ECAJEUL




NOTES sur

1 – Bibliographie :
1 – Références historiques.
3 – Archives SHL.
4 – Abbaye de Sainte Barbe

1 – Bibliographie :

(Des chanoines augustiniens, venus de Sainte-Barbe-en-Auge,­ s’installèrent à Ouville – Cf. 10 H AD Seine-Maritime Abbayes Normandes. Catalogue de l’exposition itinérante  – n° spécial (77), Art de Basse-Normandie, printemps 1979, pp. 31-39
Sainte-Barbe-en-Auge, Saint-Hymer, Perrières, Saint-pierre-sur-Dives, I.P. « Un manoir du Pays d’Auge renaît… (Fot Basseville, à Ecajeul),­ Art de Basse-Normandie  – n° 3, Automne 1956, pp. 25-26

CAIRON Jean-Alain : L’honneur d’Ecajeul   au Moyen-âge,   BSHL  n 43,­janvier 1999
CAIRON Jean-Alain : L’honneur d’Ecajeul.  Bulletin du foyer rural du Billot  n°65, mars 1999.

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 467 et page 480 pour Soquence.

DELETTRE Louis : « Un manoir normand du XVI e  siècle – Le Fort Basseville ­à Ecajeul »,  BSHL  – N° 16 – 1907 – pp. 5-6

Léopold DELISLE : « Notes sur une collection de titres normands ­provenant de la Chambre des Comptes (Coll. Danquin) « ,  Bull.­mon.,XX, 1854, pp. 415-448
DEVILLE Etienne :  Les manuscrits normands conservés à la Bibliothèque ­Sainte-Geneviève  – Evreux, 1904. In-8
DEVILLE Etienne : Notices sur quelques manuscrits normands conservés à ­la Bibliothèque Sainte-Geneviève – X – Manuscrits divers  – Evreux,­1910

Louis DU BOIS : Histoire de Lisieux  – Lisieux, Durand, 1848, t. II, pp.­152-159
Ecajeul  – Le Manoir dit Fort-Basseville,  CDMPA  – pp. 208-209; pierre, lucarne charpente
Le Fort-Bazeville, par Mesnil-Mauger  (grande partie en pierre à 1­étage. Tourelle d’escalier hors d’œuvre – Partie bois très remaniée avec cheminée dans l’axe. (carte-postale)
= reproduit in A. LANGLOIS,  Mézidon-Canon et ses environs  – p. 109

DUVAL Louis :  Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Orne. Archives ecclésiastiques. Série H.; Tome II
Prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge : 2058-2094 et 3349-3350;
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET­ARCHEOLOGIE. Serv. dep. D’Archéologie 1999. page 161.
FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.

Charles FOUQUES : « Les chanoines de Sainte-Barbe-en-Auge et les seigneurs de Soquence »,  PAR  – 38, N° 9, Septembre 1988, pp. 23-26
Charles FOUQUES : « Une visite imaginaire de l’église prieurale de ­Sainte-Barbe-en-Auge »,  PAR  – 39, N° 3, Mars 1989, pp. 3-8
Charles FOUQUES : « Les chapelles de Soquence, Mirbel et Mézidon­ succursales de l’église de Sainte-Barbe-en-Auge »,PAR-42, N° 3 Mars ­1992, pp. 23-29
Charles FOUQUES : « Inhumation à Sainte-Barbe-en-Auge. I;- D’étranges cérémonies,  PAR  – 42, N° 11, Novembre 1992, pp. 25-31, ill.

FOURNIER Dominique : note de toponymie normande : Ecajeul – Bulletin Le Billot n°48 décembre 1994

GUILMETH Auguste :  Notices sur diverses localités du département du Calvados – Bourg de Mézidon  – Rouen, Berdalle La Pommeraye, s.d..­In-8°, 48 p.

LANGLOIS André et al. :  Mézidon-Canon et ses environs. Vie et images du ­passé – s.l.s.d. (Ville de Mézidon, Imp. Maury, 1991), 205 x 275, 156­p., ill. couv. ill.

LECHAUDE d’ANISY : (article Sainte-Barbe-en-Auge)  M.S.A.N., VII, pp.­104, 105, et sq..

MUSSET Lucien : « Recherches sur les Communautés de Clercs Séculiers en Normandie au XI e  siècle »,  BSAN – LV, 1959-1960 (1961), pp. 5-38

NORTIER Michel :  Sources de l’histoire de Normandie au département des ­manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles ­acquisitions latines  – Nogent-sur-Marne, 1959

RUPRICH-ROBERT V. :  L’architecture normande aux XI° et XII° siècles en Normandie et en Angleterre  – Paris, Lib. des imprimeries réunies, ­1884-1889; Réimpression par Gregg international Publisher LTD, 1­Westmead Farnborough, Hants, G-B., 2 vol., in fol. 340 et 176 pl. 36 £
(Beaumais; Ecajeul: p. 72; Friardel p. 59 abside semi-circulaire;­Jort, Ouilly-le-Vicomte, p. 72; Saint-André-d’Hébertot, p. 99;­ Saint-Jean-de-Livet: p. 105 – 112 – ouvertures triangulaires; Saint-Martin-de-la-Lieue: p. 105, 112, ouvertures triangulaires;­Vieux-Pont: p. 72, 89, 100.

SAUVAGE René-Norbert : La Chronique de Sainte-Barbe-en-Auge  – Caen, ­1907. In-8°
SAUVAGE René-Norbert : Note sur les textes narratifs provenus du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, Caen, 1909. In-8°
SAUVAGE René-Norbert :   » Varia quorumdam prioratum Normanniae chartae­et  monu menta  « in  Catalogue des manuscrits de la Collection Mancel à­ Caen  – Paris- Caen, 1910 pp. 179-180.
SAUVAGE René-Norbert : Archives départementales du Calvados. Répertoire ­numérique de la série D (Université de Caen (fin), Prieuré de Sainte-Barbe-en- Auge, Collège des Jésuites de Caen, de Beaumont-en-Auge, etc. Académie des belles-lettres de Caen), Caen, Bigot, 1942. In-4°, 52 p.

