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FUMICHON

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FUMICHON
Michel COTTIN – MAI 1990


Cf. le cartulaire de Fontenay-le-Marmion!
Paul LE CACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri V concernant la Normandie sous la domination anglaise ( 1422-1435 ) , Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8ø, II, 356, Pierre de Manneville et Jacqueline La baveuse.

Sur les de Longchamp, revoir d’une part les Cartulaires de saint-Ymer-en-Auge publiés par Bréard et l’Apologie ou plaidoyer pour moi-même de Thomas Basin, pp. 46 et 61

LE CHATEAU de FUMICHON

Le château de FUMICHON, par son ampleur et son homogénéité apparente reste l’un des monuments les plus attachants des environs de Lisieux et malgré les innombrables mentions qui en sont faites, il n’a jamais fait l’objet de recherches approfondies. L’essentiel de notre connaissance réside dans les deux notices de Charles VASSEUR[1] et de Louis Rioult de Neuville[2], notices fréquemment reprises [3]Henry SOULANGE-BOUDIN, Les Châteaux de Normandie – 69 monographies , Paris, Van Oest, 1949, p. – pp. 36-38;Ouilly-du-Houlley, p. 48 – Philippe SEYDOUX, Châteaux du Pays-d’Auge et du Bessin , s.l. ( Paris ), Edit. de la Morande, s.d.(1985 ), p. ill. couv. ill. – Philippe DETERVILLE, Richesse des châteaux du Pays d’Auge , Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, . -pp. 23 et 85 sq. sans ajouts notables.; Quoique souvent mentionné par Louis Hautecoeur [4], il ne paraît pas que cet auteur l’ait visité.
Notre propos n’est pas, en quelques pages, d’écrire l’indispensable monographie qu’un tel monument mérite. Mais il nous a été donné, voici un peu plus de vingt ans, de pouvoir en étudier l’architecture assez longuement et grâce à ses nouveaux propriétaires nous avons pu procéder à quelques contrôles, ce qui nous permet de cerner ici ses « caractères originaux « . Cette étude porte essentiellement sur le corps de logis, le donjon et les pavillons encadrant la Cour d’Honneur. Si nous connaissons une bonne partie de ses propriétaires et si nous pouvons suivre l’évolution du domaine à l’époque moderne, il reste à poser plus avant les recherches sur son origine et ses liens avec la Baronnie de Tillières. Deux des possesseurs de ce domaine, Guy et Jean de Lonchamp, l’un après l’autre capitaine et gouverneurs de Lisieux, mériteraient des biographies éclairant leur rôle respectif lors des Guerres de Religion, leur action dans la Ligue.

Situation – Accès

Lorsque l’on emprunte la route allant de Moyaux à Marolles, après avoir laissé sur notre gauche l’église de Fumichon, l’on aperçoit sur la droite la masse importante – pour la région tout au moins- du château et des constructions annexes. Situé en extrémité d’un plateau légèrement incliné vers le Sud, à 152 m. d’altitude, l’ensemble actuel nous paraît isolé au milieu des champs, des labours et des prés. Cependant, l’étude des photographies aériennes révèle l’existence à l’entour d’un vaste quadrilatère -peut-être boisé à l’origine – reste vraisemblable d’un enclos si nous en jugeons par la subsistance d’une légère levée de terre.
Lors de la mise en vente du domaine, le 18 juin 1816, voici la description qu’en donnait Maître TURPIN, Notaire royal à Moyaux :

« A vendre, très belle terre patrimoniale, d’origine extrêmement reculée, ayant titre de Baronnie de Fumichon… Cette rare propriété est en bon terrain et dans une position très agréable. Du château, l’on voit sur la grande route de Paris à Causen [5], laquelle est à peu de distance et sur toutes les grandes fermes au nombre de six dont elle est composée, y compris deux moulins à « bled  » [6]
, la rivière et les bois qui jouxtent ».
« Elle est à deux lieues de Lisieux, quarante de Paris, quatorze d’Evreux et de Causen, quatre de Bernay et de Pont-Audemer.
« Vaste château, cour d’Honneur, futaie de sapins, beaux bois remplis de gibier, prés, pâturages, labours; cent trente neuf hectares, treize à quatorze mille pieds d’arbres fruitiers (plan renouvelé) [7]
Actuellement, au Nord et à l’Est, la vue s’ouvre sur le plateau, par contre des bois, à l’Ouest et au Sud ferment le paysage.

L’accès, de nos jours, se fait par un chemin partant de la Départementale 143 A, mais il semblerait qu’il ait existé un certain nombre de voies reliant le château à ses différentes fermes, ainsi que des chemins forestiers mettant ce domaine en communication avec le château voisin d’Ouilly-la-Ribaude qui à plusieurs périodes de leur histoire appartinrent à la même famille.
Vu du chemin d’accès, entre les deux piliers, le corps principal n’offre aucune unité mais l’ensemble, avec les deux pavillons encadrant la Cour d’Honneur et le long bâtiment reliant le pavillon de gauche par un élégant passage circulaire au corps de logis principal, ne manque pas d’ampleur. Non sans raison, L. de Neuville remarquait une certaine lourdeur due au peu d’élévation de constructions, mais cet écrasement n’est d– qu’à l’exhaussement de plus d’un mètre des terres environnantes et si par l’imagination nous lui redonnons son élévation d’origine, nous retrouvons un ensemble élancé, bien proportionné, harmonieux.
En arrière vers la gauche, équilibrant la masse de l’aile de droite, la haute toiture du donjon surplombe les toitures du corps de logis principal et de l’aile en retour.

Plan et distributions intérieures

Les pavillons d’entrée et leurs prolongements, délimitent une « Cour d’Honneur » ouverte, à peu près carrée dont le logis occupe le fond. Celui-ci, longue construction hétérogène offre une façade rectiligne sans saillie mais dissymétrique, comportant, approximativement dans son centre, un portique à un étage couronné d’un fronton triangulaire. A son extrémité, vers l’Est, une aile, également à un étage, fait saillie sur l’arrière tandis qu’en façade une tourelle d’angle en encorbellement sur contrefort donne accès à l’étage. Intérieurement, postérieurement à sa construction, le rez-de-chaussée fut divisé dans le sens de la profondeur par un mur percé de 3 arcades aux piédroits moulurés tandis qu’à l’étage une cloison de refend en pan de bois assure cette division, inclue elle dans le projet original.
Sur la façade Nord, cette aile et la tourelle contenant l’escalier dont la saillie dépasse celle de l’aile, sont reliés l’une à l’autre par un mur masquant les galeries intérieures. Vers le Nord-Ouest, au delà de la tourelle d’escalier, le plan marque un décrochement correspondant à une moindre largeur de l’habitation. En retour, à l’extrémité Ouest du logis, une petite adjonction à un étage se raccorde au passage en arc de cercle reliant le corps de logis à l’aile tandis qu’une passerelle couverte, récente, donne accès au donjon.
Il s’agit on le voit d’un plan complexe ayant évolué au cours des siècles et si faute d’enquête ancienne ou de documents, on ne peut restituer la destination d’origine de ces bâtiments et de leurs diverses parties, la taille, l’équipement et la décoration la déterminent cependant clairement. Ainsi à gauche du logis principal nous trouvons les locaux de services à partir desquels on accède au cellier et au donjon tandis que le portique central donne accès aux étages et à la partie droite où nous trouvons les pièces de réception en relation elles mêmes avec l’aile Ouest en retour par un corridor, en avant des pièces de service de la partie gauche, ce qui laisse à supposer que celle-ci avait également une fonction d’accueil.

Elévations internes

L’une des originalités de ce château, originalité insoupçonnable de l’extérieur, n’apparaît qu’à l’étude des structures internes où nous retrouvons, sous une partie du manteau de pierre et de brique visible, une longue construction à pan de bois, enrobée et fossilisée.
Il va sans dire que la présence d’une telle construction n’a pas été sans gêner les « habilleurs » de la fin du XVIe siècle et du XVIIIe siècle, d’autant que cette ancienne construction elle-même ne paraît pas très homogène, mais c’était là une pratique fort courante que nous avons retrouvée entre autres à CRICQUEVILLE, au MESNIL-GUILLAUME, à BELLOU [8]
En fait, dans to ces cas, nous trouvons un manoir de bois construit à la fin du XVe siècle selon une mode héritée des Guerres d’Italie et comportant sur la façade arrière une galerie ouverte mettant en communication les différentes pièces de l’étage[9]et à laquelle on devait accéder soit par une tourelle accolée vraisemblablement au centre du corps principal, soit par un escalier intérieur [10]. Dans le cas de FUMICHON, cette galerie subsiste entre les deux saillies – celle de l’aile Est et de la tourelle d’escalier – ainsi qu’en témoignent les traces du passage actuellement fermé à hauteur d’étage mais encore ouvert aurez-de-chasée tandis qu’aucune trace n’en révèle l’existence dans la partie Ouest du manoir, explicitant le rétrécissement du plan constaté ci-dessus.
L’examen de la charpente des combles où to les changements de plan et d’élévation ont laissé leur empreinte, confirme cette analyse, car chaque reprise reste lisible par les différences des sections des bois, le traitement de ceux-ci ou leur technique d’assemblage . L’on y remarque ainsi la présence d’éléments portant des traces d’assemblages à queue d’aronde provenant peut-être d’une charpente à chevrons porteurs [11].Cette technique fréquente dans les combles des églises des XIIe -XIIIe siècles fut abandonnée généralement dans le Nord de la France vers 1260 [12]

