CROISSANVILLE – 14



NOTES sur CROISSANVILLE – 14

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Archives Calvados
Croissanville (Calvados; jusqu’en 2016)
Canton actuel : Mézidon-Canon
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14208
Histoire administrative : Croissanville reçoit des secteurs des communes de Cléville, Ouézy et Méry-Corbon par la loi du 21 mai 1860.
A partir du 1er janvier 2017, Croissanville forme avec Les Authieux-Papion, Coupesarte, Crèvecoeur-en-Auge, Grandchamp-le-Château, Lécaude, Magny-la-Campagne, Magny-le-Freule, Le Mesnil-Mauger, Mézidon-Canon, Monteille, Percy-en-Auge, Saint-Julien-le-Faucon et Vieux-Fumé, la commune nouvelle de Mézidon-Vallée-d’Auge (chef-lieu dans l’ancienne commune de Mézidon-Canon), par l’arrêté préfectoral du 8 septembre 2016.

Craiscenti Villa. Crescenti Villa,

Croissanville canton de Mézidon.
Grescentivilla,
Craiscentivilla, 1082 (cart. dé la Trinité);
Cressanvilla, 125o (magni rotuli, p. 174).
Cressanville, XIV° siècle (taxat. decim. dioc. Baioc.).

Cressenville, 1680 (chambre des comptes de Rouen, t. I, p. 337).
Par. de Notre-Dame, aujourd’hui Saint- Lubin;
patr. le seigneur.
Dioc. de Bayeux,
doy. de Vaucelles.
Génér. et élect. de Caen,
sergent. d’Argences.

– Fiefs de Bissières, de la Verge et de la Butte, arrière-fiefs de Croissanville, 1685 (aveux de la vic. de Caen).
– Le fief de Croissanville fut érigé en marquisat en 1691, avec réunion du Quesnay, Marigny, le Perreux ou Breteuil, au plein fief de Méry, de la seigneurie du fief de Bissières, de la seigneurie d’Argences et des six prébendes de la collégiale, en faveur de. Jacques de Bailleul, en considération de ce qu’il descendait de Jean et d’Édouard de Bailleul, rois d’Écosse (chambre des comptes de Rouen, t. I, p. 337).

Lieux-dits:
Bosq ( Le ) h. – Boulevadd (LE), h. – Clos-Carré (.Le), h. – [COUDRAY (LE), h. Coudrai, 1848 (Simon)] – Hamel (LE), f. – Mibebel, f. – Nouveau-Monde (LE), h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de, « Statistique routière de Caen à Evreux et à Pacy par Lisieux.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados.
DUPRE Philippe, Les industriels du Calvados et la vapeur 1749-1865 dans De l’hydraulique à la vapeur – XVIII-XIX e siècles.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1153.
GUILMETH Auguste, Notices sur diverses localités du département du Calvados.
LANGLOIS André et al., Mézidon-Canon et ses environs.
Titres du canonical de Croissanville.
Arch. du Calvados.
Voir :
Bellengreville
Annuaire Normand 1849 p.21 – 1865 p.538
Antiquaires de Normandie XII p.9. 70
Bulletin Monumental 1866 p.22

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Croissanville
Cressenvilla, ecclesia de Cressenvilla.
L’église de Croissanville doit appartenir au XVe siècle pour les parties anciennes, on tout au plus à la fin du XIVe.
Le choeur présente une abside à cinq pans : chaque pan est éclairé par une fenêtre à deux baies subtrilobées au sommet et surmontées d’une rose à cinq lobes. Quoique cette disposition se rencontre au XIVe siècle, je ne crois pas l’église antérieure au XVe : la corniche en biseau, l’appareil et quelques autres caractères me paraissent indiquer cette date.
Des reprises considérables ont été faites dans le mur latéral du sud; de ce côté se trouve la sacristie, dont le millésime (1756), gravé sur le linteau d’une porte, indique la date.
La façade occidentale a été reconstruite, de fond en comble, à une époque qui doit être assez rapprochée de nous. Les contreforts qui existent dans les murs latéraux de la nef me paraissent de la même époque que ceux du sanctuaire, quoiqu’une partie des murs ait été refaite. Du côté du nord, une porte, bouchée aujourd’hui, accédait sur la route.
La tour renferme deux cloches, dont voici les inscriptions:

L’AN 1826 IAI ÉTÉ NOMMÉE MARIE PAR M. JEAN BAPTISTE Fr
JUMELLES CURE DE ST DESIR
DE LISIEUX , CHANOINE ET VICAIRE GÉNÉRAL DE BAYEUX ET PAR
DAME LUCE ÉLISABETTE:
DE NEUVILLE EP. DE Mr ALEXANDRE FOUBERT DE PALLIERES PRÉSIDENT
DU TRIBUNAL DE COMERCE
ET ADMINISTRATEUR DES HOSPICES DE LISIEUX MM Frs LESUEUR MAIRE
CH VICTOR
LENOIR ADIOINT DE CE LIEU.


