COQUAINVILLIERS

NOTES sur COQUAINVILLIERS – 14177.

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Archives Calvados.
Coquainvilliers (Calvados)
Canton actuel : Pont-l’Évêque
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14177

Ecclesia de Cauquainvillari – de Cauquinvillari – Cauquainvilla Cauquainviller Kaukevilère, Kauqueinviller.

Coquainvilliers, canton de Blangy.
Cauquainvilla, 1172 (pouillé dé Lisieux, p. 51, note 6).
Cauquenviler, 1197 (cart. de Beaumont-le-Roger, f° 13, n°VI b.).
Cauquainvilliers Chaukainviller, 1198 (magni rotuli, p. 31 ).
Kaukevilere, 1 200 (cart.norm. n° 810, note).
Cachekeinviller, v. 1200 (rotul. norm. p. 12).
KauqueinviUer, commt du XII° siècle (cart. norm. n° 810, note).
Quauquienviller, 1271 (ibid. n° 810).
Couquainviller, 1319 (pouillé de Lisieux, p. 50).
Cocquainvilliers, 1320 (rôles de la vie. d’Auge).
Cauquainvillars, XIV° siècle (pouillé de Lisieux, p. 50).
Quauquinvillars, XVI° siècle (ibid.).
Coquainvillé, 1662 (chambre des comptes de Rouen).

Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand. Les noms des communes de Normandie – XV
764. — Coquainvilliers (Blangy-le-Château, C.) :
Chaukainviler 1198 : Mag. Rot. Scacc. Norm., éd. Stapleton, p. 366.
Formé sur un n. h., probablement d’origine francique.

Histoire de l’ancien Evêché-Conté de Lisieux par H. DE FORMEVILLE.

    Dudit fief de Bonneboscq relèvent les fiefs qui ensuivent :

  • – Le fief de Cocquainvillers, assis en la paroisse dudit lieu, plein fief possédé par Jehan de Serres, Ecuyer.
  • – Le fief de la Lizambardière, 8 de fief assis à Coquainvillers, possédé par Nicolas de Mauduit, Ecuyer.

– Duquel fief d’Asnières relèvent : Le fief du Pontife, 4° de fief, assis à Coquainvillers.

Par. de Saint-Martin,
patr. le chapitre de Lisieux.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beaumont.
Génér.de Rouen
élect. et sergent. de Pont-l’Évêque.

Lieux-dits de: COQUAINVILLIERS
Bailleul min, Bévignère (La), Bois-Laurent (LE), CORDIER.(LE), COUR-AU- VILAIN (LA), Cour-aux-Namps (LA), Cour-Clairval (LA), Cour-d’Argental (LA), Cour-David (LA), Cour-de-Cambremer (LA), Cour-de-la-Couture (LA), Cour-de-la-Tour(La), Cour-de-l’Enclos (LA), Cour-des-Noyers (LA), Cour-Droulin (LA), Cobr-Feray (La), Cour-du-Pressoir (LA), Cour-du-Tilleul (La), Cour-Guétier (LA), Cour-l’Allemand (La), Cour-Laurent (La), COUR MARGUERITE (La), Cour-Mémain (La), Cour-Saint-Laurent (La), Cour-Satis (LA), Cour-Titis(La), GOSSET, (La), GOULASSE(La.), GRANDE-COUR (LA), HAYES (Le Bois des), LAURENT (bois), Lieu-Picot (LE); Lieu-Rocrée (LE), Manoir de Prie (LE), Marguerite (Cour), Mauvaisinière (LA), Ozanne, Perreys (LES), Pontif (Le), Repinville, (maison), Saint-Laurent (bois), Sous-les-Bois, Ulis (Les), VALLÉE(LA), VALLÉES (LES), VIEILLOT.

1 – Bibliographie.
2 – Manoir du PONTIF – Michel COTTIN
3 – Pièces Justificatives.

1 – BIBLIOGRAPHIE :

DETERVILLE Philippe : Manoir du Pontif, PGMPA.
LEBOZEC A., La géographie féodale du Nord du Pays d’Auge de Guillaume le Conquérant à Saint-Louis. 1035-1270 – Mémoire de maîtrise.
BUREAU Dr Jean, « Le manoir de Prie à Coquainvilliers », PAR, 20, N° 5, Mai 1970, pp. 15-19, ill
CAUMONT Arcisse de, Coquainvilliers in Statistique monumentale du Calvados.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 230.
FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie noirmandes ; BSHL n°61.
HENRY Jacques, « Petites pages du Passé Normand – La Marquise de Prie », L’Eveil de Lisieux, 6, 13, 20 et 27 octobre 1988
MACHETEL Corinne et PAIRE Jean-Louis ; LAISSEZ-VOUS CONTER COQUAINVILLIERS. Mars 2004.
MACHETEL Corinne : La famille de Prye/Prie du XIIe au XIXe siècle. BSHL n°64, décembre 2007.
Corinne Machetel – le marquis Louis de Prie (Coquainvilliers-Courbépine-Plasnes). BSHL Numéro 66.
PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.
PELLERIN Henri, P.A., 3, 1 – 1953
PELLERIN (Henri). L’architecture romane en Pays d’Auge. Eglise de Coquainvilliers. Pays d’Auge, juillet 1977.
RIVIÈRE (Jean-Pierre). Coquainvilliers. L’église. Pays d’Auge, janv. 1989, pp. 5-10. — Le château de Prie et ses seigneurs ; ibid., févr. 1989, pp. 14-21. — Manoir du Pontif ; ibid., mai 1989, p. 21-29.
Lieux-dits et chemins de Coquainvilliers / Jean-Pierre Rivière.
RAVEAUX Raymond : A propos du Manoir de Prie. BSHL n°64, décembre 2007.
BIBLIOGRAPHIE NORMANDE 511 Finances 201. RAULT (Fernand). Impôts royaux dans une paroisse rurale en 1746 [à Coquainvilliers]. Pays d’Auge, oct. 1983, pp. 11-16.
VEUCLIN V. E., « Artistes ignorés ou peu connus – Extrait d’un Mémoire admis au Congrès des Beaux-Arts, en 1892 – Jacques Le Bonhomme dit Cauchois, Maître sculpteur, faiseur d’images et peintre, bourgeois de Lisieux (1610) », L’Antiquaire de Bernay, N° 9, 1er août 1892, p.41-42; Armenont, sculpteur à Vimoutiers – En 1731, il lui est payé par la fabrique de Coquainvilliers: 60 l. pour une statue de Ste-Agathe;148 l. pour les stalles du chœur; 206 l. pour deux statues peintes et dorées – 1er octobre 1892, p. 153.
Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. I. A-C / E. Bénézit.
ARMENONT, sculpteur, du XVII° siècle (Ec. Fr.); Ce sculpteur vivait à Vimoutier (Normandie); il est connu pour avoir fait, en 1731, La statue de Ste-Agathe, pour l’église de Coquainvilliers; pour cette même église, il a peint et doré deux statues et travaillé aux stalles du chœur.
L.Delisle – Catalogue des Actes de Philippe Auguste n° 1027
Voir : Bulletin de la Ste Historique n° 5 p.54, 55, 57.
Bulletin de la Ste Historique 1873 p.19 n°33 et 46.
Bulletin de la Ste Historique 1874 p.16 n°42 et 43.
Formeville I Beaurepaire – Agriculture p.138 et 294 Bulletin Monumental de 1855 p.562 -id- 1864 p.335

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Chartes Vasseur.
Coquainvilliers, Cauquinvillaris, Cauquainvilla, Cauquainviller.

L’église de Coquainvilliers, située sur le bord de la route de Lisieux à Pont-l’Évêque (rive gauche ), date, dans son ensemble, du XIIIe. siècle. Ainsi la nef, avec ses murs en blocage flanqués de contreforts peu saillants, avec son portail à croix antéfixe, offre encore tous les caractères du style ogival primitif; mais la plupart des ouvertures ont été ou totalement changées ou remaniées, dans les siècles postérieurs. La porte en ogive est garnie d’un tore qui retombe sur de minces colonnettes aux chapiteaux délicatement sculptés. Le tympan est plein. Les vantaux, du XVIe. siècle, sont à panneaux plissés. Une grande fenêtre ogivale occupe le pignon ; elle était autrefois partagée par un meneau bifurqué en forme d’Y. Les deux premières fenêtres des murs latéraux ont la forme d’étroites lancettes et pourraient être classées comme faisant partie de la construction primitive ; mais leurs moulures sont prismatiques et, dans leur état actuel, on doit les considérer comme du XVI. siècle. Des deux autres fenêtres qui éclairent le nord, l’une est primitive ; c’est une grande ogive subdivisée par un meneau en Y, comme celle du portail : elle a pourtant été retouchée au XVIe. siècle. La dernière est cintrée et date du XVIIe. siècle. La seconde fenêtre, au midi, n’a aucun caractère.
Le choeur ne forme point retraite sur la nef, comme on le voit communément. Au nord, il est construit en blocage avec trois contreforts comme ceux de la nef. Il n’est éclairé, de ce côté, que par une étroite lancette. Le chevet date aussi du XIII. siècle ; sa construction est identique. C’est un mur droit, dans lequel on avait pratiqué une grande fenêtre ogivale comme celle du portail : elle est maintenant bouchée. Les murs du midi pourraient avoir été conservés d’une construction plus ancienne, et je les croirais romans.
Malheureusement une informe excroissance moderne qui doit servir de sacristie les rend invisibles, pour la plus grande partie. On y peut pourtant distinguer la partie supérieure de deux fenêtres ; la première est cintrée à double voussure en retraite, et me paraît de l’époque romane ; l’autre, plus étroite, surbaissée et presque triangulaire, est plus difficile à classer.
Une tour fait saillie du côté méridional entre le choeur et la nef. Sa base carrée est construite en blocage et flanquée, sur chaque face, de deux contreforts plats. A ces caractères on peut la croire romane, et en effet on voit au-dessus de la porte, qui est moderne, une toute petite fenêtre cintrée. Un beffroi octogone sert de second étage, et en même temps de point de départ à une pyramide couverte d’ardoise. Cette charpente doit être attribuée au XVIII. siècle, comme l’atteste une inscription trouvée sur l’un des entraits, à l’intérieur.

L : RONE.
C.
1686.

A l’intérieur de l’église, peu de choses sont dignes de remarque: la voûte en merrain de la nef, avec entraits et poinçons ; une piscine du XVIe. siècle percée dans le mur du sud, attirent cependant l’attention.
Le lutrin est en bronze, d’un bon travail; mais il a malheureusement pris la place d’un vieux pupitre en bois qui offrait un bien plus grand intérêt. Lorsque nous avons visité l’église, on l’avait relégué dans la tour sous un tas de chaises; maintenant il orne le choeur de l’église voisine d’Ouillie-le-Vicomte. Il remonte au commencement du XVIe. siècle, au règne de François Ier. Les quatre faces du pied répètent, deux par deux, les mêmes motifs d’ornementation.
Sur l’une, les fleurons du centre font place à un blason qui se trouve répété sur l’un des bouts de la bâtière, ayant pour pendant l’écu de France aux trois fleurs de lis. Cet écusson, chargé de deux fasces avec un franc-quartier d’hermine, est celui de la famille de Bouquetot qui portait: de gueules à deux fasces d’or au franc-quartier d’hermine.
Cette famille, en effet, n’est point étrangère à la paroisse qui nous occupe. Un Jean de Bouquetot était seigneur de Coquainvilliers et du Breuil dès 1451, suivant La Roque. La recherche faite par les Élus de Lisieux en 1540 porte la mention suivante : « Guillaume de Bouquetot, sieur du Breuil; François, sieur de Rabu, et Guillaume, sieur de Caucainvilliers, ont baillé ensemble leur généalogie et extraction de noblesse, commençant à messire Guillaume de Bouquetot chevalier, vivant en 1441. »
On a pu remarquer la similitude qui existe entre le blason dont-il s’agit et celui de la maison d’Harcourt. La Roque y trouve une communauté d’origine. Je n’ai pu démêler comment la maison de Bouquetot était venue en possession de la terre de Coquainvilliers, qui, du temps des ducs de Normandie, était un des domaines des Montfort et que Philippe-Auguste confisqua en 1204. Je ne sais pas non plus comment elle passa aux de Serres, qui la transmirent par alliance à la famille de Prie, au commencement du XVIIIe. siècle.
Au moment de la Révolution, elle était dans la maison de Créquy.
La cloche est antérieure à la Révolution et porte l’inscription suivante :

JAY ETE BENITE PAR M. LEONOR DVMESML ptre DESt DE CE LIEV ET NOMMEE LOVISE PAR LOVIS DE PRIE FILS DE HAVT ET PVISSANT LOVIS DE PRIE MIis DE PLASNE ET DE COVRBEPINE, Sr DE COQUINVILUERS Gr DES ORDRES DV ROY LNT GENERL DV LANGVEDOC ET PAR NOBLE DAME FRANÇOISE DOSMONT FEMME DE Pre. CHERON ECVIER DES FIEFS BRETAGNE DE LA DITTE PAROISSE Mtrc CLAVDE ET NICOLAS LES DVBOIS MONT FAITE EN LAN 4725.
1725.
P. DVPONT.

Cette église était sous l’invocation de saint Martin et faisait partie du doyenné de Beaumont. Le Chapitre de Lisieux présentait à la cure.
Au XVIIIe. siècle, elle était comprise, au point de vue administratif, dans l’élection et sergenterie de Pont-l’Évêque et comptait 3 feux privilégiés et 80 feux taillables.

