AUVILLARS


NOTES sur AUVILLARS – 14033

Canton de Cambremer.
Auvillaria, v. 1350 ( pouillé de Lisieux p. 49).
Auvillers, XVIII siècle (Cassini).
Aitum villare. Auvillars
Auvilliers – Villarii.

Par. de Saint-Germain,
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beuvron. Gêner, de Rouen,
élect. et sergent, de Pont-1’Évêque.

Hameaux d’AUVILLARS:
Bois-Simon (Le), Botteys (LE), Bout-Fleury (LE), Chapelle-Saint-Jean (La), Corperie (La), Criperie (LA), Croix-à-la-Dame (La), Croix-des-Champs-Guillets (LA), Follebarbes (Les) Folarbes 1848 (Simon), Forge-des-Nauderies (Le), Gaillons, Gripperie (LA), [ Heudreville, f. commune d’Auvillars. Heldrevilla, 1189 (pouillé de Lisieux, p. 36, note 3). Heuderilla, 1264 (ch. de Friardel). Heudruvilla XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 26, note). ?, Julliennes (Les), Lieu Basset (LE), Lieu Catelin (LE), Lieu-Chambray (Le), Lieu-de-la-Bruyère (LE),
Lieu-Fleuri (Le), Lieu Ham (LE), Lieu-Hocquetot (LE), Lieu-la-Gonnelle (LE), Lieu-Montville (LE), Lieu-Mourelle (LE), Lieu Torel (Le), Mangeants (Les), Monceau-de-Marne (Le), Naudries (Les), Rue-aux-Renards (LA), Sauvagerie (LA), Vallée-aux-Tanneurs (LA),

Fief de haubert mouvant de la vicomté d’Auge,ressortissant à la sergenterie de ‘Pont-l’Évêque, 1389 (Brussel); 1620 (rôles de la vicomté d’Auge, p. 353).
De la châtellenie d’Auvillars relevaient les fiefs de Lannoy, de Mailloc, de la Pierre, commune de Repentigny, de Saint-Jouen, de Criçqueville (8e de fief), le petit fief d’Auvillers, à Hottot-en-Auge;
Les vavassories de Lesnaudiere, d’Héry, de Martinville, sises à Auvillers, de Bonnebosq, plein fief de haubert, 1620 (rôles des fiefs de la vicomté d’Auge, p. 353).

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
Les fiefs relevant du vicomte d’Auge immédiatement, divisés et mis par l’ordre des Sergenteries
FIEFS SITUÉS DANS LA SERGENTERIE DU PONT-L’EVÊQUE
Le fief et châtellenie d’Auvillers, assis en la paroisse d’Auvillers, plein fief de Haubert, possédé par demoiselle Louis-Marie de Myon
Dudit fief et châtellenie d’Auvillers relèvent les fiefs ci-après nommés :

  • Le fief de Lannoy, Mailloc, etc.
  • Le fief de La Pierre, l’un et l’autre assis en la paroisse de Repentigny, possédés par la demoiselle propriétaire dudit fief d’Auvillers.
  • Le fief de Saint-Jouin, assis audit lieu de Saint-Jouin, possédé par les sieurs héritiers du sieur de Silly Vippart.
  • Le fief de Saint-Aubin-de-Scellon, assis en la vicomté d’Orbec.
  • Le fief de Cricqueville, 8 de fief, assis à Cricqueville, possédé par M. le Président de Cricqueville.
    A présent ledit fief est mouvant directement du vicomte d’Auge, moyennant que ledit sieur d’Auvillers, du consentement exprès de Mademoiselle, a consenti la teneure dudit fief soit dévolute directement dudit vicomte d’Auge.
  • Le petit fief d’Auvillers, quart de fief assis à Hottot, possédé par Emile Labbey, Ecuyer.
    • la vavassorerie de Lesanaudieres, sise à Auvillers.
    • La vavassorerie d’Héry, sise audit lieu.
    • La vavassorerie de Martainville, sise audit lieu.
    • la vavassorerie de Manneville, sise à Saint-Eugène.
    • Le fief d’Asnière. assis à Champbrenard, audit lieu de Saint-Eugène .
    • le fief de Bonneboscq, assis en la paroisse de Saint-Martin dudit lieu de Bonneboscq, plein fief de Haubert, possédé par François de Guerpel, Ecuyer.
    • Dudit fief de Bonneboscq relèvent les fiefs qui ensuivent : voir Bonnebosq

1 – Bibliographie :

BODIN Pierre Docteur : Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc (église et chapelle saint Jean) Lieu-Aunay (LE),

BUREAU Dr. Jean, « Auvillars – Manoir de la Bruyère », PAR, 15, N° 1, Janvier 1965

N. CANET, « Manoir presbytéral d’Auvillars », AAN, 145, 1987 (1988), pp.38-40 ill.

CAVAL, Monographie concernant les communes d’Auvillars, Repentigny, Bonnebosq, Ms. 1886, 56 p.
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De CAUMONT Arcisse : Statistique monumentale du Calvados réédition FLOCH, tome III, page 183.

