ROIVILLE



NOTES sur ROIVILLE – 61

Ancien fichier ROIVILLE.SPR

1 – Histoire de  Roiville.
2 – Manoir de Roiville
3 – Pièces Justificatives
4 – Notes Bibliographiques
5 – Bibliographie
6 – Carnets de Charles VASSEUR.

1 – Histoire de  Roiville:

Michel COTTIN – 1995

Parmi tous les manoirs du Pays d’Auge, le Mesnil de Roiville mérite pour ses qualités architecturales d’être sérieusement étudié [1] car sa construction, un prodige d’équilibre et de proportion, réclame toute notre admiration si l’on songe qu’elle fut l’œuvre d’au moins trois générations. En cela il réunit tout ce qui constitue la puissance créatrice – innée ou raisonnée – des maîtres d’œuvres de la fin du Moyen Age qui profitant de structures étonnamment modulables transformaient à l’infini les volumes anciens: c’est là toute la force et la faiblesse de notre patrimoine.

Son histoire, comme celle de tous les domaines démembrés, est faite de bribes, d’éléments disparates difficiles à relier les uns aux autres. Et ce n’est pas l’un des moindres mérites du grand chercheur que fut Xavier ROUSSEAU que d’avoir tenté d’ordonner les rares données disponibles.

Enfin sa conservation tient du miracle. Parvenu à l’état de ruines par plus d’un quart de siècle d’abandon, précédé sans doute d’autant de négligence, il nous apparaît aujourd’hui comme une œuvre éternelle et achevée.

HISTORIQUE

Toponymie [2]

Outre cette paroisse de Saint-Saturnin-de-Roiville – appelée aussi Roiville-sur-Vie au XIXe siècle [3] on trouve aussi en Normandie la commune de Royville, Arr. de Dieppe, canton de Bacqueville,  dénommée au XIXe siècle Roiville-sur-Saane [4]

Les formes anciennes de ce toponyme sont nombreuses: tout d’abord, Roieville, qui apparaît dans le Cartulaire de 1237 de Saint-Wandrille; puis nous trouvons la forme Raucavilla dans la charte de 1261 en faveur du Chapitre de Lisieux [5] et enfin Roueville en 1579 [6]. Louis DUVAL reprend les deux premières mentions et y ajoute la forme Roilvilla relevée dans Orderic Vital, [7], mais pour cette dernière, les faits rapportés par le moine-chroniqueur montrent qu’il s’agit de Réville [8]. Enfin, au XVe siècle on trouve la forme Revilla [9] et en 1576, celle de Roueville [10].

Ferdinand LOT, [11] attribue la forme proche de Roevilla à Rouville, Arr. du Havre, canton de Bolbec, comme le fait d’ailleurs François de BEAUREPAIRE [12], mais aussi à Royville (canton de Bacqueville) – « Roeville 1142 (ferme isolée), Roinville, Roiville formes attestées du XIIIe au XVe siècle ».

Concernant le sens et l’évolution du toponyme Roiville, voici ce qu’en écrit Dominique FOURNIER « Marie-Thérèse MORLET [13] « Roiville, Orne (Roevilla 1141-1182 (forme citée par Adigard des GAUTRIES), Roreville (pour  Roievilla) début XIIe siècle (ss. réf.), Il s’agit… de l’emploi adjectival du nom de personne germanique Hrodo (dérivé de hrod-, gloire) préfixé à villa, »domaine rural ».

« Ernest NEGRE [14]: mêmes formes, mêmes sources, même interprétation (renvoi à Marie-Thérèse MORLET), à ceci près qu’il précise que le nom de personne donne lieu à une forme adjectivale en -a (Hroda, accordé avec villa). En effet, un étymon « Hrodovilla aboutirait à Roville.

« Le cheminement est donc le suivant: NP Hrodo + a > « Hroda + villa > (Hrodavilla), « le domaine rural de Hrodo », qui aboutit tout régulièrement, vers le Xe siècle, après la chute de d intervocalique, à Roeville (noté sous la forme latinisée de Roevilla); les voyelles o et e forment un hiatus bientôt résolu par une semi-voyelle de transition – y -, d’où Roieville puis après la chute de l’e muet, Roiville

La forme Raucavilla est étrange; si elle ne correspond pas à une mauvaise latinisation toujours possible, elle correspond probablement à un autre nom de lieu ».

Ce toponyme d’origine romane, formé à l’époque franque [15] est en relation avec ce que nous connaissons de la dédicace des églises à saint Saturnin [16] évêque de Toulouse [17] – ou carolingienne [18] « avant le Xe siècle, pour que le d intervocalique de Hroda puisse tomber, le phénomène est achevé à la fin du IXe siècle [19].

Il existe bien entendu quelques marques ténues d’un peuplement antérieur dans cette zone, marquée entre autres par le passage de voies antiques – celle de Lisieux à Sées par Exmes – passant au Fort-Fresnay – en serait une au dire de Xavier ROUSSEAU, mais surtout celle proche de Vimoutiers à Trun dont le parcours est marqué par un chapelet de toponymes significatifs: Le Perret, Les Perrets, le Perret Maçon, etc. comme l’est également la voie est-ouest servant de limite communale au sud de la paroisse.

Si notre « mesnil » recouvre un peuplement du Xe ou du  XIe siècle, les parties les plus excentrées, au vu du grand nombre de noms de lieux en ière [20]: La Vauvautière, la Cognardière, La Guillardière, La Franchonnière, etc. [21] que l’on trouve abondamment, non seulement dans cette commune, mais aussi dans toute la vallée de la Vie. ne furent conquises qu’à une époque tardive, à la fin des défrichements du Moyen Age opérés dans le grand massif forestier, frontière entre le pays lexovien et l’Hiémois, et qui, jusqu’à la donation des Giroie marquait la limite sud du diocèse de Lisieux.

Reste à déterminer sur quel finage était installée depuis l’époque de Guillaume le Conquérant, la famille Panthou, lignage de la paroisse voisine.

Comme en beaucoup d’autres endroits, l’histoire domaniale est assez confuse car l’on trouve ici, nous l’avons vu, plusieurs d’établissements religieux ou des seigneurs laïcs y possédant des biens, avant 1215 et 1261, le patronage et les dîmes de l’église étaient entre leurs mains, échappant ainsi au contrôle de l’Eglise [22]

Les biens ecclésiastiques

Six établissements ecclésiastiques normands, abbayes ou prieurés, l’évêque et le Chapitre de Lisieux sont possessionnées sur cette paroisse dont nous allons tenter de connaître, pour chacune de ces donations le nom du donataire et la date de la donation.

1.- Abbaye de Saint-Wandrille

Si l’identification du Roieville du Cartulaire de Saint-Wandrille de 1237, comme le suggèrent Auguste Le Prévost et après lui Louis Duval, concerne bien notre Roiville, ce que paraît contredire en partie Ferdinand LOT, [23] l’abbaye haut-normande aurait possédé ici un bien dont nous ne retrouvons pas mention par ailleurs [24]. Cependant, malgré l’opinion négative de LOT et en partie en raison de sa note sur l’origine des biens de Saint-Wandrille dans le diocèse de Lisieux, la proposition de Louis DUVAL mériterait d’être contrôlée car le patronage de la paroisse limitrophe de Ticheville, avait été précisément aumôné par Emma [25] pour la reconstruction du réfectoire [26] vers 1025/1026 et resta dans mense de cette abbaye [27] de même que ceux des paroisses de Saint-Martin-de-Pontchardon et d’Avernes [28] le furent par des seigneurs qui nous restent inconnus. Enfin, la dédicace de l’église à saint Saturnin pourrait renforcer cette opinion puisque l’abbaye possédait dans son enceinte une chapelle romane dédiée à ce saint évêque [29] par ailleurs peu invoqué en Normandie [30]

2.- Abbaye de Belle-Etoile.

L’abbaye de Belle-Etoile possédait ici une propriété dont le souvenir demeure dans le nom de son fief assis sur cette paroisse et bien identifié par Xavier Rousseau.[31]

3.- Abbaye de Saint-Evroul

Les Panthou, nous l’avons dit possédaient certains biens dans cette paroisse et ils en disposèrent d’ailleurs comme d’un bien patrimonial. Ainsi voyons-nous l’un d’eux, Guillaume, donner aux moines de Saint-Evroul la possession du Moulin [32]

4.- Prieuré de Royal-Pré.

Ce prieuré possédait dans la paroisse de biens dont on trouve mention dans le fonds d’archives conservé dans la série H supplément Hôpital d’Honfleur [33], la mense de ce prieuré ayant été réunie à cet établissement.

Son histoire reste à écrire et Fernand Rault [34] dans son article ne mentionne pas les biens en Sud Pays d’Auge.

5.- Prieuré de Vignats

Sainte-Marguerite-de-Vignats [35] y était également possessionnée comme en témoigne la charte publiée par René-Norbert Sauvage, mentionnée ci-dessus.

6.- Prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel.

Ce prieuré possédait sans doute quelques droits ou propriétés dans cette paroisse puisque l’évêque de Lisieux, Foulques d’Astin, lors de sa donation de 1261 [36] fait une réserve à leur sujet.

7.- Evêque et Chapitre de Lisieux

Poursuivant la politique déjà ancienne de ses prédécesseurs visant à la réunion à la mense de son Chapitre cathédral des patronages et des dîmes des églises appartenant encore aux seigneurs laïcs,  Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux lui fit don en 1215 du patronage de l’église [37], sans que sachions si celle-ci était un bien personnel ou une acquisition [38] et dans ce cas, nous ignorons le nom du vendeur. Des contestations naissant souvent quant au droit de nomination aux cures, le 24 juillet 1444 [39], le Chapitre s’entendit une première fois avec l’évêque Pasquier de Vaux, puis une seconde le 10 décembre 1531 ou 1532 avec Jean Le Veneur sur ce point [40]

En 1261 [41], Foulques d’Astin ajouta à cette donation  la dîme de tous les revenus de l’église [42] qui restera d’ailleurs jusqu’à la Révolution sous la juridiction du Chapitre.

