GRANDCHAMP le CHATEAU




NOTES sur GRANDCHAMP le CHATEAU

de Grandicampo
GRANDCHAMP le CHATEAU en 1949

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
Bulletin Monumental 1866 p.594
Annuaire Normand 1867 p.525

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 505.
DETERVILLE Philippe, Grands et petits manoirs du Pays d’Auge , Condé- sur-Noireau, Corlet, 1982, 250 x 330, 312 p.; p. 181
DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge , Condé- sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 218-223
Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1155

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– 1549
Aveux de la vicomté d’Auge
Sergenterie de Cambremer
F° 172 – Du Roy notre sire Je Loys de Bailleul pbre. seigneur temporel et spirituel de Grandchamp fils et héritier de feu françois de Bailleul escuieren led. François fils et héritier de feu HAmon de bailleul en son vivant escuier sieur du lieu de Grandchamp. Confesse et advoue tenir dud. seign. à cause de sa viconté d’Auge, C’est assoavoir la fiefferme dud. lieu de Grandchamp assise aud. lieu de Grandchamp Illec es environ en lad. viconté d’Aulge En laquelle y a court usaige hommes hommaiges rentes en deniers grains oeufs, oyseaulx e t aultres dignitéz a noble fief appartenant Et ny a de present ni oult oncques de temps dont soit mémoire aucun manoir ny dommaine fieffé Laquelle F° 60 v° – fiefferme avait été acquise par led. deffunct hamon de bailleul escuier de jehan Jumel par dix escus sol et trernte deux solz six deniers pour et a la charge d’en faire la rente pour a donc à mons. d’Orleans jouxte le contract passe devant les tabellio,ns de Falaize le vingt cinq iesme jour d’apvril mil quatre centz quatre vingtz deux Lequel Jumel l’avaoit acquise de Jean du Bey a la charge expressement d’en faire paier lad. rente à mond. seigr. d’Orléansd montant vingt cinq livres tournoys a quoy led? Jumel s’estoit submys…
= AD 14. A 281. Registre 517 ff.

-1580 – Mesnil-Simon
Noble homme Me Guillaume Lusson, docteur régent en la Faculté de médecine en l’Université de Paris, conseiller et médecin ordinaire de Monseigneur, frère unique du Roi et Me Jehan Lusson, notaire du roi en son Châtelet de Paris, son frère, vendant à Lambert Hurel, de Saint-Julien-le-Faucon, tous les biens et héritages provenant de la succession de leur père Jehan Lusson, aux paroisses de Mesnil-Simon, Lessart et Grandchamp, moyennant 633 écus d’or sol. Passé aud. Lisierux, en la maison du Cheval Blanc.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1745, 31 janvier – Mesnil-Simon
Marc-Antoine Bertaut, chanoine de Rouen, remet à Louis Pommeraye, écuyer, la ferme de la Tosterie, sise à Grandchamp et Mesnil-Simon.
= Arch. SHL. 9 FA – Minute papier 2 ff.- Analyse Et. Deville.

Insinuations

Montfaut trouva à Grandchamp en 1463, Jean d’Anesy

Au 17e et 18e siècle, Grandchamp appartenait comme le marquisat de St Julien le Faucon à la famille le Prévost, qui suivant le M.S no 64 de la bibliothèque de Caen, venait de paysans de Mesnil-Auger en Auge. Thomas le Prévost fut anobli en 1544 moyennant 116 écus.

On trouve sur le Registre de l’état civil de Lécaude à la date du 22 novembre 1653, la lecture d’une vente faite par Mathieu Train à Damoiselle Gilonne Sallet, veuve de feu Monsieur de Grandchamp.

L’armorial de d’Hozier a inscrit Madeleine Hardy, femme de Jean Girard, sieur de Grandchamp, qui portait de sable aux lions d’argent, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or.
Mais s’agit-l bien du lieu qui nous occupe ?

Un acte des archives de l’Hospice de Lisieux du 5 décembre 1745, fait mention de noble seigneur Messire Raoul Tenneguy Leprévost, chevalier seigneur et marquis de St Julien le Foulcon, seigneur et patron de Grandchamp, Mesnil-Simon, Coupesarte et autres lieux, lieutenant pour le Roy au Gouvernement de Normandie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis.

Raoul le Prévost avait épousé Marie Charlotte Eléonore Joseph Cunighem, dame de Céracourt qui était veuve de lui le 8 juin 1769. Il paraît qu’ils n’eurent pas d’enfants ou seulement une fille, car à la même date Messire Armand de Montault, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Quinzac, capitaine au régiment de Royal Piémont; lieutenant du Roy au Gouvernement de Normandie, se disait seigneur de la terre et seigneurie de Grandchamp aux droits de Madame son épouse Marie Henriette Suzenne Perrine Leprévost. Ils demeuraient habituellement au château de Grandchamp.

Les registres de la paroisse de Lécaude à la date du 7 octobre 1601, font mention de vénérable personne Maistre Jacques de Lespiney, prêtre de Grandchamp.

17 juillet 1738, testament fait par Maître Jean Fleuriot, prêtre, curé de Grand-Champ, pour l’établissement d’écoles dans sa paroisse avec substitution en cas d’inexécution au bénéfice des Mathurins de Lisieux.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LE MESNIL MAUGER.

