BARNEVILLE-la-BERTRAN




NOTES sur BARNEVILLE-la-BERTRAN – 14

Barnevilla la Bertran – Barnevilla

Barneville ou Barneville-la-Bertran
Canton d’Honfleur.
Barnevilla-la-Bertran, XIV° siècle (pouillé de Lisieux,p. 40).
Bennavilla, XVI siècle (ibid.p. 76),

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.
4 – Notes Michel Cotin.

1 – Bibliographie:

Notice sur le Chevalier le Jumel de Barneville près Honfleur – Annuaire normand 1851 p.517 à 521.
Beau repaire :agriculture p.75
Delisle : Echiquier p.6 n°13
Bulletin monumental 1867 p.38
Dubois : Recherche de la Normandie p.106 et 107
Bosnaye I p.240
Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1872 p.20 n°37
Id – Extraits 35-48
Formeville I
Le Chevalier de Barneville, subdélégué à Honfleur – Hippeau Gouvernement de Normandie Tome I p.313 et 317.

BESNIER Georges, Répertoire sommaire des documents antérieurs …1800 conservés dans les Archives Communales, Caen, 1910; pp. 550,536, 537.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados , t. IV,1862, pp. 313-317, ill. (Clocher de l’église)

CHEVREUX Paul et VERNIER Jules, Les Archives de la Normandie et de la Seine-Inférieure – Etat général des fonds , Rouen, Imp.Lecerf, 1911, album. 57 p. et 60 pl. h.t. avec texte de présentation.
Guéroult de Bouttemont – Lambert de Frondeville -Saint-Martin-du-Bosc, fonds de Fécamp, pl. V – Bonneville

DEVILLARD Philippe, « Le terrier d’Auge de 1673 … 1676 », PAR, 32,Nø 5, Mai 1982, pp. 29-31
vicomtes d’Auge; Jean Bréard, sieur de la Motte; Bellemare;Claude de La Motte de Barneville, baron d’Aunay, époux de Catherine Le Jumel, Labbey,

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie. 1999 page 125,353, 354.

FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961
Détail des biens des abbayes dans le Pays d’Auge, l’Hiémois et le Lieuvin:
– Saint-Ouen de Rouen : … Barneville -la-Bertran, pp. 393-394

GUERIN Jean, « Le Réveil Religieux et son expression artistique dans les églises rurales du Pays d’Auge au XVIIe siècle », PAR,44, Nø 3, Mars 1994, pp. 33-53, ill.

GUIDECOQ Paul, « En forêt de Saint-Gatien. Notes historiques sur la fondation du prieuré de Saint-Martin-du-Bosc », P.A , 35,3-1985, pp. 3-13, fig.
Le Prieuré de Saint-Martin-du-Bosc dépendait de l’abbaye de Fécamp et l’auteur fait référence dans son article au fonds de la baronnie d’Hennequeville 7 H 1321 … 1414.

GUIDECOQ Paul, « Saint-Gatien et Barneville: Le Mont-Saint-Jean(manoir et ancienne paroisse) », PAR., mars 1986, pp. 3-13

HIPPEAU C., Dictionnaire topographique du Calvados , Paris, Imp.Nat., 1883, p. 14.

HUART Suzanne d’, Archives de la Maison de France ( Branche d’Orléans ) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 1 … 2634) -Inventaire , Paris, Archives Nationales, 1976. In-8ø, 460 p
300 AP I, 389 : Vicomté d’Auge, Pont-L’Evêque, Beaumont, Montpensier, Roncheville

C. et J. LANGLOIS, « Barneville-la-Bertran. Site, château, église, ancien prieuré de Prêtreval », AAN,, 145, 1987 (1988), pp. 16-19

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435) ,Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol.. In-8ø, (I. pp.85; 319 – II, p. 69)

LE CLERC Léon, « Manoirs normands », L’Illustration
rec. factice « Pages de Tourisme de l’Illustration »: Prestre val… Barneville; La Vallée

LE COURT Henry, « Le Prieuré de Saint-Martin-du-Bosc », Revue catholique de Normandie , 15 janvier 1916

MANEUVRIER Christophe, Barneville-la-Bertran: Le Manoir des Vallées dans Direction Régionale des Affaires Culturelles -Service Régional de l’Archéologie. Bilan scientifique 1992, p. 19

MUSSET Lucien, La contribution de Fécamp … la reconquête monastique de la Basse-Normandie in L’Abbaye bénédictine de Fécamp. Ouvrage scientifique du XIIIe centenaire. 658-1958 . 1958, Fécamp, Durand, 1959, pp. 57-67 et 343-345

MUSSET Lucien, « Autour de la basse Dive : le prieuré de Saint-Pierre-de-Rouville et ses dépendances d’après ses plus anciennes chartes », BSAN , LIX, 1969-1989 (I), (1990), pp.246-258
abbaye de Préaux, de BRUCOURT, d’Astin, Dastin, Grangues, Montfort, Le Ham, Périers-en-Auge, Dives, Varaville, Cerqueux, commune unie … Saint-Crespin, église Saint-Vigor de Brucourt, la basse Dive était un centre remarquablement actif de production de sel, vignobles, vignes, vinor , moulin … eau de Rouville,Saint-Michel de Cabourg, famille de Louvet ou Louvel, Saint-Clair de Basseneville, Barneville, Saint-Samson-en-Auge

PRIMOIS Claude, « La ferme de l’abbaye », PAR, 31, Nø 2, Février 1981, pp. 21-26
Prieuré de Saint-Martin-du-Bosc … Daubeuf.

QUENEDEY Raymond, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIIIø siècle. I. Généralités, milieu, climat, sol,conditions humaines. Seine-Inférieure. II-III. Calvados. IV.Eure. V. Manche et Orne , PARIS, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série .- 1927 .
– pl. 5.- Barneville-la-Campagne, Ferme de la Vallée;
« Bâtiment monumental en pierre avec contreforts, plan d’équerre avec une construction offrant un exemple typique de colombage …bois croisés. Grange ou écurie en pierre et charpente, toiture de chaume … lucarne carrées. »
– pl. 36.- Barneville-la-Bertran. Manoir de la Vallée :
« Construction de bloc surmontée d’un toit aigu. »

ROUSEE abbé,  » P.A., Déc. 1953

SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco , Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885. In-4ø,-XXXIX-230 p.
Barneville, Fumichon, Fauguernon, Bertrand, Brucourt, etc.

TREUIL-DEMARS Martine, « L’église de Barneville-la-Bertran »,Athéna, nø 70, décembre 1981, pp. 5-8

TREUIL-DEMARS Martine, « Les églises romanes du Nord du Pays d’Auge: Barneville-la-Bertrand (suite) », PAR, mars 1984, pp. 9-14

VERNIER J.-J. et LE CACHEUX Paul, Répertoire numérique des archives départementales antérieures … 1790. Seine-Inférieure.Archives ecclésiastiques. Série H. Tome II. Abbayes: Jumièges,Ouville, Royaumont, Saint-Etienne de Caen , Rouen, Lecerf fils,1927. In-4ø, ix-196 p.
Barneville 9 H 1738.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Barneville la Bertran doit son surnom à une famille Bertran, très noble et très illustre, dont l’origine remonte à une antiquité reculée. Elle a sa filiation suivie depuis l’an 938. Alors vivait Anslec, l’un des compagnons de Rollon, qui avait eu en partage après la conquête, la terre de Briquebec. Il la transmit à ses descendants .
Le premier, Toustain, seigneur de Bastembourg ou Basbourg à Brucourt et de Montfort sur Risle. Il eut trois enfants suivant Guillaume de Jumièges.
– 1 – Guillaume, baron de Briquebec qui vivait en 1066
– 2 – Hugues à la Barbe , seigneur de Montfort sur Risle, lige des seigneurs de ce lieu
– 3 – Gillette, femme de Gerouin, seigneur de Montreuil l’Argillé et d’Echaufour.