Il existe donc sur ce territoire un certain nombre de fiefs dont l’histoire, semble-t-il, s’entrecroise plusieurs fois, sortant et revenant aux mêmes familles. Faute d’avoir pu reconstituer la carte féodale des XIIe – XIIIe siècles, nous ne pouvons appréhender la situation, et encore approximativement, qu’à partir du XVIIIe siècle où nous trouvons les fiefs suivants:

Belle-Etoile,
Roiville – plein fief de haubert
Mesnil en Roiville – 1/4 [43] ou 1/8 de fief [44].

Histoire de la seigneurie de Roiville

Après leurs donations aux établissements ecclésiastiques, le domaine restant aux Panthou, nous l’avons vu en détaillant les propriétés ecclésiastiques, ne devait comprendre qu’une faible partie du territoire de la paroisse.

Il existe d’autre part une famille de Roilville citée par Orderic Vital, mais elle tient vraisemblablement une seigneurie proche de la paroisse de Ternant [45], puisque Herfroi de Roilville figure parmi les donateurs à l’abbaye d’Ouche en 1050 tandis que Galeran de Roiville, fils de Nicolas, vraisemblablement un de ses descendants,  confirme en 1223 [46] la donation faite par Raoul de Ternant de sa terre de Ternant. Si l’on se réfère au patronage de l’église – Saint-Léger, il s’agit bien entendu de celle de Réville. Par contre on ne sait à laquelle de ces deux paroisses rattacher ce Belot de Royeville figurant au ban de 1274 [47], mais on ne trouve plus trace de cette famille au-delà.

Nous avons ensuite un grand vide documentaire. Au commencement du XVe siècle, Guillaume Larçonneur est dit seigneur de Roiville, de Brével et d’Aubri-le-Panthou [48], comme Marie, sans doute sa fille, appelée dans les actes la Dame de Roiville, qui lui succède aux environs de 1430 [49]. Quelques années auparavant, vers 1415, elle avait épousé en premières noces, Alain de Vieuxville, chevalier, seigneur de la Mothe-Beaussey en Bretagne [50] et nous la retrouvons en 1452 et 1455 plaidant pour faire reconnaître la noblesse de son fief [51]

Puis, la terre de Roiville passe à la famille de Rouxel Médavy,  avant d’échoir à une branche de la famille Gouhier qui habite déjà cette paroisse.

Quant au Mesnil, nous ignorons son possesseur à cette époque. Xavier Rousseau supposait que les Gouhier en auraient été les constructeurs, mais dans le même temps signalait de Pierre Riou qui les aurait précédés en ce lieu. Mais, laissons lui détailler les différents possesseurs:

1°.- Pierre Riou, écuyer, sieur du Val, demeurant à Champosoult, que nous croyons être le procureur du roi en la vicomté d’Argentan, d’une famille anoblie en 1596 [52].
2°.- Pierre Gouhier, écuyer, sieur de Fresnay le Sauxon (le Samson) [53]
3°.- Olivier Le Sec, écuyer, sieur du Parc [54], demeurant à Réveillon, anobli en 1601, qui le 29 septembre 1654, pour le prix de 4727 livres, vendit le Mesnil à:
4°.- Jean et François Des Hayes, écuyers, issus de Jean, anobli 1596, qui avait épousé en 1626, Florence-Anne Bernart, et était seigneur et patron de Fresnay-le-Samson, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel en la viconté d’Exmes. Les deux frères, le 23 octobre 1668, cédèrent le fief du Mesnil à:
5°.- Maitre Philippe Des Hayes, sieur de Bayville (Biéville), conseiller du roi, assesseur au bailliage et vicomté d’Orbec, demeurant en la paroisse de Notre-Dame-de-Courson, qui, en échange leur abandonna le 1/4 de fief de Phisemont, sis à Saint-Martin-de-Mailloc.
« Le lendemain, 24 octobre, le nouveau maître du Mesnil de Roiville vend, crée et constitue à fin d’héritage perpétuel au bénéfice de son gendre, Thomas Le Cornier, sieur de la Toutinière, conseiller du roi, receveur général des Gabelles de la généralité d’Alençon et à demoiselle Marie Des Hayes, son épouse, « la somme de trois cents livres tournois de rente hypothèque, au denier dix-huit, que le sieur de Bayville consent sur luy estre prise, cueillie et levée, chacun an sur ses biens meubles et immeubles. Et fur le constitution ainsy faite par ledit sieur de Bayville au profit du sieur de la Toutinière ».
« Aux Archives de l’Orne, série A, la liasse 180 contient l’aveu que le 16 mars 1679, maistre Philippe Des Hayes rendait au roi pour le fief du Mesnil. On y trouve l’origine de la propriété, les noms des trois premiers seigneurs que nous citons et la désignation du fief « sis en la paroisse de Roiville et environs, auquel il y a domaine fieffé et non fieffé, maisons, édifices, droictures, colombier à pied, garenne et pescheries en la rivière de Vie, droits honoraires en la paroisse de Roiville, jardins, près, herbages, terres labourables et non labourables, d’une contenance de cinquante acres.
6°.- Jean-Baptiste Des Hayes, fils de Philippe [55], et son héritier en partie, recueillit au décès de ce dernier le fief du Mesnil et comme son père connut des embarras d’argent. Aussi, le 17 octobre 1719, vendit-il, moyennant 7.500 livres à Charles-Henry-Guy de Bonnechose, seigneur et patron du Mesnil-Germain, l’herbage du Mesnil, d’une contenance de 10 à 11 acres, borné par le manoir seigneurial du Mesnil, le chemin de Vimoutiers et la rivière de Vie. Cet herbage allait passer par de nombreuses mains; il vient de faire retour aux actuels possesseurs du Mesnil. Jean-Baptiste vivait encore en 1696.
7°.- Les Gouhier convoitaient ce fief qui avait appartenu à leur famille [56] et se trouvait si proche de Fresnay-le-Samson; ils l’acquirent à une date inconnue [57].
« Adrien qui en est pourvu dès 1758, était né en en 1665 et avait épousé Marie-Magdeleine d’Escorches, née en 1702. Celle-ci, veuve en 1736, fit en 1737 profession au monastère des Clairets où elle mourut en 1753.
8°.- Leur enfant unique, une fille, Marie-Magdeleine Gouhier, prit pour mari en 1725, Charles du Merle, né à Lavrigny en 1689, qui en 1710 servait comme cornette au régiment de Rohan Dragons et du fait de sa femme, devint seigneur du Mesnil et de Fresnay-le-Samson. De son propre chef, seigneur de Blancbuisson (Saint-Pierre-du-Mesnil, Eure), où il fixa sa résidence et en 1730 réalisa des travaux considérables; les noms des époux se lisent encore en façade du château. Quatre fils et cinq filles étaient nés de cette union.
9°.- Ce fut le dernier garçon, Charles-Gabriel du Merle [58], baptisé en 1732, qui hérita de Fresnay-le-Samson et sans doute aussi du Mesnil [59].

On le voit, les deux domaines de Roiville et du Mesnil de Roiville changent souvent de propriétaires mais il n’apparaît pas que les deux fiefs aient été entre les mains de la même famille après 1654 et ce sont les frères Des Hayes qui se partagèrent. Ainsi, en 1666 dans sa Recherche de Marle relève l’existence de Jacques Gouhier, sieur de Fresnei-le-Samson, à Fresnei-le-Samson et de Robert Gouhier, sieur de Roiville, à Roiville mais aussi de Jean des Hayes, sieur de Fissemont, à Roiville et de François des Hayes, sieur du Mesnil et après eux ils ne paraissent pas avoir été de nouveau réunis.

C’est Olivier Le Sec, semble-t-il, qui le premier, en 1654, porte le titre de sieur du Mesnil. On le voit, l’histoire est complexe, faite de retours dans la même famille, grâce sans doute au droit ancien de retrait lignager, mais l’absence d’une documentation homogène rend toute attribution très périlleuse et finalement, dans cette incertitude, de peu d’intérêt.

Manoir de Roiville

DESCRIPTION

L’examen du monument lui-même nous en apprendra beaucoup plus.
Dans son état actuel, il s’agit d’un plan assez élaboré avec son grand corps de logis, ses pavillons en retour,  sa tourelle arrière ainsi que son élévation avec son étage et sa haute toiture, présentent des caractères propres à une demeure seigneuriale d’une relative importance.
Mais une étude attentive montre qu’en fait sous une grande unité sa construction s’est étalée sur plus d’un demi-siècle.

A l’origine, nous trouvons un corps de logis sur plan rectangulaire de 6 travées avec deux pièces par niveau. C’est un schéma maintenant bien connu et facilement identifiable par la présence de portes géminées au centre et les nombreuses traces qu’ont laissé derrière elles les transformations ultérieures. Nous ignorons par contre la position du massif de cheminée original et l’emplacement de l’escalier d’accès à l’étage.

Deuxième campagne

Une deuxième campagne – menée aux alentour des années 1550/1570 – vit l’édification des pavillons, celle des cheminées, la mise en place des grandes lucarnes, le remodelage des espaces intérieurs, le décor de tuileaux.
La charpente d’origine paraît avoir partiellement subsisté sur cette partie et la charpente. porte de nombreuses marques d’établissement qu’il serait intéressant de relever pour bien comprendre les transformations et les ajouts.
Lors de cette campagne, il semblerait que l’on ait repris l’ensemble du pan de bois, peut-être en mauvais état, pour l’asseoir sur un haut soubassement de pierres de moyen appareil en oolithe.
Ce fut également l’époque de l’introduction de la décoration sculptée qui s’étendit non seulement aux parties nouvelles greffées mais aussi aux parties existantes.
Il s’agit d’une décoration luxuriante, très décorative, faite de godrons, d’entrelacs, de cuirs, dont l’exécution n’est pas sans intérêt. Les parties en pierre sont pour leur part de très belle qualité et la décoration – inachevée d’ailleurs – révèle un  sculpteur bien au fait de son art.

