BONNEVILLE LA LOUVET



NOTES sur BONNEVILLE-LA-LOUVET – 14

Bonavilla louveti – Bonavillata la Lovet – Bonnevillette – Bonneville la Louvette
Bonneville-la-Louvet ou Bonnevillette canton de Blangy.
Sancta Maria de Bona Vileta, de Bonevilete, 1160 (ch. de Sainte-Barbe, n° 33).
Bonavilleta, 1200 (ibid. n° 116).
Bonnevillula Louvette, 1253 (ibid. n° 174).
Bonavilla Louveti, bonavillula
Bonaviletta la Lovet, XVe et XVIe (pouillé de Lisieux, notes, p. 37 et 41 ).

Bonneville-la-Louvet, Bonavillela, N.-D., prieuré augustin de Ste-Barbe-en-Auge, diocèse de Lisieux,
auj. Bayeux, archidiaconé de Pont-Audemer, cant.Blangy, arrond. Pont-l’Évêque, Calvados.
BEAUNIER-BESSE,VII, 205. — LONGNON, II, 253. — PIEL, Invent.

Hameaux de BONNEVILLE-LA-LOUVET:
Bosquiers (Les), Côte-Hinault ou (Hinout) (La), Cour-Bosquier (La), 1540 (papier terrier de Falaise).], COUR-CALLEE (LA), Cour-du-Bourg (LA), Cour-du-Marais (LA), Cour-Rouelle (LA), Cour-Saint-Nicolas ( LA ) Cour-Thinon (La)Jouannerie (LA), Mare-Sanglière (LA), Menellerie (LA), Monts (Les), Moulin-Hellain, Petitière (La), Pipardière (La), Saint-Louis(LE) quart, [TÔTES (LES), h. et chapelle], Vallée-Fontaine (LA) q, Vaux (Les), Vieille-Cour (LA),Vivier (LE) ou (Lieu Vivier), Chapelle Saint Jean – Chapelle Saint Louis – Les Déserts –
Sous le Bois l’Evêque – Les Garennes – Cour Hache- Cour Fils – Cour Nicolas – Moretti (La) – Passaventière (La) – Cour Quesnel – Quartier de la Croix Hauville – Maillot Ferme et Château – Cour Durand – Quartier du Prieuré – Chapronière (La) – Les Entre Deux Chemins –

Au mois de juillet 1295, Mgr d’Asnières fieffa à Thomas de Cormeilles un bois appelé le Bois-Louvet, sis en la paroisse de Bonneville, par 9 livres 10 sous de rente foncière, payable, tant à lui qu’à ses successeurs en l’Evêché; le contrat en fut ratifié par le doyen et le chapitre de l’église cathédrale, le 1296. vendredi avant la Toussaint de l’année suivante.

[Guillaume d’Estouteville: On lit, dans Moréri, que notre Prélat avait eu de la succession de son père les châtellenies de Courtonne et de Bonneville. Cela ne se peut : celle de Courtonne avait été acquise par Mgr Adhémar Roberti, qui l’avait donnée à l’Evêché; et M. d’Estouteville acheta lui-même celle de Bonneville.
Pâques 1597, Cette même année, notre Evêque acheta de la reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d’Anjou, etc., et de Charles II, son fils puîné, la terre et châtellenie de Bonneville-la-Louvet, en circonstances et dépendances, par le prix de 1,500 livres tournois, à charge d’en laisser jouir, leur vie durant, Jeannet et Jeannin d’Estouteville.
Enfin, notre vertueux Evêque, plein de zèle pour l’avancement de la jeunesse de son Diocèse, désirant affermir l’établissement d’un collége que Mgr
Guy d’Harcourt avait commencé à Paris, pour ceux de ses diocésains qui désireraient y apprendre les belles-lettres et la théologie, donna, par son
testament du mois de décembre 1414, les maisons qu’il avait acquises près de l’abbaye de Sainte Géneviève, pour y placer le collège établi par Mgr d’Harcourt, qui, jusque-là, n’avait eu d’autre local qu’une maison à loyer dans la rue des Prêtres-Saint-Séverin, proche le presbytère. Mgr d’Estouteville donna encore , pour cette fondation, la terre de Bonneville-la-Louvet, qu’il avait acquise de la reine de Jérusalem et de Sicile, à condition que ce collége porterait le nom de Torcy, qui fut changé depuis en celui de Lisieux, sous lequel seul il est à présent connu.] [Mgr le Cardinal d’Annebaut: Mais ce fut en faveur de l’église cathédrale de Lisieux qu’il donna la plus grande preuve de sa générosité, à l’occasion du désastre arrivé à cette église
le 17 mars 1554.
La grande tour de cette église tomba, et causa beaucoup de dommages aux édifices circonvoisins, et surtout à la nef de l’église et aux voûtes, depuis la chapelle de Saint-Augustin jusqu’à celles de Saint-Denis et de Saint-Taurin, et rompit les arcs-boutans du côté du palais épiscopal.
Notre généreux Prélat se fit un devoir de contribuer à la réparation de cette tour et
de tout le dommage que sa chute avait occasionné ((Papiers de Lisieux). Dans ce dessein, il donna
à la fabrique de la cathédrale la terre de la Couyère, sise en la paroisse de Bonneville-la-Louvet et aux environs (laquelle lui était, dit-on, revenue par confiscation) avec permission d’en vendre les bois et d’en constituer le produit au profit de la fabrique, à condition que le revenu de la terre, et de la rente qui serait créée du prix de la vente des bois, serait employé à la réédification de la tour et aux réparations de l’église.]

