ETREPAGNY – 27




NOTES sur ETREPAGNY – 27

ESTREPAGNY – Esterpinacus, Sterpiniacus, Stirpinictus, Strepeneium, Estrapagniacus

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
Procès-verbal 1784 p.136
Exposition d’Evreux 1864 p.68
Manoirs des Rois Mérovingiens – Annuaire Normande 1835 p.10

Voir Duranville
Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXIII p.47 n°283, p 249 n° 1359
Bulletin Mon. De 1868 n°4 p 417 et suivantes
Notes de M. Leprévost pour servir à l’Histoire du département de l’Eure tome II p 54
Bulletin Mon 1854 p 436
MSS 13905 p.38
Catalogue du Musée d’Artillerie p 34 n°30, p 36 n° 40, p 131 n°18.
Abrégé historique des Seigneurs et Dames d’Estrepagny depuis l’an 1100 jusqu’en 1772
Ms du 18e siècle petit in-4° (Bibliothèque de Rouen)

Lettre écrite le 19 décembre 1591 par Henry IV au Duc du Nivernois, pair de France lieutenant général en Champagne et Brie, datée de Trépaigny (Estrepagny) tome III p 530.

2 – Pièces Justificatives:

Estrepagny – baronnie du diocèse de Lisieux, élection de Gisors
11 feux privilégiés – 250 feux taillables

Elle passa vers 1334 des Crespin aux Melun par l’alliance de Jeanne Crespin avec Jean de Melun. Marguerite, leur petite fille et héritière la porta dans la maison d’Harcourt, d’où elle passa aux Orléans-Longueville. Marie, héritière de sa maison, mariée à Henry de Savoye, duc de Neumours, la donna en échange à N. le Bailly de Bayres, maître des Comptes, mort en 1726, dont la veuve l’eut pour ses reprises et la laissa à son neveu Pierre Edme Galland, seigneur de Chanzy aussi maître des Comptes, mort en avril 1753, laissant de sa femme Elisabeth Boullet une fille unique Gabrielle Elisabeth Galland, née en 1731, mariée le 17 mars 1752 à Michel Jacques Turgot, marquis de Sousmont, président du Parlement de Paris. (Expelly)

Estrepagny fut au 7e siècle un manoir des rois mérovingiens qu’habita Dagobert, puis sous Clovis II son fils, un des deux maires du palais, enfin Ste Bathilde, mère de
Clotaire III. Dagobert en 630 avait donné ce domaine à l’abbaye de St Denis. Elle n’en prit possession que vers la fin du siècle, mais elle l’avait encore en 862.
En 1149, Henry II d’Angleterre releva le château détruit peu auparavant par le Roi de France, que l’on expulsa aussitôt, mais il revint le brûler en 1151 dans le ravage qu’il fit de tout le Vexin normand. En 1429 tour à tour occupé par les partisans français et repris par les anglais.
Le Duc de Mayenne étant venu camper à Estrepagny en 1589 les habitants embrassèrent avec enthousiasme le parti de la Ligue.
La terre d’Estrepagny appartenait dans le 15e siècle à la Maison des Comtes de Melun puis dans le 16e aux Ducs de Longueville, enfin dans le 18e à l’illustre famille des Turgot. Catherine d’Orléans y résidait en commencement du 17e siècle : un prieuré des Bénédictines y fut fondé par ses soins ; elle avait introduit dans le pays la fabrication des dentelles.
Le château fut saccagé en 1656 par 600 hommes de recrues qu’on y avait enfermés par ordre du Gouverneur de la Province. Estrepagny était fermé de murailles.
Quoiqu’enclavé dans l’ancien diocèse de Rouen il dépendait par une extension particulière de l’évêque de Lisieux à l’égard du spirituel.