L’AN 1826 IAI ÉTÉ NOMMÉE ISABELLE PAR M EUSTACHE DE CREQUI
ANCIEN ABBÉ DE ST MAUR CHANOINE
ET VICAIRE GÉNÉRAL DE BAYEUX ET PAR MADAME LA COMTESSE
DE VANEMBRAS MARIE ISABELLE NÉE DE
CHEUX DE BONNEVILLE EP. DE FEU M DE VANEMBRAS ANCIEN OFFICIER
AU RÉGIMENT D’AUVERGNE, CHEVALIER
DE ST LOUIS, BENITE PAR M PIERRE BRARD CHANOINE RÉGULiER
DE L’ORDRE DE PRÉMONTRÉ CURÉ DE
CROISSANVILLE MM Frs LESUEUR MAIRE ET CH VICTOR ADIOINT DU
DI LIEU.
F. BAILLY FONDEUR A CAEN.

Il n’y a rien à citer à l’intérieur de l’église; des boiseries du temps de Louis XV tapissent les murs du choeur.

Voie romaine.
— La voie romaine que j’ai signalée à Frenouville et à Moult se retrouve, vraisemblablement, dans l’ancien chemin de Caen à Paris qui passe au milieu du bourg de Croissanville et entre l’église et la filature. Ce chemin conserve ses caractères et se prolonge au sud de la route actuelle jusqu’à ma terre de Montfreule, où la route impériale reprend l’ancien tracé avant de passer le pont de Dives. Cette partie de l’ancien chemin que la route moderne n’a pas suivie, j’ignore pour quelle cause, est encore assez intéressante à examiner. On a trouvé, tout près de Croissanville, en réparant le même chemin, des monnaies romaines qui ont été recueillies par M. le docteur Pépin.

Collégiale.
— Le pape Clément VI érigea un collège de six chanoines dans l’église de Croissanville : la bulle est datée du 28 février 1352. La fondation de cette collégiale avait été faite par Jean de Pont-Audemer, seigneur de Croissanville et d’Avenay. L’évêque de Bayeux ratifia ces donations eu 1355. Les revenus de la maison se divisaient en sept prébendes
et demie: le trésorier avait deux prébendes, le chantre une prébende et demie, et les quatre autres chanoines chacun une prébende. On assignait une portion congrue à chacun des vicaires perpétuels, chargés des fonctions curiales de Croissanville et d’Avenay.
La présentation à tous ces bénéfices appartenait au fondateur.

Château.
— Le Château de Croissanville existait au nord de la route impériale de Caen à Paris, à l’extrémité d’une avenue qui accédait à la route; il a été démoli depuis quelques années. Heureusement M. le docteur Pépin en avait fait une esquisse. Comme on le voir, l’ensemble de cette construction devait appartenir au XVIIe siècle.
J’ignore comment la seigneurie de Croissanville et les droits de présentation aux prébendes de la collégiale passèrent de la famille de Pont-Audemer à celle de Bailleul; mais il résulte des aveux rendus au roi, et que M. de Beaurepaire,
archiviste de la Seine-Inférieure, a bien voulu me communiquer, qu’en 1610 Yves de Bailleul possédait la seigneurie et tous les droits qui y étaient attachés. Les archives de Rouen renferment un autre aveu de 1659, rendu par Jacques de Bailleul; enfin on voit, par un autre aveu du 28 juin 1691, que ce fief avait été érigé en marquisat: il se composait des fiefs du Quesnay, Glatigny, le Perreux dit Breteuil, du plein-fief de haubert et seigneurie de Méry, du fief de Bissières, du fief et branche de la sergenterie d’Argences pour le haut de la butte.
Il y avait fourche patibulaire à Croissanville; on y tenait des foires la veille St-Jean-Baptiste, les jours St-Landry et St-Eutrope, et marché le vendredi de chaque semaine.
(Voici le passage des lettres du roi qui autorisent la famille Bailleul à établir les deux dernières foires :
Nous avons de notre mesme grace et authorité que dessus a erigé et estably, erigeons et establissons deux foires par chacun an outre celles qui y sont de présent pour estre icelles tenues audit Cressanville : l’une le dernier avril, jour des. Eutrope, et la deuxième le dixième jour de juin, jour de S. Landry, ausquels jours nous voulons que tous marchands puissent aller, venir et séjourner, débiter et eschanger toutes sortes de marchandises licittes et permises sous les privilieges franchises exemptions des autres foires de lad. province, permettant audit sieur de Bailleul de faire bastir halles bans et eschoppes pour la seureté et commodité des marchands et de leurs marchandises et de percevoir les droits pour ce deubs suivant les us et coutumes, pourveu toutes fois qu’à quatre lieues a la ronde il ny ayt ausd. jours autres foires ausquelles ces présentes puissent préjudicier et qu’elles n’escheent aux jours de dimanche et festes solennelles, auquel cas elles seront remises au lendemain, sans pouvoir prétendre aucune exemption préjudiciable à nos droits.)