Le Baron de Briquebec laissa un fils nommé Robert , Ier du nom, qui s’inscrivit à la charte de fondation de l’Abbaye de la Ste Trinité de Caen.
Robert II prit le parti d’Eustache de Boulogne contre Henri d’Anjou dans la guerre de succession du duché de Normandie, il fut tué en 1138. Il était marié à la fille d’Etienne d’Aumale. Son fils Robert III vit faire la conquête de la Normandie par Philippe Auguste .Il figure sur le fameux registre des fiefs de ce monarque. Il avait cinq fiefs de haubert composant une baronnie et devait porter l’étendard de Normandie. Ses cinq fiefs étaient :le Theil, Beaumont, Branville, Bouville et Angerville. Il avait épousé la fille aînée de Jourdain Tesson et Letice de Constantin.
Robert IV, fils du précédent, mourut avant 1240. Il était seigneur d’Honfleur. Sa femme Jeanne de Trie lui donna trois enfants. L’aîné Robert V, fut seigneur d’Honfleur, comme son père, vicomte de Roncheville et de Fauguernon et connétable de Normandie. Il se maria avec Alix de Tancarville. On le trouve dans les années 1240, 1242, 1250. Ses deux fils, Robert et Guillaume partagèrent son héritage.
L’aîné, Robert VI eut Roncheville, Beaumont, Barneville, Branville et Angerville. De sa femme, nommée Alix de Néelle, il eut six enfants. Le second, Guillaume, fut évêque et comte de Beauvais, le troisième, nommé Jean fut vicomte de Roncheville ; des trois filles, l’une appelée Alix comme sa mère, fut mariée à Robert IV d’Estouteville. L’aîné des fils qui portait encore le nom de Robert, fut Maréchal de France ; de son alliance avec Marie de Sully, fille d’Henri de Sully et de Jeanne de Vendôme, qu’il avait épousée le 3 mai 1318, sont issus :
-1 Robert, mort à la bataille de Crécy en 1346
-2 Guillaume, vicomte de Roncheville, mort en 1351
ni l’un ni l’autre ne laissèrent de postérité, de sorte que les biens considérables des Bertran furent partagés entre les trois filles de Robert VII : Jeanne eut Bricquebec qu’elle porta aux Painel par son mariage avec Guillaume II Painel, baron de Hambie ; Philippe, dame de Roncheville porta cette vicomté à Gérard Chabot, baron de Retz, son mari.

Le blason de la famille Bertran est ; d’or au lion de sinople armé lampassé et couronné d’argent. ( Voir l’Histoire des Grands Officiers de la Couronne par le P. Anselme 9 vol.in folio – Article des Maréchaux de France et Dictionnaire de la Chesnaye des Bois)

Vers 1100 Guillaume, comte de Mortain, donne aux chanoines de St Evroult la dîme du cidre de Barneville en Auge (Delisle – Classe Agricole p.473)

Guillaume le Paulmier, seigneur de Meautry et de St Nicole a baillé une déclaration de sa descente qu’il ne justifie par lettres que depuis Richard, son père, vivant en 1496. Et ladite
Justification n’étant pas suffisante le procureur du Roy a requis qu’il soit assis.(Recherche des Elus de Lisieux de 1540)

Description de l’église du 12 septembre 1868.
Autre description de l’église par A.Pannier et parue dans le Journal d’Honfleur du 5 mai 1861, précise entre autres que la tour de l’église contenait à l’époque de la Révolution cinq cloches. La plus grosse qui seule avait survécu à la tourmente révolutionnaire, a été refondue en 1844 et 1845. La destruction de cette cloche, dont l’inscription rappelait les anciens titres de la famille de Barneville est très regrettable.
La plus grosse des trois cloches qui composent la nouvelle sonnerie a pour parrain Monsieur le Marquis de Croix, sénateur, et pour marraine Marguerite de Croix, dame de Caulaincourt. La seconde cloche a été nommée par Monsieur Ludovic de Croix et par Madame de Pieffort, née de St Georges. Le Parrain de la troisième cloche est Monsieur Louis, Michel Lechevalier, curé de Barneville et la marraine Madame Blanche de Croix……

Entre le village et l’église s’élève au milieu d’un parc dessiné à l’anglaise, le château de Mme de Pieffort.
A quelque distance du village, au pied d’un coteau boisé est situé le château de Barneville, dont la construction est antérieure à la Révolution. C’est dans ce château que Monsieur d’Equemauville, seigneur de Pennedepie et de Barneville eut les pieds chauffés par une de ces bandes de brigands connus sous le nom de « chauffeurs », qui à l’époque de la Révolution, envahissaient les maisons isolées et les châteaux et chauffaient les pieds de leurs victimes jusqu’à ce qu’elles eussent fait connaître la cachette où était placé leur argent.
La famille Lechevalier le Jumel, qui habite aujourd’hui le château a hérité des biens et des titres de Monsieur d’Equemauville.

Barnevile possédait avant la Révolution, un marché de bestiaux très important qui a été transféré à Beaumont en Auge. Ce marché se tenait dans une pièce attenante au cimetière, appelé encore de nos jours « la Vacherie ». La translation de ce marché dans une autre paroisse a causé un coup funeste à cette localité.

BERTRAN

Voir : Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome X p.107

Généalogie des Bertran (2 feuillets)

c. 1204

Robert Bertran confirme … Henri de Tilli ce que celui-ci tenait …Tilli-sur-Seulles, en reconnaissant que le château de Tilli était tenu du roi. Témoins: Raoul Tesson, Philippe de Valceyo , RaoulPatriq , Guillaume de Blosseville, Amaury de Thibouville, Robert Malvoisin de Rosel, Raoul de Briquebec, Hugues de Barneville,Guillaume de Fauguernon, Valeran de Pontif, Guillaume de Sauceyo, Guillaume Quartel, et autres.

Testibus: Radulfo Tesson, Philippo de Valceyo, Raoul Patriq; Guillermo de Blossevilla; Amaurico de Tybouvilla; Roberto Malvesin de Rosel; Radulfo de Briquebec; Hugone de Barneville;Guillermo de fausguernon (Fauguernon); Valerano de Pontif (fiefde Saint-Nicol du Pontif près Honfleur), Guillermo de Sauceyo;Guillermo Quartel; et multis allis.

= Charles BREARD .- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec , Rouen-Paris, 1908, pp. 193-194 ; Léopold DELISLE,Les cartulaires de Bricquebec , nø 22, p. 7.

1204
Robert Bertran concède … Pierre Boschier trois vergées de terre avec le droit d’y établir un moulin … tan ôle Doit Mortinô. Témoins: Guillaume de Blosseville, Richard le Foidre, Raoul de Bricquebec, Gislebert Trouel, Hugues de Barneville, maistre Guillaume Vuver

= Charles BREARD .- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec , Rouen-Paris, 1908, pp. 193-193

1207 – Barneville-la-Bertran

Judaicatum est quod non respndebit Ligardis de Barnevilla dehereditate sua donec filius Roberti Bertran, qui est infra etatemet qui debet hereditate illam garantizare habeat. Etatem.
= DELISLE L., Recueil des jugements de l’échiquier… , nø13, p.6

1267 – Arrêt évoquant au Parlement à la demande de Guillaume Bertran le procès qu’il avait avec son frère en Normandie, en cas où les maîtres de l’Echiquier trouveraient que la cause
traîenrait en longueur sur les lieux (Olim I folio 156-Archives de l’Empire Actes du Parlement Tome I p.105)
1267 – Arrêt condamnant Robert Bertran à faire deux parts de la succession de son père et de sa mère et à donner une de ces parts à choisir à Guillaume Bertran, chevalier, son frère puîné conformément à la coutume de Normandie. (Olim I folio 49 – Archives de l’Empire Actes du Parlement Tome I p.105)

1271 – Robert Bertran, écuyer déclare qu’il ratifie la paix conclue entre lui et son oncle Guillaume Bertram (Olim I folio 185 – Archives de l’Empire – Actes du Parlement Tome I p.158)

1316 (n. st.), 2 février – Barneville, Fauguernon, Honfleur

1573 – Vicomté d’Auge

Barneville: livre de plaids, documents divers et procédures entre Geneviève de Bourbon, dame de Barneville et les religieux deTroarn
= A.N. 300 AP I 666. Cité in Suzanne d’HUART .- Archives de la Maison de France ( Branche d’Orléans ) Tome I – Fonds de Dreux(300 AP I, 666), Paris, 1976, p. 231

