BONNEVILLE LA LOUVET



NOTES sur BONNEVILLE-LA-LOUVET – 14


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Bonavilla louveti – Bonavillata la Lovet – Bonnevillette – Bonneville la Louvette
Bonavilla, Bonnavilleta, Bonavillulla. Bonneville-la-Louvet
Bonneville-la-Louvet ou Bonnevillette canton de Blangy.
Sancta Maria de Bona Vileta, de Bonevilete, 1160 (ch. de Sainte-Barbe, n° 33).
Bonavilleta, 1200 (ibid. n° 116).
Bonnevillula Louvette, 1253 (ibid. n° 174).
Bonavilla Louveti, bonavillula
Bonaviletta la Lovet, XVe et XVIe (pouillé de Lisieux, notes, p. 37 et 41 ).

Bonneville-la-Louvet, Bonavillela, N.-D., prieuré augustin de Ste-Barbe-en-Auge, diocèse de Lisieux,
auj. Bayeux, archidiaconé de Pont-Audemer, cant.Blangy, arrond. Pont-l’Évêque, Calvados.
BEAUNIER-BESSE,VII, 205. — LONGNON, II, 253. — PIEL, Invent.

Les noms des communes de Normandie – Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand.
387. — Bonneville-la-Louve t (Blangy-le-Chàteau, C.) :
Bonevilete [fin du xir s.] : orig., Arch. Calv., 2 D 79.
— Déterminatif emprunté au nom des seigneurs.

Hameaux de BONNEVILLE-LA-LOUVET:
Bôquerie La, (LA), h.Bosquiers (Les), Côte-Hinault ou (Hinout) (La), Cour-Bosquier (La), 1540 (papier terrier de Falaise).], COUR-CALLEE (LA), Cour-du-Bourg (LA), Cour-du-Marais (LA), Cour-Rouelle (LA), Cour-Saint-Nicolas ( LA ) Cour-Thinon (La)Jouannerie (LA), Mare-Sanglière (LA), Menellerie (LA), Monts (Les), Moulin-Hellain, Petitière (La), Pipardière (La), Saint-Louis(LE) quart, [TÔTES (LES), h. et chapelle], Vallée-Fontaine (LA) q, Vaux (Les), Vieille-Cour (LA),Vivier (LE) ou (Lieu Vivier), Chapelle Saint Jean – Chapelle Saint Louis – Les Déserts –
Sous le Bois l’Evêque – Les Garennes – Cour Hache- Cour Fils – Cour Nicolas – Moretti (La) – Passaventière (La) – Cour Quesnel – Quartier de la Croix Hauville – Maillot Ferme et Château – Cour Durand – Quartier du Prieuré – Chapronière (La) – Les Entre Deux Chemins –

No78. – Le fief de Bonnebos, à George de Trousseauville, escuyer, tenu du Roi par un 8° de fief, vaut 80 livres.
Le fief de Bonneboscq, assis en la paroisse de Saint-Martin dudit lieu de Bonneboscq, plein fief de Haubert, possédé par François de Guerpel, Ecuyer
Dudit fief de Bonneboscq relèvent les fiefs qui ensuivent dont:

  • Le fief de Livet, assis à Putot, possédé par Jehan Lucas. Ecuyer.
  • Le fief de La Courdubosq, anciennement appelé le fief Chapperon, possédé par Samuel de Grieu, Ecuyer; la teneure duquel est prétendue par le seigneur de Bétheville et même par le seigneur des fiefs du Mesnil et Livet.

1 – Bibliographie.
2 – Références historiques :
3 – Archives SHL :

1 – Bibliographie.

Abbé E.Taverson, Recherches sur la famille Louvet.

BUREAU Jean, La Morsanglière : ancien fief à Bonneville-la-Louvet.

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 391

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 222.

LESCROART YvesLe manoir de la Morsanglière à Bonneville-La-Louvet.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

PELLERIN Henri, Herbages et labours en Pays d’Auge : Bonneville-la-Louvet.

PONSOT Philippe, Bâtiments et équipements des usines à huile du Calvados: 1785-1883 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, n° spécial, 1990, pp. 347-362, carte, fig.
Manneville-la-Pipard, Fierville-les-Parc, Honfleur, Quetteville, Les Authieux-sur-Calonne, Surville, Bonneville-la-Louvet.

VIENNE Gérard, L’église de Bonneville-la-Louvet.

Revue Le pays d’Auge: L’église de Bonneville -la-Louvet – 1964 juin – Arch. religieuse et arts sacrés

Voir :
Fontaine la Louvet
Annuaire Normand 1866 p.105
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXVI p 316 et 366
Congrès archéologique 1870 p 102
Formeville Tome I – Tome II p 108 , 147, 149, 154 et 219

2 – Références historiques :

Au mois de juillet 1295, Mgr d’Asnières fieffa à Thomas de Cormeilles un bois appelé le Bois-Louvet, sis en la paroisse de Bonneville, par 9 livres 10 sous de rente foncière, payable, tant à lui qu’à ses successeurs en l’Evêché; le contrat en fut ratifié par le doyen et le chapitre de l’église cathédrale, le 1296. vendredi avant la Toussaint de l’année suivante.

[Guillaume d’Estouteville: On lit, dans Moréri, que notre Prélat avait eu de la succession de son père les châtellenies de Courtonne et de Bonneville. Cela ne se peut : celle de Courtonne avait été acquise par Mgr Adhémar Roberti, qui l’avait donnée à l’Evêché; et M. d’Estouteville acheta lui-même celle de Bonneville.
Pâques 1597, Cette même année, notre Evêque acheta de la reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d’Anjou, etc., et de Charles II, son fils puîné, la terre et châtellenie de Bonneville-la-Louvet, en circonstances et dépendances, par le prix de 1,500 livres tournois, à charge d’en laisser jouir, leur vie durant, Jeannet et Jeannin d’Estouteville.
Enfin, notre vertueux Evêque, plein de zèle pour l’avancement de la jeunesse de son Diocèse, désirant affermir l’établissement d’un collége que Mgr Guy d’Harcourt avait commencé à Paris, pour ceux de ses diocésains qui désireraient y apprendre les belles-lettres et la théologie, donna, par son testament du mois de décembre 1414, les maisons qu’il avait acquises près de l’abbaye de Sainte Géneviève, pour y placer le collège établi par Mgr d’Harcourt, qui, jusque-là, n’avait eu d’autre local qu’une maison à loyer dans la rue des Prêtres-Saint-Séverin, proche le presbytère. Mgr d’Estouteville donna encore , pour cette fondation, la terre de Bonneville-la-Louvet, qu’il avait acquise de la reine de Jérusalem et de Sicile, à condition que ce collège porterait le nom de Torcy, qui fut changé depuis en celui de Lisieux, sous lequel seul il est à présent connu.]

[Mgr le Cardinal d’Annebaut: Mais ce fut en faveur de l’église cathédrale de Lisieux qu’il donna la plus grande preuve de sa générosité, à l’occasion du désastre arrivé à cette église le 17 mars 1554.
La grande tour de cette église tomba, et causa beaucoup de dommages aux édifices circonvoisins, et surtout à la nef de l’église et aux voûtes, depuis la chapelle de Saint-Augustin jusqu’à celles de Saint-Denis et de Saint-Taurin, et rompit les arcs-boutans du côté du palais épiscopal.
Notre généreux Prélat se fit un devoir de contribuer à la réparation de cette tour et de tout le dommage que sa chute avait occasionné ((Papiers de Lisieux). Dans ce dessein, il donna à la fabrique de la cathédrale la terre de la Couyère, sise en la paroisse de Bonneville-la-Louvet et aux environs (laquelle lui était, dit-on, revenue par confiscation) avec permission d’en vendre les bois et d’en constituer le produit au profit de la fabrique, à condition que le revenu de la terre, et de la rente qui serait créée du prix de la vente des bois, serait employé à la réédification de la tour et aux réparations de l’église.]

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie
Enfin, par acte passé le 21 décembre 1555, devant Michel Lailler et Ollivier Carrey, tabellions, M. Philippe de Nocy, mandataire de Jacques, cardinal d’Annebaut, évêque de Lisieux, cède à Jean Osmont, Nicolle de Tillières et Thibaut Thibout, chanoines pour eux et pour le chapitre, le noble fief de la Couyère, situé à Bonneville-la-Louvet, sous réserve de la tenure des fiefs nobles, à charge de le tenir de la baronnie de Bonneville-la-Louvet. Ce fief avait appartenu à Louis Vipart, écuier, sur qui il avait été confisqué.
Le chapitre fait de son côté l’abandon de divers revenus, afin d’augmenter le fonds primitif de la fabrique (1).
(1) Acte original. Archives du Calvados. – Lisieux. Fabrique de la cathédrale, 1 liasse.

Bonneville-la-Louvet. Motte. avec fossés, près de l’église, sur la rive gauche de la Calonne. (De Caumont
Cours d’antiq. t. V, p. 113; Stat. mon. t. IV, p. 401, et Congrès arch. de France, 37e session, Lisieux, 1870, p. 102.)

Bulletin monumental-publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques.
Bonneville-La-Louvet, village de Normandie (Calvados). Dans son église, cloche de 1703, XXVII, S46; inscription, M. son prieuré du Mont-Fouqueran, fondé avant le XIII siècle, 547. –Détails historiques sur plusieurs familles, id.

l456. 6 JUILLET. – Guillaume Besongue, de Bonneville-la-Louvet, prend et recueille de Mg une pièce de terre, par 4l. l0 s. 4 d. 2 capons demy l géline et l0 l. 4 s.