l456. 6 JUILLET. – Guillaume Besongue, de Bonneville-la-Louvet, prend et recueille de Mg une pièce de terre, par 4l. l0 s. 4 d. 2 capons demy l géline et l0 l. 4 s.

BONNEVILLE-LA-LOUVET.
No l – fo 220, v°.
l367. 2 AoUT.- Maitre Bertran de Chenac, Procureur de Messire Guy de Chenac,
Chevalier, baille à ferme à Jean de Lavallée, Ecuyer, toutes les rentes, terres et re
venus quelz conquez appartenans au dit Chevalier, assis à Bonneville et environs,
avec le moulin et autres choses, ainsi que la Dame de la Saucée les tenait, par 60 l.t.
de ferme chacun an, le tout chargé de redevances envers l’Evêque et le Chapitre.

N° 2- f° 221.

1397. 25 MARs. – Richart de Cormeille tient de Mg de Lisieux une tasse de bois assise à Bonneville. Les officiers du Roi, qui avaient mis et pris icelui bois en la main du Roi, en levèrent la main, et lui donnèrent congé de le vendre.
No 3 – fo 222, v°.
1286.- Henri Louvet quitte à Mg de Lisieux le moulin de Relegate ou Rislegate, et les moultes sèches et mouillées, etc.
No 4 — f° 223.
1369. 2 JUILLET.- Jean de Lavallée fieffe le dit moulin de Mg » par l0 l. de rente.
No 5-fo 223, v°.
1426.30 MARs.-Jean Chirart fieffe de Mg » de Lisieux une pièce de terre à Bonneville, par 6 sols de rente.
No 6 – fo 224, r°.
1431. 24 JUILLET.-Robin le Vanier de Bonneville fieffe de Mg de Lisieux une pièce de terre, nommée les Motez, par l0 sols de rente.
1292. – Rogier de Berengreville, Ecuyer, et sa femme, vendent à Mg » de Lisieux 60 sols de rente, moitié de 6 l., que mon dit Seigneur leur fesait sur le moulin de Relegate .
N° 8 – f 225, r .
1294. – Lettre en latin, devant l’official de Bayeux, comme la femme du dit Beren
greville ratifia tout et eut agréable la dite vendition.
No 9-f 225, r°.
l307.- Procès étant entre Mg de Lisieux et Benard Espée, Ecuyer, pour ce quele dit Ecuyer voulait faire édifier un moulin ès fiefz de Bonneville, lettre par laquelle
il renonça au dit droit de moulin et le quitta à l’Evêque.
No 10 – fo 226, v .
l453. ll SEPTEMBRE. – Périn Fouquet prend à fieffe de l’Evêque une pièce de terre à Bonneville, par l5 sols et 20 capons de rente.
N° l l – f° 226, r° 228
l434.29 AvRIL. – Vidisse des lettres de transport et vendition de l’usufruit de la Baronie de Bonneville-la-Louvet, faits par la Reine de Jérusalem et de Sicile, Duchesse d’Anjou, Comtesse de Provence, de Forcalquier, du Maine, de Roucy et de Pyenont, et Messire Charles, Prince de Tarente, second fils de la dite Dame et de feu Messire Louis, jadis Roi des dits Royaumes, Duc et Comte, etc., à Johannet d’Estouteville, Conseiller du Roi, et à Johannin d’Estouteville, son frère, varlet tranchant d’icelui Seigneur, et la vie d’eux et de celui d’eux qui plus vivra tant seulement ; pour le prix et somme de 500 l. tournois monnoie courante à présent le franc d’or du coing du Roi pour 20 solz tournois. En témoin de quoi le Garde de la Prévôté de Paris a mis le scel à la relation des deux notaires de Paris qui ont fait l’acte, l’an l397, le 6 juillet, signés J. Chastemier et Manessier.
No 12 – f° 228, ro, 230.
Cette pièce paraît transcrite deux fois de suite, c’est-à-dire que la deuxième est du 7 juillet et contient vente de la nue propriété à l’Evêque seul, par 1,500 l. sauf l’usufruit de ses deux frères qu’il doit supporter.