Manoir de Prie.
— Le manoir de Coquainvilliers, que l’on nomme le manoir de Prie, se composait de bâtiments épars dans une enceinte formée d’un côté par la rivière de Touque, de l’autre par des fossés. Il est maintenant dans un état de ruine très avancé. Deux époques se partagent les constructions existantes: le XVIe. siècle et le règne de Louis XV. De la première époque date la construction principale avec ses encorbellements à moulures prismatiques ; encore s’est-on efforcé, sous le règne de Louis XV, de faire disparaître ce caractère trop gothique par des badigeons imitant la brique. A l’intérieur, on a rétréci tes vastes cheminées primitives, on a abaissé leurs manteaux de pierre pour les envelopper dans des panneaux de chêne. Une seule a conservé son caractère.
Des portes intérieures en sapin, un vieux bahut de chêne sculpté dans le goût de la Renaissance, dont les panneaux déjoints sont éparpillés sous les combles, voilà tout ce qui reste de la première période. Le surplus a été refait sous Louis XV; mais ce qui mérite seul l’attention, ce sont des fragments de carreaux en faïence dont était formé le pavage.
La chapelle, petit bâtiment en brique isolé. sans style, date aussi de la dernière époque.
La famille de Prie, qui a donné son nom à celte demeure, est une très noble et très ancienne famille du Midi de la France. Il est présumable que le premier de ses membres qui vint s’établir en Normandie fut René de prie, qui épousa, en 1559, Jossine de Selle, fille et héritière d’Antoine de Selle, seigneur de Beuseville, et de Madeleine de Ravenel.
Il en sortit deux fils et cinq filles. Le second des fils resta seigneur de Beuseville. Aimar, l’aîné, épousa Louise d’Hautemer, dame de Fervaques et de Plasne de son chef, veuve de Jacques de Hellenvilliers et fille de Guillaume de Hautemer et de Renée L’Évesque. Elle lui donna quatre fils : Henri, l’aîné, mourut sans postérité ; le second n’eut qu’une fille; le troisième, qui avait épousé Marie Brochard, fille du seigneur de Marigny, en 1626, laissa quatre fils et une fille. Le premier de ces enfants, Aymar-Antoine, baron de Plasne, devint seigneur de Coquainvilliers par sa femme, Jacqueline de Serres, fille de Jean, seigneur de Coquainvilliers, Le Chesne et L’Essart. A sa mort, arrivée le 12 février 1688, elle fut enterrée dans le choeur de l’église de Coquainvilliers. Elle avait eu huit enfants ; une de ses filles, Louise, fut enterrée comme elle à Coquainvilliers, le 30 juillet 1716.
Louis, le second des fils, continua le nom de la famille de Prie. Il avait épousé, en 1713, Agnès Berthelot, fille d’Étienne Berthelot, seigneur de Pleneuf ; mais les généalogies ne lui donnent qu’un fils et une fille qui ne laissèrent point de postérité. Aussi, son frère, François-Louis-Léonard, comte de Prie, devint-il après lui seigneur de Coquainvilliers.
Il mourut dans cette terre en 1772, à l’âge de 90 ans, transmettant ses biens à son fils Louis, troisième du nom, après lequel ils durent passer dans la maison de Créquy.

Manoir du Pontif.
— Sur les confins de la paroisse de Manerbe, au bas du vallon, se trouve un autre manoir que l’on nomme le Pontif. Dans son état actuel, il n’offre qu’un médiocre intérêt. La construction n’en paraît point antérieure au règne de Louis XV. L’entrée de l’enceinte est pratiquée dans une poterne flanquée de deux petites tourelles cylindriques.
Un simple mur forme la clôture. Au centre est le corps de logis, bâti en pierre de taille avec simplicité. Dans un pays plus riche en matériaux que ne l’est le bassin de la Touque, il passerait inaperçu.
L’intérieur mérite d’être visité. Des consoles en bois doré dans le style Louis XV, des girandoles en cuivre avec armoiries, des fauteuils à bois contournés sont restés là, vieux témoins oubliés d’une antique splendeur. Sur les murs de deux des vastes salles du rez-de-chaussée sont appendues des tapisseries de haute-lice qui paraissent se rapprocher d’une époque voisine de la Renaissance.
Elles représentent, en diverses suites, les épisodes les plus attachants du poème du Tasse, La Jérusalem délivrée.
Malheureusement, l’humidité des murs salpêtrés a rongé leur partie inférieure.
Le jardin qui entoure cette retraite agréable était tracé à la française, orné de bassins, vases, statues, ifs taillés.
Cette propriété appartient présentement à M. de Chasseloup-Laubat.

COQUAINVILLIERS. – Le manoir de Prie, défendue par la Touques qui en remplit les fossé, a peut-être succédé à un château primitif (6).
(6) Caumont, Stat, mon., IV, p. 457.
– L’autel, de la chapelle nord du transept de l’Eglise de Norolles, provient de la chapelle du manoir de Prie, située dans la vallée, sur la paroisse de Coquainvilliers.

2 -COQUAINVILLERS – LE PONTIF Voir la Carte
Le Pontif est sur Coquainvilliers suivant un Rôle de tailles du XVIII siècle ( oh7)
En 1785, il appartenait à Mre. Guilles René Guillaume de Mauduit, chevalier (77 h 2 )
Pierre Mauduit écuyer, sieur du Pontif – 20 juin 1671 ( 98 h 2 )
Suivant un reçu de treizième en marge d’un contrat du 1er avril 1607, alors la terre du Pontif appartenant à Damoiselle Catherine Bohiert Vve de Me. Grégoire de laz Pierre, vivant sieur du Pontif. ( 74 h 5 )

Généalogie Maison de PRIE

Michel COTTIN 1968
Le Manoir du Pontif présente un ensemble homogène d’architecture du XVII° siècle qu’il est intéressant de comparer avec quelques autres exemples de même époque.
NOM et SITUATION :

Le toponyme de PONTIF, au travers des documents que nous avons pu consulter, apparaît au XVI° siècle mais l’on peut penser à une plus haute antiquité.
Le site fait songer à celui des domaines du bas-empire ou de l’époque carolingienne, à mi-flanc de coteau, à proximité d’une rivière, et assis sur un ancien ruisseau qui venu du bois tout proche alimentait les fossés ou les douves du manoir dont nous suivons les traces au pourtour de l’enclos.
De nombreux chemins passent et se croisent à proximité et entre autres la voie antique de BAYEUX à BRIONNE, dont le Manoir de Prie, un peu plus bas commandait le passage sur la Touques. Cette voie bornait la cour du manoir vers le sud et constituait la communication la plus directe avec MANERBE et l’église de COQUAINVILLIERS. C’est d’ailleurs de ce côté qu’était l’entrée du Manoir. La route départementale 270 que nous empruntons de nos jours ayant été percée assez tardivement ainsi qu’en témoigne la Carte Topographique du Calvados éditée en 1840 et les photographies aériennes.

PLAN
Le plan tout d’abord doit retenir notre attention. Nous ne nous trouvons pas en face de la demeure d’un grand seigneur mais d’une gentilhommière dont les possesseurs du XVII° siècle étaient issus d’une famille lexovienne qui avait détenu la charge de grenetiers du grenier à sel ou occupaient certaines fonctions de gestion auprès de l’évêque de Lisieux.
Dans un quadrilatère nous trouvons vers le NORD un long bâtiment et au SUD deux pavillons.

ELEVATION :
La façade NORD du logis principal présente un blocage où de nombreux remaniements sont visibles et semblent appartenir à deux campagnes de construction, la plus ancienne remontant peut-être au XV° siècle. Quant à la façade SUD, il se pourrait qu’elle ait été replaquée sur une construction existante, ce qui expliquerait à la fois l’épaisseur de ses murs, le déséquilibre de son dessin et les différences notables qu’on relève dans les niveaux de la partie droite comparée à la gauche, celle-ci, en contrebas, se répercutant à l’étage.
La soudure entre les deux parties se trouve à la limite de la cage d’escalier est très visible accusé par l’inclinaison des linteaux et des appuis de fenêtre du centre. L’importance de la dénivellation intérieure atteint une hauteur d’allège, de telle sorte que le cordon de pierre qui souligne l’étage de planchers à droite, sert d’appui de fenêtre à gauche. Ces raccordements de constructions de hauteur sous plancher différents sont relativement rares dans les constructions de pierre ou de pierre et brique, mais se rencontrent plus fréquemment dans les oeuvres des charpentiers.
L’on constate également une inclinaison assez sensible des sols due sans doute à l’édification sans fondations suffisantes, désordres que l’on trouve en nombre d’endroits où l’on était peu habitué à utiliser des constructions de pierre.

DATATION :
Il serait bien entendu indispensable de mener une étude poussée de l’intérieur et tout particulièrement de sa charpente.
Les deux pavillons d’entrée qui s’accordent fort bien avec le logis principal se présentent sur un plan rectangulaire cantonné à un angle d’une petite tourelle formant guérites sur plan semi-circulaire, légèrement engagées dans les pavillons.
Ce qui singularise cet ensemble de demeures que nous rencontrons dans notre région, c’est tout d’abord leur conception avancée, car il ne s’agit vraisemblablement de maisons fortes mais de maisons de plaisance. Les deux pavillons réunis entre eux par un portail ne semblent pas avoir été quelque fois reliés au corps principal. L’on ne remarque aucune trace d’arrachement de maçonnerie et aucune reprise tant dans les pavillons que dans les pignons du logis.
C’est là un parti qui peut paraître archaïque. Mais la présence de ces pavillons est intéressante car ils conservent dans leur construction quelques uns des détails propres à l’esprit des demeures fortifiées du XVI° siècle : absence d’ouverture sur les fossés, large emploi de la pierre. Soulignons cependant que les petites tourelles qui les flanquent n’ont aucune valeur défensive et que les meurtrières qui les percent semblent tardives, postérieures à la conception même de la construction.
La datation de cet ensemble est embarrassante mais les tourelles d’angles font penser à certaines productions de la fin du XVI° siècle (et tout particulièrement au Manoir du Vieux-Combray à Fauguernon), Quant aux cartouches de briques décoratives ils se rattachent à la partie du Palais Episcopal de LISIEUX, rénovée par l’évêque Cospéan et rhabillée en 1626 par Pierre MORIN, maçon d’OUILLY – LE – VICOMTE avec de la pierre de Coquainvilliers. Nous retrouvons un semblable emploi dans les faces internes des pavillons du Château du PIN-en-LIEUVIN (sans les bossages) et aux pavillons du Manoir du Pavillon à FAUGUERNON. Dans les pavillons du PONTIF, la brique n’est employée que pour décorer et si nous retrouvons la même structure avec chaînage verticaux de pierre, les panneaux de remplissage sont ici garnis de pierre.
L’on peut se demander si nous ne nous trouvons pas devant une construction, pour ce qui est de l’extérieur, légèrement plus ancienne que le rhabillage du logis principal.
Il faut d’ailleurs être toujours prudent lorsque l’on étudie des constructions des XVI° et XVII° siècles car très souvent ce que nous voyons n’est qu’une « chemise » enveloppant un noyau plus ancien conservé presque intégralement, fossilisé sous une carapace de pierre et brique. Ces antiques constructions de bois aux structures souples, avec galeries et escaliers extérieurs retrouvaient ainsi habillées une nouvelle esthétique au goût du jour.
Cet exemple est d’ailleurs typique car nous pouvons établir une filiation qui de CRICQUEVILLE à l’Hôtel-de-Ville de LISIEUX, en passant par le PONTIF, PRETREVILLE, le PIN-en-LIEUVIN a permis aux maçons de la région lexovienne de nous léguer une belle succession de monuments.