Troisième campagne :

Enfin, quelques décennies plus tard, entre 1600 et 1605, fut édifiée en arrière, une très belle tour contenant l’escalier. Construite sur plan rectangulaire, dans l’axe de la maison elle termine harmonieusement l’ensemble déjà élevé. Un fort engazonnement nous prive de ses parties basses et sans doute de l’élan que laisse entrevoir les pentes de son soubassement. Le percement de trous à feu, pour des petites pièces à feu est significatif de l’époque encore un peu troublée de la fin XVIe siècles et de ces vieilles rancœurs mal éteintes.
Là aussi, l’œuvre de pierre est remarquable et l’on ne peut qu’admirer la qualité de la modénature de la corniche et le parti élégant adopté pour amortir au niveau du toit la saillie du conduit des latrines.
Les parties hors sols de la tourelle sont en craie glauconnieuse de moyen appareil; la dimension des blocs varie de 0.41 à 1.00, la dimension la plus fréquente étant de 0.75 environ pour des hauteurs de 0.41 m. à 0.50 m.
Les assises inférieures sont en oolithe ferrugineuse de même dimension que les blocs de marne.
C’est à Henri Pellerin, alors Président de l’Association Le Pays d’Auge que l’on doit de pouvoir encore aujourd’hui admirer Roiville. Dans un article vibrant de peine contenue, il décrivit le triste état des lieux, les trous béants dans la toiture, les soubassements effondrés, les pans de bois rongés. En même temps il lançait un appel désespéré pour trouver un homme de goût, suffisamment courageux pour s’attaquer à une telle restauration. Le Docteur Vivien et son épouse, avec foi et passion s’attachèrent à cette tâche immense. Le résultat est à la mesure de leurs peines et ne  saurons jamais suffisamment les remercier de ce merveilleux cadeau qu’ils ont fait au patrimoine augeron.

3 – PIECES JUSTIFICATIVES:

1025 – 1026
Richard II et Richard III souscrivent ensemble la charte par laquelle une certaine IMMA [60] entrant en religion donne à Saint-Wandrilles deux domaines, l’un dit  de Ticheville et du Breuil-en-Auge, situés sur la Touques, avec les moulins et les prés et toutes les autres choses en dépendant, et l’autre la Croisille, sur le Lesme.
= Bibl. nat. ms. amt. 16738, planche 3.¸ FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 174-176
+ ADIGARD des GAUTRIES Jean, « Les possessions de l’abbaye de Saint-Wandrille dans la région d’Argentan aux XIe, XIIe  et XIIIe siècles », BSHAO, XXIV, 1956, pp. 22 sq.; Ferdinand LOT, Etudes critiques sur l’abbaye de Saint-Wandrille, p. 50; E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normania, 8, 4-1935, pp. 427-493 (mauvaise attribution géographique)

1050
Quand Théodoric eut été par la grâce de Dieu, ordonné abbé du couvent d’Ouche, il acheta d’Ernault, fils de Guillaume Giroie, du consentement p. 29/35 de Robert son oncle et par l’ordre du comte Guillaume, la terre de Beauquencei, comme elle avait été tenue par Baudri, archer du même comte, et la partie de la terre d’Echauffour qui est située entre le Noireau et la Charentonne, et de plus les Essarts de Henri et la dôme du moulin d’Echauffour. Ernauld fit don en outre au couvent d’Ouche de la terre de Haute-Rive et de ses appartenances, avec tous ses moutiers et terres de prêtre et en outre la terre de Dorthmus [61]
Enfin, Guillaume, son frère, fils de Guillaume, dont nous venons de parler, d’accord avec son frère Giroie et ses cousins, Giroie et Foulques, donna tous les moutiers qu’il avait en son pouvoir, moyennant une forte somme d’argent, qu’il reçut de Théodoric. Un de ces moutiers est situé au Ménil-Bénard et érigé en l’honneur de Saint-Sulpice; à autre, à Roiville, en l’honneur de saint-Léger, un autre à Monnai, que tenait Robert, et de son consentement. Parmi les autres donations, on remarquait le moutier de Ternant, et dans les Essarts un moutier en l’honneur de saint-Pierre; un autre aux Augerons avec toute sa ferme, et un autre au Bois-Hébert.
« Tous ces biens furent donnés librement avec toutes leurs dîmes, et les biens des prêtres, pour le rachat des âmes des donateurs, tant par le même Guillaume que par les seigneurs de ces moutiers, savoir, Roger Goulafre de Ménil-Bernard, Herfroi de Roiville, Robert de Monnai, Herfred de Ternant, Guillaume, prêtre des essarts, Guillaume Prévôt des Augerons, Roger Faitel-de Bois-Hébert
Enfin, Guillaume, son frère, fils de Guillaume, dont nous venons de parler, d’accord avec son frère Giroie et ses cousins, Giroie et Foulques, donna tous les moutiers qu’il avait en son pouvoir, moyennant une forte somme d’argent, qu’il reçut de Théodoric. Un de ces moutiers est situé au Ménil-Bénard et érigé en l’honneur de Saint-Sulpice; à autre, à Roiville, en l’honneur de saint-Léger, un autre à Monnai, que tenait Robert, et de son consentement. Parmi les autres donations, on remarquait le moutier de Ternant, et dans les Essarts un moutier en l’honneur de saint-Pierre; un autre aux Augerons avec toute sa ferme, et un autre au Bois-Hébert.
« Tous ces biens furent donnés librement avec toutes leurs dîmes, et les biens des prêtres, pour le rachat des âmes des donateurs, tant par le même Guillaume que par les seigneurs de ces moutiers, savoir, Roger Goulafre de Ménil-Bernard, Herfroi de Roiville, Robert de Monnai, Herfred de Ternant, Guillaume, prêtre des essarts, Guillaume Prévôt des Augerons, Roger Faitel-de Bois-Héber t[62].
« Le même Guillaume donna au même monastère, pour la rédemption de l’âme d’Emma, sa mère, une terre d’une charrue située à Verneusses. Il donna en outre la moitié du revenu des moulins, d’accord avec son frère Ernauld; tout ce qu’il avait dans son domaine, la terre de Varri, et le bois de Landigou [63] ; la terre de Burvand à Verneuces, les deux pêcheries de Ternant et à Montreuil trois fours et un domaine. Ensuite Guillaume, fils de Vauquelin du Pont-Echanfrei donna l’église de Sainte-Marie et tout ce que le prêtre Osbern tenait en sa possession, avec la dîme du droit de péage; la dîme des moulins et des charrues qu’il avait là et ailleurs ou tout ce qu’il pourrait avoir; il y a jouta ce qu’il possédait à Roiville ».
=¸ IND.: VITAL Orderic, Histoire de Normandie par Orderic Vital, moine de Saint-­Evroul, publiée pour la première fois par M. GUIZOT (Traduction de Louis Du Bois), Caen, Mancel, 1826, II, pp. 35-37; VITAL Orderic, Historiae ecclesiasticae libi tredecim… Emandavit Au­gustus Le Prevost, Préface de Léopold Delisle, Parissis, 1840, II, pp. 35-37.

1082
FAUROUX 234  1082
Guillaume, « prince de Normandie », confirme les donations faites au monastère de Saint-Wandrille par ses prédécesseurs, son aïeul Richard II et son père Robert, du temps des abbés Gérard et Gradulphus :
Les églises de Brionne et les dîmes de ses terres données par Guillaume d’Arques… Les églises de Chambois, Courbépine, la dîme de Bosguérard, la moitié de Béthencourt…
Transcription sous forme de notices des libéralités suivantes :
… Ticheville, le Breuil-en-Auge sur la Touques et la Croisille-sur-le-Rou-loir par la moniale IMMA [64]
= A.- Pancarte rédigée probablement entre 1082 et 1087. Bibl. Nat. ms. lat 16738, pl. 6.
= B.- Copie collationnée du 14 janvier 1664 par Lemansel. AD 76. 16 h. non class. provisoirement carton I.
EDIT.: Ferdinand LOT, Etudes critiques sur l’abbaye de saint-Wandrille, p. 90, n° 40 (d’après A.); Marie FAUROUX, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, pp. 450 sq.;
+ ADIGARD des GAUTRIES, « Les prénoms scandinaves en Normandie de 911 à 1066 », Ann. de Norm., p. 385, n° 1. –  E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia, 8, 4-1935, pp. 430, n° 9.

