GERROTS



NOTES sur GERROTS

Gerrots, canton de Cambremer, réuni pour le culte à Saint-Aubin-de-Lébizay.
Guerost, 1320 (rôles de la vicomté d’Auge).-
Guyros, XIV° s°;
Gurros, XVI° s°(pouillé de Lisieux, p. 68).
Géros, 1703 (d’Anville, dioc. de Lisieux).
Gerros, XVIII° s° (Cassini).

Par. de Saint-Martin,
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beuvron.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Évêque,
sergent. de Beuvron.

Plein fief de haubert relevant de la baronnie de Beaufour et Beuvron.

Lieux-dits de: GERROTS.
Couronne (LA), carref. – Lieu-Gonnel (Le), f. – LIEU-MARTIN (Le), h – Mont-de-Joye (LE), h. – ROUTE (LA), q. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 130.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 525.

Jacques HENRY, Sous la ramure des pommiers en fleurs. 1983, p. 64.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Gerrots, Guyroz, Guirros, Gerros.
L’église de Gerrots se trouve dans la vallée, au pied de l’éminence sur laquelle est construite celle de St.-Aubin; elle se compose d’une nef et d’un choeur rectangulaires. Le choeur est en retrait sur la nef.
Les parties les plus caractérisées et les plus anciennes sont le chevet et le mur septentrional du choeur ; le chevet conserve trois contreforts et trois fenêtres étroites, cintrées, disposées en triangle, deux à la hauteur des fenêtres ordinaires et une à la partie supérieure du gable, disposition que j’ai trouvée quelquefois dans les églises non voûtées (On comprend que, dans les églises dont la charpente était dissimulée par des lambris en bois qui s’élevaient bien plus haut que les voûtes en pierre sous le toit, des fenêtres pouvaient être placées presqu’au sommet du triangle formé par le gable).
Des fenêtres de même forme existent dans le mur latéral du nord, qui me paraît, comme le chevet, pouvoir être rapporté à la fin du XIIe. siècle; la corniche est sans moulures, simplement taillée en biseau.
Le reste de l’église a été reconstruit, en grande partie ; ainsi la façade, avec sa porte carrée légèrement arquée, peut dater d’un siècle. Toutes les fenêtres sont modernes et il n’y a qu’un an qu’on a reconstruit en briques le mur méridional du choeur. Il est possible pourtant que quelques parties des murs anciens de la nef aient été conservées dans les reconstructions faites à diverses époques. La tour pyramidale, en bois et couverte d’ardoise, s’élève à plomb de la façade occidentale.
Le grand-autel est couronné d’un fronton coupé, porté sur deux colonnes corinthiennes et accompagné de deux niches dans lesquelles se trouvent : du côté de l’épître, saint Lubin, et du côté de l’évangile, saint Martin. Le prolongement de la boiserie est porté, de chaque côté, par une colonne corinthienne semblable à celles de l’autel avec lequel se lie ce
lambris, destiné à garnir le fond de l’église.
Le tabernacle est un dôme orné de plusieurs étages et garni de niches. Ce type de tabernacles a été assez heureusement exécuté, au siècle dernier, dans plusieurs églises rurales.
L’église de Gerrots est sous l’invocation de saint Martin.
Le seigneur nommait à la cure. D’après le Pouillé de Lisieux, c’était, au XIV. siècle, Jean de Gueroz, probablement le père de Jeanne de Gerros, héritière de cette terre et première femme de Richard de Tournebu, fils de Robert de Tournebu, seigneur d’Auvillers.
Gerrots faisait partie du doyenné de Beuvron. On y comptait, au siècle dernier, 4 feux privilégiés et 13 feux taillables.
La paroisse de Gerrots est maintenant réunie à St.-Aubin-Lébisey, mais l’église est entretenue avec beaucoup de soin.

GERROTS. – Dans un herbage situé à 1.200 m. environ à l’Est de l’église, appelé « Basses Demaines » ou « Coin des Domaines» (Cad. ,56), se trouve une belle motte ronde, mais aplatie, entourée de profonds fossés disposés en double circonvallation et alimentés autrefois par les eaux d’un petit ruisseau voisin. Le terre-plein de la motte mesure environ 30 m. de diamètre, les fossés qui l’entourent ont environ de 7 à 8 m. de profondeur (prise de la crête de la motte au fond du fossé) ; la seconde ligne de fossés, moins importante que la précédente, n’offre qu’une dénivellation de 2 m. à 2 m. 50. Il est vraisemblable que l’ensemble de la forteresse devait comprendre une deuxième enceinte ou basse-cour, plus étendue que la motte, et dans laquelle se trouve aujourd’hui l’emplacement de la maison n° 57 ; c’est ce qu’indiquent plusieurs amorces de fossés actuellement plus ou moins comblés et qui s’ouvrent dans ceux qu’on vient de décrire.
Cette motte est inédite (3).
(3) Renseignements dus à M. l’abbé Simon.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– 1388, 20 mai
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte d’Auge, pour la mise hors de garde noble de Jean de Gerrots, écuyer, sieur de Gerrots, né à Gerrots en 1367.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 219-220
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 22.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE : BEUVRON

– Sous l’invocation de Saint Martin

Curés :
Chauvet (1764-1774)
Théribout (1776-1787)

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