SIMON Georges-Abel : « Ruines du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge »,  BSHL – N° 27, 1926-1930 (1930), p. 206

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Écajeul, Scajoleium, Eescajoleium, Escajol.
La nef d’Écajeul est romane, probablement du XIe siècle, avec maçonnerie en arête de poisson dans la façade. Des contreforts en pierre de taille placés dans les murs du nord sont percés de petites fenêtres semi-circulaires, comme j’en ai trouvé dans un petit nombre d’églises rurales du XIe ou du XIIe siècle ; mais ce fait est assez rare et n’a dû être motivé que par économie pour la pierre de taille. Les fenêtres actuelles de l’église d’Écajeul sont presque toutes modernes.
La principale entrée de l’église est à l’ouest. C’est une porte romane à plein-cintre avec archivolte ornée de tores
et de billettes, portée par deux colonnes à chapiteaux assez barbares, mais dont le fût, dans sa partie supérieure, est cannelé en spirale, chose assez rare dans nos contrées.
Le tympan a été percé ; il était plein dans l’origine, selon toute apparence. Une autre porte romane existe dans le mur latéral du sud : elle paraît moins ancienne que la précédente. En somme, la nef d’Écajeul, sauf la tour carrée massive établie au-dessus de la façade occidentale et dont l’époque est peu caractérisée, doit dater du XIe siècle, à en juger par ses caractères architectoniques assez prononcés.
Le choeur paraît moins ancien ; on y voit, à l’est, une longue lancette ; au sud, une fenêtre cintrée avec chapiteaux de transition : il pourrait donc dater de la fin du XIIe siècle ou du XIIIe. Des fenêtres nouvellement percées ont défiguré presque complètement cette partie de l’édifice, bien moins intéressante que l’autre. On voit quelques moulures du XV. siècle sur une porte latérale, au sud.
Voici les inscriptions des cloches d’Écajeul, telles que les a relevées M. le docteur Pépin.
On lit sur la plus grosse :
L’AN 1773 IAy ÉTÉ BÉNITE PAU Me MICHEL FROMAGE CVRÉ DE
CETTE PAROISSE ET NOMMÉE MARGVERITE PAR MESSIRE
NOËL VRBAIN ANDRÉ DE LA FRESNAYE , CHEVALIER SEIGNEVR
ET PATRON DE L’HONNEVR DECAIEVL , CAMPIGNI, ESCVRES Se
MARGVERITE DE VIETTE , LA POTERIE , BRAINE , COVLONS , …
ET AVTRES LIEVX ET PAR NOBLE DAME
MARGVERITE DOVESY DAME DOLLENDON , VEVVE DE MESSIRE
CHARLES DE VAVQVELIN CHEVALIER SEIGNEVR ET
PATRON DE SACI
LA VILLETTE DE LISIEVX — JEAN LORIOT TRÉSORIER.

L’inscription de la seconde cloche, qui est de très-petite
dimension, est ainsi conçue :

1770. Me LEONOR FRANÇOIS FREROT PRÊTRE CVRÉ DE CE LIEV NOMMÉE
IOACHIM PAR IOACHIM MATHAN SEIGr DE SOCQVENCE.
AVBERT MA FAITE

On voit sous le toit de la tour, à gauche, un débris de pierre tombale en beaux caractères gothiques incrustés de plomb. C’était probablement la tombe d’un seigneur d’Écajeul.
On y lit seulement : DECAIEUL LEQUEL DECEDA
On voit un certain nombre de tombeaux modernes dans le cimetière, notamment celui de :
JOSEPH MAURICE DUTHRONE DE GLATIGNY
CHEVALIER DE St LOUIS
1842.
L’église d’Écajeul est sous l’invocation de saint Pierre. La cure se divisait autrefois en deux portions ; le seigneur nommait à la première portion. Il existait à Écajeul une chapelle dite de l’Honneur, qui est détruite. Il existe encore dans la commune d’Écajeul un manoir, du XVIe siècle ou de la fin du XVe, appelé fort de Basseville.
L’Honneur d’Écajeul appartenait, en 1068, à Odon Stigand, fondateur de Ste-Barbe. Comme ses autres biens, cette baronnie passa, au commencement du XIIe siècle, à la maison de Tancarville. Après l’extinction de cette famille, elle appartint aux de Courcy et aux d’Orglandes.
Lors de l’invasion anglaise, les Paisnel étaient seigneurs d’Écajeul. Ils combattirent contre les envahisseurs, qui, les considérant comme rebelles, confisquèrent la terre.
Richard Wright en devint possesseur. A la fin du siècle, les Paisnel étaient rentrés en possession de leur bien.
En 1631 et 1646, dit M. Ch. Vasseur, on trouve, dans les aveux, noble seigneur messire Jean de La Flèche, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, seigneur de Grisy, Thieuville, Brelteville, Donville, Quesnay, Escures,
Viette, le Mesnil-Mauger et de la terre et seigneurie de l’Honneur d’Écajeul : ce qui ne s’explique pas très facilement, car la famille de Vauquelin de La Fresnaye était dès le XVIe siècle eu possession de la terre d’Écajeul.
Au commencement de la Révolution, la terre d’Écajeul, en fermes louées et réserves, valait 15,665 livres de revenu, sans parler de 492 chapons ou gélines, 20 journées de harnois et environ 700 livres de rente dues par le domaine fieffé.
On comptait 94 feux à Écajeul, au siècle dernier.

2 – Références historiques :

XIIe siècle – Mesnil-Simon
Accord fait entre les chanoines de Sainte-Barbe et les moines du Bec au sujet des dîmes du fief de Turouff de Magny, dans la paroisse du Mesnil-Simon réglant que les moines recevront les dîmes à charge de donner aux chanoines un septier de blé et deux d’avoine.
= Arch. SHL – Charles VASSEUR.- Notes et documents – Portefeuille  » Doyenné du Mesnil-Mauger)

1128 -Sainte-Barbe-en-Auge
Charte par laquelle Rabel, fils de Guillaume, chambellan Tancarville, qui avait épousé Agnès, héritière des biens du fondateur de ce prieuré, confirme cette fondation et donne à Sainte-Barbe toute la terre qu’il possédait au-dessus de la Dive. Cette donation est précédée de la charte de fondation, portant qu’elle est souscrite par les barons, ainsi que par Guillaume, duc de Normandie; Jean, archevêque de Rouen; Hugues, évêque de Lisieux; Michel, évêque d’Avranches; Durand, abbé de Troarn; Ainard, abbé de Sainte-Marie-de-Dives; Nicolas, abbé de Saint-Ouen; Roger de Montgommery; Roger de Beaumont et Guillaume Fitz Osbern de Breteuil. Cette charte paraît avoir été revêtue de deux sceaux, mais, ils ne subsistent plus. Elle porte une croix recroisettée pour signe de l’attestation d’Henri, roi d’Angleterre; une croix simple indique la signature de la reine, du comte de Glocester, de Guillaume de Varenne, de Robert, comte de Leicester, de Jean, évêque de Lisieux, de Toustain, archevêque d’York, ainsi que de celle de Guillaume Le Chambellan, et celle de Rabel, son fils.
= LECHAUDE-D’ANISY, A.  » Les anciennes abbayes de Normandie « , MSAN – t. VII, pp. 92-93
c. 1181-1206 – Ouville-la-Bien-Tournée