1623 – Barneville-la-Bertrand

Transport par Hiéronime Le Jumel, écuyer, seigneur des terres etseigneuries de Lisores et Equemauville, … Etienne Le Lou, sieurde La Garde, bourgeois de Honfleur, de rente en quoi Jacques deVarin, écuyer, sieur de saint-Quentin,s’était obligé en 1616 versfeu Madeleine Eude, veuve de Pierre Le Jumel, président auParlement de Normandie, seigneur de Lisores, Equemauville,Barneville-la-Bertrand et Pennedepie.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1830.- H. 112

A tous ceuls qui ces presentes lettres verront et orront, Raoulde Barneville, salut. Savoir fez a touz que comme descort fustmeu entre noble homme monseignour Guillaume Bertran, chevalier,seignour de Falgernon, dune part, moy de lautre, sus la court etlusage de fieu de Saint Nicol appelle le fieu de Pntif, jouxteHonnefleu, du quel fieu le dit chevalier disoit la dite court etusage a lu devoir apparetenir, et pour cen ledit chevalier y eustmis ou fet metre sa main, je, devant dit Raoul, opposant etdisant au contraire moy et mes presdecesseurs estre et aver estédancienneté en la possession de la dite court et usage pour esonsu dit fieu, que je tien et doy tenir par le septiesme dun fieude haubert du dit chavalier en foy et hommage, et en certaineredevance de trois souls et sis deniers daides, fesant chascunan. Et encore maintien je estoie en possession de prendre et delever touz les treziesmes du dit fieu, toutes les foiz que le cassi offroit; je, devant dit, Raol, apres plusours debas etoppositions eus sur cen dune partie et dautre, a la parfin,diligence, information par bones genz dignes de foy sus ce fete,bien et loiaument toutes choses considerées et resgardées, tantpour le droit du dit chevalier, comme pour moy et pour mon droit,voulant eschiver touz travauz et despens, et pour mentente plus-tost consvié, ay offert a donner et ay donné de certaine scienceet de mon bon gré au dit chevalier trente soulz de renteperpetuelment, avecques la rente ancienne a luy et a ses hers etsuccessours et a ceus qui de lui aront cause, a prendre sus lefieu devant dit. Et le dit chevalier, en sus ce consel,-deliberation et resgart as choses devant dites, delesse et adelessié a moy et a mes hers et a mes successours, et a ceus quide moy aront cause, la devant dite court et usage, ovecques touzreliez, treziesmes et autres choses et appartenances qui au ditfieu pevent et doivent appartenir a touz jours mes, en paiant etrendant la dite rente chascun an au dit chevalier, a ses hers etsuccessours et a ceus qui de lui aront cause; cest assavoir, lamoitié a Noel et la moitié a Pasques. Et vuil, otroy et consent-pour mey, pour mes hers et successours, et pour ceus qui de moyaront cause, que le dit chevalier, ses hoirs, ses successours etceus qui de lui aront cause, facent et puissent dre en avant ferelour planiere justice sus tout le dit fieu pour la dite rente, selen ne lour ara paiée planierement as diz termez; a tenir, aaver, a posseer par droit heritage la dite rente au ditchevalier, a ses hers et successours, delivrement, quitement eten pez, sanz empeechement que je, mes hoirs et successours, ouceuls qui de moy aront cause, y puissent dore en avant metre. Etpour cen tenir, garder et aver ferme et estable en temps, sanzaler encontre, jay confermé et seelé ces presentes lettres de monseel, qui furent faites lan de grace mil trois cens et quinze lejour de la Chandelour.

= SAIGE G., Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion ,1895, nøLXXXI, pp.109-110

de BREZE
Voir :
Bibliothèque de l’Ecole des Chartes B.V 230 1ere table p.15 col 2
Revues des Questions historiques Tome I p.218
Revues des Questions historiques Juillet 1873 p.72, 93, 108, 122 et 124
Pierre , sénéchal de Normandie – Preuves des Mémoires de Commines p.17 livre I
Jacques id p.20

Armoiries : d’azur à 8 croisettes d’or posées en orle autour d’un écusson aussi d’or omblé d’azur et l’azur rempli d’argent.

Gaston de Brézé, quatrième de Jacques, comte de Maulévrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel, seigneur de Planes, Auricher, Plainbosc, maréchal héréditaire de Normandie , chevalier seigneur de Faulguernon (sic) portait comme ci-dessus ou brisé d’un lambel de 5 pendants ; femme Marie de Cerisay, dame de Fauguernon et de la Haye et du Puits, fille de Christophe et de Marie de Magneville d’où : 1-Louis, grand aumônier de France et de Meaux ; 2-Catherine, première femme de Nicolas de Dreux, vidame et baron d’Esneval ; 3-Françoise, mariée à Gilles le Roy, seigneur de Chillon, fils de Guyon et d’Isabeau de Beauval, qui portait écartelé au 1er et 4 d’argent à la bande de gueules qui est le Roy ; au 2 et 3 échiqueté d’or et d’azur à la bordure de gueules qui est Dreux.

Seigneurs du Breuil
1-Guillaume de Brézé eut un frère Adrien, curé de Manneville l’an 1525. Femme Jacqueline Toustain , fille de Jean, mariée en 1525, d’où
2-Guillaume ne vivant plus en 1565. Femme Catherine de la Mazure d’où Jean et Suzanne qui épousa en 1565 Etienne le Franc, seigneur de la Vieuville.
3-Jean , femme Madeleine de Vaudretz, fille de Guillaume seigneur d’Harbouville et de N de Beaunay, mariée en 1595 , se remaria à Robert de Fouquerolles, seigneur du Bosc, d’où
1-Antoine
2-Marguerite épouse Alexandre de Chastillon
4-Antoine, femme Madeleine de la Rivière, seigneur de Saint Denis et de Madeleine Regnoult mariée en 1614, d’où Philippe de Brézé ;
2e femme Françoise Alexandre, fille de Jean et de Marguerite de Mahiel mariée en 1643
5-Philippe …..1669…

Pierre de Brézé est né en Anjou au commencement du 15e siècle. Fut nommé gouverneur de Rouen par Charles VII, contribua au succès de la bataille de Formigny, fit deux expéditions assez heureuses en Angleterre en 1457 et 1463, et fut tué à la bataille de Montlhéry en 1465 où il combattait dans l’armée de Louis XI, il est enterré dans la cathédrale de Rouen dans un magnifique tombeau ; Il avait le titre de grand sénéchal d’Anjou et de Normandie, seigneur de Maulévrier et baron du Bec Crepin, de la Varenne et de Brissac. Sa femme se nommait Jeanne du Bec Crépin, fille de Guillaume seigneur de Mauny et d’Angerville (Tombeaux de la Cathédrale de Rouen par A.Deville)

Pierre de Brézé eut pour fils Jacques de Brézé qui eut pour fils à son tour Louis de Brézé grand sénéchal et gouverneur de Normandie et mari de Diane de Poitiers. Il mourut au château d’Anet le 23 juillet 1531 laissant deux filles dont l’une épouse Claude de Lorraine, duc d’Aumale et l’autre Robert de la Mark, duc de Bouillon. Louis de Brézé était comme il est dit dans son épitaphe .. Seigneur comte de Maulévrier, baron de Mauny et du Bec Crespin, seigneur châtelain de Nogent le Roy, Ennet, Bréval et Montchauvet.
Ses exécuteurs testamentaires furent Jean Le Venneur, Evêque de Lisieux et Monsieur de Mathan. (Tombeaux de la Cathédrale de Rouen par Deville).

Dans BALUZE – Tome 59 p.272
BREZE
Pierre de Bréze, grand sénéchal de Poitiers et depuis de Normandie, seigneur de Maulévrier, épousa Jeanne Crespin, héritière du Bec Crespin et de Mauny, d’où : Jacques, grand sénéchal de Normandie, épousa Charlotte légitimée de France, fille de Charles VII et de la Belle Agnès. D’où :
1-Louis de Bréze, grand sénéchal de Normandie épouse Catherine de Dreux, morte à 32 ans le 20 novembre 1512, et 2e épouse Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois.
2-Gaston, seigneur de Plasne, épousa Marie de Cérisay, héritière de Fauguernon et de le Haie du Puys ;
3-Jacques fils naturel, capitaine du Vieil Palais à Rouen.
Du 1er :
1-Françoise, mariée à Robert de Mark, duc de Bouillon,
2-Louise, femme de Claude de Lorraine, duc d’Aumale.
Du 2e
Loys, évêque de Meaux.
De Françoise :
1-Charles de la Mark, … de Maulévrier, décédé vers 1618
2-Henry, Robert duc de Bouillon, gouverneur de Normandie, épouse Catherine de Bourbon, fille de Loys Ier , duc de Montpensier.
De Louise :
Charles de Lorraine, duc d’Aumale …. Vivant a épousé Marguerite de Lorraine, fille de René, marquis seigneur d’Elbeuf.