1 – Bibliographie.
2 – Références historiques :
3 – Archives SHL :

1 – Bibliographie.

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 391

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 222.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

PONSOT Philippe, Bâtiments et équipements des usines à huile du Calvados: 1785-1883 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, n° spécial, 1990, pp. 347-362, carte, fig.
Manneville-la-Pipard, Fierville-les-Parc, Honfleur, Quetteville, Les Authieux-sur-Calonne, Surville, Bonneville-la-Louvet

Voir :
Fontaine la Louvet
Annuaire Normand 1866 p.105
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXVI p 316 et 366
Congrès archéologique 1870 p 102
Formeville Tome I – Tome II p 108 , 147, 149, 154 et 219

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
Bonneville-la-Louvet, Bonavilla Louveti, Bonavilleta la Lovet, Bonnevillette, Bonneville-la-Louvette.

Bonneville est une localité ancienne qui a toujours eu de l’importance. Elle doit son surnom à une famille Louvet, connue dans l’histoire de Normandie.
L’église remonte au commencement du XIIIe. siècle. Elle est située sur la rive gauche de la Calonne, et tout près de ce cours d’eau.
Une massive tour carrée, construite en moyen appareil, forme avant-corps sur le mur occidental. Elle est flanquée, sur chaque face, de deux contreforts qui n’ont pas moins de 6 pieds de saillie à la base. Il faut, toutefois, en excepter la face du nord (celle qui regarde la rivière); on n’y voit qu’un seul contrefort; l’autre, celui qui devrait se trouver dans l’angle contre la nef, est remplacé par une tourelle carrée qui contient l’escalier. La base s’ouvre en trois :arcades ogivales qui forment porche devant la porte de la nef.
Ces trois arcades, qui sont semblables, n’ont pour voussures que des claveaux, disposés en retraite l’un sur l’autre, simplement épannelés. Ils retombent sur des faisceaux de trois colonnettes demi-engagées, dont les chapiteaux sont remplacés par de simples bagues, semblables aux annelures des colonnes de transition, composées de trois moulures dont l’intermédiaire est la plus saillante.
L’étage supérieur est seulement percé d’étroites ouvertures rectangulaires, simples meurtrières qui donnent, de loin, à ce clocher l’aspect d’un donjon. Une corniche à modillons fort simples termine la construction de pierre, que surmonte un beffroi carré recouvert maintenant d’ardoise, autrefois d’essente, avec des ouvertures trilobées sur chaque face et une pyramide obtuse, aussi en charpente, au sommet de laquelle s’épanouit, au lieu de croix, un bel épi en plomb repoussé, à larges feuilles frisées, qui date, comme les parties sur lesquelles il s’appuie, du milieu du XVII. siècle.
La porte de la nef, qui s’ouvre sous le porche, consiste en une grande ogive à tympan plein, dans laquelle sont percées deux baies carrées, séparées par un trumeau de pierre.
Les deux murs latéraux ne sont point symétriquement percés.
Des quatre travées qui subdivisent leur longueur, deux seulement sont visibles du côté du nord. Elles sont construites en blocage entremêlé de petit appareil irrégulier. Trois contreforts saillants, refaits au XVIe. siècle, les contre-buttent.
Dans chacune de ces deux travées s’ouvre une lancette.
Une large chapelle seigneuriale a pris la place des deux travées supérieures. Elle date du XVIe. siècle. Son pignon est soutenu par trois contreforts, dont deux disposés sur les angles. La lumière est répandue à l’intérieur par deux fenêtres flamboyantes, semblables entre-elles. Le mur qui regarde l’occident n’a point de traces d’ouverture; dans celui qui fait face à l’orient était une fenêtre, aussi flamboyante, qui se trouve maintenant bouchée.
Cette chapelle surajoutée est rejointe au mur du choeur par un raccordement de fausse équerre où l’on avait pratiqué une petite porte, maintenant bouchée.
Le mur de la nef, qui regarde le midi, est construit de la même manière que celui du nord, seulement il est libre dans tout son développement, et soutenu par cinq contreforts du XIIIe. siècle, qui ont subi quelques retouches postérieures.
Les quatre lancettes qui sont symétriquement ouvertes de ce côté sont semblables à celles du côté nord.
Le choeur est en retraite sur la nef. Les murs latéraux sont en blocage. On y voit un gros contrefort au nord, trois autres au midi, qui tous datent du XIIIe. siècle, mais ont été retouchés au XVII. Les quatre fenêtres, placées une dans chaque travée, tant au nord qu’au midi, sont aussi des lancettes qui datent bien certainement de la construction primitive; mais elles ont été mutilées à une époque postérieure et n’offrent plus maintenant le moindre caractère architectonique.
Elles reposent sur une moulure continue formant larmier.
La sacristie cache une partie du mur du nord. Au midi s’ouvrait une petite porte ogivale. Son archivolte se composait d’un tore avec larmier que recevaient deux colonnettes dont les chapiteaux, maintenant très-frustes, étaient sculptés l’un de crossettes, l’autre de feuilles de vigne ou de lierre. La baie était aussi ogivale, disposition peu commune.
Deux demi-sphères en creux servent d’ornement aux claveaux.
Le chevet est un mur droit. La fenêtre en a été bouchée.
Elle était très-large et ne datait que du XVe. ou du XVIe. siècle, car elle est garnie d’un tracerie flamboyante.

