SAINTE MARGUERITE DES LOGES




NOTES sur SAINTE MARGUERITE DES LOGES

Ste Marguerita de Logeïs

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

BOISSIERE abbé Jules, Sainte-Marguerite-des-Loges. Ses cimetières. Sépultures: 1° Autour de l’Eglise, depuis 1809; 2° Dans l’Eglise, de 1613 à 1777, s.l.s.d. (Lisieux, Morière 1948, 23 p., ill. plan.
= Bibl. SHL. PA. N° 5.009

Curieux baptême à Sainte Marguerite des Loges Bull Foyer Le Billot n°51 page 69 sept 1995

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome III, page 686.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1133.

MANEUVRIER Jack : Dîmes perçues par le curé de Sainte Marguerite des Loges de 1733 à 1758. Bulletin du Foyer rural du BILLOT n°6O – Décembre 1998.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

Voir :
Ferrières
Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXVI p.254
Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1874p.14 n°30
Formeville I et II p.91 – 213

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Ste-Marguerite-des-Loges,Sancia Margarita de Logiis.
L’église de Ste-Marguerite-des.Loges est bâtie dans un vallon, au pied d’un coteau marneux couronné de sapins.
Un ruisseau’coule au nord de l’église; à côté se développe un vaste étang.
D’après les notes descriptives de M. Pannier, qui a visité cette église plusieurs années après moi, elle était romane.
Le mur méridional de la nef offre encore une fenêtre à plein-cintre qui a été bouchée. On remarque aussi de ce côté deux petites fenêtres à ogive de transition, également bouchées.
Une grande restauration y a été faite au XVI, siècle. Les murs, en cailloutis, ont été exhaussés de plus d’un tiers de
leur hauteur et construits en grand appareil. Les contreforts à double glacis datent de cette époque.
La nef est éclairée, au midi, par trois fenêtres : l’une rectangulaire avec moulures prismatiques, les deux autres flamboyantes, divisées par un meneau. Deux fenêtres cintrées, entourées de moulures formées de gorges, laissent pénétrer la lumière du côté du nord.

Le choeur, construit en grand appareil, est en retraite sur la nef. Il se termine par un chevet droit soutenu par trois contreforts : l’un placé au milieu, les deux autres sur les angles. Une grande fenêtre flamboyante à deux baies, presque entièrement bouchées, occupe le milieu de ce chevet. Les murs latéraux sont percés de fenêtres à plein-cintre, modernes.
La sacristie, construite en grand appareil, est placée au nord. Elle date du même temps que le choeur.
A l’occident s’élève une tour carrée, à trois étages, non compris le rez-de-chaussée. Cette :tour, placée en avant-corps, est construite en grand appareil et flanquée de contreforts prismatiques reliés entre eux par un cordon. Elle est surmontée d’un clocher en charpente, recouvert en essente, terminé par une pyramide octogone très-élancée et percée à sa base de quatre lucarnes trilobées. La cloche de Ste-Marguerite-des-Loges, dont nous donnons l’inscription, a 1 mètre d’ouverture :

L’AN 1818, J’AI ÉTÉ FONDUE ET BÉNITE PAR LES SOINS DE DELANGE (1), CURÉ, ET NOMMÉE MARIE PAR NOBLE DAME MARIE DE MARGUERIE (2), COMTESSE DE VALMONT, ASSISTÉE DE MESSIRE LÉON A. DE RIOULT, COMTE DE NEUVILLE, GENTILHOMME HONORAIRE DE LA CHAMBRE DU ROI (3).
M. ALLAIRE, MAIRE. BENARD, TRÉSORIER.
RECUS, FONDEUR.

(1) Curé actuel de Courcy, près Jort.
(2) Mère de Mgr de Marguerie, évêque d’Autun.
(3) M. de Neuville, devenu plus tard pair de France.