Alverède, abbé de Sainte-Marie-sur-Dives, fait un accord avec les religieux de Sainte-Barbe au sujet d’une partie de la dîme d’Ouville et des fiefs du Vigan, de Chaffray et d’Oudart, qui fut partagé entre eux, au moyen de ce que le prieur de Sainte-Barbe remet à l’abbaye de Dives, la masure de Douville, qu’il tenait de Gaultier de Catehoulde (les sceaux sont brisés)
= LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados – MSAN, t. VII, p. 130. N° 349
11.. – Ouville-la-Bien-Tournée
Deux chartes sans date de Foulques d’Ouville, fils de Hélie d’Ouville, par lesquelles il donne au prieuré de Sainte-Barbe diverses pièces de terre à Ouville, son père, contenant le droit de présenter à l’église de Sainte-Marie-d’Ouville (Cette charte est sans date et le sceau est brisé)
+ IND.: LECHAUDE d’ANISY – Abbayes du Calvados – MSAN, t. VII, p. 130. N° 347-348

1217 – Vendeuvre
Richard de Vendeuvre, chevalier, donne en 1217 à Sainte-Barbe-en-Auge et à la chapelle Sainte-Marie-de-Fribois, une pièce de terre située à Percy.
= LECHAUDE d’ANISY – Abbayes du Calvados dans MSAN – t. VII, 1834, p. 108

1395 – 7 juillet
Information de Thomas Noël, lieutenant du vicomte de Caen, pour la mise hors de garde noble de Roger d’Ecajeul, écuyer, de la paroisse de Merville.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 113.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 32.

1410 – 24 août – Ecajeul
Information de Nicolas Potier, vicomte de Falaise, sur la valeur des biens des enfants mineurs de feu Guillaume de Combray, chevalier qui sont en la garde du roi depuis le décès de leur grand-père Guilbert de Combray, chevalier, mort le 17 mars 1410: fief d’Ecajeul.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 29-31
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 29.

1410 – 11 septembre
Information de Nicolas Potier, vicomte de Falaise, sur la valeur des biens des enfants mineurs de feu Guillaume de Combray, chevalier, et de Marguerite de Vendôme, qui sont en la garde du roi depuis le décès de leur grand-père Guilbert de Combray, chevalier, sire d’Ecajeul, mort le 19 mars 1410: honneur d’Ecajeul, seigneurie de Sacey (Manche), fief de Say, à Quettreville-sur-Sien­ne, de Boussentier (Manche) et de Saint-Georges-de-Rouelley (Manche).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 37.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 29.

1452 – 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :
 » Le Prieur et le couvent de Sainte-Barbe tiennent dudit évêque un tiers de fieu de chevallier, assis en la paroisse du Mesnil-Eudes, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge, en la chastellerie de Touques.
 » Item. De lad. baronnie sont tenus deulx autres fiefs et demy, asis en la paroisse de Livet-le-Baudouin et ès paroisses d’environ, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge et chastellerie de Touques, et sont tenus les hoirs de feu Colin Louvet et Jehan Louvel pour feu Ancel Louvet et autres leurs parsonniers. C’est assavoir: le Doïen de Lisieux; Maistre Thomas Tabouyer pour et en lieu de Guillaume de Sauquence (Soquence), Cardin d’Auge, en lieu de Collette, déguerpie de Colin de Belleaue et Guilbert Bardouf pour et en lieu de Raoul Bardouf.
= Cartulaire lexovien  f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux – I, ccccliij.p. cccclv

1484 – Soquence (rattaché à Ecajeul puis Mesnil-Mauger)
Aveu fait à la Cour des Comptes de Rouen
« Au Roi notre souverain seigneur à cause de sa vicomté de Falaise au bailliage de Caen je, Florentin de Chaumont, écuyer, confesse et avoue tenir en plein fief de haubert nomme le fief de Soquence assis en icelle paroisse de Soquence et illec environ et s’étend iceluio fief es paroisses de Perchie (Percy) Vielfume (Vieux-Fumé) Mésidon (Mézidon= et Vieuville.
Auquel fieu ai près, bois, pâtures, terres labourables, jardins rentes en deniers, grains, œufs, oiseaux, services, corvées, honneurs, hommage, reliefs, treizièmes, aides coutumiers, place de colombier et tout ce qui a noble fief appartient.
Et tout ledit fieu en deniers communs vaut 20 livres tournois, en froment un boisseau, en avoine quatre-vingts boisseaux, en poulaille quatre-vingts pièces ou environ
Item en près 12 acres ou environ, item 30 acres ou environ en bois déserts qui à présent sont en pâturages dont les deux parts sont sujettes à dîmes et le tiers en danger, en terres labourables 25 acres ou environ, item en jardins, en bois, en haies et garennes et le tout en dîmes 20 acres ou environ.
Lequel ave j’ai baillé ainsi au Roi notre sire sauf à plus avant bailler, déclarer ou diminuer si métier est. En témoin de ce, j’ai scellé ledit aveu de mon scel d’armes et signé de ma main, le sixième jour d’octobre mil quatre cent quatre vingt et quatre ».
= Charles FOUQUES – « Les chanoines de Sainte-Barbe-en-Auge et les seigneurs de Soquence », PA – 38, N° 9, Septembre 1988, p. 26.

1565 – jeudi 26 juillet – Lisieux
Retrait par le Chapitre de la Cathédrale de Lisieux – de la Baronnie de Glos – terre et seigneurie de Coutonne et Montgoubert – acquises par Me Jacques Olivier – licencié ès droits – le 15 septembre 1563 moyennant 13.000 livres suivant l’édit du Roi.
Le même jour – retrait de la terre et seigneurie de Putôt – acquise par noble homme Guy de Bricqueville – capitaine de Saint-Lô.
Le même jour – retrait d’une maison – sise paroisse Saint-Germain – dépendant du prieuré de Sainte Barbe – biens de l’église de Lisieux – vendus suivant l’édit du Roi – maison acquise par Olivier Carrey – représenté par Jehan Duprey – licencié en médecine.

3 – Archives SHL :

Fonds Boudard :
– 2FK10- abbayes diverses : Thiberville, Lonlay, La Lyre, Saint Thaurin d’Evreux, Saint Sauveur le Vicomte, Villiers, Silly, Cerisy, Préaux, La Trappe, Sainte Barbe, Saint André de Gouffern, Jumièges. (1 carton)
– 2FL33 : Prieuré de Sainte Barbe : 1778
– Fonds 1-F
1F475 : succession du sieur Bonnetot,  Ecajeul….
PANNIER Arthème :  voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

CARNETS de Charles Vasseur :
1 – doyenné de Mesnil-Mauger :
ECAJEUL et PRIEURE DE SAINTE BARBE (7)
Sous l’invocation de Saint Pierre
Noms des Curés :
Jean 1764
Fromage 1774
Esnaut 1786/1787

Insinuations :
ECAJEUL est une localité importante avec L’HONNEUR, vieille forteresse avec sa chapelle et le fameux prieuré de Sainte Barbe ou Saint Martin