Intérieur.
— Nef.- Sous les fenêtres, qui sont régulièrement ouvertes, ainsi qu’on l’a vu, règne une série d’arcatures ogivales dont les moulures ont presque un aspect prismatique qui porterait à ne les faire dater que du XVI. siècle. Elles doivent pourtant appartenir à la construction première. Elles sont portées par des culs-de-lampe sans sculptures. La voûte est en bois, avec poutres apparentes, dont plusieurs sont sculptées de rageurs ou engoulements.
Sous les poinçons sont des écussons dont voici le dessin. C’est un beau spécimen des voûtes en bois du XVI. siècle. Les sablières sont également sculptées : elles offrent des figures en relief plus ou moins grotesques.
La voûte de la chapelle seigneuriale est semblable à celle de la nef et doit être l’oeuvre du même ouvrier. Sur le pilier de bois qui sert à soulager les pièces transversales, au milieu de l’ouverture de la chapelle sur la nef, on lit une inscription en caractères singuliers
qui donne la date du travail et les noms des trésoriers qui y présidèrent, du moins leurs initiales (V. le fac-simile ci-joint).
Il ne reste à signaler, dans la nef, qu’une petite piscine ogivale assez grossière, pratiquée dans le mur du midi.
L’arc triomphal date du XIIIe. siècle. 11 est ogival : on y a fait des retouches au XVe. siècle, date qu’il faut attribuer au pilier informe et trapu du nord, avec sa base octogone, tandis que derrière le haut retable du petit autel du midi se trouve encore le faisceau des colonnettes primitives, bien frustes, il est vrai, avec deux chapiteaux mutilés.
Le choeur n’offre rien de saillant à l’oeil. Le maître-autel est moderne ; les murs sont proprement blanchis ; la voûte à lambris a été refaite à neuf tout récemment.
Rien, dans le mobilier, ne peut fixer l’attention.
Le clocher renferme une cloche assez considérable, puisqu’elle mesure 1 mètre 30 centimètres de diamètre. Elle est du fameux fondeur Jean Aubert, de Lisieux. Elle porte sur son pourtour l’inscription suivante :


1703. IACQVE LE BOVliG PBre PRIEUR DV MONT FOUQVERAN ET CURE
DE CE LIEV MA BENITE. MESre IACQUE DE VIPART MARQVIS DE SILLY ET
NOBLE DAME MARIE MACDELEINE DE BOSSERED FEMME DE FEU MESre HENRY
DE St PIERRE CHLr SGr DE St JVLIEN MONT NOMMEE MARIE IAEN AUBOVLT
FILS DU FEV Me LOVIS AVBOVLT ADt BAILIF DE CORMEILLE TRESORIER
IEAN AVBERT
DE LISIEVX
MA FAICTF.

L’église était, comme la cloche, sous l’invocation de Notre-Dame. Elle dépendait du doyenné d’Honfleur, malgré sa proximité de Cormeilles, chef-lieu d’un doyenné lui-même.
Le patronage appartenait au prieur de Ste.-Barbe-en-Auge; mais l’abbé de Cormeilles présentait à une chapelle de St.-Louis, située dans cette même paroisse, et à laquelle étaient attachés trois clérimonies. Les pouillés mentionnent encore sur le même territoire des chapelles dédiées à saint Julien, à saint Nicolas, la chapelle de St.-Jean-des-Tôtes ou St.-Jean-des-Gastines et celle de Notre-Dame-des-Tôtes, sans
parler de celle de St.-Martin du Montfouqueran qui avait une toute autre importance. C’était un prieuré. Elle était parfaitement située sur un coteau qui forme promontoire, dans la vallée, à droite de la rivière, où se voit encore un groupe de bâtiments environnés de verdure.