1215, sept. – Courson, Bellou, Bellouet, Genneville, Familly, etc.
Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux donne au chapitre toute la dîme des blés des deux prébendes de Nonant, deux gerbes dans la paroisse de Lasson, le patronage et les grosses dîmes des deux portions de Notre-Dame-de-Monnay, de Notre-Dame-de-Courson, de Saint-Léger-de-Réville, de Saint-Saturnin-de-Roiville, de Saint-Pierre-de-Bellouet, de saint Sulpice de la Goulafrière, de Saint Ouen de Genneville, de Sainte Marguerite des Loges, de Saint-Jean-de-Familly, de sainte Cecile de Beuvillers et de Notre Dame de Villerville, en se  réservant le droit d’instituer dans ces paroisses les vicaires perpétuels, et oblige le chapitre à donner, sur le revenu de ces bénéfices, 100 livres par an aux dits clercs ou chapelains de la cathédrale, nommés Douze-Livres, sous la condition qu’ils y assisteraient à tout l’office. Il donne au chantre, 10 livres par an en deux termes, sur le revenu de l’église de Saint-Aubin-de-Canapeville, au doyenné de Vimoutiers, avec ce qu’il avait retiré des moines de Jumièges, tant en vassaux qu’en terres, bois et pâturages; et accorde au trésorier le patronage de l’église de Notre-Dame-de-Bellou.
Sancte matris ecclesie filliis universis ad quos presens scriptum pervenerit, Jordannus, Dei gratia Lex. episcopus, salutem in Domino. Cum ecclesie prelatos decceat ad amliandum Dei ministerium et in ecclesiis, quibus presunt Deo ministrantibus cura propiere diligenti, ut habeant unde possent convenienter sustentari et sic possint cum propheta dicere: Domine, dilexi decorem domus tue, ad honorem Dei et ecclesie Lexoviensis, cui voluit quandiu sibi placuerit nos precesse, subscripta beneficia et suscripto modo ministranturis in ea cononicis et per gratiam ministraturis conceda duximous et donanda: videlicet bladum de duabus prebendis de Nonant, duas gerbas ecclesie de Lachon, patronatum mediatis ecclesie Bellarie de Monnay et patronatum alterius medietatis, quam Guillelmus Goulafre mihi elemosinavit et donavit, et patroatum ecclesie Beate Marie de Courson. Et Guillebert Villard, quem Guillermus de Tonnencourt mihi elemosinavit et donavit cim omni servitio et redditu quem eidem Willermo debedat. Et patronatum ecclesie Sancti Leodegarii de Revilla, et patronatum ecclese Sancti Saturnini de Boevilla (sic), et patronatum ecclesie de Bellouet, et patronatum ecclesie Sancti Sulpitii de Goulafriera, et patronatum ecclesie Sancti Audoeni de Quincquevilla, et quinque sextaria avene que Aelina de Maris percipiebat in dicta ecclesia per manum capellani ejusdem ecclesie, et patronatum ecclesie Sancte Margarete de Logiis, et patronatum ecclesie Sancti Johannis de Famileio, et patronatum Sancte Cecile de Beuvillier, et patrobatum ecclesia de Villervilla…Preterea concessimus in augmentum  cantorie decem libras in ecclesie de Canaoevilla in festo Sancti Michaelis et in Ascensione Domini percipiendas annuatim, et ca que recuperavimus ab abbate et monachis Gemeticensibus, tam in hominibus quam in terris, nemoribus et pasturis.- Pretera concessimus thesaurarie patronatum ecclesia Sancte Marie de Bellou, videlicet ad unum cereum perpetuo inveniendum. Que omnia suprascripta et perpetue robur obtincant firmitatis in scriptis redigenda et sigili nostri appositione duximus roboranda. Actum aprud Lexovias, anno verbi incrnati millesimo ducentesimo quinto decimo, mense septembrre ».
=¸ EDIT.: LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, recueillis et publiés… par MM. Léopold Delisle et Louis Passy, Evreux, Hérissey, t. III, 1869, p. 23.
+ IND.: Cart Lexov. (?) cité par Noël DESHAYES, Mémoire pour servir dans FORMEVILLE, t.II, p.91

1223, Roiville
Charte par laquelle Galeran, fils de Nicolas de Roiville (Roevilla), du consentement de Barthélémy, son frère, confirme à l’abbaye de Silli, la donation que leur a faite Raoul de Ternant, de tout le tènement de Ternant, de celle de Mathilde sa mère et d’Emma, son aïeule, et reçoit en récompense, 30 s.t.
= AD. 61. Abbaye de Silli, H. 1711.

1242 – Royal-Pré
Voir le cartulaire de cette abbaye dont les pièces les plus anciennes semblent remonter à 1242.  Il se trouve dans le fonds des archives de l’Hôpital de Honfleur : Cricqueville, Mesures : perches, pâturages, Angoville, Bastebourg, Dozulé, Clos du Mont-Gargan à Cambremer, Nicolas Jean, sieur de Bellengreville et de Crèvecoeur, Roncheville, Putôt, La Cressonnière, Fief du Mesnil, à Brucourt; famille Bence, Cricqueville et le Breuil; Mardilly, Royville -Roiville; etc.
= Archives Hôpital de Honfleur Série H. Suppl. 1607.- B. 34

1261.
SAUVAGE VIII  1261, octobre
Fouques, évêques de Lisieux, donne au chapitre de Lisieux les dîmes de Roiville, réserve faite des droits de l’abbaye du Bec, du prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel, de l’abbaye de Sainte-Marguerite-de-Vignats et de son droit propre à la nomination du vicaire.
Carta F(ulconis), episcopi, super appropriatione decimarum ecclesie Saincti Saturnin de Raucavilla.
Universis Christi fidelibus presente litteras inspecturis, Fulco, divina permissione Lexoviensis episcopus, salutem in Domine Jesu Christo. Noverit universitas vestra non concessisse et appropriasse capitulo Lexoviensi omnes decimas frugum ecclesie Beati Saturini de Raucavilla, un suos usus proprios convertendas, salvis tanem viris religiosis abbati et conventui de Becco Helluyni et canonicis Sancti Circi de Friardel ac monialibus Sancte Margarite portionibus, quas is eisdem decimis percipiunt et percipere consueverunt ab antiquo, toto altalagio cum manzeio et terris elemosine vicario, qui pro tempore fueri in dicta ecclesia, remanente. Nos vero collationem vicarie dicte ecclesie nobis et successoribus nostris in posterum retinemus. In cujus rei testimonium presens scriptum sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum anni Domini m° cc° lxj°, mense octobris.
= B.N. m.s. latin 5288.
EDIT.: SAUVAGE René-Norbert, Fragments d’un cartulaire de Saint-Pierre de Lisieux dans Etudes Lexovienne, III, 1928, p. 336.
+ IND.: Gallia Christiana, t. XI, p. 783 (cité par Louis DUVAL, Rapport sur l’orthographe.., pp. 80-81).

13..
Fragment d’un inventaire du chartrier de l’abbaye de saint-Evroul: Litterae Ricardi Pantoul, de Roevilla et fratris sui; – Guidonis de Gaceyo, de hiis que habet prior de Nione. Item confirmationis ejusdem pro hominibus de Collemer.- Littera domini Philippi de Cohardon, domini de Cohardon, de XX libris annui redditus pro R. de Cohardon, marito suo.- Litterae de Mauritania, de Domo Maugis, Marchenvilla, Montlicent, Loigné, Poilié, Charençai, Aquila, omnes in eodem locule, sive in eâdem thecâ.- Littera Stephani prepositi de Mauritania, super XXV s. de foagio de Mauritania. Littera Willelmi, de Doo-Mangis, Cathalaunensis episcopi, de LX solid in molendino de Domo-Maugis, prioris et fratrum de Kantarabia de quodam virgulto;- Philippi de Castro Gonterii, domini de Domo-Maugis de porta prioratus de Domo-Maugis.-….Aquile. Petri de Logis, de LX solidis in preposittura de de Aquilâ.- Garnevilla. lettre de gaigne de pors pris en la forêt de Breteuil.- Noier, Sap-Andrey, Saint-Martin-le-Heugon, le Doit-Ertu, saint-Nicolas, Hauterive, Bauquençay,Augeron, Goulafrière, Essarz, Auguese, Hamel, Aquilavilla, Altifagum, Novum mercatum, Noion, Arnulfus.- Transcripta privilegiorum et aliarum litterarum sub sigillo episcoporum Sag. Lex. et archiepiscoporum Roth. quere in cofro super almariolum.
= AD. 61. Abbaye de Saint-Evroul, H. 553.

1453
Accord entre Marie L’Arçonneur, dame de Médavy, Roiville et Aubry-le-Panthou, et les abbesse et religieuses d’Almenêches, en présence de Gilles de Vaubourg, écuyer au sujet d’une exécution faite par celle-ci, sur la terre et le moulin de médavy, paiement d’une rente de 24 sous.
= AD. 61. Abbaye d’Almenêches, H. 369.

1455, février (n. st.)
Sentence de Jean Mallet, lieutenant du bailli d’Alençon, qui ordonne que le procès soutenu par les religieux de l’abbaye de Silli contre noble dame Marie Larçonneur, dame de Roiville et d’Auberi, au sujet d’une exécution sur elle requise en vertu d’un titre de vente hérédital de 100 s. ts. sera jugé aux assises d’Argentan parce que « icelle cause touche et regarde noblesse de fieu ».
= AD. 61. Abbaye de Silli, H. 1403.

1654, 29 septembre
Fief du Mesnil en Roiville. Vente dudit fief relevant du Roy, aux charges des rentes de sa majesté, aux termes des aveux du fief de Roiville et du Mesnil de Royville par Olivier le Sec, écuyer, sieur du Parc, aux frères Des Hayes, écuyers, sieurs du Parc, moyennant 4.726 livres
= Arch. Orne. A 180. Transcr. X. Rousseau.

1666
GENERALITE d’ALENCON
Election d’Argentan
259
Jean des Hayes, sieur de Fissemont, à Roiville; François des Hayes, sieur du Mesnil; Jean des Hayes, sieur de Boisbrun, à Saint-Germain de Montgommery; issus de Jean des Hayes,anobli en 1596, portent de… au soleil d’or avec une fleur de souci au-dessous.
261
Jacques Gouhier, sieur de Fresneui-le-Samson, à Fresnei-le-Samson; Alain Gouhier, sieur de Fontenai et Bezion, à Fontenai; Robert Gouhier, sieur de Roiville, à Roiville; Pierre Gouhier, sieur des Champeaux, aux Champeaux; Philippe Gouhier, sieur de la Bonnerie, à Camembert; Louis Gouhier, sieur du Chesnay, à Saint-Léger-des-Arrassis; Jacques Gouhier, sieur de Huberdière, aux Champeaux; tous de la même famille, portent de gueules à trois roses d’argent, 2 et 1; le comte de Caraval-Gouhier, chevalier des Ordres du Roi, demeurant au bout de la Rue des Francs-Bourgeois, à Parois, proche de la place Royale, dont le fils a épousé la fille unique de M. le Provost-de-Château-Thierry, et la demoiselle sa soeur, le fils de M. de Châteauneuf, ministre et secrétaire d’Etat; M. le comte de Vauconcourt-Gouhier, lieutenant -général des armées du roi, demeurant proche Troye, en Champagne; ceci est par M. d’Hozier écrit au bas des armes de M. des Champeaux, en 1697 (maintenus)
= GRAVELLE-DESULIS.- « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne, 1865, pp. 285-296; 1866, pp. 254-309; 1867

1668, 23 octobre
Vente par Jean et François Des Hayes, frères, écuyers, sieurs du Parc, à Pierre Noël, sieur de Grateaux, demeurant à Croustes (Crouttes), de 6 acres en herbage, à prendre dans le Parc des Ferrières, pour 7.100 livres.
= Arch. Orne. A 180. Transcr. X. Rousseau.