La Normandie monumentale et pittoresque… Calvados. Baudouin Tyrel, vivant vers le milieu du XIIe siècle. Sa famille est la première que l’on
trouve en possession de la seigneurie de Livet; était-elle une branche des Tyrel, sires de Poix? C’est assez vraisemblable, mais non exactement prouvé. Elle s’éteignit en Nicole Tyrel, héritière de Livet, qui fut mariée, le 7 mai 1352, à Ancel Louvet, issu d’une famille qui a donné son nom à Bonneville-la-Louvet, et à Fontaine-la-Louvet, dans le Lieuvin.

Histoire de l’ancien évêché comté de Lisieux : par H. de Formeville,…. Tome 2
BONNEVILLE-LA-LOUVET.
No l – fo 220, v°.
l367. 2 Août.- Maitre Bertran de Chenac, Procureur de Messire Guy de Chenac, Chevalier, baille à ferme à Jean de Lavallée, Ecuyer, toutes les rentes, terres et revenus quelz conquez appartenans au dit Chevalier, assis à Bonneville et environs, avec le moulin et autres choses, ainsi que la Dame de la Saucée les tenait, par 60 l.t. de ferme chacun an, le tout chargé de redevances envers l’Evêque et le Chapitre.

N° 2- f° 221.

1397. 25 MARs. – Richart de Cormeille tient de Mg de Lisieux une tasse de bois assise à Bonneville. Les officiers du Roi, qui avaient mis et pris icelui bois en la main du Roi, en levèrent la main, et lui donnèrent congé de le vendre.
No 3 – fo 222, v°.
1286.- Henri Louvet quitte à Mg de Lisieux le moulin de Relegate ou Rislegate, et les moultes sèches et mouillées, etc.
No 4 — f° 223.
1369. 2 JUILLET.- Jean de Lavallée fieffe le dit moulin de Mg. par l0 l. de rente.
No 5-fo 223, v°.
1426.30 MARs.-Jean Chirart fieffe de Mg. de Lisieux une pièce de terre à Bonneville, par 6 sols de rente.
No 6 – fo 224, r°.
1431. 24 JUILLET.-Robin le Vanier de Bonneville fieffe de Mg de Lisieux une pièce de terre, nommée les Motez, par l0 sols de rente.
1292. – Rogier de Berengreville, Ecuyer, et sa femme, vendent à Mg » de Lisieux 60 sols de rente, moitié de 6 l., que mon dit Seigneur leur fesait sur le moulin de Relegate .
N° 8 – f 225, r .
1294. – Lettre en latin, devant l’official de Bayeux, comme la femme du dit Berengreville ratifia tout et eut agréable la dite vendition.
No 9-f 225, r°.
l307.- Procès étant entre Mg de Lisieux et Benard Espée, Ecuyer, pour ce quele dit Ecuyer voulait faire édifier un moulin ès fiefz de Bonneville, lettre par laquelle
il renonça au dit droit de moulin et le quitta à l’Evêque.
No 10 – fo 226, v .
l453. ll SEPTEMBRE. – Périn Fouquet prend à fieffe de l’Evêque une pièce de terre à Bonneville, par l5 sols et 20 capons de rente.
N° l l – f° 226, r° 228
l434.29 Avril. – Vidisse des lettres de transport et vendition de l’usufruit de la Baronie de Bonneville-la-Louvet, faits par la Reine de Jérusalem et de Sicile, Duchesse d’Anjou, Comtesse de Provence, de Forcalquier, du Maine, de Roucy et de Pyenont, et Messire Charles, Prince de Tarente, second fils de la dite Dame et de feu Messire Louis, jadis Roi des dits Royaumes, Duc et Comte, etc., à Johannet d’Estouteville, Conseiller du Roi, et à Johannin d’Estouteville, son frère, varlet tranchant d’icelui Seigneur, et la vie d’eux et de celui d’eux qui plus vivra tant seulement ; pour le prix et somme de 500 l. tournois monnoie courante à présent le franc d’or du coing du Roi pour 20 solz tournois. En témoin de quoi le Garde de la Prévôté de Paris a mis le scel à la relation des deux notaires de Paris qui ont fait l’acte, l’an l397, le 6 juillet, signés J. Chastemier et Manessier.
No 12 – f° 228, ro, 230.
Cette pièce paraît transcrite deux fois de suite, c’est-à-dire que la deuxième est du 7 juillet et contient vente de la nue propriété à l’évêque seul, par 1,500 l. sauf l’usufruit de ses deux frères qu’il doit supporter.

SERGENTERIE DE BONNEVILLE.
La sergenterie, possédée par feu Michel Janon.
La franche vavassorerie de Canappeville, autrement Manneville, possédée par Jehan du Fossey, écuyer.
Le fief Cavelot, assis à Bonneville, possédé parle titulaire du bénéfice et cure de Bonneville.
Les fieffermes de Bonneville et Canappetille, fieffées d’ancienneté auxdites paroisses par soixante et six livres de tente domaniale, an moyen de quoi leur appartiennent les reliefs et treizièmes et les rentes domaniales audit domaine d’Auge.

SERGENTERIE DE MOYAD.
N 178.— Le fief de Heudreville, à Jean Fortin, écuyer, tenu dudit Évêque, à cause de la baronnie de Bonneville-la-Louvet, par un 8° de fief, vaut 20 livres.

SERGENTERIE DU PETIT MOYAD.
N° 97. — Le fief de Maitocg, quart de fief assis au dit Bonneville-la-Louvet, tenu par Jacques de Bellemare, escuyer.
N° 98. — Les fiefs d’Ollandon. quart de fief, et du Fault, 6° de fief, assis au dit lieu de Bonneville-la-Louvet, tenus par Claude de Vauban.

Bonneville-la-Louvet, 240 feux.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Notes par M. Ch. Vasseur.
Bonneville-la-Louvet, Bonavilla Louveti, Bonavilleta la Lovet, Bonnevillette, Bonneville-la-Louvette.

Bonneville est une localité ancienne qui a toujours eu de l’importance. Elle doit son surnom à une famille Louvet, connue dans l’histoire de Normandie.
L’église remonte au commencement du XIIIe. siècle. Elle est située sur la rive gauche de la Calonne, et tout près de ce cours d’eau.
Une massive tour carrée, construite en moyen appareil, forme avant-corps sur le mur occidental. Elle est flanquée, sur chaque face, de deux contreforts qui n’ont pas moins de 6 pieds de saillie à la base. Il faut, toutefois, en excepter la face du nord (celle qui regarde la rivière); on n’y voit qu’un seul contrefort; l’autre, celui qui devrait se trouver dans l’angle contre la nef, est remplacé par une tourelle carrée qui contient l’escalier. La base s’ouvre en trois :arcades ogivales qui forment porche devant la porte de la nef.
Ces trois arcades, qui sont semblables, n’ont pour voussures que des claveaux, disposés en retraite l’un sur l’autre, simplement épannelés. Ils retombent sur des faisceaux de trois colonnettes demi-engagées, dont les chapiteaux sont remplacés par de simples bagues, semblables aux annelures des colonnes de transition, composées de trois moulures dont l’intermédiaire est la plus saillante.
L’étage supérieur est seulement percé d’étroites ouvertures rectangulaires, simples meurtrières qui donnent, de loin, à ce clocher l’aspect d’un donjon. Une corniche à modillons fort simples termine la construction de pierre, que surmonte un beffroi carré recouvert maintenant d’ardoise, autrefois d’essente, avec des ouvertures trilobées sur chaque face et une pyramide obtuse, aussi en charpente, au sommet de laquelle s’épanouit, au lieu de croix, un bel épi en plomb repoussé, à larges feuilles frisées, qui date, comme les parties sur lesquelles il s’appuie, du milieu du XVII. siècle.
La porte de la nef, qui s’ouvre sous le porche, consiste en une grande ogive à tympan plein, dans laquelle sont percées deux baies carrées, séparées par un trumeau de pierre.
Les deux murs latéraux ne sont point symétriquement percés.
Des quatre travées qui subdivisent leur longueur, deux seulement sont visibles du côté du nord. Elles sont construites en blocage entremêlé de petit appareil irrégulier. Trois contreforts saillants, refaits au XVIe. siècle, les contre-buttent.
Dans chacune de ces deux travées s’ouvre une lancette.
Une large chapelle seigneuriale a pris la place des deux travées supérieures. Elle date du XVIe. siècle. Son pignon est soutenu par trois contreforts, dont deux disposés sur les angles. La lumière est répandue à l’intérieur par deux fenêtres flamboyantes, semblables entre-elles. Le mur qui regarde l’occident n’a point de traces d’ouverture; dans celui qui fait face à l’orient était une fenêtre, aussi flamboyante, qui se trouve maintenant bouchée.
Cette chapelle surajoutée est rejointe au mur du choeur par un raccordement de fausse équerre où l’on avait pratiqué une petite porte, maintenant bouchée.
Le mur de la nef, qui regarde le midi, est construit de la même manière que celui du nord, seulement il est libre dans tout son développement, et soutenu par cinq contreforts du XIIIe. siècle, qui ont subi quelques retouches postérieures.
Les quatre lancettes qui sont symétriquement ouvertes de ce côté sont semblables à celles du côté nord.
Le choeur est en retraite sur la nef. Les murs latéraux sont en blocage. On y voit un gros contrefort au nord, trois autres au midi, qui tous datent du XIIIe. siècle, mais ont été retouchés au XVII. Les quatre fenêtres, placées une dans chaque travée, tant au nord qu’au midi, sont aussi des lancettes qui datent bien certainement de la construction primitive; mais elles ont été mutilées à une époque postérieure et n’offrent plus maintenant le moindre caractère architectonique.
Elles reposent sur une moulure continue formant larmier.
La sacristie cache une partie du mur du nord. Au midi s’ouvrait une petite porte ogivale. Son archivolte se composait d’un tore avec larmier que recevaient deux colonnettes dont les chapiteaux, maintenant très-frustes, étaient sculptés l’un de crossettes, l’autre de feuilles de vigne ou de lierre. La baie était aussi ogivale, disposition peu commune.
Deux demi-sphères en creux servent d’ornement aux claveaux.
Le chevet est un mur droit. La fenêtre en a été bouchée.
Elle était très-large et ne datait que du XVe. ou du XVIe. siècle, car elle est garnie d’un tracerie flamboyante.