Prieuré de Montfouqueran.
— Ce prieuré devait sa fondation aux Louvet, seigneurs de Bonneville, antérieurement au XIII°. siècle. Dans les chartes des Archives du Calvados, inventoriées par M. Léchaudé-d’Anisy et attribuées à Ste.- Barbe, on trouve une déclaration faite par Rotrou, archevêque de Rouen, de la renonciation, entre ses mains, par Henri Louvet, des droits qu’il avait, ou disait avoir, sur la chapelle de St.-Martin du Montfouqueran, qui avait été donnée par Arnoult, évêque de Lisieux, à l’abbaye de Ste.-Barbe. Arnoult vivait à la fin du XIIe. siècle. Ce fut ce même Henri Louvet qui aumôna à Ste.-Barbe le droit de patronage de la cure de Notre-Dame,ne se réservant que la chapelle de St.Julien, située près de la même église. Cette réserve ne fut pas de longue durée ; car Guillaume, évêque de Lisieux, en confirmant la donation du patronage, y joint celui de la chapelle de St.-Julien.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants, et l’on voit tous les tenanciers du seigneur de Bonneville partager à l’envi leurs biens avec les religieux de Ste.-Barbe et du Montfouqueran.
Raoul Bérenger donne tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu du Faulq.
Mathieu du Faulq, à son tour, aumône une pièce de terre, située entre celle des chanoines et la Querière du Bois-d’Or, tout en confirmant la donation de Raoul Bérenger, son homme (1231).
Le prieuré était florissant au moment où éclata la Révolution de 1793. Ses terres furent aliénées. Les bâtiments avaient été réservés : il n’y a pas trente ans qu’ils ont, à leur tour, passé dans le domaine privé.

Château.
—Il existe une motte féodale avec fossés, à peu de distance de l’église et sur la même rive de la Calonne (Bulletin monumental,t.II,p.246). Était-ce l’ancien château de bois des Louvet? Henri Louvet, qui figure dans les actes relatifs au Moutfouqueran, que je viens d’énumérer, eut trois fils : Geoffroy, ou Godefroy, Robert et Galeron. Le premier lui succéda dans la terre de Bonneville ; il vivait en 1200. Il eut un fils qu’il nomma Henri, comme son aïeul, qui fut qualifié chevalier.
Bien que la Recherche de Montfaut ne parle point de cette famille, elle n’était pas encore éteinte au XVIe. siècle; car, dans la production faite devant les élus de Lisieux en 1540, Guillaume de Livet, ou Louvet, sieur de la Cour d’Asnières et de Bonneville, vante un aveu de la terre de Bonneville, baillé en 1388 par Jean de Livet, dont il justifia sa descente.
Il y a aussi à Bonneville un fief de la Morsanglière : j’en ignore la situation ; mais voici un document qui s’y rapporte et qui présente quel-qu’intérêt. C’est le résumé d’un arrêt rendu sur une prétention à la préséance, entre deux gentilshommes de la paroisse :
« Entre Charles de Saint-Pierre, sieur de Vassi et de Maillot, appelant et en principal demandeur en lettres, pour être maintenu lui, la demoiselle sa femme et leur famille, aux honneurs de préférence et prérogative en l’église de Bonneville-la-Louvet, au-devant des tenants du fief de la Morsanglière, et défendeur, d’une part, et Catherine Auvray, demoiselle, veuve de Jean Hamel, vivant sieur dudit lieu de Morsanglière, pour elle, Françoise et Marguerite Hamel, demoiselles, ses filles, jointe demoiselle Jeanne Coudehart, mère dudit défunt Hamel, anticipante, et audit principal opposante, et prétendant lesdits honneurs et préférence leur devoir être déférés, au préjudice dudit sieur de Saint-Pierre et sa femme d’autre part. Vu les généalogies de noblesse des parties, la Cour a mis l’appellation et ce dont est appelé, au néant; et en amendant le jugement, faisant droit au principal, et droits d’honneur et préséance respectivement prétendus par lesdites parties en ladite église de Bonneville, a ordonné et ordonne que les hommes marcheront et auront la préséance au devant des femmes et que les plus anciens d’âge tant entre lesdits hommes que femmes préféreront, et sans dépens».
« A Rouen, le onze décembre mil cinq cent quatre-vingt dix-huit». » (Mémoires du clergé, t. III, p. 1272-1273.)
Bonneville-la-Louvet dépendait de l’élection de Pont-Audemer, sergenterie de la Lande. Il y avait 1 feu privilégié et 58 feux taillables.

BONNEVILLE·LA-LOUVET. – Motte entourée de fossés à peu de distance de l’église, sur la rive gauche de la Calonne (1). On doit citer en outre les noms de lieu suivants: « L’Herbage de la Barre « , « Les Motte, Le Pré Catillon, Cour Salles, Le Parquet (2).
(1) Caumont, Cours, V, p. 113 ; Stat .Mon, IV, p. 401 ; C.A.F, 1870, p. 102. – Doranlo, Camps, p. 804.
(2) Marie, Monogr, de Bonneville-la-Louvetet, .s.d. (vers 1885), mss. Archiv.du Calv.
– Château de bois, motte et fossés à peu de distance de l’église sur la rive gauche de la Calonne 10 ou 11e siècle. (Bulletin monumental,t.II,p.246)

Images Géoportail

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Références historiques :
Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
1386 16 mai
Information de Jean des Wys, vicomte de Pont-Authou, sur la valeur des biens et du revenu des enfants mineurs de Robert Capperon, chevalier, mort au retour des Flandres: fief de « la Gayerie », à Lieurey, du « Blohyouly » à Bois-Hellain, de la Capperonnière, à Bonneville-la-Louvet, de la Vallée à Hecmanville, de la Cour-du-Bosc à Pierrefitte-en-Auge.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 197-199.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 20.