Description de l’église, des cloches.
Près de l’église une ancienne maison en bois du 16e S. probablement manoir curial.
Note sur L’HONNEUR d’ECAJEUL (forteresse) qui appartenait en 1O68 à Odon Stégaud qui a fondé l’Abbaye de Ste Barbe, au commencement du XIIe S. cette terre était passée par mariage dans la maison des Tancarville. Suit une chronologie des différents possesseurs de la terre d’Ecajeul ; y figurent :
– Françoise d’Harcourt, fille du Baron de Briouze dans la maison d’Orglandes,
– François d’Orglandes et son épouse Jeanne de Foligny
Au XVIe siècle. :
– Famille Vauquelin de la Fresnaye dont Pierre de la Fresnaye décédé en 1587,
-Isabeau Vauquelin épouse de Robert Morin décédé en 1590
-Un autre Robert Morin littérateur
-Famille de L’Abbey de la Roque dont Pierre qui épouse Madeleine Crestey ; Pierre – leur fils, époux de Jeanne Lambert, fille de Benjamin Lambert.
Armoiries de la Fresnaye de Saint Aignan
Relevé dans les Mémoires de la Sté des Antiquaires un texte en latin du 18 avril 1419
Description du Fort de Basseville en juin 1863
Prieuré de Sainte Barbe en Auge – Prioratus S. Barbara

Voir :
d’Hozier 417.
Musée de Caen des Antiquaires p.85 n°455.
Delisle – Echiquier p.67 n°262 – p.176 n° 786 et 787 – p.178 n°791.
Bulletin Monumental 1866 p.12.
Bulletin des Antiquaires de Normandie Tome VII 1874 p.128 – 4e trimestre 1868 p.201 – et Tome IV p.575.
Mémoires des Antiquaires d Normandie Tome XXVI p.196 – 322 – 365.
Bulletin Monumental 1854 p.433.
Revue des Questions Historiques janvier 1868 p.326.
Formeville I – II p.43 – 52 – 54 – 68 – 210 – 210 – 220 – 242 – 262.
Prieurs de Ste Barbe en Auge – Notice de Lebeurier sur la Croix St Leufroy p.13.
Le Couroyer – Religieux de Ste Geneviève (Ste Barbe ?) Catalogue Luzarche I n°640 p.94.676
Le Hericher – Avranchin Monumental II p.676.
Archives du Calvados – Prieuré de Ste Barbe en Auge –archives de 1472 à 1788 7 registres, 22 liasses, 501 chartes.
Archives du Calvados – Catalogue Général des Cartulaires 1847 – Cartulaire du prieuré de Ste Barbe en Auge 442 feuillets – XVIIe siècle – 282 pièces – daté de 1395 à 1618 – manquent 16 pages  de 867 à 883.
Relativement à la plaque de cheminée de l’abbaye de Ste Barbe voir le catalogue de Luzarche I n° 375 p.60
Annuaire Normand 1865 p.47 – Cloches de Ste Barbe en Auge

Insinuations :
L’an 1068 de Notre Seigneur Jésus Christ, deux ans après la glorieuse conquête  de L’Angleterre par le Duc Guillaume, l’un des plus puissants barons normands, Odon Stigand, résolut pour le salut de son âme, et aussi, peut être pour imiter l’exemple de son souverain, de fonder un monastère où de pieux personnages puissent prier pour lui et ses ancêtres. Le lieu fut admirablement choisi. On traça l’enceinte sur la rive droite de la Dive, au milieu de vastes prairies de l’Honneur d’Ecajeul, et vis-à-vis de la forteresse qu’Odon avait construite dans une île formée par la rivière, et qu’il avait nommé de son nom : Mezidon (Monsio Odonis).
Comme presque tous les fondateurs, le Baron normand laissa son œuvre inachevée. Son fils, Maurice, auquel la baronnie d’Ecajeul était échue, se chargea de la conduire à sa fin, le château fort fut détruit et l’humble chapelle dédiée à St Martin, où se réunissaient les six chanoines établis par Odon, fut remplacée par une basilique splendide qui prit le titre de Ste Barbe, vierge et martyre, dont les reliques avaient été apportées de Grèce par Robert, autre fils du fondateur. (Il faut croire que par la suite ces reliques se trouvèrent enlevées car en 1646, l’abbé de Ste Geneviève, après avoir établi sa congrégation dans le Prieuré, lui donna une partie des os du crâne de Ste Barbe, qu’il avait reçu du Cardinal de la Roche-Foucault, qui l’avait rapportée de Rome).
Agnès, la fille du seigneur de Mézidon, ayant survécu à ses frères, transmit leurs vastes domaines à Rabel le Chambellan, qui se hâta, par une charte de 1128, de sanctionner l’œuvre de ses prédécesseurs ; et aux sic prêtres séculiers qu’Odon Stigand avait réunis, il substitua des chanoines réguliers de ma ville d’Eu, qui suivaient la règle de St Augustin
Pour les diriger, il jeta les yeux sur Guillaume d’Evreux, trésorier du Roy, qui ayant senti la vanité des Cours, s’était revêtu de l’habit monastique dans un ermitage des environs de Breteuil. Le pieux cénobite refusa par humilité de prendre le titre pompeux d’Abbé et se contenta de prendre le simple bâton prieural. (Les prieurs n’en avaient pas moins séance à l’Echiquier)
Guillaume brilla assez parmi ses contemporains, comme compositeur de musique et comme littérateur, pour que la postérité en ait conservé le souvenir ; mais ces travaux intellectuels qu’il dirigeait tous vers la gloire de Dieu, ne lui firent point négliger l’administration et l’accroissement de son monastère. Il traça les règles à ses religieux, où il entre dans les plus petits détails sur la manière dont ils doivent remplis chacun de leurs exercices. Ces constitutions, qui ne contiennent pas moins de 39 chapitres, existent en manuscrit à la Bibliothèque Ste Geneviève de Paris. (E.L20 bis 5 cahiers non cotés, écrits recto et verso XVIIIe siècle) Elles sont suivies de la vie ou plutôt de l’éloge du Bienheureux Guillaume, qui mourut en l’an 1153 après avoir désigné son successeur.
Le monastère était à peine fondé que les donations affluaient non seulement en Normandie mais même en Angleterre et l’énumération qu’en fait le Roy Henry II (1154-1189) montre combien était déjà grande la puissance et le crédit dont jouissaient ses Prieurs.
A ces aumônes des princes de la terre vinrent s’ajouter les privilèges du chef de l’Eglise. Lucius 11 (1184), Urbain IV, Célestin III, Eugène III, Adrien IV (1156) Clément V, Jean XXIII, Boniface VIII, (1298) Grégoire XI, confirmèrent, ou augmentèrent successivement les franchises et les exemptions des Religieux ou du Prieur. C’est ainsi que celui-ci obtint, le bâton pastoral et l’anneau pontifical.
Les visites d’Odon Rigault, archevêque de Rouen, nous donnent un résumé concis de cette situation. Ainsi, en 1249, lors de sa visite qui commença le 9 des kalendes de février, il y avait à Ste Barbe, 40 chanoines, et on comptait dans leur dépendance 14 prieurés, le patronage de 30 églises, sans comprendre les possessions relevant directement du monastère, qui n’étaient pas estimées à moins de 2000 livres de revenu.
En 1254 il n’y avait plus que 34 chanoines tous prêtres excepté deux novices ; et trois ans après, en 1257, le nombre en était encore diminué et réduit à 32, dont 25 seulement étaient prêtres.
Dix ans après (1267) 35 chanoines se trouvaient encore dans le monastère.

