre à la maison de Bouquetot ; mais j’ignore laquelle des deux hérita de la terre de La Halleboudière.

Constitution de pension cléricale par … d’Auréville, escuyer, sieur du lieu, demeurant à la Halleboudière du consentement de Pierre Joseph d’Auréville, escuyer, son fils en faveur de Maistre Pierre d’Auréville son fils, acolyte, par l’abandon des terres de la Mornaye et la Lamberdière, paroisse de Meulles 4 août 1700.

Constitution de pensions cléricales par Georges d’Auréville, escuyer, seigneur du lieu, demeurant à la Halleboudière, en faveur de Jacques d’Auréville son fils, acolyte, sous la caution de Philippe Denis, escuyer, seigneur du Val, de la paroisse de Meulles et de François le Lasseur, escuyer, seigneur de la Bandrière. 3 août 1708.

Le même sert de caution à Philippe Denis pour la pension de Jacques Denis, son fils, le même jour 3 août 1708.

Etat des fiefs de 1559 – Le tenant du VIIIe de fief de la Halleboudière

Recherche de 1524 – La paroisse de la Halleboudière : Guille Thiesse, seigneur du lieu a fait apparaître qu’il fut déclaré noble par les commissions des finances.

Arrière-ban de1562
Charles Thiesse, escuyer, seigneur du fief du Trembley, de la paroisse de la Halleboudière
Noble Homme Anthoine Thiesse, seigneur de la Fontaine et de la Halleboudière, demeurant audit lieu de la Halleboudière en 1573.

Recherche de 1666
Robert Dauréville, ancien noble.

Fascicule et correspondance concernant le Famille d’Espinay – Recherches de Charles Vasseur sur cette famille de 1695 à1787.

DIVES sur MER



NOTES sur DIVES-sur-MER – 14225.
14… 2 TROUSSEAUVILLE Cf. Dives-sur-Mer

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 5

DUTOUR Françoise et HAUGUEMAR Monique, Dives et les Divais, Condé-sur-Noireau, Corlet s.d. (1991), 125 p.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 715.

FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p.54, 63.

LENAIN Georges, « Combat naval de la Dives (10 Prairial an VI-29 mai 1798) », PA , 42, N° 11, Novembre 1992, pp. 2-14

DUPRE Philippe, « L’usine de Dives-sur-Mer: Les Sociétés », Ann. De Normandie , 42, N° 3, Juillet 1992, pp. 309-323

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 433.

LECOUTURIER Yves, L’industrie dans le Calvados sous l’occupation, 1940-1944 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23 e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BSHAO, n° spécial, 1990, pp. 69-74
Mommers à Lisieux, Dives, La Rivière-Saint-Sauveur, Ablon

LE COURT Henry, Les halles de Dives in La Normandie Monumentale et Pittoresque , Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp.243-244

« L’usine de cuivre de Dives-sur-Mer », Histoire et patrimoine industriels en Basse-Normandie , n° 4, p. 5
photocopie

DESLOGES Jean, « Un atelier de briquetage à Dives-sur-Mer », Archéologie en Pays d’Auge , N° 1, 1993, pp 5-13, ill.

DESLOGES Jean, MANEUVRIER Christophe, FORFAIT Nathalie, « L’Apport de la prospection Aérienne à l’Etude du peuplement antique: La vallée de la Dives, frontière antique ? », Archéologie en Pays d’Auge , N° 1, 1993, pp 24-28, carte

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Notes historiques :

1024 – Vimoutiers, Crouttes, Honfleur, Dives
Richard II confirme les restitutions faites par Guillaume Longue Epée à Jumièges (…) le bourg de Quillebeuf, Saint-Aubin-sur-Quillebeuf avec les églises, le droit de passage, le tonlieu et tout ce qui revient au domaine ducal. Richard II énumère ensuite les donations orales faites par son père ou avec son consentement:
« …dedit quoque Vimonasterium Osmundus Gelth et omnes qui cum illo partem habebant, cum omnibus appendiciis suis, pratis, aquis molendinis, et piscariis, et silva que est in altera parte fluminis ab ipso loco usque ad divisionem silve Sanct Petri Lisoye urbis. Dedit et Walterius mediatem ville que dicitur Cruptas et alterius medietatis terciam partem et ecclesie medietatem et quartam partem de Masnille quod dicitur Rainuardi videlicet in ecclesia et in terris, pratis, silvis. Dedit quoque silvam ex integro, que est inetr Vimonasteriaum et Cruptas, usque ad Pontem seccus viam qua itur ad Montem Sancti Michaelis.