D’après les recherches de M. de Beaurepaîre, archiviste de la Seine-Inférieure, auquel j’adresse mes remerciements pour l’obligeance avec laquelle il m’a communiqué ses notes, le Mémorial de la Chambre des Comptes f°10 v°), renferme les lettres d’union de plusieurs fiefs et érection d’iceux en marquisat sous le nom de marquisat de Cressauville, obtenues par Jacques de Bailleul.
Nous croyons devoir donner un extrait de ces lettres:
Nous avons mis en considération ceux que l’illustre et ancienne famille de Bailleul en nostre province de Normandie descendue de Jean et Edouard de Bailleul roys d’Escosse a rendus à nos prédécesseurs soit par leurs personnes soit dans nos armees en plusieurs occasions considerables entre autres par Anguerand de Bailleul admirai de France soubs le roy Philippes, par Louis de Bailleul, chevalier sr de Beauvais. tué à la bataille de Coutras, envelopé de l’enseigne des gens d’armes qu’il portoit, qui laissa deux fils l’un nommé Jacques et l’autre Robert de Bailleul, duquel Jacques est sortie Françoise de Bailleul sa fille et héritiere qui espousa le sieur de Souvray, chevalier de nos ordres, premier gentilhomme de la Chambre et gouverneur du feu roy notre père d’heureuse mémoire; et Robert de Bailleul, capitaine du fort Se Catherine à Rouen, auroit esté tué en combatant pour nostre service au siege de ladicte ville, et Ives de Bailleul son fils nous continua ses services en qualité de mareschal des logis des gens d’armes de notre compagnie et des gentilshommes de nostre chambre et a laissé son fils François de Bailleul eslevé page de nostre grande escurye aussi chevalier dans le service de la mesme compagnie où il a servy volontaire un fort long temps auquel a succedé Jacques de Bailleul chevalier, seigneur de Cressanville, le Quesnay, Glatigny, Coquainvillers, Perreux et autres lieux qui a l’exemple de ses ancêtres a servi plusieurs années en Flandre, pendant diverses campagnes soubs les maréchaux de la Ferté et d’Aumont ayant mesme été choisy en l’année 1674 par la noblesse de la vicomté de Caen en exécution de nos ordres pour capitaine et commander ladicte noblesse pour s’opposer et empescher les descentes’que les ennemis de cet Estat avoient dessein de faire et pour la conservation de la coste et des places de la province de Normandie et Jean François de Bailleul son cadet servant dans la premiere compagnie de nos mousquetaires fut blessé à Marsal dont il seroit decédé et depuis le fils aisné dudit Jacques de Bailleul etant page de nostre grande escurye fut au siege de Condé et apres a servy aux sieges de Valenciennes et Cambray et ensuite en Allemagne en qualité de lieutenant et ayde major dans le régiment de Picardie et la paix estant faicte auroit servi par nos ordres la campagne derniere en notre armee navalle sur le vaisseau de Colombon, escadre du sieur de Tourville et sert encore en qualité de volontaire à Toulon sur le vaisseau d’Arcanciel ce que joint aux longs et importants services que les predecesseurs desd. de Bailleul ont rendus à cet Estat pendant plusieurs mouvements soubs les roys Henry trois et Henry quatre notamment le sieur de Vignes son bisayenl maternel capitaine du chasteau Trompette de nostre ville de Bordeaux en laquelle qualité il auroit receu plusieurs ordres du feu roy Henry le Grand nostre ayeul qu’il auroit executtez avec une fidelité inviolable imitant en cela les grands personnages sortis des maisons d’Harcourt d’Alegre et de Souvray avec lesquelles celle de Bailleul a faict de grandes et estroites alliances et ledit Jacques de Bailleul seigneur de Cressanville de Vignes et autres lieux s’estant rendu digne fils et successeur de leur vertu. Voulant reconnoistre en sa personne ses services et ceux de ses predecesseurs et laisser a la postérité des marques de la satisfaction que nous en avons, nous avons estimé ne le pouvoir faire plus avantageusement qu’en luy accordan l’erection en marquisat de sa terre et seigneurie de Cressanville à laquelle sont unis les fiefs du Quesnay et de Glatiguy et est attaché le droit de présenter a la dignité de chantres à 6 chanoines de l’église collegialle et à la cure paroissialle dudit lieu, le droit de foire et marché; consistant en outre ladicte terre et seigneurie en bois plants pacages bruieres marais moulins, garennes rentes seigneuriales le tout dus aux paroisses de Cressanville Cleville et autres circonvoisines, à laquelle terre et seigneurie sont d’ailleurs unis lesdits fiefs et seigneuries du Quesnay, Glatigny et Coquinvilliers composant un plain fief de haubert et de chevalier, un quart de fief de haubert nomme le fief Perreux et encore le fief et seigneurie de Mery dont rellevent fiefs et arriere fiers situés dans les paroisses dudit Méry et de Canon appartenances et despendances d’iceux le tout rellevant de nous à cause de notre vicomté de Caen : toutes lesquelles terres et fiefs composent un revenu considérable capable de supporter le titre et dignité de marquisat. A ces causes et autres considérations à ce nous mouvants de notre grâce spécialle plaine puissance et authorité royalle nous avons joinct uny et incorporé, joignons, unissons et incorporons par ces présentes signées de notre main lesdits fiefs et seigneuries du Qnesnay Glatigny.