Elévations extérieures

Les murs

L’ensemble des murs, à l’exception du portique central à étage, est constitué d’un appareillage mixte brique et pierre reposant sur un soubassement de silex recouvert à de nombreux endroits, à l’époque contemporaine, de ciment à joints simulés.
Sur la façade principale, dans la partie du logis ayant conservé le manoir primitif, l’ensemble du mur présente des grands panneaux de briques coupés horizontalement d’un large bandeau de pierre correspondant au niveau du plancher d’étage de cette construction primitive. Cette division a été conservée pour toute la façade alors même qu’à droite, l’étage intermédiaire était supprimé.
L’aile Est ne présentant pas les mêmes contraintes, a été édifiée dès l’origine dans l’élévation et la hauteur sous plafond que nous lui connaissons Cette aile, la tour d’escalier Nord et le mur d’entre deux, utilisent conjointement la pierre et la brique en longues harpes coupées à hauteur du plancher du premier étage par un bandeau de pierre, ici très légèrement saillant qui souligne le changement de niveau. Ce mur se termine par une frise où alternent la pierre et la brique et des consoles en talon reçoivent une tablette moulurée sur laquelle repose la toiture.
Sur la façade Nord, au delà de la tour d’escalier, nous retrouvons le mur de pierre et brique coupé par le bandeau de pierre que nous avons remarqué en façade principal. La maçonnerie très bouleversée en de nombreux endroits conserve les traces de multiples ouvertures et de non moins nombreux rebouchages. nous y remarquons aussi deux hautes ouvertures encadrées de harpes tandis que le reste du mur de brique comporte des ouvertures percées très haut vers le sommet du mur. Une large et disgracieuse lucarne à trois fenêtres correspondant au portique de la cour d’honneur s’appuie sur la tourelle d’escalier dénaturant cette belle façade.
A partir des différences relevées à la fois dans la modénature de la cimaise des tablettes des corniches, dans la forme ou dans le tracé des lucarnes et dans le profil des consoles, nous pouvons suivre les grandes campagnes de construction ou de transformation du logis principal, des pavillons et de l’aile Ouest.

Les ouvertures

Autant que la modénature des corniches, la forme et le décor des ouvertures et tout particulièrement des lucarnes apportent les éléments indispensables à l’établissement d’une chronologie relative de l’édification de ce monument.
Si beaucoup de ces ouvertures ont été modifiées, particulièrement sur le logis d’habitation, les pavillons, la tourelle d’escalier et les lucarnes ont conservé la majeure partie de leurs caractères d’origine, échappant à toutes ces transformations. Les lucarnes, en particulier peuvent être regroupées en quatre types et deux sous-types qu’il serait trop long de détailler ici. Mais deux des modèles les plus intéressants, le type I et le type II se rencontrant sur un certain nombre de châteaux de la région, une étude comparative sérieuse devrait conduire à établir des filiations et à resserrer les datations de leur édification. Pour le premier type, il s’agit d’une lucarne en façade à fenêtre tombante avec fronton triangulaire à ressauts latéraux et à base interrompue dont le tympan est garni d’un bossage circulaire légèrement bombé se détachant sur un claveau à bossage traversant les trois assises jusqu’au linteau. Avec quelques variantes, nous retrouvons ce dessin sur la poterne du château de Mesnil-Guillaume. Quant au type II, implanté sur les pavillons ‘entrée, il s’agit là aussi d’une lucarne en façade à fenêtre tombante mais ici, le fronton est en arc surbaissé et décoré à l’intrados de denticules et reposant sur une corniche à ressauts garnie de denticules et interrompue par le passage du claveau traversant les assises pour se terminer au linteau.
D’autres modèles, plus récents ou plus simples garnissent d’autres parties du château.

Les couvertures

Les différentes phases de la construction se lisent également dans la forme et la nature des toitures.
Si du manoir original, aucune trace extérieure ne subsiste, c’est cependant de la pente de sa charpente que procède l’élévation aigu de la toiture de la partie droite du logis d’habitation -celle comportant en arrière la galerie de circulation – et sa hauteur dépasse celle de la maçonnerie qu’elle recouvre. L’aile qui lui fait suite ainsi que la tourelle arrière contenant l’escalier ont conservé leur charpente d’origine à deux versants avec coyaux d’une inclinaison proche de 45ø. A gauche, au delà de la réfection du XIXème siècle la ligne de faîtage s’abaisse et la pente redevient proche de 45 ø.
Les petites tourelles cantonnant les pavillons et l’aile Est sont couronnés d’un comble à la Philibert Delorme sommé d’un lanternon aveugle et couverts d’ardoises.
Toutes les toitures sont en effet actuellement en ardoise à l’exception du comble brisé du passage cintré reliant le corps de logis à l’aile en retour à l’Ouest qui a conservé sa couverture de tuiles.

Le Donjon

Il peut paraître anachronique de parler de donjon en étudiant un ensemble de constructions pouvant être rapportées à l’extrême fin du XVIe siècle. Et cependant l’étude de la massive tour de brique en partie masquée par l’aile Ouest ne peut que confirmer cette destination quoique certains auteurs y aient vu un colombier. Cette affectation n’est pas à rejeter totalement car rien n’interdit de penser que le lanternon n’ait abrité quelques couples de pigeons chargés d’assurer la liaison avec d’autres points fortifiés des environs.
Peut-être doit-on rappeler le rôle des possesseurs de ce domaine dans la conduite des affaires municipales lexoviennes ou dans les événements de la Ligue.
S’élevant sur deux niveaux d’habitation et entouré à l’origine d’un large et profond fossé, cette tour comprend un niveau de mâchicoulis sous couronnement couvert d’une haute toiture conique terminée par un lanternon. Cette construction à la puissante maçonnerie repose sur une base talutée soulignée d’un gros tore au niveau du rez-de-chaussée. Elle comporte sur une partie de son premier niveau une décoration de losanges de briques surcuites. Toutes les ouvertures visibles actuellement, avec leur linteau de pierre cintré surbaissé, sont largement postérieures à sa construction et se rattachent à la campagne de transformations du XVIIIe siècle qui lui ôta son caractère militaire et aucune ouverture ayant permis le passage d’armes ne subsiste, mais peut-être se trouvaient-elles à l’emplacement des ouvertures actuelles.
La souche de cheminée de brique qui émerge du toit, avec ses bandes, ses arcatures géminées et son petit fronton, fait songer à celle du Mont-Hérault, à Marolles, à celle au château de Victot-Pontfol – où nous trouvons le même emploi de décor de brique losangé – ou encore à celle de l’Auberge de L’Aigle d’Or, à Pont-l’Evêque, témoins d’une mode d’utilisation de la brique fréquemment rencontrée en Haute-Normandie dès le premier tiers du XVIe siècle [13]mais relativement rare en Pays d’Auge .
Au rez-de-chaussée, l’accès est limité à un étroit passage voûté d’un berceau de brique appareillée de pierre et ce passage pouvait être coupé par une herse dont les rainures – en partie bouchées – sont encore visibles. L’intérieur, d’une froideur quasi monacale comporte pour seul décor trois vastes cheminées, deux de pierre et une de brique, aux jambages puissants, aux coffres orné de losanges de briques ou de belle pierre de moyen appareil couronnés d’élégantes corniches moulurées.
De place en place, quelques pavés de terre cuite vernissés provenant des ateliers du Pré d’Auge, apportent une touche de raffinement à ce lieu de refuge.

Essai de datation

Ne possédant – exception faite du chronogramme dont nous reparlerons – que d’un seul repère chronologique, celui bien tardif de l’incendie de 1840, nous devons reconstituer la succession et la datation des autres campagnes à partir de l’étude des maçonneries puisque la ou les primitives maisons de bois formant le coeur de la majeure partie du logis principal, ne transparaît nulle part. Cependant, l’examen des élévations extérieures du logis principal permet, à partir de l’étude des matériaux et de leur emploi, des ouvertures, des couronnements, des couvertures, de distinguer facilement les différentes étapes de la construction, les transformations et d’en établir la succession.
Le chronogramme portant la date de 1426 gravé dans la cave pourrait correspondre, s’il s’avérait authentique, à l’édification d’un manoir de bois, antérieur semble-t-il, à celui que l’on retrouve enchâssé dans la construction de pierre et brique et ne paraît pas concerner une partie quelconque de ce qui subsiste hors terre.
Du long logis à pans de bois servant de coeur au château actuel nous ne conservons dans la partie Ouest que les deux niveaux d’habitation et les combles sans connaître leur articulation au niveau des étages et pour la partie Est la galerie ainsi que la charpente tandis que la totalité des pans de bois de la façade Sud et une partie de ce ceux du Nord ont disparu. La galerie extérieure reste l’élément le plus caractéristique de cette mode de construction à pans de bois [14], or celles-ci n’offrent pas de précédents identifiables avant l’extrême fin du XVe siècle. Et dans le cas présent, au vu du profil des consoles entrevues çà et là dans les deux niveaux des galeries et dans certaines pièces, ou des traverses cintrées reliant les poteaux du corps de logis aux poteaux de la galerie, il faudrait raisonnablement proposer une datation beaucoup plus basse, sans doute vers 1520 – 1540 [14a], tout en rappelant la présence d’un certain nombre de pièce de bois provenant d’un édifice beaucoup plus ancien.

