SAINTE FOY DE MONTGOMMERY




NOTES sur SAINTE FOY DE MONTGOMMERY

SAINTE FOY – St Fidus de Monte Gommericy

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome III, page 640.

Le Manoir de Montgommery, CDMPA, pp. 165-167

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1130.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

Voir ST Germain de Montgommery textes référencés « Montgommery » sans autre précision;

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
– Notes communiquées par M. Pannier.

Ste-Foy-de-Montgommery, Sancta Fides de Monte Gommerici.

L’église de Ste-Foy-de-Montgommerys’élève dans la vallée de la Vie, près de la route de Vimoutiers à Livarot; elle est
orientée du nord au midi.
La partie la plus ancienne de cette église est le choeur, qui date du XIIIe siècle. Le chevet, droit, présente une fenêtre géminée en lancette; une fenêtre semblable éclaire le choeur du côté de l’évangile.
La nef remonte seulement au XVIe siècle. Les murs sont construits en grand appareil. Des châssis garnissent les fenêtres, qui sont carrées. Une seule fenêtre, à l’ouest, offre des compartiments flamboyants.
Un gable ou fronton, revêtu d’essente, termine le portail.
La porte, à linteau, est encadrée dans une ogive et flanquée de deux contreforts.
Le clocher, qui surmonte le portail, est moderne et se fait remarquer par sa forme disgracieuse. La cloche a été fondue
par Lavillette, en 1816. L’ancien clocher était placé à l’extrémité de la nef, près du choeur.
On remarque à l’intérieur de l’église le maître-autel à la romaine, dont l’un des gradins est orné de deux jolis tableaux peints sur bois, représentant: l’un, Jésus-Christ ; l’autre, la Sainte-Vierge.
Ste-Foy-de-Montgommery avait pour patron laïque, au XIVe siècle, le seigneur d’Harcourt; au XVIe, le seigneur d’Harcourt et de Longueville; enfin, au XVIIIe, le seigneur de la localité.
Écoutons M. Louis de Neuville sur les souvenirs historiques de cette localité: Montgommery était, dit-il, centre d’une des principales seigneuries de la province; il a donné son nom à une des plus illustres familles normandes. Le premier auteur connu de cette maison est Roger de Montgommery, qui tenait déjà un rang distingué parmi lés plus grands seigneurs du pays dans les premières années du XIe siècle; il eut cinq fils : Hugues, l’aîné, fut sire de Montgommery; les autres peuvent avoir été la souche de quelques familles du même nom qui subsistèrent en Normandie jusqu’au XIVe siècle et s’éteignirent sans avoir jamais occupé une position marquante.
C’est de Roger de Montgommery, fils de Hugues, que date l’éminente grandeur de cette maison : il épousa Mabile Talvas, comtesse d’Alençon et de Bellême, digne héritière d’une race célèbre par sa puissance, mais plus encore par ses crimes. Roger fut un des personnages les plus habiles et les plus respectés de son temps ; Guillaume le-Conquérant, qu’il assista puissamment dans l’invasion de l’Angleterre, lui donna en ce royaume des terres immenses et les: comtés de Shrewsbury et d’Arundel. Roger de Montgommery mourut vers 1094 : il laissa sa terre de Montgommery à son fils aîné Robert, dit de Bellême, comte d’Alençon; Hugues, le second, fut comte de Shrewsbury ; Roger, dit le Poitevin, devint comte de la Marche par son mariage avec Almodis, héritière de cette province, et fut l’auteur d’une branche qui posséda le comté de la Marche jusqu’à son extinction dans les dernières années du XIIe siècle; Philippe, quatrième fils du sire de Montgommery , fut tué à Antioche dans la première croisade ; Arnoul, le cinquième, fut comte de Pembrocke au pays de Galles; enfin Évrard, né d’un second mariage, fut chapelain du roi d’Angleterre.