3 – Pièces Justificatives:

La Normandie monumentale et pittoresque… Calvados.
Nicolas Le Vallois mourut subitement à l’âge de quarante-sept ans, le 6 janvier 1542. Il avait été marié deux fois, ayant épousé en premières noces, en 1523, Catherine Hennequin, et, en secondes noces, Marie du Val en 1534. De celle-ci naquit le troisième de ses quatre fils, Jean Le Vallois, son successeur dans la terre du Mesnil-Guillaume. Ce fut lui qui fit construire le château existant aujourdhui.
Il mourut sous le règne de Henri IV, laissant de son mariage avec Louise de la Vallette, trois filles entre lesquelles fut partagée sa succession, le 1er février 1606. L’aînée, Marie Le Vallois, avait épousé Charles Le Gouez, seigneur
du Port; Marthe Le Vallois, la seconde, était mariée à Hilaire Le Viconte, seigneur de Vitty, un des ancêtres des marquis de Blangy; la troisième, Madelaine Le Vallois, épouse de Louis de la Haye, seigneur d’Harville, fils du seigneur de la Pipardière, devait mourir peu après sans postérité.
Ce fut à la dame du Port qu’échurent la seigneurie et le château du Mesnil-Guillaume. Elle eut trois fils : Louis Le Gouez, l’aîné, fut seigneur du Port et du Mesnil-Guillaume; Charles, le second, eut le fief de Mainneville, situé à Saint-Lambert-sur-Dives; Jean Le Gouez, le plus jeune, posséda les seigneuries de Mondeville et d’Ifs; il épousa, en 1634, Claire Boutin, fille du seigneur de Victôt. L’alliance du sieur du Port fut plus brillante encore : il obtint
la main de Mademoiselle de Raveton, née du mariage de François de Raveton, seigneur de Chauvigny, chevalier de l’ordre du roi et gentilhomme de sa chambre, et de Marie Bruslart de Genlis, veuve de François, baron de Mailloc et de Cailly, dame d’honneur de la reine-mère. Une situation qui semblait ne lui laisser rien à désirer, ne fut cependant pour
lui que l’occasion d’un crime odieux ; les souvenirs les plus sinistres sont restés inséparablement attachés à son nom.
Le beau-frère de Louis Le Gouez (seigneur Mesnil-Guillaume), Pierre de Raveton, seigneur de Chauvigny, était mort prématurément, laissant une fille unique, Marie de Raveton, de son mariage avec Anne de Pigace, héritière de la maison de Carentonne. Cette jeune veuve convola à de secondes noces avec Jean de Mauduit, seigneur de la Rozière, conseiller-maître en la Chambre des Comptes de Normandie, veuf lui-même de Geneviève Halley, dont il avait plusieurs fils. La tutelle de la mineure fut alors confiée au plus proche parent paternel, qui était le sieur du Port. Cependant, quand la jeune fille, destinée à être un jour une riche héritière, approcha de l’âge où l’on pourrait disposer de son sort, l’inquiétude s’empara de plusieurs de ses parents. Louis Le Gouez avait trois fils parvenus à l’âge d’homme; il passait pour peu scrupuleux, et l’on crut qu’il ne négligerait rien pour assurer à sa famille l’opulente succession qui se trouvait en quelque sorte entre ses mains. Une délibération des parents confia d’abord la garde de la pupille à une tante, Marie de Raveton, abbesse de Lisieux; puis on la remit à l’abbesse de Saint-Amand de Rouen; enfin, en 1643, un jugement, rendu sur nouvel avis du conseil de famille, destitua le sieur du Port de ses fonctions de tuteur et les fit passer à M. de la Rozière. Peu de temps après, l’héritière des Raveton épousait un fils du premier lit de celui-ci, Jacques Mauduit, seigneur du Renouard-sur-Coquainvilliers.
Frustré dans ses plus chères espérances, humilié d’une si amère déception, menacé d’un règlement de compte de tutelle, où il avait, disait-on, plus de 30,000 livres à rapporter, le seigneur du seigneur Mesnil-Guillaume livra son coeur à la rage. Accompagné de ses deux plus jeunes fils, il pénétra à main armée chez le sieur de la Rozière et l’immola à sa fureur, ainsi que Jacques de Mauduit, son fils. La jeune épouse elle-même, Marie de Raveton, ne fut pas épargnée; elle reçut des blessures mortelles, auxquelles elle ne tarda pas à succomber. Ce triple assassinat, accompli avec la plus atroce barbarie, se termina par une scène de pillage; la maison des victimes fut saccagée, les meurtriers enlevèrent des meubles dont l’estimation fut portée à 12,000 livres. Mais le châtiment ne se fit pas longtemps attendre; tombés aux mains de la justice, les Le Gouez, père et fils, expièrent leur abominable forfait par la mort la plus ignominieuse.
Le fils aîné du sieur du Port restait seul survivant; lieutenant d’une compagnie de chevau-légers au régiment de la Meilleraye, François Le Gouez était aux armées pendant que s’accomplissait cette affreuse tragédie, et ne pouvait en être rendu responsable. La confiscation lui fut épargnée, mais il n’en était pas moins ruiné par les restitutions et dommages qui tombaient à sa charge.
Vte L. RIOULT DE NEUVILLE

Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Calvados. Archives ecclésiastiques. – Armand Bémet, archiviste et Jules Renard.

1353-1770. — Rentes. — Chapitre cathédral de Lisieux. — Reconnaissance, en 1362 et 1300, par Jean Leclerc, de la paroisse de Coquainvilliers, au chapitre de Lisieux, de 7 livres 12 deniers de rente pour fieffe faite, en 1353, de pièces de terre et maison sises en ladite paroisse; renouvellement, en 1770, de ladite rente par Jean Gosset Des Aunes, avocat au Parlement de Normandie, à Rouen, et les tenants d’héritages dépendant du fief nommé le fief du chapitre, acquis de Geoffroy de Malon par les doyen et chanoines qui le fieffièrent à Jean Leclerc, moyennant ladite rente, payable le jour de la Ste-Croix.

Requête des religieuses à Le Doucet, sr des Isles, lieutenant général en la vicomte d’Auge, subdélégué par l’intendant de Rouen sur le fait des francs-fiefs et nouveaux acquêts, concernant la taxe à elles signifiée pour l’acquêt de l’herbage de Coquainvilliers, mouvant du fief de Grosseville(1673). — Héritages et biens immeubles échus à Adrien. Olivier et François de Marais, frères, par le décès de Maurice de Marais, leur père, et Gabrielle de Louvet, leur aïeule, à Coquainvilliers, Norolles, Corbon, Lisieux, etc.

1660-1753. — 21° liasse. — Vente par Adrien, Olivier et François de Marais, écuyers, sieurs de Grosseville et de Lisle, frères, démenant à Piencourt, au couvent de St-Joseph, de 3 pièces de terre en nature d’herbage et pré, à Coquainvilliers (1666). – Arpentage par Jean Viquesnel, arpenteur juré en la vicomte d’Orbec, résidant à Lisieux, de terres à Coquainvilliers (1666). — Extrait du registre du notariat d’Orbec, concernant la vente faite en 1685 devant Yves Piperel et Charles Duclos, par Charles Gosset, laboureur à Coquainvilliers, au couvent de St- Joseph, de deux pièces de terre à Coquainvilliers.

1667-1745. — 27° liasse. — Vente devant Constantin Boullaye et François Picqnot, tabellions à Lisieux, par Philippe Gosset, maçon, de Coquainvilliers, à Philippe Gosset, sieur des Aulnez, archer en la prévôté générale de Normandie, bourgeois de Lisieux, d’un herbage à Coquainvilliers (1667). — Remise à droit de lignage, devant Pierre Dauge et Pierre Postel, tabellions à Pont-Evêque et Touques, par led. François Gosset, à Jean Gosset, dud. herbage (1668). — Extrait des rentes seigneuriales dues à la sieurie de Grosseville pour 1685-1687 : les Ursulines » d’Orbec, etc. — Mémoire de la mesure et arpentage de terres sises à Coquainvilliers, appartenant aux religieuses d’Orbec (1694). — Attestation de Charles Pouchin, tabellion en la vicomte d’Auge pour le siège de Bonnebosq, branche du Torquesne et Coquainvilliers, qu’à la requête des religieuses du couvent d’Orbec, il a publié, issue de la messe paroissiale de Coquainvilliers, la vente à elles faite par Jean- François de Mauduit, seigneur de la Rozière, du pré Bailleul, à Coquainvilliers (1724). — Copie, en 1725, d’arrêt du Parlement de 1720, condamnant Jacques et Marc-Antoine de Mauduit, sr du Renouard et de Bailleul, à rendre à Jean-François de Mauduit, sr de La Rosière, la possession de la terre du Pontif. — Baux de l’herbage de Grosseville par les religieuses : à Guillaume Paisant (1729) ; à Thomas Fergant, marchand d’Ouilly-le- Vicomte (1737), etc.

1692 – 1752. — 30° liasse. — Vente devant Yves Piperel et Roger Le Prince, tabellions à Orbec, par Marin Gosset et François Buglet à François Brière, marchand à Cernay, d’un herbage à Coquainvilliers (1696) ; publication par Christophe Doumer, vicaire de Coquainvilliers (1692). — Transaction sur procès aux eaux et forêts de Pont-l’Evêque, entre M.de Bouttemont, conseiller en la grande Chambre du Parlement de Rouen, et les religieuses du couvent de St-Joseph d’Orbec, sur leur procès concernant des entreprises sur le cours de la rivière de Touques (1730). — Quittance donnée par Le Bas de Bouttemout, à François Lelièvre, de la somme de 30 livres, à l’acquit desd. religieuses, en conséquence de lad. transaction (1731).
— Quittances de travaux et fournitures pour réparations à l’herbage de Coquainvilliers (1753). — Lettre de Gueroult de Villers à Mme de Boisandré, prieure desd. religieuses, concernant la plantation de piquets dans l’herbage (1753.

1714 — 28° liasse. — « Papiers concernant le procez intenté par les Messieurs du Renouar pour avoir passage dans notre herbage de Coquainvillier, acord fait le 23 de 7bre 1714, et pour les frais payé audicts sieurs du Renouard 32L. 10s., quoy que ledict accord n’en fasse point mention. » – Procédure au bailliage de Pont-l’Evêque, entre Jacques de Mauduit, écuyer, sieur du Renouard, et lesd. religieuses, concernant le rétablissement de chemins par elles détruits pour réunion dans leurs héritages.

1725-1744. — 8° liasse. — Quittance devant Jean de La Croix et Charles Huet, notaires en la vicomte d’Orbec, par Jean-François de Mauduit, chevalier, seigneur de La Rosière, du Pontif et autres lieux, demeurant à Paris, de présent à Orbec, logé à l’enseigne du Dauphin, aux religieuses du couvent de St-Joseph d’Orbec, par Marie-Madeleine Poret de Boisandié, prieure et chanoinesse régulière dud. couvent, Louise de Montreuil de St-Hyacinthe, discrète et dépositaire, et Marguerite Canu de Ste-Thérèse, aussi discrète et dépositaire, de 925 livres à quoi il a modéré les droits d’indemnité à lui dus comme seigneur et propriétaire des fiefs el terre du Pontif, sur l’herbage vendu auxd. dames par led. seigneur de La Rosière moyennant 4.200 L. par contrat de 1724 (I725) — Lettres de : de La Ribadière, directeur du domaine du duc d’Orléans à Pont-l’Evêque (al, receveur des domaines à Pont-l’Evêque), concernant le paiement des droits d’amortissement pour l’herbage de Coquainvilliers, acquis en 1724 de Jean-François de Mauduit, écuyer, demeurant à Paris (1734) ; — Chomel, directeur des insinuations à Pont-l’Evêque, à Mme de Baisandré, prieure, concernant les droits d’amortissement (l744).

Rapport de L’archiviste du Calvados sur le service des archives départementales, communales et hospitalières – Armand Bénet.
Aveu rendu au duc d’Orléans pour fonds à Coquainvilliers, XVIIIe siècle, 1 pièce (A) familles (1648), 1 pièce (E.) Ces deux derniers documents ont été transmis par les archives de l’Eure dans les conditions suivantes Ayant demandé un dossier du prieuré de Friardel, antérieurement consulté par moi et ne figurant pas à l’inventaire de la série H des archives de l’Eure, je reçus communication de cartons étiquetés Départements étrangers plusieurs pièces concernant le Calvados portant l’indication de donation par M. Veuclin, je signalai le fait à cet érudit, qui m’exprima sa surprise de ne pas les voir aux archives du Calvados et demanda, par lettre officielle, le transfert à notre dépôt de ces documents, adressés par erreur a celui de l’Eure.

Histoire de l’École d’Alfort – MM. A. Railliet.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
Le Directeur et les Professeurs de l’Ecole vétérinaire d’Alfort, ont donné congé absolu
Au Citoyen LEVILLAIN (Toussaint-Tranquille) de la Commune de Coquainvilliers, arrondissement de Pont-L’Evêque, département du Calvados, âgé de vingt-sept ans, taille d’un mètre soixante-treize centimètres, cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, front haut, nez gros, bouche moyenne, menton rond, visage plein. Il entra à cette école le vingt-sept vendémiaire an huit; pendant son séjour dans cet établissement, il a suivi tous les cours dont l’Instruction vétérinaire se compose; il obtint en l’an huit un accessit, en l’an neuf un accessit, en l’an dix il fut nommé Répétiteur-adjoint et obtint un prix; en l’an onze il fut nommé répétiteur, en l’an douze il a obtenu le second prix et le jury l’a jugé en état d’exercer l’art.
Il a traité avec succès plusieurs espèces d’animaux affectés de différentes maladies, tant dans l’Ecole que hors de cet établissement; en conséquence son Brévet a été envoyé au ministre de l’Intérieur qui le lui fera parvenir par la voie du Préfet de son département.
Ses moeurs ont été régulières, son instruction est complette, et il mérite la confiance de tous ses concitoyens.
Le présent lui vaudra jusqu’à ce que le Brévet d’artiste lui soit parvenu; en foi de quoi nous avons signé.
Le Maire, de Maisons-Alfort, ROGER – (Cachet de la Mairie.)

Chantilly : les archives, le cabinet des titres – Macon, Gustave
Coquainvilliers (Calvados, canton de Blangy). — Baux de terre consentis par Constantin et Guillaume de Bouquetot, seigneurs de Coquainvilliers(…), 8 novembre 1524, 31 octobre 1532, 13 mai 1534.

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l’Europe. 18. 1861.
28 septembre 1448 : Gage plège de la seigneurie de Cauquainviller (près Lisieux), tenu par Jean Vippard, sé­néchal dudit lieu, contenant les aveux des tenants de ladite seigneurie, dans laquelle on remarque pour abor­nements les terres de Pierre de Formeville (ce nom est également écrit dans l’un des aveux Pierre de Fourme­ville.)