Au midi est une tourelle en encorbellement qui renferme l’escalier. La porte principale est à plein-cintre et ornée de
moulures en gorge. Elle est surmontée d’une statue ancienne de sainte Marguerite. La porte, en bois, est formée de panneaux plissés.
Autour de l’église règne une litre funèbre.
La voûte de la nef est en merrain avec entraits et poinçons.
La voûte du choeur et celle de la sacristie sont également en merrain.
L’arc triomphal date du XVIe siècle.
On remarque dans le choeur le maître-autel dont le magnifique retable, d’ordre corinthien, est décoré de quatre
colonnes torses couvertes de ceps de vigne et de raisins. Le tabernacle, également très-riche, est à pans coupés et décoré de colonnettes accouplées placées sur les angles. Deux niches renferment, l’une, la statue de sainte Marguerite, patronne de l’église ; l’autre, celle de saint Pierre. Dans les panneaux inférieurs, placés entre les piédestaux des colonnes et correspondant aux niches du maître-autel, sont deux anges adorateurs miniaturés.
A l’extrémité de la nef s’élèvent deux petits autels. Celui de droite, dédié à saint Sébastien, offre un joli retable, style Louis XIV, décoré de colonnes torses et de pilastres avec chapiteaux corinthiens. Deux statues, supportées par des culs-de-lampe, accompagnent l’autel.
L’autre autel, consacré à la Sainte-Vierge, est dans le style Louis XV. Le retable est décoré de colonnes et de pilastres rudentés d’ordre composite. Près de l’autel est un joli candélabre en fer embouti destiné à recevoir un
cierge.
La chaire est dans le style Louis XV.
Près du choeur est suspendu un beau lustre doré, à quatre rangs de bobèches supportées par des branches ornées de rosaces en fer embouti.
Au mur méridional de la nef est appendu un tableau représentant saint Michel terrassant un dragon. L’encadrement est dans le style Louis XV. Ce tableau a été donné par la confrérie de Saint-Michel, Au bas sont inscrits les noms des membres de cette confrérie.
Sur une fenêtre de la nef est peint un écusson entouré de gracieux rinceaux. Son champ est chargé de 3 besants sous un chef d’hermine.
La même fenêtre offre un joli médaillon, au milieu duquel est représenté un évêque. Au-dessus du médaillon on lit, en
caractères gothiques, les mots suivants :

Regarde en la fin.

Une autre fenêtre de la nef a conservé ses anciens plombs, dont le dessin est fort joli.
Sur une des fenêtres du choeur, sont peints deux écussons qui sont renversés : l’un porte les armes de la famille du Rouil ; l’autre ne doit pas être intact.

L’église de Ste-Marguerite-des-Loges, a environ 100 pieds de long, y compris l’avant-corps, formé par le clocher, et
20 pieds de large. La hauteur du clocher est de 110 pieds.
Sur une pièce de bois, incrustée dans le mur du chevet, on lit l’inscription suivante, en caractères romains :


HIC IACET
ATAVIS ARMIS VIRTUTE NOBILIS
F. C. G. DE MARGUERYE
Sti LUD. ORD. EQUES, SCELERUM IN
TURBINE DEO, REGI FIDELIS MANSIT
IMPAVIDUS, PAUPERUM PATER,
ORLITUS INJURIE,
SUOS ADIUVANS HOSTES
OBIIT DIE 2 IANUARII
ANNO 1818 ETATIS 98.
REQUIESCAT IN PACE
ORATE PRO ILLO.
MOERENS DICAVIT FILIUS.

M. de Marguerye était un des ancêtres de Mgr de Marguerie, ancien évêque de St-Flour, aujourd’hui évêque d’Autun.
A ces notes, dont nous devons la plus grande partie à M. Pannier, nous allons joindre les détails suivants, extraits du manuscrit de M. le vicomte Louis de Neuville.
Cette commune était autrefois comprise dans l’élection de Lisieux et la vicomté d’Orbec. Le droit de présentation à la cure appartenait à l’Évêque de Lisieux, au XIVe siècle, et postérieurement à cette époque, au chapitre de la même ville.
La seigneurie des Loges a appartenu, depuis le XIIIe siècle au moins jusqu’au commencement du XVIII, à la famille de Neufville, dont les armes : de gueules à trois besants d’or au chef d’hermine, se voient encore sur un vitrail de l’église paroissiale. Suivant un aveu rendu, en 1570, au baron de Livarot, par Robert de Neufville, sieur des Loges, ce fief renfermait 161 acres et demie de domaine non fieffé et 314 acres et demie de domaine fieffé : le revenu annuel était estimé 250 livres : les fiefs du Rouil, de Neuville, de la Vallée et la Vavassorie de Beaumesnil lui rendaient hommage. Charles de Neufville, sieur des Loges, fils du précédent, mourut en 1599, laissant trois filles de son mariage avec Isabeau Ménage de Cagny,. et la terre des Loges fut divisée, par parage, en trois portions : l’une fut portée par Élisabeth de Neufville à François de Malmaison, dont la fille Élisabeth de Malmaison, épousa, en 1617, Gabriel de Rupierre, sieur de Glos-sur-Rille ; une seconde portion appartint à Anne de Neufville, mariée à Adrien de Boctey, sieur de la Houssaye; Marie de Neufville, qui eut l’autre lot, épousa Jean Deshayes, auteur d’Étienne Deshayes, seigneur des Loges, en partie, qui comparut à la Recherche de 1666 en cette paroisse. De ces trois portions, deux furent acquises par les seigneurs de Livarot et suivirent le sort de cette baronnie; la troisième, après avoir appartenu a la famille de Guyot, puis au sieur de Fréval, passa, vers le milieu du siècle dernier, à la famille de Louis. Grégoire de Louis, mort aux Loges en 1755, fut père de Grégoire-Alexandre-Eugène de Louis, avocat au Parlement de Rouen, seigneur et patron de Ste-Marguerite-des-Loges,en 1789.
Cette terre a été depuis vendue et morcelée; le manoir, qui paraît ancien, a subi des remaniements qui lui ont fait
perdre son caractère.
Le fief du Rouil a donné son nom à la famille du Rouil, connue dès le XIIe siècle, et qui l’a possédé jusqu’au XVIIe.
Une branche de la même famille a donné son nom au fief de la Rouillière, à Vieux-Pont, tandis qu’elle prenait elle-même celui de sa terre de Fresnay. Cardot du Rouil, seigneur du Rouil, de Gauville, de Mandeville, des Retailles, d’Ouilly et du Mesnil-Germain, était maître d’hôtel de la reine Catherine de Médicis et vivait encore en 1604. Dans le cours du XVIIe siècle, la terre du Rouil passa à une branche de la famille Le Conte de Nonant, qui a porté les noms de Le Conte du Rouil et de Le Conte de Vallemont. Le dernier M. de Vallemont est mort, il y a peu d’années, laissant pour héritière Mme la comtesse de Béranger, née de Révilliasc.