… do etiam salinas quatuor ad Hunefloth…

… et octo hospicia que dedit Odo Constabularius in marisco Dive, et partem quam habebat in ecclesia ville que dicitur Sancte Marie (Dives) et LX ambras salis, et duos tractus piscatorios
= FAUROUX M. (1961), n°36, p.140

1025, août – Hennequeville
Richard II confirme les biens du monastère de Fécamp, et ajoute Hennequeville (…) les dîmes du tonlieu du bourg de Caen avec une hôtisee; une autre hôtise à Dives sur Mer, toutes deux libres de tous les autres services qui lui sont dus.
… et heldechin villam supra mare et quicquid ad eam pertinet (…)
… do etiam decimas telonei de burgo qui vocatur Cadumus, et unum hospitium, et ad pontem Dive, hospitium unum, liberos omnibus nostris osequiis.
= FAUROUX M.1961, n°34, p.130

26 mars 1361. Lisieux, Dives, Annebault
Archives SHL : 1F65 – 26 mars 1361 :
Les élus du roi à Rouen pour l’aide de la délivrance du roi mandent aux élus de Lisieux que Robert de la Tillaie, fermier de l’imposition de Dive, d’ Annebault et de la Chapelle-Hainfray, s’étant vu ôter l’imposition du pain qu’il payait 700 livres et ayant souffert bien 50 livres de pertes qu’il avait avancées à lui causées pour la foire de Dive par les ravages des Anglais, ils lui remettent 250 livres sur le prix de sa ferme qui était de 518 livres

1370, 6 juin
Henri de Trousseauville, chevalier du roi de France et capitaine de Ferrières (Saint-Hilaire), en son nom, donne quittance à Jehan Le Franc, vicomte d’Orbec et la somme de 16 francs d’or pour la garde du fort de Ferrières depuis mai précédent suivant mandement du Conseil du roi de Navarre.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. III, n° 55.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XIII, fasc. 2, 1964, p. 46
+ IND. IZARN, Compte… du roi de Navarre, p. 226, par. 2.

1380, mai
Information de Jean des Wys, vicomte de Pont-Audemer, pour savoir si les fiefs du Camp-Héroult, à Bosbénard-Commin et de Flancourt doivent être mis en la main du roi à cause de la forfaiture de Jean de Trousseauville, partisan du roi de Navarre.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 149.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 16.

1435, 26 juillet
Henri VI informe les gens des comptes à Paris, les gouverneurs généraux des finances de France et de Normandie et les baillis de Rouen, Caux, Caen et Evreux qu’il a accordé un délai d’une demie-année pour faire son dénombrement à Guillaume Crafford, chevalier, auquel il a donné les terres de Jehan de Trousseauville, chevalier, Robin de Bailleul, seigneur de Glos, estienot d’Anesy (Anisy), Olivier de Malou, Jehan de Capvale, écuyers et de leurs femmes, y compris les rentes acquises par la dame de Beuville lesquelles terres sont situées en pays « très dangereux » fréquentés par les « brigands », et qui est lui-même très occupé. Le roi se réserve la garde des mineurs et les patronages d’église.
Donné: Par le Conseil signé Piquet.
= Bibl. nat., Nouv. acq. franç. 1482, n° 130
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 80, n° 130.

1444
Compte de Jean Le Muet
pp. 211-212 (283).- De la garde des enfants soubaagiés et hoirs de feu Henry de Trousseauville, en son vivant escuier, venus en la garde du Roy nostre sire pour leur minorité d’age par le trépas de leursdis père mère, par damoiselle Marguerite de Tournebeuf, mère desdits soubzaagiés, iiij L. ij s. t. dont lxj s. vj d. t. à la recepte de ceste viconté et xx s. vj d. t. à la recpte de la vivonté de Verneuil aux termes de Pasques et saint Michel, pour moictié. Pour ce, à ce terme pour moictié par ladite damoiselle…. xxx s. ix d.
= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1454, 30 novembre – Glos
Lettre devant Le Masuyer, comme Guilaume de Trousseauville fieffa de Mgr de Lisieux, une pièce de terre en pré assise à Glos par 40 sols de rente.
= Cartulaire lexovien, f° 153 – Cité par H. de FORMEVILLE.- Histoire, t. II, p. 334

1459, 10 novembre – Chinon
Ordre donné « De par le roi » au bailli de Rouen de faire convoquer six notables aux Etats de Normandie prévus pour le 1er décembre, soit une personne noble, une d’église et quatre de « l’estat commun ».
Signé Charles, Chalignant. Copie dans une lettre adressée le 21 novembre par le bailli de Rouen au vicomté d’Auge pour lui demander de faire élire une personne de « l’estat commun ».
Au dos quittance du 30 novembre donnée par Robin Le Masuyer et 4 autres messagers à Gilles Grieu, vicomte d’Auge, pour la somme de 10 s. donnée à chacun pour avoir porté les lettres dudit vicomte, aux sergents de Pont-l’Evêque, Dives, Cambremer, Touques et Honfleur (établie par Nicolas Sandret, tabellion en la vicomté d’Auge)
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. V, n° 13

1471, 27 avril
Guillaume de Trousseauville, seigneur de Guerquesalles, donne quittance au receveur général de Normandie de la somme de 200 l.t. pour sa pension de l’année en cours.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, y. II, n° 40
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 23.

