CAREL




NOTES sur CAREL

Rattaché à Saint Pierre sur Dives – 13 février 1845.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

BERTAIL A. : Le château de Carel : Bulletin du Foyer rural du Billot n°16, page 35
BERTAIL A. : l’église du Carel à Saint Pierre sur Dives. L’almanach de Saint Pierre sur Dives. Bull. Foyer Le Billot n° 80 décembre 2002.
BERTAIL A. : le château du Carel à Saint Pierre sur Dives. L’almanach de Saint Pierre sur Dives. Bull. Foyer Le Billot n° 80 décembre 2002.
FOURNIER Dominique : Toponymie de Carel, Bulletin du Foyer rural du Billot, n°79, septembre 2002.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

L’église de Carel est peu intéressante. Une lourde addition a été faite au choeur, du côté du midi; c’est une chapelle, mise en communication avec ce dernier par une large arcade dont l’archivolte, à angles épannelés, repose sur des colonnes cylindriques à chapiteaux garnis de feuilles imitées de celles que l’on voit dans la grande église abbatiale de St-Pierre-sur-Dive; des colonnes pareilles, dont la décoration est plus visiblement encore imitée de celle de St Pierre, supportent l’arc triomphal, qui se compose d’une ogive sans ornements dont les angles sont épannelés. Ce sont, avec deux ouvertures bouchées, l’une dans le chevet, l’autre dans la chapelle du sud, les caractères qui peuvent faire
attribuer ces parties de l’église au XIIIe siècle ou au moins au commencement du XIV ; mais des fenêtres modernes ont
été refaites dans le choeur ; diverses parties des murs doivent avoir été reconstruites.
Quant à la nef, elle est complètement moderne ; éclairée par des fenêtres rondes, on y voit un plafond droit composé de poutres et de solives ; le même système a été employé dans la chapelle ajoutée au midi.
La voûte du choeur est en merrain, disposée en ogive.
La tour de bois, couverte en essente , se compose d’une aiguille octogone assise sur un socle carré.
On remarque, à l’intérieur de l’église, l’autel du choeur et deux petits autels entre choeur et nef qui paraissent du même temps ; le tableau du grand-autel porte le millésime de 1697 (Ce tableau, qui représente Jésus-Christ au Jardin des Olivier, est d’un peintre de Caen).
Ces trois autels sont élégants, à frontons coupés et à moulures qui se rapportent assez à l’époque indiquée par le tableau.
Le curé de Carel vient de faire paver le choeur et l’allée centrale de la nef en carreaux historiés en terre cuite de la fabrique de Beauvais; l’effet en est bon, et ces pavés non émaillés et très-bien cuits doivent être durables.
M. Pépin a relevé les inscriptions des deux petites cloches de Carel ; elles sont ainsi conçues :

L’AN 1736 IAI ÉTÉ NOMMÉE MAGDELEINE PAR FRANÇOIS LAILLIER AVOCAT AV
PARLEMENT DE PARIS, SEIGNEVR ET PATRON HONORAIREDE CAREL ET PAR DAME
MAGDELEINE JACOB VEVVE DV FEV NOËL LAILLIER.
JEAN SIMON M’A FAITE.

L’AN 1783 IAY éTé BENITE PAR M.FRANÇOIS CVRÉ DE CAREL ET
NOMMÉE CAMILLE HENRY PAR Mre ALEXANDRE LEFORESTIER AGÉ DE 10 ANS
DllE LOVISE CAMILLE LEFORESTIER AGÉE DE 8 ANS FILS ET FILLE DE HAVT
ET PVISSANT SEIGNEVR MESSIRE IACQUES ALEXANDRE LEFORESTIER Cte DE
VENDEVVRE, CHEVALIER SEIGNEVR ET PATRON DE CAREL ET AVTRES LIEVX
ET DE NOBLE MARGVERITE FRANÇOISE CAMILLE DELAVNAY DETERVILLE EPOVZE
DV DIT SEIGNEVR.
LAVILLETTE DE LISIEVX M’A FAITE. ROVSSEL TRÉSORIER.

L’église de Carel est sous l’invocation de saint Sulpice.
Carel faisait partie du diocèse de Séez, de l’élection de Falaise, de la généralité d’Alençon et de la sergenterie de St-Pierre-sur-Dive; on y comptait 22 feux. La population actuelle est d’environ 130 habitants.

Château.
— Le château de Carel, dont nous donnons un dessin, est entouré de belles douves murées remplies d’eau; il doit avoir été bâti du temps de Louis XIV, et je ne doute pas que notre savant confrère, M. de Brébisson, qui en est propriétaire, ne trouve dans ses titres la date précise de cette construction.

Médailles celtiques.
— Vers l’année 1820, en travaillant à la route départementale de Falaise à Lisieux, on trouva à Carel une trentaine de médailles celtiques; elles ont été examinées par M. Lambert et décrites par lui dans son grand ouvrage sur la numismatique gauloise. On recueillit en même temps le haut d’un vase en bronze, de 4 pouces de diamètre, qui paraissait être un débris de celui qui avait renfermé les médailles ; une de ces médailles était en electrum, les autres en argent et en bronze.

Voir : d’Hozier 95bis
Diocèse de Séez, élection de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dives.
22 feux
Richard de Quarel fait les guerres d’Italie de 1031 à 1040.

2 – Pièces Justificatives.

3 – Archives ShL.

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