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Bonnechose, Bonenfant, Auvillars

CAUMONT Arcisse de, Abécédaire ou Rudiment d’archéologie (Architecture religieuse), 4 e édition, Paris-Caen, Derache-Hardel, 1859. In8°, 692p.

DANDURAND Michel, « Auvillars – Manoir de la Bruyère », AAN, 145, 1987(1988), pp. 38-40 ill.

DETERVILLE Philippe, Manoir presbytéral dans CDMPA, pp. 255-257.
Soubassement de pierre, étage de bois XV e -XVI e siècle ?, cheminée centrale, toit à la Mansard

Editions FLOHIC, PATRIMOINE DES COMMUNES DU CALVADOS, page 505.

FRONDEVILLE Henri de, « Les Seigneurs de la Roque et de Formentin du XIVe au XVIIIe siècle », BSHL, N° 27, 1926-1930, pp. 182-193

FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de Gautier Du Bois, Vicomte d’Auge pour la Saint-Michel 1312 adressé à Pierre De Hangest, Bailli de Rouen. Publié avec une introduction et des notes, dans Mélanges – Documents, Quatrième série, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1951, in-8°, pp.28-62 (Soc. de l’Histoire de Normandie)
Formentin.

HENRY Jacques, Sous la ramure des pommiers en fleurs. 1983, p. 89, Manoir de La Bruyère – Page 92, église – page 93, chapelle Saint Jean – page 94, motte – page 96 manoir du Lieu-Rousse.

HENRY Jacques, Un prêtre historien du Pays d’Auge: l’abbé Vallée, curé d’Auvillars, Communication SHL. 24 janvier 1961

HENRY Jacques, Notes sur le passé d’Auvillars d’après le manuscrit de l’abbé Vallée, Communication SHL, 28 mai 1968

Inventaire des Archives de la Société Historique de Lisieux (du 15 Juillet au 1er octobre 1869 – pp. 1-30) ; Octobre, Novembre et Décembre 1869 – pp. 31-55). Communication et mémoires (Mémoires de la Maison de Tournebu, M. du MESNIL-DURAND ; Notes sur Auvillars pouvant servir à compléter la Notice de M. Vallée, L. de NEUVILLE ; Plainte au gouverneur de Normandie par les habitants de Lisieux contre leur évêque – 12 août 1704, abbé LOIR (Copiée de HIPPEAU) pp. 56-57; pp. 1-14 table des noms d’hommes et de lieux des documents ci-dessus), BSHL, N os 1-2, 1869

LALUBIE Jacques, Randonnées et patrimoine en Pays d’Auge. 1.- Cantons de Dozulé et Trouville. 2.- Cantons de Pont-l’Evêque et Honfleur. 3.-Le Canton de Cambremer. Tomes 1 et 2: Heimdal, s.l.s.d. (Imp.Alençonnaise, 1983), Edit. Heimdal; Tome 3: Corlet, s.l.s.d. (Condé-sur-Noireau, Corlet, 1987), 15 x 21, 219-191-222 p.

LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial d’Art de Basse-Normandie, Printemps 1975, p. 57.

Manoir de la Bruyère : Inv. MH. 25 février 1974 : façades et toitures du manoir et du bâtiment du pressoir; pressoir proprement dit avec son mécanisme

MUSSET Lucien, « Eglise d’Auvillars », AAN, 145, 1987 (1988), pp. 38-40ill.

NAUDE des MOUTIS, Auvillars – Manoir de la Bruyère dans Grands et petits manoirs du Pays d’Auge

NODIER Charles, TAYLOR J. et DE CAILLEUX Alph., Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France par…. Paris, Firmin-Didot, 1820; rééd. 1825; rééd. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1878; rééd anastatique réduite Editions Culture et Civilisation, 1979, 3 tomes en 1 vol., 322×235, 131-190-XXXI et 141+3 p., pl. h.t.
III. – Auvillars, p. 12,

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton, dossier Monceaux.