Intérieur.
— Nef.- Sous les fenêtres, qui sont régulièrement ouvertes, ainsi qu’on l’a vu, règne une série d’arcatures ogivales dont les moulures ont presque un aspect prismatique qui porterait à ne les faire dater que du XVI. siècle. Elles doivent pourtant appartenir à la construction première. Elles sont portées par des culs-de-lampe sans sculptures. La voûte est en bois, avec poutres apparentes, dont plusieurs sont sculptées de rageurs ou engoulements.
Sous les poinçons sont des écussons dont voici le dessin. C’est un beau spécimen des voûtes en bois du XVI. siècle. Les sablières sont également sculptées : elles offrent des figures en relief plus ou moins grotesques.
La voûte de la chapelle seigneuriale est semblable à celle de la nef et doit être l’oeuvre du même ouvrier. Sur le pilier de bois qui sert à soulager les pièces transversales, au milieu de l’ouverture de la chapelle sur la nef, on lit une inscription en caractères singuliers qui donne la date du travail et les noms des trésoriers qui y présidèrent, du moins leurs initiales (V. le fac-simile ci-joint).
Il ne reste à signaler, dans la nef, qu’une petite piscine ogivale assez grossière, pratiquée dans le mur du midi.
L’arc triomphal date du XIIIe. siècle. 11 est ogival : on y a fait des retouches au XVe. siècle, date qu’il faut attribuer au pilier informe et trapu du nord, avec sa base octogone, tandis que derrière le haut retable du petit autel du midi se trouve encore le faisceau des colonnettes primitives, bien frustes, il est vrai, avec deux chapiteaux mutilés.
Le choeur n’offre rien de saillant à l’oeil. Le maître-autel est moderne ; les murs sont proprement blanchis ; la voûte à lambris a été refaite à neuf tout récemment.
Rien, dans le mobilier, ne peut fixer l’attention.
Le clocher renferme une cloche assez considérable, puisqu’elle mesure 1 mètre 30 centimètres de diamètre. Elle est du fameux fondeur Jean Aubert, de Lisieux. Elle porte sur son pourtour l’inscription suivante :

1703. IACQVE LE BOVliG PBre PRIEUR DV MONT FOUQVERAN ET CURE
DE CE LIEV MA BENITE. MESre IACQUE DE VIPART MARQVIS DE SILLY ET
NOBLE DAME MARIE MACDELEINE DE BOSSERED FEMME DE FEU MESre HENRY
DE St PIERRE CHLr SGr DE St JVLIEN MONT NOMMEE MARIE IAEN AUBOVLT
FILS DU FEV Me LOVIS AVBOVLT ADt BAILIF DE CORMEILLE TRESORIER
IEAN AVBERT
DE LISIEVX
MA FAICTF.

L’église était, comme la cloche, sous l’invocation de Notre-Dame. Elle dépendait du doyenné d’Honfleur, malgré sa proximité de Cormeilles, chef-lieu d’un doyenné lui-même.
Le patronage appartenait au prieur de Ste.-Barbe-en-Auge; mais l’abbé de Cormeilles présentait à une chapelle de St.-Louis, située dans cette même paroisse, et à laquelle étaient attachés trois clérimonies. Les pouillés mentionnent encore sur le même territoire des chapelles dédiées à saint Julien, à saint Nicolas, la chapelle de St.-Jean-des-Tôtes ou St.-Jean-des-Gastines et celle de Notre-Dame-des-Tôtes, sans parler de celle de St.-Martin du Montfouqueran qui avait une toute autre importance. C’était un prieuré. Elle était parfaitement située sur un coteau qui forme promontoire, dans la vallée, à droite de la rivière, où se voit encore un groupe de bâtiments environnés de verdure.

Prieuré de Montfouqueran.
— Ce prieuré devait sa fondation aux Louvet, seigneurs de Bonneville, antérieurement au XIII°. siècle. Dans les chartes des Archives du Calvados, inventoriées par M. Léchaudé-d’Anisy et attribuées à Ste.- Barbe, on trouve une déclaration faite par Rotrou, archevêque de Rouen, de la renonciation, entre ses mains, par Henri Louvet, des droits qu’il avait, ou disait avoir, sur la chapelle de St.-Martin du Montfouqueran, qui avait été donnée par Arnoult, évêque de Lisieux, à l’abbaye de Ste.-Barbe. Arnoult vivait à la fin du XIIe. siècle. Ce fut ce même Henri Louvet qui aumôna à Ste.-Barbe le droit de patronage de la cure de Notre-Dame,ne se réservant que la chapelle de St.Julien, située près de la même église. Cette réserve ne fut pas de longue durée ; car Guillaume, évêque de Lisieux, en confirmant la donation du patronage, y joint celui de la chapelle de St.-Julien.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants, et l’on voit tous les tenanciers du seigneur de Bonneville partager à l’envi leurs biens avec les religieux de Ste.-Barbe et du Montfouqueran.
Raoul Bérenger donne tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu du Faulq.
Mathieu du Faulq, à son tour, aumône une pièce de terre, située entre celle des chanoines et la Querière du Bois-d’Or, tout en confirmant la donation de Raoul Bérenger, son homme (1231).
Le prieuré était florissant au moment où éclata la Révolution de 1793. Ses terres furent aliénées. Les bâtiments avaient été réservés : il n’y a pas trente ans qu’ils ont, à leur tour, passé dans le domaine privé.

Château.
— Il existe une motte féodale avec fossés, à peu de distance de l’église et sur la même rive de la Calonne (Bulletin monumental,t.II,p.246). Était-ce l’ancien château de bois des Louvet? Henri Louvet, qui figure dans les actes relatifs au Moutfouqueran, que je viens d’énumérer, eut trois fils : Geoffroy, ou Godefroy, Robert et Galeron. Le premier lui succéda dans la terre de Bonneville ; il vivait en 1200. Il eut un fils qu’il nomma Henri, comme son aïeul, qui fut qualifié chevalier.
Bien que la Recherche de Montfaut ne parle point de cette famille, elle n’était pas encore éteinte au XVIe. siècle; car, dans la production faite devant les élus de Lisieux en 1540, Guillaume de Livet, ou Louvet, sieur de la Cour d’Asnières et de Bonneville, vante un aveu de la terre de Bonneville, baillé en 1388 par Jean de Livet, dont il justifia sa descente.
Il y a aussi à Bonneville un fief de la Morsanglière : j’en ignore la situation ; mais voici un document qui s’y rapporte et qui présente quel-qu’intérêt. C’est le résumé d’un arrêt rendu sur une prétention à la préséance, entre deux gentilshommes de la paroisse :
« Entre Charles de Saint-Pierre, sieur de Vassi et de Maillot, appelant et en principal demandeur en lettres, pour être maintenu lui, la demoiselle sa femme et leur famille, aux honneurs de préférence et prérogative en l’église de Bonneville-la-Louvet, au-devant des tenants du fief de la Morsanglière, et défendeur, d’une part, et Catherine Auvray, demoiselle, veuve de Jean Hamel, vivant sieur dudit lieu de Morsanglière, pour elle, Françoise et Marguerite Hamel, demoiselles, ses filles, jointe demoiselle Jeanne Coudehart, mère dudit défunt Hamel, anticipante, et audit principal opposante, et prétendant lesdits honneurs et préférence leur devoir être déférés, au préjudice dudit sieur de Saint-Pierre et sa femme d’autre part. Vu les généalogies de noblesse des parties, la Cour a mis l’appellation et ce dont est appelé, au néant; et en amendant le jugement, faisant droit au principal, et droits d’honneur et préséance respectivement prétendus par lesdites parties en ladite église de Bonneville, a ordonné et ordonne que les hommes marcheront et auront la préséance au devant des femmes et que les plus anciens d’âge tant entre lesdits hommes que femmes préféreront, et sans dépens».
« A Rouen, le onze décembre mil cinq cent quatre-vingt dix-huit». » (Mémoires du clergé, t. III, p. 1272-1273.)
Bonneville-la-Louvet dépendait de l’élection de Pont-Audemer, sergenterie de la Lande. Il y avait 1 feu privilégié et 58 feux taillables.