1561 – Lisieux
Ce sont deux lots des terres et seigneuries du Trembley, Hermival, Les sept-Voies, Trousseauville, Grasmesnil, sergenteries nobles de Moyart et Moyaulx et autres terres et rentes de roture qui furent et appartinrent à noble homme Nicolas Le Valois, en son vivant sieur de Putôt…
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville – M.C. Copie 6 p.

1774, 31 mars – Rivière de Dives
Arrêt qui commet le sr DUBOIS Inspecteur général des Ponts et Chaussées pour dresser le plan des ouvrages commencés pour le desséchement des prairies le long de ladite rivière
= Arch. Nat. E 2661a

1815. – archives SHL 1F801 : 1815 et ensuite : mutations dans la gendarmerie (Honfleur, Dozulé et Dives/Mer)

1835. – archives SHL.
1F873 : 1835 : BEUVRON : route de Dives à St Pierre sur Dives. concerne aussi Putot en Auge.

Archives SHL : IMPRIMES : II A 5 : Tableau du district de Pont-l’Evêque, réduit à 93 paroisses et deux succursales, avec la liste des paroisses supprimées, noms des fonctionnaires publics et autres ecclésiastiques qui ont déféré à la loi du serment et l’indication des remplacements à faire par l’ordre de suppression proposé.
(cantons de Pont-l’Evêque, Honfleur, Blangy le Château, Bonnebosq, Cambremer, Beuvron, Touques, Dives, Crévecoeur, Beaumont)

Archives SHL :

Carnets de Charles Vasseur : Doyenné de Beaumont (2)
31 – Dives – Diva – B M de Diva

Voir : Bellengreville
Bulletin Monumental 180 p.14
Annuaire Normand 1986 p.427 – Inauguration de la colonne
Annuaire Normand 1863 p.670 Fête Internationale
Port de Dives – Annuaire Normand de 1863 p.666 et suivantes
Archives de l’Hôtel de Ville de Lisieux VI 31
Bulletin des Antiquaires 1er trimestre 1869 p.270
Bulletin monumental 1854 p.435 et 438
Monnaies romaines trouvées à Dives – Bulletin des Antiquaires de Normandie 8e année Tome 4 p.471
Amirauté de Dives voir Honfleur
La Dive Rivière près Moncontours – Voir Œuvres de Napoléon III Tome IV p.289

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage
XIVe, XVI et XVIIIe siècle : Abbas de Troarno
3 feux privilégiés, 62 feux taillables

Bourg, chef lieu de sergenterie de l’élection de Pont l’Evêque

Curés ; Yvon 1764
Martin 1774
Dumaine 1778/1787

Insinuations

Description de l’extérieur et de l’intérieur de l’église de août 1856

Descriptions des cloches

1ere cloche : L’an 1772 j’ay été bénie et nommée Marie Jeanne par Maître Jean Baptiste Martin, curé de cette paroisse et par Dame Marie, Jeanne, Marguerite Duclos, épouse du Sieur Pierre Pastey, lieutenant général du Guet de la capitainerie de Dives ; François Ancelle Trésorier.
E.Quentin et Gillot nous ont faites.

2e cloche ; L’an 1846 j’ai été bénite par Monsieur Dasseville, curé de cette paroisse et nommée Auguste, Adèle par Monsieur Henri Philippe Auguste Dutronc, docteur en droit, conseiller honoraire à la cour Gle d’Amiens, officier de la légion d’honneur, membre suprême de l’Ordre national de Grèce, propriétaire à Dives, assisté de Madame Adèle Dutronc née Galot en présence de Messieurs Leblanc, maire de Dives, et Conard trésorier de la fabrique.
Bailly, père et fils, fondeurs à Caen, Bernay et Alençon.