Robert de Bellême, seigneur de Montgommery et comte d’Alençon, épousa Agnès, héritière du comte de Ponthieu, et fut, comme son père, un des plus puissants seigneurs de son temps; mais, par son caractère, il ne démentit pas le sang des Talvas que lui avait transmis sa mère: il fut la terreur de ses contemporains, accablant ses vassaux comme ses voisins de ses iniquités et de ses violences, et commettant plus d’actes de tyrannie que l’on ne peut en reprocher à aucun des autres barons normands. Son fils unique Guillaume, comte d’Alençon et de Ponthieu, épousa Alix de Bourgogne, dont il eut deux fils, auteurs de deux branches qui se partagèrent ses possessions, pour ne point dire ses États. Guy, l’aîné, fut chef de la branche des comtes de Ponthieu ; Jean, le puîné, eut en partage le comté d’Alençon, que ses descendants conservèrent jusqu’à l’extinction de cette ligne en 1219. La baronnie de Montgommery fut attribuée à la branche de Ponthieu. Il y a pourtant lieu de croire que ce ne fut point sans avoir subi un démembrement, par suite duquel une notable portion des terres et des mouvances féodales qui en dépendaient fut depuis lors considérée comme faisant partie du comté, depuis duché d’Alençon. Le dernier comte de Ponthieu, de la maison de Montgommery, fut Guillaume III, mort en 1221, qui, de son mariage avec la princesse Alix de France, fille du roi Louis VII, le Jeune, ne laissa qu’une fille, Marie, comtesse de Ponthieu et dame de Montgommery, mariée en premières noces à Simon de Dammartin, comte d’Aumale. Sa fille aînée, Jeanne, comtesse de Ponthieu et d’Aumale, eut aussi dans son lot la baronnie de Montgommery qu’elle apporta en dot avec ses autres seigneuries à Ferdinand III, le saint roi de Castille et de Léon. Après sa mort, Montgommery fut, de même qu’Aumale, l’apanage d’une branche cadette de la maison royale de Castille, dite de Castille- Ponthieu, qui tomba en quenouille à la quatrième génération. Blanche de Castille Ponthieu, comtesse d’Aumale, épousa en 1340 Jean, comte d’Harcourt, cinquième du nom, et lui apporta la terre de Montgommery ; Jacques d’Harcourt, son second fils, fut après elle baron de Montgommery et l’auteur d’une branche qui joignit à la possession de cette seigneurie celle d’un autre grand fief normand, le comté de Tancarville : Marguerite de Melun, héritière de Tancarville, l’apporta en mariage à Jacques d’Harcourt-Montgommery, un des plus intrépides défenseurs du sol français. Quand les Anglais, profitant des malheureuses années de la vieillesse de Charles VI et forts de l’alliance bourguignonne, réussirent à dominer la presque totalité des provinces du nord de la Loire, ils furent longtemps tenus en échec par la petite place du Crotoy, dont s’était saisi Jacques d’Harcourt, et d’où il faisait sans cesse sur l’ennemi les plus audacieuses expéditions. Ce guerrier mourut en 1428, laissant un fils, Guillaume d’Harcourt, comte de Tancarville, vicomte de Melun, baron de Montgommery et une fille, Marie d’Harcourt, qui épousa le célèbre comte de Dunois, Jean, bâtard d’Orléans et auteur de la maison de Longuevillè. Guillaume d’Harcourt n’eut que deux filles: Marguerite, qui mourut jeune étant fiancée à René d’Alençon, comte du Perche, et Jeanne, mariée à René II, duc de Lorraine et de Bar. Cette infortunée princesse fut répudiée pour cause de stérilité, et à sa mort, survenue en 1488, elle laissa l’héritage de ses nombreux domaines à son cousin-germain, François d’Orléans, comte de Longueville. La baronnie de Montgommery resta dans la maison de Longueville jusqu’en 1543, époque où elle fut vendue par François d’Orléans, marquis de Rothelin, petit-fils du précédent. L’acquéreur de cette seigneurie en portait précisément le nom : c’était Jacques de Montgommery, sieur de Lorge, fils ou petit-fils d’un de ces aventuriers écossais qui, depuis le règne de Charles VII, venaient chercher fortune au service de France. Des talents