PENAULT Pierre-Jean, « Auvillars – Manoir de la Bruyère », PAR, 30, N°12, Décembre 1980

PEREIRE A. et VAN ZUYLEN G., Auvillars – Jardins du Manoir de la Bruyère dans Jardins privés en France, Arthaud, 1984, pp. 88-93

POUGHEOL Jacques et RAULT Fernand, Promenade artistique dans le canton de Cambremer – Formentin in Canton de Cambremer, Art de Basse-Normandie, Numéro spécial, N° 42 (1967) p. 67

TREUIL-DEMARS Martine, « Les églises romanes du Nord du Pays d’Auge -Auvillars », PAR, 40, N° 9, Septembre 1990, pp. 6-15

VALLEE S. A. J., « Notes sur Auvillars ou recueil des faits qui s’y sont passés à différentes époques », Ms. édité et annoté par l’abbé G.A. Simon, La Bonne Semence, 1930, pp. 164-168; 181-184, 1931, pp.3-9; 20-22; 34-37; 52-56; 67-69; 89-90; 97-99; 181-184, 1932, 197-200;211-215; 248-250; 275-277; 291-293; 308-310; 323-325; 340-342; 355-357

VASSEUR Charles-Modeste-Victor, Rapport sur les peintures d’Auvillars, Caen, 1867. In-8°.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Note de MM. Pannier et Ch. Vasseur.

Auvillars, Altum Villare, Auvillers.

L’église d’Auvillars est bâtie dans un vallon, à 1 kilomètre environ du bourg de Bonnebosq.
Cette église présente beaucoup d’intérêt. Elle appartient au roman tertiaire, à l’exception de quelques parties de la nef qui datent seulement du XVII. siècle.
Le choeur tout entier remonte au XIIe. siècle. Il est éclairé, au nord, par deux fenêtres étroites, à plein-cintre, dépourvues de tout ornement et très-ébrasées à l’intérieur ; au midi, par une fenêtre semblable, élargie un peu à l’extérieur, et par une large fenêtre à plein-cintre, moderne. Les murs latéraux offrent chacun deux contreforts plats dont l’un se voit à l’intérieur d’une galerie, nouvellement construite, conduisant à la sacristie placée derrière le choeur. Le choeur se termine, à l’orient, par un chevet droit soutenu par trois
contreforts plats. Il était primitivement percé de deux fenêtres étroites à plein-cintre qui ont été bouchées. Le gable est surmonté d’une croix antéfixe.
Le mur méridional de la nef, sans contreforts, montre l’appareil en feuilles de fougère. Il est percé d’une porte à plein cintre dont l’archivolte, ornée de zigzags, repose sur des colonnettes. La voussure est garnie de têtes grimaçantes d’animaux fantastiques dont la langue s’enroule autour d’un tore qui garnit l’intrados du cintre (V. la page suivante). La nef est éclairée, de ce côté, par quatre fenêtres à plein-cintre très-larges, dont trois sont modernes. La quatrième, un peu moins large et garnie d’un simple chanfrein, date de la première moitié du XVIe. siècle, époque à laquelle la nef a été allongée d’une travée.
Le mur septentrional à été élevé au XVIe, siècle. Il est flanqué de contreforts saillants et percé de trois fenêtres, l’une flamboyante, partagée par un meneau , une autre à arc surbaissé ornée de moulures prismatiques, et une fenêtre moderne sans caractère. Ce mur offre les vestiges d’une litre funèbre.
Entre le choeur et la nef on a élevé, dans le XVIe. siècle, une chapelle qui est éclairée au nord par une large fenêtre à plein-cintre, ornée de moulures prismatiques, et à l’orient par une fenêtre flamboyante partagée en deux baies, aujourd’hui bouchées.
Le portail occidental, dans le style de la Renaissance, porte la date de 1538. Il est soutenu par quatre contreforts saillants, dont deux sont placés sur les angles. Ce portail, qui forme saillie vers le milieu, est percé d’une porte à plein cintre, flanquée de deux colonnettes et surmontée de deux fenêtres, aujourd’hui bouchées, décorées de moulures prismatiques.
Le gable, percé d’un oculus du même temps, est surmonté d’un clocher carré, construit en charpente et recouvert en ardoise. Un porche en bois précédait autrefois le portail.