Le vieux manoir en bois peut remonter au XVe siècle : les ouvertures, récemment remaniées, étaient autrefois fort
étroites et éclairaient mal les deux vastes pièces qui se partageaient chaque étage ; le toit n’offre point de lucarnes. On a peine à croire, ce qui est pourtant certain, qu’une demeure si primitive et incommode ait servi de résidence, il y a 250 ans, à un seigneur distingué de la cour. A peu de distance se voit un ancien colombier en bois, surmonté d’épis en poterie d’une grande beauté. Un château en pierre et brique a été en partie construit au Rouil, en 1723 ; mais cet édifice est resté inachevé et se trouve aujourd’hui dans un grand état de délabrement. L’ensemble des constructions et des dépendances du manoir est encore en partie entouré de larges douves. A peu de distance du Rouil se trouvait l’ancienne vavassorie de Beaumesnil, qui a longtemps appartenu aux mêmes seigneurs; un partage l’a fait passer à la fin du XVII, siècle dans une autre branche de la famille Le Conte de Nouant. En 1739, Nicolas Le Conte, sieur de Gizay, fieffa la terre de Beaumesnil au sieur Bénard, dont les héritiers l’ont vendue, en 1807, à M. le marquis de Neuville.
Le fief de Bellerive, quelquefois nommé Belleau, était situé à une petite distance de l’église paroissiale de Ste Marguerite-des-Loges. Il a appartenu, aux XVe et XVIe siècles, aux Neuville, seigneurs des Loges, et, au XVIIe siècle, à la famille de Piquot. Robert de Piquot, sieur de Belleau, fils mineur de Claude de Piquot, fit preuve d’ancienne noblesse en la paroisse des Loges, l’an 1666. Dans le siècle dernier, ce fief devint la propriété de la famille de Marguerye Sorteval. Laurent-Gabriel de Marguerye, mort en 1840, en était possesseur : il a laissé de son mariage avec Adélaïde-Catherine Bonnet de Montgommery, entre autres enfants, Mgr de Marguerye, aujourd’hui évêque d’Autun, né à Ste Marguerite-des-Loges. La terre de Bellerive a été vendue et morcelée, il y a une vingtaine d’années. Il ne s’y trouve aucune construction ancienne.
Il n’en est pas de même du fief de la Vallée, situé à l’extrémité de la commune des Loges, du côté du Mesnil-Germain. Là se trouve, au fond d’un vallon resserré, un vieux manoir du XVI, siècle, construit en bois, auquel un pavillon, d’une forme singulière, donne un aspect assez remarquable. Pierre de La Chaise, écuyer, était seigneur de la Vallée des Loges, en 1469 ; en 1562, ce fief appartenait à Guillaume de La Pallu, mais, dès 1567, il était devenu la propriété de Jacques d’Escorches. Louis d’Escorches, sieur de la Vallée et des Ste-Croix, fit preuve de noblesse à Ste-Marguerite-
des-Loges en 1666. Marguerite-Catherine d’Escorches de Sainte-Croix, dame de la Vallée, ayant épousé Louis Gaston de Bonnechose de La Boulaye, en 1760, a porté cette terre dans cette dernière famille, qui en a conservé la propriété.
La Recherche de la noblesse de 1666 mentionne encore François et Pierre de Guyot comme résidant à Ste-Marguerite-des-
Loges, et Guillaume de Vergeast, sieur de Chastillon, qui, moins heureux que les précédents, vit rejeter ses preuves par M. de Marie.