Répertoire historique et biographique de la Gazette de France, depuis l’origine jusqu’à la Révolution – Mis de Granges de Surgères.
1774. Genev. Coquet de Tolleville, vve de Franc.- Léonor, cte de Prie, m. au chât. de Coquainvilliers, âgée de 63 ans (15 juil.)

The loss of Normandy (1189-1204), studies in the history of the Angevin Empire – Powicke, Frederick Maurice.
Coquainvilliers (Kauheville, Kavqueinvillare, Calvados, arr. Pont l’Evêque), fief d’Hugues de Montfort, 504 ; service de chevalier de, 324 n.; versement d’aides par les chevaliers de, 321 n ; loyers en, accordés par Philippe à Guy d’Auteuil, 505.

MONTFORT, honneur d’Hugues de : En 1172 Robert de Montfort devait le service de 6 chevaliers pour Coquainvilliers (Calvados) et 2I pour Orbec (qv), et dans le premier il avait à son service 33 + 1/3 + l/4 chevaliers frais (RB, ii, 627). Robert mourut en 1179 et sa femme paya une lourde amende pour la garde des terres et de ses enfants (Stapleton I, xc). En 1204 Coquainvilliers était détenue par Hugues de Montfort (Rot. Chart., 34). Hugh était en faveur de John jusqu’à la fin (cf. RN, 121 ; (Stapleton II, Ixvii), mais disparaît des registres après le milieu de 1204. En 1207, Philippe a attribué des loyers d’une valeur de 100 £ dans la terre que Hugh avait tenu à Coquainvilliers à Guy d’Auteuil [Actes, n° 1027 i cf. CN, n° 160, 403, 611). Pour un relevé de ses fiefs, voir H. de F., 634g, 711a.
La maison de Montfort tire son nom de Montfort-sur-Risle, l’un des fiefs du comte de Meulan. A noter que l’honneur de Montfort était bien distinct de celui de Coquainvilliers et arriva au duc en 1161 (Robert de Torigni, éd. Delisle, II, 38, 77). Robert de Montfort et Hugues son fils furent châtelains de Montfort plusieurs fois avant et après 1180, mais « solius nomine custodiae » {au nom de la tutelle} (Stapleton I, cxviii ; ci-dessus, p. 269). Sur la relation entre les familles de Meulan et de Montfort voir les notes de Delisle à son édition de Robert de Torigni (i, 163, 224, 282). Montfort fut bien entendu annexé au domaine en 1204 (C.N., n° 209 ; la phrase au n° 113 honor de Montforti qui fuit Hugonis de Montfort est soit une erreur soit renvoie à Coquainvilliers). Sur sa signification, voir R.B., ii, 642-3 ; H. de F., 7iod ; et ci-dessus, p. 324 n.
– Stapleton a incorrectement identifié ces chevaliers avec les 33 et sept douzièmes ad servitium suum { à son service} de Hugues de Montfort à Coquainvilliers, et suggère une correction en conséquence (II, Ixvii), mais Coquainvilliers n’a jamais été entre les mains ducales.

Magni Rotuli Scaccarii Normanni Æ Subregibus Angliæ – THOMÆ STAPLETON
– En Normandie en 1220 Guillaume Bardof tenait un fief à Putot de la Baronnie de Cocquainvilliers, et un autre Guillaume Bardof un demi-fief dans la même ville ; aussi parmi les munitions de Blanchelande était une charte de Jordanie évêque de Lisieux (1201-18), touchant des terres données par Roger le Buffart, « serviente Dodonis Bardol », dans la paroisse de Beaufort.
– Après la conquête de la Normandie par le monarque français l’Honneur de Montfort, qui avait appartenu à Hugues de Montfort, était une parcelle du domaine royal, et dans le Registre de Philippe Auguste se trouve la copie d’une concession à Guy d’Auteuil de 100 livres de terres dans les terres qui avaient appartenu à Hugues de Montfort à Cocquainvilliers ; cette dernière baronnie était encore aux mains du roi par déshérence (par déshérence en partie) d’Hugo de Monteforti en 1220, lorsqu’un retour des fiefs fut fait.

Catalogue des archives de la Société historique de Lisieux.
– 53. — Vente par Jean Laché à Martin Le Bouchier, de fonds à Coquainvilliers ayant appartenu à Constantin de Bouquetot, seigneur du lieu; 6 décembre 1509 .
– 198 . Aveu rendu à noble dame Susanne de Bouquetôt , dame de Coquainvilliers, par Guillaume Huard pour une acre de terre dans les Hautes Bruyères du Torquesne , sises au Torquesne et à Saint-Ymer ; 2 juillet 1599.

Liste alphabétique des pretres déportés qui se sont embarques à Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais).
1798 Moulin (Jean-Pierre), de Coquainvilliers, Calvados, 35 ans, passeport délivré par le district de Rouen, le 20 septembre.

Tableau généalogique, historique de la noblesse – Waroquier de Méricourt de la Mothe de Combles, Louis Charles.
Aimar Antoine de Prie, Chevalier, Baron de Platines, de Coquainvilliers, Duchesne, & de Marigny, Maréchal de bataille, des Camps & Armées, mort le 11 août 1714, âgé de 84 ans, inhumé à Plannes. il avoit le épousé le 5 mai 1667, Jacqueline de Serres, inhumée le 12 février 1688, à Coquainvilliers, fille de Jean de Serres, Seigneur de Coquainvilliers & de Cécile Ruault

The royal domain in the bailliage of Rouen.
– La ferme de la terre de Cauqueinvilliers(1)
(1) Coquainvilliers, Calvados, a. Pont-l’Evêque, c. Blangy. cf. note, fol. 185V.
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H. F., XXIII, 634. La baronnie de Coquainvilliers est passée en déshérence au roi d’Hugues de Montfort. Une grande partie se trouvait dans le bailliage de Caen.
– Deux Gui d’Auteuil avaient tenu Coquainvilliers depuis Philippe Auguste, qui confisqua la terre à Hugues de Montfort.
– dans la concession initiale des terres de Coquainvilliers à Gui d’Auteuil en 1207, Philippe se réserva spécialement une partie des terres. Il s’agit probablement de la terre qui fut plus tard concédée en ferme à Philippe d’Auteuil.
– A Coquainvilliers, la baisse des revenus est précoce ; elle fut exploitée pour 72 L. en 1259, pour 65 L. en 1271, et exploitée à nouveau pour 65 L. à une date postérieure à 1271. Les terres exploitées par Henri le curé de Vandreuil étaient estimées à 16 L. 16 s. et lui ont été accordés dans les années 1260 pour au moins 15 L. 11 s. et peut-être autant que 21 L. 12 s. En 1314 « la terre qui fut à Herri le Prestre » apporta 12 L. 11 s.

Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec – Charles Bréard.
– On a déjà vu quels ont été les premiers jours du prieuré. Nous avons dit que Hugues II de Montfort-sur-Risle la fondé. Il l’établit sur un fonds rural de sa châtellenie de Coquainvilliers. Un historien anglais en a fait mention d’après les registres de l’Echiquier (2). Coquainvilliers existe encore en tant que village et il avait son manoir. Mais qu’était-ce que la châtellenie de Coquainvilliers du temps de Hugues de Montfort. Quels fiefs relevaient de cette seigneurie et quelle était la hiérarchie de ces fiefs qui sans doute se formèrent après la conquête de Philippe-Auguste ? La châtellenie se trouva-t-elle divisée en d’autres titres féodaux ? On n’en sait rien. L’histoire féodale et la géographie civile du Lieuvin sont peu connues.
(2) Th. Stapledon, Magni Rotuli — Delisle, Cart. normand p. 188, note 2 (1271, nov.)
– Plus tard, le prieuré fut l’objet d’autres libéralités de la générosité des comtes de Montfort. Robert, fils aine de Hugues IV, possesseur d’Orbec; de Coquainvilliers et de Montfort, mort en 1178, fit de grandes aumônes au prieuré ; son fils, Hugues V, suivît son exemple : en 1197, il confirma les donations précédemment faites.
– Témoins de la part de l’Église: Edtard Cook (2), John de Hall et Ralph de Cauchenviller (3)
(3) Coquainvilliers, canton de Blangy. Cachekeinviller, Ckankainviller.

L’église de Saint-Vincent de Rouen.
Il suffira de dire quelques mots du prélat qui intervint comme représentant de l’autorité pontificale : il se nommait Nicolas Coquin de Coquinvilliers; il appartenait à une famille noble de la vicomte d’Auge (2), fut moine augustin du couvent de Rouen, et évêque d’un siège in partibiis infidelium dans l’Afrique proconsulaire, d’où le nom de Mgr de Veriense, ou de Veriense, tout court, sous lequel il est habituellement désigné.
(2) Coquainvilliers, commune de l’arrondissement de Pont- l’Evêque, canton de Blangy.

Archives des missions scientifiques et littéraires.
Cartulaire normand, p. 287, n° 1079.) Fol. 89 v°. — 1207 (du 22 avril au 31 octobre).
366. Assignation à Gui d’Auteuil de 100 livres de rente sur la terre de Hugues de Montfort à Coquainvilliers. [Catalogue des actes de Philippe-Auguste, n° 1027.)

The Beaumont twins : the roots and branches of power in the twelfth century – Crouch David.
Hugues de Montfort, le plus utile de ses nouveaux beaux-frères, était un grand magnat normand qui détenait les deux honneurs de Montfort-sur-Risle et de Coquainvilliers en Normandie centrale. Montfort était très important pour Waleran, car il se trouvait sur la rivière Risle.

The genealogist – Selby, Walford Dakin.
Robert eut le célèbre procès par bataille avec Henri d’Essex en 1163, et mourut en 1178. Son honneur de Montfort fut confisqué par Henri II. en 1161, mais il conserve Coquainvilliers et Orbec. Il w.’Clementia, dau. d’Henri, baron de Fongères en Bretagne, et eut cinq enfants, Hugh, Ralph, William, Henry et Aelina, religieuse. (Stapleton, Rot. Norm., vol. I, pp. 90, 118). Hugh semble avoir tenu Montfort, car, adhérant au roi Jean, Philippe Auguste, env. 1204, a déclaré l’honneur de Montfort, qw fuit Hugonis de Monteforti, pour être de son domaine. (De Lisle, Carted. Normand, n° 113). La baronnie de Coquainvilliers tomba en déshérence au profit de la couronne française. (Registrum regis Philippi defeodis, édit. Lechaude, p. 185).

The Battle abbey roll – Battle Abbey; Cleveland, Catherine Lucy Wilhelmina Powlett.
Fitz Richard et Gilbert de Gand ; et lui et Malet étaient toujours en charge lorsque, l’année suivante, les Danois débarquèrent en Angleterre, assiégèrent et capturèrent la ville, et passèrent la garnison au fil de l’épée. Seul Malet, avec sa femme et ses deux enfants, Gilbert et quelques autres, ont été épargnés pour une rançon ou un échange. Il mourut sous le règne de Rufus et fut enterré dans l’abbaye de Bardney, qu’il avait refondée et reconstituée vers 1086-89. Il était en ruines depuis plus de trois siècles, ayant été détruit par les Danois sous Inguar et llubba.
Il eut d’Alice sa femme, fille d’Hugues de Montfort, seigneur de Montfort sur Risle, et finalement héritière de son frère, moi, Gilbert de Gand, décédé sans descendance de son vivant ; 2, Hugues, qui héritant du vaste fief de sa famille de motlier en Normandie, prit le nom de Montfort, et fut l’ancêtre des seigneurs de ce lieu et de Coquainvilliers, Il épousa Adehne, sœur de Waleran, comte de Mellent, et étant peu après entraîné avec lui dans la révolte en Normandie en faveur de William Clito en 1123, fut fait prisonnier, et Ordericus, écrivant apparemment en 11351, dit qu’il a maintenant gémi dans les fers pendant treize ans.

Historiae ecclesiasticae libri tredecim – Orderic Vital.
Gisleberti de Gand. Ce personnage est regardé en Angleterre comme le fils de Baudouin de Mons, frère de la reine Mathilde, auquel nous ne connaissons d’autres descendants qu’Arnoul et Baudouin. La vérité est qu’il était frère de Baudouin de Gand, seigneur d’Alost, et fils de Raoul.
On le voit figurer comme témoin dans un acte, en Flandre, a son retour d’Angleterre, le 25 mai 1075. De sa femme Alise de Montfort il eut Hugue, tige des seigneurs de Montfort, barons de Cocquainvilliers. Il survécut à son fiIs aîné, nommé comme lui Gislebert. Son troisième fils, Gaultier, hérita de tous ses domaines d’Angleterre.

Wilhelm der Eroberer : herzog der Mormandie. König von England – Douglas, David Charles.
Cependant, c’est Hugo II de Montfort, fils de Hugo Ier, qui établit finalement la réputation de cette famille. Il fut l’un des chefs militaires de Mortemer et entre 1060 et 1066 témoin sur les documents ducaux relatifs à Bayeux et à Caen. Il combattit à Hastings et était déjà si influent à cette époque qu’il fut laissé en Angleterre en 1067 pour aider son absence Wihelms pour participer au gouvernement du royaume ; De plus, il se voit confier la garde de l’important château de Douvres. Il deviendra de son temps un grand propriétaire terrien en Angleterre et ajoute en Normandie la miséricorde de Coquainvilliers à ses « hereditas » de Montfort.