Bataille de Croissanville.
— M. Pépin a observé à Croissanville, dans les propriétés de Mme Lemière, des mouvements de terrain qu’il est porté à regarder comme des traces des campements qui purent avoir lieu à l’occasion de la bataille de Croissanville en 945; j’ignore si cette opinion est fondée.
Quant à la bataille, on sait à quelle occasion elle s’engagea.
Louis d’Outremer, roi de France, s’était emparé du jeune duc Richard Ier, troisième duc de Normandie, qui avait succédé à son père, à peine âgé de dix ans, et l’avait emmené à Laon : on se rappelle comment Osmond, gouverneur du jeune prince, parvint à l’enlever après l’avoir caché dans une botte de foin, pris en croupe et conduit en toute hâte à Concy, puis à Senlis. Le roi de France, irrité d’avoir perdu son prisonnier, envahit la Normandie avec une nombreuse armée.
Hugues, comte de Paris, auquel Louis d’Outremer avait promis une grande partie de cette province, envahit en même temps la Basse-Normandie et assiégea Exmes. Tout paraissait perdu lorsque le roi de France, qui n’avait pas trouvé de résistance, se repentit d’avoir promis une part si belle au comte Hugues et l’engagea à se retirer. Hugues, mécontent, rentra en France. En même temps Herold, roi de Danemarack, qui habitait le Cotentin depuis que son fils s’était emparé de ses États, informé de l’état des choses, vint débarquer avec une armée près des salines de Corbon; il fut rejoint par un grand nombre de Normands et fit sa jonction avec eux près de Croissanville. Ce fut là qu’un engagement eut lieu entre les Normands et l’armée française.
Le roi de France était campé, à ce que l’on croit, au village. de Corbon. Hérold l’envoya sommer de restituer la Normandie au jeune Richard. Louis demanda une entrevue pour traiter cette affaire; et, pendant que les deux rois étaient à conférer dans une tente , un chevalier cotentinois reconnut, au milieu des Français, Herluin, comte de Montreuil, au rétablissement duquel il avait contribué sous Guillaume-Longue-Épée. Ce chevalier lui reprocha son ingratitude de prendre parti contre le fils de son bienfaiteur. Au même moment, un cavalier danois fendit la tête de Herluin d’un coup de hache. Cette action barbare devint le signal du combat. On courut aux armes, et c’est alors que commença une affreuse mêlée. Le roi Louis, échappant aux mains du roi Hérold par la fuite rapide de son cheval, tomba au pouvoir d’un chevalier. Il fit à celui-ci toutes sortes de promesses pour n’être pas livré à son ennemi; le chevalier, cédant aux larmes du roi, le conduisit en secret et le cacha dans une certaine île de la Seine.
Bernard-le-Danois, gouverneur de Rouen et régent pour le jeune duc, en fut informé par des rapports, envoya aussitôt des satellites, et fit jeter le chevalier dans les fers. Forcé par le besoin, de pourvoir à sa sûreté, le chevalier découvrit enfin malgré lui la retraite de celui qu’il voulait sauver, pour en recevoir une récompense. Le roi fut donc enlevé de cette île, conduit à Rouen par l’ordre de Bernard, et retenu sous une rude surveillance (Voir le récit très-détaillé de ces faits dans Guillaume de Jumiéges, liv. IV, ch IIIi, IV, V, VI et suiv. — On en trouve un récit plus détaillé encore dans le Roman de Rou , de Robert Wace, t. Ier , p. 188 de l’édition de M. F. Pluquet.)

Louis IV ne recouvra sa liberté qu’après avoir donné son fils en otage et confirmé les droits de Richard à la souveraineté de la Normandie et à la suzeraineté de la Bretagne. Il fut, de plus, obligé de céder la ville et le comté de Laon au comte Hugues.
J’ai annoncé, il y a longtemps, mon projet de faire ériger à Croissanville une borne monumentale avec une inscription pour rappeler le fait historique dont je viens de parler. Ce projet n’a pas encore été exécuté, mais il n’est pas abandonné et je compte toujours le réaliser.

– Traces de retranchements dans l’ancienne propriété Lermière. Le Camp romain» indiqué sur la carte de l’Etat-major, à 2 kil. 500 au Sud de l’église, se confond sans doute avec celui décrit par de Caumont dans la Bruyère d’Ouézy.
– Découverte de médailles romaines à Croissanville (Bulletin Monumental 1863 p.313)

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL.
17. — Le 6 sept. 1695, Me Jacques Gervais, pbfë, l’un des chanoines prébendes de l’église collégiale de Ste Marie de « Cressanville  » diocèse de Bayeux, nommé par MrR Richard-Tenneguy Le Prévost, chevr, marquis de « St-Julian » et autres lieux à la cure de « St-Julian de Foucon » (S-Julien-le-Faucon), vacante par la mort de Me Georges Lecomte, dernier titulaire, prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Robert Hurel, pbfë, curé de St-Crespin; MR Etienne Le Camus, pbrë, curé de Grandchamp; Mrs Pierre Hébert, Escr, de lad. pair, de St-Crespin.