BONNEVILLE·LA-LOUVET. – Motte entourée de fossés à peu de distance de l’église, sur la rive gauche de la Calonne (1). On doit citer en outre les noms de lieu suivants: « L’Herbage de la Barre « , « Les Motte, Le Pré Catillon, Cour Salles, Le Parquet (2).
(1) Caumont, Cours, V, p. 113 ; Stat .Mon, IV, p. 401 ; C.A.F, 1870, p. 102. – Doranlo, Camps, p. 804.
(2) Marie, Monogr, de Bonneville-la-Louvet et, .s.d. (vers 1885), mss. Archiv.du Calv.
– Château de bois, motte et fossés à peu de distance de l’église sur la rive gauche de la Calonne 10 ou 11e siècle. (Bulletin monumental,t.II,p.246)


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Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.

130. — Le 3 oct, 1694, reçurent la tonsure et les ordres mineurs dans l’église paroissiale de Courbépine :
Jacques Bonnet, fils de Jean et de Marguerite Gibon, de la parr, de Bonneville-la-Louvet.

123. — Le 18 oct. 1694, dispense de bans pour le mariage entre Laurent Durand, delà pair, de Bonneville-la-Louvet, et de Catherine Gohard, fille de Jean Gohard et de Marguerite Lecerf, de la parr, de Martainville.

360. — Le 8 juin 1694, la nomination au prieuré-cure de N.-D. de Bonneville-la-Louvet et à son annexe la chapelle de St-Martin du Montfouqueran appartenant au prieur claustral et aux chanoines de Ste-Barbe-en-Auge, le R.P. Joseph Jullien, pbrë, chanoine régulier de St-Augustin, procureur et receveur du prieuré de Ste Barbe, remet au notaire apostolique la nomination de Fr. Pierre Le Mesnager, pbfë, chanoine régulier dud. lieu, aud. prieuré-cure vacant par la mort de Fr. Charles Descorches, dernier titulaire.
Le même jour, Me Pierre Audran, vic. gl, donne aud. sr Le Mesnager la collation desd. bénéfices.
Le 31 août 1694, le sr Le Mesnager, chanoine régulier et professeur de théologie, pourvu de lad. cure de Bonneville et de la chapelle du Montfouqueran, dont il n’a pas encore pris possession, donne sa procuration
pour résigner ces bénéfices entre 1er mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Nicolas Le Bourg, pbfë, chanoine régulier de Ste Barbe, curé de Villaine au diocèse du Mans.
Le 24 sept. 1694, led. sr Le Bourg obtient en cour de Rome des lettres de provision.
(Mr. Nicolas Le Bourg ne paraît pas avoir donné suite à ces provisions obtenues par lui en cour de Rome. Nous n’avons trouvé ni le visa épiscopal ni le procès-verbal de prise de possession, et, le 1 er février 1695, Mr. Jacques Le Bourg obtient des lettres de per obitum sans aucune mention de P. Le Mesnager ni de N. Le Bourg).
Le ler févr. 1695, Me Jacques Le Bourg, pbfë du diocèse de Lx, obtient en cour de Rome des lettres de per obitum du prieuré-cure de Bonneville-la-Louvet et de la chapelle du Montfouqueran, vacants par la mort du dernier titulaire, à condition qu’il prendra l’habit des religx de St-Augustin et fera profession dans led. ordre après une année deprobation.
Le 2 sept. 1695, le seig-évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 14 sept. 1695, le sr Jacques Le Bourg prend possession de la cure de Bonneville-la-Louvet et de la chapelle du Montfouqueran, en présence de Me Benoist Hellouin, pbfë, curé de St-Ouen de Pontaudemer; M.
Pierre Marca, aussi pbfë de lad. ville; Me Hubert Baudry, pbfë, vicaire de Bonneville; Me Robert Baudry, sr de Valauney; Me Jacques Bonnet, acolyte de lad. parr.

194. — Le 26 mai 1695, Me Pierre Durand, laïque (1) de Bonneville-la-Louvet, ayant été au service du roy dans ses armées, où il s’est trouvé en plusieurs occasions, sans néamoins avoir ni tué ni mutilé personne, obtient dispense de l’irrégularité qu’il a encourue et qui l’empêchait d’entrer dans les ordres.
(1) On trouve dans un recueil de vies de Trappistes de la Grande-Trappe le nom de P. Durand. Il a laissé le souvenir d’un fervent religieux. (Note de Mr.l’abbé Loir).

240. – Le 24 août 1697, M. Richard Durand, archer en la Prévôté Générale do Normandie, demeurant à Bonneville-la-Louvet, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, M. Pierre Durand, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Lad. rente est cautionnée par Laurent Ridel, sr du Douet, et François Auboult, sr. des Moulins, demeurant en lad. parr. de Bonneville.

– Le 10 avril 1700, reçurent la prêtrise :
M. Pierre Durand, diacre de Bonneville-la-Louvet

534. – Le 19 mai 1708, la nomination à la chapelle de St-Jean-des-Tostes en la parr, de Bonneville-la-Louvet, appartenant au seig. du lieu, Mre. Jacques Vipart, chev. seig. et patron de lad. chapelle, nomme à ce bénéfice, vacant par l’abandon qu’en a fait Me. Jean Fleury, « servant actuellement dans la compagnie des chevau-légers de la Reine, » la personne de Me. Guillaume Bayeux, clore tonsuré de ce diocèse.
Le 26 mai 1708, le visa épiscopal est accordé aud. sr. Bayeux pour sa nomination à lad. chapelle.
Le 17 juin 1708, le sr. Bayeux prend possession de la chapelle des Tostes.

84. – Le 20 juin 1709, Me. Jacques Daufresnene, Curé tonsuré de Lx, obtient en cour de Rome des lettres de provision du bénéfice simple de la chapelle St. Louis de Bonneville-la-Iouvet, vacant par la mort du dernier titulaire.

410. – Le 31 janv. 1711, la nomination aux clérimonies de la chapelle St. Louis de Bonneville ou Bonnevillette, en la pair, de Bonneville-la-Louvet. appartenant à l’abbaye de Cormeilles, ordre de
St-Benoist, Dom Jean-Baptiste Pelvey, pbfë, prieur, Dom Louis Lejumel, diacre, et Dom Pierre Sauvalle, tous religieux de lad. abbaye, réunis en chapitre, nomment à Tune des clérimonies, vacante par la mort de Me. François Daniel, dernier titulaire, la personne de Me. Jacques
Daufresne, clerc du diocèse de Lx.
Le 2 fév. 1711, Mre. Pierre Audran, vic. gl, donne au sr. Daufresne la collation de lad. clérimonie.

Bonneville-la-Louvet – Prieuré-cure et son annexe St – Martin de Montfouqueran.
Curés. – C. Descorches, H – Jacques Lebourg.
Vicaire. – H. Baudry.
Prêtres de la paroisse – J. Richer – H. de Besongne
Clercs. -Jacques Bonnet – P. Durand.
Patron.- Le prieur de Ste. Barbe.
Notables. – L. Durand – L. Ridel – F, Auboult.
Chapelle Saint Louis de Bonnevillette. (Prieuré simple).
CHAPELAINS.-J. Halbout – F. Bardel – L.Horcholle -G, Desnoyers – J.B. Philippes – L. Moutier – L-J. Brières – J,Daufresne – PATRON. – L’abbé de Cormeilles. – P.-G. de Pas Fouquières.
Chapelle Saint Jean des Tostes, – CHAPELAINS. – J. Fieury – G, Bayeux – PATRON. – Le seigneur du fief. J. de Vipart,

97. – Le 23 janvier 1712, Mre Pierre Audran, vic. gd, donne son visa aux lettres de provision des quatre clérimonies de St. Louis de Bonneville-la-Louvet obtenues en cour de Rome, le 21 mai 1711, par Me. Jacques Daufresne, clerc du diocèse de Lx, chapelain de lad. chapelle ou prieuré simple de St. Louis.

275. -Le 17 juillet 1712, Me. Jacques Daufresne, clerc tonsuré, demeurant à Lx, parr.. St-Jacques, titulaire de la chapelle ou prieuré de St. Louis en la parr.. de Bonneville-la-Louvet, se transporte au lieu où était bâtie lad. chapelle, pour prendre possession des quatre clérimonies
dépendant dud. prieuré et dont il a été pourvu en cour de Rome, par bref « portant la réunion desd. quatre clérimonies avec le titre de la chapelle, nonobstant l’incompatibilité d’icelles ». Led. Sr. Daufresne est mis en possession desd. clérimonies, tant de celle qui est vacante par la mort du sr Bardel, curé de N.-D. de Préaux, « que des trois autres vacantes par abandonnement ou autrement ».Le sr Daufresne a touché « les antiennes murailles et vestiges de lad. chapelle, laquelle est entièrement croullée et ruinée ». Il s’est mis « à genoux, a fait sa prière « » avec les autres cérémonies requises. Fait en présence de Richard Delamare, syndic de la parr.. du Bois-Hellain, et autres témoins.

597. — Le 6 février 1714, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste Durand, fils de Laurent, sr de Longchamps, de la pair, de Bonneville-la-Louvet, d’une part, et dam1Ie Marie-Magdeleine de Bellemare,
fille de feu Robert, Escr, sr de la Croix, et de damlle Anne de Folleville, de la parr, de Ste Croix de Cormeilles.

