LA VESPIERE




NOTES sur LA VESPIERE

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
La Vespière, Vesperia, Wasperia, Guespere, la Vespière.
La Vespière peut être considérée comme un faubourg d’Orbec, et dès le XVIIe siècle, beaucoup de magistrats du bailliage y avaient établi leur résidence.
L’église de la Vespière est supprimée ; mais elle est entretenue avec soin. C’est une simple nef en moellon avec chaînages de pierre de marne et corniche classique, qui doit dater seulement du dernier siècle. Six fenêtres cintrées, disposées symétriquement, l’éclairent. Le chevet est droit, sans ouvertures. Le portail consiste en une grande porte cintrée.
Au-dessus du pignon s’élance le petit clocher, d’une forme assez élégante, autrefois revêtu d’essente. La croix et le coq paraissent anciens. Rien à remarquer à l’intérieur. La voûte est en bois.
Le domaine seigneurial de la Vespière est attenant à l’église.
Une belle habitation moderne s’élève au milieu d’un parc frais et riant sillonné par de belles eaux. C’est la demeure de M. le comte du Merle, dont les ancêtres étaient seigneurs de la Vespière. La Vespière était un quart de fief de haubert, dans lequel était comprise la sergenterie noble de Chambroys.
Guillaume Fouquet en était seigneur en 1463 et 1469.
A la fin du même siècle, on le retrouve aux mains de la famille de Myée, d’où il passa par alliance dans la famille de Franqueville. Au XVIIe siècle, il appartint aux Le Michel, puis dans le XVIIIe aux du Merle.
Le patronage de l’église. appartenait au trésorier du chapitre de Lisieux ; cependant, au dernier siècle, il fut exercé par le chapitre et le seigneur laïque alternativement.
Dédiée à saint Ouen, l’église faisait partie du doyenné d’Orbec.
Il existe en outre, sur le territoire de la Vespière, un fief nommé Mervilly. C’est la propriété de M. le comte de Graveron. Des plantations d’arbres résineux entourent l’habitation, qui est moderne.
Le Bulletin monumental de 1863 contient une notice de M. de Toulmon sur l’ermitage, devenu plus tard prieuré de St-Christophe de Mervilly. Une partie de la chapelle subsiste encore.
Le titre le plus ancien, relatif à cet établissement religieux, est une charte de 1208, souscrite par Jehan de Thanney et Erembour, sa femme. En 1210, Jourdain du Hommet, évêque.de Lisieux, en disposa en faveur de la Maison-Dieu de Lisieux. Le domaine se composait alors de 40 acres de terre. En 1488, Mervilly fut érigé en prieuré. Il fut supprimé en 1790.
La paroisse de la Vespière compte 409 habitants. Au dernier siècle, elle n’en possédait que 300 (62 feux). Elle faisait partie de l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Description de l’église du 10 août 1863

Le château de Monsieur du Merle est une belle habitation moderne entouré d’un parc frais avec de belles eaux. Il y a une autre habitation seigneuriale plus loin au sud-est sur le bord de la plaine, entourée d’un bois et d’un parc d’arbres résineux,c’est Mervilly; elle appartient à Monsieur le Comte de Graveron

Recherche de Montfaut 1463
Guillaume Fouquet à la Vespière
Guillaume Fouquet, escuyer, seigneur de la Vespière, de la sergenterie de Chambroy et autres terres se présenta en habillement d’homme d’armes, accompagné d’un vougier, d’un coustillier, d’un page montés et armés suffisamment (Monstres du Bailliage d’Evreux 1469)

Le Fief du Prey marqué dans Cassini le Perrey était situé sur la Vespière. La plupart des terres du prieuré de Mervilly en dépendaient.

Constitution de rentes faite par Vénérable Personne Maistre Christophe Myée, prêtre, seigneur de Gyesprée, chanoine de Lisieux et curé de Bourgeauville, par contrat de mariage du 17 septembre 1480, entre sa sœur Damoiselle Guillemette Myée, fille de feu Girart Myée, en son vivant escuyer de Giesprey, devant épouser Noble Homme Jacques de Franqueville, escuyer, seigneur de Collandon.

Jacques de Franqueville étant décédé Jehan de Franqueville, fils du défunt, son fils aîné, fut actionné par Martin et Jacques de Franqueville le 30 juillet 1533 à Orbec pour être admis à la succession dudit feu Sieur de Collandon, et spécialement au partage du fief des Arpvillers, mêmes au fief de la Vespière, le Fay et autres. La sentence porte que les demandeurs seront admis en partage de ce qui est partable.

Louis le Michel, seigneur de Guittot, Desmons, de la Vespière … d’azur à la croix d’or cantonnée de 4 coquilles de même.

Recherche des fiefs de 1559 – Le tenant du ¼ de fief de la Vespière compris (?)la sergenterie de Chambroys.

Recherche de 1524 – La paroisse de la Vespière :
Jehan de la Joraye dit Saint Moris, seigneur du lieu, qui a baillé sa généalogie disant être issu de baron de Saint Cyr et la Jouye et de Fontaines en Crecy en pays de Guyenne, commandé en faire apparoir.

Recherche de 1666

Louis Lemichel, seigneur de Guittot R. au Conseil
Charlotte de la Mondière, veuve de Adrian le Portier
Gabriel le Portier, son fils aîné et ses frères, condamnés
Gaspard le Portier, seigneur des Essards, condamné.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE ORBEC.

Sous l’invocation de Saint Ouen

Curés :
Maistre Germain Le Comte, prêtre ,3 octobre 1580
Maistre Pierre Piperel, prêtre, 20 février 1737
Piperel 1764
Jouen 1768/1787

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