Voici une liste d’églises dont le patronage appartenait au Prieur et qui étaient la plupart desservies par les chanoines.
On trouve dans le diocèse :
La Lande
Bonneville la Louvet avec le Prieuré de Montfouqueron,
Ouiville la Bien Tournée,
La Boissière,
Le Mesnil Mauger,
Mézidon, acquis au milieu du XVe siècle par Jean Ingier, 24e prieur,
La Motte en Auge avec le Prieuré,
St Pierre des Ifs,
Doux Marais,
Mirebel,
Soquence,
Les Monceaux en Auge,
Le Prieuré de Fribois,
L’Ecaude avec le prieuré,
Pontfol,
St Jouin,
Dozulé,
Marmouillé,
Coulmer,
St Evroult de Montfort,
La Roche Nonant,
En tout 21 églises, et hors le diocèse :
Baron et Gouvix données par Robert de Gouvix avant 1196. La première échangée plus tard pour Quetteville avec l’abbaye de Barbery,
Poussy,
Bray,
Ernes.

En 1250 Jean de Rupierre I du nom, chevalier, fils de Guillaume, fit donation au couvent de Ste Barbe en Auge, de la terre partie de la dîme de Canappeville. Il en avait déjà fait une autre au même couvent à la charge de dire trois messes par semaine, et de donner un maître pour l’instruction des enfants de ladite paroisse de Canappeville et l’on trouve Guillaume Boisnel, pourvu de cette place de Maître d’Ecole le 1er juillet 1651 avec la permission de Guillaume de Nollent, écuyer, qui était seigneur de Canappeville par Catherine de Rupierre, sa grand-mère.
(Lachesnaye Desbois Tome XII p.390)
Avec les siècles vinrent les guerres et les dissensions civiles ; il fallut songer à protéger les richesses du monastère, et ses vassaux, contre les pillards. Ste Barbe devint une forteresse à la possession de laquelle les Rois de France attachèrent une certaine importance pendant les guerres du XIVe siècle.
Il existe des lettres royaux (?) de l’an 1358 qui autorisent les religieux de Ste Barbe à lever un impôt sur tous leurs hommes et autres qui, pour éviter les dégâts des ennemis voudraient se réfugier eux et leurs biens, dans la forteresse dudit prieuré afin de la rétablir et la mettre en état de résister à l’invasion des ennemis. Ces mêmes lettres autorisent également le prieur à nommer un capitaine dudit château et à le destituer quand il le verra bon être. Enfin elles ordonnent aux gens du Roy de recevoir et reconnaître celui que le prieur leur présenterait pour occuper ladite charge de capitaine.
En 1366 et 1367 … « l’approche des Grandes Compagnies, dit Monsieur l’Abbé Delarue, intimida le prieur, ou bien il ne se crut pas en état de résister à des troupes qui avaient emporté des places plus fortes que la sienne, et qui avaient même battu les meilleurs généraux de cette époque. En conséquence, il prit le parti de confier la garde de son for à Pierre de Saint Cloud, chevalier expérimenté. Mais avant tout il lui fit prêter serment de fidélité, et jurer de ne rendre la place qu’au Roi ou a lui, prieur, le tout en convenant d’appointements pour son service. Ce serment prêté sur l’Evangile et même sur la Sainte Eucharistie et prêté à un moine, embarrassa la conscience du chevalier. Il demanda au prieur de l’en délier. Sur son refus il s’adresse au commandant général, Guillaume du Merle, qui accourt à Ste Barbe et ordonne au prieur de relever Pierre de Saint Cloud de ses serments et qu’en suite il lui laissât la garde du fort, parce qu’il l’en nommait capitaine. Sur le refus du prieur, tant à Ste Barbe qu’à Falaise, où il fut mandé, le temporel de son prieuré fut saisi et lui-même assigné à comparaître à Caen à la poursuite de la partie publique. Là condamné à une amende, et à une amende considérable, il n’a d’autre ressource sur de recourir à la bienfaisance de Charles V qui lui rend son temporel et le décharge de la condamnation. » (Guilmeth)
Plus tard par des lettres datées de 1407 et scellées en queue … « Loys (le Vigoureux) prieur du Moustier de Sainte  Barbe, capitaine et garde de par le Roy, nostre sire, de la forteresse dudit lieu de Ste Barbe, établit Robert Bonnenfant, écuyer, seigneur de Quétiéville, son lieutenant ou connétable audit office de capitaine et lui donne la garde et gouvernement de ladite forteresse, ordonnant à tous les sujets de ladite forteresse de lui obéir, lui prêter et lui donner conseil, confort et aide si mestie (?) en a… »
L’an 1411, le danger devenait paraît-il, plus pressant et les moines firent un appel aux gentilshommes de la contrée ; mais comme la forteresse appartenait au Roy, il fallut des lettres patentes de Charles VI, portant permission de faire garder ladite forteresse du prieuré de Ste Barbe pour douze hommes d’armes dont les noms suivent :
Thomas de Carouges, Jehan de Carouges et Jehan Pouchin, chevaliers, Robert Bonnefant, Roger d’Evrecy, Jehan Malnoury, Jehan de Fribois, Philippot de Bonnenfant, Philippot de Troismont, Denis le Chevalier, Colin Bonnenfant, Massiot Benard, écuyers.
Au XVIe siècle, les Huguenots commirent de grands ravages et de grandes cruautés en Normandie, pillant, rançonnant, assassinant tous ceux qui tombaient en leur pouvoir. Il est probable qu’alors la forteresse de Ste Barbe n’existait plus, ou qu’elle ne fut point assez forte pour préserver ses habitants, car de Bras dans son livre (p.181) parle de trois religieux de ce monastère … « qu’ils firent mettre sur une planche à l’endroit de la rivière de Dyve, puis tiroyent sur eux et tomboyent à l’eau et à aucuns de ces prestres et religieux   ils coupoyent les oreilles et les attachèrent pour enseigne en leurs chapeaux … » etc
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les commendataires remplacèrent les prieurs réguliers, servant ainsi de transition à la sécularisation qui devait arriver avec le commencement du XVIIe siècle.
Le 20 décembre 1607 Robert de la Ménardière, chantre de la Sainte Chapelle de Paris et abbé  de Ste Colombe, se démit en faveur des Jésuites. Les Jésuites éprouvèrent de l’antagonisme de la part des religieux, dans la liquidation de leurs droits respectifs et la séparation de la manse prieurale d’avec la manse monacale. Enfin le 6 juillet 1609, il fit intervenir un concordat qui fut sanctionné par des lettres patentes du Roy Henry IV du 17 mars de l’année suivante.
Voici sommairement quel fut le partage des biens et privilèges du vieux monastère entre les Jésuites et les sous-prieur et religieux qui restaient encore dans la maison.