523. — Le 16 nov. 1718, vu l’attestation du sr Lebourg, pbre, prieur-curé de Bonneville-la-Louvet, dispense de bans pour le mariage entre Mre Henry-Eustache de St-Pierre, chevr, marquis de St-ulien, seigr de Maillot, Grangues, Heudreville et autres lieux, chevr de l’ordre militaire de St-Louis, capitaine au régiment du roy, demeurant à Bonneville-la-Louvet, fils de feu Mesre Henry de Sc Pierre, chevr, marquis de St-Julien, seigr de Maillot et autres lieux, et de noble dame Marie-Magdeleine de Boisseret, d’une part, et noble dame Marie-
Charlotte-Cécile Le Doyen, dame de Fatouville, du Boulley-Morin,
Ablon, Equainville, Ableville, Dauboeuf, S-Clair et autres terres, demeurant à Rouen, parr. St-Sauveur, veuve de Mesre Nicolas de Maillot, chevr, seigr de Cailly, du Boulley-Morin et autres lieux, fille de feu Mesre François Le Doyen, chevr, seigr d’ Ablon, Fatouville, Equainville, Ableville, Dauboeuf, St-Clair et autres lieux, et de noble dame Cécile de Brunon.

345. — Le 15 janvier 1719, Pierre Dionis, fils Christophe, marchand, demeurant en la parr, de Bonneville-la-Louvet, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Jacques-Dominique Boitard, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait en la maison de la veuve Boitard, demeurant au Torpt, en présence de Me François Leroy, pbrë du Torpt, et autres témoins. — Led. sr acolyte était fils de feu Jacques Boitard et de Marie Heudier.

622. – Le 15 janvier 1719, titre clérical en faveur de Me. Jacques-Dominique Boittard, acolyte de Martainville, par Pierre Dionis, marchand, de Bonneville-la-Louvet et y demeurant.

343. – Le 10 oct. 1720, Me. Guillaume Vattier, pbrë, curé de N.-D.-de-Courson et aussi pourvu de la cure de St-Ouen-le-Hoult, donne sa procuration pour résigner sad. cure de Courson en faveur de Me. Jacques Daufresne, pbrë, chapelain de la chapelle St-Louis en la parr. de Bonneville-la-Louvet.

308.- Le 21 septembre 1720, Me. Jacques Daufresne, diacre de St-Jacques de Lx, est ordonné prêtre.
Le 15 novembre 1720, led. Sr. Daufresne, pbrë, titulaire de la chapelle simple de St-Louis on la parr. de Bonneville-la-Louvet, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de N.-D. de Courson, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me. Guillaume Vattier, pbrë, dernier titulaire.
Le 11 février 1721, le seig. évêque donne aud. sr. Daufresne la collation dud. bénéfice.
Le 11 février 1721, le sr. Daufresne prend possession de la cure de N.-D. de Courson, en présence de Me. Nicolas Le Doré, pbrë, vicaire de lad. parr. et plusieurs autres paroissiens.

Bonneville-la-Louvet – Prieuré-cure et son annexe St – Martin de Montfouqueran.

Curé. — Jq Le Bourg.
Seigneurs et notables. — H. de St-Pierre — H.-E. de St-Pierre —J.-B. Durand — L. Durand.
Chapelle Saint-Louis. — chapelain. — F. Bardel — J. Daufresne.
patron. — Les religieux de Cormeilles.
Chapelle Saint-Jean-des-Tostes — chapelains. —G. Bayeux — G. Thillaye.

254. – Le 20 mai 1723, dispense de bans pour le mariage entre Me. Jean-Baptiste Hauvel, cons. du roy. président en l’élection de Lx, fils de feu Me. Nicolas Hauvel, cons. et avocat du roy en bailliage à Orbec et de Marguerite Tynant, de la parr. St-Jacques de Lx, d’une part, et demll. Magdeleinê-Angélique du Hauvel, fille de noble seig. Mesr. Félix-César du Hauvel, chev. seig. de la Morsanglière, la Chevallerie et autres lieux, et de noble dame Anne de Tournebu, de la parr, de Bonneville-la-Louvet.

438. – Le 4 février 1724, Me. Jacques Daufresne, pbrë, châtelain de la chapelle St-Louis de Bonneville-la-Louvet, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de St-Ouen de Roques, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me. Jean Leprevost, pbrë, dernier titulaire.

888. — Le 23 avril 1725, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Claude de Bertout, Escr, fils de Mre, Claude de Bertout, Escr, et de feu noble dame Marie-Françoise Le Paisant, de la parr. d’Heudreville, d’une part, et damlle Marie-Marthe du Hauvel, fille de Mre Félix-César du Hauvel, chever, et de noble dame Anne de Tournebu, de la parr. de Bonneville-la-Louvet.

1615. – Le 23 juin 1731, Me. Jacques Lebourg, pbrë, chanoine régulier de l’Ordre de St-Augustin, prieur de St-Martin du Montfouqueran et curé de la pair, de N.-D. de Bonneville-la-Louvet annexée aud. prieuré, et aussi prieur de St-Jacques du Coudrey-Montbosc, diocèse de la Rochelle, âgé de 69 ans et ne pouvant plus, à cause de son âge, vaquera ses fonctions, donne sa procuration pour résigner sesd. bénéfioes entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me. Joseph-Augustin Lebourg, pbrë, curé de Bazoques, à condition que celui-ci fera profession dans l’Ordre de St-Augustin, led. sr. résignant se réserve toutefois la somme de 600 livres de rente sur les revenus du Montfouqueran et de lad. cure, qu’il a desservis pendant trente-six ans, et 600 livres sur les revenus du prieuré du Coudrey-Montbosc, dont il a été titulaire pendant vingt-cinq ans.

1267. — Le 16 août 1732, dispense de parenté au 3° degré pour le mariage entre Mre. Scipion-Alexandre La Couturier, chev, seig. et patron honoraire de la parr. de Livet-sur-Authou, baron en partie de la baronnie de Levroult et de Brion en Berry, demeurant en la parr. de
Livet, et damll. Françoise de Fréville, demeurant à Bonneville-la-Louvet.- Le seig. évèque de Lx proteste contre la qualité de seig. et patron honoraire de Livet-sur-Authou prise par led. sr. Le Couturier.

1418. -Le 5 août 1733, dispense de bans pour le mariage entre Charles-Antoine Le Pellissier, fils de feu Antoine Le Pellissier et de damll. Catherinede Semilly, de la parr. de Bonneville-la-Louvet,d’une part, et demll. Marie-Anne de Trousseauville, dame et patronne en
partie de St-Georges-du-Mesnil, fille de Mre.Jean-François de Trousseauville, Esc. et de feu noble dame Anne Deschamps, de lad. parr, de St-Georges-du-Mesnil.

230. – Le 19 juin 1742, dispense de bans pour le mariage entre Me. Jean Thiron, premier huissier-audiencier en l’élection et grenier à sel de Pontaudemer, fils de Simon Thiron et de Françoise Dorléans, originaire de Bonneville-la-Louvet et demeurant depuis onze ans en la
parr. de St-Ouen de Pontaudemer, d’une part, et dll. Calherine Bellenger, fille de feu François.

Curés. – Jq.Lebourg – C.N Josset.
Vicaires. J.-P. Bazin, XV. 93. – P. Gueroult – J.-J. Buhot.
Clercs. — N. Cavelier – J -R Vallée.
Seigneurs et notables. N. Borel – F. .de Fréville – F.-C. du Hauvel. — A. Le Pélissier – H.E de Saint-Pierre, XV. 93. J. du Thiron.
Chapelle Saint-Louis. Chapelains. J. Daufresne – L. Pollin – Patron – L’abbé de Cormeilles.

341 — Le 30 oct. 1752, Me. Louis Pollin, pbfë, titulaire de la chapelle simple de St-Louis, en la parr. de Bonnevil!e-la-Louvet, et de celle de St-Clair-St-Blaise, en la parr.de St-Désir, demeurant à Lx. Parr. St-Jacques, donne sa procuration pour résigner entre les mains de N.-S.-P. le Pape lad. chapelle -Louis de Bonneville, en faveur de Me. Antoine-Gilles Enée, acolyte du diocèse de Bayeux, professeur septennaire de quatrième au collège du Bois de l’Université de Caen, chanoine prébende des Loges en la cathédrale de Lx, duquel canonicat « il déclare être paisible possesseur du temporel, du mois de janvier dernier, titulaire des bénéfices simples chapelles de St-Martin de Cheux, St-Martin de Ouistreham, diocèse de Bayeux et troisième portion de
N.-D. en la Cathédrale de Lx, et led. sr. Enée donne aussi sa procuration pour résigner lad. chapelle de N.-D. entre les mains de N.-S.-P. le Pape en faveur dud. sr. Pollin, pour cause de mutuelle permutation.
Le sr. Enée dit en outre qu’il ne sait pas si la chapelle N.-D., 3° portion, est sujette ou non à résidence. Fait et passé à Lx.

318. — Le 7 août 1760, la nomination au prieuré simple de St-Louis de Bonnevil!ette, chapelle située en la parr. de Bonnevil!e-la-Louvet, appartenant au seig. abbé de Cormeilles, Mesr. Joseph-Dominique de Cheylus, pbrë, haut-doyen de la cathédrale de Lx, vicaire général du Chapitre et abbé commendataire de Cormeilles, nomme aud. prieuré, vacant par la mort de Mes. Antoine-Gilles Enée, acolyte du diocèse de Bayeux, chanoine de lad. cathédrale de Lx et dernier titulaire de lad. chapelle, la personne de Me. Adrien-Jean-Théodose Le Blond de la Ville-du-Bois, pbrë du diocèse de Rouen, licencié ès-lois, bachelier de Sorbonne, chanoine et trésorier de la cathédrale de Lx.
Fait et passé à Lx, en-l’hôtel dud. seig. abbé.