Intérieur.
— La nef est accompagnée d’un bas-côté, du côté du nord ; elle est séparée de ce collatéral par quatre grandes arcades, dont deux ogivales avec moulures prismatiques, les deux autres à plein-cintre. L’une de ces dernières offre des moulures semblables à celles du portail.
La chaire est dans le style Louis XV.
A l’extrémité de la nef sont deux jolis petits autels, avec l’étable, décorés de colonnes torses autour desquelles s’enroulent des ceps de vigne et couronnés de frontons trapézoïdaux.
La voûte est en merrain, avec entraits et poinçons.
La chapelle de la Vierge a été bâtie, vers 1600, par la famille Dauvet d’Auvillars.
La voûte, en arête, est couverte de peintures. Dans les triangles sont représentés des anges, tenant dans leurs mains des chapelets.
Un très-bel arc triomphal, décoré de zigzags, sépare le choeur de la nef.
L’une des fenêtres qui éclairent le choeur, au nord, offre des débris de vitraux. On y voit encore une jolie tête de Vierge ornée d’une couronne ducale, et deux personnages religieux dont l’un tient dans ses mains un calice. Au bas de cette vitre on lit :

de tournebu cure

Le maître-autel est orné d’un beau l’étable dans le style Louis XV. Le tabernacle garni sur les angles de jolies caryatides, mérite aussi de fixer un instant l’attention.
Une large crédence romane existe du côté de l’épître.
Lorsqu’on a voulu repaver le sanctuaire en 1853, on a découvert, en enlevant les anciennes dalles, une pierre tombale fort belle qui paraît remonter au XVI. siècle ou peut-être à la fin du XIV.
Cette pierre est surmontée de la statue d’un prêtre revêtu d’une chasuble antique, relevée sur les épaules avec amict rabattu. La tète repose sur un coussin dont les glands sont tenus par des anges. Aux pieds du personnage est couché un chien qui ronge un os. Plusieurs parties de cette pierre ont été mutilées ; la statue est bien conservée et parfaitement sculptée; elle était autrefois placée sous une arcade cintrée pratiquée dans le mur méridional.
Les deux cloches d’Auvillars sont antérieures à la Révolution.
J’ignore par suite de quels hasards elles se trouvent dans ce clocher; car elles faisaient partie de la sonnerie de St.-Germain de Lisieux.
Voici les inscriptions qu’elles portent :


LAN 1738 IAY ETE NOMMEE MAGOELAINE FRANÇOISE PAR FRANÇOIS
MIGNOT CONSEILLER DV ROY PRESIDENT EN LELECTION DE CETTE VILLE ET
PAR NOBLE DAME MARIE MAGDELAINE DV MOVCEL EPOVSE DE MESSIRE
ALEXANDRE LE MAIGNEN CHEVALIER SEIGNEVR DE HOVLBEC ET DE CASTILLON.
LAN 1738 IAY ETE NOMMEE LOVISE NICOLASE PAR NICOLAS RIQVIER
DE LA ROSIERE CONSEILLER DY ROY EN LELECTION ET PAR DAMOISELLE
LOVISE GENNEVIEVRE DOSMONT FILLE DE MESSIRE LOVIS DOSMONT ECVYER
SIEVR DR MALICORNE SEIGNEVR DV MESNIL-POISSON.

On remarque, dans le cimetière, les débris d’une ancienne croix nimbée qui date du XVIII. siècle ou peut-être même de la fin du XVII. D’un côté est représenté le Christ,et de l’autre la Sainte Vierge tenant dans ses bras l’Enfant Jésus. Les croisillons sont décorés de feuilles palmées.
Près du portail s’élève un bel if, qui a h mètres 10 centimètres de circonférence.
Lorsqu’on a creusé les fondations de la sacristie, on a trouvé, à 2 mètres 50 centimètres de profondeur, un glaive qui paraît remonter à une époque ancienne.
L’église est sous l’invocation de saint Germain. La cure se divisait en deux portions qui furent réunies vers 170B, à condition qu’il y aurait deux curés : ces deux curés étaient l’un et l’autre à la nomination du seigneur. Le Pouillé de Lisieux indique comme présentateur, au XIV’. siècle, dominus Roberlus de Tournebut.