Aux religieux :
les patronages de Mirebel, Soquence, Ouville, Bray en Cinglais, Marmouillé, Doux Marais, Ste Croix, Augis, t Laurent du Mont, Pontfol, St Gervais des Sablons, Mesnil Mauger, le bois de l’Ecaude, etc.

Aux Jésuites :
le prieuré de la Cochère, Vaulx la Campagne, l’Ecaude, St Crespin, les dîmes de l’Ecaude, Ernes, Cauvicourt, La Lande, le Trembaly, Poussy, Sentilly, Occagne, la ferme de Béchet, Vaucelles, et aussi une partie de l’enclos même du prieuré, à savoir, l’antique demeure des prieurs jusqu’à la chambre du Paradis, de fond en comble.

Cette disposition n’était pas favorable à la conservation des édifices claustraux. Du reste il n’existe pas de documents historiques qui puissent nous indiquer les dates et le style des divers bâtiments.
Godefroy 3e prieur, dans une de ses lettres adressées à Jean, abbé de St André en Gouffern, déplore avec lui la mort du cellerier qui, avait construit, dit-il, les murs et les logements du prieuré. Plus tard, Philippe de Courmarel, 23e prieur, mort en 1484, reconstruisit la salle capitulaire, s’il fait en croire la Gallia Christiana.
Mais les infortunes que devait subir le prieuré n’étaient point épuisées.
Les Jésuites ne restèrent pas 30 ans en possession de la concession qui leur avait été faite
En 1634, Pierre Rouvier, religieux profès de la Compagnie de Jésus, était délégué par le Rd Père Etienne Binet, provincial de France, pour remplir les formalités relatives à la séparation du collège de Caen, et à l’agrégation à la manse prieurale à la manse prieurale de Ste Geneviève de Paris et à la congrégation des chanoines réguliers de France.
C’était menacer d’une réforme les quelques anciens religieux augustins qui étaient restés dans le monastère. Ils s’en émurent, et à la suite d’un chapitre général, procuration fut donnée pour s’opposer à cette réunion.
On eut point d’égards à ces réclamations que Philippe Cospéan, évêque de Lisieux, soutint quelque temps lui-même par ses hésitations. Il craignait que son autorité épiscopale ne souffrit de ce nouvel établissement ; mais l’évêque de Beauvais, Augustin Potier, éclaircit ses doutes et le prélat accorda son autorisation qui mit fin à tout.
Les Génovefains prirent possession le 11 mars 1643.
On peut dire qu’il ne reste pas pierre sur pierre de l’ancien monastère. L’église, après avoir longtemps servi de carrière, a été rasée au niveau du sol et les bestiaux paissent sur son emplacement.
Les bâtiments claustraux ont aussi disparu.
Il ne reste de l’enclos que la porte d’entrée, assez belle, surmontée d’une sorte de fronton cintré, cintrée elle-même, précédée d’une place vague. Elle s’ouvre à peu près au centre de l’enceinte close de murs, qui paraît être carrée. Cette porte paraît dater seulement de la fin du XVIe siècle.
A gauche, sur le chemin, s’étend un grand bâtiment, dont les murs accusent diverses reprises postérieurs à la construction primitive, qui, à en juger par trois lancettes étroites, qui y sont percées, pourrait bien remonter au XIIIe siècle. Une autre petite fenêtre carrée peut être de la même époque, peut être seulement du XVe, complète le nombre des ouvertures de l’extérieur. Le bout du bâtiment, qui forme un angle droit avec le portail, est soutenu de contre forts assez plats qui doivent dater aussi du XIIIe siècle. On voit entre deux les traces de deux grandes ogives aiguës, maintenant bouchées, qui paraissent être du XIIIe siècle.
Ce bâtiment est actuellement consacré à l’exploitation et paraît n’avoir jamais eu d’autre destination. Le côté apposé au chemin s’ouvre sur une basse-cour ; mais ses ouvertures ne présentent aucun caractère.
Voilà tout ce qui peut arrêter un instant l’étranger dans l’ancien enclos de Ste Barbe : une étable.
Les armoiries du prieur de Ste Barbe sont, suivant d’Hozier : d’argent au chevron d’azur accompagné en chef de deux roses et en pointe d’une tout de gueules

Samedi 18 février 1640 à Caen «  ledict jour ou le précédent, mon dict seigneur le chancelier accorda aux jésuites les lettres de ce … d’adresse et … adressantes à Messieurs lers Commissaires tenantz le Parlement de Rouen, pour le registrement des bulles de Sa Sainteté par eux obtenues pour l’union de prieur simple de … au collège de Caen ledict prieuré dépendant de celuy de Ste Barbe en Auge, de l’ordre des chanoines réguliers de St Augustin, qui fonct la fondation de leur collège, à ceux qu’ils s’estaient réservez, en leur partition de la collation des bénéfices en dépentants aveq les religieux dudict prieuré  conventuel, ledict prieuré seulement à l’effet de ladicte union …(Floquet)
Les Prieurs de Ste Barbe avaient à Lisieux dans le faubourg de St Désir, un hôtel avec de vastes jardins. Il n’existe plus ; mais on en connaît encore l’emplacement.

4 – ABBAYE SAINTE BARBE :

années 1128, 1210, 1484
Abbayes Normandes. Catalogue de l’exposition itinérante, n° spécial (77), Art de Basse-Normandie, printemps 1979, pp. 31-39
Sainte-Barbe-en-Auge, Saint-Hymer, Perrières, Saint-Pierre-sur-Dives,
(Des chanoines augustiniens, venus de Sainte-Barbe-en-Auge, s’installèrent à Ouville – Cf. 10 H AD Seine-Maritime
Voir le fichier « Mesnil-Mauger.doc » à Ecajeul
(Sur les chartes de Sainte-Barbe, voir aux AD 14, les copies effectuées par Gaston de
Beausse F. 1926)

DE LA RUE Abbé, Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen, 2 vol., Caen, Mancel, 1842, t. II, p. 105 sq.
Odon Stigand, Rabel de Tancarville, Hugues de Montfort, seigneur de Saint-Laurent-des-Monts, Robert de Montfort, seigneur du Plessis-Esmangart (Dozulé), Guillaume de Tilly, Guillaume de Crèvecoeur, seigneur de Vendeuvre, Hugues de Victot et Guillaume de Pontfol, Alexandre de Bouttemont, Gouvis, Rupierre seigneurs de Frénouville, d’Ablon, d’Aigneaux, Chièvre, Canapville, de Prunelay, d’Angerville, de Tournebu, de sainte-Marie, de Percy, de Bonnenfant, de vaux, du Tremblay de Mesnil-Mauger, Poilvilain, de méheudin, de la Ferté de Courcy, Malherbe, Louvel de Bonneville-la-Louvet, Mallet de Graville, Saint-Loup-de-Fribois, vignobles de Lécaude, de Mézidon, de Bray d’Ecajeul, Etrehan-le-Pierreux.