militaires et la faveur du roi François Ier avaient fait sortir de l’obscurité le sieur de Lorge et lui avaient procuré à la fois fortune et honneurs; devenu capitaine des gardes, il se trouva en état de se rendre acquéreur de la puissante baronnie dont il portait le nom. Ce fut, croyons-nous, en sa faveur qu’elle fut érigée en comté, titre qui ne lui avait été jusqu’alors attribué que par abus, et parce que la plupart de ses possesseurs étaient comtes de quelques-unes des seigneuries que nous avons mentionnées plus haut. Gabriel, comte de Montgommery, fils de Jacques, fut un des seigneurs les plus brillants de son temps; la faveur royale, une bravoure à toute épreuve, de grands talents militaires et une indomptable énergie de caractère semblaient ouvrir à son ambition la carrière la plus étendue; un événement funeste vint soudain l’arrêter : ce fut la mort du roi Henri II, qui succomba à une blessure accidentelle qu’il avait reçue dans un tournoi où il joutait contre Montgommery. Auteur involontaire de la mort du roi, celui-ci ne pouvait plus se flatter d’être traité avec faveur par la reine Catherine de Médicis: la guerre civile vint lui offrir une nouvelle carrière: jeté dans le parti calviniste, il en devint le chef, non le plus influent, mais le plus audacieux et le plus déterminé. Il se signala successivement dans plusieurs provinces par d’éclatants succès, mais aussi par des actes d’atroce barbarie. Il était réservé au sort le plus tragique. Assiégé dans Domfront en 1574 par des forces royales très-supérieures en nombre, commandées par le comte de Matignon, Montgommery, après avoir, à la tête d’une poignée d’hommes, soutenu leurs attaques avec une valeur désespérée, fut enfin contraint de se rendre. Conduit à Paris, un arrêt du Parlement le condamna à être décapité, ses biens confisqués, ses maisons rasées et sa postérité dégradée de la noblesse: il eut la tête tranchée en place de Grève, le 26 juin 1574. Mais, en 1576, le roi Henri III, par le cinquième édit de pacification accordé aux protestants, réhabilita sa mémoire et rendit à ses fils leurs titres et leurs biens. L’aîné des enfants du comte de Montgommery et d’Élisabeth de La Touche-Tranchelyon fut Jacques, comte de Montgommery, qui se signala comme son père dans le parti calviniste et ne laissa qu’une fille, Marie de Montgommery, mariée à Jacques de Durfort, baron de Duras.
Le marquis de Duras, fils de ce dernier, vendit le comté de Montgommery à son grand-oncle, Gabriel de Montgommery, dont la postérité conserva cette terre jusqu’au XVIIIe siècle. La seconde maison de Montgommery, originaire d’Écosse, s’éteignit dans la première moitié du règne de Louis XV; elle eut pour héritière Marie-Anne-Rose de Montgommery, mariée en 1732 à Louis-François, marquis de Thiboutot. De la maison de Thiboutot, la terre de Montgommery a passé dans celle de Béthune-Sully, dont le dernier représentant l’a léguée au comte de Béthune, de la maison des Planques ; c’est un des fils de celui-ci qui en est aujourd’hui propriétaire.
Le comté de Montgommery était une des premières seigneuries de la province, au point de vue de l’étendue de sa mouvance féodale. Malgré le démembrement qu’elle avait subi à la fin du XIIe siècle, cette mouvance s’étendait encore sur plus de quarante fiefs nobles. Les terres de St-Sylvain et de Vignats, dans l’arrondissement de Falaise, et plusieurs autres d’une moindre importance en étaient des annexes. Les seigneurs de Montgommery étaient du nombre des barons de l’Échiquier de Normandie.
Les restes de l’ancien château de Montgommery, rasé jusqu’aux fondements en 1574, répondent mal à ce que l’on pourrait attendre de tant d’illustres souvenirs. On n’y voit plus qu’un monticule informe dessinant l’enceinte du château, d’une étendue d’ailleurs médiocre et où l’emplacement qu’occupait le donjon a seul conservé un relief assez notable.