A la suite lettres patentes du Roy Louis XI de Moutils-lez-Tours 14 mai 1491 nommant Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie.

Vicairie de Retz

Collation de la vicairie de Retz dans l’église cathédrale, vacante par décès de M. Jacques Cauvigny pour Christophe Courtin, prêtre, sur la présentation de Claude Denis de Herre, chevalier (équité ?) seigneur de Vaudoüet, de Barneville et de Pennedepie – 8 juin 1694 –
Prise de possession – 9 juin 1694
(Insinuations II Folios 45 2 et 5)

Le chapitre désignait trois sujets au choix du seigneur présentateur qui en présentait un à la collation de l’évêque.
Maître Guillaume Dubis, un des trois désignés par le chapitre le 27 janvier 1730 par suite du décès de Christophe Courtin, fut présenté le 3 février 1730, par Messire Louis Philippe de Jumel, chevalier, seigneur de Barneville. Il obtint collation le même jour et prit possession le 11 février 1730.( Insinuations XV folio 173 )

Le 1er octobre 1731 le même seigneur présente à la place du précédent décédé, Jean Baptiste Godefroy, prêtre chapelain, Douze-Livres ( ?)de la cathédrale. Il obtient collation le 3 octobre et prend possession le 5. (Insinuations XV folio 251)

Jean Baptiste Godefroy, ayant obtenu collation de la Chapelle St Martin de la cathédrale le 12 septembre 1742, donna sa démission de la vicairie et le 12 novembre 1743, Monsieur de Barneville (le même) présenta dans la forme accoutumée Jean de Brie, prêtre officier Douze-Livres, qui obtint collation le 14 et prit possession le même jour ; (Insinuations XIX folio 43)

En 1744 le droit de présentation fut exercé par Messire François Chauffer, seigneur en partie de Barneville la Bertran, conseiller du Roy et de Monseigneur le Duc d’Orléans et leur Procureur en la Maîtrise des Eaux et Forets de la Vicomté d’Auge, représenté par Maître Isaac Joseph Chauffer, son fils, avocat à Honfleur.
L’acte du 30 avril énonce que la vicairie fut fondée au Manoir seigneurial de Barneville par Madame la Duchesse de Retz.
Pierre de Monseillon , prêtre chapelain et officier de l’église St Pierre de Lisieux, l’un des trois élus du chapitre, obtint sa collation sur cette présentation le 3 mai 1744 et se fit installer le 4 mai (Insinuations XIX folio 137 et 136)

Après le décès de Pierre de Monseillon, Messire Philippe Louis Le Jumel, seigneur en partie de Barneville la Bertran, exerça son droit de patronage alternatif en présentant le 15 décembre 1749. Michel Bordeaux, l’un des trois officiers de l’église cathédrale, élu par le chapitre, qui obtint collation en conséquence le 18 décembre et prit possession le 19. (insinuations XXII folio 135 – 136)

Pierre Lefrançois, prêtre, fut pourvu du vicariat de Retz après la mort de Michel Bordeaux, il n’est pas fait mention de présentateur et on ne trouve pas d’acte de présentation. Sa collation est du 11 juillet 1762, sa prise de possession du 13.(Insinuations XXVIII folio 265)

Il mourut le 30 mai 1784 et eut pour successeur Jean Baptiste Guillaume Neuville, prêtre, chapelain de la cathédrale, présenté par Léonard Isaac Joseph Chauffer, écuyer, seigneur et patron en partie de Barneville la Bertran, Meautry, les Gruaux et autres fiefs, ancien gendarme de la Garde du Roy, président de l’élection de Pont l’Evêque, patron alternatif à cause de son fief de Barneville. L’acte de présentation est daté du 1er août 1784, il ne prit possession que le 31 décembre. On ne retrouve pas son acte de collation ; (Insinuations XXXIX folio 234 et 291)

3 – Archives ShL:

Par. de Saint-Jean-Baptiste
patr. le roi, puis le seigneur.
Dioc. de Lisieux
doy. d’Honfleur.
Gêner de Rouen
élect. de Pont-l’Évêque,
sergent. d’Honfleur.
Plein fief de la vicomte d’Auge, 1397 (Brussel), releva plus tard de la baronnie de la Mothe-Cesny et de Grimbosq. C’est à Barneville qu’étaient assis le fief de Clermont, relevant de la vicomte d’Orbec (papier terrier de Falaise), et le fief des Blanchards (ibid.).

Election de Pont l’Evêque, sergenterie d’Honfleur.
2 feux privilégiés, 45 feux taillables
Sous l’invocation de S. Jean Baptiste

Patronage:
14e dominus rex
16e dominus loci
18e le seigneur

Curé:
de Threiville 1739/1787.
Le curé de Barneville la Bertran : d’azur à deux bars adossés d’or (d’Hozier 369)

4 – Notes Michel Cotin:.

Michel COTTIN
2 Janvier 1992, Juillet 1992, Octobre 1992.

Manoir des Vallées à Barneville-la-Bertran, comprend un ensemble de­ bâtiments dispersés dans une cour à flanc de coteau dont l’allure générale, ­pittoresque, a souvent retenu l’attention et de Léon Le Clerc [1]  à Raymond Quenedey  [2] , nombreux ­furent ceux qui ont fixé sa silhouette sur la  pellicule, ce qui permet de ­suivre ses altérations malencontreuses depuis le premier quart de ce siècle.

Mais l’allure même du logis de pierre avec ses contreforts plats [3]  et son appareillage de travertin intriguent et suscitent bien des interrogations, tant il est évident que son  état actuel résulte de transformations nombreuses, étalées dans le temps et ­les hypothèses quant à sa forme et sa destination sont multiples: lieu de­ culte, petit manoir seigneurial, résidence « des champs », logis d’un officier ­seigneurial, mais pourquoi pas l’un et l’autre au gré des époques.

Quoiqu’il en soit, son histoire tout autant que son architecture méritent bien­ quelques recherches.

Nous passerons donc en revue ces différentes hypothèses, puis après une­ présentation succincte, nous proposerons une datation relative des campagnes­ de transformations avant de détailler les diverses orientations de recherches.

Lieu de culte
 
L’allure générale des bâtiments laisse à supposer que nous nous trouvons en ­face de constructions fortement remaniées. Le volume général, les­ caractéristiques architecturales du logis principal, nous l’avons dit, se ­rattachent directement à ces petits édifices religieux de l’époque romane, ­prieurés ou chapelles de maladreries très nombreux en milieu rural aux XIIe et XIIIe siècles.

L’orientation Nord-Sud, contraire aux règles liturgiques, peut s’opposer à une ­telle attribution, mais cette règle connaissait quelques entorses, comme on ­peut le constater à Ouville-la-Bien-Tournée et notre documentation est  fort ­incomplète, la majeure partie de ces chapelles ayant disparu depuis souvent depuis le milieu du 17e et la fin du 18e siècle. Ce fut le cas en particulier des chapelles de léproserie que les hôpitaux généraux eurent parfois beaucoup de peine à situer lorsqu’elles leur furent attribuées par l’Edit de 1762.

Rien ne s’opposant, et nous le voyons souvent pour les rares chapelles de maladreries subsistantes, à ce que leurs bâtiments se soient conservés sous ­forme de hangar [4]  ou d’habitation il paraît donc­ nécessaire de répertorier tous ces anciens lieux de culte. Au delà des travaux­ de Charles VASSEUR [5] et de ses amis, un tel recensement n’a jamais été tenté. Si  pour mener à bien cette recherche les chartriers des abbayes et les différents ­pouillés sont les sources privilégiées, la toponymie, les actes privés et les ­traditions doivent être également sollicités.

Le Pouillé du diocèse de Lisieux [6]  rédigé vers 1350 , ne compte pas moins de six prieurés dans l’archidiaconé de Pont-Audemer, ­à l’Est de la Touques, dont deux: Equemauville et Gonneville-sur-Honfleur[7] , auxquels il convient d’ajouter celui de­ Saint-Martin-du-Bosc, qui ne figure plus dans ce recensement, nous intéressent.

Si l’on ajoute à cette liste de sites liés à une fondation monastique ou à la­ volonté d’apporter aux ladres un environnement religieux, les chapelles­ élevées en l’honneur d’un saint ou en souvenir de quelque événement [8]  et de Bonneville-sur-Touques [9]­, les chapelles secondaires édifiées parfois en raison de l’éloignement de l’église  paroissiale, on atteint un chiffre impressionnant [10]

A l’époque ducale, sur l’étroit plateau triangulaire compris entre Honfleur, ­Trouville et Saint-Martin-aux-Chartrains, on relève une curieuse agglomération ­de possessions ecclésiastiques, et en corollaire un grand nombre de lieux de ­culte. Outre le chapitre et l’évêque de Lisieux, neuf abbayes au moins y sont ­possessionnées: Fécamp, Saint-Amand de Rouen, Montivilliers, Saint-Désir de Lisieux, Saint-Evroult, Saint-Père de Chartres, Saint-Pierre-de-Préaux, ­Saint-Riquier, Saint-Ouen de Rouen ( Voir annexe I.). A quoi ­doit-on cette prolifération d’implantations? A l’importance du port de Touques, importance qui ne fera que croître après la conquête de l’Angleterre, ­devenant l’un des ports les plus fréquentés pour les relations entre la ­Basse-Normandie et l’Angleterre. A la richesse de la vallée de la Touques et ­tout particulièrement de son embouchure ? A son arrière-pays et ses forêts ?­Tous ces facteurs ont sans doute influé sur le choix de ce site, vers ­1059-1063 pour résidence ducale. L’intérêt économique d’abord.

Les nombreuses chartes de donations ou les registres de l’Echiquier, nous ­offrent une documentation exceptionnelle sur les productions animales -­pêcheries[11], vacherie, élevage de juments[12]  productions laitières[13]  ou industrielles, telles ces nombreuses salines­[14]  que complètent ­sans doute d’importants échanges économiques avec l’Angleterre mais aussi la ­Basse-Seine.

En second lieu, le rôle moteur de la présence politique d’un prince et de sa ­cour. Autour  du château de Bonneville-sur-Touques [15]  et à un moindre degré du bourg de Roncheville, siège de la « première baronnie de Normandie, qui tire sans doute d’énormes profits des ses péages et­ de ses marchés.

Au fil des ans, un certain nombre d’entre eux perdirent leur caractère sacré ­ou furent abandonnés par leur propriétaires, et cela pour de multiples  raisons La plus sérieuse résidant surtout dans la difficulté de gérer[16]  des myriades de petites exploitations, ­isolées[17]  , situées loin de l’abbaye-mère. En premier lieu, très tôt,­ certaines abbayes procèdent à des échanges entre elles[18]   ou avec des laïcs tel celui fait entre le roi Henri II­ Plantagenêt et l’abbaye de Fécamp, avant 1175,  de l’emplacement du Prieuré de­ Saint-Martin-du-Bosc ou de Flaville qui, un peu plus d’un siècle après sa­ fondation, avait échoué [19]. Des problèmes se font jour également quant au respect de la Règle par les moines, manquements dont le Registre des visites ­d’Eudes Rigaud ne manque pas de faire mention [20]  . Enfin , les contributions levées sur le ­clergé d’une manière de plus en plus organisée[21]  , amenèrent celui-ci à vendre une partie de ses biens et si en­ règle générale, il les racheta, un certain nombre ne rentrèrent jamais dans le ­domaine ecclésiastique. Mais aussi la rapacité des voisins, seigneurs, simples ­particuliers ou même les curés, qui à la faveur d’une négligence de gestion,­ ne manquaient pas de s’approprier le bien mal surveillé [22]

Petit manoir seigneurial

Dans un environnement mouvementé, au creux d’un étroit vallon, ce manoir,­ d’importance très réduite – au vu la taille de la cave et du grenier – peut ­avoir été soit le siège d’une petite seigneurie ou sieurie, mais sans doute ­pas celle de cette famille de Barneville, dont le premier représentant, ­Herbert, apparaît comme sergent de Robert Bertran en 1195. Après lui nous ­trouvons d’une manière plus fréquente vers 1204 un certain Hugues et en 1253 ­une Jeanne de Barneville. Enfin, au début du XIV_e siècle, un Raoul de ­Barneville transigeait avec Robert Bertran, seigneur de Fauguernon.

Les mentions de cette famille de Berneville, laissent en effet à supposer­ qu’elle dispose de biens de quelque importance dont, entre autres « cinq acres ­de terre dans son domaine de Titot, et une acre de pré à Pennedepie[23] « , le patronage de l’église de Pennedepie donné à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen par Jeanne de ­Barneville en 1253 [24]

Résidence « des champs »

Les recherches menées par Monsieur DUPUIS ont permis d’attribuer la possession­ de ce manoir, au XVIIe siècle, à une famille Eudes qui se dit sieur des ­Vallées. Doit-on établir quelque lien entre cette famille honfleuraise et ­Pierre Le Jumel dit seigneur de Barneville dans un acte de 1623. ( 1623 – Barneville-la-Bertrand )

Transport par Hiéronime Le Jumel, écuyer, seigneur des terres et seigneuries ­de Lisores et Equemauville, à Etienne Le Lou, sieur de La Garde, bourgeois de ­Honfleur, de rente en quoi Jacques de Varin, écuyer, sieur de Saint-Quentin, ­s’était obligé en 1616 vers feu Madeleine Eude, veuve de Pierre Le Jumel, ­président au Parlement de Normandie, seigneur de Lisores, Equemauville,­ Barneville-la-Bertrand et Pennedepie.

= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1830.- H. 112. ) ­époux d’une Madeleine Eude ? Nous ne saurions le dire, mais le fait mérite ­d’être relevé. Le nombre de ses propriétés, ses charges laissent à supposer ­qu’il n’y faisait point résidence, tout au plus, à l’instar de beaucoup ­d’hommes de robe ou de bourgeois rouennais, devait-il s’y reposer lors des vacances du Parlement, pratique dont nous trouvons des traces dans les ­archives concernant les Lambert et leur château de Formentin ou les Corneille ­et leur résidence de Prétot à Canapville.

La qualité de la construction et de ses aménagements intérieurs, peu en­ rapport avec ceux habituellement rencontrés dans les habitations paysannes, ­militent en ce sens.

Dans le même ordre d’idée, ce fut peut être aussi très tôt la demeure de­  campagne d’un bourgeois honfleurais[25]  . Les ­documents réunis par M. DUPUIS, son actuel propriétaire fondent sérieusement­ cette version pour une époque plus proche de nous, mais il serait intéressant­

de savoir à quelle époque remonte ce type d’occupation. Les travaux de nos ­collègues du Sud-Ouest semblent bien indiquer qu’il peut s’agir d’une­ tradition relativement ancienne de la maison aux champs si bien vantée par­ Charles Estienne[26] et qui par delà la villa d’Ausone, les batifolages de Madame­ de Sévigné ou les bergeries de Marie-Antoinette, la source d’inspiration des ­Impressionnistes ou, plus prosaïquement le dernier refuge devant les épidémies ­et les émotions populaires, a toujours occupé un coin privilégié dans le cœur de l’homme.

Logis d’un officier seigneurial

On connaît très mal pour le Pays d’Auge[27] faute de s’y être intéressé, l’importance numérique et sociale du monde des ­robins – avoués, tabellions – ou des officiers subalternes – sénéchaux ou prévôts sergents, verdiers[28]  ,­etc. – qui tout au long de l’année surveillaient la gestion de grands fiefs, ­recevaient les aveux, contrôlaient le passage des actes notariés et en percevaient les treizièmes, engrangeaient les rentes en natures, surveillaient­ les corvées, etc. Mais de toute évidence, leur ascension sociale est patente. ­Deux études l’une et l’autre établies sur les archives de seigneuries  normandes sont à ce sujet révélatrices. Dans le premier cas[29]  _ ,­Paris, Le Sycomore, 1983. ) l’étude porte sur des domaines de toute ­première importance puisqu’il s’agit de ceux de l’abbaye de Montivilliers et ­du duché d’Estouteville, tandis que dans le second[30]  elle ne concerne qu’un petit fief, celui des Parfontaines[31]  Mais quelque   soit la taille de la seigneurie, on retrouve la même variété d’intervenants, chacun se spécialisant dans une mission bien délimitée. Et l’on imagine fort ­bien que si tous ces personnages ne vivaient pas obligatoirement dans le ­château ou le manoir du seigneur, ils occupaient cependant des demeures  différenciées des ouvriers de bras ou des fermiers de la seigneurie. Mais dans ­quel cadre vivaient-ils donc ? La réponse est semble-t-il difficile à apporter ­car fort souvent ils furent parmi les premiers à parvenir eux-mêmes à la­ noblesse et cela grâce aux revenus, parfois substantiels, provenant des ­seigneuries qu’ils géraient et leurs demeures patrimoniales évoluèrent avec ­leur condition sociale.

Il faut reconnaître aussi que la variété des situations de fortune de la­ noblesse entraînait une infinie disparité dans l’importance et la  qualité des­ demeures, et bien des nobles, même issus de grandes familles, occupaient ­d’humbles chaumières qu’auraient renié leurs fermiers. Mais il n’en est pas ­moins certain que la gestion d’une seigneurie, même de taille moyenne,­réclamait de la place pour resserrer les archives, tenir les plés ou recevoir publiquement les serments de féauté accompagnant les aveux, etc.

Camille ENLART ( Camille ENLART .- Manuel d’archéologie française  depuis les mérovingiens jusqu’à la Renaissance; Tome I, Architecture civile ,­Paris, Picard, 1929, In-8°, 1929, p. 204. ) cite d’après l’abbé Leboeuf ­le cas du manoir des abbés de Saint-Maur, bâti vers 1250 au Piple, près­ Boissy-Saint-Léger. Il comprenait  dit-il un logis avec chapelle, une grande ­salle élevée sur un sellier, des pressoirs et autour de cet ensemble, une enceinte  de murs et de fossés ».Il cite également, plus près de nous les­ manoirs d’­Ouilly-le-Tesson, d’Urville

DESCRIPTION

Dans la partie la plus haute de la propriété, en bordure de la route, on­ trouve tout d’abord, de part et d’autre de l’accès actuel, deux anciens ­bâtiments à usage agricole dont l’un a été très fortement remanié et transformé en habitation, tandis que le second, plus important, construit ­d’éléments de récupération, a conservé ses caractères d’origine. Mais la ­partie la plus intéressante est constituée par l’ensemble qui se trouve en contrebas et dont l’édification,  pour ce qui en est visible, a du s’étendre ­sur cinq ou six siècles et à ce titre constitue un témoin des plus ­intéressants de la construction civile en Pays d’Auge.

Grand logis

La partie principale présente un plan en T, plan assez rare, dont une demeure ­en pierre sur rez-de-chaussée, forme la barre supérieure, ta dis que l’amorce ­de la hampe voit s’élever un court logis à pan de bois, de trois travées, sur ­un soubassement de pierre. L’ensemble se prolonge par deux petits bâtiments à­ usage agricole, mêlant la pierre et le pan de bois.

A.- Logis de pierre

Cette demeure, de plan rectangulaire, orientée Nord-Sud, est entièrement­ construite en pierre. Elle s’élève sur deux niveaux avec comble. On est dès ­l’abord frappé de la présence sur un tel édifice de contreforts et une étude ­plus attentive de l’emploi des matériaux, permet de déceler les différentes   phases de la construction.

Au sud, le pignon et le retour du mur gouttereau ouest sont épaulés de ­contreforts larges et plats, avec un ressaut en partie médiane, identiques à ­ceux fréquemment rencontrés sur des édifices religieux de la fin de l’époque ­romane ( Voir entre autres les croquis reproduits par Arcisse de­ CAUMONT dans sa Statistique monumentale du Calvados , t. V, Méry-Corbon , p.­436; Ecajeul , p. 467; Mirbel , p. 479; Sainte-Marie-aux-Anglais, p. 493;­chœur d’Ouville-la-Bien-Tournée , p. 523.) où ils sont en général­ associés à des corniches à modillons. Ce type de contreforts se retrouve ­également dans le logis principal du château de la Houblonnière [32]  . A Barneville, ils sont constitués de blocs­ de travertin de moyen appareil. Le mur de ce pignon est construit en partie en­ blocage de silex mais on y décèle de nombreuses reprises. Ainsi, en élévation, ­on remarque trois campagnes de construction: sur un rez-de-chaussée épais ­s’élève un étage en retrait surmonté lui-même d’un gable également en retrait. ­On distingue mal l’ordonnance des maçonneries anciennes des deux premiers ­niveaux dans lesquels on remarque d’importants désordres, par contre, celui du ­gable ne semble pas avoir subi d’altérations majeures et a conservé son ­homogénéité

Le mur gouttereau ouest, le seul dont on puisse voir la partie inférieure­ externe est percé d’un certain nombre d’ouvertures dont l’une en ogive paraît ­correspondre à une porte. Il serait à rechercher le système d’accrochage de l’accès mais sans doute se rapproche-t-il de celui retrouvé par Michel de WAHA ­à la Tour Burbant du château d’Ath[33]  et vérifier ­dans les abords s’il ne subsisterait pas une trace de la marche de départ d’un ­quelconque escalier latéral parallèle au corps du bâtiment.

S’il en était ainsi, on pourrait rechercher la trace d’un éventuel contrefort­ axial épaulant la maçonnerie du pignon, disposition souvent rencontrée dans ­des bâtiments de cette époque, car rien, jusqu’à plus ample informé ne prouve que  l’accès au sous-sol se faisait, comme de nos jours, par le mur pignon sud. ­Tout au contraire, la porte percée dans le pignon nord laisse à supposer qu’il ­en était tout autrement.

Les ouvertures

Le mur gouttereau Est, est actuellement percé de trois ouvertures. L’une, la fenêtre de gauche avec son linteau de bois est récente et correspond ­à l’une des dernières campagnes de d’aménagement.
Celle de droite comporte dans son piédroit de droit, et dans son linteau­ quelques blocs de travertin largement chanfreinées provenant selon toute ­vraisemblance d’une ouverture plus ancienne. Les différents éléments de cet ­encadrement ne sont pas en conjonction et au-dessus de cette baie, un ­rebouchage maladroit comble le vide entre l’extrados du linteau et les restes ­d’un autre linteau du même matériau visiblement resté en place, au-dessous de ­la tablette de corniche, correspondant à la baie d’origine.

Quant aux pieddroits de la porte d’entre, ils sont en grande partie en brique­ et le linteau en marne, chanfreiné, présente un petit arrondi à chaque angle.

Les planchers d’étage

Il est à remarquer que la division d’étage visible extérieurement sur les­ pignons, ne correspond pas à sa division intérieure. Ainsi, alors que les ­quatre fermes – dont les entraits ont été coupés – reposent sur des filières posées sur la tablette de corniche couronnant les murs gouttereaux, les ­sommiers portant le plancher de l’étage de comble, se trouvent largement en ­contrebas prennent appui sur d’étroits corbeaux de pierre ou sur des chevêtres­ dont l’un, en façade, tombe dans l’axe de la fenêtre. Cette transformation est à mettre en relation avec la modification de la­ fenêtre décrite ci-dessus.

Cheminée

A l’intérieur, une large cheminée occupe le centre du mur gouttereau Ouest, ce qui est un emplacement assez exceptionnel [34]  doit correspondre d’une part à une ­fonction très spécialisée de cette pièce: salle de réception ou de travail et ­à la présence en arrière d’une aile en T [35]  . La présence de cette cheminée n’exclut pas d’ailleurs l’utilisation à des fins­ religieuses comme en témoignent les nombreuses chapelles qui en  sont équipées­ ( Voir entre autres celle de la chapelle du château de Châteaudun.[36] portent un manteau de briques­ reposant sur une

B.- Le logis en retour

L’amorce de l’aile en retour présente un rez-de-chaussée de pierre portant une­ construction à pan de bois de trois travées. La nature de la maçonnerie du rez-de-chaussée est à vérifier sur toute sa­ surface car semble-t-il elle présente de nombreuses reprises.
L’étage à pans de bois repose sur de puissants sommiers, saillants largement­ sur le rez-de-chaussée et renforcés par des pigeâtes, ce qui est généralement ­une preuve d’ancienneté, mais il reste à vérifier qu’ils sont bien ­contemporains de l’œuvre de charpenterie qu’ils soutiennent. A l’origine, ­seule la travée centrale était percée d’une ouverture, tandis que les deux panneaux latéraux comportaient, au-dessus d’une allège décorée d’Y, de grandes ­croix de Saint-André à branches doublées, selon une formule souvent observée à ­Honfleur, mais aussi  dans la partie inférieure du pavillon  Nord du Manoir du ­Breuil-en-Auge,[37]  à l’ancienne Hostellerie de l’Aigle d’Or, à Pont-L’Evêque,[38] , à Lisieux en décor d’allège[39],   ou à Bernay en grands panneaux[40]

C.- La Cave

La pièce suivante était vraisemblablement l’ancienne cave. Elle présente au­ Sud et à l’Ouest des murs en rognons de silex, et au Nord un pan de bois très ­fortement remanié et pour lequel il est difficile de préciser l’emplacement ­exact des ouvertures, si tant est qu’il en ait existé sur cette façade.

L’étude de la face interne du pignon Ouest du comble révèle une reprise de la­ maçonnerie preuve d’un élargissement et d’un exhaussement important de la ­pièce d’origine

D.- Grange

Comme il est fréquent en Pays d’Auge, l’escalier menant au grenier, parallèle ­au pignon Ouest, est recouvert d’une croupe rabattue saillant largement [41]

CONCLUSION

En l’état actuel de nos connaissances on ne peut établir avec certitude la­ destination d’un tel monument. Pour répondre à une telle question il est ­indispensable de continuer les recherche dans plusieurs directions car seule ­une double démarche historique et archéologique pourront nous renseigner avec ­certitude.

Les textes, bien entendu, doivent être passés au crible, mais il est parfois­ bien délicat d’éviter les multiples pièges posés par la similitude des ­toponymes. Ainsi doit-on vérifier avec un soin extrême les mentions concernant ­tout d’abord Roncheville[42]  , de Barneville[43] Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, érige la chapelle de Mauny en paroisse, et ­confirme au prieuré de Saint-Ymer (Saint-Hymer) les deux tiers des dômes de la ­paroisse de Barneville   (Barneville-sur-Seine, canton de Routot – Eure)

[1] Léon LE CLERC .-  » Manoirs normands  » , L’Illustration_.)

[2] ( Raymond QUENEDEY .- Les provinces de l’ancienne France . la Normandie . Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale­ au XVIII° siècle . I. Généralités , milieu , climat , sol , conditions ­humaines . Seine-Inférieure . II-III. Calvados . IV. Eure . V. Manche et Orne­, PARIS, F. Contet, 1927, 2e série, planches 5 et 36.)

[3] ( Outre le logis de La Boublonnière que nous évoquerons, signalons aussi le ­Manoir d’Englesqueville qui présente lui aussi des contreforts, mais ceux-ci ­sont d’un type plus tardif.)

[4] ( C’est le cas de La Chapelle-Noire-Mare ou de Saint-Christophe de Mervilly entre autres

[5] voir le carnet de Charles VASSEUR concernant le doyenné de HONFLEUR

[6] ( Voir les différentes éditions qui­ toutes contiennent des renseignements particuliers et complémentaires: Auguste ­LE PREVOST .- Pouillés du diocèse de Lisieux, recueillis et annotés , Caen, A.­Hardel, 1844, In-4°, 100 p. ; Henry de FORMEVILLE .- Pouillés in Histoire de ­l’ancien évêché-comté de Lisieux_ , Lisieux, 1873, t. I, pp. xxiij-cx ; Auguste ­LONGNON .- Pouillés de la province de Rouen_ , Paris, Imprimerie nationale,­1903, LXXV-600 p. – Lisieux: pp. L-LVII et 245-267 .)

[7] ­( Les quatre autres situés sur la même rive; Sainte-Marie-l’Egyptienne, Saint-André-d’Hébertot, Fierville (prieuré-cure ?), Bonneville-la-Louvet,  ­et, toujours selon la même source, les neuf de la rive gauche de la Touques, ­dans la partie Nord de l’archidiaconé d’Auge: Mont-Argis, Saint-Pierre-de-Rou_ville, Bastebourg-Royal-Pré, Dives, Saint-Hymer, Beaumont-en-auge, Dozulé,­ Brocottes et Les Groseillers – les deux derniers étant des prieurés-cures  – auxquels, là aussi, il convient d’ajouter celui de Saint-Arnoul qui a été omis­- ne nous concernent pas.)

[8]Par exemple selon la tradition celle élevée pour commémorer le passages des reliques de Saint Regnobert à Fauguernon ) les chapelles castrales et en premier lieu celles de Saint-Nicolas-de Burco_ située dans son château de ­Roncheville ( mentionnée en premier lieu dans la donation de Robert ­Bertran à Saint-Ouen de Rouen et dans celle faite par Robert Ier comte de ­Montfort, en 1160 , au Prieuré de Saint-Hymer: Charles BREARD .- Cartulaires ­… p. 9 .)

[9] ( Voir Lucien MUSSET­.- « Le château de Bonneville-sur-Touques », AAN , 1987 (1988) , p. 90 )

[10] (  On ne ­sait à quelle catégorie il nous faut rattacher les chapelles Saint-Michel de Roncheville – Charles BREARD .- Cartulaires , p. 222; ou du Mont-Saint-Jean,­l’une et l’autre ignorées du Pouillé de 1350. Notons que les moines de­ Saint-Ouen possédaient près de Bourg-Dun, une chapelle sous le titre de ­Saint-Jean . Auguste LONGNON .- Pouillé , p. 31 B. L’abbaye de Fécamp en ­possédait une sous le titre de Saint-Gilles – Saint-Jean, à Argences, AD.­ Seine-Maritime 7 H 2019 .),

[11] ( Donation par Richard II à Saint-Père de Chartres, entre 1021-1025, d’une pêcherie dans la Touques, le samedi soir et le dimanche, in ­Marie FAUROUX , pp. 120-122.; Donation d’une fosse à poissons par Robert ­Bertran à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen in Marie FAUROUX .- pp. 393-394 ;­Acte de 1059-1066 par lequel Guillaume le Bâtard confère en dot au prieuré de­ Saint-Martin du Bosc la moitié de la pêche dans la Touques in Maris FAUROUX .-­pp. 409-415 .)

[12]  ( Donation de ­Robert Bertran à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen in Marie FAUROUX .- pp.­393-394.),

[13]  ( Mention in Magni Rotuli ,­édit. STAPLETON I, p. 69, relevée par Lucien MUSSET .- « Le château ducal… »,­op. cit._, p. 92. )

[14] ( Donation par Alveredus, entre 1035-1066, à l’abbaye Saint-Pierre-de-Préaux, de salines, in Marie FAUROUX .- p. 362. )

[15] ( Voir en dernier­ lieu l’étude de Lucien MUSSET .- « Le château ducal de Bonneville-sur-Touques­ dans l’histoire de la Normandie « , AAN., 145, 1987 (1988), pp. 5-7; 89-92. )

[16] ( Outre la constante diminution des revenus en argent, la gestion­ économique elle-même de ces petites unités liées aux productions uniquement ­agricoles, était semble-t-il archaïque sinon mauvaise : voir Jean GAUDEMET .-Les institutions ecclésiastiques en France du milieu du XII° au début du XIV°­siècle , in Ferdinand LOT et Robert FAWTIER .- III.- Institutions ­ecclésiastiques , p. 236. )

[17] ( Il semblerait aussi que des difficultés budgétaires aient­ atteint nombre d’abbayes. Voir à ce sujet Jean-François LEMARIGNIER .-Les ­institutions ecclésiastiques en France de la fin du X° au milieu du XII° siècle ­in Ferdinand LOT et Robert FAWTIER .- III.- Institutions ecclésiastiques_ , p.­125. )

[18] ( C’est le cas ­par exemple des abbayes du Bec et de Saint-Evroult ou de Sainte-Barbe et de Grestain .)