1668, 23 octobre
Echange et contre échange par lequel Jean et François Des Hayes, frères, écuyers, sieurs du Parc, donnent ledit fief du Mesnil en Royville, avec charges, s’il s’en trouve, à Philippe Des Hayes, écuyer, qui leur donne en contre-échange celui de Physemont (Phisemont), relevant du baron de Mailloc.
= Arch. Orne. A 180. Transcr. X. Rousseau.

1670
Quittance donnée par Georges Dumesnil, écuyer, sieur de saint-Denis, tuteur des enfats de feu Pierre du Rioult, sieur de Champosoult, aux religieuses de Saint-Antoine de Domfront, de la somme de 300 livres, sans préjudice de ce qui est dû par le sieur de Quincey.
= AD. 61. Prieuré des Bénédictines de Vimoutiers, H. 4765.

1671, 13 février
Reconnaissance par les religieuses de Saint-Antoine de Domfront, comparantes par sœur Renée Le Mercier, supérieure, sœur Catherine Le Blanc, sous-prieure, sœur Françoise de Saint-Germain, dépositaire, sœur Claude Philippe et sœur Marie de Cherencé, discrètes de la rente de 300 livres qu’elles doivent à Pierre de Riouly, écuyer, sieur de Champosoult, héritier de messire François de Sanson, chevalier, seigneur de Saint-Denis, dont elles s’étaient chargées, à l’acquit du comte et de la comtesse de Quincey, lesquels s’étaient obligés de faire cette rente audit seigneur de Saint-Denis, par contrat du 2 novembre 1658.
= AD. 61. Prieuré des Bénédictines de Vimoutiers, H. 4765.

1671
Assemblée de parents, devant Jacques Le Vayer, lieutenant en la sénéchaussée et siège présidial du Mans, pour la nomination de curateurs aux biens de Gilles et Marie de Rioult, enfants mineurs de feu Pierre du Rioult, sieur de Champosoult, et damoiselle Marie Dumesnil sa femme, à savoir, Jacques de Saint-Denis, écuyer, sieur de Verveines, Jean-Antoine de Saint-Denis, écuyer, sieur de la Touche, Charles de Saint-Denis, écuyer, sieur de Vaugoust, Louis du Plessis, écuyer, sieur des Landes, Pierre Dumesnil, curé de la Ferrière, Abel Dumesnil, écuyer, sieur de Coulombel et Georges de Saint-Denis, après avoir fait appeler François Le Maire, écuyer, sieur de Courdelain, oncle desdits mineurs, qui a été nommé curateur.
= AD. 61. Prieuré des Bénédictines de Vimoutiers, H. 4765.

1679, 16 mars
Aveu au Roy par Philippe Des Hayes, écuyer, sieur de Bayville (Biéville) et du Mesnil de Roiville, conseiller du Roi au bailliage et vicomté d’Orbec. du fief du Mesnil en Roiville, relevant par 1/8 de fief. Il le possède par acquêt d’Olivier Le Sec, écuyer, sieur du Parc, représentant le droit par acquêt de Jacques Gouhier, écuyer, sieur de Fresnay-le-Sauxon (Frenay-le-Samson), lequel le possédait au droit de Pierre Riou, écuyer, sieur du Mesnil, et s’étend ledit fief en la paroisse dudit Royville et environs auquel il y a domaine fieffé et non fieffé, maisons et édifices, droictures et coulombier à pied, garennes et pescheries en la rivière de Vie, droits honoraires en la paroisse de Royville.
= Arch. Orne. A 180. Transcr. X. Rousseau.

1681
Sentence de Jacques Paynel, lieutenant général au bailliage d’Alençon pour les vicomtés d’Exmes, Argentan et Trun, qui condamne Jacques Poirier, marchand, à payer à Pierre Cordier, sieur de la Goupillière, fermier du fief de Belle-Etoile, en la paroisse de Roiville, les droits de treizième.
= AD. 61. Abbaye de Belle-Etoile, H. 369.

1734 – Roiville
Copie des pleds et gages plèges du plein fief de haubert, terre et seigneurie de Roiville, appartenant à haut et puissant seigneur messire Jean-René, marquis d’Osmont, chevalier, seigneur et patron de Roiville, Aubri-le-Panthou, la Frénaie-Fayel, le Ménil-Froger, tenue en son manoir seigneurial dudit lieu par André Jouanne, avocat au Parlement de Normandie, sénéchal de ladite seigneurie. Noblement tenants. La terre et seigneurie d’Orval tient un quart de fief de chevalier, possédé par messire Gédéon Aubert, chevalier, seigneur de Beaumont, Beuville et Camembert, par acquêt.- L’aînesse de la Bourdonnière, contenant 18 acres, dont les rentes ont été amorties par contrat du 13 novembre 1658, en sorte qu’elle n’est plus sujette qu’en foi et hommage, reliefs, treizièmes, aides féaux, coutumiers, regards de mariage, service de prévôté, comparance aux plaids et gages-pleiges, cour et usage, ban du moulin, amenage du tournant, curage des bieux, réparation de la motte après la première perche faite par le seigneur, corvées de bêtes aux trois saisons accoutumées, quand il y en a, tirantes et gisantes et à tous autres droits et devoirs. Aîné, J.-B. Pérain, ayant épousé damoiselle Anne-Jacqueline Gravelle, fille de feu Pierre Gravelle, sieur du Chauvin.- L’aînesse Pilet contenant 19 acres, dont sont aînés les héritiers  de jean Cordier, prêtre, sujette payer rente par chacun an à saint-Michel 19 s., à Noël, 4 chapons, 2 gélines à pâques, 40 oeufs, aider à épandre le fumier, émelonner, botteler, emmener et tasser les foins, aider à cueillir les pommes et les poires du domaine non fieffé, avec tous les autres droits ou devoirs.- L’aînesse du Verger, contenant 17 acres; aînés, Claude Duval ayant épousé Françoise le castel;- le tènement guillemette Berthelot ou de Giffard, 14 acres; le tènement des Fermes, 5 acres; le tènement des Gravelles, 22 acres, sujet au droit de rentes envers Antoine Gouhier, sieur du Chauvin; le tènement de la Mare, 7 acres; – le tènement du val-Vauthier; le tènenemnt des Becquis, 5 acres.
= AD. 61. Abbaye de Belle-Etoile, H. 370

1740 Roiville.
Mémoire pour les religieux de Belle-Etoile où il est dit qu’ils sont possesseurs du fief de Roiville en vertu d’une charte de donation de 60 sous de rente, 2 chapons, 4 gélines et 60 oeufs, faite en 1280: « Ils ne voyent point de possession ancienne de ce fief; mais par l’advis qu’un particulier leur donna en 1680, qu’ils auroient ledit fief en ladite paroisse, dont il avoit bonne congnoissance par la copie de ladite donation qu’il avoit et que plusieurs contracts s’estoient passés de sa congnoissance des terres relevant de la dite sieurie de Belle-Etoile, si on luy en vouloit faire un bail pour plusieurs années, il feroit tenir les pleds et restabliroit ledit fief qui s’estoit anéanty; ce qui ayant esté fait, il fit termer et tenir les gages plèges en 1681 et 1685 sans aucun contredit ni opposition d’aucun seigneur, et singulièrement du seigneur de Royville, qui a la grande main en ladite paroisse, lequel estant adjudicataire, par décret, depuis 20 ans du fief et terre de Royville, n’est point fait mention dans son adjudication des fiefs de Fresné-le-Samson, de Ménil-Gonfré ny de celui de Belle-Etoile tous fiefs de ladite paroisse de Royville ».
= AD. 61. Abbaye de Belle-Etoile, H. 369.

1760 – Roiville
Procès: Anne Legrand, femme Saget, contre la dame Andrieu, et Pierre Lambert, sieur de Saint-Mars, pour lui et Thomas de Bardouil, sieur de Soyeuse, l’un et l’autre ayant épousé les filles de Marc Gouhier, sieur de Royville.
= Arch. SHL. BC 603. 15 pièces.

4 – NOTES BIBLIOGRAPHIQUES:

PANTHOU Robert, « Panthou dans la toponymie normande », Cahiers Léopold Delisle, XXVIII, 1979, fasc. 1-2, pp.17-23

Aubry-le-Panthou: Guillaume Pantol (Orderic Vital, liv. V.)
« Au XIIIe siècle le fief d’Aubry-le-Panthou appartient à la famille de Bailleul. Ensuite, au début du XVe siècle (1409), il passe des Larçonneur aux Médavy. En 1588, Françoise Roussel (de Médavy) épouse (le 7 janvier) Antoine Osmont « auquel elle apporta pour toujours Aubry » (DES DIGUERES Victor, Familles illustres de Normandie. Etude historique et généalogique sur les Rouxel de Médavy-Grancey, Paris, 1870, p. 34

ROUSSEAU Xavier, Notes dactyl., s.d.
« A la veille de la révolution, la paroisse de Roiville était partagée en trois fiefs: °.- Roiville, proprement dit. – Belle-Etoile (déjà constitué en 1280). 3°.- Le Mesnil de Roiville, qui était un 1/4 de fief relevant du roi sous Argentan. Voici le nom des possesseurs connus:

1°.- Pierre Riou, écuyer, sieur du Val, demeurant à Champosoult, que nous croyons être le procureur du roi en la vicomté d’Argentan, d’une famille anoblie en 1596.
Armoiries : d’argent à l’aigle à deux têtes éployée de sable.