Catalogue des actes de François Ier. Tome 9 – Bibliothèque nationale de France.
– CARBONNEL; fief sis à Coquainvilliers (Calvados).
– COQUAINVILLIERS (Calvados) : voir LYSEMBARDIÈRE, Seigneurie,

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie.
COQUAINVILLIERS. – Le manoir de Prie, défendue par la Touques qui en remplit les fossés, a peut-être succédé à un château primitif.
Caumont, Stat, mon., IV, p. 457.

Collection numérique – Bibliothèque nationale de France
Plaise à Monsieur … conseiller du roi – Hemery. Rédacteur
– Par le premier du 17. Juin 1465. Pierre de Cheux a vendu à Pierre Gislain, Le fief de Coquainvilliers, mouvant du Sieur Danisi.
– Les deux aueux anciens se concredisent absolument car celuy de 1555. dit que le fief de S.Cler s’appelloit anciennement Coquainvilliers. & celuy de 1564. donne ce surnom au fief d’Hermanville. lequel fief d’Hermanville, par le premier aueu, n’est point baptisé de la sorte. & par le contrat d’acquisition du fief de Coquainvilliers, il n’est aucunement parlé de ce surnom de S.Cler.
De plus, le nom de Coquainvilliers, que l’aveu de 1555 donne à ce fief imaginaire de S.Cler, est par l’aveu de 1564, donné pour l’un des surnoms du fief de Barneville.
– Partant, il ne reste au Sieur Gislain que deux tiltres l’un de l’acquisition du fief de Coquainvilliers, par le contract de 1565.

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie.
– Montfaut ne reconnut pas noble un nommé « Gillain, bâtard de Cordey, d’Ouezy » (Labbey de la Roque : Recherche. Caen, 1818, p. 38.) Les Elus de Lisieux, trouvèrent nobles à Basseneville « Imar et Me Guillaume, dits Gilain, frères. [qui] produisirent un arrêt de la Cour donné en 1523 à l’entente de Robert leur père, et même de deux de leurs frères qui avaient recueillis le procès. » (Labbey de la Roque : Recherche., Caen, 1827, p. 89, n° 232.) En 1592, Mathurin Gislain est désigné en un acte, « sgr de Basseneville, Asnyères, Coquainvilliers et Boisferons ». Il décéda à Basseneville en octobre 1618.
– Le 7 février 1503, Robert Gislain, fils de Jean, rendit aveu au roi, à cause de sa vicomté d’Auge, du fief d’Asnières, sis à Basseneville, St-Clair et St-Samson, et d’un 1/2 fief de haubert appelé Bougon, sis à Saint-Clair et Basseneville, Guillaume Gislain rendit aveu du fief de Coquainvilliers assis aux mêmes lieux.
– A. de Caumont a donné l’inscription de sa pierre tombale, alors conservée dans la chapelle seigneuriale. (Statistique t. IV, p.122.)
– M. Dingremont, que nous citons avec utilité et plaisir, nous apprend (Annonces de Lisieux : 16 décembre 1819) que «le 4 mai qui suivit la transaction Jacques de Boucquetot, seigneur de Coquainvilliers et sa mère vendirent aux habitans de Lisieux une maison nommée le Manoir de Coquainvilliers, située dans la rue du Bouteiller, pour en jouir à partir de Noël suivant (25 décembre 1571)». Cette maison fut destinée à faire un collège. L’évêque, au lieu de faire la rente qu’il devait s’obligea à contribuer de cinq cents livres au prix de l’acquisition qui était de quinze cents. A la place de ces cinq cents livres il fit une rente de quatre-vingts livres jusqu’à la remise de la prébende dont il avait indûment disposé.
M. Dingremont dit que cet acte de vente fut reçu par Olivier Carrey, Henri Barrey, et Jacques Eveillechien, tous trois tabellions (notaires) en la ville de Lisieux. Le 16 avril 1577, par un autre acte notarié, Le Hennuyer céda à la fin la prébende de La Chapelle Hareng, fut déchargé des quatre-vingts livres de rente, et reçut la prébende du Pré. La première fut acceptée par l’abbé Jacques Aubert, précepteur du collège.
Ce fut dans le manoir de Coquainvilliers que le collège continua d’ouvrir ses classes jusqu’à sa clôture. Le grand séminaire avait été bâti près de cette école par Mrgs de Matignon. L’ancien collège était, au milieu du XVIIe siècle, réduit à quarante écoliers répartis dans quatre classes seulement ; mais, après sa remise entre les mains des Eudistes, il ne tarda pas à compter quatre cents élèves.

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement. Tome 2 par M.Du Bois, Louis-François.
– La Congrégation des religieuses de Saint-Joseph établies en 1632 tant à Orbec qu’à Cerqueux, à Coquainvilliers et à Meules, obtinrent du roi des lettres d’amortissement pour une acquisition qu’elles avaient faite le 18 juin 1681.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux
– La ville (Lisieux), de son côté, acheta du sieur de Bouquetot le manoir de Coquainvilliers, sis à Lisieux dans la rue du Bouteiller, près du couvent des Ursulines et l’on y établit le collège. Cette maison a subsisté à peu près dans le même état jusqu’en 1850. (1).
(1) La porte d’entrée du collège était placée près de celle du couvent des Ursulines.
Gravé sur le cintre de la porte le mot « collegium », en lettres du XVII° siècle. Celle porte cochère fut démolie vers 1850, quand on construisit le bâtiment de la Providence qui longe la rue Bouteiller.

115. — Le 20 sept. 1692, furent ordonnés sous-diacres :
Jean-Baptiste Moullin, acolyte de la parr, de Coquainvilliers.

76. – Le 9 mars 1693, vu l’attestation du sr. Hauvel, pbrë, curé de Plasnes, dispense de bans pour le mariage entre Mre François-Alexandre Le Jolly, chev., seig. de Villiers et de Bouillon, de lad. parr, de Villiers, diocèse de Bayeux, d’une part, et damll. Louise de Prye, fille de Mesr.
Aymard de Prye, chev. seig. baron, haut justicier de Plasnes et d’Echanfray, et de noble dame Jacqueline de Serres, dame de Coquainvilliers,
Le Chesne et Lessard, originaire de la parr, de Coquainvilliers et demeurant en celle de Plasnes.

Curé. -J.Gosset.
Vicaire, – C.Douville, IV, 237. – Cherfils.
Clerc – J.-B. Moullin.

576. – Le 18 déc. 1713, vu l’attestation du sr. Secard, pbrë, curé de Plasnes, dispense de bans pour le mariage entre « haut et puissant seig. Monseigneur Louis de Prye, nommé ambassadeur du roy auprès du roy de Sicile, fils de haut et puissant seig. Monseig. Aymard Antoine de Prye, chev. seig-baron, haut-justicier de Plasnes et d’Echanfray, et de puissante dame Jacqueline de Serres, dame de Coquainvillers, du Chesne, de Lessard, de la Londe, Monfort et autres lieux, domiciliée aud. lieu de Plasnes, d’une part, et damll. Agnès de Berthelot, fille de Mesr. Estienne de Berthelot, seig. de Pleneuf, et autres lieux, cons. du roy en ses conseils, directeur général de l’artillerie, et de dame Agnès de Rioult d’Ouilly, domiciliée à Paris, parr. St-Eustache, d’autre part. »
– Suit la dispense de l’interdit du temps d’avent donnée à condition qu’il ne se fera « aucunes nopces ny assemblée. »

473. – Le 16 juillet 1718, vu l’attestation du sr. Gosset, curé de Coquainvilliers, dispense de bans pour le mariage entre Jacques de Mauduit, Esc. sr. du Regnouard, fils d’Alexandre de Mauduit, aussi Esc. et sr. du Regnouard, et de noble dame Claude de Pardieu, de la parr. de Coquainvilliers, d’une part, et damll. Elisabeth Lautour, fille de Pierre et de dame Marie Chapelle, de la parr. de la Brevière.

125. – Le 81 mai 1692. Msr. Robert-Aymard de Prye, fils de Mes. Antoine de Prye, Esc. et de noble dame Jacqueline de Serre, de la parr. de Coquainvilliers, reçoit la tonsure.

807- – Le 15 décembre 1724, vu l’attestation du sr. de la Croix, curé de St-Jacques de Lx, et du sr. Gaugain, vicaire de Coquainvilliers, dispense de bans pour le mariage entre Michel-Jacques-François Gondouin, fils de Michel Gondouin, sr. des Portes, et de Françoise Chambry, de la parr, de St-Jacques de Lx, d’une part, et damll. Marie-Françoise Davy, fille de feu Robert Davy, sr. de Boislaurent, et de Anne Pollin, de la pair.de Coquainvilliers.

865. – Le 14 mars 1725, la nomination à la cure de St-Martin de Coquainvilliers appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Msr. Charles Le Bas, pbrë, chanoine prébende du Val-Rohays, se trouvant chanoine de semaine, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me. Jean Gosset, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Pierre Michel, pbrë de ce diocèse (parr, de St-Pierre de Courson).
Le 15 mars 1725, le seig. évèque donne aud. sr. Michel la collation dud. bénéfice.
Le 20 mars 1725, led. sr. Michel prend possession de la cure de Coquainvilliers, en présence de Me. François Gaugain du Mesnil, pbrë, vicaire du lieu ; Me. Pierre de Chéron, Esc. seig. des fiefs de Bretagne, et autres témoins.

Curés. – J.Gosset – P. Michel.
Vicaires. – Cherfils – F.-L. Gaugain du Mesnil.
Clerc.- R.-E de Prye.
Patron. – Le chanoine de semaine en la Cathédrale. – C. Le Bas.
Seigneurs. – A. de Mauduit – J. de Mauduit – R. Davy – A. de Prye – P. Chéron.

1137. – Le 13 août 1731, Pierre de Chéron, Esc. sr. des Fiefs-Bretagne, demeurant à Coquainvilliers, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me. Louis-Pierre de Chéron, Esc. acolyte de lad. parr. afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me. Michel Leclerc, procureuren l’élection de Pont-l’Evêque, et par le sr. François Le Cavelier, demeurant tous deux en lad. ville.

1217. – Le 19 mars 1732, la nomination à la cure de St-Martin de Coquainvilliers appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Mrs. Gallois Eudes de la Londe, chanoine prébende des Loges, se trouvant chanoine de semaine, nomme en lad. cure, vacante par la mort de Me. Pierre Michel, dernier titulaire, la personne de Me. Jean Prévost, pbrë de ce diocèse.
Le 25 mars 1732, le seig. évêque donne aud. sr. Prévost la collation
dud. bénéfice.
Le 27 mars 1732, le sr. Prévost prend possession de la cure de Coquainvilliers, en présence de Me. Guillaume Gosset, pbrë, vicaire de lad. parr. et autres témoins.

1449. – Le 4 septembre 1733, Jacques Levillain, laboureur, demeurant à Coquainvilliers, et Isaac Baudel, marchand-boucher, demeurant à Pont-l’Evêque, constituent 150 livres de rente en faveur de Me. Charles Levillain, acolyte, fils dud. Jacques, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

382. – Le 19 mai 1733. Me. Charles Levillain, acolyte de Coquainvilliers, est ordonnés sous-diacres.

38. – Le 7 févr. 1739, Thomas Levillain, demeurant à Coquainvilliers, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me. Louis Levillain, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

31. – Le 9 mars 1739, dispense de bans pour le mariage entre Jacques-Philippe-Auguste Davy, sr. de Bois-Laurent, fils de feu Robert Davy et de Marie-Anne-Bonne Pollin, de la parr. de Coquainvilliers, d’une part, et damll. Marie-Angélique de Mauduit, fille de Jacques de Mauduit, Esc. sr. du Renouard, et de noble dame Marie Lautour, aussi de lad. parr. de Coquainvilliers.
Autorisation de faire le mariage dans la carême avec prescription d’une aumône pour les filles du Bon-Pasteur.

58. – Le 8 mars 1739, la nomination à la cure de St-Pierre du Chesne appartenant au seig. du lieu, Msr. François-Léonor, comte de Prye, seig. haut-justicier de Chevillon, au pays de Bourgogne, seig. de Coquainvilliers, seig. patron des terres et paroisses du Chesne, Lessard, la Londe, Montfort, ci-devant capitaine de chevau-légers, commandeur de l’Ordre militaire de St-Lazare, nomme à lad. cure du Chesne, vacante par la mort de Charles Buehard, pbfë, dernier titulaire, la personne de Me. Guillaume Gosset, pbfë du diocèse de Lx, originaire de Coquainvilliers. Fait et passé à Lx, en la maison canoniale de Me. François Le Rebours, pbfë, chanoine de Lx et archidiacre de la Cathédrale.
Le 9 mars 1739, le seig. évêque donne aud. sr. Gosset la collation dud. bénéfice.
Le même jour, led. sr. Gosset prend possession de la cure du Chesne en présence de Me. Robert Paisant, pbfë, curé de Mouteilles et doyen de Mesnil-Mauger ; Me. Guillaume Cordier, chirurgien, demeurant au Chesne, et autres témoins.

Vicaires.- F.-L. Gaugain du Mesnil – G. Gosset.
Clercs. – L.-P. de Chéron – G. Gosset – J, Gosset – C. Levillain – L.Levillain.
Patron. – Le chanoine de semaine en la cathédrale. – G. Eudes de la Londe.
Seigneurs.- P. de Chéron – J.-P.-A. Davy – R. Davy – J. de Mauduit.