La première grande étape des campagnes « d’habillage « et d’extension débuta par la construction de l’aile Est, se continua par l’élévation du mur masquant les galeries et l’édification de la tourelle d’escalier pour se terminer – logiquement pourrait-on dire – par son couronnement qui voit l’emploi d’une corniche à denticules et de bossages dans les métopes de la frise. Il est utile de rappeler ces détails car ils marquent un changement demain et un glissement significatif dans le temps. Les deux pavillons d’entrée révèlent une autre campagne intermédiaire, où nous trouvons là aussi la présence de corniches denticulées mais aussi de lucarnes à fronton cintré – curieusement coiffées à l’époque moderne d’un fronton triangulaire. Selon toute vraisemblance, toutes ces campagnes se sont succédé sur un laps de temps très court, autour des premières années du XVIIe siècle, à l’époque où Jean de Lonchamp se porte acquéreur d’Ouilly-la-Ribaude.

Aux campagnes du milieu ou du deuxième tiers du XVIIe siècle, nous pouvons attribuer la construction de l’aile en retour et les murs à grands panneaux de brique avec leur chaînage de pierre soulignant horizontalement les étages, sur les deux façades du corps de logis.
Au milieu du XVIIIe siècle, vers 1760, période où Laurent-Marie Chappe et Jeanne-Anne Hermant durent vivre ici, une grande campagne d’aménagements amena la création des salons lambrissés qui à cette époque, semble-t-il, montaient jusqu’au niveau de la partie supérieure de la frise, tandis que dans le même temps, certaines ouvertures tant sur la façade Nord que sur la façade Sud étaient réaménagées et surmontées d’un linteau de pierre à arc surbaissé. C’est aussi sans doute de cette époque que date pour une part notable l’exhaussement de la cour et de l’environnement.
Au XIXe siècle, à la suite peut-être de l’incendie de 1840, de nouvelles transformations virent l’abaissement des plafonds dessalons de la partie Est tandis qu’à la fin du siècle se rattache l’édification d’une cheminée de menuiserie et le lambrissage dans l’esprit de l’époque Louis XV, réutilisant peut-être certains éléments des trumeaux de toile peinte[15]. N’ayant plus de repères stylistiques, nous ne savons à quelle campagne du XIXe siècle il nous faut attribuer le bouchage des grandes arcades de l’aile Est.

Historique

Il n’existe pas à notre connaissance de documents très anciens sur ce fief et la possession simultanée par la même famille de la seigneurie voisine d’OUILLY-la-RIBAUDE dont elle partageait souvent le sort, n’a contribué qu’à disperser les sources.
La première mention de FUMICHON remonte à la fin du XIIe siècle où sont mentionnés entre 1180 et 1200, six personnages porteurs de ce nom : Josselin (1180), Gervais (1195), Robert (1195),Gillebert (1198), Hugues et Henri de Fumichon (1198)[16]. Selon le pouillé du diocèse de Lisieux rédigé vers 1350[17]le seigneur du lieu était patron de l’église de FUMICHON. Dans le même pouillé , à la rubrique de SAINT-PIERRE-de-CANTELOUP , nous relevons la mention « G. de FUMICHON , patron « . Nous ignorons s’il s’agit du même personnage mais nous retrouverons ultérieurement des liens étroits entre les deux paroisses.
Au XVe siècle, le fief de Fumichon relevait de la baronnie de Tillières dont un membre appartenait en 1413 à Guy le Baveux[18]. Dès1422[19], nous voyons le roi d’Angleterre remettre à Catherine Le Baveux et à son mari Henri de Longchamp, lesbiens qu’ils détenaient auparavant dans les vicomtés d’Auge et d’Orbec[20]mais FUMICHON ne faisait sans doute pas partie de cette restitution et c’est seulement à la libération de la Normandie que la seigneurie d’OUILLY-la-RIBAUDE revint pour une partie à Philippe de Manneville
[21]et pour la partie située sur la paroisse de SAINT-LEGER-d’OUILLY à Catherine Le Baveux, l’une des trois filles de Guy Le Baveux [22] , et non pas des sires de Fumichon comme l’a écrit H. Le COURT [23]. Nous trouvons dans la restitution de 1422 la première mention de l’installation à FUMICHON de cette famille de Longchamp anciennement possessionnée déjà au XIIe siècle dans le MARAIS-VERNIER[24][25][25a]. Henri de Longchamp, fils de Louis et d’Agnès de La Bouette, eut de son mariage, un fils, Jean Ier dit Brunet fidèle serviteur de Louis XI
[26], qui après lui, fut seigneur de FUMICHON et du MARAIS-VERNIER. Reconnu noble en 1463, [26a], c’est sans doute lui qui assista à Beaumont, en 1469, à la Monstre des nobles du Bailliage d’Evreux », armé de brigandine, salade et vouge et monté de deux chevaux »[27].
Puis la terre de FUMICHON échut à Geoffroy, son fils aîné [26b]. En1540, il fournit aux El de Lisieux, les mêmes preuves d’ancienne noblesse que son père
[29]Son fils Guillaume lui succéda, et de son mariage avec Jeanne de Raveton[30], d’une famille importante en Normandie à cette époque, serait né Guy.
Celui-ci, désigné comme Seigneur de Fumichon[31], La Lande, Baudet, capitaine de Lisieux, est un personnage capital dans l’histoire de Lisieux à l’époque des Guerres de Religion et tout particulièrement de la Saint-Barthélemy[32].Unanimement apprécié, souvent en conflit avec le maréchal de Fervaques, son action comme Capitaine de Lisieux nous est bien connue par les Registres de délibérations du Conseil de ville. Marié à Marguerite des Buats, il en eut deux enfants, Jean, et une fille, Renée qui épousa Nicolas de Thiesse. C’est peut-être à lui que nous devons les premiers travaux de FUMICHON et tout particulièrement l’édification du donjon.

Son fils Jean hérita de Fumichon et c’est en sa faveur qu’il se démit en 1587 de sa charge de capitaine de Lisieux. Reconnu comme chef des Ligueurs de la région[33]
, Jean II vécut très activement toute cette période les armes à la main et parfois loin de Lisieux. En 1597, Henri IV qui s’était emparé de la capitainerie de Lisieux, lui en fit remise et Louis XIII le fit chevalier de ses ordres
[34]et Conseiller du Roi. La carrière politique de Jean de Longchamp est très controversée mais les éléments nous manquant pour porter un jugement contentons-nous de constater que ses affaires publiques lui laissèrent le temps et les moyens d’accroître son patrimoine. Entre 1601 et 1606, il acquit en effet la baronnie d’Ouilly
[35]ce qui lui permettait en 1628de se titrer « Baron et chastelain d’Ouilly, seigneur de Fumichon, et autres sieuries, Capitaine de Cinquante hommes d’armes de ses ordonnances, gouverneur pour Sa Majesté de la ville de Lisieux[36]et en 1629, de « chastelain d’Ouillie, seigneur de Fumichon, Baudet, La Lande, Baratte, etc. »[37]C’est incontestablement à lui que nous devons la réédification de FUMICHON et sans doute aussi de bien des transformations du château d’OUILLY-la-RIBAUDE.