2°.- Pierre Gouhier, écuyer, sieur de Fresnay le Sauxon (le Samson)
Armoiries : de gueules à 3 roses d’argent, posées 2 et 1.

3°.- Olivier Le Sec, écuyer, sieur du Parc, demeurant à Réveillon, anobli en 1601, qui le 29 septembre 1654, pour le prix de 4727 livres, vendit le Mesnil à:
Armoiries : D’azur à un chevron d’or accompagné de 3 besants d’or, 2 et 1.

4°.- Jean et François Des Hayes, écuyers, issus de Jean, anobli 1596, qui avait épousé en 1626, Florence-Anne Bernart, et était seigneur et patron de Fresnay-le-Samson, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel en la vicomté d’Exmes. Les deux frères, le 23 octobre 1668, cédèrent le fief du Mesnil à:

5°.- Maitre Philippe Des Hayes, sieur de Bayville (Biéville), conseiller du roi, assesseur au bailliage et vicomté d’Orbec, demeurant en la paroisse de Notre-Dame-de-Courson, qui, en échange leur abandonna le 1/4 de fief de Phisemont, sis à Saint-Martin-de-Mailloc.
Le lendemain, 24 octobre, le nouveau maître du Mesnil de Roiville vend, crée et constitue à fin d’héritage perpétuel au bénéfice de son gendre, Thomas Le Cornier, sieur de la Toutinière, conseiller du roi, receveur général des Gabelles de la généralité d’Alençon et à demoiselle Marie Des Hayes, son épouse, la somme de trois cents livres tournois de rente hypothèque, au denier dix-huit, que le sieur de Bayville consent sur luy estre prise, cueillie et levée, chacun an sur ses biens meubles et immeubles. Et fur le constitution ainsy faite par ledit sieur de Bayville au profit du sieur de la Toutinière

Aux Archives de l’Orne, série A, la liasse 180 contient l’aveu que le 16 mars 1679, maistre Philippe Des Hayes rendait au roi pour le fief du Mesnil. On y trouve l’origine de la propriété, les noms des trois premiers seigneurs que nous citons et la désignation du fief « sis en la paroisse de roiville et environs, auquel il y a domaine fieffé et non fieffé, maisons, édifices, droictures, coulombier à pied, garenne et pescheries en la rivière de Vie, droits honoraires en la paroisse de Roiville, jardins, près, herbages, terres labourables et non labourables, d’une contenance de cinquante acres.

6°.- Jean-Baptiste Des Hayes, fils de Philippe, et son héritier en partie, recueillit au décès de ce dernier le fief du Mesnil et comme son père connut des embarras d’argent. Aussi, le 17 octobre 1719, vendit-il, moyennant 7.500 livres à Charles-Henry-Guy de Bonnechose, seigneur et patron du Mesnil-Germain, l’herbage du Mesnil, d’une contenance de 10 à 11 acres, borné par le manoir seigneurial du Mesnil, le chemin de Vimoutiers et la rivière de Vie. Cet herbage allait passer par de nombreuses mains; il vient de faire retour au possesseur du Mesnil.
Jean-Baptiste vivait encore en 1696.
Armoiries : D’azur à un soleil d’or en chef et un souci aussi d’or tigé et feuillé de mesme en pointe.

7°.- Les Gouhier convoitaient ce fief qui avait appartenu à leur famille [65] et se trouvait si proche de Fresnay-le-Samson; ils l’acquirent à une date inconnue [66]
Adrien qui en est pourvu dès 1758, était né en en 1665 et avait épousé Marie-Magdeleine d’Escorches, née en 1702. Celle-ci, veuve en 1736, fit en 1737 profession au monastère des Clairets () où elle mourut en 1753.

8°.- Leur enfant unique, une fille, Marie-Magdeleine Gouhier, prit pour mari en 1725, Charles du Merle, né à Lavrigny en 1689, qui en 1710 servait comme cornette au régiment de Rohan Dragons et du fait de sa femme, devint seigneur du Mesnil et de Fresnay-le-Samson. De son propre chef, seigneur de Blancbuisson (Saint-Pierre-du-Mesnil, Eure), où il fixa sa résidence et en 1730 réalisé des travaux considérables; les noms des époux se lisent encore en façade du château. Quatre fils et cinq filles étaient nés de cette union.

9°.- Ce fut le dernier garçon, Charles-Gabriel du Merle, baptisé en 1732, qui hérita de Fresnay-le-Samson et sans doute aussi du Mesnil.
Armoiries : De gueules à 3 quintes feuilles d’argent posées 2 et 1.

Le manoir, dans son état actuel, présente deux époques de construction.

La tour arrière, bâtie en pierre et ayant vue sur la rivière, paraît antérieure à la guerre de Cent Ans; elle s’accompagnait d’une habitation. Cette tour était un élément défensif, commandant en rive droite de la Vie, le chemin antique de Sées à Lisieux par Exmes; alors qu’en rive gauche, la garde était assurée par le Fort-Fresnay (sur Fresnay-le-Samson) dont il reste des vestiges importants.

Les documents que nous citons n’indiquent jamais lesquels des seigneurs résidèrent ici. On se l’explique. La forteresse, à la libération du territoire (1449), avait perdu son intérêt stratégique; le domaine, modeste (50 acres) était d’un revenu insuffisant, ordinairement son possesseur était nanti de quelque autre fief plus glorieux qu’il habitait; et même il obtenait souvent un office de judicature qui le retenait à la ville. Alors, le Mesnil était déchu en ferme et mis en location.

Cependant, il a été habité noblement, au moins par ses bâtisseurs que nous soupçonnons être les prédécesseurs d’Olivier Riou et peut-être Guillaume et Bonaventure Gouhier, frères et écuyers, dits expressément habitant Roiville, lesquels, en 1522, se permirent de « s’emparer du bénéfice de la seigneurie et paroisse dudit Roiville, d’en chasser maistre Jehan Le Petit, paisible curé. Is furent appelés pour ce fait le 12 novembre de cette dite année aux assises d’Argentan et Exmes, devant noble homme Michel Avesgo, écuyer, licencié en lois, lieutenant particulier de Monsieur le bailli d’Alençon, ès vicomté d’Argentan et Exmes. Le dit Le Petit déclara qu’il avait été nommé à la cure par feu noble et vénérable maître Robert Rouxel et par deffunct messire Rouxel, chevalier, seigneur de Médavy, tous deux frères audit Allain, enfants et héritiers de feu messire Pierre Rouxel, chevalier, possesseur indiscutable de ladite seigneurie de Roiville. En conséquence, le prêtre demandait à être maintenu dans sa cure. Et il obtint satisfaction ».

Autres notes:

« De MAGNY cite Christophe Gouhier qui en 14.2(?), épouse Isabelle de Rouxel de Médavy; il acquit la terre de Roiville de Pierre Rouxel, seigneur de Bretel et de Royville. Il fut inhumé le 4 septembre 1504 dans l’église Saint-Saturnin de Roiville.

L’un de ses fils, Guillaume, est l’auteur de la branche de Roiville.

Le 15 avril 1626, François Gouhier, écuyer, seigneur et patron de Fresnay-le-Samson, conseiller du roi, lieutenant civil e  criminel au bailliage d’Alençon pour les vicomtés d’Exmes et d’Argentan, fils de Charles Gouhier, écuyer, sieur de la Bretonnière, épousait demoiselle Françoise Florence Bernard, fille du seigneur de Courménil.
Ils n’eurent pas d’enfants.

Le fief passa à son neveu, mais resta dans la même maison.

Jacques Gouhier était seigneur du Mesnil en 1696 [67]
Les faibles dimensions du manoir laissent à penser que le seigneur ne l’habitait pas d’une manière constante. Il est cependant certain que ce fut un Gouhier qui le construisit.

La seule mention expresse que je trouve du fief du Mesnil en Roiville concerne François Gouhier, écuyer, seigneur et patron de Fresnay-le-Samson, Conseiller du Roi, lieutenant ancien civil et criminel au bailliage d’Alençon pour les vicomtés d’Exmes et d’Argentan, fils de Charles Gouhier, écuyer, sieur de la Bretonnière, qui le 15 avril 1636 épousait Florence Bernard, fille du seigneur de Courménil. Ils n’eurent pas d’enfants.
Comment le Mesnil était-il venu aux Gouhier ? Il y a deux manières possibles – je ne sais trancher, ne possédant de nobiliaire complet.

Je constate:
1°.-  qu’en 1482 (?), Christophe Gouhier épousait Isabelle de Rouxel de Médavy (voir ci-dessus)…..
2°.- Guillaume Larconneur, écuyer, sgr. de Roiville et de Médavy, capitaine des villes et château d’Argentan, fut tué à la bataille de Verneuil. Sa fille et héritière, Marie, épousa en premières noces, Alain de Vieuville et en deuxièmes noces Jean Rouxel.
Je suis donc incertain sur la manière dont les Gouhier acquirent le Mesnil. Peut-être au moment où le fief fut partagé.

5 – BIBLIOGRAPHIE:

ADIGARD 1956.
ADIGARD des GAUTRIES Jean, « Les possessions de l’abbaye de Saint-Wandrille dans la région d’Argentan aux XIe, XIIe  et XIIIe siècles », BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, XXIV, 1956, pp. 22 sq.