214. – Le 28 mars 1764, vu l’attestation du sr. Joriaux, vicaire de Prétreville, et du sr. Prévost, curé de Coquainvilliers, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste-Marin Bordeaux, fils Jean, de la parr. de Prétreville, d’une part, et Marguerite Enguerrant, fils d’Ives, de la parr. de Coquainvilliers.

73. – Le 30 déc. 1768, Me. Jean Leprevost, pbrë, curé de Coquainvilliers, fait signifier aux srs. chanoines de là Cathédrale, gros décimateurs en lad. parr. qu’en vertu de l’Edit de mai dernier, il entend opter pour la portion congrue, tout en se réservant la jouissance d’une pièce de terre donnée de temps immémorial à son bénéfice à charge de célébrer quatre messes par an et de payer quatre boisseaux d’avoine au seig. dont elle relève.

Curé. – J. Prévost.
Vicaires. L. Levillain – H Leconard.
Seigneur et notable. – F.-L. de Prie – Y. Enguerrant.

333. — Le 21 avril 1770, Me. François-André Husset, pbfë, curé de Coquainvilliers, fait signifier à Mesr. Jean-Baptiste Monpellier, chanoine et promoteur du Chapitre de Lx, que les srs. chanoines de la Cathédrale étant curés primitifs et gros décimateurs de sa parr. il opte pour la portion congrue, fixée par ledit de mai I768, et renonce à toutes les dîmes qu’il pourrait percevoir. Il se réserve toutefois la jouissance du presbytère, ses dépendances immédiates, les oblations accoutumées et deux pièces de terre à cause des charges dont elles sont grevées.

113. — Le 25 janv. 1773, dispense de bans pour le mariage entre haut et puissant seig. Mesr. Pierre-Jean-Marie Le Jeune, baron de Créquy, capitaine au régiment de Vivarais-infanterie, de la parr. de Huilié, diocèse d’Angers, fils de haut et puissant seig. François Le Jeune, marquis de Créquy, baron de St-Germain, Raie et Craon, seig. de Daumeray, de la Roche-Jacquelin, le Plessis, Aubigné, la Furjonnière et autres lieux, colonel d’artillerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, et de haute et puissante dame Marie- Lancelotte-Philbert-Renée Richer de Neuville, d’une part, et haute et puissante Dde. Marie-Thérèse de Prye, fille majeure de feu haut et puissant seig. François Léonard de Prye, seig.de Plasnes, Courbépine, Coquainvilliers, le Chesne, Lessard et Chemillon (?), ancien capitaine de cavalerie, commandeur de l’Ordre de St-Lazare de Jérusalem, et de haute et puissante dame Marie-Magdeleine-Geneviève Coquet de Tolleville (1), demeurant en la parr, de St-Germain de Lx. Donné au château des Loges sous le seing du seig. évêque et le contre-seing de Mr. Naudin, secrétaire de l’évêché.
(1) 1774. Genev. Coquet de Tolleville, Vve de Franc.-Léonor, cte. de Prie, m. au chât. de Coquainvilliers, âgée de 63 ans (15 juil.)(Gazette de France, répertoire, 1631-1790).

357. — Le 7 juin 1774, la nomination à la cure de St-Martin de Coquainvilliers appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, M. Louis Regnault, docteur en théologie de la faculté de Paris, chanoine prébende des Vaux et grand pénitencier, nomme à lad. cure, vacante par la mort de M. Jean Prévost, pbre, dernier titulaire, la personne de M. Pierre Hamel, pbre, vicaire de lad. Cathédrale, secrétaire du Chapitre.
Le 13 juin 1774, le seig. évêque donne aud. sieur Hamel la collation dud. bénéfice.
Le 23 juin 1774, le Sr. Hamel prend possession de la cure de Coquainvilliers, en présence Mre. Louis-Pierre de Chéron, pbre; M. Fançois-
Pierre Husset, pbre, desservant lad. pair, et tous deux y demeurant, et autres témoins.
Le 17 juin 1753, Pierre Hamel, fils de Jean et d’Anne Billard, de la parr, de St-Germain de Lx, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

150. — Le 20 sept. 1775, Me. Pierre Hamel, pbre, haut vicaire de la Cathédrale, curé de Coquainvilliers et, depuis, pourvu de la cure de N-D. de Courson, demeurant encore à Lx, donne sa procuration pour résigner lad. cure de Coquainvilliers entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur «le Me.Pierre-Jean Gallouin, pbre, vicaire de St-Germain de Lx.
Le 2 déc. 1775, led. Sr. Gallouin remet entre les mains du seig. évêque tous et tels droits qu’il peut avoir sur lad. cure de Coquainvilliers dont la résignation en sa faveur a été admise en cour de Rome.
Le 8 déc. 1775, la nomination à la cure de St-Martin de Coquainvilliers appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Mers. Jean-
François-Polycarpe Naudin, chanoine prébende de Cordebugle, nomme à lad. cure, vacante comme il est dit ci-dessus, la personne de Me. François-André Husset, pbre de ce diocèse.
Le lendemain, le seig. évêque donne aud. Sr. Husset la collation dud. bénéfice. Daté du palais épiscopal de Lx.
Le 18 déc. 1775, le Sr. Husset prend possession de la cure de Coquainvilliers, en présence de Mesr. Philippe-Sébastien-Claude de Nocey, pbre, demeurant au château et parr. du Torquesne ; Nicolas Alain, maître d’école, demeurant à Coquainvilliers, et autres témoins.

233. — Le 21 avril 1776, M. François-André Husset, pbfe, curé de Coquainvilliers, fait signifier à Mesr. Jean-Baptiste Monpellier, chanoine et promoteur du Chapitre de Lx, que les Srs chanoines de la Cathédrale étant curés primitifs et gros décimateurs. de sa parr, il opte pour la portion congrue, fixée par ledit de mai 1768, et renonce à toutes les dîmes qu’il pourrait percevoir. Il se réserve toutefois la jouissance du presbytère, ses dépendances immédiates, les oblations accoutumées et deux pièces de terre à cause des charges dont elles sont grevées.

14 — Le 13 févr. 1777, Jacques Noblet, laboureur, demeurant à Coquainvilliers, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, M. Jacques Noblet, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
Cette rente est hypothéquée sur deux pièces de terre, sises à Coquainvilliers et appartenant aud. Sr. constituant, la première se nommait les Champs-Rats ; la seconde, les Herbagettes. Fait et passé à Bonnebosq, en l’étude de Me. Jean-Baptiste Pouchin, notaire royal, en présentée de M. Pierre- Michel Cornet, pbre. vicaire de Coquainvilliers, et autres témoins.

275. — Le 1 août 1782, Toussaint Gosset, marchand, demeurant à Coquainvilliers, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jean-Jacques Gosset, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par M. Jacques Gosset, curé de la parr. du Chesne, et autres cautions. Fait et passé à Lx.

Curés. — J. Prévost – P. Hamel – P.-J. Gallouin – F.-A. Husset
Vicaire.— P.-M. Cornet
Prêtres de la paroisse. — L.-P. de Chéron – F.-P. Husset
Clercs—J.J. Gosset – N.E.F. Moulin – J. Noblet
Patron —Le chanoine de la semaine L. Regnault – J.-F.-P. Naudin.
Ecole de Coquainvilliers

DIVERS.
I. LES TENANTS EN CHEF DU DUC DE NORMANDIE – A. Les grands fiefs laïques.p.12 1. L’honneur de Coquainvilliers.
Cet honneur, dont le chef était situé dans la vallée de la Touques à quatre kilomètres au Nord de Lisieux, appartenait aux seigneurs de Montfort-sur-Risle, vieille famille normande dont l’ancêtre, Anslech avait été compagnon de Rollon. Son fils, Turstain, seigneur de Bastembourg aurait eu lui-même pour fils Guillaume, ancêtre de la tige des Bertran de Briquebec et de Roncheville, et Hugues, premier seigneur de la branche des Montfort.
Toustain de Bastebourg. On l’a dit issu d’Anslech, un des principaux lieutenants de Rollon.
– A sa mort, fut le partage de son fils aîné, Hugues dit à la Barbe, avec les fiefs de Coquainvilliers et de Dozulé;

Blanchard, dans ses Eloges des premiers Présidents du Parlement de Paris, a publié la généalogie de la maison de Bailleul qu’il divise en onze branches, et à laquelle il donne pour armes : parti d’hermine et de gueules. Mais il est bon de faire observer, que le Père Anselme s’est contenté d’établir la généalogie des Bailleul, de la Généralité de Rouen, à partir de 1476; mais que plusieurs de ces branches portaient des armoiries différentes.
– 1429, Seigneurs du Renouart, Cocquinvilliers, Maulouy, Fauvilly, le Sap, Papperottes, Messey, éteints à la fin du seizième siècle.

1312 – p. 35
(14) Du moulin Gybellene qui soulloit estre compté oles dis cens et eschaiètes que Monsr Johan de Bruiecourt tient fe pour moitié….. xxj l. (Le moulin Gibelin se trouvait au Coudray-Rabut, au nord de Pont-l’Evêque. Cf. Strayer, p. 208.
La maison de Brucourt a possédé d’assez nombreux fiefs dans la Vicomté d’Auge. Sous Philippe-Auguste, Henri de Brucourt tenait deux fiefs à Brucourt, Asseville et Saint-Martin-le-Vieil et un fief au Torquêne, dans la Baronnie de Coquainvilliers. Hugues de Brucourt tenait un 1/7e de fief au Ham dans la baronnie de Beaufou. Jean de Brucourt tenait de l’évêque de Bayeux cinq fiefs à Crèvecoeur (MSAN, XV, p. 185, 186 et 188.).
= Citée in HUART Suzanne d’.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 389)

1402 – 1463 – Coquainvilliers
Terre et seigneuries de Coquainvilliers : censier -terrier (sans date, 2e moitié XVe siècle) copies de déclaration seigneuriales
= AD 14 – Fonds LE COURT Don 1922 – F 5103 (1 vol. relié)

1545-1763.- Coquainvilliers
Actes divers concernant les familles de Sains, de Serre, de Mauduit, de Prye
= AD14 – Fonds LE COURT, F 508 (4 pièces)

1564 – XVIIe.- Coquainvilliers
Déclarations seigneuriales
= AD14 – Coll. Formeville. F 5500 (4 pièces)

1679 – c.1782.- Rabut et Coquainvilliers
Famille de Bouquetot – Fiefs et seigneuries de Rabu et de Coquainvilliers
= AD14 – Fonds LE COURT. F 5067 B/ (9 pièces, 1 plan)

1686, 16 avril – Le Pré-d’Auge
Baptême de Martin, fils de Georges Jourdain et de Marguerite Houssaye. Parrain, Martin Le Roullier, de Coquainvilliers, sa marraine, Barbe satis.
AD 14 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », Bulletin Foyer rural du Billot, n° 37, p. 36

1676 11 octobre – Contrat de Mariage de Jacques Bordeaux, fils de Guillaume fils de Christohpe et de Suzanne Duhain de Coquainvilliers et Suzanne Delafosse, fille de feu François et de Barbe Lerebours de Manerbe.

Cartulaire normand : de Philippe-Auguste:
– Philippe-Auguste donne à Gui d’Auteuil cent livres de terre dans le domaine do Hugue de Montfort à Coquainvilliers.

– Coquainvilliers, arr. de Pont-l’Evêque canton de Blangi. En 1197, Gaufridus de Cauquenviler (Carlul. de Beaumonl le Roger. f ». t3 R°.. n ». VI B. ) Chaukainviler, en 1198. (Rot. Scacc. Norm. t. Il, p. 3o6. ) Cachekeinvill’ dans une lettre du roi Jean sans Terre. Roi. Norm., p. 12.) Le 30 janvier 1200, ce prince donna à Hugue de Montfort 200 livrées de terre « in augmentum baronie sue de Kaukevileri ». ( Rotuli Chartarum p. 34 c. 1. ) La baronie « de KauqueinviH’ » lors de la rédaction du registre des fiefs de Philippe-Auguste était en la main du roi comme échoite de Hugue de Montfort. Ms. 8(08 2. 2, B, I ». xi R ». c. 1. C’est peut-être ce roi qu’il faut attribuer la destruction du château de Coquainvilliers, qui n’existait plus au commencement du XV°. siècle, puisqu’on lit dans un aveu de l’an 1509 « Item la place la court et yssue du vieil manoir où le chaste souloit estre contenant trois acres de terre. Arch. Nai. p. 305 n°. ci.

Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie.
– Robert de Montfort, dépouillé de l’héritage paternel et réduit aux fiefs que la maison de Montfort possédait dans la vicomté d’Auge, comme Coquainvilliers et Dozulé, obtint à son tour le don de l’honneur d’Orbec.
– Robert de Montfort – La seconde maison de Montfort, réduite aux domaines de Coquainvilliers et de Dozulé, ne recouvra point sa première splendeur et s’éteignit assez obscurément dans le cours du XV° siècle.
-Robert II possédait les trois honneurs de Coquainvilliers, Orbec et Montfort, 21 chevaliers relevaient de lui pour l’honneur de Montfort, 23 pour l’honneur de Coquainvillers, et 11 pour l’honneur d’Orbec, soit un total de 55 chevaliers ce qui est considérable à l’époque.