Marié en 1584 à Jeanne Dumoulin dont il était semble-t-il séparé de biens dès 1601[38], il aurait ensuite convolé avec Marie des Buats puis avec Marie de Frotté
[38a]. Sans héritier mâle, il eut cinq filles. Ce sont deux d’entre elles Catherine et Marie qui se partagèrent sa fortune : la première choisit OUILLY-la RIBAUDE et la seconde conserva FUMICHON.
De son mariage avec Louis de Rabodanges, Chevalier des ordres du Roi , baron et chastelain de lad. Seigneurie, de Neufviz, Mesnil-Guillaume, Saint-Pierre-de-Canteloup et autres lieux « ,plieurs enfants [39]naquirent à Fumichon : Marie-Angélique, en 1645; Anthoinette, en 1646 et Louis, dont le parrain fut César d’Oraison, marquis de Livarot, en 1649. En 1696, nous trouvons un de Rabodanges, dont nous ignorons le prénom, vraisemblablement Jean-Baptiste de Crèvecoeur de Rabodange, curé de Fumichon[39a]Après Louis et Marie le domaine passa successivement à Guy-Cyrpuis à Louis-César son fils,[40], à Henri-Pierre[41]et enfin revint à Louis-Jean de Rabodanges[42]Ce dernier, dit aussi Jean-Louis, vendit Fumichon selon toute apparence à Jean du Houlley puisque celui-ci dans une signification de clameur de retrait lignager prend en 1753 les titres de « Chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, La Lande et autres lieux, conseiller du Roy en sa cour et Parlement de Paris y demeurant[43]. « Et non pas à Jeanne-Anne Hermant, son épouse en première noces comme on le dit habituellement. Mais, Jeanne-Anne Hermant ayant épousé Laurent-Marie Chappe en secondes noces, lui apporta FUMICHON[44]. Egalement Conseiller du Roi en son grand Conseil, celui-ci se dit alors « seigneur et baron de Fumichon, Baratte, Baudet, Thilliaires » en précisant : « à cause de dame Jeanne Anne Hermant, son épouse, auparavant veuve de Mre Jean du Houlley[45]
Selon une lettre du 3 mai 1779, après avoir rappelé qu’il n’intervient en rien dans les réparations de l’église qui sont à la charges des gros décimateurs, M. le baron de Fumichon mande à M. Boudard, Receveur des Décimes s’il ne serait pas possible « par exemple d’ouvrir une ou deux croisées du côté de mon banc où il arrive très souvent qu’il ne m’est pas possible de lire en plein midy …[46]Il semble que sous sa gestion, le domaine se soit accru de quelques fiefs des environs : Mortemer, Cléry, les Louvrets, Haut-Briot et La Vaulinière.[47]Après lui, vers 1783, Alexandre-François-Pierre du Houlley, dernier fils de Jeanne-Anne Hermant et de Jean du Houlley, rentra en possession des terres patrimoniales et se dit « Seigneur, baron, patron de Fumichon, Baudet, Baratte, Thilliaire ». Mort célibataire en 1786, sa soeur, Anne-Renée-Cécile, épouse de Daniel de Loynes de Mazères, de son vivant Capitaine au Régiment de la Sarre et chevalier de l’Ordre de Saint-Louis en hérita et conserva le domaine pendant la Révolution. Elle le laissa à un de ses enfants, Claude de Loynes de Fumichon, écuyer, ancien officier de la Sarre, propriétaire à Orléans, rue de la Bretonnière, qui le vendit le 24 juin 1816 à Julie-Françoise-Adélaïde Vauquelin épouse de M.Jean-François-Pierre-Paterne Thulou de La Bectière, Président du Tribunal de Bernay, pour la somme de 223.000 F. [48]. Après le décès de celui-ci, il fut acquis le 5 juillet 1833 par M. Méry-Samson et pendant plus d’un siècle et demi resta dans cette famille.
Récemment acquis par un couple de passionnés d’art, il fait actuellement l’objet de restaurations attentives et une nouvelle fois , ce domaine, rare, comme le disait Me Turpin, si attachant dirons-nous, va retrouver son âme.

PIECES JTIFICATIVES

1195 – Barneville-la-Bertrand, Pennedepie

Robert Bertran donne à son sergent[49]cinq acres de terre dans son domaine de Titot, et une acre de pré à Pennedepie. Témoins: Petro de Giberr , Guillaume de Louvetot, Robert de Fumichon, Guillaume de Blosseville
= B.M de Rouen, ms. 139, édité par Charles Bréard, Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec , Rouen-Paris,Lestringant-Picard, 1908, pp. 47-48

c. 1210
Sciant presentes et futuri quod ego, Hugo de Asneriis, donavi etconcessi Simoni de Morenville, pro suo servicio et suo hommagio,mediatem molendini de Capriolo, cum omnib suis pertinentiis,silicet in viis, in semitis, in aquis, in biveio (bief) et inmoltaris, et totum tenementum integre quod Willelm de Caprioloet Jocelinet frater ej tenebat de me, cum omnib suispertinentiis. Praefatam medietatem dicti molendini et praefatumtenementum tenebunt dict Simon et heredes sui de me et meisliberis, pacifice et quiete ab omni genere servicii, redditualis monetae, ad festum Sancti Machaelis annuatim reddendos Etsi ego Hugo non potero garantizare dicto Simoni vel heredicsuis dictam medietatem dicti molendini et nominatum tenementum,ego vel mei heredes debem excambiare valore ad valorem in terramea de Asneriis vel in molendino meo. Et pro hac donationefacienda et concessione firmiter observanda dedit mihi Simon VIIvinginti libras turonensium. Et ut hoc ratum sit et stabile inposterum, scripto praesenti et sigilli mei munimine roboravi.Testib: W. Pipart, W. de Baliolo, S. de Asneriis, H. deFolmuchun, U. de Esprevilla, L. de Moretagne(Mortagne-sur-Appeville-Annebault), J. de Moiaz, H. de Poteria,R. de Morencilla, W. de Mesnil, Simon de Fago, W Wavassor, W.Andrea, Simon Beitvin, W. Carol et multiis aliis.
LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes , I, p. 136.
1329 , 18 juillet
C’est la lettre de Jehan de Foumuchon

A touz ceuls qui ces lettres verront ou oront, Materin delarchant, personne de Saint Vitor de Quierville, garde du sceldes obligations de la visconté d’Orbec, salut. Comme contemps et debat ft meu entre noble homme monsieur Robert Bertran, chevalier, seignour de Fonteney le Marmion dune part, et jehan de Foumechon, d’autre, de la demande dun marchié de bourses quenfesoit ledit Johan au dit chevalier, comme frandons et convenant de la vente Baudot de Foumuchon feit e à monsieur Guillebert deTylières, chevalier, lequel marchié le dit monsieur Guillebert avoit delessié audit monsieur Robert, comme a seignour de fieu, a cause madame sa fame, s lequel marchié les dites parties avoient procédié longuement et plaidoieement en lassise dOrbec,es queles assises euls avoient fait amende de lour a court, sachiez que par devant Johan Leteley, clerc, tabellion juré pour Robert de Vasqueuil, clerc en ladite visconté, en seige de Lostelerie furent presentes lesdites parties qui recongnurent et confesserent de lour bone volonté que tant dudit marchié comme delassiete de leritage et recompassation que estoit tenu le ditmonsieur Robert a fere audit Johan et asses freres tant par lescontrans fes par ledit Baudet audit monsieur Guillebert que audit monsieur Robert et de toutes autres choses, soient meubles ouheritages, de tout le temps passé queles que els soient oupuissent estre, des queles les diz fraires se penssent aydiervers ledit monsieur Robert, siques an date des ces presenteslettres euls avoient fait pes et acort en la maniere que ensuit,ainsi et en teille manniere que ledit Johan quita et quité clamale dit monsieur Robert et le pormist a delivrer vers ses frairesdesquieuux fraires Symon de Foumuchon fut present, qui atensacorda et lout agraable, sauve ses raisons vers ledit Johan,ainsi que il sobligea a fere reson audit Johan de tout cen enquoy il sera tenu, et meesmement de sa portion des couts et des mises que ledit Johan a et et sotenuz en la poursuiete duditmarchié; et pour cen, ledit monsieur Robert a baillé audit Johan,quitié et delessié afin de heritage, le maner et toutes les terrs qui estoient audit Baudet, tant labourables comme autres en tempsque ledit Baudet marchanda au dit monsieur Guillebert, oveque teldroit comme il avoit es bois cressans des ledit heritage. Et siaura ledit Johan une jornée de fourrage en la grange de Moia(Moyaux) , telle comme ses anchesours lavoient acotumé a avoiren temps passé. Et si aura touz les services tant de prieres quede carue, et de herches, comme de pileis et de queudre les pomescomme les caumeis, de tasseis, de feneis et de portage de bley aumoulin et de depechier les buches a Noel, et de sacleis et detouz autres services, tiez et en la maniere que les anchesours dudit Johan avoient accotumé a avoir, ainsi que ce des servicesavoit aucun en la jurées qui fut faite au dit chevalier delasiete de la terre le dit Johan len rendroit dan en an le priisdargent a que euls furent jurées. Et pourra le dit Johan pour lejornées et services dess diz jtifier ceuls qui les doivent, toute fais que le cas se offrera, ainsi que ledit Johan ou seshers, ou qui tiendra ledit heritage, sera tenu affaire hommageaudit chevalier et oyt livres de monnoie courante, chescun an,moitié a la saint Michel et moitié a Pasques, a prendre et leverla dite rente s ledit heritage. Et pour cen que ledit chevalierne se voulet pas acorder as oyt livres de rentee dess diz, ilse mistrent en la volonté Robert de Bonnecort de quarante soulzde rente, sauf et retenu pour ledit Johan ou ses hers que ils pourront aquerre es fiex dudit chevalier a Moia donc de leheritage dess dit est tenu siques as oyt livres dess dis parune fois ou par plors, sans reprise que ledit monsieur Robert y puisse metre par quel voie que cen soit. Et sera tenu le dit chevalier a prendre le, toute fois que ledit Johan ou ses hersluy offreront en descharchant de la rente dess dite. Etsobligia le dit chevalier a fere confermer a madame sa fametoutes les choses dess dites. Et entreraa ledit Johan en lapossession et sesine de toutes les choses dess dites a la festesaint Michel lan mil ccc vint et neu et paiera la dite rentemoitié a la Pasques ensuyvant lan trente et lautre a la saintMichel ensuyvant. Et quant a toutes les choses dess dites fermement garder, retenir, parfere et metre au delivré, et ladite rente rendre et paier dan en an as diz termes, si comme devant est dit, audit monsieur Robert et a ses hers ou auporteour de ces lettres, ledit Johan de Foumuchon en obligea soyet ses hers et to ses biens meubles et heritages presens et avenir, ou que il soient, a vendre et a despendre doffice dejtice, se mestier en estoit, sans plez ne proces nul, et soncors a tenir prison si il allont (sic) encontre par aucune maniere, et a rendre touz couz, mises, damages et depens fes enprochachant lexecuttion et lenterignement de tout cen qui sedeffaudret des choses dess dites, de que le porteour de ces lettres seroit creu par son serment, sanz autre prove. Etrenoncha quant a cen, a tout privilège de crois pris et aprendre, a toute grace de rince ottroiée et a otroieer, et atoute exceptions, deceptions, hoquez, barres, cavillations, et a toutes autres deffenses par quoy luy, ses hers pourroient venir en temps a venir contre la tenor de ces lettres en tout oupartie, si comme le dit tbellion nous a tesmoingné par sonserment auquel nous adjoutons foy. En tesmoing de cen, nous avons mis a ces lettres le dit seel a la requeste des parties, sauf autri droit. – Ce fut fait lan de grace mil ccc vint et neuf, le mardi, jour feste de saint Cler.