DEVILLE Etienne, Les manuscrits normands conservés à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, Evreux, 1904, In-8
DEVILLE Etienne, Notices sur quel­ques ma­nuscrits normands conservés à la Bibliothèque Sainte-Geneviève – X – Manuscrits divers, Evreux, 1910

Charles FOUQUES, « Les chanoines de Sainte-Barbe-en-Auge et les seigneurs de Soquence », PAR, 38, N° 9, Septembre 1988, pp. 23-26
Charles FOUQUES, « Une visite imaginaire de l’église prieu­rale de Sainte-Bar­be-en-Auge », PAR, 39, N° 3, Mars 1989, pp. 3-8
Charles FOUQUES, « Les chapelles de Soquence, Mirbel et Mézidon succursales de l’église de Sainte-Barbe-en-Auge », PAR, 42, N° 3 Mars 1992, pp. 23-29
Charles FOUQUES, « Inhumation à Sainte-Barbe-en-Auge. I;- D’étranges cérémonies », PAR, 42, N° 11, Novembre 1992, pp. 25-31, ill.

MUSSET Lucien, « Recherches sur les Communautés de Clercs Séculiers en Normandie au XIe siècle », BSAN, LV, 1959-1960 (1961), pp. 5-38

NORTIER Michel, Sources de l’histoire de Normandie au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles acquisitions latines, Nogent-sur-Marne, 1959

René-Norbert SAUVAGE, La Chronique de Sainte-Barbe-en-Auge, Caen, 1907. In-8°
René-Norbert SAUVAGE, Note sur les textes narratifs provenus du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, Caen, 1909. In-8°
René-Norbert SAUVAGE,  » Varia quorumdam prioratum Normanniae chartae et monu­menta  » in Catalogue des manuscrits de la Collection Mancel à Caen, Paris-­Caen, 1910 pp. 179-180.
René-Norbert SAUVAGE, Archives départementales du Calvados. Répertoire numé­rique de la série D (Université de Caen (fin), Prieuré de Sainte-Barbe-en-­Auge, Collège des Jésuites de Caen, de Beaumont-en-Auge, etc. Académie des belles-­lettres de Caen), Caen, Bigot, 1942. In-4°, 52 p.

SIMON Georges-Abel, « Ruines du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge », BSHL, N° 27, 1926-1930 (1930), p. 206

Autres notes sur Sainte Barbe:

1128 -Sainte-Barbe-en-Auge
Charte par laquelle Rabel, fils de Guillaume, chambellan Tancarville, qui avait épousé Agnès, héritière des biens du fondateur de ce prieuré, confirme cette fondation et donne à Sainte-Barbe toute la terre qu’il possédait au-dessus de la Dive. Cette donation est précédée de la charte de fondation, portant qu’elle est souscrite par les barons, ainsi que par Guillaume, duc de Normandie; Jean, archevêque de Rouen; Hugues, évêque de Liseux; Michel, évêque d’Avranches; Durand, abbé de Troarn; Ainard, abbé de Sainte-Marie-de-Dives; Nicolas, abbé de Saint-Ouen; Roger de Montgommery; Roger de Beaumont et Guillaume Fitz Osbern de Breteuil. Cette charte paraît avoir été revêtue de deux sceaux, mais, ils ne subsistent plus. Elle porte une croix recroisettée pour signe de l’attestation d’Henri, roi d’Angleterre; une croix simple indique la signature de la reine, du comte de Glocester, de Guillaume de Varenne, de Robert, comte de Leicester, de Jean, évêque de Lisieux, de Toustain, archevêque d’York, ainsi que de celle de Guillaume Le Chambellan, et celle de Rabel, son fils.
= LECHAUDE-D’ANISY, A.  » Les anciennes abbayes de Normandie « , MSAN, t. VII, pp. 92-93

1210
Robert  Marmion confirme en 1210 la donation que Robert Gouviz, chevalier, avait faite à Sainte-Barbe et à la chapelle de Sainte-Marie-de-Fribois, de diverses redevances en grain, à prendre dans son moulin de Bretteville-sur-Laise.
+ IND. LECHAUDE CANISY, Sainte-Barbe et Sainte-Marie-de-Fribois, dans MSAN, 1834, t. VII.