Généalogie de la famille Le Cordier. Henry Le Court.
La famille FORMEVILLE, d’ancienne bourgeoisie de Lisieux, possédait, dès 1420, des terres à Coquainvillier et s’est alliée à la noblesse du Pays-d’Auge.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection.
SERGENTERIE DE MOYAUX.
– PAROISSE DU BREUIL.64. Guillaume de Bouquetot, Sr. du lieu; François, Sr. de Rabu, et Guillaume, Sr. de Caucainvilliers, ont baillé ensemble leur généalogie et extraction de noblesse, commençante à Mre. Guillaume de Bouquetot, chevalier, vivant en 1441, le vendredi la Saint-Martin d’été, duquel ils ont fourni leur descente de père à fils, par plusieurs degrés de consanguinité, selon qu’il appert par leur généalogie, et lettres par eux produites, dont la copie est demeurée au greffe. V. les nos 258,272.
– 258. Guillaume de Bouquetot, Sr. du lieu, a fourni avec les Srs. du Breuil et de Rabu, en la paroisse du dit lieu du Breuil, n°. 64.

La Seigneurie de Courbepine et la Marquise de Prie
– BAIL DE LA FERME DU CHESNE A COQUAINVILLIERS. Le 4 janvier 1758, bail sous-seing privé par le marquis de Prie à Toussaint Gosset, marchand à Coquainvilliers, pour neuf années, de la terre du Chesne, moyennant 5,000 livres.

– Bail De La Ferme De Coquainvilliers. Le 3 novembre 1765, bail devant le tabellion royal de Bonnebosq, bailliage d’Auge, par lequel François-Léonard marquis de Prie donne à ferme à Guillaume Desrues la ferme du Manoir de Coquainvilliers, moyennant 1,050 livres de fermages et de nombreuses faisances, notamment de cueillir, ramasser et pressurer les fruits, dont moitié appar tiendrait au marquis de Prie ; de faire fagotter, fendre et débiter tous les bois secs, dont moitié également pour le marquis de Prie. Le 20 août 1772, la marquise de Prie, née de Tolleville, continua ce bail en l’augmentant de 50 livres et de quelques nouvelles faisances, telles que de donner tous les samedis un homme et un cheval pour aller chercher les provisions de M. le Marquis, de souffrir les vaches de Mme la Marquise dans la cour de la ferme, de donner tous les ans, au prin temps, six poulets et sis à la fin de l’année .

– Bail Du Moulin De Coquainvilliers. Le 17 août 1772, bail sous- seing privé par lequel Mme de Tolleville, marquise de Prie, autorisée de son mari, donne à bail à Nicolas Lefebvre le moulin de Coquainvilliers, pour six années, moyennant 600 livres avec un pain de sucre pesant 12 livres, 4 poulardes grasses, 4 bons canards, plus 12 livres de pot-de- vin . BAIL D’UN

– Herbage Faisant Partie De La Terre De Coquainvilliers. Le 20 septembre 1772, bail sous- seing privé par lequel Mme de Tolleville, marquise de Prie, autorisée de son mari, donne à ferme au sieur Fouquet un herbage, nommé La Petite-Herbage, pour neuf années, moyennant 1,800 livres .

Nobles Ou Vivant Noblement A Pont-L’evesque Dans L’espace De Quinze à Vingt Ans Depuis 1742 – Par Henry LE COURT.
Extraits:
– La maison de Bouquetot, qui paraît d’abord dans le Roumois, où elle a fondé une paroisse portant encore aujourd’hui son nom, et s’établit ensuite au Pays-d’Auge, d’abord au Breuil, par une alliance avec l’héritière des Le Sens, puis à Coquainvilliers, par le mariage de Philippe de Bouquetot avec Perronnelle de Montfort, fille de Robert, seigneur de Dozulé, vivant l’an 1319, d’où vint Robert ou Robinet de Bouquetot ; ensuite à Rabut, par l’alliance de Jean II de Bouquetot, arrière-petit-fils de Robert, avec Louise Lescot,
l’an 1424, et enfin, au Mesnil-Tison, dit Hautemer ou Bouquetot, paroisse de Clarbec, lorsque François Ier de Bouquetot, sr de Rabut, petit-fils de Jean II, épousa Louise Malet, en 1540.
– Quant aux branches du Breuil et de Coquainvilliers, elles s’éteignirent au milieu du XVII siècle, la première en la personne de Jean IV de Bouquetot, dont la fille aînée, Suzanne, porta la terre du Breuil aux Montgommery, qui en firent le centre du protestantisme, dans notre contrée, et la seconde eut pour héritière autre Suzanne de Bouquetot, dame de Coquainvilliers, mariée à Charles de Serres, Esc, sr. de Lessard et Le Chesne, dont la petite-fille, Jacqueline de Serres, fut la belle-mère de la trop célèbre marquise de Prie (2).
(2) Chartrier de Bouquetot.— Preuves de Louis, Mss. de Prie, 1724. in- fo enluminé et orné de miniatures. Parcheminé, 73 p. Cabinet
H.L.C.

Magni Rotuli Scaccarii Normanniae sub Regibus Angliae, Volume 2
De Thomas Stapleton
Après le retour effectué en 1172, le nombre de chevaliers devant servir à robert de Montfort de l’honneur de cauquainviller était de XXIII et III et III mil. Mais les fiefs nommés dans ce compte ne dépassent pas XXIII, et le plus grand nombre a probablement été inséré par erreur dans l’ancien registre. Par charte, daté au Carentan 30 janv. 1200, le roi Jean donna à Hugh de Montfort pour son hommage et son service en augmentation de sa baronnie de coquainvillers 200 livres(? librates dans M.R) de terre, argent de l’Anjou, en Normandie, ou cinquante livres de terre, argent sterling, en Angleterre, à lui tenir et ses héritiers par le service d’honoraires de chevalier, et ainsi de suite à son frère Ralph de Montfort, jusqu’à ce qu’il fût prévu pour lui en mariage un montant de 300 li. argent d’Anjou, ou moins, à son gré.
Le même monarque, le 27 avril 1200, confirma à Ralph de Bailleul dix livres de terre, que Hugh de Monfort lui avait donnés pour son hommage et son service et certains éperons dorés à rendre à Pâques, couché à Saint-Hymer, le Torquesne, Pont l’Evêque et Les Parcs-Fontaines (Esparfonteynes); et le 14 sept. 1202, Richard de Villequier commande au roi de faire en sorte que Hugh de Montfort ait 200 li. l’argent d’Anjou, reçu du tallage de ses hommes de Pont-L’Evêque en paiement de sa pension annuelle de 200 li .; que le roi lui avait donné.
Après la conquête de la Normandie par le monarque français, l’honneur de Montfort, qui a appartenu à Hugh de Montfort, était une parcelle du domaine royal, et dans le registre de Philippe Auguste est la copie de la subvention à Guy d’Auteuil de 100 livres de terre dans la terre qui avait appartenu à Hugh de Montfort à Cocquainvillers; cette dernière baronnie était encore entre les mains du roi par eschaetam ex parte D’ni Hugonis de Montteforti en 1220, lors du retour des fiefs

Bulletin monument par M. de Caumont.
Gui d’Auteuil obtint, en 1207, de Philippe-Auguste, cent livres de rente dans le domaine de Montfort, Coquainvilliers.

Le trésor immortel: Ch. de Beaurepaire
Arrêt du Parlement, 10 juin 1564, la dame de Saint-Luc, mère de Jean d’Espinay Saint-Luc, assassiné, ne trouvait point d’huissier pour l’exécution de l’arrêt de prise de corps qu’elle avait obtenue contre l’assassin Jacques de Bouquetot, dit de Coquainvilliers, « pour la crainte et doulte dud. Bouquetot, tenant les champs, accompagné de satellites et soldats ». (Tournelle).

Manuscrits Ste Historique de Lisieux:
– Vente par Jean Laché à Martin Le Bouchier de biens sis à Coquainvilliers ayant appartenu à Constantin de Bouquetot, seigneur dudit lieu le 6 décembre 1509.
– Vingt pièces sentences concernant à divers habitants de Coquainvilliers, 28 juillet 1526, 30 août 1530,19 et 25 juin 1536, 15 juin 1540, 26 février, 13 et 30 mars 1545, 17 mai et 27 septembre 1553, 13 juin, 11 juillet, 3 septembre et 12 décembre 1554, 12 juin, 20 septembre et 23 octobre 1555, 12 mars 1557, 5 décembre 1571 et 14 juillet 1581.
– Deux pièces – Vente par Collin Ferey à Jacques de Bouquetot, seigneur de Coquainvillers le 1er juin 1560 et remise faite à Collin Ferey par Gauthier Cambremer le 1er mai 1561.

– Aveu rendu à noble dame Susanne de Bouquetôt, dame de Coquainvilliers, par Guillaume Huard pour une acre de terre dans les Hautes Bruyères du Torquesne, sises au Torquesne et à Saint-Ymer; 2 juillet 1599 .
– Sentence rendue par Guillaume Artur, seigneur d’Amayé, vicomte ce Caen, relative au décret des biens de défunt Gabriel Testain, écuyer le 13 décembre 1570.
– Aveu rendu à Jean des Hayes, seigneur d’Ymer, Allain et de Pierrefitte, d’Asnières le 14 juin 1611.
– Aveu rendu à Jean de Serres, seigneur de Coquainvilliers 19 octobre 1634.
– Aveu rendu à Henri de St Pierre, seigneur de St Julien sur Calonne, Vassy, Mailloc, Grangues, etc.… à cause du fief de Vassy 17 juillet 1660.
– Rôles de la taille et de la capitation sur la paroisse de Coquainvillers pour l’année 1746.

Echiquier de Normandie:
An 1190 – Petrus de Bokerot
An 1195 Willelmus de Boketot

Deux textes en latin dont un de l’Echiquier de Normande de 1200/1204 concernant Gillebertus de Maigin (?)
Dans le fief de Coquainvilliers le panage n’était que de neuf jours (Delisle – Agriculture).

La ferme de Repainville (11 hectares) attenant au Pontif, et comme lui sur Coquainvilliers, vendue en juillet 1861 par suite du décès de Madame la Marquise de Chasseloup-Laubat.

Informations concernant les de Serres:
Charles et Jacques dits de Serres, sieurs de Montfort et de Montreuil, enfants et héritiers par avancement d’hoirie, de Demoiselle Roberte Le Sauvage, fille de défunt Pierre Le Sauvage, écuyer, sieur du Chesne 1598. Elle avait épousé Matthieu de Serres, mort avant 1594.

Noble Homme Charles Deserres, sieur du Chesne, demeurant audit lieu le 6 octobre 1612.
La terre de Coquainvilliers était échue aux de Serres par le mariage de Noble Homme Charles de Serres, sieur du Chesne avec Noble Damoiselle Suzanne de Boucquetot qui en avait hérité de son frère Jacques de Boucquetot, Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roy, vers 1615.

Anne de Serres, femme de M. des Faveurs, demeurant au Mesnil-Simon, figure dans les registres de l’état civil de Lécaude 15 septembre 1606, 19 décembre 1613. J. de Serres, signe un reçu de treizièmes pour de terres dépendant de la seigneurie de Coquainvilliers, vendue le 30 décembre 1633.

Par acte passé au manoir sieurial de Coquainvilliers, le lundi 13 mars 1651, Noble Seigneur Jean de Serres, écuyer, seigneur et patron des paroisses de Coquainvilliers, le Chesne et Lessart, cède et quitte en vrai et loyal échange, à Pierre Gosset, une pièce de terre garantie estre ferme de la sieurie du Pontif par tènement.

Demoiselle Jacqueline de Serres, femme séparée de corps et de biens, d’avec Pierre de Mauduit figure à la date du 16 août 1666, au folio 95 du Registre de Robert Darragon, sergent royal de la sergenterie de Cambremer.

3 – Archives SHL.