29. — Le 7 sept. 1760, la collation de la chapelle St-Louis, en la parr. de Bonneville-la-Louvet, appartenant au roy à cause de son droit de régale, le siège épiscopal vacant, Sa Majesté donne les provisions dud. bénéfice à Mre. Adrien-Jean-Théodore Le Blond de la Ville-dubois, pbrë du diocèse de Rouen, chanoine et trésorier de la cathédrale de Lx.

64. — Le 10 févr. 1767, vu l’attestation du sr. Barbey, vicaire de Bonneville-la-Louvet, et du sr. Philippes, vicaire de Morainville, dispense de bans pour le mariage de Thomas Poupard et de Marie-Catherine Calle.

308. — Le 9 mai 1769, la nomination à la chapelle de N.-D. des Tôtes, en la parr. de Bonneville-la-Louvet, appartenant au seig. des Authieux-sur-Calonne, Mre Louis-Léon-Félicité de Brancas, comte de Lauraguais, demeurant à Paris, rue de l’Université, à l’hôtel de Brancas, et Me. Antoine-Buphile de Brancas, demeurant à Paris, rue des Fossoyeurs, parr. St-Sulpice, propriétaires par indivis de la seigneurie des Authieux dont fait partie le fief des Tôtes, nomment a lad. chapelle, vacante par la mort de M. Guillaume Thillaye, pbrë, curé de Putot, la personne de Me. Jean-Buptiste Damour,sous-diacre du diocèse de Lx, «afin qu’il puisse acquitter ou faire acquitter le service divin prescrit par le titre de fondation de lad. chapelle. » Fait et passé à Paris.
Le 5 juin 1760, la collation de lad. chapelle appartenant au roy à cause de son droit de régale, le siège épiscopal vacant, Sa Majesté donne aud. sr. Damour les provisions dud. bénéfice.
Le 4 juillet 1760, le sr. Damour prend possession de la chapelle des Tôtes, en présence de Me. Robert-Julien Rônay, pbrë, vicaire de la parr. de St-Arnoult, et autres témoins.

Vicaires. — Buhot — J.-R. Vallée — Barbey.
Clercs.- P. Baudry – J.-J. Calle.
Notable. — F. Borel.
Chapelle Saint-Louis. — Chapellain. L. Pollin. – A -G. Enée. — A.-J.-Th. Le Blond de la Ville-dubois. — Patron: Labbé de Cormeilles.
Chapelle Saint-Jean-des Tostes (ou N-D.) Chapellain G.Bayeux – G.Thillaye – P.A Etienne.
Patron: Le seigneur des Authieux Louis-Léon-Félicité de Brancas de Lauraguais et Ant.-B. de Branca. – Ant.-B. de Branca seul.

116. — Le 22 janv. 1770, Jacques Calle, marchand, demeurant à Bonneville-la-Louvet, constitue 150 livres de rente en faveur de son frère, le Sr. Guillaume Calle, acolyte de lad. parr. afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé au prieuré de Bonneville.
Led. Sr. acolyte, étant alors au séminaire, fut représenté dans cet acte par M. Pierre-Joseph Questel, pbre, vicaire de lad. parr. de Bonneville.

320. — Le 5 mars 1774, dame Thérèse Baudry, Vve de Noël Julien, mégissier à Lx, et Laurent Houlette, marchand tanneur-corroyeur,demeurant tous deux à Lx, parr. St-Germain, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Noel-lsaac Julien (I), fils de lad. veuve, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Richard-Laurent Baudry, marchand, frère de lad. dame Julien, demeurant à Bonneville-la-Louvet. Fait et passé à Lx par devant Me Daufresne.

167. — Le 17 févr. 1776, dispense de bans pour le mariage entre Mesr. Louis-François-César Le Carbonnier, Escr., fils de feu Me. Louis et de noble dame Jeanne-Thérèse Le Grix, dame de la Morsanglière, de la parr. de Bonneville-la-Louvet, d’une part, et dell. Marie-Marguerite de Larcher, originaire d’Epaigne, fille de feu M. Jean-Baptiste de Larcher, Esc., Sr de la Prairie, et de noble dame Marguerite Le Grix, actuellement épouse de M. Le Bienvenu, chevalier de Risle, seig. du fief noble de Vattot des Clémentins, de la parr, de Fatouville.

193. — Le 14 févr. 1776, Jean Brassy, marehand, demeurant à Bonneville-la-Louvet, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jean-Jacques Brassy, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Claude-Philippe Brassy et Pierre Brassy, frères, marchands, demeurant à Beuzeville, et par Jacques Brassy, leur autre frère, aussi marchand, demeurant au Havre, et enfin par Jean-Joseph Collet de Valdampierre, sous-brigadier de maréchaussée, demeurant au bourg de Cormeilles. Fait et passé aud. lieu de Cormeilles.
Led. acolyte absent fut représenté par Claude Brassy, son frère aîné, aussi de lad. pair, de Bonneville.

208. — Le 29 juin 1778, Noel Jullien, marchand laboureur, demeurant en la parr. de St-Pierre de Cormeilles, constitue 150 livres de
rente en faveur de son fils, M.André-Noel Jullien , acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur un herbage nommé les Champs-Laurent, appartenant aud. Sr constituant et sis à Bonneville-la-Louvet près le chemin du Val-Rivier. Fait et passé à Cormeilles, en l’étude de M. Louis Lecompte, notaire aud. lieu.

207. — Le 26 mai 1784, dispense des bans pour le mariage entre Me Louis-Alexandre Héron, avocat, conseil. du roy, conseiller au grenier à sel de Danestal, fils de feu Jean-Baptiste et de dame Anne Harel, originaire de la parr. de Glanville et demeurant à Pont-l’évêque depuis temps de droit, d’une part, et demell. Marie-Magdeleine Duquesney fils de Louis et de dame Marie Jonquet, originaire de Bonneville-la-Louvet et demeurant aussi à Pont-l’évêque.

52. – Le 26 janv. 1787, dispense de bans pour le mariage entre Mes. Louis-Bazile de Cacheleu de Frévent, ancien garde-du-corps du roy, fils de Mesr. Jacques-Antoine-Adrien de Cacheleu, chev. seig. de Tourville, et de feue noble dame .Marie-Madeleine-Jeanne-Catherine Labbey, de la parr. de Tourville-en-Auge, d’une part, et noble demll. Marie-Jeanne-Scolastique Duquesney, fille de Mesr. Adrien-César-Jean Duquesney et de feue dame Marie-Jean Thierry, de la parr. de Bonneville-la-Louvet
– Le 21 mars (vendredi-saint) 1788, reçurent la tonsure dans la chapelle de l’évêché : Adrien-Eustache Brassy (5), fils de Jean et de Françoise Dubos, de la parr. de Bonneville-la-Louvet ;
Bonneville-la-Louvet – Pleuré-cure – et son annexe St – Martin de Montfouqueran.

Prieurs-curés. – C.-X.-L. Josset – P-Ph.Gravelle.
Vicaires – Barbey – P.Questel – J.P. J, Fleury. J.-B. Fortin.
Prêtre de la paroisse -J.-J. Brassy.
Clercs.- G. Calle – J. J. Brassy. – A.-K.Brassy.
Patron.- Le prieur de Ste. Barbe. – J.-B. Le Christ.
Patron.- Le prieur de S » Barbe. – J.-B. Le Christ.
Seigneurs et notables. – R.-L. Baudry – C. Brassy – J. Brassy – A-C.-J. Duquesney – L.Duquesney – L. Le Carbonnier – L.-F.C. Le Carbonnier – C N. Leroy.
Chapelle St-Louis.- Chapelains . – A.-J.-Th. Le Blond de la Ville-dubois – – B -P.-S. de Belloy de Morangle.
Chapelle des Tostes (St Jean.- Chapelains .- P A. Etienne – J-P.-Jt Fleury – Patron – Le seigneur des Authieux. – A-B. de Brancas.

Bonneville-la-Louvet, Bonaville la, N.-D., prieuré augustin de Ste-Barbe-en-Auge, diocèse de Lisieux, auj. Bayeux, archidiaconé de Pont-Audemer, cant. Blangy, arrond. Pont-l’Évêque, Calvados.

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
1386 16 mai
Information de Jean des Wys, vicomte de Pont-Authou, sur la valeur des biens et du revenu des enfants mineurs de Robert Capperon, chevalier, mort au retour des Flandres: fief de « la Gayerie », à Lieurey, du « Blohyouly » à Bois-Hellain, de la Capperonnière, à Bonneville-la-Louvet, de la Vallée à Hecmanville, de la Cour-du-Bosc à Pierrefitte-en-Auge.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 197-199.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 20.

1452 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus ( Cart. lexov., f° 12, verso :
 » Ledit évêque tient sept fiefs et demi de chevalier assis au bailliage de Rouen, en la vicomté et chastellerie de Pont-Audemer, et anciennement avoient esté en ressort de la vicomté de Pont-Autou et chastellerie du Pont-de-l’Arche qui soulloit estre du Pont-Audemer, desquels fiefs ledit Evesque tient ung en sa main assis en la paroisse de Bonneville-la-Louvet et environ que soulloit tenir Monseigneur d’Anjou nommé le Fieu de Bonneville.
= Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux I, ccccliij .p. cccclv

1463 Recherche de Montfaut
47. Jean de Farcy, Bonneville-la-Louvet,
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE .- Recherche de Montfaut Caen 1818, in-8°.