BEAUREPAIRE 1979.
BEAUREPAIRE François de, Les noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, Picard, 1979.

Catalogue 1870.

Catalogue d’un Bibliophile Bourguignon (Claudin, 1870), p. 106, art. 950.
+ IND.: Arch. SHL. NE. 23.2. Vimoutiers, 4. Roiville. (note ms. au crayon de la main de Ch. Vasseur: 64h1)

Château
« Château en bois – Motte entourée de fossés au Sud-ouest de l’église – Xe – XIe siècle », Bull. mon., II, p. 251.

COTTIN Michel, « Le Mesnil de Roiville », PAR, 43, N° 12, Décembre 1993, pp. 21- 26, ill.
COTTIN Michel, « Roiville et le Manoir du Mesnil de Roiville »,  BULL. SOC. HISTORIQUE de VIMOUTIERS n° 23, 1993 (Février 1994), pp. 26-39, ill.

DETERVILLE 1982.

DETERVILLE Philippe, Le Manoir du Mesnil de Roiville dans Grands et Petits Manoirs du Pays d’Auge, Condé-sur-­Poireau,

Corlet, 1982, 25 x 33, 312 p., ill. couv. ill.pp. 156-158
logis modifié,  décor de godrons,  portes jumelées au centre, cheminé aux extrémités du logis, tourelle d’escalier dans l’axe des portes, pavillons en saillie, toits en hache,

DETERVILLE 1993.
DETERVILLE Philippe, « Après vingt ans d’oubli, il a retrouvé son faste d’antan: Le Mesnil de Roiville », Maisons Normandes, N° 16, Avril/Mai 1993, pp. 22-28, ill.

DOUARD 1993.
DOUARD Christel, DUCOURET Jean-Pierre, MENANT Marie-Dominique, RIOULT Jean-Jacques et al., Le Manoir en Bretagne, Paris, Imp. Nationale – Cahiers de l’Inventaire, 1993, 21 x 27, 348 p., 362 ill.

DU BOIS 1828
DU BOIS Louis, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements composant la Normandie, Caen, Mancel, 1828. In-8°, 636 p.,

DUVAL 1903
Louis DUVAL, Préfecture de l’Orne. Rapport sur l’orthographe des noms de communes du département de l’Orne, Alençon, A. Herpin, 1903, p. 10-11:

ETIENNE-STEINER 1990.
ETIENNE-STEINER Claire, « Le manoir d’après les aveux à la Chambre des Comptes de Normandie (XVIe – XVIIe siècles) », Histoire de l’Art, n° 9/10, 1990, pp. 55-61

FAUROUX 1961.
FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961
acte de 1025-1026 concernant le domaine d’Imma à Ticheville.

FORMEVILLE 1873.
FORMEVILLE Henry de, Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux – comprend: Introduction à l’Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux. Les Mémoires de Noël Deshays. Les Huguenots et la Saint-Barthélemy à Lisieux. Quatre appendices comprenant la Table du Cartulaire de l’Evêché, les Rôles des Fiefs de la Vicomté d’Auge, de Pont-Authou et Pont-Audemer, d’Orbec, etc., Lisieux, E. Piel, 1873, 2 vol., In-4°, 11-dcliii et 419 p.

FOURNEE 1973.
FOURNEE Dr Jean, Le culte populaire et l’iconographie des Saints en Normandie. Etude générale, Paris, SPHAN, 1973, 287 p.

LE BOEUF 1990.
LE BOEUF François, « Les manoirs du canton de Sablé (XVe-XVIe siècles », Histoire de l’Art, n° 9/10, 1990, pp. 43-55, ill.

LE HARDY 1869.
LE HARDY Gaston, Un gentilhomme normand au XIe siècle (Guillaume Pantol ou Pantou) dans MSAN, XXVI², Novembre 1869, pp. 735-746
« dîme des moulins de Roiville donnée à l’abbaye de Saint-Evroult pour la fondation du prieuré de Noron. »

LEPELLEY 1993.
LEPELLEY René, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau/Caen, Corlet/Presses Universitaires de Caen, 1993, 140×220, 278 p.

LE PREVOST 1844.
LE PREVOST Auguste, Pouillés du diocèse de Lisieux, recueillis et annotés, Caen, A. Hardel, 1844, In-4°, 100 p.
LE PREVOST 1869.
LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, recueillis et publiés par MM. Léopold Delisle et Louis Passy – Table des abbayes et des prieurés, des léproseries et des chapelles, des fiefs, des manoirs, des cours d’eau et des noms de lieux anciens, dressée par M. A. Chassant, 3 vol. Evreux Hérissey, 1862-1869-1869, in-8°, XXXV-576, 632, 582
LE PREVOST 1740.

LE PREVOST Jean, Les Vies des Saints Patrons du Diocèse de Lisieux, Lisieux, J. A. Du Ronceray  s.d. (c. 1740), In-16, 275 p.

LOT 1913
LOT Ferdinand, Etudes critiques sur l’abbaye de Saint-Wandrille avec 9 phototypies hors texte, Paris, 1913, p. LXXVIII et 105.

MANNEVY 1989.
MANNEVY Yvonne, « Sortie (des Amis de L’Aigle) du 26 juin 1988 », Les Amis de L’Aigle, bull., n° 15, juin 1989, pp. 17-24, ill.

MORLET 1985.
MORLET Marie-Thérèse, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule, v. III, « Les noms de personnes contenus dans les noms de lieux », Paris, CNRS, p. 369b s.v.

MUSSET 1945.1.
MUSSET Lucien, « Notes pour servir d’introduction à l’histoire foncière de la Normandie. Les domaines de l’époque franque et les destinées du régime domanial du IXe au XIe siècle », BSAN, XLIX, 1942-1945, pp. 7-97
MUSSET 1955.30
MUSSET Lucien, « Contribution à l’étude toponymique de l’habitat dispersé en Normandie », BSAN, LII, 1952-1954 (1955), pp. 297-302
MUSSET 1961.83.
MUSSET Lucien, « Sépultures franques rue Saint-Saturnin, à Avranches », Revue de l’Avranchin, t. XXXIX, n° 228, septembre 1961, pp. 105-108; BSAN, LVI, 1961-1962 (1963, pp. 683
MUSSET 1982.246.
MUSSET Lucien, Signification et destinées des domaines excentriques pour les abbayes de la moitié septentrionale de la Gaule jusqu’au XIe siècle dans Sous le règne de Saint-Benoît, Genêve, Droz, 1982, pp. 167-182.
MUSSET 1982.251.
MUSSET Lucien, Signification et destinées des domaines excentriques pour les abbayes de la moitié septentrionale de la Gaule jusqu’au XIe siècle dans Sous le règne de Saint-Benoît, Genêve, Droz, 1982, pp. 167-182

NEDELEC 1985.
NEDELEC Yves, « Le Mesnil de Roiville », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés, 14e série, 1985, pp., 41-42
d’Ecorches; Rioult; Le Sec des Hayes; Gouhier

NEGRE 1991.
NEGRE Ernest, Toponymie Générale de la France, Genève, Droz, 1991.

PANTHOU 1979.
PANTHOU Robert, « Panthou dans la toponymie normande », Cahiers Léopold Delisle, XXVIII, 1979, fasc. 1-2, pp.17-23

PELLERIN 1951
PELLERIN Henri, « Le Mesnil de Roiville », PAR, 1, N° 2, Juillet 1951, p. 8 (art. non signé)
+ IND.: note sur son état d’abandon et rêverie « sur ce que pourrait devenir ce chef-d’œuvre si quelque riche amateur d’art en devenait amoureux. Un miroir d’eau en gradins, animerait un jardin à la française… ».
PELLERIN 1956
PELLERIN Henri, « Le Mesnil de Roiville », PAR, 6, N° 11, Novembre 1956, pp. 1-6, ill. dessins J. Bureau.
PELLERIN 1956
PELLERIN Henri, « Le Manoir de Roiville est sauvé », PAR, 6, N° 12, Décembre 1956, p. 7.

PENAULT 1992.
PENAULT Pierre-Jean, « Le Mesnil de Roiville », PA, 42, N° 12, Décembre 1992, p. 27, ill.

ROUSSEAU s.d.
ROUSSEAU Xavier, Notes dactyl., s.d.

SAUVAGE 1876.
SAUVAGE abbé Eugène-Paul-Marie, Abrégé de la vie et des miracles de Saint Wulfran archevêque de Sens et moine de Fontenelle par Dom Guillaume LA VIEILLE religieux de Saint-Wandrille extrait avec d’autres pièces normandes du registre des chartres, pièces et Escriptures du Prieuré de Marcoussis et publié pour la première fois avec des notes historiques et bibliographiques par…, Rouen, Ch. Métérie, 1876, In-4°, LXI-35 p., ill., (chapelle Saint-Saturnin), 2 pl. h.t.
SAUVAGE 1928.

SAUVAGE René-Norbert, Fragments d’un cartulaire de Saint-Pierre de Lisieux dans Etudes Lexovienne, III, 1928, pp.327-357

6- Carnets de Charles VASSEUR:

Doyenné de VIMOUTIERS.
4 – ROIVILLE – Roevilla, Raucavilla, Roeville, Roueville
Ban de 1272 – Belot de Royeville –  d’Hozier 402
Voir St Evroult Ordéric Vital tome II
Formeville I 472 – II p.103 – 213
Extraits   de la Ste Historique de Lisieux 19
Catalogue d’un bibliophile bourguignon (Claudin 1870) p.106 art.950
Election d’Argentan, sergenterie d’Hiesme – 105 feux.

Sous l’invocation de St Saturnin

Patronage:
XIVe    Episcopus lexoviensis
XVIe    Capitulum lexoviense
XVIIIe ….