1452 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus ( Cart. lexov., f° 12, verso :
 » Ledit évêque tient sept fiefs et demi de chevalier assis au bailliage de Rouen, en la vicomté et chastellerie de Pont-Audemer, et anciennement avoient esté en ressort de la vicomté de Pont-Autou et chastellerie du Pont-de-l’Arche qui soulloit estre du Pont-Audemer, desquels fiefs ledit Evesque tient ung en sa main assis en la paroisse de Bonneville-la-Louvet et environ que soulloit tenir Monseigneur d’Anjou nommé le Fieu de Bonneville.
= Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux I, ccccliij .p. cccclv

1463 Recherche de Montfaut
47. Jean de Farcy, Bonneville-la-Louvet,
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE .- Recherche de Montfaut Caen 1818, in-8°.

1475 – Lisieux
Nicolas Ier Le Vallois ( fils de Guillaume) fait une fondation en l’église Saint-Jacques en 1475 possesseur des seigneuries du Mesnil-Guillaume, de Putôt, de Bonneville-la-Louvet, et de la Rosière.
= G. HUARD – essai de topographie lexovienne p. 53

1508 15 janvier – Lisieux
 » VII.- Pierre Rioult … il fut marié deux fois: sa première femme, dont on ne retrouve pas le nom, mourut sans postérité avant le 31 octobre 1506, date où il constitua une rente pour s’acquitter d’une somme peu importante qu’il avait reçue comme denier dotal d’un parent de la défunte, Jean Le Vallois, fils d’Etienne et petit fils de Guillaume, seigneur de la Rozière et de Bonneville-la-Louvet (La famille Le Vallois est originaire de la vavassorie de la Valloiserie, à Saint-Germain-la-Campagne. Armes: d’azur au chevron d’argent et à trois croissants d’argent.) . Il effectua le rachat de cette rente entre les mains des tuteurs d’un neveu, héritier de Jean Le Vallois, le 15 janvier 1508 (n.s.).
= Tabel. de Lisieux, 1506. Lailler et Dandois, tabellions. Etude de Me Delarue, notaire. Cité par Louis RIOULT de NEUVILLE Généalogie de la famille de Rioult avec les preuves à l’appui Besançon, Joseph Jacques, 1911, in-8°, 90 p.; pp. 50-51.

1F113 – 1646 et 1664
Prieuré de Montfouqueran dédié à Saint Martin. (Bonneville la Louvet) divers actes

1765. – Archives SHL.
1F536 : 1755 : aveu au principal du collège de Lisieux, terres sises à Bonneville La Louvet.

1848.
1F802 : 1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St. Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.

3 – Archives SHL :

– Dossiers « Lieux A à K » 6- Bonneville la Louvet; arrêt du Parlement de Rouen, 11 décembre 1598.
– Archives NEDELEC Communes

Par. de Notre-Dame,
patr. le prieur de Sainte-Barbe.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Honfleur.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-Audemer,
sergent. de Petit-Moyard.
Anc. bar. Chapelles Saint-Nicolas, Saint-Julien, Saint- Martin -du- Mont- Fouqueran, Saint-Louis, Notre-Dame-des-Tôtes, Saint Jean-des-Gastines.
En 1598, on trouve mention du fief de la Morsanglière ou Morsandière sis à Bonneville-la-Louvet.

Charles VASSEUR « Doyenné d’HONFLEUR »

– Election de Pont Audemer – sergenterie de La Londe.
1 feu privilégié 58 feux taillables
– sous l’invocation de Notre Dame

– Patronage:
16e et 18e : Prior S.Barbara

Curé:
Josset 1742/1787

– Capella St Ludovici in parochia de Bonavilleta
– Patronage:
14e et 18e : Abbas de Cormeliis