Recherches nobiliaires en Normandie – A. Du Buisson de Courson.
On lit, sur cette famille de St-Pierre, dans la Recherche de la Noblesse de la généralité de Rouen par l’intendant Barin de La Galissonnière (1666-1670) :
DE SAINT-PIERRE : Henry de St-Pierre, écuyer, sieur de St-Julien Mailloc, y demeurant, paroisse de Bonneville-la-Louvet, élection de Pont- Audemer, maintenu (noble) le 12 septembre 1668.

1475 – Lisieux
Nicolas Ier Le Vallois ( fils de Guillaume) fait une fondation en l’église Saint-Jacques en 1475 possesseur des seigneuries du Mesnil-Guillaume, de Putôt, de Bonneville-la-Louvet, et de la Rosière.
= G. HUARD – essai de topographie lexovienne p. 53

1508 15 janvier – Lisieux
 » VII.- Pierre Rioult … il fut marié deux fois: sa première femme, dont on ne retrouve pas le nom, mourut sans postérité avant le 31 octobre 1506, date où il constitua une rente pour s’acquitter d’une somme peu importante qu’il avait reçue comme denier dotal d’un parent de la défunte, Jean Le Vallois, fils d’Etienne et petit fils de Guillaume, seigneur de la Rozière et de Bonneville-la-Louvet (La famille Le Vallois est originaire de la vavassorie de la Valloiserie, à Saint-Germain-la-Campagne. Armes: d’azur au chevron d’argent et à trois croissants d’argent.) . Il effectua le rachat de cette rente entre les mains des tuteurs d’un neveu, héritier de Jean Le Vallois, le 15 janvier 1508 (n.s.).
= Tabel. de Lisieux, 1506. Lailler et Dandois, tabellions. Etude de Me Delarue, notaire. Cité par Louis RIOULT de NEUVILLE Généalogie de la famille de Rioult avec les preuves à l’appui Besançon, Joseph Jacques, 1911, in-8°, 90 p.; pp. 50-51.

– Extrait des chartes de Ste Barbe:

N°31 – Rotrou, archevêque de Rouen, déclare qu’en présence des hommes du Roy, Henri Louvet, déposa entre ses mains, les droits qu’il avait ou disait avoir, sur la chapelle de St Martin de Monte-Fulkeran, qu’Arnoul, évêque de Lisieux, avait déjà données eu Prieuré de Ste Barbe.
N°36 – Geoffroy Louvet, fils d’Henri Louvet, donne à l’église de St Martin de Bonnevillette, de Montfonqueray et aux chanoines de Ste Barbe, la pièce de terre qu’il possédait entre la Croix Alexandre et le Bois d’Or.
(Ces deux chartes n’ont point de date, mais elles sont du commencement du 13e siècle ou même de la fin du précédent).
N°186 –Guillaume Ciry, de Bonneville la Louvette, donne à Ste Barbe, en 1258, tous les droits qu’il avait sur le manoir de St Martin de Montfouqueran et il reçoit pour cette concession 14 livres tournoi.
N°32 bis – Henri Louvet de Bonnevillette, donne au Prieuré de Ste Barbe le droit de présentation à la cure de Ste Marie de Bonnevillette, à l’exception de la chapelle St Julien, située près de la même église.
N°33 – Guillaume, évêque de Lisieux, confirme le droit de patronage précédent.
N°34 – Guillaume, évêque de Lisieux, donne à Guillaume, prieur de Ste Barbe, le droit de présenter à l’église de Bonnevillette et à la chapelle St Julien que Robert Louvet avait réservé lors de la donation de Henri, son père.
N°37 – Raoul Bengare, donne au prieuré de Ste Barbe, tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu de Faucq, situé à Bonnevillette.
N°38 – Mathieu de Faucq de Bonnevillette donne à Ste Barbe une pièce de terre située entre celles des Chanoines et la Querière du Bois d’Or.
N°94 – Raoul Belanger, donne au prieuré de Ste Barbe, toutes les terres de son domaine, situées dans la paroisse de Ste Marie de Bonnevillette.
N°135 – Mathieu de Faucq de Bonneville la Louette ou Louvette, confirme en 1231 une donation faite à Ste Barbe par Raoul Beranger.
N°151 – Mathieu de Faucq, fils de Robert de Faucq, cède en 1246 à Henri Louvet, chevalier, deux pièces de terre à Bonnevillette.
N°174 – Richard de Brévedent, chevalier, donne à Ste Barbe en 1253, une pièce de terre à Bonneville la Louvet pour un marc d’argent.

– Extrait des chartes
Louvet
Henri, d’où trois fils : Geoffroy, Robert et Galeran.
Geoffroy fut seigneur de Bonneville après son père, il vivait en 1200.
Robert eut un fils nommé Jean vivant en 1219.
– Henri louvet, seigneur de Bonneville la Louvet, fils de Godfroy.
Robert Louvet du Marais, fils de Guillaume Louvet et Campaumesnel.
Richard Louvet du Val des Rouvrais à Quettiéville.

– Recherche de Montfaut
Jean de Farcy de Bonneville la Louvet
Non noble : Thomas Maréchal de Bonneville la Louvet.
– Jacques le Bourg, prieur de Bonneville la Louvet : d’argent à la croix de gueules, cantonnée de quatre étoiles d’azur (d’Hozier 297)
– La Recherche des nobles de Lisieux nous apprend que la famille Louvet ou Livet était encore en 1388 en possession de la terre de Bonneville, car dans sa production Guillaume de Livet, seigneur de la Cour d’Asnières à St Gervais d’Asnières, non loin de Bonneville, vante un aveu de la terre de Bonneville, baillé à cette date par Jean de Livet dont il fournit sa descente.
Et encore à cette époque Guillaume se trouve ailleurs, qualifié de seigneur de Bonneville (p59)
– Entre Charles de St Pierre, sieur de Vassi et de Maillot, appelant et en principal demandeur en lettres, pour être maintenu, lui, la demoiselle sa femme et leur famille, aux honneurs de préférences et prérogative en l’église de Bonneville la Louvet, au devant des tenants du fief de Morsanglière, et défendeur, d’une part ; et Catherine Auvray, demoiselle veuve de Jean Hamel, vivant seigneur dudit lieu de Morsanglière, pour elle, Françoise et Marguerite Hamel, demoiselle, ses filles, jointe Demoiselle Jeanne Coudehart, mère dudit défunt Hamel, anticipante, et audit principal opposante et prétendante lesdits honneurs et préférence leur devoir être déférés, au préjudice dudit sieur de St Pierre et sa femme, d’autre part.
Vu les généalogies des noblesses des parties, la Cour a mis l’appellation et ce dont est appelé au néant, et en amendant le jugement faisant droit au principal, et droits d’honneur et préséance, respectivement prétendus par lesdites parties en ladite église de Bonneville, a ordonné et ordonne que les hommes marcheront et auront la préséance au devant des femmes, et que les plus ancien d’âge tant entre lesdits hommes que femmes, préféreront(1) et sans dépens.
A Rouen, le 11 décembre 1598.
(1)le mot préféreront signifie en ce lieu précéderont (Mémoires du Clergé Tome III p.1272, 1273)

1F113 – 1646 et 1664
Prieuré de Montfouqueran dédié à Saint Martin. (Bonneville la Louvet) divers actes

1765. – Archives SHL.
1F536 : 1755 : aveu au principal du collège de Lisieux, terres sises à Bonneville La Louvet.

1848.
1F802 : 1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St. Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.

La déportation du clergé orthodoxe pendant la révolution – EMILE SEVESTRE
Extrait:
– Conard (Jacques), vicaire de Bonneville-la-Louvet, Calvados,
31 ans, passeport délivré par le district de Rouen, le 7 septembre.

LISIEUX – René Herval
Extrait:
Pour subvenir aux dépenses, des  » pardons et jubilé  » furent sollicités du Pape, des appels furent faits à la générosité des fidèles. Donnant l’exemple, l’évêque Jacques d’Annebault céda au Chapitre, le 21 décembre 1556, son fief noble de la Couyère, sis à Bonneville-la-Louvet, et les chanoines, ne voulant pas demeurer en reste de générosité, abandonnèrent, de leur côté, quelques uns de leurs revenus pour accroître les fonds de la fabrique.

Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France – Publiées par M. LAINÉ.
Extraits:
– Guillaume du Hauvel, seigneur de Heudreville, du fief au Chevalier, etc., fut confirmé dans sa noblesse par le roi Louis XI, l’an 1480, en considération de ses services. II épousa damoiselle Louise d’Astin, et assista, le jour de la Conversion de saint Paul (25 janvier) 1493, au traité du mariage de Jean du Hauvel, son fils aîné, avec damoiselle Michelle de Bellemare, acte par
lequel Guillaume lui donna le fief au Chevalier, situé à Bonneville-la-Louvet, avec les hommes et servages, reliefs, treizièmes, rentes et revenus dépendants de ce fief.
– Sébastien du Hauvel, écuyer, seigneur de Heudreville, possédait, suivant une sentence rendue aux assises de Pont-Audemer le 24 mai 1502, le fief au Chevalier ou de la Chevalerie, situé dans la paroisse de Bonneville. 11 prit pour femme, par contrat du
8 juin 1597, reconnu le 15 avril de l’année suivante, devant les tabellions de Fauguernon, demoiselle Marie Parey, fille de Philippe Parey, écuyer, seigneur de Combray.
– Laurent du Hauvel, écuyer, seigneur de la Morsenglière, de Heudreville, du Brevedent, de la
Chevalerie et autres lieux , épousa , par contrat sous seings privés du 30 juillet 1606, reconnu, le 20 novembre 1624 devant Eudet, notaire à Bonneville demoiselle Marie Fortin , fille de Jean Fortin , écuyer, seigneur de Heudreville, et de demoiselle Françoise de Nollent.
– Jacques du Hauvel fut maintenu comme noble d’extraction par jugement de M. Barrin de la
Gallissonnière, intendant de Rouen, rendu le 23 janvier 1668. Il fut inhumé à Bonneville-la-Louvet le 15 juin 1691.