Echiquier de Normandie
An 1180 : Willelmus de Diva : 10 sol. produello Lexov.
An 1184 : 20 sol.provino supervendito

Cambremer, Dives, Lisieux, St Pierre sur Dives, avaient des Banlieues dès avant la Conquête de la Normandie par le Roi Philippe Auguste (voir Delisle – de l’Agriculture en Normandie)

On sonne la Retraite à Dives, le soir à neuf heures le samedi et le dimanche seulement (1856)

Un jour c’était l’armée du Duc d’Aumale qui était devant Touques ou à St Sauveur sur Dive.(1)
A St Sauveur, ilz avaient tué quelques habitans, et faict prisonnyiers ; il y avait danger qu’ilz de s’emparassent du fort estant en lesglize dudict lieu, pour le tenir contre le roy, à la ruyne du pays(2)
(1) Reg.secr.Caen 26 novembre 1589
(2) Reg. Secr. Caen 16 mai 1590
Floquet – Parlement III p.469

Documents Inédits – Lettres de Henri IV Tome VI p.676
Lettre datée du 13 septembre 1603 à Dives adressée à Monsieur Miron, portant ordre de faire arrêter Robert Basset, qui complote contre le Roi d’Angleterre.

Noble Homme Gaspard Le Duc, sieur de Chicheboville résidant à Dives, possède 30 acres de terre.
Déclaration du Roi du 20 juin 1631 par les habitants de Bellengreville p.56 et suivantes
Autre déclaration du 2 janvier 1639

Recherche des Nobles 1540 – Dive:
Monsieur Michel de Semilly a fait apparoir comme il avait baillé sa généalogie devant les élus de Caen dans le ressort desquels il a dit être demeurant.

Dives avait des salines pendant la domination normande (Annuaire Normand 1840 p.388)

Bulletin Monumental Tome XX p.69 et suivantes :
… Le seul monument remarquable qui soit à Dives est l’église. Elle appartenait au prieuré dépendant de l’abbaye St Etienne de Caen, et c’est un édifice assez important … Hormis quelques restes du XIe siècle sous la tour, le monument est du XIV e et du XVe siècle. Ainsi le chœur, avec la grande fenêtre du chevet et les bas-côtés qui l’accompagnent, offrent tous les caractères du XIVe, aussi bien que les chapelles du transept. La nef et les bas-côtés qui lui correspondent sont de la fin du XVe siècle et même du commencement du XVIe
Rien de plus élégant de plus habilement découpé que les moulures et les feuillages de la porte occidentale de la nef ; c’est un vrai chef d’œuvre de sculpture.
On conservait à Dives un Christ fort ancien qui a disparu et qu’on disait avoir été péché dans la mer. Un tableau assez curieux représente cette découverte.

Le Valois – Noticia Galliorum – voir Diva
Texte en latin

Description des Halles du 28 août 1856

Après l’Eglise et les Halles il n’y a dans Dives aucune construction capable de fixer l’attention si ce n’est un édifice de la plus grande irrégularité situé à l’un des angles d’un vaste enclos près de la grande place et que l’on nomme suivant les uns : l’Hôpital, suivant les autres Prieuré. Peut-être pourrait-on réunir ces deux dénominations et en faire un Hôpital-Prieuré, de même qu’ailleurs on trouve Maladrerie, Léproserie et autres maisons pour les pauvres et les malades portant le titre de Prieuré.
Quoiqu’il en soir cette construction date de l’année 1695 suivant les chiffres inscrits sur une clef de l’arcade de la grande porte. Toutes les constructions intérieures ont un cachet qui s’accorde parfaitement avec cette date et il est difficile d’en donner une description. Du reste ils n’ont rien de remarquable que leur irrégularité systématique. Ils sont entièrement construits en pierre de taille.
A l’appui de leur destination privilégiée on peut encore citer cette particularité ; c’est que la foire se tient en partie dans la cour qui les précède concurremment avec la halle et les rues environnantes.

29 – Trousseauville – Creseuvilla – Trousseauville Trousseauvilla
(rattaché à Dives sur Mer – 19 juillet 1926)

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
2 feux privilégiés, 26 feux taillables

Sous l’invocation de St Martin

Patronage
XIVe, XVIe et XVIIIe siècle : Dominus loci

Curés : Bazin 1764/1774
Bellenger 1782/1787

Insinuations

Du 27 Août 1856
L’église de Trousseauville est à l’état de ruines, la paroisse est supprimée et réunie à Dives.

Suit la description des ruines de l’église

La cloche a été transportée à l’église de Dives, elle est fort intéressante

Non loin de cette église dans une prairie est une fontaine placée sous l’invocation de St Laurent qui est l’objet d’un pèlerinage même depuis la suppression de l’église.

Catalogue des seigneurs qui suivirent Robert à Jérusalem :
Monsieur Henry de Trousseauville :.. de noir à un fer de moulin d’or.

Extrait des chartres

Guillaume et Foulques de Bailleul, fils de Henry de Bailleul, chevalier, vendent en 1437 à l’abbaye de St Etienne, le fief de Trousseauville, situé dans les vicomtés d’Auge et de Falaise, ainsi que le patronage de l’église et tous autres droits dépendants dudit fief de Trousseauville.