Lieu de naissance de Picard, célèbre auteur comique mort en 1829.
(Gadebled)

Estrepagny – bourg considérable du Vexin Normand, situé au milieu d’une belle campagne sur une petite rivière qui tombe dans l’Epte à Neaufle. Il est fermé de murailles. Son église paroissiale a pour patrons St Jean et les saints martyrs Gervais et Protais. Il y a un prieuré de bénédictines, les filles y travaillent à la dentelle.
Il a 19 paroisses qui relèvent de la seigneurie d’Estrepagny qui a longtemps appartenu à des princes et qui n’est éloignée que d’une lieue de la forêt de Lions. Quoique Estrapagny soit enclavé dans le diocèse de Rouen il dépend néanmoins de l’évêque de Lisieux pour ce qui regarde le spirituel par une exemption particulière, de même que l’église collégiale et paroissiale de St Candé le Vieil dans Rouen même.
(T.Corneille)

Note en latin de Don Rigault

Olim tome II p.252 An 1286 Textes en latin

Mémoires de la Ste des Antiquaires tome XXIII p. 47
1er février 1419 – Capitulation d’Estrepagny – Cy ensuite l’appointement fait
Item que toutes vitailles artilleries, et habillements de guerre quelxconques appartenant au dit chastel d’Estrepagny seront gardés au dit Très excellent Roy et à luy délivrés ou à son certain commis sans les mucher et ouvrer emparer et degaster ainsy comme ils en veullent autres fois respondre par son serement et par enquisition faite de bonnes gens et voisins.
En tesmoing desquelles choses a iceste partie du dit appointement demeurant envers ledit très hault et puissant prince les dits capitaines et bailly ont mis leurs sceaulx et signes manuels le jour et au dessus dit.
C’est assavoir le dit capitaine son scel et le dit bailly son signe manuel.
(voir Rymer Tome IV part 3 p.87)

7 septembre 1589 Le Duc de Mayenne étant venu camper à Estrepagny les habitants embrassèrent le parti de la Ligue avec un enthousiasme général. Le Duc de Longueville, gouverneur de Normandie, attaché au parti du Roy nouvellement réuni à celui du Roy de Navarre était accouru avec des forces redoutables. Mayenne se retira. Le gouverneur voulait punir les habitants en brûlant leur bourg mais son frère sollicita leur grâce et ne l’obtint pas sans peine.

Chapelle St Nicolas de Mardrillet à Estrepagny

Il y avait à Estrepagny une maladrerie d’un revenu de 200 livres dont le patronage appartenait au Roi.

1264 – Arrêt défendant à Guillaume Crespin, chevalier seigneur d’Etrepagny (de Estrepangniaco) et à la communauté des habitants d’Etrepagny de vendre entre eux le bois provenant de leur droit d’usage de la forêt de Lions (Olim I folio 36 Archives de l’Empire – Actes du Parlement tome I p.81 n° 888)

1283 – Record d’un arrêt accordant à Messire Guillaume Crespin la justice du sang et plaie sans mort et mehaing avec ou sans clameur de haro dans sa baronnie d’Estrepagny. Mandement au bailly de Gisors de faire une enquête sur les limites de cette baronnie (Olim II folio 67 – Archives de l’Empire – Actes du Parlement tome I p 236)

1292 – Arrêt ordonnant que le Roi gardera la saisine de la justice du sang et des blessures sans mort et mehaing avec ou sans clameur de haro qui avait été accordée par des arrêts précédents à Guillaume Crespin à sa terre d’Etrepagny et de Dangut. La Cour est prête à faire droit audit Crespin. (Olim II folio 96 – archives de l’Empire – Actes du Parlement tome I p.276)

9 avril 1326 – Arrêt rendu en vertu de lettres du Roi pour autoriser Mahaut de Beaunez, dame d’Etrepagny, à plaider sans être autorisée de son mari. (l’acte est donné in extenso) (Greffe I folio 278 –Archives impériales – Actes du Parlement tome II p.616)

On voit figurer dans les Olim à l’année 1264 (tome I p.195 n°2)
Dominus Guillelmus Crispine … dominus de Estrepengniaco.

Voir aussi Dans l’Histoire des Grands Officiers de la Couronne tome II in 4°
Maréchaux p.118
Chambellans p.446
Bouteillers p.491
Grands Maîtres des Eaux et Forêts p.571.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE.
Exemption de St CANDE

Sous l’invocation de St Jean et St Gervais

La cure était divisée en deux portions.
1e portion:
patronage au 18e siècle l’évêque

2e portion

Curés:
Duprey 1700-1787
Le Flament 1764-1774

Capella St Martin in ecclesia de Estrepagny : patron l’évêque

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