(Il y avait en outre 3 clérimoines attachés à cette chapelle à la nomination du même patron.)
– Notre-Dame des Tôtes à Bonneville la Louvet.
– En 1200 il y avait deux chapelles dédiées à St Nicolas et à St Julien.
– Chapelle St Martin du Mont Fouqueran
Cette chapelle paraît être le prieuré de Bonneville la Louvet qui dépendait du prieuré de Ste Barbe. Il était d’un revenu de 600 ou 700 livres et le Prieur de Ste Barbe était patron. Aussi trouve-t-on des documents historiques sur cette chapelle dans le cartulaire de ce monastère (voir Ste Barbe).
Ruisseau : Doytum de Merderel
– Insinuations
– Description de l’église du 17 décembre 1857 et une autre signée Pannier.
– Description de la cloche
1703 – Jacques Blourg, prêtre prieur du Mont Fouqueran et curé de ce lieu m’a bénite, Messire Jacques de Vipart, marquis de Silly et Noble Dame Marie Magdeleine de Bossered, femme de feu Messire Henry de St Pierre, chevalier, seigneur de St Julien, m’ont nommée Marie.
Jean Auboult, fils de feu Messire Louis Auboult…Bailif de Cormeille, trésorier
Jean Aubert de Lisieux m’a faite
– Il y a dans la paroisse de Bonneville la Louvet, doyenné d’Honfleur, une fontaine remarquable et qui mérite d’avoir place en notre carte, elle est éloignée du Prieuré de 12 ou 15 portées de fusil et à son nord-est. Le ruisseau en passe au-dessous du prieuré du côté de Cormeilles et va tomber dans la grande rivière au grand moulin à 8 ou 10 portées de fusil au-dessus de son embouchure. Il y a sur ce ruisseau là, un autre moulin qu’on appelle le Petit Moulin.
(Lettre de Monsieur de Cabourg à d’Auville datée de Pierrefitte) ………..
….La Fontaine dont je vous parle ci-dessus s’appelle la Fontaine aux Ducs.
Papiers de d’Auville cédés par moi à la Ste Historique de Lisieux en 1872.
– Prieuré de Montfouqueron
Sur un coteau qui forme promontoire dans la vallée, à droite de la Rivière et dans les limites du territoire de la commune de Bonneville, se trouve un groupe de bâtiments environnés de verdure, c’est ce qui reste du Prieuré de Montfouqueron, dépendant de l’Abbaye de Ste Barbe en Auge. La chapelle est détruite.
Ce prieuré a été fondé par les Louvet, seigneurs de Bonneville antérieurement au 13e siècle..
Dans les chartes de Ste Barbe, possédées par les archives du Calvados et inventoriées par Monsieur Lechaudey d’Anisy, on trouve que Rotrou, archevêque de Rouen, déclara qu’en présence des hommes du Roy, Henry Louvet déposa entre ses mains les droits qu’il avait ou disait avoir sur la chapelle de St Martin du Montfouqueron, qu’Arnoul, évêque de Lisieux avait déjà donnés au prieuré de Ste Barbe.
Ce même Henry de Louvet donna aussi à Ste Barbe le droit de présentation à la cure de Ste Marie de Bonnevillette, se réservant seulement la chapelle de St Julien, située près de la même église, réserve qui n’eut pas longtemps son effet. Car Guillaume, évêque de Lisieux, en confirmant le droit de patronage précédent, donna en même temps au prieur de Ste Barbe celui de la chapelle de St Julien.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants et l’on voit à l’envi tous les tenanciers des seigneurs de Bonneville partager leurs biens avec les moines de Ste Barbe et du Montfouqueron.
Raoul Bengare donne tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu de Faucq, situé à Bonnevillette.
Mathieu de Faucq, à son tour, donne une pièce de terre, située entre celle des Chanoines et la Querière du Bois d’Or, et en 1231, il confirme une donation faite par Raoul Belanger ou Beranger de toutes les terres de son domaine, situées dans la paroisse de Ste Marie de Bonnevillette.
Les donations continuèrent dans les siècles suivants et le prieuré était florissant au moment où la Révolution de 1793 éclata. Ses terres furent aliénées, mais les bâtiments étaient réservés et il n’y a pas trente ans qu’ils ont, à leur tour, passé dans des mains laïques.

– Extrait des chartes de Ste Barbe:

N°31 – Rotrou, archevêque de Rouen, déclare qu’en présence des hommes du Roy, Henri Louvet, déposa entre ses mains, les droits qu’il avait ou disait avoir, sur la chapelle de St Martin de Monte-Fulkeran, qu’Arnoul, évêque de Lisieux, avait déjà données eu Prieuré de Ste Barbe.
N°36 – Geoffroy Louvet, fils d’Henri Louvet, donne à l’église de St Martin de Bonnevillette, de Montfonqueray et aux chanoines de Ste Barbe, la pièce de terre qu’il possédait entre la Croix Alexandre et le Bois d’Or.
(Ces deux chartes n’ont point de date, mais elles sont du commencement du 13e siècle ou même de la fin du précédent).
N°186 –Guillaume Ciry, de Bonneville la Louvette, donne à Ste Barbe, en 1258, tous les droits qu’il avait sur le manoir de St Martin de Montfouqueran et il reçoit pour cette concession 14 livres tournoi.
N°32 bis – Henri Louvet de Bonnevillette, donne au Prieuré de Ste Barbe le droit de présentation à la cure de Ste Marie de Bonnevillette, à l’exception de la chapelle St Julien, située près de la même église.
N°33 – Guillaume, évêque de Lisieux, confirme le droit de patronage précédent.
N°34 – Guillaume, évêque de Lisieux, donne à Guillaume, prieur de Ste Barbe, le droit de présenter à l’église de Bonnevillette et à la chapelle St Julien que Robert Louvet avait réservé lors de la donation de Henri, son père.
N°37 – Raoul Bengare, donne au prieuré de Ste Barbe, tout le tènement qu’il tenait en fief de Mathieu de Faucq, situé à Bonnevillette.
N°38 – Mathieu de Faucq de Bonnevillette donne à Ste Barbe une pièce de terre située entre celles des Chanoines et la Querière du Bois d’Or.
N°94 – Raoul Belanger, donne au prieuré de Ste Barbe, toutes les terres de son domaine, situées dans la paroisse de Ste Marie de Bonnevillette.
N°135 – Mathieu de Faucq de Bonneville la Louette ou Louvette, confirme en 1231 une donation faite à Ste Barbe par Raoul Beranger.
N°151 – Mathieu de Faucq, fils de Robert de Faucq, cède en 1246 à Henri Louvet, chevalier, deux pièces de terre à Bonnevillette.
N°174 – Richard de Brévedent, chevalier, donne à Ste Barbe en 1253, une pièce de terre à Bonneville la Louvet pour un marc d’argent.

– Extrait des chartes
Louvet
Henri, d’où trois fils : Geoffroy, Robert et Galeran.
Geoffroy fut seigneur de Bonneville après son père, il vivait en 1200.
Robert eut un fils nommé Jean vivant en 1219.
– Henri louvet, seigneur de Bonneville la Louvet, fils de Godfroy.
Robert Louvet du Marais, fils de Guillaume Louvet et Campaumesnel.
Richard Louvet du Val des Rouvrais à Quettiéville.

– Recherche de Montfaut
Jean de Farcy de Bonneville la Louvet
Non noble : Thomas Maréchal de Bonneville la Louvet.
– Jacques le Bourg, prieur de Bonneville la Louvet : d’argent à la croix de gueules, cantonnée de quatre étoiles d’azur (d’Hozier 297)
– La Recherche des nobles de Lisieux nous apprend que la famille Louvet ou Livet était encore en 1388 en possession de la terre de Bonneville, car dans sa production Guillaume de Livet, seigneur de la Cour d’Asnières à St Gervais d’Asnières, non loin de Bonneville, vante un aveu de la terre de Bonneville, baillé à cette date par Jean de Livet dont il fournit sa descente.
Et encore à cette époque Guillaume se trouve ailleurs, qualifié de seigneur de Bonneville (p59)
– Entre Charles de St Pierre, sieur de Vassi et de Maillot, appelant et en principal demandeur en lettres, pour être maintenu, lui, la demoiselle sa femme et leur famille, aux honneurs de préférences et prérogative en l’église de Bonneville la Louvet, au devant des tenants du fief de Morsanglière, et défendeur, d’une part ; et Catherine Auvray, demoiselle veuve de Jean Hamel, vivant seigneur dudit lieu de Morsanglière, pour elle, Françoise et Marguerite Hamel, demoiselle, ses filles, jointe Demoiselle Jeanne Coudehart, mère dudit défunt Hamel, anticipante, et audit principal opposante et prétendante lesdits honneurs et préférence leur devoir être déférés, au préjudice dudit sieur de St Pierre et sa femme, d’autre part.
Vu les généalogies des noblesses des parties, la Cour a mis l’appellation et ce dont est appelé au néant, et en amendant le jugement faisant droit au principal, et droits d’honneur et préséance, respectivement prétendus par lesdites parties en ladite église de Bonneville, a ordonné et ordonne que les hommes marcheront et auront la préséance au devant des femmes, et que les plus ancien d’âge tant entre lesdits hommes que femmes, préféreront(1) et sans dépens.
A Rouen, le 11 décembre 1598.
(1)le mot préféreront signifie en ce lieu précéderont (Mémoires du Clergé Tome III p.1272, 1273)

Relevé d’une inscription.

SHL. FONDS STURLER :
24 S
Église de Bonneville-la-Louvet décembre 1961:
extérieur église 2 pellicules.
intérieur église 2 pellicules
entrée église 2 pellicules.
31 B
Bonneville-le-Louvet église mars 1964
50 L
Le Cadeau à Bonneville-le-Louvet jan 75
présentation bijoux en argent 14 pellicules.

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