Ce château-fort, qui ne paraît avoir jamais eu une importance militaire considérable, a peut-être succédé, dans la seconde moitié du XIe siècle, à une place mieux située dont nous retrouverons l’enceinte à 2 kilomètres plus loin sur le territoire de St-Germain-de-Montgommery. A une centaine de mètres de la motte où s’élevait le château ruiné en 1574, il existe une construction de bois assez considérable, aujourd’hui nommée le château de Montgommery.
Cet édifice, d’un intérêt médiocre, paraît dater tout au plus de la fin du XVIe siècle : ordinairement affecté au logement des fermiers ou des régisseurs du comté, il n’a dû être occupé par les seigneurs qu’à courts et rares intervalles. A peu de distance de là se trouvait jadis un bourg d’une importance assez considérable, à en juger par l’étendue des terres autrefois tenues en bourgage. Mais, soit par l’effet des ravages de la guerre, soit par l’accroissement progressif de la ville de Vimoutiers et du bourg de Livarot, celui de Montgommery a disparu sans laisser de vestiges.
Plusieurs monastères avaient, à Ste-Foy-de-Mongommery, des possessions considérables qu’ils devaient à la munificence des anciens seigneurs et de plusieurs de leurs vassaux.
De ce nombre étaient les abbayes de St-Jean de Falaise, de St-Martin de Séez, mais surtout celle de St-André en- Gouffern, qui avait en cette paroisse un domaine étendu et une juridiction assez importante pour donner à l’abbé de St-André le titre de baron de Montgommery et la Brevière.
De cette abbaye dépendait aussi le prieuré de St-Mathieu-de-Gouffern, situé à peu de distance de l’église de Ste-Foy, mais dont il ne reste plus de vestiges. Dans la même paroisse, l’abbaye de St-André possédait aussi le fief et manoir
des Ozilliers que Robert de Malvoue lui vendit en 1249 avec la motte, les fossés et la maison. Dans les dernières années du XIIe siècle, Robert, comte d’Alençon, et Guillaume, son frère, firent donation à St-André-en-Gouffern de la dîme des terres et des bois qu’ils possédaient à Montgommery et que Jean, comte d’Alençon, leur père, avait recueillis dans la succession de Guillaume, comte de Ponthieu, leur aïeul.
Précédemment, le comte Jean avait donné à la même abbaye la dîme de tous ses arbres à fruits et de ses vignes de Montgommery.
Quelque étrange que puisse sembler cette dernière mention, il est certain qu’au XIIe et au XIIIe siècle il existé des vignobles dans la vallée de Livarot.
Outre les puissantes baronnies dont nous venons d’esquisser l’histoire, il a existé un fief dit de Ste-Foy-de Montgommery, dans la paroisse de ce nom. Ce fief, relevant du comte d’Alençon, devait peut-être son origine au partage déjà mentionné, entre les enfants de Guillaume de Montgommery, comte de Ponthieu. Quoi qu’il en soit, ce fief a appartenu, dès le XIIIe siècle, à la famille Bonnet qui le possédait encore au siècle dernier. Cinq membres de cette famille firent preuve d’ancienne noblesse, en 1666, devant M. de Marie; plusieurs autres branches existaient alors en d’autres paroisses. Ste-Foy-de-Montgommery a aussi servi de résidence à des membres des familles Le François de la Tour, Toustain de Billy et de Gourseulles-Capdehoulle. Gratien de Courseulles, écuyer, se qualifiait seigneur du Moncel, en 1698. Le manoir du Moncel, datant du XVIe siècle, subsiste encore à Ste-Foy-de-Montgommery, mais cette vieille construction en bois n’offre rien qui puisse fixer l’attention.(V. les notes manuscrites de M. L. de Neuville.
C’est à Ste-Foy-de-Montgommery que naquit, en 1697, le savant antiquaire, Augustin Belley, prêtre et membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auteur d’un grand nombre de dissertations remarquables, imprimées
dans les Mémoires de cette Académie.