340. — Le 3 décembre 1699, Me Jacques Aubin, pbrë, curé de St-Pardoul de la Brevière, donne sa procuration pour résigner sa cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en laveur de Me Théodore Renoult, pbfê, chanoine, chantre de l’église collégiale de « Cressenville », (Croissanville), diocèse de Bayeux.
Le 15 mai 1700, M. Audran, vic. gl. , donne aud. sr Renoult la collalion dud. bénéfice auquel il a été nommé par les religieux de St-Martin de Séez par suite de la désertion dud. sr Aubin.
Le 17 mai 1700, le sr Renoult prend possession de la cure de la Brevière, en présence de Me Emond Daguin, pbfë, curé de la Boissière et doyen du Mesnil-Mauger; Me François Buisson, pbrë, vicaire de la Brevière, et autres témoins.

357. — Le 25 juillet 1695, la nomination à la cure de « St-Julian de Foucon » (St-Julien-le-Faucon), appartenant au seigr du lieu, Mesre Richard-Tanneguy Le Prévost, chevr, marquis de St-Julien, seigr de Grandchamp, du Mesnil-Simon, du Louvet, capitaine d’une compagnie de chevau-légers, étant de présent en son château de Grandchamp, nomme à lad. cure de St-Julien, vacante par la mort de Me Georges Lecomte, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Jacques Gervais, pbfê, chanoine de l’église collégiale de Cressenville au diocèse de Bayeux.
Le 5 sept. 1695, le seigr évêque donne aud. sr Gervais la collation dud. bénéfice.

Jean Cécire, Escr, seigr de Cressenville.

151. — Le 31 août 1711, Jacques Vallée, sr deBeauchamp, conser du roy et son lieutenant en la vicomte de Moyaux, constitue 150 livres de rente en faveur de son frère, Me Michel Vallée, acolyte, chanoine en l’église collégiale de Croissanville, représenté par Me Pierre Levavasseur, pbfë, curé de Fontaine- la-Louvet, afin que led. acolyte puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Yves Du Lys, conser duroy et président en l’élection de Lx, demeurant en lad. ville.

249. — Le 26 janv. 1779, dispense de bans pour le mariage entre Mesre François-Marc-Antoine de Malortie, Escr, fils mineur de Mesre Jacques et de noble dame Marie-Magdeleine de Cécire de Cressenville, d’une part, et noble demlle Agathe-Anne-Fortunée de Bellemare, fille mineure de feu Mesre Louis-Antoine-Pascal de Bellemare, seig. de la Motte, et de noble dame Charlotte-Marie-Louise Le Painteur, tous deux de la pair, de Noards.

Département du Calvados – Inventaire Sommaire Des Archives Départementales Antérieures à 1790.
– Le 1er juillet 1658. Baptême par Antoine Le Bas, chanoine de l’église collégiale de N.-D. de Croissanville, Thibault, fils naturel de Claude de Bonnet écuyer, sr. de Coupigny.
– Le 18 février 1674, certificat que la pièce de terre en labour située au milieu de la bruyère de la paroisse, appartenant à la veuve et aux enfants de Thomas du Bourget, écs. de La Saunerie, demeurant à Croissanville, n’est pas sujette au droit des francs-fiefs et nouveaux acquêts, mais dépend de la sieurie de Barou appartenant à Claude de Bonnet, écs. de Coupigny.
– Mme de Ste-Marie, marquise de Croissanville, de la paroisse de Cléville.
Noble dame Gabrielle-Margueritte de Ste-Marie, épouse de Messire François de Bailleul, chevalier, marquis de Croissanville.
– 1644 – 1674 Sr – Cabourg, chanoine de Croissanville.
– 1651 – 1670 Charles Le Cornu, chanoine de la collégiale de Croissanville.
– 1673 – 1680 Jacques du Quesney, chanoine de Croissanville.
– 1681 – 1690 Suzanne Erard Le Gris, femme du marquis de Croissanville.
– 1723, 5 nov., inh. dans l’église de Croissanville. de François de Bailleul, marquis de Croissanville.
– 1737, 11 juin, inh., dans l’église de Croissanville, de Gabrielle-Marguerite de Sainte- Marie dame de Croissanville, âgée de 87 ans.
– 1747 Marie-Françoise de Beaulieu, marquise de Croissanville.
– 1749 – 1759 Maitre François Manpas, chanoine de Croissanville.
– 1770 – 1780 Blanvillain, curé de Croissanville – de Bellée et Maupas, chanoines de Croissanville.
– Le 12 octobre 1750, mariage de François-Toussaint de Bailleul, marquis de Croissanville, seigneur et patron
de Vicques et autres lieux, fils de feu François et de feu Françoise-Elisabeth de Bailleul, marquise de Croissanville, de la paroisse de St-Julien de Caen, et Marie-Thérèse Subtil, fille de Michel-Alphonse Subtil, chevalier, seigneur et patron de Bellengreville, Francqueville, etc., et de Marie-Anne Desanière, de la paroisse de Bellengreville, en présence des père et mère de l’épouse, de Jacques-François Subtil, chevalier de Bellengreville, lieutenant au régiment de Bourgogne, son frère, etc.
– 1771, 27 mars, inh. du curé Nicolas Cadet, ancien chanoine de Croissanville, 60 ans.