Abbés de Sainte Barbe :
01 – Guillelmus Ebroïcensis 1144/1147
02 – Daniel ex Anglia orimdus
03 – Gaufridus
04 – Galteras 1185/1195
05 – Guillelmus Eremita 1209/1210
06 – Henricus
07 – Rogernis 1222/1235
08 – Philippus
09 – Nicolaus
10 – Radulphus 1276
11 – Dionysius
12 – Robertus Burgensis
13 – Guillelmus de Alneto 1332
14 – Guillelmus Lucii 1335
15 – Guillelmus de Valle Jeminata 1352
16 – Guillelmus Lamberti
17 – Guillelmus de Valle Warrini 1385
18 – Ludovicus le Vigereux 1408
19 – Egidius Fabri 1417
20 – Robertus de Cauchea 1418
21 – Iacobus Ratel 1442
22 – Ricardus Maloisel 1454
23 – Philippus de Courmarel 1484
24 – Ioannes Inger 1494
25 – Georgius d’Arques 1496
26 – Stephanus Blosset 1505
27 – Ioannes Cousin 1515
28 – Gabriel le Boulenger 1560
29 – Nicolaus Fouquet 1554
30 – L. de la Ménardière
31 – Robertus de la Ménardière 1647.
32 – Robert de la Ménardière, chantre de la Ste Chapelle de Pais, abbé de Ste Colombe, neveu du précédent ; on le voit cité aux années 1574-1577-1587. Il se démit en 1607 en faveur des Jésuites.
(Archives du Moustier – Neustria Pia)
Il y eut vers le même temps un autre écrivain (Geoffroy de Breteuil- ses lettres) de même nom. Chanoine régulier de Ste Barbe dans le Neustrie, dont il reste un grand nombre de lettres rapportées au premier tome des Anecdotes de Dom Materne (p.494). La plupart sont adressés à l’abbé et aux moines de Beaugency, ordre de Citeaux dans le diocèse de Tours. Geoffroy, élevé depuis peu à la dignité d’abbé, se plaignait que pour en faire les fonctions, il se trouvait obligé de quitter la méditation des choses spirituelles pour s’occuper des temporelles, de servir aux moeurs différents de ses Frères et d’enseigner ceux qui en savaient plus que lui. L’abbé de Beaugency lui répondit qu’il pouvait, en se déchargeant sur des officiers subalternes du soin des affaires temporelles, continuer à jouir du plaisir que lui causait l’étude des sciences et la pratique des exercices spirituels et maintenir en même temps la régularité de la discipline dans son monastère. Dans une autre lettre au même abbé, Geoffroy le prie et sa communauté de faire mémoire pendant le Sacrifice de la Messe, du Célerier de son monastère, mort depuis peu. Il croyait une bibliothèque aussi nécessaire au monastère qu’un arsenal à une forteresse, et voulait que tout âge, tout sexe et toute condition put y trouver des instructions pour le salut éternel, surtout dans les livres saints.
Goeffroy souhaitait avec ardeur que Hugues, moine et ensuite prieur de St Martin de Seez, écrivit le Vie de Vaultier de Mauritanie dont nous avons quelques lettres dans le second tome du Spicilège, et pour l’engager à ce travail il lui faisait entrevoir que la matière en était agréable et noble, qu’il serait secouru de la grâce de celui l^même qui le récompenserait de ses peines. Les lettres de Geoffroy sont pleines de sentiments, soutenues … des autorités de l’Ecriture et des Pères. Il cite même les poètes profanes, notamment le comique Turpilius. Toutes finissent par une épigramme en vers, de diverses mesures. Il paraît, par la 44e lettre, qu’il avait composé un recueil de Cantiques spirituels adressé à un de ses amis nommé Augustin. (D. Remy Ceillier – Tome XXII p.304)
Jean Mébard seigneur de la Ménardière et autres lieux en Berry et en Touraine, de Courbespine près Bernay, de la Planche près de Crévecoeur en Auge, etc … gentilhomme et panetier du Roy en 1551, d’où 4 enfants dont Robert, abbé de Barbery et prieur de Ste Barbe en Auge, assista en 1593 aux Etats de la Ligue à Paris, député par le Baillage de Sens.
Résigna le 20 décembre 1607 en faveur des Jésuites de Caen dont il fut le principal fondateur après Henry IV.
Mort le 22 novembre 1622 âgé de 79 ans.
D’argent au lion rampant de gueules, supports de porcs-épics de sable cimier, I porc-épic aussi de sable surmonté d’un casque d’ancien gentilhomme. Devise « Nul ne s’y frotte ».
Sceau de Ste Barbe – XVe siècle
Sceau ovale ogival – Sur le champ un personnage vêtu d’un habit étroit, serré autour des reins par une ceinture. Il tient d’une main le tête d’un personnage représenté agenouillé devant lui, les bras étendus, tandis que de l’autre main il brandit encore une épée.
C’est vraisemblablement le représentation de la mort de la sainte patronne du prieuré ; entre eux sont les deux lettres S et B.
Autour on lit ; SIGILLUM CAPITULI : BEATA BARBARA
(Lechaudé d’Anisy – Atlas)
Un cahier concernant la Liturgie de Ste Barbe en Auge et le Bréviaire de Ste Barbe  (textes en latin)
Un cahier contenant :
un texte en latin, création du prieuré
extrait des Registres de la cour du Parlement 1610
Extrait des chartres
Un texte en latin
Thesaurus Anecdotorum  tome I col.494
deux feuillets en latin
Itinéraire de Jean Sans Terre – Sainte Barbe 2 novembre 1201 et 9/10 mai 1203
Odon Rigault
Sainte Barbe
-1249 – le 10 des kalendes de février il y arrive et commence sa visite le 9.
Il y avait 40 chanoines ayant dans leur dépendance 14 prieurés ; environ 2000 livres de revenu ; 600 livres de dettes.
Ils ont le patronage de 30 églises (p.63)
9 des kalendes de février 1254 – 34 chanoines tous prêtres excepté les novices (p.199)
3 des nones d’avril 1257 et visite le 2. – 32 chanoines dont 25 prêtres ; 2000 livres de revenu ; 700 livres de dettes.le 5 des ides de janvier 1267 – 35 chanoines.
Lettre d’Arnoul évêque de Lisieux à Daniel, prieur de Ste Barbe –  (voir Ses oeuvres p.89)
Sainte Barbe en Auge – Monsieur de Glanville en possède deux clefs de voûte sculptées de personnages ou bas-reliefs. L’un représente, je crois, St Nicolas et l’autre une fuite en Egypte.
Au XIVe siècle, les religieux de Sainte Barbe … de Préaux et de St Ymer consommaient du cidre   (Delisle –Classe Agricole p.471)
Henri V supprime en Angleterre les prieurés appartenant au prieuré de Ste Barbe (Monasticum Anglicanum)
Annales Bénédictines de Mabillon Tome VI livre LXXVII p.337 texte en latin

Historique de l’Abbaye de Ste Barbe

Extrait d’un rapport du 18 février 1640 concernant l’union du Prieuré simple au Collège de Caen .
Les Prieurs de Ste Barbe possédaient à Saint Désir un hôtel avec de vastes jardins, aujourd’hui disparu.
Liste des Abbés de Sainte Barbe de 1144 à 1647
Liste des Prieurs de 1128 à 16O7
Note concernant un écrivain chanoine Geoffroy de Berteuil dont les lettres sont adressées aux moines de l’Abbaye de Citeaux
Courte monographie sur Jean Menard, seigneur de la Ménardière et autres lieux en Berry et en Touraine, de Courbespîne près Bernay, et de la Planche près Crévecoeur en Auge.
Description des armoiries et devise « Nul ne s’y frotte »
Description du sceau de Sainte Barbe XVe S.
Extrait des Registres de la Cour du Parlement , 1610, sur la requête présentée par le recteur du collège des Jésuites établis à Caen, tendant à ce que les bulles concédées par le Pape et le Concordat soient homologuées et enregistrées au registre de la Cour
Listes des Chartes et Privilèges accordés a l’Abbaye de Sainte Barbe ou Saint Martin d’Ecajeul
Deux textes en latin
Note de Odon Rigault sur Ste Barbe en 1249
Fascicule sur la Liturgie de Sainte Barbe
le Bréviaire de Ste Barbe

CARTES POSTALES

Ecajeul – L’Eglise dont la nef romane est du XIe siècle ». (Landais, buraliste)
Ecajeul – » Une riche résidence ancienne dite de la Croix » (Fillion)
Ecajeul – (18 septembre 1910) – Procession, retour à l’église (évêque, bannière, enfants de Marie?)
102; Promenade dans les environs:

Voir le Site: Mézidon-Canon et son canton.

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