2 – Pièces Justificatives:

1215, sept. – Courson, Bellou, Bellouet, Genneville, Familly, etc.
Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux donne au chapitre toute la dîme des blés des deux prébendes de Nonant, deux gerbes dans la paroisse de Lasson, le patronage et les grosses dîmes des deux portions de Notre-Dame-de-Monnay, de Notre-Dame-de-Courson, de saint Léger, de Saint saturnin de Réville, de Saint-Pierre-de-Bellouet, de saint Sulpice de la Goulafrière, de Saint Ouen de Genneville, de Sainte Marguerite des Loges, de Saint-Jean-de-Familly, de sainte Cecile de Beuvillers et de Notre Dame de Villerville, en se reservant le droit d’instituer dans ces paroisses les vicaires perpétuels, et oblige le chapitre à donner, sur le revenu de ces bénéfices, 100 livres par an aux dits clercs ou chapelains de la cathédrale, nommés Douze-Livres, sous la condition qu’ils y assisteraient à tout l’office. Il donne au chantre, 10 livres par an en deux termes, sur le revenu de l’église de Saint Aubin de Canapeville, au doyenné de Vimoutiers, avec ce qu’il avait retiré des moines de Jumièges, tant en vassaux qu’en terres, bois et pâturages; et accorde au trésorier le patronage de l’église de Notre-Dame-de-Bellou.
= Cart Lexov. (?) cité par Noël DESHAYES, Mémoire pour servir dans FORMEVILLE, t.II, p.91

1773 – Archives SHL. 1F405 :
1773 : comptes sommaire rendus par dame Catherine ¬Françoise Buisson veuve de sieur Pierre Jean Maurice Bénard de¬ Ste Marguerite des Loges.

1785, 24 août
Copie par extrait du contrat de vente du fief de Belleau à Sainte-Marguerite-des-Loges par Guillaume-Jean-Charles-Cécire d’Hannaville à Etienne Réautey
= Arch. SHL. NE 10.

1819 – archives SHL. 1F456 :
1819 ? : dossier Leroy-Beaulieu.
– mémoire de dépenses
– bail d’un herbage, St Martin des Noyers
– bail ferme de Beaulieu : Ste Marguerite des Loges

Insinuations

Description de l’église par A.Pannier

Description de la cloche
L’an 1818 j’ai été fondue et bénite par les soins d Monsieur Delange, curé actuel de Courcy près Jort, et nommée Marie par Noble Dame Marie de Mauguerie, mère de Monseigneur de Marguerie, évêque d’Autun, comtesse de Valmont, assistée de Messire Léon A. de Rioult comte de Neuville, ancien député, gentilhomme de la Chambre du Roy.
M. Allaire, maire, Bénard trésorier.
Reçus fondeur

1er septembre 1501
Sentence du bailliage d’Orbec déclarant alternatif entre l’évêque et le chapitre, le patronage de l’église de Ste Marguerite-des-Loges.

Montres du bailliage d’Evreux 1469
Jean de Neufville, escuyer, seigneur d’un ¼ de fief des Loges se présenta en habillement d’archier.

Recherche de Montfaut
Jean le Rouyl des Loges
Guillaume de Neufville
Pierre du Mesnil

Recherche des nobles de l’élection de Lisieux 1540
Jacques de Neufville
Eustache du Rouil, seigneur du lieu et des Rotailles

Ban de 1272
Hamelotus de Logiae, miles ( ?)
Guillelmus d Logoiis , miles ( ?)

Recherche de 1666
Louis d’Escorches, seigneur de la Vallée Ste Croix
François et Pierre de Guyot, anciens nobles
Robert de Picot, seigneur de Belleau, fils Claude ancien noble
Guillaume de Vergeast, seigneur du Chastelleus (ou Chastelleur)condamné
Estienne Deshays seigneur du lieu, ennobli en 1596.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.

Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec ; 143 feux.

Patronage:
14e Episcopus lexoviensis
16 e
18e Capitulum lexoviense

Curés:
le Coq 1764
Bouté 1774
Benard 1784 -1787

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