Nobiliaire Universel, ou Recueil Général Des Généalogies Historiques Des Maisons Nobles De France – M. de Saint- Allais.
– BAILLEUL, chevalier, seigneur de Bellengreville, Cressenville, des Ventes, etc.., élection d’Argentan, maintenu le 30 avril 1666 : parti d’hermine et de gueules.
– BERANGER, écuyer, sieur du Grandmesnil, Fontaines, les Bessets , Cressenville; etc., élection d’Argentan, maintenu le premier mars 1668 : de gueules, à deux aigles au vol abaissé d’argent, becquées et membrées d’azur; celle à senestre, la tête contournée.

Histoire de Lisieux – M. Louis Du Bois.
An 945. Pendant la minorité de notre duc Richard-sans-Peur, retenu par le roi Louis d’Outremer qui voulait se ressaisir de la Normandie, les Danois, sous la conduite de leur monarque Harald à la Dent Noire, livrent bataille près de Croissanville aux Français qui furent battus.
Louis eut beaucoup de peine à regagner ses états; et bientôt après le jeune Richard lui fut enlevé.
On a cru trouver des rapprochemens entre cette bataille et le nom de la commune de Valméré (Vallis moeroris) qui est voisine de Croissanville.

CROISSANVILLE. Cette commune, qui tire son nom d’une croix remarquable qui se trouvait dans un hameau indiqué encore par Cassini, est située sur le Laison : rivière que Wace appèle Lison (ce qui doit être son nom véritable), et que Cassini a eu tort de désigner d’abord sous celui de l’Oison, tandis que, plus bas, il est bien orthographié Laison. C’est en partie sur cette commune, celle de Valmerei et quelques autres du voisinage, que manœuvrèrent les armées qui en vinrent aux mains à la bataille du Val-ès-Dunes ou Val-des-Dunes, en 1047.

La Normandie monumentale et pittoresque.
En 947, nous trouvons pourtant, après la bataille de Croissanville, le roi Louis IV dit d’Outremer, roi de France, prisonnier de Richard 1er, duc de Normandie, qui, s’étant échappé des mains de ses gardes, se réfugia dans la forêt de Touques, où il fut arrêté par un cavalier rouennais (Dumoulin, p. 69.).

Camps, enceintes, mottes et fortifications antiques du Calvados, par M. le Dr Doranlo – Grappa.
CROISSANVILLE. – Traces de retranchements dans l’ancienne propriété Lemière. Le «Camp romain» indiqué sur la carte de l’ Etat-major, à 2 kil. 500 au Sud de l’église, se confond sans doute avec celui décrit par de Caumont dan la Bruyère d’Ouézy.
Nous sommes encore moins renseignés en ce qui concerne les enceintes peu connues et insuffisamment décrites du Pin, de Saint-Germain-de-Montgmomery, de Croissanville (Retranchement signalé par De Caumon dans l’ancienne propriété Lemière).

Nobiliaire de Normandie, Volume 1 – Gabriel O’Gilvy.
– Thomas Bellenger, Ecuyer, Sieur de Cressenville, El. du Pont-l’Evêque.