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
2 feux privilégiés
50 feux taillables

Sous l’invocation de St André

Patronage:
XIVe : Johannes Barate
XVIe :
XVIIIe : le seigneur

Curé :
le Gruey 1763/1787

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Grandchamp, Grandus Campus.
L’église de Grandchamp est peu importante, mais elle est bien entretenue aux frais de M. le comte de Montault, propriétaire du beau domaine et de l’important château qui l’avoisinent.
Les parties les plus anciennes peuvent être rapportées au XVIe siècle. C’est au moins ce que j’induis de la forme d’accolade qu’affectent deux fenêtres qui subsistent du côté du nord et une autre du côté du sud, dans les murs de la nef.
Le choeur, en retrait sur la nef, a des fenêtres rondes qui annoncent le XVIIe siècle au plus : il se termine par un hémicycle tronqué, probablement parce que la route n’a pas permis de donner au demi-cercle son développement normal.
Diverses reprises modernes ont été faites aux murs, et la façade occidentale porte sa date :
RETABLIE
PAR LES  »
GERBLINS
EN 1762.

Si tous les maçons avaient pris la peine de graver ainsi leurs noms et la date de leurs travaux, ils nous auraient rendu de véritables services.
La tour en bois, de la forme de celles que nous avons citées dans les églises précédentes, est établie entre choeur et nef, à l’extrémité de celle-ci.
Cette église est sous l’invocation de saint André. Le seigneur nommait à la cure.

Château:
— Le château de Granchamp est un des plus remarquables et des plus considérables de la contrée. Il est précédé d’une grande cour entourée de bâtiments; un vaste jardin rectangulaire s’étend en arrière, et toute l’enceinte était garnie de murs et de fossés alimentés par une dérivation de la Vie, qui coule tout près de là dans la prairie.
Le château proprement dit se compose de deux parties très-distinctes : la plus ancienne, qui doit dater de la deuxième moitié du XVIe siècle (je suppose qu’il existe quelques dates gravées que malheureusement je n’ai pas eu le temps de rechercher ), se compose d’un gros pavillon à toit très élevé, flanqué, du côté du jardin, de deux tours carrées en saillie, d’un effet très-pittoresque par leurs quatre étages en retrait les uns sur les autres, et par leur toit en forme de clocher couronné d’une petite lanterne. Tout cet ensemble est bâti en bois, avec remplis de tuiles ou de briques dont la teinte chaude tranche sur les pièces de bois qui les encadrent.
La seconde partie est une longue façade construite en pierre et en brique sous le règne de Louis XIV, d’après son style, et que l’on a élevée sur la même ligne que le pavillon dont nous venons de parler. Des arcades cintrées, du côté du jardin, occupent le rez-de-chaussée. Le premier étage est éclairé par une suite de grandes fenêtres à linteau surbaissé.
D’élégantes lucarnes, de hauteur inégale et offrant alternativement des ouvertures carrées et un oeil-de-boeuf, dissimulent la nudité du toit et produisent un bon effet.
Je ne suis pas entré dans le château de Grandchamp, mais je sais qu’il était décoré, dans quelques-unes de ses parties, de boiseries assez intéressantes pour que M. le comte de Montault ait voulu en orner un château qu’il fait construire dans l’Orne, où il les a fait transporter; il est probable qu’il reste encore quelques décorations, c’est ce que je me propose de vérifier.

Le bâtiment qui était près de l’entrée principale de la cour est flanqué d’une jolie tourelle cylindrique, avec lanterne qui produit un charmant effet vue d’un certain côté : je suppose qu’une horloge occupait l’étage supérieur. Des pavillons existent aux deux angles du jardin qui font face au château.
En somme, nous trouvons à Grandchamp un des grands châteaux de la fin du XVI, et du XVIII! siècle, sans aucune des transformations qui rendent méconnaissables tant de châteaux de cette époque.
D’après les recherches de M. Charles Vasseur, au XIVe siècle, Jean Barate était seigneur de Grandchamp. En 1463, Montfaut y trouva Jeand’Anesy. Aux XVIIe et XVIII,siècles, Grandchamp appartenait, comme le marquisat de St-Julien le-Faucon, à la famille Le Prévost, anoblie en 1564. C’est à un membre de cette famille qu’on doit la construction du château, ou au moins d’une grande partie du château, qui devint la demeure habituelle des marquis de Saint-Julien.
Noble seigneur messire Raoul Tenneguy Le Prévost, seigneur et marquis de St-Julien-le-Faucon, seigneur et patron de Grandchamp, Mesnil-Simon, Coupesarte et autres lieux, lieutenant pour le roi au gouvernement de Normandie, chevalier de l’ordre royal et militaire de St-Louis, épousa Marie-Charlotte-Josèphe-Éléonore de Cunighem, dame de Caracourt. Il n’en eut point de descendants mâles, mais seulement une fille, Marie-Henriette-Suzanne-Perrine Le Prevost, mariée à messire Armand de Montault, chevalier, seigneur, baron et châtelain de Quinzac, capitaine au régiment de Royal-Piémont et lieutenant du Roy au gouvernement de Normandie, qui devint ainsi, vers 1769, propriétaire de la seigneurie de Grandchamp.
Le château et le beau domaine de Grandchamp appartiennent à son petit-fils, M. le comte de Montault, membre de la Société française d’archéologie ; mais il est inhabité depuis longtemps, Grandchamp faisait partie de l’élection de Pont-l’Évêque etde la sergenterie de St-Julien-le-Faucon; on y comptait 2 feux privilégiés et 50 feux taillables, c’est-à-dire environ 260 habitants ; on en compte aujourd’hui 154.

GRANDCHAMP. – Le château actuel, avec son enceinte de fossés, donne l’impression qu’une forteresse primitive occupait antérieurement son emplacement (4).
Caumont.Stat.Mon., V, p. 505.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *