COQUAINVILLIERS



NOTES sur COQUAINVILLIERS – 14177.

Ecclesia de Cauquainvillari – de Cauquinvillari – Cauquainvilla Cauquainviller

1 – Bibliographie.
2 – Manoir du PONTIF – Michel COTTIN
3 – Pièces Justificatives.
4 – FONDS STURLER (photos)
5 – Carnets de Charles VASSEUR
6 – Archives SHL.

1 – BIBLIOGRAPHIE :

DETERVILLE Philippe : Manoir du Pontif, PGMPA, pp. 134-135; manoir de bois remparé panneaux de briques à décor de briques foncées en diagonale, cordon de pierre marquant l’étage, harpes de pierre, porte à fronton triangulaire, pavillons d’entrée avec système défensif, cartouches de briques encastrés.

LEBOZEC A., La géographie féodale du Nord du Pays d’Auge de Guillaume le Conquérant à Saint-Louis. 1035-1270, Mémoire de maîtrise sous la direction du Professeur Lucien Musset, Caen, 1978-1979
photocopie
I. LES TENANTS EN CHEF DU DUC DE NORMANDIE
A. Les grands fiefs laïques.
p.12 1. L’honneur de Coquainvilliers.
Cet honneur, dont le chef était situé dans la vallée de la Touques à quatre kilomètres au Nord de Lisieux, appartenait aux seigneurs de Montfort-sur-Risle, vieille famille normande dont l’ancêtre, Anslech avait été compagnon de Rollon. Son fils, Turstain, seigneur de Bastembourg aurait eu lui-même pour fils Guillaume, ancêtre de la tige des Bertran de Briquebec et de Roncheville, et Hugues, premier seigneur de la branche des Montfort.

BUREAU Dr Jean, « Le manoir de Prie à Coquainvilliers », PAR, 20, N° 5, Mai 1970, pp. 15-19, ill

CAUMONT Arcisse de, Coquainvilliers in Statistique monumentale du Calvados, Caen, Le Blanc-Hardel, 1862, t. 4, pp. 457-458 (réédition Floch – tome IV page 449) (manoirs de Prie et du Pontif).

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 230.

FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie noirmandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p 43.

HENRY Jacques, « Petites pages du Passé Normand – La Marquise de Prie », L’Eveil de Lisieux, 6, 13, 20 et 27 octobre 1988

MACHETEL Corinne et PAIRE Jean-Louis ; LAISSEZ-VOUS CONTER COQUAINVILLIERS. Mars 2004.

MACHETEL Corinne : La famille de Prye/Prie du XIIe au XIXe siècle. BSHL n°64, décembre 2007.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

PELLERIN Henri,  » « , P.A., 3, 1 – 1953

RIVIERE Jean-Pierre, « Coquainvilliers. Le Château de Prie et ses Seigneurs », PAR, 39, N° 2, Février 1989, pp. 14-22 – ill.

RAVEAUX Raymond : A propos du Manoir de Prie. BSHL n°64, décembre 2007.

VEUCLIN V. E., « Artistes ignorés ou peu connus – Extrait d’un Mémoire admis au Congrès des Beaux-Arts, en 1892 – Jacques Le Bonhomme dit Cauchois, Maître sculpteur, faiseur d’images et peintre, bourgeois de Lisieux (1610) », L’Antiquaire de Bernay, N° 9, 1«er août « « 1892, p.41-42; Armenont, sculpteur à Vimoutiers – En 1731, il lui est payé par la fabrique de Coquainvilliers: 60 l. pour une statue de Ste-Agathe;148 l. pour les stalles du chœur; 206 l. pour deux statues peintes et dorées – 1er octobre 1892, p. 153.

L.Delisle – Catalogue des Actes de Philippe Auguste n° 1027

Voir : Bulletin de la Ste Historique n° 5 p.54, 55, 57.
Bulletin de la Ste Historique 1873 p.19 n°33 et 46.
Bulletin de la Ste Historique 1874 p.16 n°42 et 43.
Formeville I Beaurepaire – Agriculture p.138 et 294 Bulletin Monumental de 1855 p.562 -id- 1864 p.335

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 -COQUAINVILLERS – LE PONTIF Voir la Carte

Michel COTTIN 1968

Le Manoir du Pontif présente un ensemble homogène d’architecture du XVII° siècle qu’il est intéressant de comparer avec quelques autres exemples de même époque.

NOM et SITUATION :

Le toponyme de PONTIF, au travers des documents que nous avons pu consulter, apparaît au XVI° siècle mais l’on peut penser à une plus haute antiquité.

Le site fait songer à celui des domaines du bas-empire ou de l’époque carolingienne, à mi-flanc de coteau, à proximité d’une rivière, et assis sur un ancien ruisseau qui venu du bois tout proche alimentait les fossés ou les douves du manoir dont nous suivons les traces au pourtour de l’enclos.

De nombreux chemins passent et se croisent à proximité et entre autres la voie antique de BAYEUX à BRIONNE, dont le Manoir de Prie, un peu plus bas commandait le passage sur la Touques. Cette voie bornait la cour du manoir vers le sud et constituait la communication la plus directe avec MANERBE et l’église de COQUAINVILLIERS. C’est d’ailleurs de ce côté qu’était l’entrée du Manoir. La route départementale 270 que nous empruntons de nos jours ayant été percée assez tardivement ainsi qu’en témoigne la Carte Topographique du Calvados éditée en 1840 et les photographies aériennes.

PLAN

Le plan tout d’abord doit retenir notre attention. Nous ne nous trouvons pas en face de la demeure d’un grand seigneur mais d’une gentilhommière dont les possesseurs du XVII° siècle étaient issus d’une famille lexovienne qui avait détenu la charge de grenetiers du grenier à sel ou occupaient certaines fonctions de gestion auprès de l’évêque de Lisieux.

Dans un quadrilatère nous trouvons vers le NORD un long bâtiment et au SUD deux pavillons.

ELEVATION :

La façade NORD du logis principal présente un blocage où de nombreux remaniements sont visibles et semblent appartenir à deux campagnes de construction, la plus ancienne remontant peut-être au XV° siècle. Quant à la façade SUD, il se pourrait qu’elle ait été replaquée sur une construction existante, ce qui expliquerait à la fois l’épaisseur de ses murs, le déséquilibre de son dessin et les différences notables qu’on relève dans les niveaux de la partie droite comparée à la gauche, celle-ci, en contrebas, se répercutant à l’étage.

La soudure entre les deux parties se trouve à la limite de la cage d’escalier est très visible accusé par l’inclinaison des linteaux et des appuis de fenêtre du centre. L’importance de la dénivellation intérieure atteint une hauteur d’allège, de telle sorte que le cordon de pierre qui souligne l’étage de planchers à droite, sert d’appui de fenêtre à gauche. Ces raccordements de constructions de hauteur sous plancher différents sont relativement rares dans les constructions de pierre ou de pierre et brique, mais se rencontrent plus fréquemment dans les oeuvres des charpentiers.

L’on constate également une inclinaison assez sensible des sols due sans doute à l’édification sans fondations suffisantes, désordres que l’on trouve en nombre d’endroits où l’on était peu habitué à utiliser des constructions de pierre.

DATATION :

Il serait bien entendu indispensable de mener une étude poussée de l’intérieur et tout particulièrement de sa charpente.

Les deux pavillons d’entrée qui s’accordent fort bien avec le logis principal se présentent sur un plan rectangulaire cantonné à un angle d’une petite tourelle formant guérites sur plan semi-circulaire, légèrement engagées dans les pavillons.

Ce qui singularise cet ensemble de demeures que nous rencontrons dans notre région, c’est tout d’abord leur conception avancée, car il ne s’agit vraisemblablement de maisons fortes mais de maisons de plaisance. Les deux pavillons réunis entre eux par un portail ne semblent pas avoir été quelque fois reliés au corps principal. L’on ne remarque aucune trace d’arrachement de maçonnerie et aucune reprise tant dans les pavillons que dans les pignons du logis.

C’est là un parti qui peut paraître archaïque. Mais la présence de ces pavillons est intéressante car ils conservent dans leur construction quelques uns des détails propres à l’esprit des demeures fortifiées du XVI° siècle : absence d’ouverture sur les fossés, large emploi de la pierre. Soulignons cependant que les petites tourelles qui les flanquent n’ont aucune valeur défensive et que les meurtrières qui les percent semblent tardives, postérieures à la conception même de la construction.

La datation de cet ensemble est embarrassante mais les tourelles d’angles font penser à certaines productions de la fin du XVI° siècle (et tout particulièrement au Manoir du Vieux-Combray à Fauguernon), Quant aux cartouches de briques décoratives ils se rattachent à la partie du Palais Episcopal de LISIEUX, rénovée par l’évêque Cospéan et rhabillée en 1626 par Pierre MORIN, maçon d’OUILLY – LE – VICOMTE avec de la pierre de Coquainvilliers. Nous retrouvons un semblable emploi dans les faces internes des pavillons du Château du PIN-en-LIEUVIN (sans les bossages) et aux pavillons du Manoir du Pavillon à FAUGUERNON. Dans les pavillons du PONTIF, la brique n’est employée que pour décorer et si nous retrouvons la même structure avec chaînage verticaux de pierre, les panneaux de remplissage sont ici garnis de pierre.

L’on peut se demander si nous ne nous trouvons pas devant une construction, pour ce qui est de l’extérieur, légèrement plus ancienne que le rhabillage du logis principal

Il faut d’ailleurs être toujours prudent lorsque l’on étudie des constructions des XVI° et XVII° siècles car très souvent ce que nous voyons n’est qu’une  » chemise  » enveloppant un noyau plus ancien conservé presque intégralement, fossilisé sous une carapace de pierre et brique. Ces antiques constructions de bois aux structures souples, avec galeries et escaliers extérieurs retrouvaient ainsi habillées une nouvelle esthétique au goût du jour.

Cet exemple est d’ailleurs typique car nous pouvons établir une filiation qui de CRICQUEVILLE à l’Hôtel-de-Ville de LISIEUX, en passant par le PONTIF, PRETREVILLE, le PIN-en-LIEUVIN a permis aux maçons de la région lexovienne de nous léguer une belle succession de monuments.

3 – Pièces Justificatives:

1308-1309, 5 Janvier.
C’est la partie monsieur de Fausgernon et monsieur de Fontenay.
1312
p. 35
(14) Du moulin Gybellene qui soulloit estre compté oles dis cens et eschaiètes que Monsr Johan de Bruiecourt tient fe pour moitié….. xxj l. (Le moulin Gibelin se trouvait au Coudray-Rabut, au nord de Pont-l’Evêque. Cf. Strayer, p. 208.
La maison de Brucourt a possédé d’assez nombreux fiefs dans la Vicomté d’Auge. Sous Philippe-Auguste, Henri de Brucourt tenait deux fiefs à Brucourt, Asseville et Saint-Martin-le-Vieil et un fief au Torquêne, dans la Baronnie de Coquainvilliers. Hugues de Brucourt tenait un 1/7e de fief au Ham dans la baronnie de Beaufou. Jean de Brucourt tenait de l’évêque de Bayeux cinq fiefs à Crèvecoeur (MSAN, XV, p. 185, 186 et 188.).
= Citée in HUART Suzanne d’.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 389)

1402 – 1463 – Coquainvilliers
Terre et seigneuries de Coquainvilliers : censier -terrier (sans date, 2e moitié XVe siècle) copies de déclaration seigneuriales
= AD 14 – Fonds LE COURT Don 1922 – F 5103 (1 vol. relié)

1545-1763.- Coquainvilliers
Actes divers concernant les familles de Sains, de Serre, de Mauduit, de Prye
= AD14 – Fonds LE COURT, F 508 (4 pièces)

1564 – XVIIe.- Coquainvilliers
Déclarations seigneuriales
= AD14 – Coll. Formeville. F 5500 (4 pièces)

1566, samedi 11 mai – Pré-d’Auge
Noble damoiselle Loyse de Grippel, dame de la Gravelle et du Pontif, demeurant aud. lieu de la Gravelle, baille en pur et loyal échange à noble homme Jean de La Rivière, seigneur de Fenèbres et de l’Epée, demeurant à Lisieux, le fief du Pontif, à Coquainvilliers.
Elle reçoit en échange, le fief, terre et seigneurie de l’Epée et autres biens sis au Pré-d’Auge.
Le même jour, elle revend ces biens à noble homme Jehan de La Rivière, seigneur du Pré-d’Auge, moyennant 2.500 livres ts.
= Arch. SHL. 9 FB. Fonds Et. Deville. Copie (dossier Le Pré-d’Auge).

1571, Samedi 5 mai – Le Pré-d’Auge
Vente de tuiles : Robert, d’Ouilly-le-Vicomte et Hamon Le Roullier de Coquainvillier, tesmoings
= Arch. SHL. 9F Deville. B. 3 Dossier Manerbe.

1599, 11 juin – Coquainvilliers
Vente par Etienne Mollin à Etienne Le Villain, d’une pièce de terre à Coquainvilliers, nommée la Couture-aux-Toustains, passée à Lisieux « en la maison et hostellerye où pend l’enseigne de la Salamandre »
= Arch. SHL. Ms. Fonds ancien FH 193. (pourrait être 1F193)

1604-1810 – Le Chesne, Lisieux, Glos-la-Ferrière, Coquainvillers
Dossier concernant les familles Aubert, Maillet, Cordier, Le Cordier, Hauvel, Surlemont; Trésor de Saint-Jacques de Lisieux
= Arch. SHL. 11 FA – 34

1614 : 11 mai
Archives : 1F329 : 15 mai 1614 : constitution par Jean Hamel de Coquainvilliers d’une rente de 111 sols 5 deniers à Nicolas Le Petit.

1616, 4 mars – Ouilly-le-Vicomte, Lisieux
Pascal Carrey, de la paroisse de Manerbe, à l’instance de Jean Cambremer, fils Jacques, demeurant en la paroisse de Coquainvilliers, consent et accorde aud. Cambremer, la jouissance, sa vie durant de deux pièces de terre en herbage, sises à Coquainvilliers, que led. Cambremer avait ci-devant données aud. Carrey, par contrat du 27 janvier 1615.
Passé avant midi, en la paroisse d’Ouillie-le-Vicomte, en la maison de noble homme maître Marin Le Bourgeois, peintre et valet de chambre du roi. Témoins: Ursin Labey et Guillaume Ruffin, demeurant à Ouillie.
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Papier, 2 ff.

1668 à 1772 familles Boudard, David (Davy)
Archives SHL 1F131 : 1668 à 1772 : Familles David (et Davy) (Pierre David associé de Boudard) : Héritages
1778 : famille David de Coquainvilliers, rentes, inventaires, comptes de recettes et dépenses.

1679 – c.1782.- Rabut et Coquainvilliers
Famille de Bouquetot – Fiefs et seigneuries de Rabu et de Coquainvilliers
= AD14 – Fonds LE COURT. F 5067 B/ (9 pièces, 1 plan)

1686, 16 avril – Le Pré-d’Auge
Baptême de Martin, fils de Georges Jourdain et de Marguerite Houssaye. Parrain, Martin Le Roullier, de Coquainvilliers, sa marraine, Barbe satis.
AD 14 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », Bulletin Foyer rural du Billot, n° 37, p. 36

1695 – Prêtreville, Coquainvilliers
Décret sur Marc-Antoine de Mauduit de la Rosière, du Pontif et de Querville. Mauduit du Renouard; Houssaye des Longschamps; Raoul de Vigneral.
= Arch. SHL. 11 FA – 34

1715 – Archives SHL – FONDS BOUDARD
– 2FA211 : 1715 : DAVID lots. et partages qui concernent le bien de Coquainvillers.

1740 22 mars – Carnets de Charles Vasseur « Analyses et transcriptions … » dernier fascicule page 178 ou « Transcriptions.doc »
Messire François Leprévost, sieur de Montalonneaux, fils et héritier de Messire Jacques Leprévost, sieur de Montalonneaux et de dame Marie de Mauduit, ses père et mère, demeurant en sa terre de Saint Gatien-des-Bois, saisissant les meubles de son oncle pour avoir paiement des arrérages de la dot de sa mère alors décédée
Cet oncle était Jean François de Mauduit, escuyer, sieur de la Rozière
demeurant à Coquainvilliers lequel avait un frère Jacques de Mauduit, escuyer, sieur du Renouard, demeurant à la terre du Pontil, paroisse de Coquainvilliers 15 avril 1737.
Monsieur du Renouard avait une fille nommée Angélique 5 octobre 1738

1744 15 juillet – Carnets de Charles Vasseur « Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.doc » (dernier fascicule page 189François de Chéron, escuyer, fils de Pierre de Chéron escuyer, héritier de Gabriel de Chéron, escuyer, sieur du Mont-Chéron, son aïeul demeurant en la paroisse de Coquainvilliers.

1751. – Archives SHL.
1F438 : 6 février 1751 : Guillaume Deleandre de Lisieux, reconnaît avoir reçu de Robert Guerrier de Coquainvillers, la somme de 20 livres pour une année d’arrérage de rente.

1759. Archives SHL.
1F641 : 1759 : trésor de Coquainvilliers : Guillaume Le Vilain, trésorier de la fabrique concède à Pierre Masson une place de banc dans l’église.

1772. Archives SHL.
1F560 : 1772 : Marquis de Prie (Coquainvilliers) (et Pléneuf, St Alban, Guérande,) (+ Courbépine près Bernay, La Chapelle Gauthier, Rueil,…) succession.

1781 – Archives SHL FONDS BOUDARD
– 2FA208 : 1781 : Quittances de François David de Coquainvilliers.

1783
Archives SHL : 1F122 – 1783 : arbitrage par Pierre Gosset sieur de la Prarie bourgeois de Lisieux entre Jean Gosset dit des Acres archer en la Prévôté générale de Normandie demeurant à Saint Jacques de Lisieux et Sébastien Gosset demeurant à Coquainvilliers.

AN VI Archives SHL – FONDS BOUDARD.
– 2FA223 : 5 nivôse An VI : Location par Pierre David à Jean et François fils de Jean David d’une pièce de terre et maison sises à Coquainvilliers.

1824, 8 décembre – Manerbe
 » Délibération du Conseil municipal à l’effet de reconnaître les chemins vicinaux de la commune. Le Conseil en reconnaît 6 d’utiles:
« … 6° Le chemin partant de la limite de Coquainvilliers au bout du grand herbage de M. de vérigny au levant faisant le tour des Champs Satis arrivant au calvaire du bout de la Grande pièce de M. de Vérigny de aller rendre en droite ligne au chemin du bout de la pièce de Pierre Pouchin, tournant sur la gauche arrivant au chemin vicinal de Lisieux à Bonnebosq au coin de la cour de la Viparderie. Ce chemin est d’une grande utilité pour la commune pour tirer les boissons pour le quai du Breuil sur la largeur de 15 à 20 pieds ».
 » D’après ce qui précède, en 1824, la Touques était navigable jusqu’à Touques: il y avait un quai à Pierrefitte dont on voit encore l’emplacement ».
= E. Colleville.- Notice historique sur Manerbe, (c. 1913),
Arch. SHL. 9F Deville. B. 3. Dossier Manerbe

4 – FONDS STURLER:
Photos:
41 F Perurena Coquainvilliers août 67, usine 24 pellicules 6/6.
49 J Coquainvilliers poste de transformation EDF juil 73, 10 pellicules.
52 G Lisieux Hauteville, Coquainvilliers,Trouville – mars 76, prises extérieures,15 pellicules NB.

5 – Carnets de Charles VASSEUR « Doyenné de Beaumont.doc »

Insinuations

Un quarteron de pierre prêté à Maistre Martin Hirondel pour réparer le cancel de Coquainvillers (Comptes de la Fabrique de St Pierre de Lisieux).

Dessins du lutrin de l’église de Coquainvilliers.
Descriptions de l’église dont l’une très détaillée datée d’avril 1853.
Inscription sur la cloche J’ai été bénite par M. Léonor du Mesnil, prêtre de ce lieu et nommée Louise par Louis de Prie, fils de Haut et Puissant Seigneur Louis de Prie, Marquis de Plasne et de Courbépine, seigneur de Coquainvilliers, Conseiller des Ordres du Roy, Lieutenant Général du Languedoc et par Noble Dame Françoise d’Osmont, femme de Pierre Chéron, écuyer des fiefs Bretagne de ladite paroisse. Maîtres Claude et Nicolas les Dubois m’ont faite en l’an 1725 1725 – P.Dupont.

Manoir de Prie avril 1853:

Le Manoir de Prie se composait de bâtiments épars dans une enceinte formée d’un côté par la rivière de Touques, de l’autre par des fossés. Il est maintenant dans un état de ruines très avancé. Deux époques se partagent les constructions qui restent encore : le 16e siècle et le règne de Louis XV. De la première époque date la construction principale avec ses encorbellements à moulures prismatiques. Et encore s’est-on efforcé sous le règle de Louis XV de faire disparaître ce caractère trop gothique par des badigeons imitant la brique.
A l’intérieur on a rétréci les vastes cheminées primitives, on a abaissé leur manteau de pierre pour les envelopper dans des panneaux de chêne. Une seule a conservé son caractère primitif. Elle est fort simple, ornée seulement de modillons prismatiques. Des portes de sapin assez curieuses son aussi de la période gothique : un vieux bahut de chêne Louis XII, sculpté dans le goût de la Renaissance, dont les panneaux déjoints sont François Ier éparpillés sous les combles. Tout le reste date de Louis XV et qui en reste de plus remarquable se sont de rares fragments de pavage en faïence à figures géométriques.
La chapelle, petit bâtiment en briques isolé, date aussi de la dernière période.

La famille de Prie qui a donné son nom à cet antique Manoir de Coquainvilliers est une très noble et très ancienne famille du midi de la France. Il est présumable que le premier de ses membres qui vint s’établir en Normandie, fut René de Prie, qui épousa en 1559 Jossine de Selle et héritière d’Antoine, seigneur de Beuzeville et Madeleine de Ravenel, dont il eut deux fils et cinq filles. Aimar, l’aîné, épousa Louise de Hautemer, dame de Fervaques et de Plasne de son chef, veuve de Jacques de Hellenvilliers et fille de Guillaume de Hautemer et de Renée l’Evesque. Elle lui donna quatre fils : Henry, l’aîné, qui fut baptisé dans l’église de St Pierre de Lisieux, le 9 octobre 1598, mourut sans postérité. Le second n’eut qu’une fille, le troisième qui avait épousé Marie Brochard, fille du seigneur de Marigny en 1626, laissa quatre fils et une fille dont l’aîné Aymar-Antoine devint seigneur de Coquainvilliers et baron de Plasne, par sa femme Jacqueline de Serres, fille de Jean ; seigneur de Coquainvilliers, le Chesne et l’Essart. Elle mourut en 1688 le 12 février, et fut enterrée dans le chœur de l’église de Coquainvilliers ; elle avait eu huit enfants. Louise, une de ses filles, fut enterrée comme elle à Coquainvilliers le 30 juillet 1716.

Louis, le second de ses fils, continua le nom de la famille de Prie : il avait épousé en 1713 Agnès Berthelot, fille d’Etienne, seigneur de Pleneuf, mais les généalogies ne lui donnent qu’un fils, mort en 1730 et une fille qui ne laissèrent point de postérité. Aussi son frère François, Louis, Bernard, comte de Prie, devint-il après lui, seigneur de Coquainvilliers où il mourut en 1772 à l’âge de 90 ans, transmettant ses biens à son fils Louis IIIe du nom après lequel ils durent passer dans la maison de Créquy. La tradition rapporte que, quand les seigneurs de Prie habitaient le manoir, nul ne pouvait traverser la cour que la tête découverte sous peine d’être contraint à rétrograder pour remplir consciencieusement cette formalité. Ceci avait lieu pour l’honneur des dames.(Mme de Prie – Revue des Questions Historiques – Janvier 1868 p.15).

Une photo du Manoir de Prie et une photocopie.

Manuscrits Ste Historique de Lisieux Vente par Jean Laché à Martin Le Bouchier de biens sis à Coquainvilliers ayant appartenu à Constantin de Bouquetot, seigneur dudit lieu le 6 décembre 1509 Vingt sentences relatives à divers habitants de Coquainvilliers, 28 juillet 1526, 30 août 1530,19 et 25 juin 1536, 15 juin 1540, 26 février, 13 et 30 mars 1545, 17 mai et 27 septembre 1553, 13 juin, 11 juillet, 3 septembre et 12 décembre 1554, 12 juin, 20 septembre et 23 octobre 1555, 12 mars 1557, 5 décembre 1571 et 14 juillet 1581. Vente par Collin Ferey à Jacques de Bouquetot, seigneur de Coquainvillers le 1er juin 1560 et remise faite à Collin Ferey par Gauthier Cambremer le 1er mai 1561. Sentence rendue par Guillaume Artur, seigneur d’Amayé, vicomte ce Caen, relative au décret des biens de défunt Gabriel Testain, écuyer le 13 décembre 1570.
Aveu rendu à Jean des Hayes, seigneur d’Ymer, Allain et de Pierrefitte, d’Asnières le 14 juin 1611.
Aveu rendu à Jean de Serres, seigneur de Coquainvilliers 19 octobre 1634 Aven rendu à Henri de St Pierre, seigneur de St Julien sur Calonne, Vassy, Mailloc, Grangues, etc.… à cause du fief de Vassy 17 juillet 1660. Rôles de la taille et de la capitation sur la paroisse de Coquainvillers pour l’année 1746.

Echiquier de Normandie:
An 1190 – Petrus de Bokerot
An 1195 Willelmus de Boketot

Deux textes en latin dont un de l’Echiquier de Normande de 1200/1204 concernant Gillebertus de Maigin (?)
Dans le fief de Coquainvilliers le panage n’était que de neuf jours (Delisle – Agriculture).

La ferme de Repainville (11 hectares) attenant au Pontif, et comme lui sur Coquainvilliers, vendue en juillet 1861 par suite du décès de Madame la Marquise de Chasseloup-Laubat.

Informations concernant les de Serres:
Charles et Jacques dits de Serres, sieurs de Montfort et de Montreuil, enfants et héritiers par avancement d’hoirie, de Demoiselle Roberte Le Sauvage, fille de défunt Pierre Le Sauvage, écuyer, sieur du Chesne 1598. Elle avait épousé Matthieu de Serres, mort avant 1594.

Noble Homme Charles Deserres, sieur du Chesne, demeurant audit lieu le 6 octobre 1612.
La terre de Coquainvilliers était échue aux de Serres par le mariage de Noble Homme Charles de Serres, sieur du Chesne avec Noble Damoiselle Suzanne de Boucquetot qui en avait hérité de son frère Jacques de Boucquetot, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roy, vers 1615.

Anne de Serres, femme de M. des Faveurs, demeurant au Mesnil-Simon, figure dans les registres de l’état civil de Lécaude 15 septembre 1606, 19 décembre 1613. J. de Serres, signe un reçu de treizièmes pour de terres dépendant de la seigneurie de Coquainvilliers, vendue le 30 décembre 1633.

Par acte passé au manoir sieurial de Coquainvilliers, le lundi 13 mars 1651, Noble Seigneur Jean de Serres, écuyer, seigneur et patron des paroisses de Coquainvilliers, le Chesne et Lessart, cède et quitte en vrai et loyal échange, à Pierre Gosset, une pièce de terre garantie estre ferme de la sieurie du Pontif par tènement.

Demoiselle Jacqueline de Serres, femme séparée de corps et de biens, d’avec Pierre de Mauduit figure à la date du 16 août 1666, au folio 95 du Registre de Robert Darragon, sergent royal de la sergenterie de Cambremer.

6 – Archives SHL.

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election et sergenterie de Pont l’Evêque.
3 feux privilégiés, 80 feux taillables.
Sous l’invocation de St Martin.

Patronage:
14e Decamus et Capitulum lexov.
16e Capitulum lexoviense
18e le Chapitre

Curés:
le Prévost 1774
Husset 1775/1787
Charité de Coquainvilliers

Achat du 11-02-2003. Lot n° 18 :
56 / Coquainvilliers (canton de Blangy-le-Château, Calvados).
Deux dossiers :
1) Famille Le Villain : 1626-An II. 6 pièces parchemin et 1 papier.
2) Famille Le Villain : 1731-1767. 1 pièce parchemin, 4 pièces papier.

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