CHAPELLE St.-JEAN.
-La chapelle St.-Jean s’élève sur un coteau, à 2 kilomètres de l’église d’Auvillars, au midi.
Cette chapelle date de la dernière période ogivale ; elle a environ 30 pieds de longueur sur 15 de largeur.
Le portail occidental, flanqué de deux contreforts, est terminé par un gable très-aigu qui supporte un toit très-incliné.
La porte ogivale est décorée de moulures prismatiques; elle est surmontée d’une fenêtre du même temps. Devant la chapelle s’élèvent deux beaux peupliers qui en décorent l’entrée.
La nef est éclairée par quatre fenêtres, dont deux à plein-cintre avec chanfrein ; les deux autres à arc surbaissé. Les murs, flanqués de contreforts saillants, sont terminés par une corniche formée d’un quart-de-rond.
Le chevet droit est flanqué de deux contreforts et terminé, comme le portail, par un gable très-incliné, surmonté d’une croix antéfixe.
On aperçoit, sur le mur méridional, les vestiges d’une litre funèbre. Les écussons armoriés peints sur cette litre sont reproduits à l’intérieur de la chapelle.
On remarque, du côté de l’épître, une piscine ogivale.
Deux jolis bas-reliefs attirent également l’attention. L’un de ces bas-reliefs est incrusté dans le mur septentrional, près de l’autel. Il représente saint Jean-Baptiste, le Précurseur, tenant dans une de ses mains un globe surmonté d’une croix.
L’autre bas-relief a été détaché de la muraille où il était incrusté. Il représente un moine ayant les mains jointes et élevées vers le ciel.
Derrière l’autel sont trois niches renfermant d’anciennes statues supportées par de jolis culs-de-lampe. Dans celle du milieu est la statue de saint Jean-Baptiste.
Une statue de la Sainte Vierge, tenant dans ses bras l’Enfant Jésus, est appliquée contre le mur de droite.
La voûte de la chapelle est en lambris, avec entraits.

Château.
Château. — Le château d’Auvillars était situé à l’est de l’église. La motte sur laquelle il s’élevait a environ 100 pieds de diamètre ; elle est entourée de douves qui étaient autrefois remplies d’eau. L’entrée était à l’est ; on voit encore les débris d’un pont qui avait plusieurs arches.
Comme toujours, Auvillars eut pour premiers seigneurs des membres d’une famille dont le nom était celui de la commune elle-même. Cette famille s’éteignit dans la personne de Jeanne d’Auvillars, fille et héritière de Guillaume, seigneur châtelain d’Auvillars, 51.-Aubin-de-Sallon et Barneville, qui épousa Robert de Tournebu, baron de la Motte-Cesny, Grimbosc, etc., etc., au commencement du XIVe. siècle.
M. Floquet a raconté un curieux procès qu’eut à soutenir Robert de Tournebu, seigneur d’Auvillars, pour avoir maltraité un clerc du prieuré de Beaumont-en-Auge, en l’année 1342. Il fut condamné à 400 livres d’amende, somme énorme pour cette époque ( Voyez Hist. du Parlement
de Normandie ). Un siècle plus tard, Richard de Tournebu employa plus utilement sa vigueur, en soutenant un siège héroïque contre les capitaines de l’envahisseur Henry V. Sa capitulation, du 7 août 1417, est conçue dans des conditions qui montrent que les barons normands, malgré le défaut d’organisation où l’invasion les avait trouvés, n’en avaient pas moins opposé une résistance capable de les faire respecter.
Le texte de cette capitulation a été publié dans le volume intitulé : Rotuli Normannioe, imprimé à Londres en 1835, p. 285, et par la Société des Antiquaires de Normandie, t. XV, p. 263 de ses Mémoires.
A peine le château était-il évacué que Henry se hâta d’en faire don au comte de Salisbury, son cousin, afin d’être sûr de sa conservation (25 septembre 1417).
A l’époque du décès de Guillemette de Tournebu, en 1485, Jean de Harcourt, son arrière-petit-fils, en hérita, et il ajouta
à ses autres titres celui de seigneur et châtelain d’Auvillars.
En 1558, Auvillars était entre les mains d’une famille nommée de Salcède ; Nicolas de Salcède, qui la possédait en 1582, fut impliqué à cette époque dans une conjuration formée, dit-on, par les Guises contre le duc d’Alençon et le roi Henri III, son frère. Il fut jugé par le Parlement de Paris, convaincu du crime de lèse-majesté, et comme tel condamné à être écartelé. Cette exécution, dont le souvenir s’est toujours conservé à Auvillars, dut avoir lieu vers l’an 1588. En 1600, Mme. Charlotte Duquesnel d’Aussebost était douairière d’Auvillars.
Après sa mort, arrivée en 1617, cette seigneurie passa à une famille nommée de Miou. Le chef de cette famille était un des principaux officiers du Duc de Lorraine.
Sa fille, Louise-Marie de Miou, épousa Pierre Dauvet de Tréguy.
La famille Dauvet, noblesse de robe, originaire de Picardie, s’allia aux Brézé, aux Montmorency, Saint-Simon, Béthune Chabannes, , etc.
Plusieurs de ses membres prirent l’épée. Benoît Dauvet et Louis-Nicolas Dauvet se distinguèrent dans les batailles de Louis XIV et de Louis XV.
On trouve des renseignements sur cette maison dans l’Histoire des grands-officiers de la Couronne, du P. Anselme.
Elle porte bandé de gueules et d’argent de 6 pièces, la première chargée d’un lion de sable passant dans le sens de la bande. Couronne de marquis; supports, deux Sauvages (Voyez Waroquier, t. VII).
C’est ainsi qu’on voit les blasons de la litre funèbre de la chapelle St.-Jean d’Auvillars.
En 1700, Messire Pierre Dauvet de Tréguy donna pour les pauvres d’Auvillars des herbages situés à Druval et Rumesnil.
Ils en jouissent encore. Les mêmes seigneurs de la famille de Dauvet avaient fondé une école pour les filles et ils l’avaient dotée en rentes. Les enfants des deux paroisses d’Auvillars et de Repentigny y étaient instruits gratuitement par une Soeur de la Providence de la maison de Lisieux.
Les rentes sont perdues, faute de titres. La maison, vendue révolutionnairement, a été rachetée par un habitant qui l’a donnée pour sa destination primitive.
Le presbytère, qui avait été aliéné, a été racheté par la commune vers l’an 1806.
On comptait 3 feux privilégiés et 80 feux taillables à Auvillars.
La petite paroisse de Repentigny a toujours été dans une sorte de dépendance de celle d’Auvillars. Les seigneurs d’Auvillars en étaient patrons, comme de la première, et ils s’en montrèrent constamment les bienfaiteurs. Elle avait d’abord été supprimée et réunie à Rumesnil; mais au commencement du règne de Charles X, elle a été réunie à Auvillars comme vicairie indépendante.