Curés:
Fournet 1764-1774
Desplanches 1781-1787

Insinuations:
Recherche de 1666
Jean Deshays, seigneur de Vilemont, issu de Jean, anobli en 1596
François Deshays, seigneur du Mesnil, est de la même famille
Robert Gouhyer, seigneur de Royville, ancien noble.
Roiville – château en bois, motte entourée de fossés au sud-ouest de l’église 10e ou 11e siècle.

[1] A notre connaissance, il existe peu de travaux sur ce domaine et l’essentiel de notre documentation est constitué par les recherches de Charles Vasseur: Arch. SHLisieux. Fonds NE. 23.2 Doyenné de Vimoutiers. 4-Roiville; et les notes remises au Dr VIVIEN et à Madame par Xavier ROUSSEAU. Il existe par contre aux Archives départementale de l’Orne de nombreux documents originaux que nous utiliserons en partie.

[2] Je tiens à remercier tout particulièrement notre ami Dominique FOURNIER qui a repris complètement ce chapitre et y a apporté les corrections et les compléments indispensables.

[3] DU BOIS 1828, p. 550.

[4] DU BOIS 1828, p. 530.

[5] Gallia Christiana , t. XI, p. 783; FORMEVILLE 1873, I, pp. lxxij-lxxiij: DUVAL 1903, pp. 80-81;  SAUVAGE 1928, p. 336.

[6] FORMEVILLE 1873, I, p. lxxiij.

[7] Tome II, p. 35 (dit p. 415, par erreur.)

[8] LE PREVOST 1844, p. 36, avait bien identifié ce lieu, aujourd’hui la Trinité-de-Réville, Arr. de Bernay, canton de Broglie, dit aussi Réville-sur-Charentonne (DU BOIS 1828, p. 530). Sur les autres formes anciennes voir LE PREVOST 1844, pp. 36-37.

[9] Etat des revenus dont les chanoines de Lisieux jouissaient en commun au XV siècle publié par LE PREVOST 1844, p. 64. Cette forme pourrait prêter à confusion avec la première mention attestée de la paroisse de Réville-sur-Mer , Arr. de Valognes, canton de Quettehou. BEAUREPAIRE 1986, p. 182..

[10] FORMEVILLE 1873, i, p. lxxiij.

[11] LOT 1913, p. LXXVIII et 105,

[12] BEAUREPAIRE 1979, p. 131.

[13] MORLET 1985, p 369b. s.v. HRODO .

[14] NEGRE 1961, v. II, p. 955, n° 17157.

[15] Charles ROSTAING, Les noms de lieux , Paris, 1948, p. 73 sq; Dominique FOURNIER.

[16] Voir MUSSET 1963 et FOURNEE 1973, p. 37.

[17] Voir LE PREVOST 1740, p. 91.

[18] François de BEAUREPAIRE, op. cit. , p. 7 sq.

[19] Dominique FOURNIER.

[20] Dominique Fournier préconise une certaine prudence dans les datations d’occupation à partir de cette seule terminaison, l’emploi en ayant été encore courant parfois jusqu’au début du XIXe siècle.

[21] Toponymes relevés sur la Carte IGN au 25.000e – 1714 Vimoutiers Est, 1979.

[22] Selon MUSSET 1946.1., p. 60: « le grand mouvement de restitution des églises, consécutif à la Réforme Grégorienne, n’ayant atteint le Normandie que très tard, vers la fin du XIIe siècle ».

[23] LOT Ferdinand, Etudes critiques sur l’abbaye de Saint-Wandrille avec 9 phototypies hors texte , Paris, 1913, p. LXXVIII et 105 en y reconnaissant Rouville, Arr. du Havre, canton de Bolbec. Pour sa part, François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes de la Seine-Maritime , Paris, Picard, 1979, p. 131, attribue également ce Roevilla à Rouville, mais aussi à Royville, canton de Bacqueville.

[24] Sur les propriétés excentrées des abbayes voir MUSSET 1982.246.

[25] Sur ces donations, voir LOT, op. cit. p. LXXVIII . – FAUROUX 1961, p.174 sq; 247-248; 453.

[26] Sur Emma, voir:  SAUVAGE 1876, p. 24.

[27] Voir LONGNON 1903, op. cit. , p. 263.

[28] Mention en 1214 relevée par DUVAL 1903, p. 78-79 dans le Cartulaire de Saint-Wandrille .

[29] Voir SAUVAGE 1876, pp. XX-XXi et le cul-de-lampe, page LXII.

[30] Sur son culte, voir FOURNEE, op. cit .

[31] Voir notes bibliographiques ci-dessous.

[32] LE HARDY.

[33] 1607 B. 34.

[34] RAULT Fernand , « Le Prieuré de  Royal-Pré », PA, 30, N° 4, Avril 1980, pp. 7-14

[35] LONGNON, op. cit. , p. 261,B.

[36] SAUVAGE 1928, VIII, p. 336.

[37] FORMEVILLE, II, p. 103.

[38] Les patronages des deux église de Saint-Léger-de-Réville et de Saint-Saturnin de Roiville furent données à l’église de Lisieux par la même charte de 1215 éditée par LE PREVOST et DELISLE, Notes , III, p. 23. Elle y apparaît sous la forme de Boevilla mais c’est la seule des trois paroisses du diocèse dédiées à saint Saturnin susceptible d’être concernée. Selon CHARPILLON et CARESME, Dictionnaire , II, p. 937-938, celle de Réville aurait été cédée à l’évêque par l’abbé de Saint-Evroult

[39] FORMEVILLE, op. cit. , t I, p. cccclxxij, note 2, et t. II, p. 182.

[40] FORMEVILLE, id° , p. 213.

[41] LE PREVOST 1844, p. 58, repris FORMEVILLE, op. cit. , I, p. lxxij et II, p. 103 donne la date de 1259.

[42] SAUVAGE 1928, VIII – p. 336.

[43] Note de Xavier Rouseau. Cf. ci-dessous

[44] Aveu de 1679. Cf. pièces justificatives..

[45] Orderic VITAL, II, pp. 36-37.

[46] AD 61. H. 1711.

[47] D’HOZIER, cité par Charles VASSEUR, Arch. SHL. NE 2. Vimoutiers 4.

[48] DALLET, dans BSHV , n° 20 .

[49] Victor Des Diguères, Familles illustres de Normandie.

[50] Victor Des Diguères, op. cit. .

[51] AD 61. H. 369.

[52] Armoiries : d’argent à l’aigle à deux têtes éployée de sable.

[53] Armoiries : de gueules à 3 roses d’argent, posées 2 et 1.

[54] Armoiries : D’azur à un chevron d’or accompagné de 3 besants d’or, 2 et 1.

[55] Armoiries : D’azur à un soleil d’or en chef et un souci aussi d’or tigé et feuillé de mesme en pointe.

[56] Note de Xavier ROUSSEAU: « Dans la Généalogie d’Escorches par Godet de Romanet: Marie d’Escorches, épousa par contrat passé à Sainte-Croix-du-Mesnil–Gonfray, le 16 décembre 1576, Tanneguy Gouhier, écuyer, sieur de Launay et de Royville, fils d’Ambroise, écuyer, sieur de Royville, et de Jeanne Le Verrier. Tanneguy Gouhier ayant été fait prisonnier de guerre par les Ligueurs et conduit par eux à Rouen, sa femme, pour payer partie de sa rançon, vendit pour 333 écus d’héritages à Royville, par acte du 19 mai 1591. Elle était veuve et tutrice de deux de ses enfants encore mineurs le 19 avril 1610.

[57] Dans une autre note de X. ROUSSEAU: « Pommereu, Intendant d’Alençon dit qu’en 1696, le fief du Mesnil appartient à Jacques Gouhier.)

[58] Armoiries : De gueules à 3 quintes feuilles d’argent posées 2 et 1.

[59] Notes manuscrites de Xavier ROUSSEAU, coll. Dr Marc VIVIEN et Madame. « .

[60] C’est la même Imma qui contribua à la construction du réfectoire  de sant-Wandrille (Inventio et Miracula S. Vulfrani , par. 26.)

[61] Ce nom n’est pas connu. Peut-être s’agit-il d’Ommoi.

[62] Note de LE PREVOST, Orderic Vital , t. II, p. 36 : « Les églises citées dans ce paragraphe comme ayant été données par Guillaume, fils de Guillaume Giroie, sont celles de la Goulafrière (Saint-Sulpice), Réville (Saint-Léger), Monnai (Notre-Dame), Ternant (Notre-Dame), Les essarts en Ouche (Saint-Pierre); les Augerons (Saint-Aquilin), et le Bosc-hébert, hameau de Verneusses. Cette dernière n’est désignée que comme chapemme dans la charte de Henri Ier « .

[63] Note de LE PREVOST, p.37 : « Probablement les Landelles, hameau de Verneuces » (Verneusse) ».

[64] Voir l’acte de 1025-1025 FAUROUX 55.

[65] Note de Xavier ROUSSEAU: « Dans la Généalogie d’Escorches par Godet de Romanet: Marie d’Escorches, épousa par contrat passé à Sainte-Croix-du-Mesnil–Gonfray, le 16 décembre 1576, Tanneguy Gouhier, écuyer, sieur de Launay et de Royville, fils d’Ambroise, écuyer, sieur de Royville, et de Jeanne Le Verrier. Tanneguy Gouhier ayant été fait prisonnier de guerre par les Ligueurs et conduit par eux à Rouen, sa femme, pour payer partie de sa rançon, vendit pour 333 écus d’héritages à Royville, par acte du 19 mai 1591. Elle était veuve et tutrice de deux de ses enfants encore mineurs le 19 avril 1610.

[66] Dans une autre note de X. ROUSSEAU: « Pommereu, Intendant d’Alençon dit qu’en 1696, le fief du Mesnil appartient à Jacques Gouhier.) .

[67] Ceci ne s’accorde pas bien avec le rapport de Raousset et il faut considérer, une fois de plus, combien il est difficile de rattacher ces seigneurs les uns aux autres. .

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