EDIT.: SAIGE Gtave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco , Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4ø, XXXIX-230 p.; pp. 143-145.

1538 ( n.st. ) , 15 février -Fumichon
Accord entre le Chapitre et Geffroy de Longchamp, au sujet d’une rente de cent sols due au Chapitre sur le fief de Bert, sis à Fumichon et Saint-Pierre-de-Canteloup.
= Tab. de lisieux – Analyse Et. Deville. Arch. M.C. copie

157?.

1568 , vendredi 2 avril – Fumichon
Noble homme Guy de Longchamp, capitaine de Lisieux, reconnaît que dès le 9e jour de novembre 1565, il avait reçu de Philippe de Pomollain, licencié es droits, bailli et Elu de Lisieux, seigneur du fief ou vavassorie Poullain, le racquit et franchissement de dix livres de rentes.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville.

1572 , 27 – 29 août – Lisieux

« Le jour même, 27, par les ordres du bailli-vicomtal, et le lendemain, 28 par ceux de Guy de Longchamp, de Fumichon, capitaine gouverneur de la ville, furent publiées, à son détrompe, par le sergent ordinaire de la ville, une ordonnance et une lettre adressée le 25 de Rouen aux lieutenant, avocat et procureur du roi de la ville de Lisieux par le sieur de carrouges, lieutenant -général au gouvernement de Normandie, en l’absence du sieur de Bouillon.

« Carouges, par sa lettre, les informait avoir reçu, le 2 au matin, une dépêche du roi, portant que depuis la blessure de l’amiral, dont même il était mort, il était survenu entre les amis de celui-ci et ceux de MM de Guise, tels débats que beaucoup des gens de l’amiral avaient été tués; qu’à cause de cette querelle particulière entre ces deux maisons, il pouvait s’en suivre des altercations et des troubles; et qu’en conséquence, il fallait incontinaent publier que chacun e–t à se contenir et à observer les édits de pacification
[50], etc. et port d’armes sur peine de la vie.

« L’ordonnance de Carouges, qui accompagnait cette lettre, enjoignait aussi à toutes les personnes de ne s’offenser ni molester aucunement ; ainsi d’observer les édits tant de pacification que du port des armes.
« Le 29, ces lettre et ordonnance furent communiquées aux officiers de l’hôtel-de-ville, qui prirent de nouvelles précautions pour faire visiter les portes par les quarteniers, pour réparer les murailles et en faire garder les brèches durant la nuit, aux frais de la ville… il fut aussi délibéré qu’il serait réitéré défense au sieur Ga–tier, prêtre , et autres ayant entrepris à jouer le Mystère de Mme Sainte-barbe, de ne jouer, pour l’année présente et en ces troubles.
« Le même jour, à six heures du soir, dans une nouvelle assemblée, il ut donné lecture d’une lettre de M. de Carouges, du28, par laquelle il recommandait de faire faire incontinent garde aux portes de la ville, afin de la maintenir en plus grande sureté. Et il fut délibéré que la garde en serait faite ainsi qu’il avait été accoutumé aux derniers troubles.
« Jusque-là, tout se borne à des mesures de précaution, mais des ordres d’arrestation sont arrivés, que va-t-on faire ?
« A la suite des délibérations du 29, se trouve en effet, transcrite sur les registres, sans aucune mention qu’elle ait été communiquée à l’assemblée, une lettre du 28, écrite par Carouges à Fumichon.

« Elle est ainsi conçue :

« Je vous ai ce matin amplement écrit ce que vous auriez à faire pour la conservation de la ville. Ayant depuis reçu une dépêche de Sa Majesté, par laquelle elle me mande de me saisyr de toles principaux et signalés huguenots qui sont en l’étendue de ma charge, tant de ceux qui peuvent porter armes, ayder d’argent et assister de conseil, et iceulx faire mettre prisonniers, à cette cause, je vous prie vous saisyr de ceulx que congnoistrez, audit lisieux et ès environs, de cette qualité et iceux faire mettre en lieu de seureté, et dont il n’évoque faute, estant chose qui demande prompte exécution, et afin que force en demeure au roi, vous assemblerez le plus de vos amys que vous pourrez, pour vous secourir… »On lit en post-scriptum « Incontinent que lesdits huguenots seront appréhendés, vous ferez mettre to leurs biens par inventaire, par les lieutenant, avocat et procureur du roy dudict Lysieux. »
« A cette nouvelle, que fait Fumichon ? Un jour entier se passe sans qu’il ne donne aucun ordre.
« Enfin, le 31, il fait publier son ordonnance d’exécution, parle sergent ordinaire et à son de trompe, dans to les carrefours de la ville.
« Cette publication, dont il est difficile maintenant de comprendre les intentions, si l’on suppose Fumichon bien disposé pour les protestants, était encore plus explicite que la lettre du gouverneur Carouges.

« En voici les termes :

« Par le sieur Capitaine et gouverneur pour le Roi, notre sire, à Lisieux, il est fait commandement à tous les manans et habitants ladite ville, de ne receler ni retenir en leurs maisons aucunes personnes huguenottes, de quelque qualité ou condition qu’elles soient, ni même de retenir leurs armes et biens; auxquels huguenots est commandé, eulx présenter à nous, dedans ce jour, sur peine de la vie. Et si, en pareil, avons fait commandement aux dits manans, en tant que seraient ceux qui recéleront entretiennent, en leurs dites maisons, les dites personnes de la Religion, nous les annoncer, deux heures après la publication de la présente, sous peine de souffrir pareille punition que lesdites personnes de la Religion; et par les personnes qui n’osera donné avertissement des dits receleurs, il leur sera donné telle taxe que arbitrons , tant pour le recèlement de leurs biens que armes , laquelle taxe nous avons modérée jques à six éc. »
« De nombreux emprisonnements furent sans doute la suite de ces ordres; car on voit que dès le lendemain , 1er septembre , les Officiers de la ville , à la tête desquels se trouvait le Capitaine de Fumichon , délibèrent que Robert de la Couyère ne serait point constitué prisonnier eut égard à sa qualité de chirurgien, en baillant assurance de personnes demeurant en Quetteville, parce que les défenses lui étaient faites d’en sortir sans la permission dudit sieur capitaine… »
= in FORMEVILLE ( Henri de ), Les Huguenots et la Saint-Barthélémy, à Lisieux, 1562-1572 in Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux , Lisieux, Piel, 1873, t. II, pp.308-309

1585 , 14 mai – Lisieux – Fumichon
Noble homme Jehan de Longchamp, capitaine et gouverneur de Lisieux, du consentement de Jehanne du Moulin, sa femme, vend à Pierre et Michel Merieult, oncle et neveu, demeurant paroisse Saint-Jacques, une pièce de terre en herbage nommée le parc Ferey, à lad. demoiselle appartenant, de la succession du feu sieur de Saint-Aubin, son père, sise en la paroisse des Fontaines, vicomté d’Orbec.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1617 , 15 mars
Haut et puissant seigneur Messire Jehan de Longchamp, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de cinquante homme d’armes de ses ordonnances, seigneur et baron d’Ouillie, de Fumichon, et plieurs autres seigneuries, capitaine et gouverneur pour sa majesté en cette ville de Lisieux et y demeurant donne à son épouse Marie de Frotays, procuration pour bailler et affermer ses biens.
= Arch. SHL. 9 FA. Paroisses – Ouilly-du-Houlley. – 1 p. papier 2ff.