AUVILLARS. – Motte bien conservée avec fossés profonds autrefois alimentés par un ruisseau voisin, tout près et à l’Est de l’église(3). M. Morin a signalé des souterrains au lieu-dit « Le Vieux Castel» (4). Au cadastre on trouve « Les Câteaux (E, 50-64) ; un
autre point de la commune porte le nom de « Lieu-Catelin ».
(3) Caumont, Stat. mon., IV, p. 193. – Doranlo, Camps, p. 802. _ Cadastre D, n° 4-6.
(4) Bull. S. Il. N., XXXIV, p. 368 sq.

2 –Carnets de Charles Vasseur.

Par. de Saint-Germain
patr. le seigneur.
Dioc.
de Lisieux
doy. de Beuvron.
Gêner, de Rouen,
élect. et sergent de Pont-1’Évêque.

VASSEUR Charles (Carnets de) – voir Doyenné de BEUVRON.
AUVILLARS (20)

Archidiaconé d’Auge, doyenné de Beuvron

Sous l’invocation de St Germain

Description de l’Eglise, du Château, Chapelle Saint Jean,

Noms des curés : de Tournebu 1350
Nicolas de la Porte, (description de ses armes) 1695 –1718
Jean Jacques Le Chevalier (1718-1735)
Jacques Hain (1735-1760),
Jean Bottey (1760-1783);
Brotey 1774
Noël Marin Morel (1785-1787)

Jobert de Tournebu, fils puîné de Guy de Tournebu, devint seigneur d’Auvillars par son mariage avec Jeanne fille héritière de Guillaume seigneur d’Auvillars et de St Aubin de Scellon

TOURNEBU porte d’argent à la bande d’azur

Dossier concernant CAMBENARD.
Origine et situation y sont nommés ; Jean de Fervaques, Pierre de Fervaques, Marguerite de Bailleul veuve de Jean de Fervaques, Guillaume Lefevre de Cambenard (22 mai 1535)
Regnault des Heberts escuyer (26 juin 1612)

Chapelle de Saint Jean Baptiste sise en l’enclos du Manoir de Cambenard :
Refus de collation fait à Me Jean Baptiste Bazin motif : n’est pas tonsuré (1695)
Présentation de Jean Pellehestre, (ou Pellehaste) prêtre (1695)
Présentation de François Le Turc (1733)
Présentation de Charles Marie Eustache Bazin (1740)
Pièce de procédure concernant Jean Baptiste Jacques Bazin, escuyer (1759)
Présentation de Adrien Hare (1760)
Pièce de procédure concernant Jean Baptiste Louis Bazin de Ste Honorine (1767)
Présentation de Gabriel Toussaint Cochard (1780)
Présentation de Jacques Pierre Vêque 1780

Dossier concernant BOULLON
Hébert seigneur de Boullon, 1668, description de ses armes
Jehan de Hébert, escuyer sieur de Boullon, garde des sceaux de la vicomté d’Auge 1584
Pièce de procédure concernant une saisie de meubles sur Dame Barbe Druel, veuve de Alexandre de Hesbert 1723
Procès de Henry de Hesbert contre le sieur Feral son fermier 1731