La cathédrale St-Pierre de Lisieux – par Hardy,V – Deville,E 1873
Extrait:
– Depuis 1776 une horloge, dont le cadran est bien visible sur les gravures anciennes, dominait la fenêtre. Œuvre d’Andrieu, de Bonneville-la-Louvet.
– Par acte passé le 21 décembre 1555 devant Michel Lailler et Olivier Carrey, tabellions, l’évêque Jacques d’Annebault consacre son fief de la Gouyère, situé à Bonneville-la-Louvet, à la réfection de la tour.

Recherche faite en 1540, parles élus de Lisieux des nobles de leur élection…L’abbé de la Roque.
Extraits:
– 74. Guillaume de Livet, Sr. de la Cour d’Asnieres, et Jean, son fils ; Jean de Livet, Sr. de
la Poterie, cousin frereux du dit Guillaume, et Richard, son fils, ont déclaré être nobles d’ancienneté, et ont produit plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au
greffe, la 1re desquelles est sur le nom de Jean de Livet, en 1388, qui bailla aveu de la terre de Bonneville, et duquel ils ont dit fournir leur descente, jouxte le contenu aux dites lettres.

– 149. Jean de Livet a baillé l’état de sa noblesse, avec Guillaume de Livet, Sr. de Bonneville, son père, et les Srs. de la Poterie, et de Bailleul, sur l’art., et paroisse de St.-Gervais d’Asnieres.

Les possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge – Le Court, Henry.
Extrait:
La recherche de 1550 nous fait connaître les trois frères Eudes, seigneurs de la paroisse voisine de Tourville-la-Forêt. dont la mère devait appartenir à la famille de
Saint-Pierre, et aussi Antoine de Saint-Pierre, esc.
Cette famille de Saint-Pierre qui possédait alors les terres seigneuriales des Aulthieux-sur-Calonne, de Norolles et de Mailloc à Bonneville-le-Louvet, avait à Saint-Julien un fief très important dont le manoir existe encore entre l’église et la bruyère et dont la chapelle n’a été
démolie qu’après 1850.

Archives départementales antérieures à 1790 par M. ARMAND BÉNET.
Extrait:
1712. Bonneville – la – Louvet. Délibération du bureau des pauvres , assemblé au palais épiscopal , concernant l’assignation commise aux administrateurs par Laurent Durand et Laurent Ridel , pour être partie intervenante au procès pendant au bailliage de Pont-Audemer entre eux et Jacques Daufresne, clerc , titulaire de la chapelle St -Louis de Bonneville – la – Louvet, pour faire valoir les baux à eux faits des dimes de la dite chapelle .

Le régime de la liberté des cultes dans le département du calvados pendant la première séparation – RAOUL PATRY.
Extrait:
Adrien-Eustache Brassy, originaire de La Louvet, canton de Blangy, est arrêté ; son cas est tout à fait exceptionnel, Brassy vient d’être ordonné prêtre par un évêque réfractaire a dans les moments critiques qui ont précédé le 18 fructidor ; il n’était donc pas astreint aux serments de 1790 et de 1792, ni à la déclaration de l’an IV, il n’exerce pas et en conséquence n’a pas à prêter le serment du 19 fructidor, mais c’est un sujet dangereux et son ordination par un évêque réfractaire le rend très suspect. Le commissaire Lévêque en réfère à l’administration centrale pour régler ce cas non-prévu par la loi ; le département fort embarrassé consulte le ministre de la police.

3 – Archives SHL :

– Dossiers « Lieux A à K » 6- Bonneville la Louvet; arrêt du Parlement de Rouen, 11 décembre 1598.

Par. de Notre-Dame,
patr. le prieur de Sainte-Barbe.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Honfleur.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-Audemer,
sergent. de Petit-Moyard.
Anc. bar. Chapelles Saint-Nicolas, Saint-Julien, Saint- Martin -du- Mont- Fouqueran, Saint-Louis, Notre-Dame-des-Tôtes, Saint Jean-des-Gastines.
En 1598, on trouve mention du fief de la Morsanglière ou Morsandière sis à Bonneville-la-Louvet.

Charles VASSEUR « Doyenné d’HONFLEUR »

– Election de Pont Audemer – sergenterie de La Londe.
1 feu privilégié 58 feux taillables
– sous l’invocation de Notre Dame
– Patronage:
16e et 18e : Prior S.Barbara
Curé:
Josset 1742/1787
– Capella St Ludovici in parochia de Bonavilleta
– Patronage:
14e et 18e : Abbas de Cormeliis

(Il y avait en outre 3 clérimoines attachés à cette chapelle à la nomination du même patron.)
– Notre-Dame des Tôtes à Bonneville la Louvet.
– En 1200 il y avait deux chapelles dédiées à St Nicolas et à St Julien.
– Chapelle St Martin du Mont Fouqueran
Cette chapelle paraît être le prieuré de Bonneville la Louvet qui dépendait du prieuré de Ste Barbe. Il était d’un revenu de 600 ou 700 livres et le Prieur de Ste Barbe était patron. Aussi trouve-t-on des documents historiques sur cette chapelle dans le cartulaire de ce monastère (voir Ste Barbe).
Ruisseau : Doytum de Merderel
– Insinuations
– Description de l’église du 17 décembre 1857 et une autre signée Pannier.
– Description de la cloche
1703 – Jacques Blourg, prêtre prieur du Mont Fouqueran et curé de ce lieu m’a bénite, Messire Jacques de Vipart, marquis de Silly et Noble Dame Marie Magdeleine de Bossered, femme de feu Messire Henry de St Pierre, chevalier, seigneur de St Julien, m’ont nommée Marie.
Jean Auboult, fils de feu Messire Louis Auboult…Bailif de Cormeille, trésorier
Jean Aubert de Lisieux m’a faite
– Il y a dans la paroisse de Bonneville la Louvet, doyenné d’Honfleur, une fontaine remarquable et qui mérite d’avoir place en notre carte, elle est éloignée du Prieuré de 12 ou 15 portées de fusil et à son nord-est. Le ruisseau en passe au-dessous du prieuré du côté de Cormeilles et va tomber dans la grande rivière au grand moulin à 8 ou 10 portées de fusil au-dessus de son embouchure. Il y a sur ce ruisseau là, un autre moulin qu’on appelle le Petit Moulin.
(Lettre de Monsieur de Cabourg à d’Auville datée de Pierrefitte) ………..
….La Fontaine dont je vous parle ci-dessus s’appelle la Fontaine aux Ducs.
Papiers de d’Auville cédés par moi à la Ste Historique de Lisieux en 1872.
– Prieuré de Montfouqueron
Sur un coteau qui forme promontoire dans la vallée, à droite de la Rivière et dans les limites du territoire de la commune de Bonneville, se trouve un groupe de bâtiments environnés de verdure, c’est ce qui reste du Prieuré de Montfouqueron, dépendant de l’Abbaye de Ste Barbe en Auge. La chapelle est détruite.
Ce prieuré a été fondé par les Louvet, seigneurs de Bonneville antérieurement au 13e siècle..
Dans les chartes de Ste Barbe, possédées par les archives du Calvados et inventoriées par Monsieur Lechaudey d’Anisy, on trouve que Rotrou, archevêque de Rouen, déclara qu’en présence des hommes du Roy, Henry Louvet déposa entre ses mains les droits qu’il avait ou disait avoir sur la chapelle de St Martin du Montfouqueron, qu’Arnoul, évêque de Lisieux avait déjà donnés au prieuré de Ste Barbe.
Ce même Henry de Louvet donna aussi à Ste Barbe le droit de présentation à la cure de Ste Marie de Bonnevillette, se réservant seulement la chapelle de St Julien, située près de la même église, réserve qui n’eut pas longtemps son effet. Car Guillaume, évêque de Lisieux, en confirmant le droit de patronage précédent, donna en même temps au prieur de Ste Barbe celui de la chapelle de St Julien.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants et l’on voit à l’envi tous les tenanciers des seigneurs de Bonneville partager leurs biens avec les moines de Ste Barbe et du Montfouqueron.
Raoul Bengare donne tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu de Faucq, situé à Bonnevillette.
Mathieu de Faucq, à son tour, donne une pièce de terre, située entre celle des Chanoines et la Querière du Bois d’Or, et en 1231, il confirme une donation faite par Raoul Belanger ou Beranger de toutes les terres de son domaine, situées dans la paroisse de Ste Marie de Bonnevillette.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants et le prieuré était florissant au moment où la Révolution de 1793 éclata. Ses terres furent aliénées, mais les bâtiments étaient réservés et il n’y a pas trente ans qu’ils ont, à leur tour, passé dans des mains laïques.

Relevé d’une inscription.

SHL. FONDS STURLER:
24 S
Église de Bonneville-la-Louvet décembre 1961:
extérieur église 2 pellicules.
intérieur église 2 pellicules
entrée église 2 pellicules.
31 B
Bonneville-le-Louvet église mars 1964
50 L
Le Cadeau à Bonneville-le-Louvet jan 75
présentation bijoux en argent 14 pellicules.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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