Mémoires pour servir à l’état historique et géographique du diocèse de Bayeux – Michel Béziers , Gaston Le Hardy
Croissanville (Saint- Lubin de). Sergenterie d’Argences, élection de Caen, notariat de Méry-Corbon, 40 feux, 120 communiants.
Cette paroisse est arrosée par la petite rivière de Laizon qui partage le diocèse de Bayeux de celui de Séez. C’est la grande route de Caen à Lisieux. L’église est proche de ce chemin et de la rivière, qui passe à 12 ou 15 pieds du gable du chœur. Il y a dans cette église une collégiale qui fut fondée par Jean de Ponteaudemer, chevalier, seigneur du Quesnay, et érigée le 19 mai 1354 par Guillaume, évêque de Séez, commissaire délégué du Saint-Siège. II y avait 1 trésorier, 1 chantre, 4 chanoines, 2 chapelains, 1 clerc ou sacristain, et 1 vicaire perpétuel pour desservir la paroisse. Ils étaient obligés à l’office canonial. Ils sont réduits aujourd’hui à 3, qui perçoivent les revenus. Le seigneur de Croissanville nomme à la cure ou vicairie perpétuelle, et aux canonicats. Le curé jouit des dimes de sa paroisse en intégrité; elles lui ont été cédées par le chapitre pour et au lieu de la pension congrue. Cette collégiale, sous l’invocation de la Sainte-Vierge, n’a point d’autre église que celle de la paroisse. Il y au bas du chœur, une petite tour où est la cloche du chapitre, et au bout de la nef une autre tour en flèche pour mettre les cloches de la paroisse. Voici les noms de quelques-uns des trésoriers de Croissanville, et le temps qu’ils ont possédé cette dignité :
Jean Quesnel, prêtre, se démit de la trésorerie en 1470.
Jacques de Pelvey, docteur ès-droits, en fut pourvu le 9 novembre 1470.
Robert Hamel, prêtre, en fut pourvu le 29 août 1479, à la place du précédent.
Guillaume de Perrières, docteur ès-droits, reçut le 25 février 1501 des provisions pour la trésorerie de Croissanville, sur la nomination de Vénérable Homme Georges d’Amboise, cardinal légat a latere.
Jacques d’Harcourt, baron de la Motte-Cesny, prêtre. Protonotaire du Saint-Siège, abbé de Belle-Étoile, était aussi trésorier et chanoine de Croissanville, suivant un acte de 1536.
Le territoire de Croissanville, qui a environ un quart de lieue de longueur sur un demi-quart au plus de largeur, est limitrophe des paroisses de Cléville et de Méry. Il n’a point d’autres hameaux que celui du Coudray, composé de 5 chaumières et autant de familles. Ce hameau est sur le bord de la bruyère de 100 acres de terre, qui appartient au seigneur de Croissanville, et est attenante à celle d’Airan sur le grand chemin. La seigneurie est un fief d’hautber, qui était anciennement titré de marquisat, et en porte encore le nom, quoiqu’il n’ait pas été, dit-on, réhabilité. Marguerite d’Harcourt, dame de Croissanville, dernière fille de Jacques, seigneur de Franquerille et de Madeleine d’Assé, porta cette terre à son mari Yves de Bailleul, seigneur d’AnvilIe, maréchal des logis de la compagnie des gendarmes du roi, avec lequel elle vivait en 1575. De ce mariage naquit François de Bailleul, seigneur de Croissanville, qui épousa Léonor de la Morissière, fille de François, seigneur de Viques et de Jeanne de Quesnel dame d’Avoise; d’eux est descendu par degré messire François-Toussaint Amable de Bailleul, seigneur et patron de Croissanville et de Viques, qui a des enfants de dame N. Subtil de Bellengreville, son épouse. Croissanville est célèbre par l’entrevue que Richard Ier, duc de Normandie, y eut avec Louis d’Outremer, roi de France en 944, et où ce dernier perdit la liberté dans le désordre que causa la mort de Helloin, comte de Montreuil, tué d’un coup de hache par un Danois. Elle est à 5 lieues de Caen.

Archives de la France monastique – Abbaye St. Martin.
Notre-Dame de Croissanville, de Cressanvilla fondée en 1352 avec six chanoines.
1. Cant. Mézidon, arr. Lisieux, Calvados. — Procès-verbal dressé en la collégiale de Croissanville le 6 décembre 1790, publié par Bréard, dans Bul. soc. antiq. Normandie. — La collégiale de Croissanville et ses chanoines, par G. Lesage. Caen, 1908, in-8; ext. Bul. soc. antiq. Normandie.

Histoire du diocèse de Bayeux – Laffetay, Camille Jacques.
On lit dans Hermant qu’en 1352, sous l’épiscopat de Pierre de Vilaines, l’église paroissiale de Cressenville ou Croissanville, située dans le doyenné de Vaucelles, fut érigée en collégiale par le pape Clément VI, à la prière de Jean de Pont-Audemer, seigneur de Cressenville et d’Avenay. La fondation était faite pour six chanoines, qui devaient chanter tous les jours l’office canonial. Il y avait parmi eux deux dignitaires , un trésorier et un chantre. Les chanoines étaient autorisés à porter l’aumusse grise, comme ceux du chapitre de Bayeux. La cure d’Avenay leur fut dévolue. Ils y faisaient remplir les fonctions curiales, ainsi qu’à celle de Croissanville par un vicaire perpétuel. Leur établissement existait encore en 1789.
Nous avons dit que chacune des deux officialités embrassait dans son ressort un certain nombre de doyennés. Les doyennés se divisaient en paroisses. Plusieurs de ces circonscriptions comprenaient en outre des chapelles, des abbayes, des prieurés et d’autres établissements religieux.

GOY Robert, « Essai pour un complément à la Statistique monumentale concernant la commune de Croissanville ».
Famille de Pontaudemer (« Le dernier de ce nom à Croissanville fût très probablement Robert de Pontaudemer qui refusa de se soumettre aux Anglais et se vit retirer en 1418 par le roi Henri V son manoir du Quesnay et Glatigny »), Généalogie de la famille de Bailleul. dont François de Bailleul « es levé page de nostre grande escurie auquel succéda Jacques de Bailleul, chevalier, sieur de Cressenville(Croissanville), le Quesnay, Glatigny, Coquainvilliers, Perreux et autres lieux qui a servi plusieurs années en Flandre, choisi en 1674 par la noblesse de la vicomté de Caen pour capitaine et commander ladite noblesse pour s’opposer et empescher les descentes que les ennemis de cet Estat avaient dessein de faire ». Vue de l’ancien château de Croissanville. Collégiale.