Dossier concernant VALDOR
Minutes des sentences rendues par le Vicomte d’Auge 1744 concernant Anthoine le GOUESLIER
1768 Messire François Jean Legoueslier, escuyer et sieur d’Argences et seigneur du Valdor

Notes sur Auvillars
Recherche de Montfaut : Jean Ryoult d’Auvillard noble
Jean le Monnier d’Auvillars c’est un des ancêtres de Pierre Le Monnier de Lenandrerie, savant écrivain mort à Caen en 1519

Aux seigneurs du nom d’Auvillars il faut ajouter Robertus Dauvillers mentionné dans les rôles de l’échiquier de Normandie en 1195
Robert de Tournebu marié à Jeanne d’Auvillers et premier seigneur d’Auvillers de la famille de Tournebu 1342
C’est sous Richard, son fils, que la forteresse d’Auvillers fut prise par les anglais en 1417 et le 25 septembre 1417 le roi Henri V en fait don au Comte de Salisberry.

Diane de Beauveau, dame de la châtellerie d’Auvillers épousa Anthoine de Nion, chevalier, seigneur d’Equevilliers, d’où Louis de Nion, chevalier, marié à Jacqueline de Gruel de la Frette d’où Louise Marie de Nion, mariée à Pierre Dauvet de Trigny le 10 février 1649, dame d’Auvillers.

1278 – Le fief de Chaude Robe, qui est fief de cuirasse et tenu de deux seigneurs par moitié, l’un est le roy ou bien du seigneur de Borbebos, l’autre est Henry d’Auvillers, chevalier.

Auvillars : cette terre appartint à Nicolas de Salcède, écartelé en Place de Grève pour conspiration contre Henry III

On trouve une gravure représentant son exécution à ¨Paris en 1582, dans les Guerres de Nassau.

Comment les Salcede succédèrent-ils aux d’Harcourt ?

Narration d’un fait divers concernant Robert de Tournebu en 1342

Note du l’appointement d’AUVILLARS (Echiquier de Normandie)

Note et généalogie des DAUVET, y sont cités : Isabelle de Brulart de Sillery ; les d’Auxy, Breze, Montmorency, Simon, Béthune, Nonnant, Chabannes. Description des armes.

Note sur Pierre de l’Enauderie né à Auvillars et mort à Caen en 1519

132. — Le ler sept. 1783, la nomination à la cure de St.Germain d’Auvillers appartenant au seigr. du lieu, Mesr Gabriel-Nicolas, vicomte Dauvet, évêque, seigr. et patron d’Auvillers, Repentigny et autres lieux, capitaine au régiment du comissaire général, étant présentement à Valenciennes, fils de Mesir Louis-Nicolas Dauvet, seig. et patron du marquisat de Dauvet, Maineville, seig. d’Auvillers, Bailleul et autres lieux, lieutenant-général des armées du roy, grand’Croix de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, nomme à lad. cure d’Auvillers, vacante par la mort de Me Jean-Baptiste Bottey, dernier titulaire, la personne de 31* Noel-Marin Morel, pbre du diocèse de Rouen, vicaire du bourg de Dauvet-.Mainevillr > audi. diocèse. Fait et passé à Valenciennes le 8 sept. 1783 Me de la Beaume Vic. du seig. évêque, donne aud. Sr. Morel collation dud. bénéfice.
Le lendemain, le Sr Morel prend possession de la cure d’Auvillers, en présence de Mr. François De Langue, pbre du diocèse de Bayeux,
desserrant bd. paff., et plusieurs autres témoins.

145. — la 26 mars 1787, Jean-Baptiste Vallée, marchand, demeurant à Auvillars, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Mr Simon-Auguste-Jacques Vallée , acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur deux pièces de terre, nommées l’une le Val-Héron et l’autre l’Héritage-Sèche, toutes deux se tenant et situées à Bonnebosq. Fait et passé au manoir d’Heudreville en lad. parr. d’Auvillars.
led. acolyte, né à Bonnebosq, résidait ordinairement à Auvillars, chez son père. ( Y. t03.)

103. — Le 7 avril 1787, (samedi saint), furent ordonnés sous-diacres: Simon-Auguste-Jacques Villée, acolyte de Bonnebosc.