– 9 FB. Fonds Et. Deville1566, samedi 11 mai – Pré-d’Auge
Noble damoiselle Loyse de Grippel, dame de la Gravelle et du Pontif, demeurant aud. lieu de la Gravelle, baille en pur et loyal échange à noble homme Jean de La Rivière, seigneur de Fenèbres et de l’Epée, demeurant à Lisieux, le fief du Pontif, à Coquainvilliers.
Elle reçoit en échange, le fief, terre et seigneurie de l’Epée et autres biens sis au Pré-d’Auge.
Le même jour, elle revend ces biens à noble homme Jehan de La Rivière, seigneur du Pré-d’Auge, moyennant 2.500 livres ts.
– 9F Deville. B. 3 Dossier Manerbe.
1571, Samedi 5 mai – Le Pré-d’Auge
Vente de tuiles : Robert, d’Ouilly-le-Vicomte et Hamon Le Roullier de Coquainvillier, tesmoings
– FH 193. (pourrait être 1F193)1599, 11 juin – Coquainvilliers
Vente par Etienne Mollin à Etienne Le Villain, d’une pièce de terre à Coquainvilliers, nommée la Couture-aux-Toustains, passée à Lisieux « en la maison et hostellerye où pend l’enseigne de la Salamandre »
– 11FA 34 -1604-1810 – Le Chesne, Lisieux, Glos-la-Ferrière, Coquainvillers
Dossier concernant les familles Aubert, Maillet, Cordier, Le Cordier, Hauvel, Surlemont; Trésor de Saint-Jacques de Lisieux
– 1F329 : 15 mai 1614 : constitution par Jean Hamel de Coquainvilliers d’une rente de 111 sols 5 deniers à Nicolas Le Petit.
– 9F Deville. A. Papier, 2 ff1616, 4 mars – Ouilly-le-Vicomte, Lisieux
Pascal Carrey, de la paroisse de Manerbe, à l’instance de Jean Cambremer, fils Jacques, demeurant en la paroisse de Coquainvilliers, consent et accorde aud. Cambremer, la jouissance, sa vie durant de deux pièces de terre en herbage, sises à Coquainvilliers, que led. Cambremer avait ci-devant données aud. Carrey, par contrat du 27 janvier 1615.
Passé avant midi, en la paroisse d’Ouillie-le-Vicomte, en la maison de noble homme maître Marin Le Bourgeois, peintre et valet de chambre du roi. Témoins: Ursin Labey et Guillaume Ruffin, demeurant à Ouillie.
– 1F131 : 1668 à 1772 : Familles David (et Davy) (Pierre David associé de Boudard) : Héritages
1778 : famille David de Coquainvilliers, rentes, inventaires, comptes de recettes et dépenses.
– 1F438 : 6 février 1751 : Guillaume Deleandre de Lisieux, reconnaît avoir reçu de Robert Guerrier de Coquainvillers, la somme de 20 livres pour une année d’arrérage de rente.
– 11 FA34: 1695 – Prêtreville, Coquainvilliers
Décret sur Marc-Antoine de Mauduit de la Rosière, du Pontif et de Querville. Mauduit du Renouard; Houssaye des Longschamps; Raoul de Vigneral.
– 2FA211 : 1715 : DAVID lots. et partages qui concernent le bien de Coquainvillers.
– 1F641 : 1759 : trésor de Coquainvilliers : Guillaume Le Vilain, trésorier de la fabrique concède à Pierre Masson une place de banc dans l’église.
– 1F560 : 1772 : Marquis de Prie (Coquainvilliers) (et Pléneuf, St Alban, Guérande,) (+ Courbépine près Bernay, La Chapelle Gauthier, Rueil,…) succession.
– 2FA208 : 1781 : Quittances de François David de Coquainvilliers.
– 1F122 – 1783 : arbitrage par Pierre Gosset sieur de la Prarie bourgeois de Lisieux entre Jean Gosset dit des Acres archer en la Prévôté générale de Normandie demeurant à Saint Jacques de Lisieux et Sébastien Gosset demeurant à Coquainvilliers.
– 2FA223 : 5 nivôse An VI : Location par Pierre David à Jean et François fils de Jean David d’une pièce de terre et maison sises à Coquainvilliers.
– 9F Deville. B. 3. Dossier Manerbe1824, 8 décembre – Manerbe
 » Délibération du Conseil municipal à l’effet de reconnaître les chemins vicinaux de la commune. Le Conseil en reconnaît 6 d’utiles:
« … 6° Le chemin partant de la limite de Coquainvilliers au bout du grand herbage de M. de vérigny au levant faisant le tour des Champs Satis arrivant au calvaire du bout de la Grande pièce de M. de Vérigny de aller rendre en droite ligne au chemin du bout de la pièce de Pierre Pouchin, tournant sur la gauche arrivant au chemin vicinal de Lisieux à Bonnebosq au coin de la cour de la Viparderie. Ce chemin est d’une grande utilité pour la commune pour tirer les boissons pour le quai du Breuil sur la largeur de 15 à 20 pieds ».
 » D’après ce qui précède, en 1824, la Touques était navigable jusqu’à Touques: il y avait un quai à Pierrefitte dont on voit encore l’emplacement ».

Revues – Brochures.
BR 382 Laissez-vous conter Coquainvilliers … pendant une balade-découverte

FONDS STURLER.
Photos:
41 F – Perurena Coquainvilliers août 67, usine 24 pellicules 6/6.
49 J – Coquainvilliers poste de transformation EDF juil 73, 10 pellicules.
52 G – Lisieux Hauteville, Coquainvilliers, Trouville – mars 76, prises extérieures,15 pellicules NB.

FONDS DUVAL Georges 2S.
2S304 – Coquainvilliers

Sommaire des Carnets d’Alexandre MOISY.
ARCHEOLOGIE – 3 –
Sépulture mérovingienne à Coquainvilliers –

Fonds HUGONIN NE4.
Cahiers de notes diverses – Cahier N° 3.
Page 83: 1628-Jean De SERRE ( Coquainvilliers ).

Fonds Etienne DEVILLE Série 9 F
– 9 FA. Communes C. et M.
Coquainvilliers : pièces diverses 1590-1602.
– 9 FB. 3 – Environs de Lisieux.
Coquainvilliers, le Pontif

Archives NEDELEC Communes.
com.16.1 Coquainvilliers Sources
com.16.2 Coquainvilliers Famille Gillain
com.16.3 Coquainvilliers Famille Mauduit
com.16.4 Coquainvilliers Famille de Bouquetot
com.16.5 Coquainvilliers Famille de la Serre
com.16.6 Coquainvilliers Famille de Serres
com.16.7 Coquainvilliers Famille Gripel
com.16.8 Coquainvilliers Famille de la Lande
com.16.9 Coquainvilliers Familles alliées aux de Prie
com.16.10 Coquainvilliers Famille Lecoq
com.16.11 Coquainvilliers Famille de Prie
com.16.12 Coquainvilliers Manoir de Prie
com.16.13 Coquainvilliers Famille de la Rivière [ Pré d’Auge ] com.16.14 Coquainvilliers Etymologie
com.16.15 Coquainvilliers Bibliographie
com.16.16 Coquainvilliers XXè siècle
com.16.17 Coquainvilliers Correspondance
com.16.18 Coquainvilliers Histoire
com.16.19 Coquainvilliers Vie de la commune
com.16.20 Coquainvilliers Fonds Deville
com.16.21 Coquainvilliers Le Pontif
com.16.22 Coquainvilliers Actes ne concernant ni Pontif ni fief de Coquainvilliers
com.16.23 Coquainvilliers Divers
com.16.24 Coquainvilliers Distillerie Boulard

FONDS CAILLIAU – Sous-série 3 F.
CONTRATS DE MARIAGES 1564-1749.
– 1637 15 décembre – Contrat de Mariage de Michel Surlemont, fils de Pierre et de Pierrette Larebousse de Coquainvilliers et Jeanne Leprévost, fille de Jacques et Guillemette Moullin.
– 1608 10 juin – Contrat de Mariage de Gabriel Gosset, fils de Laurent et de Yvonne Jeffray de Coquainvilliers et Madeleine Gosset, fille de Pierre et de Jeanne Hébert dudit lieu.
– GOSSET Thomas Coquainvilliers ANDRIEU Marguerite -St.Aubin-sur-Algot-28/12/1705.

Carnets de Charles VASSEUR
Insinuations

Un quarteron de pierre prêté à Maistre Martin Hirondel pour réparer le cancel de Coquainvillers (Comptes de la Fabrique de St Pierre de Lisieux).

Dessins du lutrin de l’église de Coquainvilliers.
Descriptions de l’église dont l’une très détaillée datée d’avril 1853.
Inscription sur la cloche J’ai été bénite par M. Léonor du Mesnil, prêtre de ce lieu et nommée Louise par Louis de Prie, fils de Haut et Puissant Seigneur Louis de Prie, Marquis de Plasne et de Courbépine, seigneur de Coquainvilliers, Conseiller des Ordres du Roy, Lieutenant Général du Languedoc et par Noble Dame Françoise d’Osmont, femme de Pierre Chéron, écuyer des fiefs Bretagne de ladite paroisse. Maîtres Claude et Nicolas les Dubois m’ont faite en l’an 1725 1725 – P.Dupont.

Manoir de Prie avril 1853:
Le Manoir de Prie se composait de bâtiments épars dans une enceinte formée d’un côté par la rivière de Touques, de l’autre par des fossés. Il est maintenant dans un état de ruines très avancé. Deux époques se partagent les constructions qui restent encore : le 16e siècle et le règne de Louis XV. De la première époque date la construction principale avec ses encorbellements à moulures prismatiques. Et encore s’est-on efforcé sous le règle de Louis XV de faire disparaître ce caractère trop gothique par des badigeons imitant la brique.
A l’intérieur on a rétréci les vastes cheminées primitives, on a abaissé leur manteau de pierre pour les envelopper dans des panneaux de chêne. Une seule a conservé son caractère primitif. Elle est fort simple, ornée seulement de modillons prismatiques. Des portes de sapin assez curieuses son aussi de la période gothique : un vieux bahut de chêne Louis XII, sculpté dans le goût de la Renaissance, dont les panneaux déjoints sont François Ier éparpillés sous les combles. Tout le reste date de Louis XV et qui en reste de plus remarquable se sont de rares fragments de pavage en faïence à figures géométriques.
La chapelle, petit bâtiment en briques isolé, date aussi de la dernière période.
La famille de Prie qui a donné son nom à cet antique Manoir de Coquainvilliers est une très noble et très ancienne famille du midi de la France. Il est présumable que le premier de ses membres qui vint s’établir en Normandie, fut René de Prie, qui épousa en 1559 Jossine de Selle et héritière d’Antoine, seigneur de Beuzeville et Madeleine de Ravenel, dont il eut deux fils et cinq filles. Aimar, l’aîné, épousa Louise de Hautemer, dame de Fervaques et de Plasne de son chef, veuve de Jacques de Hellenvilliers et fille de Guillaume de Hautemer et de Renée l’Evesque. Elle lui donna quatre fils : Henry, l’aîné, qui fut baptisé dans l’église de St Pierre de Lisieux, le 9 octobre 1598, mourut sans postérité. Le second n’eut qu’une fille, le troisième qui avait épousé Marie Brochard, fille du seigneur de Marigny en 1626, laissa quatre fils et une fille dont l’aîné Aymar-Antoine devint seigneur de Coquainvilliers et baron de Plasne, par sa femme Jacqueline de Serres, fille de Jean ; seigneur de Coquainvilliers, le Chesne et l’Essart. Elle mourut en 1688 le 12 février, et fut enterrée dans le chœur de l’église de Coquainvilliers ; elle avait eu huit enfants. Louise, une de ses filles, fut enterrée comme elle à Coquainvilliers le 30 juillet 1716.
Louis, le second de ses fils, continua le nom de la famille de Prie : il avait épousé en 1713 Agnès Berthelot, fille d’Etienne, seigneur de Pleneuf, mais les généalogies ne lui donnent qu’un fils, mort en 1730 et une fille qui ne laissèrent point de postérité. Aussi son frère François, Louis, Bernard, comte de Prie, devint-il après lui, seigneur de Coquainvilliers où il mourut en 1772 à l’âge de 90 ans, transmettant ses biens à son fils Louis IIIe du nom après lequel ils durent passer dans la maison de Créquy. La tradition rapporte que, quand les seigneurs de Prie habitaient le manoir, nul ne pouvait traverser la cour que la tête découverte sous peine d’être contraint à rétrograder pour remplir consciencieusement cette formalité. Ceci avait lieu pour l’honneur des dames.(Mme de Prie – Revue des Questions Historiques – Janvier 1868 p.15).

DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election et sergenterie de Pont l’Evêque.
3 feux privilégiés, 80 feux taillables.
Sous l’invocation de St Martin.

Patronage:
14e Decamus et Capitulum lexov.
16e Capitulum lexoviense
18e le Chapitre

Curés:
le Prévost 1774
Husset 1775/1787
Charité de Coquainvilliers

Achat du 11-02-2003. Lot n° 18 :
56 / Coquainvilliers (canton de Blangy-le-Château, Calvados).
Deux dossiers :
1) Famille Le Villain : 1626-An II. 6 pièces parchemin et 1 papier.
2) Famille Le Villain : 1731-1767. 1 pièce parchemin, 4 pièces papier.

1740 22 mars – Carnets de Charles Vasseur « Analyses et transcriptions … » dernier fascicule page 178 ou « Transcriptions.doc »
Messire François Leprévost, sieur de Montalonneaux, fils et héritier de Messire Jacques Leprévost, sieur de Montalonneaux et de dame Marie de Mauduit, ses père et mère, demeurant en sa terre de Saint Gatien-des-Bois, saisissant les meubles de son oncle pour avoir paiement des arrérages de la dot de sa mère alors décédée
Cet oncle était Jean François de Mauduit, escuyer, sieur de la Rozière demeurant à Coquainvilliers lequel avait un frère Jacques de Mauduit, escuyer, sieur du Renouard, demeurant à la terre du Pontil, paroisse de Coquainvilliers 15 avril 1737.
Monsieur du Renouard avait une fille nommée Angélique 5 octobre 1738

1744 15 juillet – Carnets de Charles Vasseur « Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.doc » (dernier fascicule page 189 François de Chéron, escuyer, fils de Pierre de Chéron escuyer, héritier de Gabriel de Chéron, escuyer, sieur du Mont-Chéron, son aïeul demeurant en la paroisse de Coquainvilliers.

Fonds Hugonin:
Cahier N° 3 – Page 83: 1628 HAYN PICQUOT – Jean De SERRE ( Coquainvilliers )

Fonds Enveloppes.
n° 212 Documents divers comptables de Mr Levasseur à Coquainvilliers

FONDS Arthème PANNIER.
NE 12.1 – 1er carton « Communes ». Coquainvilliers.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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