2 – Pièces Justificatives:

1549, 2 novembre – Tortisambert
Par devant Thomas Decurmot et Nicolas Le Petit, tabellions jurés au siège de Vimoustiers, fut présent Robert Varin de Tortisambert, lequel vend à François Legrain, de Sainte-Foy-de-Montgommery, demeurant à Tortisambert, une portion de terre aud. lieu, moyennant la somme de 10 livres.
Témoins, Pierre et Benoît Le Mathurin.
= Arch. SHL – Analyse Et. Deville

1556 – Sainte-Foy-de-Montgommery
Pierre et Michel Guernet, de la paroisse de sainte-Foy-de-Montgommery, vendent à noble homme Jacques Bonnet, seigneur de la Chesnée, une rente foncière assise sur leurs héritages.
= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie, N°415

1725, 23 janvier – La Chapelle-Haute-Grue
Le 23 janvier 1725, la nomination à la cure de la Chapelle-Haute-Grue, appartenant au seigneur du lieu, Messire Jacques Gautier, Escuyer, seigneur et patron de la Chapelle-Haute-Grue, nomme à cette cure, vacante par le mort de Messire François Gautier, dernier titulaire, la personne de Mre Thomas Bellière, prêtre de ce diocèse. Fait au manoir presbytéral « de la Haute-Grue », en présence de Mre Guillaume de Mannoury, Escuyer, seigneur de Fontigny, et autres témoins.
Le 25 janvier 1725, le seigneur évêque donne aud. sieur Bellière la collation dudit bénéfice.
Le 16 février 1725, le sieur Bellière prend possession de la cure de la Chapelle-Haute-Grue, en présence de Me Pierre Aubert, prêtre, vicaire de Sainte-Foy-de-Montgommery, et autres témoins de ladite parroisse.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux, t. II, p. 635, N° 835.

Insinuations

Description de l’église par A.Pannier

Il y avait à Montgommery, un Hôtel-Dieu dont le titulaire avait un revenu de 1000 livres (Archives du Calvados)

Prioratus St Mathei de Gouferno apud parochiam St Fidis de Montgommericy ordinis cirterciencis

Ce prieuré était à la nomination de l’Abbé de St André de Gouffern et valait 1600 livres de revenu

Recherche de 1666
François, Jacques, Charles, Gabriel et Jean Bimot (ou Bunot ou ?) frères, anciens nobles.

Histoire générale – Montgomery, comté d’Alençon.
Mabile, comtesse d’Alençon et de Bellême, épousa Roger, seigneur de Montgommery, vicomte d’Hiesme, fils d’Hugues seigneur de Montgommery et Josseline de Beaumont, nièce de Gonnor, femme du Duc Richard 1er, alla à la conquête d’Angleterre où il acquit les comtés d’Arondel, Cicestre, Schressbury en 1070. Mort le 27 juillet 1094.
1 : Robert, qui suit
2 : Hugues, comte d’Arondel et Schressbury
3 : Roger comte de Lancastre, femme Almadis de la Marche, héritière de ce comté, fille d’Audebert II et de sa seconde femme Ponce.