[19] ( Lucien MUSSET .- « Le château ducal de ­Bonneville-sur-Touques dans l’histoire de la Normandie « , AAN., 145, 1987­(1988), p. 91. )

[20] ( Lors de ses deux­ voyages dans la partie Nord du diocèse de Lisieux, Eudes Rigaud visita les ­abbayes de Grestain, de Saint-Pierre et Saint-Léger de Préaux, de Cormeilles, ­ainsi qu’aux prieurés de Beaumont-en-Auge et de Saint-Hymer. Par contre, il me fait aucune mention des autres petits prieurés cités ci-dessus, mais leurs ­revenus sont parfois de faible importance ce qui explique peut-être que ­l’archevêque n’ait pas jugé nécessaire de les visiter, se réservant pour les ­plus importants. Théodose BONNIN .- Registrum visitationum archiepiscopi­Rothomagensi – Journal des visites pastorales d’Eude Rigaud, archevêque de­ Rouen. MCCXLVIII-MCCLXIX, publié pour la première fois d’après le manuscrit de ­la bibliothèque nationale, par…,_ , Rouen, Auguste Le Brument, 1852, in-4°,­vij-860 p., 1 pl. h.t. )

[21] (Claude MICHAUD .-L’Eglise et l’Argent sous l’Ancien Régime. Les Receveurs généraux du clergé de ­France aux XVIe-XVIIe siècles , Préface de Pierre Goubert_ , Paris , Fayard ,­1991.)

[22] ( Voir à ce ­sujet dans la Déclaration des revenus du prieuré de Saint-Ymer dans les trois ­diocèses de Rouen, Lisieux et Sées, donnée au Roy en 1751 , le paragraphe ­concernant les « rentes et dîmes qui se trouvent engagées ou perdues » in Charles BREARD .- op. cit. , p. 157.).

[23] ( Cf. aux pièces justificatives l’acte de 1195. )

[24] ( Cf. analyse de l’acte aux pièces justificatives. ) et la court et l’usage du fieu de Saint Nicol appelé ­fieu du Pontif ( Gustave SAIGE .- Cartulaire de la seigneurie de ­Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de ­S.A. le Prince de Monaco_ , Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4°, pp.­109-110. )

[25] ( Voir à ce sujet l’article de J.­LARTIGAUT et de G. SERAPHIN .- Les bories des cahorsins  in J.-H. DUCOS édit.- Le château près de la ville, Actes du second colloque de castellologie -­Flaran, (1987), pp. 37-57 . Ce type de maison-forte est la combinaison d’une ­tour et d’une salle et marque l’alliance entre la petite chevalerie castrale ­et les principales familles bourgeoises – Bien repérées dans les environs de ­Cahors, ces bories portent le nom de bourgeois cahorsins. )

[26] ( Charles ESTIENNE .- L’agriculture et maison­ rustique de Monsieur Estienne dans laquelle est contenu ce qui peut estre­ requis pour bastir maison champêtre et médiciner bestail et volailles , Paris­, 1564 .)

[27] ( Pour une époque antérieure­ et pour l’ensemble de la Normandie, voir les travaux de Léopold DELISLE et ­entre autres Etudes sur la condition de la classe agricole et de l’état de­ l’agriculture en Normandie au moyen-âge  , Evreux 1858 , pp. 104 sq. et ceux du­ Professeur Lucien MUSSET .- Agents administratifs et artisans fieffés dans les ­grands domaines normands du Moyen Age ( XII° – XIV° siècles )_ in  Aspects de la Société et de l’économie dans la Normandie médiévale (X°-XIII° siècles)_ ,­Caen , Cahier des Annales de Normandie , N° 22, 1988, pp. 25-45. ) ­

[28] ( Voir à ce sujet le chapitre que leur a ­consacré Jacques BOUSSARD .- Le Comté d’Anjou sous Henri Plantagenêt et ses ­fils (1151-1204) , Paris, Champion, 1938 )reprint: Genève, Slatkine Reprints,­1977) , in-8°, xvj-253 p., cartes h.t et Paul LE CACHEUX .- Correspondance de­ la famille d’Estouteville (1460-1535)_ , Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1935,­in-8°, xij-134 p. qui a publié dans cette correspondance quelques lettres­ adressées à ces personnages pour la gestion de son domaine d’Auge.    )

[29] ( Jacques ­BOTTIN .- Seigneurs et paysans dans l’Ouest du Pays de Caux (1540-1650)

[30] ( Michel COTTIN .-­ »Vie rurale et constructions en pans de bois du Pays d’Auge aux 17° et 18°­siècles », Histoire et Traditions Populaires du canton de Saint-Pierre-sur-Dives , septembre 1987, n° 19, p. 15-67.)

[31] ( Cette ancienne commune réunie de nos­ jours à Fierville est sans doute l’une de celles dont le graphisme donne le ­plus de peine aux historiens en raison de la variété de ses graphies: ­Eparfontaines, Les Parcs, Les Parcs-Fontaines, etc..).

[32] ( Voir Raymond QUENEDEY .- op. cit. , pl. 37.2., mais, dans ce cas, les ­murs gouttereaux du logis, plus longs qu’à Barneville, sont également raidis ­par des contreforts. .)

[33] ( Michel de WAHA , Du sens politique  des portes castrales et urbaines en Hainaut au Moyen Age dans ­Jean-Henri DUCOS, dir., Aux portes du château , Actes du troisième colloque ­de castellologie de Flaran, 1988 (1989), pp. 54-55. ill. )

[34] ( Il semblerait, à première ­vue, mais seule la levée d’un plan pourrait le confirmer, que nous sommes en ­présence d’un local trop long pour être chauffé par un seul foyer, selon les normes locales, et trop petit pour être divisé par un massif qui en règle  générale occupe près de 6 m2. )

[35] ( Sur la position des ­cheminées, voir : Max-André BRIER .- Les cheminées des maisons rurales de ­Normandie. Etude typologique in Mélanges M. de Bouard_ , Ann. de Normandie, n°­spéc, 1982, p. 87-114; et Michel COTTIN .- « La maison traditionnelle en Normandie Centrale », Histoire et Traditions Populaires du canton de Saint-Pierre-sur-Dives , Septembre 1989, n° 27, pp. 38-60, ill. ) ( Sur la position des ­cheminées, voir : Max-André BRIER .- Les cheminées des maisons rurales de ­Normandie. Etude typologique in Mélanges M. de Bouard_ , Ann. de Normandie, n°­spéc, 1982, p. 87-114; et Michel COTTIN .- « La maison traditionnelle en Normandie Centrale », Histoire et Traditions Populaires du canton de Saint-Pierre-sur-Dives , Septembre 1989, n° 27, pp. 38-60, ill. )

[36] (. De part et d’autre du foyer de puissants piédroits à colonne engagées­ sur bases prismatiques ( A rapprocher de celles du Manoir Chopin  in ­Raymond QUENEDEY .- op. cit._ , pl. 14. )

[37] ( Raymond QUENEDEY .- op. cit._ , pl. 20.)

[38] ( id°, pl.­49. )

[39] ( Id° , pl. 54.1. ; pl.­67, 2 ; pl. 68. )

[40] ( Georges GROMORT .- Documents d’ architecture. Petits édifices – Deuxième série -­Cinquante-six planches. Normandie. Constructions urbaines en pans de bois accompagnées de huit dessins au crayon par Augustin Bernard. Préface de ­Georges Gromort , PARIS, A. Vincent, 1927 : Maison du XVIe siècle, rue­ Augustin-Le-Prévost, à Bernay, pl. 47. ).

[41] ( Voir entre autres Raymond QUENEDEY .- op. cit. , pl. 2 Manoir de Glatigny. ) .

[42] ( Un fief et une paroisse – du diocèse de Bayeux – de ce nom existent dans la paroisse de Bavent, cf HIPPEAU et LONGNON­.- Pouillés , p. 114. )

[43] ( Ne trouve-t-on pas ­dans un acte concernant le prieuré de Saint-Hymer, des donations faites à ­Barneville-sur-Seine : 1271

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