282. — Le 2 août 1782, Nicolas-Simon Bottey, marchand laboureur, demeurant en la parr. d’Auvillers, constitue 150 livres de rente en faveur de son cousin, le Sr. François Pouchin, acolyte de la parr. de Bonnebosq, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur une pièce de terre, nommée les Champs-Blanchard sise à Auvillers. Fait et passé à Bonnebosq, en l’étude de Mr. Jean-Baptiste Pouchin, notaire.
M. Pouchin resta dans le pays pendant la Terreur et y rendit de grands services. Il fut nommé en 1803 curé de Rumesnil. Sur la fin de ses jours il donna sa démission et se retira à Bonnebosq ou il mourut en 1811, à l’âge de 81 ans. — (Archive de l’évêché de Bx. — Ordo de Bx.)

M. Varin était vicaire d’Auvillars en 1791. Il ne voulut prêter serment qu’avec restriction et fut destitue. Il émigra en 1793 cl se retira à Portsmouth chez Jases Moore, rue du Port. Après la Révolution il revint à Pont-l’Evêque où il resta en qualité de prêtre habitué.
Il y mourut en 1816. (Archives du Calvados. — Mrr Reux. — Ordo de Bx.)

Notice sur AUVILLARS et recueil des faits qui s’y sont passés à différentes époques. Copié sur le manuscrit autographe écrit par M.VALLEE, curé d’Auvillars daté du 20 octobre 1832 ; communiqué par M. de NEUVILLE à la Société Historique de Lisieux le 3 août 1869 ; on y trouver en autres des renseignements sur :
– les premiers seigneurs (armes)
– Formentin et La Roque
– l’Eglise
– Chapelles rurales
– Heudreville
– Lenauderie
– Boulon
– Le Campbenard
– Valdore
L’ensemble est constitué de 26 feuillets

Note sur le Tombeau de Pierre de Courcelles

Description de l’Eglise par Vasseur ; des cloches d’Auvillars

– Voir carnet « Analyses et Transcriptions » et « Transcriptions.Doc », aveux de fiefs.
– AUVILLARS
– Richard de TOURNEBU chevalier rend aveu du fief entier d’AUVILLARS de:
– Jean de SIILLY
– Le BAUDOIN de MONTFORT
– Loys RIOULT
– Messire FRABIN de CASTILLON

Jehan des LOGES dit LA MERE pour une franche vavasserie à LOUVAIGNIER(?) le dit fief d’AUVILLARS s’étend à SAINT-AUBIN-DE-SCELLON de:
– Girot de BAILLEUL
– Ridel de GAILLON, escuyer
– Jehan de BARVILLE
– Guérin de la HERAPPE, escuyer
– Guillaume de MARSAINVILLE, escuyer
– Guy d’ABBEVILLE, chevalier

– 17 février 1404/1405
Jehan d’ASNNIERES escuyer rend aveu 1/4 du fief de LANNOY

– 16 juin 1452
Alix de TOURNEBU rend aveu du fief entier d’AUVILLARS de
– Michel de SILLY, chevalier
– Benoît de LANNOY, escuyer
– Jehan RIOULT escuyer

– 20 juillet 1453
– Jehan de MAILLOC chevalier seigneur de MAILLOC rend aveu du 1/4 du fief de LANNOY sis à AUVILLARS

-13 avril 1464
– Guillemette de TOURNEBU rend aveu du fief entier d’AUVILLARS

– 6 janvier 1484/1485
Guillemette de TOURNEBU rend aveu du fief entier d’AUVILLARS dont sont tenus :
– Guillaume de LANNOY, escuyer
– Estienne du FOSSEY, escuyer
– Jehan de HARECOURT escuyer et seigneur de BONNETABLE (Jean de Harcourt Auvillers)

3 – Autres archives :

En 1364, Robert de Brucourt, évêque d’Evreux, donna à l’abbaye du Val-Richer la terre de Rumesnil et cette donation fut ratifiée par Jean de Brucourt, frère aîné dudit évêque, ainsi que par Jeanne de Brucourt, femme de Gérard de Tournebu, seigneur d’Auvillars (G. Dupont, Histoire de l’abbaye du Val-Richer, p. 128, et Ch. Fierville, Histoire de la Maison de Tournebu dans MSAN, XXVI, p. 211).
= Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de Gautier du Bois, vicomte d’Auge pour la Saint-Michel 1312 in Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 15e série, p. 35.

1412, 30 décembre
Information de Benoît Le Coutelier, vicomte d’Auge, sur la valeur des fiefs de Formentin et de Cambernart (Cambénard) à Auvillars appartenant à Jean de Mailloc, écuyer, fils mineur et principal héritier de feu Jean de Mailloc et d’Isabelle d’Asnières.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 115.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 39

1779. mars. Archives SHL.
1F655 : 11 mars 1779 : Acte notarié, Vauborel seigneur d’Auvillars achète une maison à Poussy. (vendeur, de Bernières, écuyer).

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