1701 , 24 décembre – Fumichon
Le 24 décembre 1701, Messire Guy-Cyr, marquis de Rabodange de Longchamp, chevalier de l’Ordre du Roy, seigneur et patron de Rabodange, et de Saint-Pierre-de-Canteloup dépendant de la terre et seigneurie de Fumichon, à présent réunie au marquisat de Rabodange, nomme au bénéfice cure de Saint-Pierre-de-Canteloup, vacant par la mort de %e Gabriel Legoubé de La Pallière, prêtre, dernier titulaire, la personne de Me Robert Desperroys, écuyer, prêtre, curé de saint-Martin-d’Ouilly-la-Ribaude. Fait à Falaise.
Ledit jour,, Messire Louis-César de Rabodange, chevalier, seigneur et patron de Fumichon et de Saint-Pierre-de-Canteloup, demeurant en la paroisse de Rabodange, déclare protester que la présentation qu’il a appris avoir été faite ce jourd’hui, de la personne de Me Robert Desperroys, escuier, prêtre, curé de Saint-Martin d’Ouilly-la-Ribaude, par Messire Guy-Cyr de Rabodange de Longchamp, son père, à la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup, doyenné de Moyaux, ne pourra nuire ni préjudicier aux droits dud. seigneur de Fumichon auquel appartiennent la seigneurie et lke patronage de Fumichon et de Saint-Pierre-de-Canteloup, au droit de son traité de mariage et d’une transaction faite entre lui et ledit seigneur marquis de Rabodange, son père, le 19 de ce mois; et sans approbation de lad. présentation a ledit seigneur de Fumichon nommé ledit sr Desperroys, prêtre, Escuier, curé de Saint-Martind’Ouilly-la-Ribaude, pour remplir le bénéfice-cure de Saint-Pierre-de-Canteloup.
Le 29 décembre 1701, le seigneur évêque donne la collation de lad. cure…
= PIEL ( abbé ), Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations , Lisieux, Lerebour, t. I, 1891, VI-307, p. 467-468

1702 , 9 juillet – Fumichon
Le 15 mars 1702, la nomination à la cure de Saint-Germain de Fumichon appartenant au seigneur abbé de Cormeilles, Messire Robert-Charles de Pas Feuquières, abbé commendataire de N.D. de Cormeilles, nomme à la cure vacante par la mort de Me Jean-Baptiste de Crèvecoeur de Rabodange, dernier titulaire, la personne de Me Etienne Legraverant, prêtre de Paris, licencié aux lois. Fait à Paris, devant les notaires du Châtelet.
Le 15 mars 1702,, le seigneur évêque résidant présentement en son hôtel de la rue Saint-Dominique, à Paris, donne audit Legraverant la collation de ce bénéfice.
Le 17 mars 1702, la nomination à la cure de Fumichon, appartenant au seigneur du lieu, Messire Louis-César de Rabodange, chevalier, comte dudit lieu, seigneur et patron de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup et autres lieux nomme à ladite cure vacante par la mort de M. de Rabodange, dernier titulaire, la personne de Me Robert Desperroys, prêtre curé de Saint-Martin-d’Ouilly et de Saint-Pierre-de-Canteloup.
Le même jour, le seigneur évêque donne audit Desperroys la collation dud. bénéfice.
Le 9 juillet 1702, Me Robert Desperroys prend possession de la cure de Fumichon, en présence de Me François Riquier, prêtre, vicaire de Saint-Léonard d’Honfleur; Me Robert Alabarbe, aussi prêtre, ety Me Jean Malerne, diacre, demeurant à Saint-Pierre-de-Canteloup.
= PIEL ( abbé ), Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations, Lisieux , Lerebour, t. I, 1891, VI-491, pp. 491-492

1702 , 9 juillet – Fumichon
Le 25 avril 1702, Me Robert Desperroys, prêtre, curé de Saint-Pierre de Canteloup, et pourvu de la cure de Fumichon, résigne ladite cure de Canteloup entre les mains de Messire Louis-César de Rabodange, patron présentateur de cette paroisse.
Le même jour, et séance tenante, ledit sr de Rabodange, nomme à la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup, ainsi vacante, la personne de Mre Jean de Vanembras, prêtre du diocèse de Séez et habitué en la paroisse de Martainville, diocèse de Bayeux.
Le 3 juin 1702, le seigneur évêque donne audit se de Vanembras la collation dud. bénéfice.
Le 10 juin 1702, celui-ci donne sa procuration audit sr Desperroys, curé de Fumichon pour prendre en son nom possession de la cure de Saint-Pierre-de-Canteloup.
Le 9 juillet 1702, ledit sr de Vanembras, représenté par le sr Desperroys prend possession dud. bénéfice, en présence de Me François Riquier, prêtre, vicaire de Saint-Léonard d’Honfleur; Me Robert Alabarbe, aussi prêtre de la paroisse de Marolles et Me Jean Malerne, diacre de la paroisse de Canteloup.
= PIEL ( abbé ), Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations, Lisieux, Lerebour, t. I, 1891, VI-491, p. 492

1710 – Domfront
Profession de Charlotte -Anne-Marguerite de Thibou, au Prieuré Saint-Antoine de Domfront; en présence de haut et puissant seigneur messire Louis-César de Rabodanges, baron de Fumichon, chambellan ordinaire de Son Altesse Royale de Lorraine
= L. DUVAL, Inventaire sommaire des archives … Orne – Série H. , Alençon 1899, t. IV, p. 2 H. 4743

1724, 29 avril – Fumichon
Partage de la succession de feu Jean Herment ( Hermant ), écuyer, conseiller, médecin ordinaire de sa Majesté et de dame Jeanne Presle, son épouse, entre leurs enfants ( L’un des enfants, Jeanne Herment, devint par la suite, baronne de Fumichon )
= Arch. Ed. DEVILLE – Fumichon – Papier 5 ff.

1730 , 1er juillet – Fumichon
« La nomination à la cure de Saint-Germain de Fumichon appartenant au seigneur du lieu, haut et puissant seigneur Mre Louis-César de Rabodanges,, chevalier, seigneur, marquis dud.lieu Rabodanges, baron de Fumichon, et autres fiefs, terres et seigneuries, patron présentateur dud. bénéfice, nomme la personne de Me Isaac-CLaude Trolley, prêtre, originaire de Saint-Martin de Condé-sur-Noireau,, diocèse de Bayeux, et ci-devant curé de Saint-Cénery d’Aubsson, même diocèse à la cure de Fumichon, vacante par la mort de Me Robert Desperrois, dernier titulaire. Fait à Hableville, diocèse de Séez, par devant le notaire apostolique dud. diocèse, résidant à Hableville.
Le 16 janvier 1730, le seigneur évêque de Lisieux donne aud. srTrolley la collation dud. bénéfice.
Le 17 janvier 1730, le sr Trolley prend possession de la cure de Fumichon, en présence de Me Jean-Baptiste Buquet, prêtre, curé de Saint-Léger-d’Ouillye; Mre Jean-Nicolas Le Belhomme, prêtre, vicaire dud. Fumichon, et autres témoins.
= PIEL ( abbé ), Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations Ecclésiastiques de l’ancien Diocèse , Lisieux, Lerebour, t. III, 1893, XV-795, p. 154

1731 , 21 avril – Fumichon
Bail à fieffe par haut et puissant seigneur Henri-François de Rabodanges et baron de Fumichon, à Guillaume Buisson, d’une pièce de terre à Sait-Pierre-de-Canteloup
= Arch. SHL., FB. 743

1753 , 7 février – Fumichon
Par devant Pierre Pinel, notaire pour le siège d’Hermival fut présent Louis Adam, laboureur, demeurant en la paroisse de Piencourt, lequel en adhérant à la clameur qui luy avoit été signifiée… par.. Me Allexis Combault, huissier le 19 décembre dernier… aud. nom, requeste fr WMessire Jean du Houlley, chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, la Lande et autres lieux, conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Paris , , y demeurant , rue Geofroy Lasnier , paroisse de Saint-Gervais ,estant de présent à son château du Houlley pour retirer à droit féodal des mains de Louis Adam une pièce de terre en nature d’herbe , plant , labour contenant vergée et demie ou environ située en la paroisse de Fumichon , déclare faire remise.
= A.D. Calvados – F. 5542
1756 , 19 décembre – Fumichon
Procuration donnée à Guillaume François Boudard , arpenteur royal demeurant au château du Houlley , par haute et puissante dame Elisabeth Perette Thérèse Dominique de Neufville , marquise de Clercq , veuve de Haut et puissant seigneur messire Henri-François de Rabodanges , demeurant en son château de Rabodanges , pour préserver ses droits seigneuriaux qui sont des éch dans la baronnie de Fumichon.
= Arch. SHL. 9 FA. Paroisses – Fumichon – Copie papier , 2 ff.