Mémoires – Société des antiquaires de Normandie.
Collégiale de Croissanville.
Cette fondation n’est que du milieu du XIV° siècle, et fut l’œuvre de Jean de Pont-Audemer seigneur dudit lieu de Croissanville et de plusieurs autres localités, en Normandie et ailleurs.
Il en conçut le projet, proposa d’en faire tous les frais , et obtint bulle d »autorisation conforme, du pape Clément VI à la date de l’an 1352.
l’installation eut lieu en 1354 – (V. Harmant, Hist. du Dîoc. de Bayeux, p. 282 , etc ).
La fondation, telle que l’explique la bulle susdite , ne fut proprement qu’une sorte de transformation de l’église paroissiale, au service de laquelle furent attaches six chanoines , associés aux fonctions curiales , etc. ( V. Id, , ibid. , loc. cit. )
Leurs revenus provenaient des dixmes des paroisses de Croissanville et Avenay, et de quelques portions de terres et rentes censives , aumônées, celles-ci partie en grains, et autre partie en redevances de deniers.
Cette dotation, peu considérable à son origine, avait subi plus tard une diminution, qui , au bout d’environ trois siècles, força de réduire le nombre des chanoines de six à trois, alors encore assez faiblement rétribués. (V. note du Trésor. Maupas, ap. Lamare, Man. de Font., etc. loc. propr.)
Il s’est conservé dans le pays plusieurs plaisanteries populaires sur cette pauvreté des chanoines de Croissanville, et leurs prétentions aux talents pour la musique d’église, entre autres ce dicton attribué au roi Henri IV traversant la contrée :  » Qu’il n’avait jamais entendu des chanoines si mal rentes chanter si haut.  »

Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement – La Rue, Gervais de, 1751.
– Robert le Berger, fonda un obit à St.-Pierre en l’année 1512, et comme il fut le dernier mâle de cette famille , sa succession passa par héritage dans celle des Ponteau-de-mer, seigneur de Croissanville.
– Rue Saint-Jean. Les tabellions de Caen, citent comme situés dans cette rue, les hôtels d’André du Ponteaudemer , seigneur de Croissanville .

DIVERS.
Mémoire pour les XI municipalités de Méry, Croissanville, Bissières, Magny- le-Freule, Canteloup, Héritot, St-Ouen-le-Mesnil-Oger, Rupierre, St-Pierre-du-Jonquet, Cléville, assemblées en l’église de Méry le 31 octobre 1790 – A ce qu’il plaise à l’Assemblée nationale les distraire du district de Pont- L’Evêque, et les annexer au district de Caen, les distraire également du district de Crève-Coeur, et leur accorder un canton dont le chef-lieu soit l’église et bourg de Méry , Caen, In-4, 5 p.
= B.M. Pont-Audemer.

An IV, 21 messidor (1796, 7 août) – Crévecoeur
Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Crévecoeur :
Croissanville : Charpentier meunier, 2 tournants
(A.D. Calvados – L Administration IV Police 41)

3 – Archives ShL:

1F865 : 1835 : Croissanville : circonscription vicieuse. plan du secteur.

3 septembre 1360 mourut Pierre de Vilaine évêque de Bayeux où il prit possession le jour de Pâques 1351.
En 1355 il ratifia la fondation de l’église paroissiale de Croissanville près Caen, en église collégiale, ce qui avait été accordé par Clément VI à Jean de Pont Audemer, seigneur de cette paroisse et d’Avenay. La fondation était pour 6 chanoines, dont deux étaient dignitaires, savoir : un trésorier et un chantre.

Carnets de Charles VASSEUR.
Carnets de Charles Vasseur : “Paroisses Hors Evêché de Lisieux »
Election de Caen, sergenterie d’Argences – 48 feux
Bailleul, seigneur de Croissanville vers 1770
« Analyses et transcriptions … » 1er fascicule
p. 62 – 1670, 30 mai – Aveu au Roy, par Pierre de Cauvigny, sieur de Bernières et du Breuil, d’un demi fief de haubert relevant de la vicomté de Falaise, lui appartenant par acquisition de Philippe de Bonenfant, écuyer, sieur de Magny-le-Freusle, assis en ladite paroisse, et s’étendant sur Quattrepuits, Croissanville, Cesny aux Vignes, Percy et environs, domaine fieffé et non fieffé (240 acres) et 400 acres de prés, marais submergés, etc.

L’an 947 sous Richard Ier, l’armée du Roy de Danemark allié des Normands, campée à Croissanville et le Roi de France Louis près de Corbon sur le Dive; Aigrold le Danois le somme se rendre le duché de Normandie.

Revue Le pays d’Auge.
Essai pour un complément à la Statistique monumentale concernant Croissanville-1980-avril-mai-Arch. manoirs, châteaux.

Fonds A.Goupil.

127 1953 Fête Croissanville – Ste-Marie-aux-Anglais – Cheffreville-Tonnencourt 2398-2416-2398-2416.
334 ? Accident auto Croissanville – Fête Croissanville.
532 1951 Noce d’or Croissanville.

Archives Nédélec – Communes.
com.19.9. 1 Croissanville Manoir des Etangs
com.19.9. 2 Croissanville Collégiale
com.19.9. 3 Croissanville Château de la Chapelle
com.19.9. 4 Croissanville Vie de la commune
com.19.9. 5 Croissanville Notes historiques

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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