Documents historiques
La famille de Montgommery qui a donné son nom à cette paroisse est très célèbre dans l’Histoire de Normandie.
Les Barons de Montgommery avaient séance à l’Echiquier.
Vers 1054, le Roi de France, Henri 1er, s’empara du château de Montgommery et le brûla.
L’un des membres les plus remarquables de cette famille est Roger, qui avait épousé Mabile, fille de Guillaume Talvas, comte d’Alençon, femme méchante qui périt à Bures, au mois de décembre 1082 de la main de l’un de ceux qu’elle avait dépossédés, et qui fut enterrée à Troarn, (voir sur cette mort Ordéric Vital Livre V)
Ce Roger avait fondé en 1022 à Troarn, un prieuré qui fut transformé en 1048 ou 1050 en une abbaye.
Il assista à la bataille d’Hasting le 14 octobre 1066 et fut un de ceux qui enlevèrent l’étendard du Roi Harold.
La famille de Montgommery portait : d’azur au lion d’or armé et lampassé d’argent ..Il eut deux fils : Hugues et Robert, comte de Bellesme qui se révolta contre le Duc Guillaume le Roux.
On trouve dans les Archives du Calvados, que Roger de Montgommery, seigneur de Caudemont, donna à fief à Richard, fils de Raoul, prêtre, et à Hugues son frère, un pré situé à la Bréviaire pour 4 livres d’Anjou en 1201. Une charte du mois de février 1250 mentionne Richard de Montgommery.
Le dernier de cette famille fut Robert IV qui mourut sans enfant vers 1229.
Alors la baronnie passa à Emeric de Chatellerault, son neveu d’où elle tomba dans la maison d’Harcourt, par le mariage de Blanche de Ponthieu avec Jean V en 1340.
Jeanne d’Harcourt, comtesse de Tancarville la donna à François d’Orléans, son cousin vers 1486
C’est de lui que Jacques de Lorge l’acheta en 1488. Gabriel, son fils, eut le malheur de tuer le Roi de France, Henri II, par accident, dans un tournoi en 1559.et il se distingua dans les guerres civiles où ce malheureux événement l’avait jeté dans le parti huguenot. Il fut pris à Domfront le 27 mai 1574 et fut décapité. On rasa son château.

On trouve dans les chartes de Villers-Canivet sous le n°391, les lettres patentes de la nomination de Marie-Louise de Montgommery, en qualité d’abbesse avec le visa du Conseil du Roy du 15 mars 1713.

Jean de Montgommery, maréchal de camp, assista à la bataille de Stafford en 1690, il mourut à l’âge de 85 ans, le 11 mars 1731.

Au milieu du 18e siècle, Louis, François de Thiboutot, maréchal de camp, posséda cette terre du chef de sa femme.

Vers la même époque on trouve un Bonnet, seigneur de Montgommery qui portait : d’argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d’argent accompagnés de trois bonnets d’azur à l’antique ou morions.

Olim Tome I p.389 An 1271 – Texte en latin
Echiquier de Normandie . An 1200-1204 : Robertus de Montgommery in Lexovia p.92 – Texte en latin
Mémoire de la Sté des Antiquaires Tome XXIII p.17 – 21 avril 1418 – texte en latin
Echiquier de Normandie An 1180 : Robertus de monte Gommeri (texte en latin) et An 1184 : Arnulfus de Monte Gommeri (texte en latin).

L’Abbé Augustin Belley de l’Académie des Inscriptions, auteur de différents écrits sur la géographie, l’histoire, les médailles qui se trouvent dans les Mémoires de l’Académie
Né à Ste Foy de Montgommery, le 19 décembre 1697, mourut à Paris le 26 novembre 1771.

Montgommery – Château de bois. Motte en partie détruite et restes de fossés dans un herbage situé à l’ouest de l’église 10e ou 11e siècle (Bulletin Monumental tome II p.247)
Odalan Desnos tome I p.315
La note tome I p.474 – tome Ii p.204-205 – tome II p.309 la note.
Histoire des Grands Officiers de la Couronne tome II p.292
Catalogue du Musée des Antiquaires p.69 n°329.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.

Election d’Argentan, sergenterie de Trun 106 feux.

Près de 150 fiefs et arrière-fiefs dépendant de la baronnie de Montgommery.

Sous l’invocation de Ste Foy.

Patronage:
14e : dominus de Haricuria (Harcourt)
16e dominus de Haricuria et de Longuevilla
18e le seigneur

Curés:
Juliotte 1764-1774
Herout 1776-1787

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