« Observations pour le baron du Houlley, mousquetaire de la seconde compagnie, défendeur, contre Monsieur Chappe, conseiller au grand Conseil, son beau-père, et M. de Saint-Aubin, conseiller au Parlement de Rouen, son oncle, demandeurs ».
= Arch. SHL. FB. 72 ( Concerne la terre et le château du Houlley)

1759 – Ouilly-du-Houlley
Noble et puissant seigneur messire Jean du Houlley, chevalier, baron, châtelain et haut-justicier dudit lieu du Houlley, aside Fumichon, seigneur et patron de Saint-Pierre-de-Canteloup,Baudet, Baratte, Thillaye, Firfol, de la Lande, Bellemare et autres terres et seigneuries, conseiller du roi au Parlement de Paris, y demeurant en son hôtel rue Geoffroy l’Asnier, paroisse Saint-Gervais. (extrait d’une pièce de procédure contre un sieur Bardel, de Saint-Julien-de-Mailloc).
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

Après 1759 , 18 août – Ouilly-du-Houlley
Mémoire à consulter pour la liquidation de la succession …
« Monsieur (Jean) du Houlley, conseiller au Parlement de Paris, est mort en son château du Houlley en Normandie le 18 août 1759.Il avait été marié à Paris, en 1741 avec la demoiselle Herman fille du médecin; ils étaient en communauté de biens. Il a laissé la dame sa veuve mariée à M. Chappe ancien conseillé du grand conseil et quatre enfants mineurs dont trois garçons et une demoiselle mariée et dotée depuis le décès du père par la dame sa mère, tutrice de ses enfants.
« Les trois quarts de la succession consistaient en la terre du Houlley en Normandie près Lisieux. Cette terre et baronnie venait de ses pères… ».
= Arch. SHL. 2 F. Analyse Etienne Deville.

1760 – Fumichon
Madame Jeanne Anne Hermont ( Hermant ) , dame de Fumichon , veuve de Messire Jean du Houlley , conseillé du Roi en son Parlement ,lad. dame demeurant à Paris , rue Geoffroy Lasnier , paroisse de Saint Gervais.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations Ecclésiastiques de l’ancien Diocèse , Lisieux ,Lerebour , t. IV , 1893 , XXVIII , Nø 82 , pp. 450-451

1763 – 10 novembre – Fumichon
Mre Laurent Marie Chappe , chevalier , conseiller du Roy en son grand Conseil , seigneur de Fumichon , Baratte , Baudet ,Thilliaires , et autres lieux , à cause de dame Jeanne Anne Herment , son épouse , auparavant veuve de Mre Jean du Houlley ,chevalier , conseiller au Parlement de Paris , baille à Guillaume François Boudard , demeurant dans la paroisse de Firfol du Houlley , pour neuf ans , qui ont commencé à la Saint-Michel dernière , toutes les rentes et droits seigneuriaux que ses vassaux sont obligés de lui faire dans toute l’étendue de la baronnie de Fumichon. Sont compris dans le présent bail les rentes seigneuriales du fief de Thilliaires situé dans les paroisses de WLieurey et Nouars , moyennant 600 livres par an « .
= Arch. SHL. , 2 F. Fonds Boudard.

1763 – 1783 – Fumichon
Baux et pièces diverses relatifs aux bois taillis de la baronnie de Fumichon consenti au sieur Guillaume François Boudard ,receveur des décimes à Lisieux , moyennant 1300 livres par an « .
= Arch. SHL. , 2 F. Fonds Boudard , 8 p. papier

1766 – 1776 – Fumichon
Comptes de recettes et dépenses pour Mre Chappe , seigneur de Fumichon ( simple énumération de sommes reçues et payées , aucun détail intéressant à y relever
= Arch. SHL. , 2 F. Fonds Boudard , 9 p. papier

BIBLIOGRAPHIE

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CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados ,Paris – Causen , Derache – Hardel , t. V , 1867 , pp. 76 sq.
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DU BOIS Louis-François, Dissertation sur Jean Le Hennuyer, évêque de Lisieux regardé faussement comme l’un des sauveurs des protestants à l’époque de la Saint-Barthélemy dans Les Archives de la Normandie – Première année, Causen, Mancel, 1824, In-8ø; pp.134-156
DU BOIS Louis-François, De la conduite de Jean Le Hennuyer évêque de Lisieux, en 1572 7ø édition , LISIEUX, 1846, 7ø édition, in-DUBOIS Louis-François, Histoire de Lisieux et de son territoire, Lisieux, Durand, 1845-1846, 2 vol. in-8ø, ill..
DUVAL Louis, Argentan et ses environs durant la Ligue , Argentan, Imp. du Journal de l’Orne, 1897, in-8ø, 15 p.= AD. Orne 2335
Cite de Thou au sujet des Gautiers : »Dans les commencements, ils s’étaient tenus seulement sur la défensive. Ensuite, leur nombre s’étant accru, ils osèrent agir offensivement et ils attaquèrent les partis qui alloient au pillage … A leur tête s’étaient mis depuis peu Brissac, Mony, de Pierrecourt, Longchamp , le baron d’Echauffour , le baron de Tuboeuf, Beaulieu, Roquenval et plieurs autres Ligueurs qui levoient des troupes pour leur parti dans les environs de Laigleet d’Argentan ».
Charles ENGELHARD, « Les événements de 1572 », BSHL., Nø 14, 1902,pp. 6-63
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VAULTIER G., Extrait du registre des dons , confiscations ,maintenues et autres actes faits dans le duché de Normandie pendant les années 1418 , 1419 et 1420 , par Henry V , Roi d’Angleterre , Paris , 1818 , In-16 , 173 p.; p. 7 , 39 …
( Notice sur Fumichon ) , Bull. mon. XXIX , pp. 813-814
Cf. BSHAO , t. XXIV, 1956, p. 101.

[1]Notice incle par Arcisse de CAUMONT dans sa Statistique monumentale du Calvados ,Paris – Causen, Derache – Hardel, 1867, t. V, pp. 76 sq.

[2]Louis RIOULT de NEUVILLE, le Château de Fumichon in La Normandie Monumentale et Pittoresque , Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II,pp. 134-137, ill.

[3]Henry SOULANGE-BOUDIN, Les Châteaux de Normandie – 69monographies , Paris, Van Oest, 1949, p. – pp. 36-38;Ouilly-du-Houlley, p. 48 – Philippe SEYDOUX, Châteaux du Pays-d’Auge et du Bessin , s.l. ( Paris ), Edit. de la Morande, s.d.(1985 ), p. ill. couv. ill. – Philippe DETERVILLE, Richesse des châteaux du Pays d’Auge , Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, . -pp. 23 et 85 sq.

[4]Louis HAUTECOEUR, Histoire de l’architecture classique en France , Paris, Picard,1963-1967, – t. II, p. 190, 631, 632, 683, 689, 744, 759, 782,956

[5]Voir à ce sujet le témoignage de Raymond BORDEAUX dans sa « Statistique routière de Lisieux à la frontière de la Normandie « ,AAN. , 1849 et t. à p.: CAUSEN, Delos, s.d., In-8, 31 p.

[6]Sur ces moulins voir Michel COTTIN, « Notes sur quelques moulins du Pays d’Auge et du Lieuvin en 1796 « ,Histoire et Traditions populaires – Foyer du Billot , nø 2912-1989, p. 53 .

[7]Affiche imprimée par P.C. TISSOT, à Lisieux – Citée par Joseph CORNU, Promenades à travers pp. 60.61. . »

[8]Voir notre article à paraître

[9]Outre le Manoir DESMARES, à LISIEUX, signalons également le Manoir de la Bucaille, à MAROLLES, le Manoir du Désert à VASOUY, le Couvent des Dominicaines, à PONT-L’EVEQUE, etc.

[10]Comme au Manoir de la Plesse, à SAINT-GERMAIN-de-MONTGOMMERY dans son premier état.

[11]Nous préférons cette expression, due à Jean-Louis TAUPIN, La Restauration des charpentes anciennes , Stage Charpentes et Constructions de bois – Rouen 7-8-9 décembre 1988 – Compte-rendu synthétique – plutôt que l’habituelle dénomination de chevrons portant ferme généralement itée mais peu explicite .

[12]Henri DENEUX, Evolution des charpentes du XIø au XVIIIø siècle , ( Extrait de la Revue l’Architecte , 1927 ), Paris, C.R.M.H.,1961, p. 4 . .

[13]Voir entre autres la décoration du colombier des religieux de Saint-Amand, à BOOS – Raymond QUENEDEY, Les provinces de l’ancienne France . La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIIIø siècle. Iere. série , Paris, 1927, pl. 23

[14]Voir notre étude sur Le Manoir Desmares, à Lisieux , dans Actualités de l’Histoire, Bulletin de liaison de la Société Historique de Lisieux , Nø 13,Mars 1990 .

[14a]

[15]Faute d’avoir pu examiner les bois avant leur peinture on peut difficilement se prononcer sur leur datation, mais l’incorporation d’éléments hétérogènes laisse à penser qu’il s’agit d’un pastiche ou pour le moins d’une transformation radicale.

[16]FORMEVILLE, 1873, t. I, pp. xx-xxj; BREARD, 1908, pp. 47-48.Soulignons qu’il faut parfois être relativement critique sur quelques uns de ces personnages, car bien des fiefs normands portent ce nom ou l’une de ses variantes. Ainsi, dans l’EURE: Fumechon , fief et château à la CAMBE; hameau à ECARDENVILLE-la-CAMPAGNE et à RADEPONT; Fumeçon , hameau à GUICHAINVILLE et maison isolée à SAINT-GERMAIN-sur-AVRE d’après Marquis de BLOSSEVILLE, 1878, p. 93 et dans le CALVADOS: Le Grandet le Petit FUMICHON, hameau des LOGES; Fumichon : hameau, communes de LONGUES, de MOSLES, de NEUILLY, de TOUR, et de VAUX-sur-AURE; moulin à OUILLY-du-HOULLEY; fief à SAINT-AUBIN-sur-ALGOT… d’après HIPPEAU, 1883, p. 125.

[17]LONGNON, 1903, In-4ø, LXXV-600 p. (261 D.)

[18]Henri de FRONDEVILLE, « Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur « , Etudes Lexoviennes , IV, 1936, p. 174

[19]« Rôles normands et français et autres pièces tirées des archives de Londres, par Bréquigny « , MSAN , XXIII,1858, p. 195., nous voyons le roi d’Angleterre remettre à Catherine Le Baveux et à son mari Henri de Longchamp, lesbiens qu’ils détenaient auparavant dans les vicomtés d’Auge et d’Orbec

[20]H. de FRONDEVILLE, op. cit. , p. 211.

[21]Sur ces familles, voir R. de la Bretonnière in G. VAULTIER, Extrait du registre des dons, confiscations, maintenues et autres actes faits dans le duché de Normandie pendant les années 1418, 1419 et 1420, par Henry V, Roi d’Angleterre , Paris, 1818, In-16, 173 p.; p. 7 et Paul LECACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri VI …( 1422-1435 ) , 2vol., Rouen-Paris, 19071908, II, p. 353-356.

[22]H.de FRONDEVILLE, op. cit. , p. 216. , et non pas des sires de Fumichon comme l’a écrit H. Le COURT

[23]Henry LECOURT, « Guy de Longchamp, sire de Fumichon, gouverneur de Lisieux et sa famille « , BSHL , Nø 13, 1901, pp. 8-11 et t. àp. .

[24]Voir : Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure , Evreux, Hérissey, 1869, t. II, pp.375-376 et CHARPILLON et CARESMME, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure , Les Andelys, 1868,t. II, p. 499. Voir à ce sujet la charte contenant accord entre l’abbé et les religieux de Jumièges et Henri de Longchamp sur leurs droits réciproques à Quillebeuf-sur-Seine et au Marais-Vernier in Recueil des Fac-similés de Chartes normandes publiées à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation par Société de l’Histoire de Normandie, avec transcription de J.-J.Vernier, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, in-4ø, 1919, p. 18 etpl. XIII.. et au XVe siècle, peut-être aussi à Auzouville-l’Esneval

[25] Dès le XIIe siècle, nous trouvons trace d’une famille de ce nom dans cette région. Dans les dernières années du siècle, Etienne de Longchamp, socritainsi à une charte concernant les droits des abbayes de Montivilliers, Saint-Georges-de-Boscheville et Valmont sur la forêt de Lillebonne. J.J. VERNIER, op. cit., p. 20. Dans l’aveu rendu au roi le 14 avril 1467 par Robert de Dreux pour la baronnie d’Esneval en la vicomté de Rouen, figure un dénommé Rogier de Longchamp, dit Brunet, chevalier, qui y tient un demi fief assis en la paroisse d’Asouville et environ . Dans un autre aveu rendu le 18 novembre 1484 par Jean de Dreux pour sa baronnie, il mentionne un Pierre de Longcamp tenant le même demi-fief. Auguste FIQUET, Aveux de la Baronnie d’Esneval aux XIVe, XVe et XVIe siècles in Mélanges – Documents (publiés par la Société de l’Histoire de Normandie), 12e série, 1933, pp. 26 et30. et dans la région de Pont-Saint-Pierre où ils font des dons à l’abbaye de Fontaine-Guérard

[25a]DUBUISSON-AUBENAY, Itinéraire de Normandie publié par le chanoine Porée, Lestringant-Picard, 1911. p. 63.

[26]Henry SOULANGE-BOUDIN, Les Châteaux de Normandie -69 monographies , Paris, Van Oest, 1949, p. 37. Si ces deux personnages, Jean et le Roger possessionné à Auzouville, portant l’un et l’autre le sobriquet de Brunet, n’en faisaient qu’un, ils n’auraient eu qu’un fils et non pas deux comme le croyait Henry LE COURT.

[26a]

[26b]Voir abbé P.-F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 , Evreux – Rouen, 1861, p. 73.

[27]Th. BONNIN, Paris, Dumoulin, 1853, p. 350 .

[28]Voir : Et. DEVILLE, Notes manuscrites extraites du tabellionnage de Lisieux , Arch. SHL.

[29]P.E.M. Labbey de LAROQUE, Recherche faite en 1540, par les El de Lisieux des nobles de leur Election , Causen, 1827, p. 32..

[30]Henry SOULANGE-BOUDIN, op. cit. , p. 37

[31]Voir abbé P.-F. LEBEURIER, Op. cit., p. 73.

[32]Il existe sur tous ces événements une très abondante littérature, sans doute un peu vieillie qui ne peut trouver place ici.

[33]Voir la courte note de Charles VASSEUR in Trois jours à travers champs , CAUSEN, 1866, p.15.

[34]On ne trouve pas trace de cette nomination relevée par L. de NEUVILLE et Henry SOULANGE-BOUDIN, op. cit. , p. 38 dans la recension du Comte de COLLEVILLE et de François SAINT-CHRISTO, Les ordres du Roi – Répertoire général contenant les noms et qualités de to les chevaliers des Ordres royaux .. , Paris, Jouve, s.d., In-8ø, XXXVIII – 711 p.

[35]Arch. SHL, FB 212

[36]A.D. Calvados, F. 7006 ( B )

[37]Arch. SHL, FB 239..

[38]Voir l’Arrêt du Parlement – Arch.SHL. Fonds Et. DEVILLE – Fumichon.

[38a]Henri SOULANGE-BOUDIN, Op. cit. p. 38.

[39]A.D. Calvados, 3E, Fumichon.

[39a]A.D. Calvados, 3E, Fumichon.G.A. PREVOST, Armorial général de France ( Edit de Novembre1696 ). Généralité d’Alençon , Rouen – Paris, 1922 – 1924, II, p.231 et abbé PIEL, Op. cit., t. I , pp. 491-492 . .

[40]Voir abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations Ecclésiastiques de l’ancien Diocèse , Lisieux, Lerebour, t. III,1893, XV-795, p. 154.

[41]Est-ce le même que cet Henri-François de Rabodanges, chevalier, marquis de Rabodanges et baron de Fumichon qui baille à fieffe une pièce de terre à Saint-Pierre-de-Canteloup le 21 avril 1731 – Arch.SHL. FB 743.

[42] Louis de NEUVILLE et Henri SOULANGE-BOUDIN, op. cit.. .

[43]A.D. Calvados. F 5542

[44]Sur ce mariage voir les Observations pour le baron du Houlley, mousquetaire de la seconde compagnie, défendeur contre Monsieur Chappe, conseiller au grand Conseil, son beau-père…. 1759 – Arch. SHL.FB 72.

[45]D’après l’acte ci-dessus du 10 novembre 1763ce fief de Thilliaire était situé dans les paroisses de Lieurey et Noard – Arch. SHL, 2 F – Fonds Boudard « .

[46]Arch. SHL, 2 F – Fonds Boudard. ». Il semble que sous sa gestion, le domaine se soit accru de quelques fiefs des environs : Mortemer, Cléry, les Louvrets, Haut-Briot et La Vaulinière.

[47]Quittance du 12 décembre1781. Arch. SHL. Fonds Et. DEVILLE – Fumichon. .

[48]A.D.Calvados F 5542.

[49]Note de Ch. Bréard Herbert de Barneville, mon sergent. »Barneville-la-Bertran était encore, au XVIe siècle, l’une des quatre sergenteries de la vicomté et baronnie de Roncheville.

[50]Ceux de 1561, 1570